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Un plan, 3671 réunions et une promesse : l’État se dit à l’écoute du terrain

La présidence de la République a présenté, mercredi 7 janvier, les premiers éléments du plan de développement 2026-2030, lors d’une réunion au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafidh. Le communiqué publié à l’issue de cet entretien affirme que le projet repose sur une large consultation menée dans l’ensemble du pays, avec 3671 réunions tenues aux niveaux local, régional et interrégional.

Selon la présidence, ces rencontres ont permis de faire remonter un ensemble de priorités exprimées par les participants : simplification des procédures administratives, amélioration des établissements scolaires, accélération de l’exécution des projets publics, appui aux jeunes porteurs d’initiatives, lutte contre l’expansion urbaine non réglementée et renforcement des infrastructures, notamment dans les zones rurales.

Méthode ascendante

Le communiqué insiste sur la démarche, qualifiée de participative et « ascendante », consistant à partir des attentes locales avant d’élaborer un cadre national.

Cette approche est présentée comme une alternative aux modèles de planification centralisés adoptés lors des cycles précédents. La présidence y voit un moyen de rapprocher les politiques publiques des besoins exprimés sur le terrain.

Aucun détail n’a toutefois été communiqué concernant les arbitrages financiers, le calendrier d’exécution ou les objectifs chiffrés du futur plan, qui doivent être précisés ultérieurement dans un rapport final.

Positionnement politique

Le chef de l’État estime que ces consultations dessinent un « modèle de développement » qui serait déjà identifié par les citoyens et susceptible de répondre aux attentes sociales prioritaires. Il a appelé à mobiliser les administrations et à garantir que les responsables chargés de la mise en œuvre agissent « avec intégrité » et en tenant compte de l’intérêt général.

Le discours évoque également un rôle accru pour les jeunes générations, décrites comme prêtes à assumer des responsabilités publiques.

Une ambition encore à préciser

En conclusion, la présidence évoque une étape importante dans le parcours institutionnel du pays, avec l’objectif affiché de renforcer la justice sociale, la liberté et la dignité.

La publication du rapport final et la traduction concrète de ces orientations sur le terrain constitueront les prochaines étapes.

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Kaïs Saïed trace les contours d’un nouveau rôle pour les médias publics

Le président de la République a réuni au palais de Carthage les principaux responsables des médias publics et de la presse nationale. Au cœur de la rencontre : l’histoire de la presse tunisienne, la mission du service public de l’information et les enjeux politiques et symboliques du moment. Kaïs Saïed a insisté sur la poursuite du processus de libération nationale et sur la nécessité de repenser en profondeur certains concepts hérités du passé.

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu au palais de Carthage les principaux responsables des institutions médiatiques publiques et de plusieurs groupes de presse nationaux, dans une réunion à forte portée politique et symbolique. Étaient présents les dirigeants de la Télévision tunisienne, de la Radio tunisienne, de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), de la SNIPE La Presse ainsi que le représentant de Dar Assabah.

Entre mémoire et combat national

Lors de cette rencontre, le chef de l’État est longuement revenu sur les grandes étapes qui ont marqué l’histoire de la presse en Tunisie, depuis les premiers textes fondateurs de la fin du XIXᵉ siècle jusqu’au cadre juridique en vigueur aujourd’hui. Il a évoqué le rôle central joué par les journaux et les figures intellectuelles dans le mouvement de libération nationale.

A travers ce rappel historique, Kaïs Saïed a voulu souligner que la presse n’a jamais été un simple outil d’information, mais un acteur à part entière des grandes batailles politiques et culturelles du pays.

Le président a insisté sur la responsabilité particulière qui incombe aujourd’hui aux médias publics : refléter les préoccupations quotidiennes des citoyens, garantir une information transparente et défendre l’intérêt général. Il a estimé que cette mission est d’autant plus cruciale dans le contexte politique actuel, marqué par ce qu’il a qualifié de « délégation populaire » intervenue récemment.

Selon lui, le média public ne peut se contenter d’un rôle passif ou administratif, mais doit être un espace vivant, en prise directe avec les attentes sociales et les mutations profondes que traverse le pays.

Des concepts à repenser

Kaïs Saïed a également affirmé que de nombreux concepts hérités des périodes précédentes sont désormais dépassés et ne correspondent plus aux réalités actuelles. Il a réitéré que les défis restent considérables pour atteindre les objectifs de la Révolution, tout en assurant que le processus de libération nationale se poursuit conformément à la volonté du peuple.

A travers cette rencontre, le message adressé aux responsables des médias apparaît clair : dans la phase actuelle, la bataille de l’information et du sens est indissociable de la bataille politique elle-même.

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Kaïs Saïed trace le cap de 2026 et promet une « guerre de libération sociale »

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est adressé mercredi 31 décembre 2025 au peuple tunisien à l’occasion de la nouvelle année 2026. Dans une allocution diffusée sur la page officielle de la présidence, le chef de l’État a présenté ses vœux aux Tunisiens, leur souhaitant santé, prospérité et dignité.

