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Expiration de la convention CNAM–pharmaciens : L’Ordre met en garde contre le maintien du tiers payant

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a averti les propriétaires de pharmacies privées contre la poursuite du régime du « tiers payant » en l’absence de tout cadre juridique, après l’expiration de la convention sectorielle liant la profession à la CNAM. L’Ordre brandit la menace de recours judiciaires, tandis que la crise s’enlise sur fond d’arriérés de paiement massifs.

La convention sectorielle liant la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) au Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) est arrivée à expiration le 31 décembre 2025. Depuis cette date, aucun cadre contractuel ne régit officiellement la relation entre la CNAM et les pharmacies privées.

C’est dans ce contexte que le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) est sorti de sa réserve pour alerter la profession sur les risques juridiques liés à la poursuite de l’activité sous le régime du « tiers payant », en l’absence de toute base légale.

L’Ordre brandit la menace de poursuites

Dans un communiqué, le CNOPT a mis en garde les pharmaciens contre toute continuation de ce mécanisme et a affirmé se réserver le droit de « recourir à tous les moyens juridiques » pour défendre la loi et l’éthique de la profession.

Le Conseil estime que la situation actuelle place les pharmaciens dans une zone d’insécurité juridique, susceptible d’engager leur responsabilité professionnelle et financière.

Rappel du cadre légal

Pour étayer sa position, l’Ordre rappelle les dispositions de la loi n°71 de 2004 relative à l’instauration du régime d’assurance maladie. L’article 11 de ce texte stipule que les relations entre la CNAM et les prestataires de services de santé doivent être organisées dans le cadre d’une convention-cadre et de conventions sectorielles conclues avec leurs représentants.

En l’absence de ces conventions, le CNOPT considère que la poursuite du tiers payant ne repose sur aucune base juridique solide.

Malgré la fermeté de son avertissement, le Conseil réaffirme son attachement au régime d’assurance maladie en tant qu’acquis pour le citoyen tunisien. Il appelle l’ensemble des parties concernées à rechercher des solutions « efficaces et durables » à la crise actuelle.

Parmi les priorités évoquées figurent le règlement des créances accumulées au profit des pharmacies privées et l’ouverture d’un dialogue sérieux avec les représentants de la profession, dans une logique d’intérêt général et de continuité du service public de santé.

Le SPOT alerte sur l’asphyxie financière des pharmacies

La position de l’Ordre intervient après une décision prise par la CNAM, depuis le mois d’octobre dernier, de poursuivre l’application du régime du tiers payant de manière directe avec les pharmacies privées, dans le but affiché de garantir l’approvisionnement régulier des assurés sociaux en médicaments.

Cette décision, prise en dehors de tout cadre conventionnel renouvelé, est aujourd’hui au cœur du bras de fer entre les différentes parties.

De son côté, le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie avait officiellement annoncé, le 5 janvier, la fin de la convention le liant à la CNAM. Le SPOT avait justifié cette rupture par des retards de paiement dépassant les 185 jours.

Selon le syndicat, cette situation a déjà conduit à la fermeture de plusieurs pharmacies et à l’épuisement des capacités financières de nombreuses autres, menaçant l’équilibre de tout le secteur.

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Référendum TAP : Abdi, Jaouadi, Masghouni, Tissaoui et Tlili sacrés sportifs de l’année

L’agence Tunis-Afrique-Presse a dévoilé les résultats de son référendum annuel consacrant les meilleurs sportifs tunisiens. Ali Abdi, Ahmed Jaouadi, Wafa Masghouni, Amenallah Tissaoui et Raoua Tlili ont été distingués au terme d’un vote ayant mobilisé journalistes, entraîneurs et responsables techniques.

Les résultats du référendum annuel de l’Agence Tunis-Afrique-Presse ont été annoncés lors d’une cérémonie organisée à Tunis à l’occasion de la Journée de la presse sportive. Ce rendez-vous consacre chaque année les athlètes les plus performants dans plusieurs catégories.

Le scrutin a mobilisé un large panel de votants composé de journalistes sportifs, d’entraîneurs de clubs de Ligue 1 et de directeurs techniques issus de différentes fédérations.

Ali Abdi plébiscité chez les footballeurs

Dans la catégorie du meilleur footballeur, l’international tunisien Ali Abdi s’est imposé au terme d’un duel très serré. Il devance de peu Hannibal Mejbri, tandis que Montassar Talbi complète le podium.

Cette distinction vient récompenser une saison marquée par la régularité et l’impact du joueur aussi bien en club qu’en sélection nationale, confirmant son statut parmi les cadres du football tunisien.

