Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Coopération tuniso-saoudienne : Une relation à stabiliser ?

Ancienne mais évolutive, la coopération économique entre la Tunisie et l’Arabie saoudite se développe par phases successives. Les annonces récentes faites à Riyad s’inscrivent dans une dynamique de relance plutôt que de rupture.

Les déclarations du ministre tunisien de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, lors du Forum d’affaires tuniso-saoudien tenu à Riyad, ont remis en lumière une relation bilatérale souvent évoquée mais rarement replacée dans sa profondeur historique. Avec un stock d’investissements dépassant 375 millions de dollars à fin 2024, Arabie saoudite figure parmi les dix premiers investisseurs étrangers en Tunisie. Un positionnement significatif, qui traduit une présence réelle mais sans rupture nette dans la trajectoire de la coopération.

Une coopération ancienne, structurée par cycles

La coopération tuniso-saoudienne ne relève pas d’une dynamique récente. Le repère le plus ancien et le plus documenté remonte à 1975, date à partir de laquelle le Fonds saoudien pour le développement finance des projets en Tunisie. Depuis cette date, 35 projets et programmes ont été appuyés, pour un montant cumulé dépassant 1,3 milliard de dollars, principalement dans les infrastructures, l’eau, le logement et le développement régional.

Sur le plan institutionnel, la relation s’est formalisée par des commissions mixtes organisées à intervalles réguliers. La 10ᵉ session s’est tenue à Riyad du 27 au 29 avril 2019, la 11ᵉ à Tunis les 26 et 27 décembre 2023, et la 12ᵉ à Riyad les 28 et 29 décembre 2025. Ce rythme illustre une coopération relancée par séquences, plutôt qu’un processus continu et linéaire.

La session de décembre 2025 s’est conclue par la signature de cinq accords et mémorandums d’entente couvrant plusieurs domaines, dont l’eau, l’irrigation, le développement rural, l’environnement, l’industrie, l’agriculture, la santé, l’éducation et certains services. Cette relance apparaît avant tout comme un renforcement du cadre institutionnel, destiné à consolider les bases de la relation plus qu’à annoncer une vague immédiate de nouveaux projets.

Des investissements et projets clés, mais une dynamique graduelle

Côté investissements privés, les chiffres communiqués par les autorités tunisiennes convergent sur un point central : le stock d’investissement saoudien en Tunisie dépasse 375 millions de dollars à fin 2024. En revanche, les estimations sur le nombre d’entreprises à participation saoudienne varient selon les sources et les méthodes de comptabilisation, oscillant entre une cinquantaine d’entreprises directes et plusieurs centaines si l’on inclut les participations indirectes et les holdings.

Un indicateur revient toutefois de manière constante : sept entreprises à participation saoudienne ont procédé à des extensions d’activité au cours des neuf premiers mois de 2025, suggérant une dynamique progressive, fondée sur la consolidation plutôt que sur des investissements massifs et rapides.

Des projets chiffrés qui donnent de la visibilité

La coopération apparaît plus lisible lorsqu’elle est observée à travers des projets datés et chiffrés. Le 23 février 2024, le Fonds saoudien pour le développement a annoncé un prêt de 55 millions de dollars destiné au renouvellement et au développement du réseau ferroviaire de transport du phosphate, portant sur environ 190 kilomètres de voies. Dans le secteur du logement, un financement dépassant 150 millions de dollars a été accordé pour un programme de 4 715 unités, dont une première phase de 270 logements a été inaugurée à Zaghouan.

Le 28 juin 2025, un accord de prêt de 143,3 millions de riyals saoudiens, soit environ 38 millions de dollars, a été signé à Tunis pour la réalisation d’un projet de pôle oasien dans le sud du pays. Dans le secteur de la santé, l’hôpital universitaire Roi Salman à Kairouan constitue l’un des projets les plus emblématiques, avec une donation initiale annoncée de 85 millions de dollars. Longtemps suspendu, ce projet a été relancé en décembre 2025, avec un délai de réalisation annoncé de 36 mois.