Dès l’entame de son discours, Kaïs Saïed a affirmé la volonté de poursuivre « le même chemin, avec la plus grande rapidité, en restant fermes et confiants », afin de répondre aux revendications légitimes du peuple, notamment en matière d’emploi, de liberté et de dignité nationale.

Le président de la République a insisté sur la richesse fondamentale du pays, qu’il ne limite pas aux ressources naturelles. Selon lui, la principale force de la Tunisie réside dans son capital humain, qualifié de richesse inépuisable, composé d’hommes et de femmes de toutes générations, en Tunisie comme à l’étranger.

Évoquant les défis actuels, Kaïs Saïed a estimé que la volonté sincère et collective permet de surmonter les difficultés et d’assurer des conditions de vie décentes à l’ensemble des citoyens. Il a souligné que l’avenir se construit par l’action, annonçant l’ouverture prochaine de nouvelles perspectives, en particulier pour la jeunesse, appelée à « porter les flambeaux de la lumière ».

Guerre de libération sur tous les fronts

Le chef de l’État a également évoqué une « guerre de libération sur tous les fronts », plaçant la question sociale au premier rang des priorités. La justice sociale a été présentée comme le socle de la stabilité, de la création de richesse et de l’emploi. Dans ce contexte, il a plaidé pour l’adoption de nouvelles législations, estimant que les textes évoluent avec le temps et ne produisent leurs effets que lorsqu’ils sont appliqués par des responsables animés d’un véritable esprit national et d’un sens élevé de la responsabilité.

Kaïs Saïed a, par ailleurs, critiqué les comportements opportunistes et les pratiques entravant la bonne marche des services publics et des projets, affirmant que la Tunisie n’a pas besoin de ceux qui recherchent uniquement les privilèges ou l’exposition médiatique. Il a appelé, en revanche, à mobiliser les compétences libres et engagées dans tous les secteurs, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Sur le plan international, le président de la République a réaffirmé l’attachement de la Tunisie à ses principes et à ses choix souverains, rejetant toute logique de domination ou de hiérarchie entre les peuples. « Nous resterons maîtres sur notre terre », a-t-il martelé.

Enfin, Kaïs Saïed a rappelé que les revendications de la révolution tunisienne ne relèvent pas de simples promesses, mais doivent se traduire par des réalités concrètes. Il a conclu son allocution en réitérant le soutien indéfectible de la Tunisie au peuple palestinien et à son droit à établir un État indépendant et pleinement souverain, avec Jérusalem pour capitale.

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Huile d’olive : Le stockage au cœur du message présidentiel

En recevant, lundi 29 décembre au Palais de Carthage, les responsables du secteur agricole, le président Kaïs Saïed a livré un discours à la tonalité plus concrète qu’à l’accoutumée. Si l’agriculture reste, selon lui, un pilier de la sécurité nationale, l’accent a été mis sur une faiblesse précise : l’insuffisance persistante des capacités de stockage de l’huile d’olive, malgré une récolte annoncée comme exceptionnelle après plusieurs années de sécheresse.

Le chef de l’État a estimé que l’augmentation enregistrée entre la saison précédente et la saison en cours demeure « limitée » et ne répond pas aux besoins réels du marché. Une reconnaissance rare, qui déplace le débat du terrain politique vers celui des contraintes logistiques et structurelles, alors que les petits producteurs peinent à écouler leur production dans des conditions jugées équitables.

Un soutien affiché aux petits producteurs

Kaïs Saïed a appelé à lever rapidement les obstacles auxquels font face les petits agriculteurs, depuis la récolte et la trituration jusqu’à la commercialisation, en Tunisie comme à l’export. Il a rappelé le rôle central des offices publics, notamment l’Office national de l’huile, dans la régulation du marché, tout en dénonçant les pratiques spéculatives et les tentatives d’accaparement.

Dans le même esprit, le président a évoqué la nécessité de renouveler le cheptel national et de préserver les semences tunisiennes, afin de limiter toute dépendance extérieure. Une manière d’élargir la notion de souveraineté agricole au-delà de la seule question des volumes produits, pour l’inscrire dans une réflexion plus globale sur les moyens et les choix structurels de l’État.

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Transports : Kaïs Saïed dénonce des dysfonctionnements graves et annonce une reprise en main de l’État

Le président de la République, Kaïs Saïed, a exprimé une vive colère face aux graves perturbations affectant les secteurs du transport aérien, terrestre et maritime. Lors d’un entretien avec le ministre du Transport au palais de Carthage, il a exigé des mesures immédiates, une reddition des comptes et la reconstruction des services publics qu’il estime avoir été délibérément affaiblis.

Le président Kaïs Saïed a reçu au palais de Carthage le ministre du Transport, Rachid Amri, pour un entretien consacré à la situation critique des transports publics.

Il a dénoncé des dysfonctionnements jugés inacceptables, notamment dans le transport aérien, où des retards massifs ont été enregistrés. Le chef de l’État a appelé à des décisions urgentes et à une responsabilisation claire des parties fautives, selon un communiqué de la Présidence de la République.