Ahmed Jaouadi au sommet du sport tunisien

Toutes disciplines confondues, c’est le nageur Ahmed Jaouadi qui a été désigné meilleur sportif de l’année. Il devance le taekwondoïste Khalil Jendoubi et l’escrimeur Farès Ferjani, dans un classement qui reflète la diversité des performances tunisiennes sur la scène sportive.

Cette consécration confirme la montée en puissance de la natation tunisienne et la place centrale occupée par Jaouadi dans le paysage sportif national.

Wafa Masghouni, nouvelle référence au féminin

Chez les dames, la taekwondoïste Wafa Masghouni a été élue meilleure sportive de l’année. Elle devance Mouna Béji et Khadija Krimi, au terme d’un vote qui récompense ses résultats et sa progression remarquée.

Cette distinction illustre une nouvelle fois la bonne santé du sport féminin tunisien, notamment dans les disciplines individuelles.

Le handisport à l’honneur avec Tissaoui et Tlili

Dans la catégorie masculine paralympique, Amenallah Tissaoui s’est imposé devant Walid Ktila et Yassine Gharbi. Une récompense qui vient saluer une saison riche en performances et en régularité.

Chez les dames, Raoua Tlili a, une fois encore, été sacrée meilleure sportive paralympique. Elle devance Maroua Brahmi et Raja Jebali, confirmant son statut de figure emblématique du sport paralympique tunisien.

Liste des lauréats 2025

Meilleur footballeur

  1. Ali Abdi 466 points
  2. Hannibal Mejbri 458 points
  3. Montassar Talbi 341 points

Meilleur sportif

  1. Ahmed Jaouadi (natation) 492 points
  2. Khalil Jendoubi (taekwondo) 435 points
  3. Farès Ferjani (escrime) 328 points

Meilleure sportive

  1. Wafa Masghouni (taekwondo) 454 points
  2. Mouna Béji (boules) 350 points
  3. Khadija Krimi (aviron) 330 points

Meilleur sportif paralympique

  1. Amenallah Tissaoui 342 points
  2. Walid Ktila 271 points
  3. Yassine Gharbi 213 points

Meilleure sportive paralympique

  1. Raoua Tlili 445 points
  2. Maroua Brahmi 313 points
  3. Raja Jebali 246 points

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Affaire de trafic de drogues : Non-lieu en faveur de Slim Chiboub

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de prononcer un non-lieu en faveur de l’homme d’affaires Slim Chiboub dans une affaire de trafic de drogues. Dans la même procédure, l’un de ses proches a en revanche été condamné à dix ans de prison. Cette décision intervient dans un contexte judiciaire toujours chargé pour l’ancien gendre de Ben Ali.

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a tranché dans l’affaire dite de trafic de drogues impliquant l’homme d’affaires Slim Chiboub. La juridiction a décidé de prononcer un non-lieu en sa faveur, mettant ainsi fin aux poursuites engagées contre lui dans ce dossier précis.

Cette décision marque un tournant dans une affaire qui avait suscité une attention particulière en raison du profil de l’intéressé et de la nature grave des accusations initiales.

Une lourde condamnation pour un proche

Si Slim Chiboub a bénéficié d’un non-lieu, la Chambre criminelle n’a en revanche pas blanchi l’ensemble des personnes poursuivies dans cette affaire. L’un de ses proches a été reconnu coupable et condamné à dix ans de prison.

Cette peine lourde confirme que le tribunal a retenu l’existence de faits pénalement établis dans le cadre de ce dossier, tout en estimant que les éléments réunis ne permettaient pas d’engager la responsabilité pénale directe de Slim Chiboub.

Les éléments du dossier montrent que l’instruction a distingué entre les différents niveaux d’implication des personnes poursuivies. Le non-lieu prononcé en faveur de Slim Chiboub signifie, sur le plan juridique, l’absence de charges suffisantes pour justifier son renvoi devant une juridiction de jugement dans cette affaire précise.

La condamnation prononcée contre son proche confirme, en revanche, que le réseau ou les faits poursuivis ont bien été considérés comme établis par la justice.

Une situation judiciaire toujours sensible

Il convient de rappeler que Slim Chiboub, gendre de l’ancien président de la République Zine El Abidine Ben Ali, reste sous le coup d’un mandat de dépôt dans le cadre d’une autre affaire encore pendante devant la justice.

