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Tunisie : Le plastique représente plus des trois quarts des déchets sur les plages

La pollution plastique continue de peser lourdement sur le littoral tunisien. À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, le ministère de l’Environnement a révélé que quatre déchets marins sur cinq trouvent leur origine à terre. Les produits plastiques à usage unique demeurent les principaux responsables de cette contamination qui menace les écosystèmes côtiers et la santé humaine.

Le plastique domine largement les déchets retrouvés sur les plages

La directrice générale par intérim de l’Environnement et de la Qualité de la vie au ministère de l’Environnement, Aouatef Arbi, a indiqué que près de 80% des déchets qui finissent en mer en Tunisie proviennent de la terre ferme.

Intervenant lors d’une manifestation organisée sur la plage de Gammarth sous le slogan « Agissons pour un littoral sans plastique », elle a souligné que les déchets plastiques constituent la principale source de pollution observée sur les côtes tunisiennes, en particulier les produits à usage unique.

Les opérations de suivi réalisées en collaboration avec le WWF Afrique du Nord montrent que 77% des déchets collectés sur les plages étudiées sont composés de plastique. Les analyses font également état d’une moyenne de 9,5 kilogrammes de déchets plastiques par kilomètre de littoral.

Djerba, Kerkennah et Monastir parmi les zones les plus exposées

Face à cette situation, le ministère a identifié plusieurs zones particulièrement touchées par les flux de déchets plastiques, notamment Djerba, Kerkennah et Monastir.

Des actions ciblées y sont menées afin de réduire l’utilisation du plastique et de protéger les écosystèmes côtiers. Une étude réalisée à Monastir a notamment mis en évidence l’ampleur du phénomène lors des événements publics, avec 317 kilogrammes de déchets plastiques collectés après certaines manifestations sportives.

Les microplastiques au cœur des préoccupations

La responsable a également alerté sur les dangers croissants liés aux microplastiques, dont les effets potentiels concernent aussi bien l’environnement que la santé humaine.

Pour limiter l’arrivée des déchets vers le milieu marin, le ministère envisage l’installation de dispositifs de rétention au niveau des oueds avant leur déversement en mer. Les efforts se poursuivent également pour réduire l’usage des plastiques à usage unique, notamment dans les secteurs du tourisme et des activités portuaires.

Ces annonces ont été faites dans le cadre des activités marquant la Journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque année le 5 juin. Cette journée vise à sensibiliser les citoyens et les décideurs aux enjeux environnementaux et à encourager des actions concrètes contre les différentes formes de pollution.

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Tunisie : Lancement imminent d’une vaste campagne de nettoyage des plages avant l’été

À l’approche de la saison estivale 2026, le ministère de l’Environnement s’apprête à lancer une vaste campagne nationale de nettoyage manuel et mécanique des plages tunisiennes, ciblant plus de 150 plages touristiques et publiques à travers le pays.

L’annonce a été faite par Nabil Mokhtar, responsable du projet de nettoyage mécanique des plages, dans une déclaration à la radio nationale ce lundi 1er juin 2026.

Une superficie totale estimée à 6.500 hectares

Selon les données communiquées, les interventions concerneront une superficie totale estimée à 6.500 hectares. Le programme couvrira 55 plages touristiques ainsi que 97 plages publiques, dans le cadre des préparatifs engagés par les autorités en prévision de l’afflux estival des vacanciers tunisiens et étrangers.

Le responsable a précisé que les opérations seront menées à la fois manuellement et à l’aide d’équipements mécaniques spécialisés, afin d’assurer un nettoyage plus efficace du littoral.

Un enjeu environnemental et touristique

Cette campagne intervient alors que les questions liées à la propreté des plages et à la pollution du littoral reviennent chaque été au cœur des préoccupations des citoyens et des professionnels du tourisme.

La qualité environnementale des plages constitue en effet un facteur clé pour l’image touristique de la Tunisie, notamment dans les zones balnéaires qui accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs, particulièrement en provenance d’Europe, d’Algérie et de Libye.

Au-delà des opérations de nettoyage, Nabil Mokhtar a insisté sur la responsabilité collective dans la préservation du littoral tunisien.