Transport aérien : des retards jugés intolérables

Kaïs Saïed a affirmé que les retards répétés des vols, aussi bien dans les aéroports tunisiens qu’à l’étranger, ne peuvent être justifiés par aucun critère opérationnel ou technique. Il a évoqué des situations extrêmes où des passagers auraient attendu plusieurs jours avant de pouvoir embarquer, qualifiant ces pratiques d’atteinte directe aux droits des citoyens.

Le président a insisté sur la nécessité de mettre fin immédiatement à ces dérives et de sanctionner les responsables.

Tunisair : une institution affaiblie volontairement

Le chef de l’État a rappelé que la compagnie nationale Tunisair fut longtemps un symbole de performance et de souveraineté économique.

Selon lui, la dégradation actuelle de l’entreprise n’est pas le fruit du hasard mais résulte de choix et de manœuvres destinés à justifier son abandon ou sa cession. Il a réaffirmé son refus catégorique de toute forme de renoncement aux entreprises publiques stratégiques.

Transport terrestre : 136 nouveaux bus attendus

La réunion a également porté sur la situation du transport terrestre et les solutions envisagées pour alléger les difficultés quotidiennes des usagers. Une première tranche de 136 bus doit être réceptionnée prochainement, avant l’arrivée de nouvelles livraisons.

Kaïs Saïed a souligné l’importance de leur maintenance, de leur bonne gestion et de leur répartition équitable entre les régions, selon des critères transparents. Il a également insisté sur l’urgence de renforcer le parc du métro léger par de nouvelles rames.

Transport maritime : actes de sabotage sans précédent

Abordant le secteur maritime, le président a dénoncé des actes d’endommagement volontaires observés récemment, qualifiés d’inédits. Il a rappelé que toute embarcation devait obligatoirement subir des contrôles techniques rigoureux avant de prendre la mer, estimant que ces défaillances ne peuvent être considérées comme accidentelles.

Kaïs Saïed a réaffirmé que l’État est engagé dans un processus de reconstruction des services publics essentiels, après des années de dégradation et de corruption. Il a souligné que le droit à un transport fiable et digne ne relève pas uniquement de textes juridiques, mais constitue un droit humain fondamental.

Le président a conclu en affirmant que les responsables de la détérioration des infrastructures publiques devront rendre des comptes, estimant qu’ils ont porté atteinte non seulement aux finances publiques, mais aussi à la dignité et aux droits du peuple tunisien.

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Kaïs Saïed resserre les rangs avec le Parlement

Le président de la République a reçu au palais de Carthage les présidents des deux chambres du Parlement. Au cœur des échanges : la souveraineté nationale, la responsabilité institutionnelle et la mobilisation collective pour affronter les défis sociaux et économiques. Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d’un front uni pour traduire les attentes populaires en actes concrets.

Le chef de l’État, Kaïs Saïed, a accueilli au palais de Carthage le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Ibrahim Bouderbala, ainsi que le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali.

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales et économiques. Le président a réaffirmé l’orientation souverainiste de la Tunisie et son engagement à agir, avec les institutions législatives, pour relever les défis majeurs du pays.

Souveraineté et volonté populaire

Selon la présidence de la République, Kaïs Saïed a réitéré l’attachement de la Tunisie à ses choix nationaux et à la volonté exprimée par le peuple. Il a souligné que chaque institution est appelée à assumer pleinement son rôle, dans le respect de ses prérogatives, afin de faire face aux enjeux sociaux et économiques pressants.

Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un engagement continu et coordonné, estimant que les défis actuels exigent une action sans relâche et une cohérence accrue entre les différentes instances du pouvoir.

Rôle central de la jeunesse

Kaïs Saïed a également mis en avant les ressources humaines et les compétences dont dispose la Tunisie. Il a exprimé sa conviction que le pays regorge de potentialités encore sous-exploitées et que la jeunesse tunisienne est en mesure de concrétiser ses aspirations, non seulement à travers des textes et des discours, mais surtout par des réalisations tangibles.

Le président a insisté sur la nécessité de transformer les espoirs en actions concrètes, portées par des citoyens engagés et déterminés à contribuer au redressement national.

Évoquant les attentes populaires, le chef de l’État a affirmé que leur concrétisation repose sur des patriotes plaçant l’intérêt supérieur de la nation et la dignité du peuple au-dessus de toute autre considération. Il a appelé à faire preuve d’altruisme et d’abnégation pour combattre l’injustice, le chômage et les formes d’exclusion qui minent la cohésion sociale.

Appel à l’unité et mise en garde politique

Ces priorités, a-t-il souligné, constituent le socle de toute action politique visant à restaurer la confiance et à répondre aux revendications profondes de la société tunisienne.

Dans ce contexte, Kaïs Saïed a exhorté les différentes forces nationales à resserrer les rangs et à avancer dans un même sens, conformément à la voie tracée par le peuple. Il a affirmé sa détermination à relever les défis à venir et à faire face aux courants qu’il qualifie de rétrogrades, accusés de vouloir freiner ou inverser le processus engagé.