Autrement dit, le non-lieu prononcé dans ce dossier de trafic de drogues ne met pas fin à l’ensemble de ses démêlés judiciaires, plusieurs procédures distinctes restant en cours ou en attente de jugement.

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Ligue 1 | 16ème J. : Le programme de la reprise

La Ligue nationale de football professionnel a communiqué le programme de la reprise, après deux mois de trêve. La 16e journée du championnat se disputera sur trois journées consécutives, de jeudi à samedi, avec des rencontres toutes prévues à partir de 14 heures.

Tous les matchs sont programmés à 14 heures, entre jeudi et samedi, avec plusieurs affiches importantes en haut comme en bas du classement.

PROGRAMME

Jeudi 15 janvier

  • Espérance ST – AS Gabes
  • AS Soliman – JS Kairouanaise

Vendredi 16 janvier

  • Stade Tunisien – US Monastirienne
  • O. Béja – US Ben Guerdane
  • ES Zarzis – CS Sfaxien

Samedi 17 janvier

  • AS Marsa – Club Africain
  • CA Bizertin – ES Métlaoui
  • ES Sahel – JS Omrane

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Ouafa Kourdaa, nouvelle PDG de TotalEnergies Marketing Tunisie

TotalEnergies a nommé Ouafa Kourdaa Présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie et Country Chair pour la Tunisie. Elle succède à Mutaz Nazzal, appelé à de nouvelles fonctions au sein du groupe, et devient la représentante officielle de la compagnie dans le pays.

TotalEnergies a officialisé la nomination d’Ouafa Kourdaa au poste de Présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie et Country Chair Tunisie. Elle succède à Mutaz Nazzal, qui quitte ses fonctions pour rejoindre d’autres responsabilités au sein du groupe.

À ce poste, elle devient la principale représentante de la compagnie en Tunisie et prend la direction d’une filiale stratégique, forte de près de 300 collaborateurs et générant plus de 4000 emplois indirects dans le pays.

Cette transition s’inscrit dans une dynamique de continuité managériale, mais aussi de renforcement de la stratégie de développement de TotalEnergies sur le marché tunisien, dans un contexte de mutation profonde du secteur énergétique.

Un parcours international entre conseil, stratégie et opérations

Formée en Tunisie avant d’intégrer l’ESCP Business School, Ouafa Kourdaa débute sa carrière comme consultante en management chez Capgemini, où elle pilote des missions de transformation et d’organisation pour de grands groupes internationaux.

Elle rejoint ensuite la branche Marketing & Services de TotalEnergies, où elle enchaîne plusieurs responsabilités stratégiques. Elle commence à la Direction Afrique–Moyen-Orient, en charge du développement et de projets de croissance externe, avant de prendre la responsabilité de l’exploitation du réseau de stations-service en France.

Elle dirige ensuite le développement du réseau autoroutier, notamment le déploiement d’un maillage de près de 150 stations-service équipées de bornes de recharge électrique haute puissance, un projet qui a positionné TotalEnergies comme premier acteur de la recharge électrique sur autoroute en France.

Son parcours la conduit enfin à la Direction Stratégie et Marchés du groupe, où elle travaille sur d’importants dossiers d’investissement couvrant les périmètres Gas & Power, Trading & Shipping et Marketing & Services.

Une filiale bien implantée et en pleine expansion

En Tunisie, TotalEnergies s’appuie sur un dispositif industriel et commercial étendu : huit sites industriels, près de 160 stations-service dédiées à la distribution de carburants et une cinquantaine de centres Quartz spécialisés dans les lubrifiants.

Au cours des trois dernières années, le groupe a investi près de 100 millions de dinars dans ses activités tunisiennes, confirmant l’importance stratégique du marché local dans sa feuille de route régionale.

Un groupe engagé dans la transition énergétique

À l’échelle mondiale, la branche Marketing & Services de TotalEnergies dessert quotidiennement plus de 8 millions de clients à travers près de 16 000 stations-service dans le monde. Présente dans 107 pays, elle s’appuie sur plus de 31 000 collaborateurs pour proposer une offre multi-énergies couvrant carburants, biocarburants, recharge électrique, gaz et services associés.

Maison-mère du groupe, TotalEnergies revendique plus de 105.000 collaborateurs et une présence dans plus de 130 pays, avec une stratégie axée sur la diversification énergétique, la transition bas carbone et la sécurité d’approvisionnement.

Avec la nomination d’Ouafa Kourdaa, la filiale tunisienne s’inscrit clairement dans cette dynamique de transformation, combinant développement commercial, modernisation des infrastructures et adaptation progressive aux nouveaux usages énergétiques.