Sur le plan commercial, les échanges entre les deux pays ont également progressé de manière graduelle. Ils sont estimés à environ 1,12 milliard de riyals saoudiens en 2024, contre près de 820 millions de riyals en 2020, confirmant une hausse régulière mais sans changement d’échelle.

Au fil des décennies, la coopération tuniso-saoudienne s’est ainsi construite par vagues successives, alternant projets structurants, phases de ralentissement et relances institutionnelles. La question soulevée par le titre ne renvoie pas à une absence de coopération, mais à sa visibilité et à sa régularité. L’enjeu, désormais, réside dans la capacité des deux pays à transformer ces cycles de relance en une dynamique plus continue, adossée à des projets durables et mieux intégrés au tissu économique tunisien.

Lire aussi:

L’article Coopération tuniso-saoudienne : Une relation à stabiliser ? est apparu en premier sur webdo.

Tunisie-Allemagne : Un nouveau partenariat pour accélérer la modernisation industrielle

Le Centre Technique des Industries Mécaniques et Électriques (CETIME) et la Chambre tuniso-allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK) ont signé un accord stratégique pour accompagner les entreprises tunisiennes et allemandes vers une industrie plus innovante, plus durable et plus compétitive.

L’entente, conclue mardi, couvre la transition écologique, l’Industrie 4.0, les énergies renouvelables et la formation professionnelle, avec l’objectif affiché d’accélérer la modernisation du tissu industriel tunisien.

Un accord pour accélérer la transition écologique et numérique

Le partenariat CETIME–AHK s’articule autour de plusieurs axes : appui aux entreprises dans la réduction de leur empreinte énergétique, développement de projets dans l’Industrie 4.0, la mécatronique, la maintenance industrielle et la mobilité électrique, ainsi que renforcement de la formation aux normes et technologies industrielles avancées.

Selon le directeur général du CETIME, Noureddine Guizani, l’objectif est clair : mettre l’expertise technique tunisienne au service des entreprises allemandes implantées dans le pays, tout en consolidant les capacités des entreprises locales, rapporte l’Agence TAP. Il a souligné que cette coopération constitue un levier déterminant pour soutenir la montée en gamme des industries mécaniques et électriques.

Pour le directeur général de l’AHK, Jörn Bousselmi, l’accord permettra aux entreprises tunisiennes d’accéder plus facilement aux certifications européennes, aux standards technologiques allemands et aux solutions industrielles innovantes. Il a insisté sur l’importance de ce partenariat pour renforcer la compétitivité des filières et consolider les relations économiques bilatérales.

Nouveaux projets, partage d’expertise et montée en compétences

L’accord prévoit l’échange d’informations techniques, l’organisation de formations spécialisées, la conception de programmes communs et le lancement de projets pilotes dans les énergies renouvelables. Il met également l’accent sur la compréhension du cadre législatif tunisien, un volet souvent décisif pour les investisseurs étrangers.

Les deux institutions ambitionnent ainsi de faciliter l’intégration des technologies émergentes dans les entreprises tunisiennes, notamment l’automatisation, la digitalisation des processus et le développement de chaînes de valeur basées sur l’efficacité énergétique.

Une coopération qui vise l’attractivité et la compétitivité

Au-delà des aspects techniques, le partenariat entend renforcer l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs allemands, déjà fortement présents dans les industries mécaniques et électriques.

L’amélioration du climat d’affaires et la mise en avant de projets innovants doivent permettre, selon les deux parties, d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration dans le cadre de la transition énergétique et numérique du pays.

Lire aussi

L’article Tunisie-Allemagne : Un nouveau partenariat pour accélérer la modernisation industrielle est apparu en premier sur webdo.

La Chine voit en la Tunisie une passerelle stratégique vers l’Afrique

L’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, a affirmé que la Tunisie occupe une position stratégique unique pour investir dans le continent africain. Il a salué le potentiel industriel et le capital humain du pays, considérés comme des atouts majeurs pour renforcer la coopération sino-africaine.