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Tunisie : Kaïs Saïed exhorte l’exécutif à passer à « la vitesse supérieure »

En recevant la cheffe du gouvernement au palais de Carthage, le président Kaïs Saïed a exhorté l’exécutif à changer de rythme. Fort du soutien populaire exprimé récemment, il a insisté sur une action globale, rompant avec les solutions fragmentées, et averti que les responsables défaillants feront face à des réponses concrètes. Le chef de l’État a réaffirmé que l’intérêt national, la souveraineté et l’intégrité doivent primer à tous les niveaux de décision.

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, au palais de Carthage. Au cœur des échanges : l’impératif d’accélérer l’action publique dans l’ensemble des secteurs. Le chef de l’État a relié cette exigence au soutien populaire récemment exprimé, qu’il a qualifié de message politique fort, indique un communiqué de la Présidence de la République.

Mise en garde contre les approches au cas par cas

Le président Saïed a plaidé pour un passage à « la vitesse supérieure » dans tous les domaines, estimant que le contexte impose des décisions rapides et cohérentes. Il a mis en garde contre les approches au cas par cas, appelant à une vision d’ensemble capable de répondre durablement aux préoccupations des citoyens. L’objectif affiché est de restaurer la confiance par des politiques lisibles et des résultats tangibles.

Insistant sur les critères d’un bon responsable public, le chef de l’État a souligné la primauté de l’intérêt national et la défense de la souveraineté. Il a également rappelé l’exigence d’intégrité et de loyauté, ainsi que l’obligation d’agir pour lever les obstacles qui pèsent sur la vie quotidienne des Tunisiens. Pour Kaïs Saïed, la fonction publique ne saurait se réduire à la communication, mais doit produire des effets concrets.

Des réponses concrètes aux défaillances

Face aux responsables jugés incapables de servir loyalement le citoyen, le président a averti que la réponse ne se limitera ni à des discours ni à des communiqués. Il a promis des mesures ayant un impact réel, destinées à matérialiser les objectifs de la révolution, notamment en matière d’emploi, de liberté et de dignité nationale.

Kaïs Saïed a rendu hommage à la conscience civique du peuple tunisien, qu’il considère comme un rempart face aux manœuvres et aux tentatives de déstabilisation. Il a salué la maturité politique des citoyens, estimant qu’elle protège le pays contre la duplicité et les agendas contraires à l’intérêt national.

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Kaïs Saïed : « Le peuple a donné une leçon à tous »

À l’occasion de la commémoration du quinzième anniversaire du déclenchement de la révolution tunisienne, le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé que le peuple tunisien a adressé, la veille, « des messages clairs et assurés d’arriver à destination », qualifiant cette mobilisation de véritable leçon politique.

S’exprimant lors de sa rencontre avec la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, le chef de l’État a vivement critiqué ceux qu’il accuse de persister dans « l’égarement et la confusion ».

Selon lui, l’État tunisien ne peut être dirigé « par des publications sur les réseaux sociaux ni par des documents fabriqués qui n’existent que dans l’imaginaire malade de leurs auteurs », estimant que ces acteurs sont désormais « démasqués et exposés ».

Kaïs Saïed a également insisté sur la portée symbolique et historique de la journée de commémoration, la qualifiant de moment fondateur appelé à être consigné « en lettres d’or » dans les annales de l’histoire nationale. Il a souligné que l’essence de cette date réside dans la poursuite du chemin tracé par le peuple tunisien « avec son sang, ses blessures et ses espoirs ».

La Révolution au coeur du projet

Réaffirmant sa ligne politique, le président de la République a martelé qu’aucune atteinte à la souveraineté nationale ne saurait être tolérée. Il a, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité de rendre des comptes, dans le strict respect de la loi, estimant que la reddition des comptes constitue un droit légitime du peuple tunisien au regard des injustices subies, du pillage des richesses nationales et du gaspillage des ressources du pays.

À travers ce discours, Kaïs Saïed inscrit une nouvelle fois la mémoire de la révolution au cœur de son projet politique, en la présentant comme un référentiel permanent pour légitimer les choix de l’État et justifier l’option d’une rupture assumée avec les pratiques du passé.

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Tunis : Kaïs Saïed se rend à l’avenue Habib Bourguiba dès l’aube

Ce mercredi 17 décembre 2025, plusieurs rassemblements ont été observés sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis, à l’occasion de la quinzième commémoration de la révolution tunisienne.

Dans les premières heures de la journée, le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu devant le Théâtre municipal, où il a été accueilli par un groupe de citoyens brandissant des banderoles de soutien et de solidarité. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et reprises par certains médias ont montré cette scène, témoignant d’un accueil chaleureux pour le chef de l’État.

Cette visite présidentielle intervient quelques heures avant une grande marche organisée par les partisans du « 25 juillet », un mouvement soutenant les initiatives et décisions du président.

Rassemblements à Tunis

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte où d’autres groupes de manifestants ont choisi de se rassembler aujourd’hui à Tunis pour protester contre ce qu’ils perçoivent comme une ingérence étrangère dans les affaires nationales, exprimant ainsi un large éventail d’opinions et de revendications dans la capitale.