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Tunisie : Simplification des visas pour certains ressortissants égyptiens

L’ambassade de Tunisie au Caire a annoncé que les autorités tunisiennes mettront en place, à compter du 15 janvier 2026, une simplification des procédures de délivrance de visas aux citoyens égyptiens à l’entrée sur le territoire tunisien.

Selon un communiqué de l’ambassade, cette mesure concerne exclusivement certaines catégories de voyageurs :

  • Chercheurs et enseignants universitaires ;
  • Médecins ;
  • Hauts fonctionnaires de l’État dont le grade est au moins équivalent à celui de directeur, avec mention de la profession dans le passeport et présentation d’une attestation d’emploi.

Le dispositif s’étend également aux familles des couples mixtes tuniso-égyptiens (conjoint et enfants), sur présentation d’un justificatif de mariage avec un Tunisien ou une Tunisienne.

Pour les groupes touristiques de plus de dix personnes, les voyageurs égyptiens devront obtenir une approbation préalable des autorités de sécurité. Cette autorisation est à solliciter via des agences de voyages tunisiennes agréées par le ministère du Tourisme et nécessite :

  • Les listes nominatives des participants ;
  • Tous les documents constituant le dossier (réservation prépayée d’hôtel avec voucher, billets de retour correspondant aux dates de séjour, copies de passeports valides) ;
  • Un programme détaillé du séjour, de l’arrivée au départ.

Cette initiative vise à faciliter les déplacements académiques, professionnels et touristiques tout en garantissant un encadrement sécurisé et conforme aux procédures administratives tunisiennes.

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Tunisie – 900 dinars de salaire : Le coup de gueule de ce champion du monde

Le champion du monde de taekwondo Khalil Jendoubi a ouvert son cœur dans un entretien accordé à Mosaïque FM, révélant les difficultés réelles auxquelles il est confronté malgré ses exploits internationaux.

Le champion a confié avoir reçu plusieurs offres de clubs étrangers pour changer de nationalité sportive, mais qu’il les a refusées, fidèle à son désir de représenter la Tunisie et de faire flotter son drapeau sur les scènes internationales. Cependant, il admet que la précarité de sa situation le pousse parfois à repenser ces propositions.

Khalil Jendoubi a critiqué ce qu’il appelle “l’énorme négligence envers les sports individuels”, soulignant qu’il n’a pas perçu ses rémunérations depuis six mois, malgré des promesses répétées des instances sportives, qui se sont limitées à du renvoi d’ascenseur et du temps perdu.

900 dinars de salaire

Il précise que son salaire mensuel ne dépasse pas 900 dinars, un montant qu’il juge insuffisant pour un sportif professionnel et champion du monde, surtout en tenant compte des exigences liées à son régime alimentaire strict et aux frais d’entraînement. Le simple encadrement de sa pratique du taekwondo coûte près de 200 dollars, accentuant la pression financière.

Pour rappel, Khalil Jendoubi a remporté la médaille d’or aux Championnats du monde de taekwondo dans la catégorie -63 kg à Wuxi, en Chine, en octobre dernier. Il compte également deux médailles olympiques : une argentée à Tokyo 2020+1 (-58 kg) et une bronze à Paris 2024 (-58 kg).

Ce témoignage met en lumière les difficultés des athlètes tunisiens de haut niveau, souvent contraints de jongler entre passion, sacrifices et manque de soutien institutionnel, malgré les honneurs et les médailles.

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Attessia TV : Racisme en direct, ce qui s’est réellement passé  (en vidéo)

Les récents propos tenus par la chroniqueuse Imen Jelassi sur le plateau de l’émission Rendez‑vous 9, diffusée sur Attessia TV, ont déclenché une vague d’indignation nationale. En évoquant, dans le contexte d’un débat sur la migration irrégulière, la « nécessité d’empêcher les femmes africaines d’accoucher en Tunisie », elle n’a pas seulement franchi une ligne éthique, mais a ouvert une véritable crise de conscience pour le journalisme audiovisuel tunisien. Ces déclarations ont été unanimement qualifiées de racistes et contraires aux principes des droits humains.

L’émoi ne provient pas uniquement du choix discutable des mots ou d’une maladresse de formulation. La portée symbolique de ces propos dépasse le cadre d’un débat public et s’inscrit dans une logique de stigmatisation et d’exclusion — une dynamique que la société civile combat depuis longtemps dans une Tunisie confrontée à des enjeux migratoires complexes.

