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Maduro, Saddam, Kadhafi… quand l’arrestation d’un dirigeant devient un message au Sud

Il existe des événements dont la portée réelle ne se révèle pas immédiatement. Sur le moment, l’arrestation d’un chef d’État peut sembler lointaine, presque abstraite, noyée dans le flot de l’actualité internationale. Puis le temps agit, les parallèles s’imposent et le sens apparaît. La capture de Nicolás Maduro par les États-Unis s’inscrit dans cette logique. Elle ne provoque pas encore de choc émotionnel massif dans le monde arabe ou le Sud global, mais elle réveille une mémoire politique profondément ancrée, faite de précédents douloureux et de souverainetés brisées.

Une mémoire douloureuse dans le monde arabe

Pour de nombreux pays arabes, l’image renvoie immédiatement à deux épisodes fondateurs. En 2003, Saddam Hussein est capturé par l’armée américaine, exhibé devant les caméras, jugé puis exécuté. L’Irak, lui, s’enfonce durablement dans le chaos et ne se relèvera jamais vraiment de la disparition brutale de son État.

En 2011, Muammar Kadhafi est traqué puis tué après une intervention internationale présentée comme une opération de protection des civils. La Libye bascule dans une instabilité chronique, fragmentée entre milices et pouvoirs concurrents. Dans les deux cas, la chute de l’homme a été suivie par l’effondrement de la nation. Sur le moment, le récit dominant parlait de libération. Avec le recul, c’est l’humiliation collective et la destruction institutionnelle qui dominent la mémoire.

Un phénomène global, mais profondément asymétrique

L’histoire récente montre que le monde arabe et l’Afrique ne sont pas les seuls espaces concernés par la chute brutale de dirigeants. En 1989, Manuel Noriega est capturé lors de l’invasion américaine du Panama et transféré aux États-Unis pour y être jugé.

En 2001, Slobodan Milošević est arrêté par les autorités serbes sous pression occidentale puis livré au tribunal international de La Haye, où il mourra en détention. Mais ces cas présentent une différence majeure. Ni la Serbie ni le Panama n’ont connu, après ces arrestations, une disparition totale de l’État comparable à celle observée en Irak ou en Libye. Et surtout, Milošević n’a pas été capturé par une armée étrangère sur son propre sol. Cette distinction nourrit, dans le Sud, le sentiment d’une justice internationale appliquée de manière sélective, où la force précède le droit et où l’humiliation touche avant tout les souverainetés fragiles.

Un message adressé aux prochains dirigeants

Au-delà du cas vénézuélien, l’arrestation de Nicolás Maduro semble adresser un message plus large aux dirigeants actuels et futurs du Sud. Elle rappelle que la contestation de l’ordre international dominant, l’autonomie stratégique ou la rupture avec certaines alliances peuvent désormais se payer par une capture, un transfert judiciaire et une mise en scène publique de la chute. Ce type d’opération ne vise donc pas seulement à punir un homme, mais à prévenir les autres, à instaurer une dissuasion politique par l’exemple. L’humiliation n’est jamais immédiate. Elle se révèle avec le temps, lorsque les promesses de reconstruction s’évanouissent, lorsque les institutions disparaissent et que les peuples paient le prix de décisions prises ailleurs.

Saddam Hussein et Muammar Kadhafi ne sont plus aujourd’hui perçus uniquement comme des dictateurs déchus, mais comme les symboles d’effondrements imposés dont les sociétés continuent de subir les conséquences. Avec Maduro, qu’on l’apprécie ou non, un nouvel épisode s’inscrit dans cette séquence historique, ravivant dans le monde arabe et le Sud global une même inquiétude silencieuse : jusqu’où ira la normalisation de l’arrestation des dirigeants comme outil de domination géopolitique.

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Inondations meurtrières au Maroc : Au moins 21 morts après des crues soudaines

Des inondations d’une rare violence ont frappé la ville côtière de Safi, au Maroc, à la suite de pluies torrentielles et concentrées en un laps de temps très court. Les crues soudaines ont surpris les habitants, provoquant un lourd bilan humain et d’importants dégâts matériels. Les autorités locales ont déclenché des opérations de secours d’urgence pour venir en aide aux sinistrés et sécuriser les zones touchées.

Des pluies diluviennes et une montée brutale des eaux

Selon les autorités locales, des précipitations exceptionnelles se sont abattues sur Safi en moins d’une heure, entraînant la montée soudaine des eaux dans plusieurs quartiers urbains. Des rues se sont transformées en torrents, emportant véhicules et piétons, tandis que des habitations et des commerces ont été envahis par les flots, notamment dans des zones densément peuplées proches des oueds.