La coïncidence de ces différents rassemblements souligne le caractère symbolique de la date du 17 décembre, qui marque le début de la révolution tunisienne de 2010, tout en reflétant la polarisation actuelle de l’opinion publique autour des actions du président et des questions de souveraineté nationale.

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Fête de la Révolution : Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2014 détenus

A l’occasion de la Fête de la Révolution du 17 décembre, le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle en faveur de 2014 détenus. La décision a été annoncée aujourd’hui dans un communiqué officiel de la présidence de la République. Elle s’inscrit dans le cadre des mesures traditionnelles prises lors des grandes commémorations nationales.

Dans son communiqué, la présidence de la République précise que le chef de l’État a décidé d’accorder une grâce présidentielle à 2014 personnes incarcérées. Cette mesure relève des prérogatives constitutionnelles du président en matière de réduction de peines.

Libération conditionnelle pour 674 autres détenus

Le communiqué indique également que le président de la République a ordonné l’octroi de la libération conditionnelle à 674 autres détenus. Cette mesure vient s’ajouter à la grâce présidentielle accordée à 2014 personnes, sans préciser les modalités d’application ni les délais de mise en œuvre.

La présidence souligne que cette décision intervient à l’occasion de la célébration de la Fête de la Révolution, commémorée le 17 décembre, date marquant le déclenchement du soulèvement populaire de 2010.

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Kaïs Saïed et le Premier ministre algérien consolident le partenariat tuniso-algérien

Le président Kaïs Saïed a accueilli jeudi au palais de Carthage le Premier ministre algérien Saïfi Gharib, accompagné du ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf et de l’ambassadeur Azzouz Baalal.

La rencontre s’est tenue à la veille de la 23ᵉ session de la Haute Commission mixte tuniso-algérienne, dans un climat marqué par la volonté commune d’accélérer l’intégration stratégique entre les deux pays.

Mémoire message politique à Alger

Dès l’ouverture des échanges, Kaïs Saïed a rappelé les moments fondateurs de la solidarité tuniso-algérienne, notamment durant les luttes de libération des deux pays. Le chef de l’État a transmis ses salutations au président Abdelmadjid Tebboune et ses vœux de prospérité au peuple algérien.

Il a insisté sur la profondeur historique du lien bilatéral, soulignant que la coopération actuelle repose sur une continuité politique et identitaire qui a façonné les deux nations.

Un appel à accélérer les projets conjoints

Le président Saïed a mis en avant l’importance de la Haute Commission mixte comme levier pour lever les obstacles et concrétiser rapidement les projets communs. Il a insisté sur la nécessité d’une action conjointe, publique et privée, face aux mutations géopolitiques rapides.

Le chef de l’État a également passé en revue plusieurs dossiers internationaux, appelant à renforcer la concertation entre Tunis et Alger pour faire face aux défis globaux liés à la sécurité, à la justice internationale et à la stabilité régionale.

À l’issue de la rencontre, Saïfi Gharib a déclaré avoir transmis au président Saïed les salutations du président Tebboune et sa volonté de renforcer le partenariat stratégique tuniso-algérien. Il a mis en avant la dynamique enclenchée depuis la visite d’État de décembre 2021, fondée sur un développement solidaire et inclusif.

Cap sur la Haute Commission mixte et le Forum économique

Les deux parties ont examiné l’avancement des préparatifs de la réunion de la Haute Commission mixte prévue le lendemain, considérée comme une occasion d’actualiser les cadres juridiques et institutionnels de coopération.

Saïfi Gharib a souligné les perspectives prometteuses des échanges commerciaux et des investissements bilatéraux, rappelant que ces thèmes seront au cœur du Forum économique tuniso-algérien tenu le même jour avec la participation d’acteurs économiques des deux rives.

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Saïed appelle à un sursaut d’intégrité au sein de l’État

Le président Kaïs Saïed a reçu la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, au palais de Carthage. La rencontre a porté sur le fonctionnement de l’exécutif et l’état des services publics. Le chef de l’État a insisté sur une action gouvernementale cohérente, centrée sur la lutte contre la corruption et la préservation des deniers publics.

Lutte contre la corruption et fin de l’impunité

Lors de cet entretien, Kaïs Saïed a évoqué plusieurs dossiers liés au suivi du travail gouvernemental et au fonctionnement de différents services publics. Il a souligné la nécessité d’une coordination totale entre les institutions et d’un pilotage cohérent, estimant que certaines structures publiques n’ont pas encore intégré la « nouvelle phase » engagée par l’État dans la lutte contre la corruption et la réforme administrative.

Selon la présidence, Saïed a rappelé que l’objectif de l’État n’est plus de poursuivre des individus mais de s’attaquer fermement aux mécanismes de corruption, à la dilapidation des fonds publics et à toutes les pratiques qui entravent la gestion transparente des affaires publiques.

Responsabilité, intégrité et rejet des ingérences

Il a également dénoncé les acteurs qui, selon lui, se présentent à tort comme des « victimes », alors qu’ils seraient eux-mêmes impliqués dans l’instauration d’un climat de corruption rampante. Le président a insisté sur la nécessité, pour les responsables en poste, d’incarner l’intégrité, l’altruisme et le rejet absolu de toute influence extérieure ou tentative d’ingérence.