Plusieurs acteurs de la société civile, à l’instar du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), ont fermement condamné ces déclarations comme une incitation à la haine raciale et une violation manifeste des principes de dignité et d’égalité. Dans un communiqué, le FTDES a souligné que ce type de discours « représente un recul moral et intellectuel » et renouvelle la nécessité d’une société tunisienne libérée de toute forme de racisme et de discrimination.

Au‑delà du sens moral ou politique, il faut rappeler le cadre juridique tunisien. La loi organique n° 50 de 2018 relative à l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale prévoit des sanctions pénales pour toute incitation à la haine ou diffusion de propos racistes, notamment lorsqu’ils sont tenus par des personnes exposées médiatiquement. Autrement dit, ce n’est pas seulement une « erreur de ton », mais potentiellement un acte répréhensible dans un État de droit.

Le rôle joué par les médias eux‑mêmes

Ce qui rend cette affaire particulièrement inquiétante, c’est le rôle joué par les médias eux‑mêmes. Dans un paysage médiatique tunisien en profonde transformation, où la liberté d’expression oscille entre ouverture et concentration, où l’absence de régulation effective favorise parfois la diffusion de discours polarisants, cette polémique met en lumière un vide alarmant : la régulation des médias est aujourd’hui plus nécessaire que jamais.

Les médias ne sont pas des espaces neutres. Ils façonnent l’opinion publique, structurent les représentations sociales et influencent les politiques publiques. Lorsqu’une chaîne de télévision donne une plateforme à des propos qui peuvent légitimer l’exclusion et la discrimination, elle ne se contente plus d’informer : elle participe à la construction d’une grille de lecture du monde profondément biaisée, potentiellement dangereuse. Sans mécanismes clairs de responsabilité — qu’ils soient déontologiques, institutionnels ou juridiques —, ce type de dérive ne restera pas un incident isolé.

Il ne s’agit pas de censurer le débat, mais de garantir qu’il reste conforme aux principes fondamentaux de la dignité humaine et du respect mutuel. Les médias doivent être des espaces de débat éclairé, non des tribunes pour des idées qui sapent les valeurs mêmes qu’une démocratie se doit de protéger.

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Arts plastiques : Fedele Spadafora entre reflets, mémoire et tentation tunisienne

S’il n’est pas né en Tunisie, Fedele Spadafora est fidèle à notre pays dont la lumière l’a saisi depuis une décennie et qu’il retrouve toujours avec un bonheur renouvelé. Américain, époux d’une Tunisienne, cet artiste vit entre New-York et Hammamet et expose régulièrement des œuvres nés de ses séjours tunisiens.

Ainsi, en 2013, Fedele Spadafora a présenté à la galerie Slag Contemporary à New-York, une collection sobrement intitulée  » Nouvelles peintures « . Cette série rassemblait des tableaux de paysages, des portraits et des scènes de vie. De plus, en filigrane, Fedele Spadafora dont les origines sont italiennes, rendait un hommage aux artistes de cette tradition : Maurizio Valenzi, Moses Levy ou Antonio Corpora qui sont tous trois des maîtres italiens de la peinture tunisienne.

Fier de s’inscrire dans ce sillage, Fedele Spadafora revendique cette appartenance à un mouvement plus vaste et convoque aussi bien Klee que Roubtzoff et plus largement les peintres inspirés par la Tunisie. Il vient dès lors contribuer à cette continuité créative et cette présence de la Tunisie dans les arts plastiques.

En ce sens, l’année dernière à la galerie Kenneth à New-York, Fedele Spadafora a récidivé avec une nouvelle collection dont le titre est  » Carthage « . Avec une trentaine de tableaux, une perspective originale et un regard singulier sont à l’œuvre dans cette série consacrée à la Tunisie. La palette plus vive et lumineuse contraste absolument avec les thèmes new-yorkais et instaure une poésie nouvelle dans le travail de l’artiste.

Cette tentation tunisienne qui traverse les créations de Fedele Spadafora vient de connaître une autre concrétisation qui a pris la forme d’une résidence artistique au Centre culturel international de Hammamet. Ce séjour avait abouti à une nouvelle collection qui a été exposée à Dar Sebastian du 14 au 28 septembre. Intitulée  » Reflets « , cette série se compose de tableaux qui restituent la beauté charnue d’un fruit d’été, des visages croisés au hasard du chemin et des paysages imprégnés de la douce lumière de Tunisie. C’est la première fois que Fedele Spadafora exposait en Tunisie, délaissant pour un temps les galeries américaines et allemandes dont il est un habitué.

