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Dette extérieure : Où se situe réellement la Tunisie dans le classement africain ?

À la fin de l’année 2024, la Tunisie figure parmi les pays africains les plus endettés vis-à-vis de l’extérieur. Avec un encours estimé à environ 41,6 milliards de dollars, selon les données issues de la Banque mondiale et reprises par plusieurs institutions financières africaines, le pays se situe dans le haut du classement continental en termes de montants absolus, sans toutefois appartenir au groupe des très grandes économies africaines.

Selon les méthodologies retenues et la nature de la dette prise en compte, la Tunisie oscille entre la septième et la dixième place en Afrique. Cette variation s’explique principalement par la distinction entre dette extérieure totale, incluant le secteur privé, et dette publique externe seule.

Les premières places restent largement dominées par l’Afrique du Sud et l’Égypte, dont les encours dépassent 140 milliards de dollars, portés par la taille de leurs économies et un accès plus fluide aux marchés internationaux. La Tunisie évolue ainsi dans un groupe intermédiaire, aux côtés de pays comme le Maroc, l’Angola ou le Mozambique, avec des volumes plus limités mais des marges de manœuvre budgétaires plus restreintes.

Une trajectoire marquée par un pic puis une stabilisation

L’évolution de la dette extérieure tunisienne sur les dernières années met en évidence une phase de hausse marquée au début de la décennie, suivie d’une stabilisation progressive. Le pic a été atteint en 2021, dans un contexte de financement exceptionnel lié aux conséquences économiques de la pandémie. Depuis, l’encours en dollars a cessé de progresser de manière significative, malgré un environnement international défavorable caractérisé par la hausse des taux d’intérêt et le renchérissement du financement externe.

AnnéeDette extérieure (milliards $)
2020~41,9
2021~43,0
2022~41,0
2023~42,4
2024~40,4 – 41,6

Cette stabilisation traduit une combinaison de facteurs, dont une modération des nouveaux emprunts en devises et des remboursements plus importants, dans un contexte de forte pression sur la balance des paiements.

Un équilibre financier encore fragile

Au-delà du volume de la dette, l’indicateur le plus révélateur reste son poids par rapport à la richesse nationale. Le ratio dette extérieure sur PIB est passé d’environ 44,7% en 2023 à près de 39,1% en 2024, signalant une amélioration relative de la soutenabilité externe. Cette évolution a été rendue possible par une meilleure tenue des recettes en devises, notamment celles issues du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger.

Parallèlement, l’État tunisien a accentué son recours au financement intérieur afin de limiter l’exposition aux risques de change. En 2024, la dette domestique a dépassé la dette extérieure dans la structure globale de la dette publique, un choix qui permet de réduire la dépendance aux devises mais qui accroît la pression sur le système bancaire local et sur le financement de l’économie.

En 2024, la Tunisie a honoré des remboursements dépassant les 14 milliards de dinars, un effort significatif qui a contribué à contenir l’endettement extérieur. Cette stabilité reste néanmoins fragile et dépendante de facteurs exogènes, notamment la capacité du pays à maintenir des entrées de devises suffisantes et à accéder aux financements multilatéraux, qui représentent une part importante de sa dette extérieure.

Ainsi, la position de la Tunisie dans le classement africain reflète une situation intermédiaire. Le pays n’est pas confronté à un surendettement critique, mais demeure soumis à des contraintes structurelles qui exigent une gestion rigoureuse et prudente de ses équilibres financiers afin de préserver sa crédibilité économique et sa capacité de financement à moyen terme.

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BA Glass en Tunisie : Une stratégie industrielle qui regarde aussi vers l’Afrique

Selon le communiqué du ministère de l’Économie et de la Planification, le président-directeur général de BA Glass a expliqué que le choix de la Tunisie répondait à des considérations stratégiques, en cohérence avec l’orientation du groupe vers de nouveaux marchés, notamment en Afrique.

Un acteur industriel européen de premier plan

Fondé au Portugal, BA Glass est l’un des principaux groupes européens spécialisés dans le verre d’emballage, produisant essentiellement des bouteilles et des bocaux destinés aux industries des boissons, de l’agroalimentaire et, dans une moindre mesure, de la pharmacie.

Le groupe dispose aujourd’hui de 14 usines de production réparties dans sept pays : le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie et le Mexique. Il emploie plus de 4 000 personnes et produit environ 12 milliards de contenants en verre par an, exportés vers plus de 70 pays à travers le monde.

Jusqu’à présent, BA Glass ne dispose d’aucune implantation industrielle en Afrique, un élément qui confère un relief particulier à l’intérêt affiché pour la Tunisie.