Dans une interview accordée à l’agence TAP, Wan Li est revenu sur la visite du président Kaïs Saïed à Pékin en mai 2024, un moment qu’il a décrit comme un tournant dans les relations bilatérales. Cette visite s’était conclue par la signature d’un partenariat stratégique entre les deux pays, marquant une volonté d’approfondir la coopération politique, économique et technologique, précisant que :

« Les deux parties ont haussé la confiance politique mutuelle à un niveau élevé et se sont engagées à accélérer la mise en œuvre des accords conclus ».

Vers une coopération trilatérale Tunisie–Chine–Afrique

L’ambassadeur a souligné que Pékin souhaite désormais aller plus loin en associant la Tunisie à ses initiatives africaines. « La Chine est prête à travailler avec la Tunisie pour développer des coopérations avec d’autres pays africains et explorer les perspectives d’une coopération trilatérale », a-t-il déclaré.

Cette approche s’inscrit dans la continuité du Forum Tunisie–Chine–Afrique sur le développement médical, prévu pour novembre prochain à Tunis. Cet événement se veut un modèle de collaboration entre la Chine et l’Afrique, s’appuyant sur l’expertise tunisienne dans le domaine de la santé et la volonté commune de promouvoir des partenariats durables dans les secteurs sociaux et technologiques.

Un avenir commun à construire

Pour Wan Li, la modernisation est un objectif partagé par la Chine et l’Afrique, représentant plus de 2,8 milliards de personnes aspirant à un avenir meilleur. Il a insisté sur le fait que « le développement de la Chine contribue à celui de l’Afrique », et qu’il s’agit d’un moteur de prospérité mutuelle fondé sur la solidarité et les bénéfices partagés.

« Le développement de la Chine a toujours été bien accueilli par les peuples africains, car il favorise une croissance commune et un partenariat équilibré », a-t-il ajouté.

Lire aussi

L’article La Chine voit en la Tunisie une passerelle stratégique vers l’Afrique est apparu en premier sur webdo.

Coopération suisse en Tunisie : 7 000 bénéficiaires de formations et plus de 14 000 emplois créés

La coopération suisse en Tunisie continue de porter ses fruits. Selon Fabrizio Poretti, directeur de la coopération suisse à Tunis, près de 7 000 personnes ont bénéficié de programmes de formation financés par la Suisse, visant principalement à renforcer l’employabilité et à favoriser la création d’emplois.

Invité vendredi 26 septembre 2025 sur les ondes de la Radio nationale, Buratti a rappelé que la Suisse compte 103 entreprises installées en Tunisie, opérant dans divers secteurs, notamment l’industrie manufacturière. Ces sociétés offrent à elles seules plus de 14 000 postes de travail.

Il a également souligné que le programme de développement et de coopération tuniso-suisse, lancé en 2014 pour une durée de dix ans, s’achève cette année. Un nouveau cycle couvrant la période 2025-2028 a été mis en place, axé sur le développement économique, tout en veillant à un équilibre entre dimensions économique et sociale.

Des investissements qui comptent

De son côté, Ahlem Haj Ammar, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-suisse, a précisé que les entreprises helvétiques se classent au dixième rang en Tunisie en matière d’investissements directs étrangers, mais occupent la cinquième place en termes de création d’emplois.

Elle a cité l’exemple d’une société suisse installée de longue date en Tunisie dans le secteur des matériaux de construction, qui emploie à elle seule 3 000 travailleurs.

Avec de tels chiffres, la coopération économique tuniso-suisse confirme son rôle moteur, contribuant à la fois à l’attractivité du site tunisien et au renforcement du marché de l’emploi local.

Lire aussi : Pour moderniser son transport public, la Suisse offre 200 bus à la Tunisie

L’article Coopération suisse en Tunisie : 7 000 bénéficiaires de formations et plus de 14 000 emplois créés est apparu en premier sur webdo.

❌