« Les efforts de l’État ne suffisent pas sans une prise de conscience citoyenne », a-t-il souligné, appelant les estivants à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement.

Le défi des déchets estivaux

Chaque saison estivale, plusieurs plages tunisiennes font face à une accumulation importante de déchets plastiques, canettes, emballages alimentaires et autres détritus abandonnés après les journées de forte affluence.

Les associations environnementales alertent régulièrement sur les conséquences de cette pollution sur l’écosystème marin, mais aussi sur l’attractivité touristique des régions côtières.

Les autorités misent ainsi sur cette campagne pour améliorer l’état des plages avant le pic de fréquentation attendu dès la fin du mois de juin.

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Tunisie – Météo : Orages, grêle et hausse des températures

Le temps sera marqué ce lundi par une instabilité croissante sur plusieurs régions du pays. Des cellules orageuses accompagnées de pluies et parfois de grêle sont attendues à partir des régions ouest avant de gagner progressivement l’est du territoire. Les températures poursuivront parallèlement leur hausse avec des maximales pouvant atteindre 35 degrés.

Le ciel sera partiellement nuageux sur la plupart des régions du pays durant la journée de lundi, selon les prévisions météorologiques. L’activité nuageuse sera toutefois plus importante sur les zones ouest où des cellules orageuses locales devraient se former.

Les régions de l’est concernées

Ces perturbations s’accompagneront de pluies temporairement orageuses et de chutes de grêle par endroits. Au fil des heures, les précipitations devraient progressivement concerner les régions de l’est du pays.

Le vent soufflera de secteur est, généralement faible à modéré sur l’ensemble du territoire. Il deviendra cependant relativement plus fort dans l’après-midi près des côtes nord. Les conditions maritimes resteront globalement favorables avec une mer peu agitée à localement moutonneuse sur les régions côtières du nord.

Jusqu’à 35 degrés dans plusieurs régions

Les températures enregistreront une légère hausse par rapport aux jours précédents.

Les maximales oscilleront entre 26 et 31 degrés sur les zones côtières ainsi que sur les hauteurs, tandis qu’elles varieront entre 31 et 35 degrés dans le reste des régions du pays.

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Crédits aux particuliers : Les ménages tunisiens empruntent moins

Le volume des crédits non professionnels accordés aux particuliers par les banques tunisiennes a reculé au premier trimestre 2026. Selon les données de la Banque centrale de Tunisie, relayées par la TAP, l’encours global est passé de 30,530 milliards de dinars en décembre 2025 à 30,297 milliards de dinars à fin mars 2026, soit une baisse de 233 millions de dinars.

Ce recul reste limité en valeur absolue, mais il confirme un ralentissement plus profond du crédit aux ménages. Sur un an, depuis mars 2025, ces crédits n’ont progressé que de 1,3%, très loin des rythmes observés les années précédentes, où la hausse moyenne avoisinait 11%.

Pourquoi les ménages empruntent-ils moins ?

Deux facteurs semblent peser sur le recours au crédit : des conditions bancaires plus strictes et un coût de financement encore élevé.

Même après la baisse du taux directeur décidée par la Banque centrale fin décembre 2025, celui-ci reste fixé à 7% depuis le 7 janvier 2026. Dans ce contexte, l’emprunt bancaire demeure coûteux pour les ménages, notamment pour les crédits de logement, de consommation ou d’équipement.

Les banques, de leur côté, apparaissent plus prudentes dans l’octroi de nouveaux financements, dans un environnement économique où le pouvoir d’achat reste sous pression.

Le logement reste le premier poste de crédit

Les crédits destinés à l’acquisition de logements continuent de représenter la part la plus importante des financements accordés aux particuliers. Leur encours est passé de 13,388 milliards de dinars en décembre 2025 à 13,306 milliards de dinars en mars 2026, soit une baisse d’environ 82 millions de dinars.

Les crédits destinés à l’aménagement des logements ont également reculé, de 11,263 milliards à 11,152 milliards de dinars sur la même période, soit une baisse de 111 millions de dinars.

Cette catégorie occupe une place particulière dans le crédit aux ménages. Elle est souvent présentée comme un financement destiné à des travaux, mais peut, dans la pratique, servir à d’autres dépenses : consommation, mariage, équipement du foyer ou même acquisition d’un véhicule.