En anglais,  » Reflections « , le titre de l’exposition, veut dire aussi bien  » reflets  » que  » réflexions « . C’est bel et bien l’enjeu pour cette série polyphonique qui incarne des reflets de lumière tout en articulant une réflexion sur l’inspiration d’un peintre étranger qui lui-même se considère redevable à un courant créatif porté par de nombreux artistes voyageurs.

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Gabès : La justice renvoie encore le dossier du GCT

Le tribunal de Gabès a décidé de repousser une nouvelle fois l’examen en référé de la procédure visant à suspendre les activités polluantes du Groupe chimique tunisien. L’audience est désormais fixée au 22 janvier. Ce nouveau report, le cinquième, intervient dans un contexte de forte tension sociale marqué par des incidents sanitaires répétés et une exaspération croissante de la population.

Un cinquième report qui prolonge l’attente

L’affaire judiciaire visant l’arrêt des unités industrielles les plus polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT) continue de s’enliser. Le tribunal de Gabès a décidé de renvoyer l’examen du dossier en référé au 22 janvier, selon les déclarations de Mounir Adouni, président de l’Ordre régional des avocats, sur les ondes de Mosaique FM.

Il s’agit du cinquième report consécutif dans cette procédure introduite pour obtenir la suspension d’installations accusées de porter gravement atteinte à la santé publique et à l’environnement dans la région.

La juridiction a choisi d’élargir le champ de l’affaire en y intégrant le ministère de l’Environnement, l’Agence nationale de protection de l’environnement ainsi que le ministère de la Santé. Elle a également exigé la production de nouveaux documents et éléments techniques.

Une décision qui, si elle vise officiellement à compléter l’instruction du dossier, est perçue par de nombreux observateurs comme un facteur supplémentaire de ralentissement dans une affaire déjà marquée par une succession de renvois.

Une région sous pression sanitaire

Ce nouvel épisode judiciaire intervient alors que la population de Gabès fait face à une recrudescence d’incidents sanitaires attribués aux émanations industrielles du complexe chimique. Ces dernières semaines, plusieurs établissements scolaires ont été touchés par des cas de malaise, d’asphyxie et de troubles respiratoires, parfois accompagnés de maux de tête et de nausées, nécessitant des interventions médicales.

Pour les habitants, ces épisodes ne sont que la partie visible d’une crise environnementale chronique qui dure depuis des années.

À chaque audience, des citoyens, des militants associatifs et des avocats se mobilisent pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une lenteur excessive de la justice face à une situation jugée urgente. Lors de précédentes séances, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour réclamer des décisions concrètes et immédiates.

Au-delà de l’arrêt des unités incriminées, les revendications portent désormais sur le démantèlement des installations les plus polluantes et sur la reconnaissance du droit de la population à un environnement sain.

Pour de nombreux acteurs locaux, le dossier du GCT dépasse aujourd’hui le cadre d’un simple contentieux judiciaire. Il est devenu le symbole d’un bras de fer entre une région sinistrée sur le plan environnemental et un système accusé d’atermoiements, alors même que la pollution industrielle à Gabès est documentée depuis des décennies et que les solutions structurelles tardent à se concrétiser.

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Djerba : Mausolée libyque, tombes puniques et vestiges antiques à redécouvrir

Que reste-t-il aujourd’hui de l’histoire antique de Djerba ? Quelques sites et monuments ont gardé ces traces lointaines et témoignent d’un passé immémorial. C’est le cas de la chaussée romaine d’El Kantara, du site archéologique de Meninx, des nécropoles puniques de Souk El Gebli et des vestiges de Henchir Bourgou.

Ce dernier site, contrairement aux trois premiers cités, se trouve au nord de l’île et demeure relativement peu connu. La découverte de silex et d’œufs d’autruche permettent de relier ce site à la préhistoire. Toutefois, c’est à l’époque punique que Henchir Bourgou a connu son apogée. Un mausolée libyco-punique âgé de vingt-trois siècles est présent sur le site à l’état de vestige. Selon les archéologues, la cité antique qui se trouvait sur ce site était très vaste et reliée au port de Ghizen.

Les trois autres sites relatifs à l’Antiquité à Djerba sont concentrés au sud-est de l’île. La chaussée romaine reliait Djerba au continent : toujours utilisée, elle a connu des réaménagements récents et constitue aujourd’hui une voie d’accès importante.