Cette déclaration renforce la ligne directrice affichée depuis plusieurs mois par la présidence : assainir l’administration, renforcer la discipline des institutions et imposer une lecture éthique de l’exercice de responsabilité publique. Elle s’inscrit également dans un contexte où plusieurs dossiers de gouvernance, de réformes et de gestion des services publics font l’objet d’une attention accrue.

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17 décembre : Les pro-Saied préparent une démonstration de rue !

Les partisans du président Kaïs Saïed préparent une large mobilisation le 17 décembre, date porteuse d’une forte charge symbolique puisqu’elle marque le déclenchement de la révolution tunisienne. L’objectif annoncé est de dénoncer « l’ingérence étrangère » dans les affaires du pays, un thème devenu central dans le discours des soutiens du chef de l’État. Mais au-delà de l’affichage souverainiste, cette initiative s’inscrit dans un moment politique tendu où les dynamiques de rue commencent à peser.

Depuis plusieurs semaines, des manifestations importantes ont été organisées dans la capitale et dans plusieurs régions pour dénoncer la détérioration des libertés publiques, les arrestations d’opposants, l’usage du système judiciaire contre des voix critiques. Les slogans en faveur de la liberté d’expression, de l’indépendance de la justice et de la libération des détenus politiques se sont multipliés.

Face à cette dynamique, les partisans du président cherchent à occuper à leur tour l’espace public. Plusieurs marches de soutien ont été observées ces derniers mois, affirmant la nécessité de défendre la souveraineté nationale et de s’opposer à toute pression extérieure. Le 17 décembre s’inscrit dans la continuité de cette logique.

Un contre-récit politique

La manifestation annoncée est perçue comme un contre-rassemblement destiné à répondre à la montée des protestations anti-régime. Le choix du 17 décembre ajoute une dimension symbolique forte. En convoquant la mémoire du déclenchement de la révolution, les organisateurs cherchent à inscrire le soutien à Kaïs Saïed dans la continuité historique du soulèvement populaire de 2010, en redéfinissant son sens autour de la souveraineté et de la rupture avec les anciennes élites.

Entre, d’un côté, des mobilisations appelant au respect des libertés fondamentales et, de l’autre, des rassemblements soutenant la fermeté en matière de souveraineté nationale, la scène tunisienne se retrouve structurée par deux visions opposées.

La coïncidence de ces mobilisations, parfois organisées à quelques jours d’intervalle, crée un climat où chaque camp tente d’imposer son récit et de peser sur le rapport de force politique.

Lire aussi : À Tunis, la marche ‘L’opposition n’est pas un crime’ s’inscrit dans une séquence protestataire croissante

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Saïed : « Inadmissible que j’intervienne pour raccorder une maison au réseau d’assainissement »

Le chef de l’État Kaïs Saïed a reçu au palais de Carthage le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri. Une rencontre marquée par un nouveau rappel à l’ordre adressé aux responsables locaux, accusés de manquer de réactivité face aux préoccupations essentielles des citoyens.

Le président a estimé qu’il n’est pas normal que le chef de l’État intervienne personnellement pour demander le raccordement d’un domicile au réseau d’assainissement, l’installation de l’éclairage public dans certains quartiers ou même la réparation d’un tronçon de route simplement parce qu’une plainte lui est parvenue. Selon lui, ces tâches relèvent clairement des autorités locales et régionales.

Kaïs Saïed a insisté sur le fait que les opérations de nettoyage et d’entretien dans les villes ne doivent pas se limiter à des campagnes ponctuelles, mais constituer un travail continu, mené quotidiennement. Il a également critiqué les prétextes souvent avancés par certains responsables, évoquant des procédures complexes ou un manque de moyens.

Avertissement lancé

« En réalité, ces complications disparaissent dès que les responsables sont appelés à assumer pleinement leurs fonctions », a-t-il affirmé, ajoutant que leur rôle consiste justement à lever les obstacles et à simplifier les démarches administratives. Il a dénoncé un gaspillage des ressources publiques dans les échanges de correspondances et les lenteurs bureaucratiques.

Le président a conclu en appelant chaque responsable à n’avoir qu’un seul objectif : la Tunisie. Il a averti que ceux qui s’égarent ou ne saisissent pas l’urgence du contexte doivent savoir que la jeunesse, selon ses termes, « arrive et ne manquera ni la cible ni l’adresse ».

Lire aussi : Crise de Gabès : Saïed exige un rapport final “dans les prochains jours”

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Crise de Gabès : Saïed exige un rapport final “dans les prochains jours”

Le président de la République, Kaïs Saïed, a réuni samedi au palais de Carthage les membres de l’équipe chargée du dossier environnemental de Gabès, leur demandant de finaliser et de remettre leur rapport final “dans les prochains jours”. Cette réunion intervient alors que la région est toujours marquée par l’ajournement répété de l’examen judiciaire visant les unités polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) et par un appel à une grève générale populaire.