Auto, études, consommation : recul général

Le ralentissement touche aussi les autres catégories de crédits aux particuliers. Les crédits automobiles sont passés de 438,5 millions de dinars en décembre 2025 à 434,8 millions de dinars en mars 2026, soit une baisse de 3,7 millions de dinars.

Les crédits universitaires ont diminué de 4,95%, pour atteindre 14,2 millions de dinars à fin mars 2026, contre environ 15 millions de dinars trois mois plus tôt.

Les autres crédits à la consommation sont également orientés à la baisse : leur encours est passé de 5,424 milliards de dinars en décembre 2025 à 5,389 milliards de dinars en mars 2026, soit un recul d’environ 35 millions de dinars.

Lire aussi: Tunisie : Le surendettement des ménages franchit un seuil critique à plus de 32 milliards de dinars

Un recul qui prolonge la pression sur les ménages

Ce ralentissement ne signifie pas forcément que les ménages tunisiens ont moins de besoins. Il peut aussi traduire une saturation de leur capacité d’endettement.

Selon une note de l’IACE, les ménages tunisiens ont perdu environ 8% de pouvoir d’achat entre 2018 et 2024. Par ailleurs, l’endettement des ménages a franchi un seuil critique, dépassant les 32 milliards de dinars.

Lire aussi: Tunisie : 8% de pouvoir d’achat perdu pour les ménages en six ans, selon l’IACE

Dans ce contexte, la baisse actuelle des crédits bancaires apparaît comme un double signal : les banques prêtent avec davantage de prudence, tandis que de nombreux foyers disposent de moins de marge pour contracter de nouveaux emprunts.

Ce ralentissement du crédit intervient alors que les derniers indicateurs de la BCT montrent, parallèlement, une forte circulation fiduciaire, avec plus de 29 milliards de dinars en circulation, signe d’une économie où la liquidité existe mais ne se traduit pas forcément par une reprise du crédit aux ménages.

Pour les ménages, emprunter pour acheter un logement, aménager une maison, financer une voiture ou couvrir des dépenses de consommation devient une décision plus lourde. Pour l’économie, ce ralentissement du crédit constitue un indicateur à suivre de près, car il touche directement la consommation, l’investissement familial et le pouvoir d’achat réel des Tunisiens.

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Tunisie – météo : Orages et pluies intenses attendus dans l’ouest du centre et du sud

En Tunisie, la journée du 24 avril 2026 s’annonce instable, avec une dégradation progressive des conditions météorologiques. Selon les prévisions, le temps sera d’abord passagèrement nuageux sur l’ensemble du territoire, avant de devenir très chargé dans l’après-midi, notamment sur les régions ouest du centre et du sud.

Orages, fortes pluies et risque de grêle

Des cellules orageuses devraient se former dans ces zones, accompagnées de pluies parfois intenses et localement de chutes de grêle. Cette situation pourrait entraîner des perturbations ponctuelles, notamment dans les zones exposées aux épisodes orageux.

Le vent soufflera de secteur est, relativement fort à localement fort près des côtes et dans le sud, tandis qu’il restera faible à modéré ailleurs. Lors des orages, des rafales pouvant atteindre 70 km/h sont attendues.

Mer agitée et températures contrastées

Sur le littoral, la mer sera agitée à localement très agitée au nord et moutonneuse sur les autres côtes, ce qui pourrait compliquer les activités maritimes.

Côté températures, les maximales oscilleront entre 19 et 26°C au nord, au centre et au sud-est, et entre 26 et 31°C dans le reste du pays, maintenant une ambiance globalement douce malgré l’instabilité.

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Barrages : Jendouba atteint le plein après des pluies exceptionnelles

Le gouvernorat de Jendouba enregistre une situation hydrique exceptionnelle, avec la majorité de ses barrages arrivés à leur capacité maximale après plusieurs semaines de fortes pluies. Cette évolution relance les perspectives agricoles tout en posant la question de la gestion des excédents d’eau.

Un remplissage total inédit depuis des années

Les récentes précipitations ont profondément inversé la tendance dans cette région stratégique du nord-ouest tunisien. Selon les données relayées localement, la majorité des barrages ont atteint leur capacité maximale, traduisant un retour massif des ressources hydriques.