Elle débouche sur le site de Meninx qui, à l’époque romaine, fut le principal centre politique et économique de l’île de Djerba. Cette cité antique était dotée d’un port et disposait de nombreux thermes et temples. Les vestiges d’un amphithéâtre témoignent de sa prospérité ancrée dans le commerce de la pourpre. Le site de Meninx est également très vaste et inclut une partie aujourd’hui recouverte par la mer.

Enfin, les nécropoles puniques de Souk El Gebli complètent ces différents sites antiques. Il s’agit d’un ensemble d’une douzaine de tombes rupestres dont les mobiliers funéraires ont disparu. Toutefois, l’état général des sépultures permet de reconstituer mentalement leur topographie. Notons que plusieurs fouilles se poursuivent et devraient à terme révéler de nombreux pans de l’Antiquité à Djerba.

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Fédération de l’enseignement secondaire : Maintien du boycott des évaluations du deuxième trimestre

Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Mohamed Safi, a confirmé l’entrée en vigueur d’un boycott global des évaluations à partir du deuxième trimestre. Cette décision, annoncée mercredi 7 janvier 2026, s’inscrit dans un bras de fer avec le ministère de l’Education autour d’accords salariaux et administratifs jugés non respectés. Le syndicat assure rester fermement attaché à l’exécution de ses décisions.

Boycott total des évaluations dès le deuxième trimestre

La Fédération générale de l’enseignement secondaire a tranché : aucune forme d’évaluation ne sera assurée à partir du deuxième trimestre. Intervenant sur les ondes de Diwan fm, son secrétaire général, Mohamed Safi, a réaffirmé l’engagement de la structure syndicale à appliquer strictement la décision de l’instance administrative sectorielle.

Le mot d’ordre concerne l’ensemble des formes d’évaluation : interrogations orales, devoirs pratiques, devoirs surveillés et compositions. Une mesure que la fédération présente comme un levier de pression face à ce qu’elle qualifie de non-respect d’engagements contractuels de la part des autorités.

Des accords salariaux au cœur du conflit

Au centre du différend figure l’accord du 23 mai 2023, qui prévoit l’octroi d’augmentations salariales échelonnées sur trois ans. Selon Mohamed Safi, cet accord devait permettre aux enseignants de bénéficier de revalorisations annuelles successives à partir de janvier 2026 jusqu’à janvier 2028, à raison de 100 dinars par tranche.

Or, d’après la fédération, cet engagement n’a pas été appliqué comme prévu, ce qui a ravivé la colère du corps enseignant et renforcé la détermination syndicale à maintenir la pression.

Le responsable syndical a également dénoncé un second manquement, lié cette fois au dossier des promotions. Un accord prévoyait que leur effet rétroactif prenne cours à partir du mois de juillet. Cependant, le ministère aurait fixé leur application à partir du mois de mai, ce qui, selon lui, entraîne un préjudice financier et administratif pour les enseignants concernés.

Pour la fédération, cette modification unilatérale constitue un précédent inacceptable et s’ajoute à une série de décisions qui fragilisent la confiance entre les deux parties.

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Gabès : Un bus scolaire vieux de 25 ans part en flammes, aucun blessé

Un incendie s’est déclaré jeudi matin dans une navette affectée au transport scolaire sur la route reliant Bouchamma au sud de Gabès. Aucun blessé n’est à déplorer, le véhicule étant vide au moment du sinistre. L’incident relance cependant les interrogations sur l’état du parc de transport régional.

Une colonne de fumée a été aperçue vers 7h30 sur l’axe reliant Bouchamma à la ville de Gabès. Une navette destinée habituellement au transport des élèves a été ravagée par les flammes, dans des circonstances encore indéterminées.

Alertée, une unité de la Protection civile est intervenue rapidement pour maîtriser l’incendie et empêcher la propagation aux zones voisines. Le feu a été circonscrit sans difficulté majeure, mais la navette a été presque totalement détruite.

Selon les autorités locales, le véhicule ne transportait aucun écolier au moment des faits. Un soulagement, alors que cette ligne est empruntée quotidiennement par des dizaines d’élèves se rendant en classe.

La circulation sur la route a été brièvement perturbée pendant l’intervention des secours.

Un bus en circulation depuis près de 25 ans

Contactée par Mosaique FM, une source de la Société régionale de transport de Gabès a confirmé que le véhicule était en exploitation depuis près d’un quart de siècle.
Cette longévité ravive le débat sur la vétusté des bus affectés aux régions intérieures, souvent exploités au-delà de leur durée de vie optimale.