La Tunisie, entre attractivité industrielle et positionnement régional

Lors de la rencontre avec le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, le PDG de BA Glass a mis en avant plusieurs facteurs ayant motivé le choix de la Tunisie, notamment sa position géographique, la disponibilité de compétences locales et la qualité des ressources humaines.

Autant d’éléments qui s’inscrivent, selon le communiqué du ministère, dans la stratégie globale du groupe visant à se déployer vers des espaces nouveaux et prometteurs, avec une attention particulière portée au continent africain, présenté comme un horizon de développement.

Pour les autorités tunisiennes, cet intérêt converge avec les priorités nationales en matière de création d’emplois, de transfert de technologies et de renforcement des capacités exportatrices. Le ministre a ainsi affirmé la disponibilité de son département et des structures concernées pour accompagner l’entreprise dans les différentes étapes de son projet.

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La Tunisie couronnée championne d’Afrique de pétanque

La sélection tunisienne de pétanque a décroché, vendredi 28 novembre le titre de championne d’Afrique à Nouakchott, en Mauritanie. La triplette nationale, dirigée par le sélectionneur Brahim Ayari, s’est imposée en finale face au Congo sur le score de 13 à 8. Cette victoire marque un nouveau jalon pour la pétanque tunisienne sur le continent.

Un parcours sans faute

Avant de rejoindre la finale, la Tunisie a dominé successivement les Comores en quart de finale puis le Sénégal en demi-finale, remportant les deux rencontres sur le même score impressionnant de 13 à 3. La régularité et la maîtrise technique de l’équipe ont été déterminantes pour atteindre le match décisif face aux Congolais.

Une victoire maîtrisée

En finale, l’équipe tunisienne composée de Khaled Bougriba, Karem Ben Hmida, Yassine Chelli et Haythem Skandrani a fait preuve d’une grande solidité collective. Le score final de 13 à 8 témoigne d’une domination nette.

Khaled Bougriba, champion du monde en titre, a également brillé dans l’épreuve de tir de précision. Il s’est incliné en finale face au Mauritanien Amadou Traoré, remportant la médaille d’argent.

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Afrique-Europe : la Tunisie appelle à une mobilité légale et responsable

Lors de la septième Sommet Afrique-Europe, qui s’est tenu les 24 et 25 novembre en Angola, le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé la position de son pays en faveur d’une approche globale et multidimensionnelle de la migration. Selon lui, cette approche doit conjuguer les dimensions humanitaires, économiques, sociales et culturelles, tout en reposant sur la responsabilité partagée et l’équité, notamment face aux disparités de développement et aux inégalités entre le Nord et le Sud.

Dans son intervention lors de la session consacrée à « un avenir prospère et durable pour l’Afrique et l’Europe et le partenariat pour la migration et la mobilité », le ministre tunisien a appelé à accélérer la mise en œuvre de programmes de mobilité légale et circulaire entre les deux continents. Il a également proposé la création d’une plateforme commune entre l’Union africaine et l’Union européenne pour encourager l’investissement conjoint dans les pays d’origine des migrants.

Mohamed Ali Nafti a insisté sur le fait que l’avenir de l’Afrique et de l’Europe dépend de la capacité à établir des parcours de migration réguliers, transparents et attractifs, sans compromettre les ressources humaines des pays exportateurs de compétences. Il a souligné la nécessité de prévenir la fuite des cerveaux en mettant en place des partenariats solidaires et des mécanismes favorisant le retour des experts, tout en soutenant les systèmes nationaux d’enseignement supérieur, de formation professionnelle et d’apprentissage tout au long de la vie. Pour lui, « la migration peut devenir un moteur de développement et de richesse lorsque son organisation est sûre, légale et respectueuse de la dignité humaine ».

Co-travail avec l’Organisation internationale pour les migrations

Le ministre a également évoqué les défis posés par la migration irrégulière, soulignant que ce phénomène est alimenté par les réseaux de trafic et d’exploitation des êtres humains. Il a salué le co-travail avec l’Organisation internationale pour les migrations visant à créer de nouvelles opportunités et à mobiliser les ressources humaines pour investir au profit des migrants dans leurs pays d’origine.

Enfin, Mohamed Ali Nafti a rappelé l’engagement de la Tunisie envers le multilatéralisme et la nécessité de renouveler la coopération internationale dans un monde en profonde mutation, où les crises économiques, sécuritaires, environnementales et humanitaires se croisent. Il a plaidé pour la construction de systèmes plus justes et pour un changement de politique fondé sur l’humain comme moteur réel du développement, au service des générations présentes et futures.

La réunion a conduit à l’adoption d’une déclaration conjointe Afrique-Europe, qui fixe les grandes orientations et priorités de la coopération entre les deux continents pour les années à venir. Les engagements portent sur le renforcement du partenariat dans les domaines de la paix, de la sécurité, de la migration et du développement, ainsi que sur le soutien au multilatéralisme et à sa réforme pour assurer une représentation équitable de l’Afrique face aux défis communs des deux continents.