A Carthage, le président presse pour une action rapide

Selon un communiqué de la présidence, la rencontre a été consacrée à l’examen de “solutions immédiates” afin de mettre un terme à la crise environnementale qui touche Gabès depuis des mois.
Kaïs Saïed a affirmé suivre la situation “au quotidien”, rendant hommage aux habitants pour la patience et le patriotisme dont ils font preuve face aux fuites chimiques répétées et aux épisodes d’intoxication.

Le chef de l’État a appelé à inscrire les mesures proposées dans une vision stratégique globale, tout en dénonçant les défaillances de maintenance, la corruption, les recrutements arbitraires et l’opacité qui, selon lui, ont aggravé la situation au sein du GCT.

Il a également affirmé que des tentatives avaient été faites, par le passé, pour faire passer sous silence une éventuelle cession du Groupe chimique tunisien et d’autres entreprises publiques.

Un rapport final attendu dans les prochains jours

Kaïs Saïed a donné ses instructions pour que l’équipe chargée du dossier finalise son rapport dans les quelques jours à venir, afin que les mesures opérationnelles puissent être mises en œuvre rapidement.

Le président a réaffirmé que le droit à un environnement sain est un droit fondamental pour tous les Tunisiens, soulignant que l’État n’aura “aucune tolérance” face aux pratiques qui ont contribué à cette crise.

Un quatrième ajournement judiciaire qui attise la colère

La réunion présidentielle survient dans un contexte local particulièrement tendu.
Pour la quatrième fois consécutive, l’audience en référé visant l’arrêt des unités industrielles polluantes du GCT a été ajournée, cette fois au 25 décembre.

Le report, motivé par la nécessité de consulter plusieurs ministères, a suscité l’indignation de citoyennes et citoyens rassemblés devant le tribunal de première instance.
Pour la population, il s’agit d’un nouvel épisode dans une série de retards qui, depuis des années, empêchent toute décision décisive dans un dossier où la dégradation environnementale continue de s’aggraver.

Le 4 décembre, Khayreddine Debaya, membre de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, a appelé à une grève générale populaire à Gabès.
Cet appel a renforcé la mobilisation citoyenne, alimentée par les fuites chimiques de septembre 2025 qui ont provoqué plusieurs vagues d’intoxications, parfois touchant des dizaines de personnes.

En clôturant la réunion, Kaïs Saïed a exhorté les Tunisiens à faire preuve de responsabilité et à placer l’intérêt national au-dessus de toute autre considération, réaffirmant sa détermination à mettre un terme à cette crise et à empêcher que la Tunisie devienne “une proie facile”.

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Kaïs Saïed : « La Révolution continue… »

En hommage au leader syndical Farhat Hached, le président Kaïs Saïed s’est rendu au mausolée du martyr avant d’enchaîner une série de visites et de déclarations à Tunis. Entre mémoire nationale, avertissements politiques et échanges directs avec les citoyens, le chef de l’État a livré une journée marquée par le rappel de la lutte, de la justice et des institutions.

Hommage à Farhat Hached

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu vendredi matin au mausolée de Farhat Hached pour commémorer le 73ᵉ anniversaire de son assassinat. Il y a récité la Fatiha, en présence des membres de la famille du martyr.

Le chef de l’État a étendu cet hommage à l’ensemble des militants ayant contribué à la naissance du syndicalisme tunisien.

Message politique à la Kasbah

À l’issue de la visite, Kaïs Saïed s’est rendu au palais du gouvernement à la Kasbah pour une réunion avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri.

Il y a affirmé que  » la Révolution continue  et qu’il n’est pas question de porter atteinte aux institutions de l’État ». Le président a mis en garde contre toute tentative de pression ou d’influence, déclarant que la Tunisie « ne cédera ni aux lobbies ni à ceux qui servent leurs intérêts au sein de l’administration ».

Saïed a martelé que nul n’est au-dessus de la loi, quel que soit son rang, estimant que la force de l’État réside précisément dans ses lois et ses institutions.

Rencontre avec les citoyens au centre-ville

Le président a ensuite parcouru plusieurs sites et édifices historiques dans la rue de la Mosquée Zitouna et ses rues adjacentes, au cœur de la médina de Tunis. Il s’est intéressé à l’état du patrimoine architectural et à la conservation de sites anciens, avant de poursuivre sa visite dans le centre-ville.

En se rendant sur les grandes artères de Tunis, Saïed a échangé avec de nombreux citoyens venus lui faire part de leurs préoccupations quotidiennes.

Selon une vidéo publiée par la présidence, il a assuré que les efforts se poursuivaient « sans relâche » pour répondre aux attentes sociales dans les délais les plus courts, réaffirmant sa volonté d’être à l’écoute directe de la population.

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Kaïs Saïed charge les anciens dirigeants accusés d’avoir géré l’État « comme un butin »

En recevant la cheffe du gouvernement au palais de Carthage, le président Kaïs Saïed a réaffirmé sa confiance dans la capacité de la jeunesse tunisienne à diriger le pays. Il a dénoncé les « choix erronés » du passé et mis en garde contre les tentatives d’imposer des agendas étrangers.