Parmi les ouvrages les plus sollicités, le barrage de Beni M’tir a dû faire l’objet de plusieurs opérations de délestage en raison de l’afflux important des eaux, a indiqué le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Jendouba, Lotfi Jammazi, hier sur les ondes de Diwan fm. Une situation devenue rare, après des années marquées par un déficit hydrique chronique.

Des scènes comme le déclenchement des sirènes d’alerte avant les lâchers d’eau, largement relayées ces derniers jours, illustrent l’ampleur de cet épisode pluvieux.

Des mesures d’urgence pour éviter la surcharge

Face à des barrages saturés, les autorités ont dû procéder à des opérations de régulation, notamment des lâchers contrôlés pour prévenir tout risque lié à une surcharge des infrastructures.

Ces interventions concernent plusieurs ouvrages hydrauliques de la région, dans un contexte où les apports en eau restent soutenus. Des opérations similaires avaient déjà été déclenchées récemment, notamment pour maintenir un équilibre entre stockage et sécurité.

Cette gestion en temps réel souligne la nécessité d’adapter les capacités de stockage aux épisodes climatiques extrêmes, désormais plus fréquents.

Une bouffée d’oxygène pour l’agriculture… après des années de crise

L’amélioration actuelle des réserves en eau constitue une bonne nouvelle pour le secteur agricole, particulièrement affecté ces dernières années par la sécheresse.

Les déficits hydriques successifs avaient entraîné une baisse significative de la productivité dans plusieurs zones agricoles du nord-ouest. Le retour à des niveaux de remplissage élevés ouvre désormais des perspectives plus favorables pour les campagnes à venir .

Un signal positif, mais des défis persistants

Si cette situation marque un net répit, elle met aussi en lumière un enjeu structurel : la gestion optimale des ressources hydriques.

Entre périodes de pénurie et épisodes de surplus, la Tunisie reste confrontée à une variabilité climatique accrue. Le défi consiste désormais à mieux capter, stocker et redistribuer ces volumes pour éviter à la fois le gaspillage et les risques liés aux crues.

Dans une région comme Jendouba, parmi les plus arrosées du pays, cet épisode confirme à la fois son rôle stratégique dans la sécurité hydrique nationale… et les limites actuelles des infrastructures face aux extrêmes climatiques.

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Après les tempêtes, la bataille pour ramener le sable sur les plages

L’image des plages nettoyées avant l’été ne dit pas tout. Cette année, sur une partie du littoral tunisien, l’enjeu n’est pas seulement d’enlever des déchets, mais de récupérer ce que les tempêtes de janvier ont déplacé : le sable lui-même. Invité sur les ondes de la Radio Nationale, Nabil Mokhtar, directeur du programme national de nettoyage des plages à l’APAL, a décrit une situation marquée par des dégâts inhabituels et une mobilisation tout aussi exceptionnelle.

Une intervention imposée par les tempêtes

En principe, le littoral est laissé au repos durant l’hiver. Mais cette année, les fortes tempêtes ont bouleversé cet équilibre. Dans plusieurs régions — de Nabeul à Tabarka en passant par Sousse ou La Goulette — le sable a été projeté vers les routes et les zones urbaines, parfois au point de bloquer des accès.

Face à ces dégâts, l’APAL a dû intervenir plus tôt que prévu. L’objectif n’était pas seulement de nettoyer, mais surtout de remettre le sable à sa place, sur les plages.

Le sable, un enjeu central

Derrière ces opérations, un constat simple : le sable est une ressource précieuse. Lorsqu’il quitte le rivage, il ne revient pas facilement. Sa perte fragilise directement les plages et rend leur restauration coûteuse.

C’est pourquoi les interventions menées ces dernières semaines ont consisté, dans plusieurs cas, à réinjecter le sable déplacé, avec l’appui des municipalités, d’associations et même de certains acteurs privés mobilisés sur le terrain.

Toutes les zones n’ont pas été traitées en même temps. Certaines opérations sont déjà achevées, d’autres, comme à Monastir, sont en cours. Le choix du calendrier n’est pas anodin : intervenir trop tôt, alors que les conditions restent instables, risquerait d’annuler les efforts engagés.

