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Djerba : Mausolée libyque, tombes puniques et vestiges antiques à redécouvrir

Que reste-t-il aujourd’hui de l’histoire antique de Djerba ? Quelques sites et monuments ont gardé ces traces lointaines et témoignent d’un passé immémorial. C’est le cas de la chaussée romaine d’El Kantara, du site archéologique de Meninx, des nécropoles puniques de Souk El Gebli et des vestiges de Henchir Bourgou.

Ce dernier site, contrairement aux trois premiers cités, se trouve au nord de l’île et demeure relativement peu connu. La découverte de silex et d’œufs d’autruche permettent de relier ce site à la préhistoire. Toutefois, c’est à l’époque punique que Henchir Bourgou a connu son apogée. Un mausolée libyco-punique âgé de vingt-trois siècles est présent sur le site à l’état de vestige. Selon les archéologues, la cité antique qui se trouvait sur ce site était très vaste et reliée au port de Ghizen.

Les trois autres sites relatifs à l’Antiquité à Djerba sont concentrés au sud-est de l’île. La chaussée romaine reliait Djerba au continent : toujours utilisée, elle a connu des réaménagements récents et constitue aujourd’hui une voie d’accès importante.

Elle débouche sur le site de Meninx qui, à l’époque romaine, fut le principal centre politique et économique de l’île de Djerba. Cette cité antique était dotée d’un port et disposait de nombreux thermes et temples. Les vestiges d’un amphithéâtre témoignent de sa prospérité ancrée dans le commerce de la pourpre. Le site de Meninx est également très vaste et inclut une partie aujourd’hui recouverte par la mer.

Enfin, les nécropoles puniques de Souk El Gebli complètent ces différents sites antiques. Il s’agit d’un ensemble d’une douzaine de tombes rupestres dont les mobiliers funéraires ont disparu. Toutefois, l’état général des sépultures permet de reconstituer mentalement leur topographie. Notons que plusieurs fouilles se poursuivent et devraient à terme révéler de nombreux pans de l’Antiquité à Djerba.

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Administrations publiques : Aide de 10.000 DT par véhicule électrique acquis

Le programme national de promotion des véhicules électriques dans les structures publiques entre officiellement en vigueur. Si cette initiative concrétise un objectif ancien, le projet reste confronté à des défis historiques et structurels liés à la mise en œuvre de la mobilité électrique en Tunisie.

Entré en vigueur le 31 décembre 2025, le programme national vise à promouvoir l’usage des véhicules électriques au sein des établissements publics et des collectivités locales. Doté d’un budget d’un million de dinars, il prévoit une prime de 10.000 dinars pour chaque véhicule acquis, versée par le Fonds de transition énergétique (FTE).

La mise en œuvre est confiée à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui s’occupera de la sélection des structures bénéficiaires, de la détermination du nombre de véhicules attribués et de l’accompagnement dans les procédures d’appel d’offres et d’exécution des contrats. Le programme s’étend sur deux ans, prorogeables si nécessaire.

L’objectif officiel est clair : renforcer la maîtrise de l’énergie et accélérer la transition vers une mobilité plus propre dans le secteur public.

Une ambition déjà ancienne, avec des limites historiques

Cependant, cette initiative n’est pas totalement nouvelle. Dès 2019, le directeur général des énergies renouvelables annonçait l’importation de 1000 voitures électriques pour les structures publiques, suivie, dans un second temps, par un projet plus ambitieux de 70.000 véhicules.

À l’époque, des acteurs publics et privés, dont la STEG, la SNDP, des syndicats et plusieurs ministères, avaient discuté de réglementation, fiscalité, infrastructure de recharge et bénéficiaires. Des tests pilotes avaient été lancés avec quelques véhicules pour évaluer rentabilité, consommation et adaptation technologique.

Malgré ces annonces, plusieurs défis subsistent :

  • Cadre législatif incomplet pour soutenir la commercialisation et l’usage des véhicules électriques.
  • Infrastructure de recharge limitée, freinant l’adoption massive.
  • Projets pilotes restés modestes, montrant la lenteur de l’exécution.

En ce sens, le programme 2026 concrétise une ambition vieille de plusieurs années, mais la Tunisie devra dépasser les étapes expérimentales et budgétaires pour réellement transformer la mobilité publique.

Un pas en avant mais beaucoup reste à faire

Si le budget et les primes annoncés constituent une avancée concrète, le succès dépendra de la capacité des structures publiques à gérer les appels d’offres, l’acquisition et l’entretien des véhicules.

Le programme ne couvre pour l’instant que le secteur public, alors que le parc privé représente une part importante de la consommation énergétique nationale. Pour une transition énergétique efficace, il faudra élargir les incitations, développer les infrastructures de recharge et créer un cadre juridique durable pour le secteur privé.

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Tunisie : Le meurtre n’effraie plus, le constat inquiétant d’un sociologue !

La recrudescence des crimes violents en Tunisie ne relève plus، selon certains spécialistes، de faits isolés ou exceptionnels. Pour le sociologue Mohamed Jouili, professeur de sociologie à l’Université de Tunis, le pays fait face à un phénomène plus profond et plus inquiétant : une forme de banalisation progressive du meurtre au sein de la société.

Intervenant ce mardi sur les ondes de Jawhara FM, Jouili a dressé un diagnostic sombre de la situation, évoquant « une sorte de normalisation du crime », notamment à travers les usages numériques. « L’acte de tuer est devenu, dans certains contextes, presque ordinaire. Il circule de manière fluide sur les réseaux sociaux, ce qui contribue à le rendre plus facile et plus rapide à commettre », a-t-il expliqué.