Kaïs Saïed a reçu Sarra Zaâfrani Zenzri au palais de Carthage, en présence du ministre de l’Économie Samir Abdelhafidh et du gouverneur de la Banque centrale Fethi Zouhair Nouri. Les discussions ont porté sur les équilibres financiers de l’État, l’avancement du plan de développement et le rôle de la Banque centrale dans la relance de l’économie.

Selon la présidence, la rencontre a servi à réévaluer les priorités économiques dans un contexte de tension budgétaire persistante.

Un réquisitoire contre les pratiques politiques du passé

Le chef de l’État a de nouveau dénoncé ce qu’il considère comme les dérives qui ont précédé son arrivée au pouvoir. Il a accusé d’anciens responsables d’avoir géré l’État « comme un butin » et d’avoir contracté des dettes lourdes dont le peuple tunisien paie encore le prix sans en tirer de bénéfice.

Il a également critiqué ceux qui, selon lui, tentent de réintroduire leurs réseaux dans les institutions publiques, rappelant tout comme il le fait à chaque réunion que « nul n’est au-dessus de la loi ».

Une jeunesse appelée à s’imposer au premier plan

Kaïs Saïed a insisté sur le potentiel humain de la Tunisie, mettant en avant une jeunesse qu’il juge prête à « prendre bientôt le relais ». Il a affirmé que cette nouvelle génération saura rompre avec les erreurs du passé et s’imposer comme une force essentielle dans l’édification du pays.

L’avenir, selon lui, repose sur des ressources nationales abondantes mais encore insuffisamment exploitées.

Mise en garde contre les influences extérieures

Le président a reproché à certains acteurs internes et externes de vouloir imposer à la Tunisie des agendas étrangers et de nourrir une nostalgie du protectorat et du colonialisme. Il a présenté ces pressions comme une réaction au choix souverain du peuple tunisien d’être libre.

A cet égard, il a déclaré que si l’accusation portée contre lui est celle de défendre la souveraineté du pays, il la considère comme « un honneur ».

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Le Japon veut élargir ses investissements en Tunisie

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu hier, mardi 2 décembre 2025, l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Takeshi Osuga, venu lui présenter ses salutations de fin de mission. Une rencontre placée sous le signe de l’amitié, du bilan et des perspectives, alors que les deux pays s’apprêtent à célébrer les 70 ans de relations diplomatiques.

Le chef de l’État a salué la solidité des liens tuniso-japonais, rappelant les résultats tangibles obtenus tant sur le plan bilatéral que dans le cadre de la TICAD, la conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique.

Il a souligné l’importance de l’édition organisée à Tunis en 2022 ainsi que la participation tunisienne de haut niveau à la TICAD 9 tenue en août dernier à Yokohama. Kaïs Saïed a réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer encore cette coopération dans tous les domaines, notamment à travers de nouveaux projets conjoints susceptibles d’ouvrir des horizons prometteurs.

Takeshi Osuga a, de son côté, exprimé sa profonde gratitude pour le soutien reçu tout au long de sa mission. Il a insisté sur la confiance réciproque qui marque la relation entre les deux pays et sur la dynamique positive de la coopération bilatérale.

Elargir la coopération

L’ambassadeur a également mis en avant l’intérêt du Japon pour l’élargissement de ses investissements en Tunisie, particulièrement dans les infrastructures, secteur stratégique pour les deux partenaires. Il a enfin souligné l’attachement du Japon à poursuivre le développement de projets au service des deux peuples.

Avec ce passage de relais diplomatique, Tunis et Tokyo confirment leur volonté commune d’ancrer une coopération durable, modernisée et tournée vers des projets structurants.

Lire aussi : Leçon inversée : Ce que le Japon peut apprendre de la Tunisie

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Saïed presse pour accélérer le projet de curage de l’oued Medjerda

Le président de la République, Kaïs Saïed, a consacré sa rencontre de mardi 2 décembre 2025 avec le ministre de la Défense nationale, Khaled Shili, au suivi d’un ensemble de projets pilotés par la Direction générale du génie militaire.

Parmi ceux-ci, le chantier majeur de curage de l’oued Medjerda, engagé sur un tronçon de 91 kilomètres traversant Béttan, El Jedida et Kalaat El Andalous. Ce projet prévoit un débit d’écoulement de 600 mètres cubes par seconde, qui devrait atteindre 800 m³/s à un stade ultérieur.

Le chef de l’État a insisté sur la levée immédiate de tous les obstacles techniques et administratifs afin de boucler les travaux dans les plus brefs délais, soulignant l’importance stratégique de ce projet pour la gestion des eaux et la prévention des inondations.

Bassins des Aghlabides

Kaïs Saïed a également examiné l’avancement de la restauration des bassins des Aghlabides à Kairouan, après l’achèvement de la réhabilitation complète du mur périphérique de la cité aghlabide. Une intervention patrimoniale majeure visant à préserver un site historique emblématique de la région.

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