Selon le responsable, la période actuelle — entre avril et début de l’été — est la plus favorable, car le littoral retrouve progressivement une forme de stabilité.

Un programme en extension

Parallèlement, le programme national de nettoyage mécanique continue de s’élargir. Le nombre de plages concernées est passé de 133 à 154 cette année. Une évolution qui s’explique notamment par les demandes des municipalités, intégrées dans un processus de concertation avec l’APAL et les autorités concernées.

Selon les données publiées en 2025, ce programme couvrait 133 plages réparties sur environ 192 kilomètres de littoral, pour une superficie estimée à près de 5 739 hectares. Aucune surface globale actualisée n’a toutefois été précisée pour 2026 dans l’intervention radio.

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Jendouba : Forte hausse des réserves d’eau dans les barrages, Bouhertma proche du plein

Les importantes pluies enregistrées ces derniers jours dans le Nord-Ouest ont provoqué une hausse spectaculaire des réserves d’eau dans les barrages de Jendouba et de Mallag, avec un niveau particulièrement remarquable au barrage de Bouhertma, désormais proche de sa capacité maximale.

Selon les données relayées ce dimanche par l’Agence TAP, le volume stocké à Bouhertma a dépassé 120 millions de m³, tandis que le barrage de Sidi Salem, le plus grand du pays, bénéficie lui aussi de ces apports, avec un taux de remplissage supérieur à 65%. Cette embellie confirme l’amélioration sensible de la situation hydrique nationale observée depuis fin mars.

Bouhertma en passe d’atteindre son niveau maximal

Le barrage de Bouhertma concentre l’attention après une montée rapide de ses réserves. Alors qu’il contenait encore près de 100 millions de m³ jeudi dernier, son stock a franchi ce dimanche matin le seuil des 120 millions de m³, rapprochant l’ouvrage de son remplissage maximal.

Pour accompagner les apports continus, la Direction générale des barrages a déjà engagé des opérations de vidange partielle au niveau de Beni Mtir et Bouhertma, afin d’absorber les volumes supplémentaires attendus aujourd’hui et demain.

Un spectacle inédit depuis plus de sept ans

Dans plusieurs zones de Oued Mliz, Jendouba Nord, Bousalem et Balta-Bouaouane, la montée des eaux des oueds Medjerda, Bouhertma et Mallag a entraîné des inondations partielles, mais aussi un spectacle rarement observé depuis plus de sept ans, selon des habitants de la région.

La saturation des sols et la rétention de l’eau dans les terres agricoles devraient avoir des retombées positives à moyen terme : recharge des nappes et des sols ; amélioration des ressources d’irrigation ; soutien au remplissage complet des barrages ; meilleures perspectives pour la campagne agricole.

Cette dynamique est particulièrement stratégique pour le Nord, qui concentre l’essentiel des réserves nationales en eau.

Sidi Salem profite aussi des apports

Les pluies abondantes de la semaine dernière à Jendouba devraient également renforcer les réserves du barrage de Sidi Salem, infrastructure clé du système hydraulique tunisien.

Son taux de remplissage dépassait déjà 65% ce dimanche matin, un niveau nettement supérieur à ceux observés à la même période l’an dernier, signe d’un redressement appréciable après plusieurs saisons marquées par le stress hydrique.

Au-delà de l’image impressionnante des barrages pleins, cette hausse constitue un signal très positif pour la sécurité hydrique du pays, notamment à l’approche de la saison estivale.

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Barrages en Tunisie : L’État mise sur la recherche pour freiner l’évaporation

Alors que la situation hydrique en Tunisie montre des signes d’amélioration, un autre défi, moins visible, mobilise désormais les autorités : limiter l’évaporation des ressources stockées dans les barrages.

Lors d’une cérémonie de signature de contrats-programmes de recherche au Centre de biotechnologie de Borj Cédria (gouvernorat de Ben Arous), le secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques, Hammadi Habaieb, a indiqué que plusieurs initiatives sont en cours pour réduire ce phénomène, accentué par la hausse des températures et les effets du changement climatique, selon TAP.

Une amélioration des réserves sous contrainte climatique

Au 30 mars 2026, le taux de remplissage des barrages a atteint 58 %, un niveau jugé rassurant par rapport à la même période de l’année précédente. Les précipitations récentes ont également permis une remontée du niveau de certaines nappes phréatiques.