Les services de protection civile font état d’au moins 21 décès, un bilan encore provisoire, ainsi que de dizaines de blessés pris en charge par les hôpitaux de la région. Des familles entières ont été surprises à leur domicile, certaines personnes ayant été piégées dans leurs véhicules ou dans des locaux en contrebas.

Mobilisation des secours et mesures d’urgence

Les équipes de la protection civile, appuyées par les forces de sécurité et les autorités municipales, ont été déployées toute la nuit pour rechercher d’éventuelles victimes, évacuer les habitants des zones à risque et rétablir la circulation sur les axes coupés. Plusieurs établissements scolaires et infrastructures publiques ont subi des dégâts, tandis que l’électricité et l’eau ont été temporairement interrompues dans certains quartiers.

Les autorités ont appelé les citoyens à la vigilance, les prévisions météorologiques faisant état d’un risque persistant de nouvelles précipitations dans la région.

Ces inondations surviennent dans un contexte marqué par des extrêmes climatiques de plus en plus fréquents au Maroc, alternant entre sécheresse prolongée et épisodes de pluies intenses.

Les spécialistes alertent sur la vulnérabilité accrue des zones urbaines face aux crues soudaines, appelant à un renforcement des dispositifs de prévention, d’aménagement et d’alerte précoce pour limiter l’impact de tels phénomènes à l’avenir.

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Liban : Hannibal Kadhafi libéré sous caution de 11 millions de dollars

Après près de dix années de détention au Liban, Hannibal Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a obtenu une décision de libération conditionnelle. La justice libanaise a ordonné sa remise en liberté sous caution, assortie de plusieurs restrictions.

Selon des sources judiciaires libanaises, la libération est soumise au versement d’une caution estimée à 11 millions de dollars. Toutefois, cette décision ne signifie pas un retour immédiat à la liberté totale : Hannibal Kadhafi reste soumis à une interdiction de quitter le territoire libanais pendant deux mois, le temps que les procédures complémentaires soient finalisées.

Arrêté en décembre 2015 au Liban, Hannibal Kadhafi avait été détenu dans le cadre de l’enquête sur la disparition en 1978 de l’imam chiite Moussa Sadr, une affaire hautement sensible pour la communauté chiite libanaise. Bien qu’il n’ait jamais été inculpé directement dans cette affaire, il a été maintenu en détention préventive pendant des années, sans procès formel, suscitant de nombreuses critiques d’ONG et de juristes dénonçant une détention arbitraire.

Neuf ans de détention controversée

La décision libanaise intervient dans un contexte de pressions diplomatiques de la part des autorités libyennes, qui réclament depuis longtemps son rapatriement. Sa famille, notamment sa mère Safia Farkash, basée à Oman, affirme qu’Hannibal n’a aucun lien avec l’affaire Moussa Sadr, étant âgé de seulement trois ans au moment des faits.

Cette libération conditionnelle pourrait également ouvrir une nouvelle phase de négociations entre Beyrouth et Tripoli, alors que la question des disparus libyens et libanais reste une plaie ouverte.

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Affaire Ahmed Abdelkefi : Trois mandats de dépôt

L’homme d’affaires et deux anciens directeurs généraux de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), dont Jamel Belhaj et Boutheina Ben Yaghlane, ont été incarcérés après l’émission des mandats de dépôt dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le pôle judiciaire économique et financier tunisien a significativement fait progresser son enquête sur les soupçons de corruption et de malversations au sein de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). L’émission des trois mandats de dépôt est intervenue en l’espace de quelques heures, durant la nuit de mercredi à jeudi, concentrant ainsi l’action judiciaire sur trois figures centrales de la sphère économique.

Les mandats d’incarcération visent :

  • L’homme d’affaires Ahmed Abdelkefi, fondateur de Tunisie Valeurs et figure majeure du monde des affaires.
  • Jamel Belhaj, ancien directeur général de la CDC, qui a précédé sa successeure.
  • Boutheina Ben Yaghlane, ancienne directrice générale de l’institution, en poste d’avril 2016 à août 2021.

Le placement en détention de ces personnalités, qui représentent à la fois le secteur privé et la haute administration financière publique, marque une escalade dans l’instruction de ce dossier sensible.

Le Cœur des Enquêtes

L’affaire, dont la révélation publique remonte au 25 septembre avec la garde à vue d’Ahmed Abdelkefi, porte sur des indices sérieux de corruption financière et administrative. Les investigations se concentrent sur de possibles irrégularités et l’usage présumé illégal de fonds au sein de la CDC, un établissement stratégique placé sous l’égide du ministère des Finances.

Le parquet du pôle judiciaire a justifié les mesures coercitives par la nécessité de faire toute la lumière sur l’étendue des malversations et de déterminer les responsabilités exactes des dirigeants impliqués. L’enquête se focalise notamment sur les mécanismes de corruption présumés qui auraient entaché la gestion de la Caisse.

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