Pour le sociologue, cette circulation massive et instantanée des contenus violents participe à désensibiliser l’opinion publique. La diffusion de vidéos montrant des scènes de crime ou des corps sans vie n’est plus perçue comme choquante par une partie des internautes, mais comme un simple contenu parmi d’autres, consommé et partagé sans recul.

Mohamed Jouili estime par ailleurs que le débat récurrent autour du rétablissement de la peine de mort ne constitue pas une réponse efficace. « L’exécution capitale ne changera rien. Celui qui décide de tuer ne réfléchit pas en termes de sanction. L’acte est souvent impulsif, guidé par une rupture totale avec les normes », a-t-il affirmé, rejetant l’idée de l’effet dissuasif de l’extrême sanction.

Une forte pression psychologique

Selon lui, ce phénomène s’inscrit dans un contexte social marqué par une forte pression psychologique, des tensions économiques et une montée d’une culture de l’excès, qu’il qualifie de « culture du passage à l’extrême ». Cette dynamique favorise des comportements violents, où l’individu cherche une issue radicale à ses frustrations ou à ses conflits.

Revenant sur le drame survenu récemment à Menzel Bourguiba, au cours duquel un individu a commis un crime avant de se suicider, le sociologue a souligné la portée symbolique du message laissé par l’auteur des faits. Ce message, selon lui, peut être interprété comme une tentative de construire une logique entre la cause et l’acte, voire comme un prolongement du geste criminel visant à en justifier le sens aux yeux des autres.

À travers cette analyse, Mohamed Jouili met en lumière une problématique sociétale profonde qui dépasse le cadre sécuritaire ou judiciaire. Une alerte qui invite à repenser les politiques de prévention, le rôle des médias et des plateformes numériques, ainsi que les mécanismes d’accompagnement psychologique et social, face à une violence devenue, pour certains, tristement ordinaire.

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Une secousse tellurique de 4,3 enregistrée dans le gouvernorat de Béja

Une secousse tellurique d’une magnitude de 4,3 sur l’échelle de Richter a été enregistrée lundi après-midi dans le gouvernorat de Béja, selon les données de l’Institut national de la météorologie (INM).

Les stations de surveillance sismique de l’INM ont détecté la secousse le 5 janvier 2026 à 14h24, heure locale. D’après les premières analyses, l’épicentre du séisme a été localisé au nord-est de Tibar, aux coordonnées 36,58 degrés de latitude nord et 9,21 degrés de longitude est.

Une secousse ressentie par la population

La secousse a été ressentie par les habitants de plusieurs zones de la région de Béja. Aucune information ne fait état de victimes ou de dommages, selon les premières données disponibles.

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Voitures électriques : La Tunisie face à l’exemple fulgurant de la Norvège

Alors que près de 96% des voitures neuves immatriculées en Norvège en 2025 étaient entièrement électriques, la Tunisie reste à l’écart de cette révolution automobile. Entre ambitions politiques et réalité du marché, le décalage illustre les défis profonds des politiques climatiques et économiques dans les pays en développement.

Dans les rues d’Oslo ou de Bergen, presque chaque voiture neuve est électrique : en 2025, 95,9% des nouveaux véhicules immatriculés en Norvège étaient des voitures zéro émission, atteignant près de 98% en décembre dernier grâce à un système d’incitations fiscales extrêmement poussé. Ce succès spectaculaire d’un pays producteur de pétrole — pourtant longtemps associé aux énergies fossiles – montre qu’une transition rapide de la mobilité est possible quand l’État met en cohérence réglementations, aides financières et objectifs environnementaux clairs.

À l’opposé, la situation en Tunisie illustre à quel point cette transition peut être laborieuse dans un pays à revenu intermédiaire. Malgré une croissance récente du nombre de voitures électriques sur les routes tunisiennes – passant d’environ 250 en 2024 à quelque 570 à la fin du premier semestre 2025 – le parc demeure marginal. Seuls quelques centaines de véhicules électriques ont été vendus jusqu’à fin octobre 2025, sur un marché où des dizaines de milliers de voitures neuves continuent d’être importées et immatriculées chaque année.

L’énorme contraste entre la Norvège et la Tunisie tient à plusieurs facteurs. D’abord, les pouvoirs d’achat et les politiques publiques : en Norvège, les taxes élevées sur les véhicules thermiques et les exemptions pour les voitures électriques – associées à un réseau de recharge dense – rendent l’électrique compétitif économiquement. En Tunisie, malgré des mesures de réduction de TVA et d’autres avantages envisagés pour stimuler la demande, le coût d’achat reste prohibitif pour la plupart des ménages et l’infrastructure de recharge est encore embryonnaire.

Ensuite, l’environnement économique global diffère. En Norvège, la transition électrique s’inscrit dans une stratégie climatique cohérente, soutenue par une forte conscience environnementale et un soutien politique durable. En Tunisie, l’électromobilité coexiste avec des priorités multiples – maîtrise des importations, développement industriel, équité sociale – ce qui dilue les efforts en faveur de la voiture électrique. Le marché tunisien des véhicules propre est par conséquent resté anecdotique, représentant une fraction infime des immatriculations totales.

Les autorités tunisiennes ont fixé des objectifs volontaristes – viser, par exemple, plus de 125.000 véhicules électriques d’ici 2035 – mais ces cibles restent pour l’heure largement théoriques. Elles traduisent cependant une prise de conscience politique de l’importance de l’électromobilité non seulement pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour la modernisation du secteur des transports et l’indépendance énergétique.