Mais cette amélioration reste fragile. En période estivale, la Tunisie perd près d’un million de mètres cubes d’eau chaque jour à cause de l’évaporation, soit l’équivalent de la consommation de plusieurs grandes régions du pays.

Un phénomène structurel qui tend à s’intensifier avec l’élévation des températures, réduisant progressivement les volumes réellement disponibles.

La recherche mobilisée pour limiter les pertes

Face à ce constat, les autorités misent sur la recherche scientifique pour apporter des réponses concrètes.

Un programme mené en coordination avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vise notamment à expérimenter des solutions innovantes pour limiter l’évaporation à la surface des barrages.

Parmi les pistes étudiées figurent l’utilisation de films protecteurs capables de réduire l’exposition directe de l’eau au soleil. D’autres approches sont également à l’étude, notamment le recours à des technologies modernes pour le suivi des nappes souterraines.

Ces travaux s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à adapter la gestion des ressources hydriques aux contraintes du changement climatique.

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Tunisie : Le taux de remplissage des barrages dépasse 57%

Le taux de remplissage des barrages tunisiens a atteint 57% à ce jour, selon le secrétaire d’État chargé des ressources hydrauliques Hammadi Habib. Cette évolution s’inscrit dans un contexte d’amélioration des réserves hydriques par rapport à l’année précédente, portée notamment par des apports pluviométriques plus importants sur certaines périodes. L’annonce a été faite lors du conseil régional de l’eau tenu à Sousse.

Des niveaux contrastés selon les régions

Dans le détail, la situation des barrages reste inégale selon les zones du pays. Les barrages du nord affichent un taux de remplissage supérieur à 27%, tandis que ceux du Cap Bon dépassent les 90%, traduisant une meilleure performance hydrique dans cette zone.

En revanche, les barrages du centre enregistrent un niveau nettement plus faible, autour de 13%, confirmant des disparités régionales persistantes dans la gestion et la disponibilité des ressources en eau.

Des réserves en hausse malgré une pluviométrie variable

Le secrétaire d’État a indiqué que les apports des barrages ont progressé par rapport à l’année précédente, avec un gain estimé à environ 500 millions de mètres cubes. Cette amélioration intervient malgré une pluviométrie globalement inférieure sur la période allant du 1er septembre à aujourd’hui, comparée à la même période de l’année écoulée.

Cette évolution s’explique par l’intensité et la répartition des précipitations, qui ont permis un meilleur stockage dans les infrastructures hydrauliques.

Un réseau vieillissant sous pression

Au-delà des réserves, la question des infrastructures reste un enjeu majeur. La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) dessert environ 3,3 millions d’abonnés à travers un réseau de près de 59.000 kilomètres, dont 20% a dépassé les 50 ans.

Cette situation met en évidence les défis liés à la maintenance et au renouvellement des infrastructures, dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques.

Vers un été 2026 sous surveillance mais plus favorable

Selon les autorités, l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026 devrait être globalement meilleur que lors des années précédentes, grâce à l’amélioration des stocks.

Toutefois, des difficultés demeurent, notamment dans certaines régions où les niveaux de remplissage restent faibles, nécessitant des mesures d’ajustement et une gestion plus fine de la distribution.

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En Algérie, un projet de loi pour punir l’abandon des parents âgés

Un projet de loi visant à renforcer la protection des personnes âgées en criminalisant l’abandon des parents par leurs enfants a franchi une première étape en Algérie. Le texte a obtenu un accord de principe avant son introduction dans le circuit législatif pour examen et adoption.

Cette initiative prévoit la modification et le complément de la loi n°10-12 du 29 décembre 2010 relative à la protection des personnes âgées. Les auteurs de la proposition estiment que la législation actuelle présente des lacunes face à certains cas d’abandon ou de négligence à l’égard des personnes âgées au sein de leur propre famille.

Principe de la responsabilité légale

Le projet introduit notamment le principe de la responsabilité légale et matérielle des enfants envers leurs parents durant la vieillesse. L’objectif affiché est de renforcer la protection sociale des personnes âgées dans leur environnement familial, tout en consacrant les valeurs morales et religieuses liées au respect et au devoir envers les parents.