Lire aussi : Tunisie : Possible hausse de l’aide européenne pour la gestion migratoire

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La Tunisie sur le podium du boom touristique en Afrique

La Tunisie confirme sa place dans le peloton de tête des pays qui redessinent la carte touristique de l’Afrique. Selon un rapport de la plateforme internationale Travel and Tourism World (TTW), spécialisée dans le voyage, la technologie et l’hôtellerie, le pays figure aux côtés de l’Égypte, de la Gambie et de la Tanzanie parmi les marchés à la croissance hôtelière la plus rapide du continent.

Cette progression s’inscrit dans un mouvement plus large : l’Afrique connaît une véritable effervescence dans le domaine de l’hôtellerie, stimulée par l’ouverture de nouveaux établissements, la rénovation de complexes existants et l’essor d’une offre haut de gamme capable de répondre à une demande mondiale soutenue. Les resorts désertiques, les hôtels en bord de mer et les expériences premium transforment le continent en l’une des destinations les plus dynamiques au monde.

Dans ce contexte, la Tunisie tire son épingle du jeu grâce à un produit touristique diversifié. TTW met en lumière le potentiel exceptionnel du sud-ouest du pays, notamment la région de Tozeur, où des hôtels situés aux portes du désert séduisent une clientèle en quête de quiétude, d’authenticité et de paysages immersifs. Les palmeraies, les décors sahariens et l’architecture traditionnelle confèrent à la région une identité unique, parfaitement alignée avec les attentes d’un tourisme expérientiel en plein essor.

Grands groupes internationaux

L’essor du secteur hôtelier africain bénéficie également à l’image du continent sur la scène internationale. L’Afrique s’impose progressivement comme l’une des destinations à la croissance la plus rapide, attirant des voyageurs motivés par la culture, la nature et des expériences inédites. Cette dynamique est renforcée par de grands groupes internationaux comme TUI, qui prévoient l’ouverture de sept nouveaux hôtels dans la région.

Pour la Tunisie, ces tendances confirment les performances déjà remarquables de la saison. Le pays a enregistré des chiffres record : jusqu’au 20 octobre 2025, le nombre de touristes a augmenté de 9,2 %, atteignant 9,057 millions de visiteurs, selon les données de l’Office national du tourisme. Des indicateurs qui témoignent d’un secteur en pleine relance et d’un positionnement régional renforcé.

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La Tunisie cible le marché chinois pour doper ses recettes touristiques

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La Chine voit en la Tunisie une passerelle stratégique vers l’Afrique

L’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, a affirmé que la Tunisie occupe une position stratégique unique pour investir dans le continent africain. Il a salué le potentiel industriel et le capital humain du pays, considérés comme des atouts majeurs pour renforcer la coopération sino-africaine.

Dans une interview accordée à l’agence TAP, Wan Li est revenu sur la visite du président Kaïs Saïed à Pékin en mai 2024, un moment qu’il a décrit comme un tournant dans les relations bilatérales. Cette visite s’était conclue par la signature d’un partenariat stratégique entre les deux pays, marquant une volonté d’approfondir la coopération politique, économique et technologique, précisant que :

« Les deux parties ont haussé la confiance politique mutuelle à un niveau élevé et se sont engagées à accélérer la mise en œuvre des accords conclus ».

Vers une coopération trilatérale Tunisie–Chine–Afrique

L’ambassadeur a souligné que Pékin souhaite désormais aller plus loin en associant la Tunisie à ses initiatives africaines. « La Chine est prête à travailler avec la Tunisie pour développer des coopérations avec d’autres pays africains et explorer les perspectives d’une coopération trilatérale », a-t-il déclaré.

Cette approche s’inscrit dans la continuité du Forum Tunisie–Chine–Afrique sur le développement médical, prévu pour novembre prochain à Tunis. Cet événement se veut un modèle de collaboration entre la Chine et l’Afrique, s’appuyant sur l’expertise tunisienne dans le domaine de la santé et la volonté commune de promouvoir des partenariats durables dans les secteurs sociaux et technologiques.

Un avenir commun à construire

Pour Wan Li, la modernisation est un objectif partagé par la Chine et l’Afrique, représentant plus de 2,8 milliards de personnes aspirant à un avenir meilleur. Il a insisté sur le fait que « le développement de la Chine contribue à celui de l’Afrique », et qu’il s’agit d’un moteur de prospérité mutuelle fondé sur la solidarité et les bénéfices partagés.

« Le développement de la Chine a toujours été bien accueilli par les peuples africains, car il favorise une croissance commune et un partenariat équilibré », a-t-il ajouté.

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