L’histoire de l’électrique en 2026 dessine une carte mondiale contrastée : d’un côté, des champions de la mobilité propre, où la voiture électrique devient la norme ; de l’autre, des pays comme la Tunisie pour lesquels l’adoption reste embryonnaire, freinée par des obstacles structurels profonds. Cette fracture n’est pas seulement technologique, elle est aussi sociale et économique. Elle pose une question fondamentale : comment accélérer une transition équitable, qui ne laisse pas les pays en développement à la traîne alors que la planète tout entière est engagée dans la lutte contre le changement climatique ?

La réponse ne réside pas uniquement dans l’adoption de quotas ou de subventions, mais dans une stratégie globale qui combine accessibilité financière, développement d’infrastructures, formation, et intégration des réalités locales à l’architecture mondiale de la mobilité durable. Sans cela, la pleine électrification du parc automobile restera un objectif lointain pour une grande partie du monde.

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2026, Année de la Lecture en Tunisie

À l’initiative du ministère de l’Éducation nationale, l’année 2026 sera placée sous le signe de la lecture. Un vaste programme de bibliothèques scolaires va renforcer ce réseau pour atteindre 4000 bibliothèques qui seront dotées de nombreux ouvrages.

Un thème mobilisateur que cette Année de la Lecture qui ne manquera pas de mobiliser tous les opérateurs du domaine : bibliothèques publiques, centres culturels et aussi établissements scolaires.

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Dette extérieure : Où se situe réellement la Tunisie dans le classement africain ?

À la fin de l’année 2024, la Tunisie figure parmi les pays africains les plus endettés vis-à-vis de l’extérieur. Avec un encours estimé à environ 41,6 milliards de dollars, selon les données issues de la Banque mondiale et reprises par plusieurs institutions financières africaines, le pays se situe dans le haut du classement continental en termes de montants absolus, sans toutefois appartenir au groupe des très grandes économies africaines.

Selon les méthodologies retenues et la nature de la dette prise en compte, la Tunisie oscille entre la septième et la dixième place en Afrique. Cette variation s’explique principalement par la distinction entre dette extérieure totale, incluant le secteur privé, et dette publique externe seule.

Les premières places restent largement dominées par l’Afrique du Sud et l’Égypte, dont les encours dépassent 140 milliards de dollars, portés par la taille de leurs économies et un accès plus fluide aux marchés internationaux. La Tunisie évolue ainsi dans un groupe intermédiaire, aux côtés de pays comme le Maroc, l’Angola ou le Mozambique, avec des volumes plus limités mais des marges de manœuvre budgétaires plus restreintes.

Une trajectoire marquée par un pic puis une stabilisation

L’évolution de la dette extérieure tunisienne sur les dernières années met en évidence une phase de hausse marquée au début de la décennie, suivie d’une stabilisation progressive. Le pic a été atteint en 2021, dans un contexte de financement exceptionnel lié aux conséquences économiques de la pandémie. Depuis, l’encours en dollars a cessé de progresser de manière significative, malgré un environnement international défavorable caractérisé par la hausse des taux d’intérêt et le renchérissement du financement externe.

AnnéeDette extérieure (milliards $)
2020~41,9
2021~43,0
2022~41,0
2023~42,4
2024~40,4 – 41,6

Cette stabilisation traduit une combinaison de facteurs, dont une modération des nouveaux emprunts en devises et des remboursements plus importants, dans un contexte de forte pression sur la balance des paiements.

Un équilibre financier encore fragile

Au-delà du volume de la dette, l’indicateur le plus révélateur reste son poids par rapport à la richesse nationale. Le ratio dette extérieure sur PIB est passé d’environ 44,7% en 2023 à près de 39,1% en 2024, signalant une amélioration relative de la soutenabilité externe. Cette évolution a été rendue possible par une meilleure tenue des recettes en devises, notamment celles issues du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger.

Parallèlement, l’État tunisien a accentué son recours au financement intérieur afin de limiter l’exposition aux risques de change. En 2024, la dette domestique a dépassé la dette extérieure dans la structure globale de la dette publique, un choix qui permet de réduire la dépendance aux devises mais qui accroît la pression sur le système bancaire local et sur le financement de l’économie.

En 2024, la Tunisie a honoré des remboursements dépassant les 14 milliards de dinars, un effort significatif qui a contribué à contenir l’endettement extérieur. Cette stabilité reste néanmoins fragile et dépendante de facteurs exogènes, notamment la capacité du pays à maintenir des entrées de devises suffisantes et à accéder aux financements multilatéraux, qui représentent une part importante de sa dette extérieure.

Ainsi, la position de la Tunisie dans le classement africain reflète une situation intermédiaire. Le pays n’est pas confronté à un surendettement critique, mais demeure soumis à des contraintes structurelles qui exigent une gestion rigoureuse et prudente de ses équilibres financiers afin de préserver sa crédibilité économique et sa capacité de financement à moyen terme.

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Peines de 15 à 30 ans pour quatre trafiquants internationaux de cocaïne à Tunis

La Cour criminelle de Tunis a prononcé ce vendredi 26 décembre 2025 des peines de 15 à 30 ans de prison contre quatre individus de nationalité subsaharienne, membres d’un réseau international de trafic de cocaïne. Les condamnés ont été interpellés au cours d’une opération au niveau de l’aéroport de Tunis-Carthage, alors qu’ils tentaient d’introduire clandestinement la drogue sur le territoire tunisien.