Dans le détail, le texte propose de compléter l’article 11 de la loi actuelle en confiant aux services chargés de l’action sociale la mission de suivre la situation des personnes âgées dans leur cadre familial ou à domicile. Ces services seraient également tenus de signaler aux autorités compétentes toute situation d’abandon ou de manquement au devoir de prise en charge par les enfants.

Le projet prévoit aussi l’introduction d’un nouvel article, numéroté 32 bis, qui pénalise le non-respect de cette obligation. Les enfants reconnus coupables d’avoir abandonné ou négligé leurs parents âgés pourraient être condamnés à une peine de prison allant de six mois à trois ans, assortie d’une amende comprise entre 50.000 et 300.000 dinars algériens. Le texte précise toutefois que la prise en charge effective de la personne âgée met fin aux poursuites judiciaires.

Combler un vide juridique

Enfin, le projet inclut une modification de l’article 33 afin de l’aligner sur les nouvelles dispositions prévues. Une fois adopté par les différentes instances législatives, le texte devrait être publié au Journal officiel pour entrer en vigueur.

Lire aussi : Colonisation française : Alger criminalise, Paris dénonce un acte hostile

Selon des médias algériens, cette réforme vise à combler un vide juridique et à mieux encadrer la protection des personnes âgées, dans un contexte où la question du vieillissement et du soutien familial gagne en importance dans la société.

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Tunisair sous pression parlementaire : Restructuration et retards au cœur d’une audition

La commission des services et du développement social relevant du Conseil national des régions et des districts a auditionné les représentants du ministère des Transports et de Tunisair sur l’état d’avancement du plan de restructuration de la compagnie nationale. À l’approche du retour des Tunisiens de l’étranger, les débats ont mis en lumière les fragilités opérationnelles persistantes et les attentes pressantes des députés.

Offensive commerciale pour capter la demande

Devant les élus, la direction de Tunisair a détaillé un dispositif renforcé pour faire face à la hausse attendue du trafic, notamment vers le marché français. Un programme de vols étoffé a été annoncé, accompagné d’offres promotionnelles appliquées entre fin janvier et fin février, puis prolongées jusqu’à mi-mars en raison d’une forte affluence.

Une nouvelle campagne estivale est prévue du 17 juin au 6 septembre, avec des réductions exceptionnelles cumulables avec les tarifs standards pour les familles. Des conditions préférentielles seront accordées aux étudiants, et les voyageurs disposeront d’une plus grande flexibilité avec la possibilité d’annuler leurs réservations avant le départ.

Retards, annulations et billets chers : les critiques fusent

Les députés ont rapidement déplacé le débat vers les dysfonctionnements récurrents. Retards fréquents, annulations sans préavis et gestion contestée des bagages ont été au cœur des interventions.

Le coût des billets et les frais supplémentaires, notamment pour les bagages, ont également été jugés excessifs. Selon plusieurs membres de la commission, ces facteurs contribuent à détourner une partie de la clientèle vers des compagnies concurrentes, fragilisant davantage la position de la compagnie nationale sur un marché déjà très compétitif.

Une flotte sous contrainte

La question des capacités techniques a occupé une place centrale dans les échanges. Sur une flotte de 19 appareils, 12 sont actuellement en exploitation. Les autres sont immobilisés pour maintenance ou réparation, en Tunisie et à l’étranger.

Les représentants de Tunisair ont rappelé qu’une opération de maintenance d’envergure a été menée en 2025 afin d’améliorer la fiabilité des appareils. Ils ont assuré que des procédures supplémentaires sont en cours de mise en place pour renforcer la sécurité des bagages et améliorer la qualité globale du service.

Une crédibilité en jeu

Au-delà des annonces commerciales, l’audition a mis en évidence un enjeu plus large : la capacité de Tunisair à regagner la confiance des passagers, en particulier celle des Tunisiens résidant à l’étranger, segment stratégique pour ses revenus.

A l’approche de la haute saison, la compagnie nationale se retrouve face à une équation délicate : convaincre sur le terrain des performances opérationnelles tout en poursuivant un chantier de restructuration scruté de près par les représentants des régions et des districts.

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