Les accusés avaient pour méthode de diviser la cocaïne en capsules qu’ils avalaient pour la dissimuler dans leur système digestif. Cette technique, très risquée, a permis au réseau d’acheminer plusieurs kilos de drogue tout en échappant aux contrôles traditionnels.

Interception à l’aéroport

Les trafiquants ont été repérés lors de leur arrivée d’un pays européen à l’aéroport de Tunis-Carthage. Suite à un contrôle suspect, ils ont été soumis à un scanner corporel révélant la présence de corps étrangers dans leurs estomacs. Au total, 380 capsules de cocaïne ont été saisies, confirmant l’ampleur du trafic.

La Cour criminelle a infligé des peines allant de 15 à 30 ans de prison, mettant en avant la gravité des infractions et le caractère organisé du réseau. Les magistrats ont souligné la coordination internationale nécessaire à ce type d’opérations.

Cette condamnation s’inscrit dans le cadre de la lutte renforcée contre le narcotrafic en Tunisie, notamment via les points d’entrée internationaux. Elle illustre la sévérité des tribunaux face aux réseaux de drogue organisés opérant à l’échelle transnationale.

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Orange Tunisie et la GIZ remettent les diplômes aux futurs experts du photovoltaïque

Le programme Master Repair célèbre la remise des diplômes des jeunes formés à l’installation et à la maintenance de panneaux photovoltaïques. Cette initiative, soutenue par Orange Tunisie, sa Fondation et la GIZ, vise à renforcer l’employabilité et l’auto-emploi des jeunes peu ou pas qualifiés dans plusieurs régions du pays.

Un programme pour l’employabilité et l’auto-emploi

Master Repair, cofinancé par Orange MEA et appuyé par le programme develoPPP de la GIZ, s’inscrit dans l’initiative « Invest for Jobs » du gouvernement allemand. Il cible les jeunes peu ou pas qualifiés et leur propose des formations techniques spécialisées, notamment dans la réparation d’équipements électroniques, l’installation de panneaux photovoltaïques et le déploiement de la fibre optique.

En 2025, 44 jeunes ont suivi une formation certifiante de 25 jours en systèmes photovoltaïques, parmi lesquels 17 femmes et 6 personnes en situation de handicap. Le programme a été réalisé en partenariat avec Handicap International et des associations locales telles que DJAGORA, CIT’ESS Mahdia, l’Association Jeunes Science de Tunisie et EL SPACE.

Quatre modules pour un parcours complet

Le cursus comprenait quatre volets : installation et maintenance (certifiée par l’ANME), technico-commercial, développement des soft skills et fabrication numérique. Chaque participant a reçu un kit complet lui permettant de s’insérer directement sur le marché de l’emploi ou de lancer son projet entrepreneurial.

La remise des diplômes a offert aux jeunes une visibilité auprès d’entreprises et partenaires, renforçant leurs opportunités professionnelles. Les espaces de formation, équipés et sécurisés, assurent la continuité du programme qui se poursuivra en 2026 et 2027 avec de nouvelles sessions gratuites et accessibles, en cohérence avec la stratégie nationale d’Orange Tunisie en matière d’emploi, d’inclusion numérique et d’entrepreneuriat.

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Frappes américaines au Nigeria : Washington ouvre un nouveau front en Afrique de l’Ouest

Les États-Unis ont mené des frappes militaires contre des positions de l’organisation État islamique dans le nord-ouest du Nigeria. Annoncée par Donald Trump, cette intervention marque une escalade sécuritaire inédite depuis son retour à la Maison Blanche. Washington affirme avoir agi à la demande des autorités nigérianes, dans un contexte de violences persistantes.

Le président américain Donald Trump a annoncé que l’armée américaine avait conduit plusieurs frappes contre des combattants de l’organisation État islamique au Nigeria. L’opération, menée dans le nord-ouest du pays, a été présentée comme une réponse directe aux violences imputées au groupe djihadiste. Il s’agit de la première action militaire américaine de cette nature au Nigeria sous l’actuelle présidence.

Des frappes revendiquées par la Maison Blanche

Dans une communication officielle, Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient infligé de lourdes pertes à l’organisation État islamique. Selon Washington, ces frappes ont visé des cibles identifiées dans l’État de Sokoto, une zone touchée par l’insécurité armée.

Les autorités nigérianes ont confirmé l’intervention américaine, soulignant leur engagement dans une coopération sécuritaire avec plusieurs partenaires internationaux.

Donald Trump a justifié cette intervention en évoquant des attaques visant des populations chrétiennes, qualifiées par lui de menace majeure. Cette lecture est toutefois contestée par les autorités nigérianes et plusieurs analystes, qui estiment que les violences sont liées à une combinaison complexe de facteurs sécuritaires, économiques et territoriaux, plutôt qu’à une persécution religieuse systématique.

Un pays confronté à une insécurité multidimensionnelle

Au-delà du djihadisme dans le nord-est, le Nigeria fait face à une recrudescence des enlèvements contre rançon, particulièrement dans le nord-ouest et le centre du pays. Des centaines de civils, dont des élèves et des fidèles, ont été ciblés ces derniers mois, selon les Nations unies et des cabinets spécialisés.

Ces violences s’inscrivent dans un contexte de fragilisation de l’autorité de l’État, où le banditisme armé s’est progressivement structuré en activité lucrative, aggravant la crise sécuritaire et humanitaire.

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Gaz domestique : Les distributeurs en colère menacent d’interruption nationale

La Chambre nationale des distributeurs de bouteilles de gaz domestique, affiliée à l’UTICA, a annoncé une interruption de distribution pour les 12 et 13 janvier 2026. Face à des problèmes financiers et réglementaires persistants, le secteur met en garde contre des perturbations possibles de l’approvisionnement des foyers tunisiens si ses revendications légitimes ne sont pas traitées.

La distribution de gaz domestique en Tunisie pourrait connaître une interruption de deux jours en janvier prochain. La décision a été officialisée par Mohamed Mnif, président de la Chambre nationale des distributeurs, à l’issue de l’assemblée générale de la chambre tenue mercredi 24 décembre 2025. Elle fait suite à des revendications anciennes restées sans réponse, malgré de multiples correspondances et études transmises aux autorités de tutelle.

Les motifs de l’interruption

Quatre points principaux motivent cette suspension temporaire de l’activité :

  • Révision du cadre réglementaire : certaines dispositions du décret conjoint du 4 mars 2022 sont jugées inapplicables, compromettant l’approvisionnement régulier en gaz domestique.
  • Prime de distribution non versée : les hausses prévues pour 2023, 2024 et 2025 n’ont pas été réglées, alors que les distributeurs ont fourni des études détaillées aux autorités.
  • Planification future des augmentations : aucune programmation pour 2026-2028 n’a été définie, mettant en péril la pérennité du secteur.
  • Litige avec la Société Agil Gaz : des retenues sur approvisionnement non résolues pour 2023-2025 aggravent la situation financière des distributeurs concernés.

Ces points illustrent la tension persistante entre le secteur privé et les autorités publiques, avec un impact direct sur la capacité à fournir cette ressource essentielle aux ménages.

Une suspension qui inquiète les consommateurs

Cette interruption pourrait affecter l’ensemble du territoire national. Mohamed Mnif insiste sur le caractère exceptionnel de cette mesure, prise après l’accumulation de pertes financières et de difficultés opérationnelles majeures.

Les distributeurs se disent prêts à reprendre leurs activités dès que les autorités réviseront le cadre réglementaire, verseront les primes dues, et résoudront les litiges financiers.

La Chambre nationale avait déjà alerté le 26 novembre 2025 sur l’absence de solutions face aux difficultés croissantes. Le secteur dénonçait notamment le non-respect du procès-verbal du 23 mars 2022, l’absence de versement des primes de transport et de distribution, et l’absence de dialogue avec les autorités.

Malgré des investissements pour moderniser les centres de remplissage et augmenter les cadences, la capacité de stockage limitée reste un point de vulnérabilité, tandis que le prix de la bouteille de gaz reste fixé à 8,8 dinars.

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Transport, logistique et numérique : Tunis et Washington enclenchent un partenariat de nouvelle génération

La Tunisie et les États-Unis entendent donner une nouvelle impulsion à leur partenariat dans le secteur du transport. Lors d’une rencontre à Tunis, les deux parties ont affiché une convergence de vues autour de projets structurants, allant de l’aviation civile au ferroviaire, en passant par la numérisation et la sécurité, avec l’ambition de soutenir la croissance et les échanges bilatéraux.

Le ministre du Transport, Rachid Amri, a reçu, mercredi 24 décembre, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, pour examiner les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur du transport. Les discussions ont porté sur les axes stratégiques de partenariat et sur les moyens de traduire la volonté politique des deux pays en projets concrets. Le transport a été présenté comme un levier central du développement économique et de l’intégration internationale.

Priorités : aviation, ports, ferroviaire et numérique

Les deux responsables ont salué la qualité des relations tuniso-américaines dans le domaine du transport, réaffirmant leur détermination à les hisser à un palier supérieur. Cette dynamique s’inscrit, selon les deux parties, dans la continuité de la volonté politique affichée par les dirigeants des deux pays et dans une logique de coopération durable au service d’intérêts partagés.

Rachid Amri a souligné le rôle structurant du secteur du transport dans le renforcement des relations bilatérales. Il a mis l’accent sur l’importance de la liaison aérienne entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que sur la coopération dans la mise en œuvre de projets nationaux prioritaires.

L’aviation civile, le transport maritime, les ports et le réseau ferroviaire figurent parmi les domaines jugés clés pour accompagner la modernisation des infrastructures.

Le ministre a également insisté sur la numérisation, la mise en place de systèmes de transport intelligents et la valorisation des expertises et compétences disponibles des deux côtés.

Modernisation, sécurité et croissance économique

De son côté, l’ambassadeur américain a réaffirmé la priorité accordée par Washington au développement de la coopération bilatérale et à l’échange d’expertises. L’objectif affiché est de moderniser le système multimodal de transport, tout en renforçant les standards de sûreté et de sécurité.

Bill Bazzi a rappelé le rôle déterminant du transport dans le soutien de la croissance économique, la dynamisation des échanges commerciaux et le développement du tourisme entre les deux pays.

À l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu de poursuivre les concertations entre experts et spécialistes tunisiens et américains. Cette démarche vise l’élaboration de programmes concrets de coopération et de partenariat, ainsi que la promotion de l’investissement dans les secteurs du transport et de la logistique, dans une optique de bénéfices mutuels pour les deux peuples.

Un partenariat sectoriel qui s’inscrit dans une dynamique plus large

Cette volonté de renforcer la coopération tuniso-américaine dans le transport s’inscrit dans un mouvement plus global de diversification des partenariats internationaux de la Tunisie. Quelques jours auparavant, une rencontre similaire avait réuni le ministre tunisien de la Santé et l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, mettant en lumière l’élargissement de la coopération bilatérale au domaine sanitaire.

Les échanges avaient alors porté sur des axes stratégiques tels que la numérisation des systèmes de santé, l’intelligence artificielle, la formation des ressources humaines, la recherche scientifique et la surveillance épidémiologique selon l’approche One Health.

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Nolan face à sa première controverse avant même la sortie de The Odyssey

À plus d’un an de sa sortie, The Odyssey s’impose déjà comme l’un des films les plus attendus de 2026. Annoncé très tôt, porté par la signature de Christopher Nolan, souvent présenté comme l’héritier contemporain de Stanley Kubrick, le projet a suscité un engouement rare : des billets auraient même été réservés plus d’un an à l’avance dans certains circuits.

Mais la sortie du premier trailer a brutalement déplacé le débat. Non pas sur le récit, ni sur la mise en scène, mais sur un détail devenu central : le casque d’Agamemnon.

Un casque qui concentre toutes les critiques

Dès les premières images, l’armure du roi Agamemnon attire l’attention, en particulier son casque. Si la face avant intrigue, c’est surtout l’arrière — prolongé par une excroissance rappelant une colonne ou une “queue” dorsale — qui cristallise les critiques. Sur les réseaux sociaux, le reproche revient en boucle : une esthétique jugée anachronique, trop proche de l’univers super-héroïque ou du jeu vidéo, et éloignée de l’imaginaire mycénien.

Certains internautes ironisent sur un recyclage visuel de Batman, d’autres dénoncent une confusion entre la Grèce antique et un univers de fantasy sombre, allant jusqu’à comparer l’accessoire à une armure sortie de Mordor plutôt que de Mycènes.

Entre liberté artistique et exigence historique

Au-delà de la moquerie, des critiques plus structurées émergent. Des amateurs d’histoire comme des spectateurs avertis s’interrogent : jusqu’où peut-on styliser un mythe sans en brouiller l’ancrage culturel ? Le casque devient ainsi le symbole d’un débat plus large sur l’adaptation cinématographique des récits fondateurs : faut-il viser la vraisemblance historique, ou assumer une réinterprétation radicale au nom du spectacle ?

Ce tir de barrage n’épuise toutefois pas la curiosité. Beaucoup rappellent que L’Odyssée est aussi peuplée de créatures fantastiques, de monstres et de visions irréalistes, et que ces choix esthétiques pourraient trouver leur cohérence dans le film final.

Pour certains observateurs, la polémique autour du casque d’Agamemnon dépasse la simple question de fidélité historique. Elle ravive une critique plus ancienne adressée au cinéma de Christopher Nolan : une prédilection pour des choix visuels puissants et spectaculaires, parfois perçus comme prenant le pas sur la profondeur du propos. Dans cette lecture, The Odyssey cristalliserait une tension récurrente entre ambition esthétique et exigence de sens.

Un débat appelé à évoluer

Pour l’instant, Agamemnon sert de paratonnerre à une attente immense. Mais à mesure que de nouvelles images seront dévoilées, la controverse pourrait se déplacer — ou s’éteindre — au profit d’un jugement plus global sur l’œuvre.

The Odyssey est attendu en salles le 17 juillet 2026. D’ici là, Nolan devra composer avec une réalité désormais familière : chaque détail de son cinéma est scruté, disséqué, et parfois contesté avant même la première projection.

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Aéroport de Tunis-Carthage : 627 capsules de cocaïne découvertes dans l’estomac de ressortissants étrangers

Les services de sécurité de l’aéroport de Tunis-Carthage ont mis en échec une importante tentative de trafic de drogue impliquant des ressortissants étrangers. Plus de neuf kilogrammes de cocaïne ont été saisis après une opération coordonnée entre police, douanes et autorités judiciaires.

Un réseau international démantelé à l’arrivée d’un vol

Les services de la police des frontières à l’aéroport de Tunis-Carthage ont récemment déjoué une opération de contrebande de grande ampleur. L’intervention a permis la saisie de 627 capsules de cocaïne brute, pour un poids total dépassant neuf kilogrammes, et l’arrestation de membres d’un réseau étranger spécialisé dans le trafic de stupéfiants.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le réseau est composé de ressortissants originaires de pays d’Afrique subsaharienne, soupçonnés d’acheminer la drogue vers la Tunisie via les points frontaliers aériens.

Des comportements suspects

L’opération a été déclenchée après l’identification de sept passagers africains arrivés à bord d’un vol de la compagnie nationale le 19 décembre. Leur attitude jugée anormalement nerveuse a attiré l’attention des agents, qui ont procédé à leur interception et à un premier interrogatoire.

Les suspects ont nié, dans un premier temps, détenir des substances interdites ou des objets suspects. Un contrôle approfondi de leurs bagages et de leurs effets personnels a alors été ordonné par les services de la douane.

Des capsules ingérées avant l’arrivée en Tunisie

Les vérifications ont permis d’établir que deux des suspects avaient ingéré des quantités importantes de drogue conditionnée sous forme de capsules avant leur arrivée sur le territoire tunisien. Les autres individus ont d’abord nié avoir procédé à des ingestions similaires.

Les sept personnes ont été transférées à la brigade des recherches judiciaires pour la poursuite des investigations, sous la supervision du parquet.

Sur instruction du ministère public, les suspects ont été conduits à l’hôpital Charles Nicolle de Tunis afin de subir des examens d’imagerie médicale. Les résultats ont confirmé que l’ensemble des individus avait ingéré un nombre important de capsules contenant de la cocaïne.

Outre la drogue, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie d’une somme d’argent en devises étrangères. L’enquête a également permis d’identifier des complices tunisiens opérant sur le territoire national, désormais recherchés et inscrits sur les listes de personnes faisant l’objet d’un avis de recherche.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts continus visant à lutter contre les réseaux criminels internationaux impliqués dans le trafic de drogue et les autres formes de criminalité transfrontalière. Les autorités sécuritaires renforcent la surveillance des passagers arrivant en Tunisie afin de prévenir l’introduction de substances illicites sur le territoire.

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Administration publique : Cap sur une nouvelle génération de cadres

La réforme de la formation administrative a été au centre d’un entretien tenu au Palais du gouvernement à la Kasbah entre la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, et la directrice de l’École nationale d’administration (ENA), Khawla Abidi. La rencontre s’inscrit dans une démarche visant à refondre de manière structurelle et globale le système de formation des cadres de l’État.

Adapter la formation aux choix nationaux et aux priorités de l’État

Les échanges ont porté sur la nécessité d’aligner les programmes de formation des cadres administratifs sur les orientations nationales et les choix stratégiques de l’État. La cheffe du gouvernement a souligné l’importance de former des profils capables de s’adapter rapidement aux mutations institutionnelles et aux exigences de la gestion publique moderne.

Elle a insisté sur la nécessité de rompre avec les pratiques administratives traditionnelles jugées rigides, appelant à la formation de cadres ouverts, réactifs et orientés vers la recherche de solutions, afin d’améliorer la qualité des services rendus aux citoyens et de réduire les délais de traitement des dossiers.

La réforme envisagée prévoit le développement des programmes de formation initiale destinés aux cadres supérieurs et moyens, avec un accent particulier sur la préparation pratique à l’exercice des fonctions administratives au sein des différentes structures de l’État.

L’objectif est de doter les futurs responsables administratifs des compétences opérationnelles nécessaires pour assurer une gestion efficace des affaires publiques, tant au niveau central que régional et local.

Intégration des nouvelles technologies

Un autre volet majeur de la réforme concerne le renforcement de la formation continue pour l’ensemble des catégories de cadres, dans tous les ministères et institutions publiques. Cette approche vise à accompagner les évolutions technologiques, à encourager l’innovation et à favoriser le renouvellement des pratiques administratives.

La cheffe du gouvernement a appelé à une programmation coordonnée des cycles de formation, fondée sur l’usage des nouvelles technologies et assortie de mécanismes d’évaluation périodique des compétences acquises.

Sarra Zaafrani Zenzeri a demandé l’élaboration d’un plan d’action global, en cohérence avec la politique économique et sociale de l’État et le plan de développement 2026-2030. Ce plan devra inclure des cycles de formation initiale et qualifiante destinés aux administrations centrales, régionales et aux collectivités locales, afin de renforcer le suivi et la supervision des projets publics.

Engagement de l’ENA à mettre en œuvre les réformes

De son côté, la directrice de l’ENA a exprimé l’engagement de l’institution à mettre en œuvre les réformes structurelles requises, à actualiser les programmes de formation initiale et continue et à veiller à leur adéquation avec les besoins des ministères, des établissements publics et du marché de l’emploi.

Elle a également présenté un rapport relatif à la 17ᵉ session de formation intitulée « Leadership administratif et innovation publique », organisée par l’ENA dans le cadre de ses activités de renforcement des compétences.

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Tunisie – Prêts bancaires : Cet ancien PDG condamné à trois ans de prison

La chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a condamné Ahmed Rjiba, ancien président-directeur général de la Banque de l’Habitat, à trois ans de prison assortis d’amendes, rapporte Mosaïque FM.

Le dossier concerne des soupçons de corruption financière et administrative liés à l’octroi d’un prêt bancaire à un commerçant spécialisé dans la distribution d’huiles, en violation des procédures légales en vigueur.

La même chambre a prononcé une peine de quatre ans de prison à l’encontre du commerçant, deux ans de prison pour le directeur de l’agence bancaire impliqué, et a rejeté les poursuites à l’encontre des autres personnes mises en cause.

Cette décision souligne une fermeté assez palpable de la justice dans le traitement des affaires de corruption financière et administrative, notamment dans le secteur bancaire.

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BA Glass en Tunisie : Une stratégie industrielle qui regarde aussi vers l’Afrique

Selon le communiqué du ministère de l’Économie et de la Planification, le président-directeur général de BA Glass a expliqué que le choix de la Tunisie répondait à des considérations stratégiques, en cohérence avec l’orientation du groupe vers de nouveaux marchés, notamment en Afrique.

Un acteur industriel européen de premier plan

Fondé au Portugal, BA Glass est l’un des principaux groupes européens spécialisés dans le verre d’emballage, produisant essentiellement des bouteilles et des bocaux destinés aux industries des boissons, de l’agroalimentaire et, dans une moindre mesure, de la pharmacie.

Le groupe dispose aujourd’hui de 14 usines de production réparties dans sept pays : le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie et le Mexique. Il emploie plus de 4 000 personnes et produit environ 12 milliards de contenants en verre par an, exportés vers plus de 70 pays à travers le monde.

Jusqu’à présent, BA Glass ne dispose d’aucune implantation industrielle en Afrique, un élément qui confère un relief particulier à l’intérêt affiché pour la Tunisie.

La Tunisie, entre attractivité industrielle et positionnement régional

Lors de la rencontre avec le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, le PDG de BA Glass a mis en avant plusieurs facteurs ayant motivé le choix de la Tunisie, notamment sa position géographique, la disponibilité de compétences locales et la qualité des ressources humaines.

Autant d’éléments qui s’inscrivent, selon le communiqué du ministère, dans la stratégie globale du groupe visant à se déployer vers des espaces nouveaux et prometteurs, avec une attention particulière portée au continent africain, présenté comme un horizon de développement.

Pour les autorités tunisiennes, cet intérêt converge avec les priorités nationales en matière de création d’emplois, de transfert de technologies et de renforcement des capacités exportatrices. Le ministre a ainsi affirmé la disponibilité de son département et des structures concernées pour accompagner l’entreprise dans les différentes étapes de son projet.

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Balance énergétique : Déficit quasi stable à 9148 MD

Le déficit de la balance commerciale énergétique de la Tunisie a enregistré une quasi-stabilité à fin octobre 2025, en tenant compte de la redevance du gaz algérien. Il s’est établi à 9148 millions de dinars, contre 9168 millions de dinars durant la même période de l’année précédente. Ces données figurent dans le dernier rapport de conjoncture publié par l’Observatoire national de l’Énergie et des Mines.

Un déficit inchangé malgré la baisse des échanges

Selon le rapport, la situation quasi stable du déficit intervient dans un contexte de recul des échanges énergétiques en valeur. Les exportations de produits énergétiques ont enregistré une baisse marquée de 29%, tandis que les importations ont diminué de7 % sur la période considérée.

Cette évolution combinée a permis de contenir le déficit énergétique, malgré un environnement international défavorable.

L’Observatoire souligne que la balance commerciale énergétique reste fortement influencée par trois paramètres majeurs : les volumes échangés, l’évolution du taux de change du dinar face au dollar américain et les cours internationaux du pétrole brut, notamment le Brent.

Recul des cours du Brent et affaiblissement du dinar

En octobre 2025, les cours du Brent ont reculé de 11 dollars le baril par rapport à octobre 2024, contribuant à atténuer partiellement la pression sur les importations énergétiques. Le baril (bbl) correspond à une unité de mesure d’environ 159 litres.

Parallèlement, le dinar tunisien a enregistré une dépréciation de 5% face au dollar américain sur la même période. Cette évolution du taux de change, dans un secteur largement libellé en devises, a limité les effets positifs de la baisse des prix internationaux.

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Aéronautique et spatial : La Tunisie renforce sa visibilité au grand rendez-vous de Hambourg

La Tunisie a pris part au Forum de l’aviation de Hambourg, l’un des événements majeurs du secteur en Europe, afin de consolider son positionnement comme plateforme industrielle et technologique crédible dans l’aérospatial.

Cette présence a servi de vitrine pour promouvoir le savoir-faire national auprès des acteurs internationaux de la filière. L’objectif est clair : attirer de nouveaux investissements et s’insérer durablement dans les chaînes de valeur mondiales.

Une présence ciblée dans un forum stratégique

Organisé sur deux jours autour des enjeux de résilience, de transformation numérique et de durabilité, le Forum de l’aviation de Hambourg a réuni plus d’un millier de professionnels issus de l’ensemble de l’écosystème aéronautique mondial.

Dans ce cadre, la participation tunisienne a été pensée comme une opération de positionnement stratégique, misant sur les échanges directs et les rencontres professionnelles.

L’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA-Tunisia), à travers sa représentation en Allemagne, a multiplié les contacts et les rencontres B2B afin de faire connaître les capacités industrielles tunisiennes et d’identifier de nouvelles opportunités de partenariat.

Un écosystème mis en avant avec le GITAS

Cette démarche s’est appuyée sur une coordination étroite avec le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), dont la forte présence a permis de donner une visibilité collective au secteur. Le stand du groupement a constitué un point de convergence pour des échanges avec des donneurs d’ordre, des équipementiers et des décideurs industriels.

La délégation tunisienne a mis en avant un secteur désormais structuré autour de l’ingénierie, de la production industrielle et des activités de maintenance. Aujourd’hui, l’écosystème national regroupe plus de 80 entreprises, majoritairement tournées vers l’export, et génère plus de 20 000 emplois directs.

Le capital humain comme argument central

Au-delà des infrastructures et des capacités industrielles, l’accent a été mis sur la qualité du capital humain tunisien. Les intervenants ont souligné le rôle des écoles d’ingénieurs et des centres de formation spécialisés, qui alimentent le secteur en compétences qualifiées et adaptables aux standards internationaux.

Cet argument constitue l’un des piliers de l’attractivité tunisienne, dans un contexte mondial marqué par une forte concurrence pour les talents et les investissements technologiques.

Cap sur les Rencontres Aérospatiales de Tunis

Le forum a également servi de tremplin pour la promotion des prochaines Rencontres Aérospatiales Tunisie, prévues à Tunis du 7 au 9 juillet 2026. FIPA-Tunisia et le GITAS ont profité de l’événement pour inviter les participants internationaux à cette convention B2B, présentée comme un nouveau temps fort pour connecter l’écosystème tunisien aux marchés mondiaux.

La participation tunisienne a enfin été ponctuée par la visite officielle du Consul de Tunisie à Hambourg, qui a salué l’importance de cette présence pour soutenir la dynamique de développement et de rayonnement du secteur aérospatial national.

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