Des précédents ailleurs en Tunisie

Ce n’est pas la première fois qu’un véhicule scolaire s’embrase.
En janvier 2019, un bus de ramassage scolaire a pris feu dans la délégation de Siliana-Sud en raison d’une défectuosité électrique. Là encore, aucun blessé n’avait été enregistré, mais l’incident avait déjà alerté sur l’état du matériel roulant dans les zones rurales et semi-rurales.

Si les causes exactes de l’incendie restent à déterminer, l’hypothèse d’une défaillance mécanique liée à l’âge du véhicule n’est pas exclue.

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Un plan, 3671 réunions et une promesse : l’État se dit à l’écoute du terrain

La présidence de la République a présenté, mercredi 7 janvier, les premiers éléments du plan de développement 2026-2030, lors d’une réunion au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafidh. Le communiqué publié à l’issue de cet entretien affirme que le projet repose sur une large consultation menée dans l’ensemble du pays, avec 3671 réunions tenues aux niveaux local, régional et interrégional.

Selon la présidence, ces rencontres ont permis de faire remonter un ensemble de priorités exprimées par les participants : simplification des procédures administratives, amélioration des établissements scolaires, accélération de l’exécution des projets publics, appui aux jeunes porteurs d’initiatives, lutte contre l’expansion urbaine non réglementée et renforcement des infrastructures, notamment dans les zones rurales.

Méthode ascendante

Le communiqué insiste sur la démarche, qualifiée de participative et « ascendante », consistant à partir des attentes locales avant d’élaborer un cadre national.

Cette approche est présentée comme une alternative aux modèles de planification centralisés adoptés lors des cycles précédents. La présidence y voit un moyen de rapprocher les politiques publiques des besoins exprimés sur le terrain.

Aucun détail n’a toutefois été communiqué concernant les arbitrages financiers, le calendrier d’exécution ou les objectifs chiffrés du futur plan, qui doivent être précisés ultérieurement dans un rapport final.

Positionnement politique

Le chef de l’État estime que ces consultations dessinent un « modèle de développement » qui serait déjà identifié par les citoyens et susceptible de répondre aux attentes sociales prioritaires. Il a appelé à mobiliser les administrations et à garantir que les responsables chargés de la mise en œuvre agissent « avec intégrité » et en tenant compte de l’intérêt général.

Le discours évoque également un rôle accru pour les jeunes générations, décrites comme prêtes à assumer des responsabilités publiques.

Une ambition encore à préciser

En conclusion, la présidence évoque une étape importante dans le parcours institutionnel du pays, avec l’objectif affiché de renforcer la justice sociale, la liberté et la dignité.

La publication du rapport final et la traduction concrète de ces orientations sur le terrain constitueront les prochaines étapes.

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Tunisiens en Jordanie : déclaration obligatoire après 14 jours, avertit l’ambassade

L’ambassade de Tunisie en Jordanie appelle les Tunisiens se rendant dans le royaume à se conformer aux nouvelles mesures décidées par les autorités jordaniennes concernant le séjour des étrangers. Ces changements incluent une obligation de déclaration et un durcissement des sanctions financières.

Dans un communiqué publié mercredi 7 janvier 2026, l’ambassade tunisienne à Amman indique que les autorités ont amendé la loi sur la résidence et les affaires des étrangers. Tout visiteur étranger qui séjourne dans le pays pendant plus de deux semaines doit désormais se présenter auprès de l’Administration de la résidence et des frontières, de l’une de ses antennes régionales ou du poste de sécurité compétent.

Cette démarche consiste à déclarer son adresse et ses informations personnelles.
Le non-respect de cette obligation est passible d’une amende de 200 dinars jordaniens, soit environ 282 dollars américains.

Héberger un étranger devient aussi une responsabilité

L’ambassade précise que l’article 14 de la loi a également été durci.
Toute personne hébergeant un étranger – gratuitement ou contre paiement – doit informer les autorités dans un délai de 48 heures suivant son arrivée ou son départ.
Le défaut de déclaration expose également l’hébergeur à une amende de 200 dinars.

L’ambassade invite ainsi les citoyens tunisiens à respecter ces nouvelles règles afin d’éviter toute sanction durant leur séjour en Jordanie.

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Tunisie : Près de 9.000 migrants rapatriés en 2025, un niveau inédit

Près de 9.000 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont été rapatriés en 2025 depuis la Tunisie dans le cadre du programme de “retours volontaires” coordonné par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a annoncé mercredi l’agence onusienne.

Dans un communiqué, l’OIM affirme avoir “franchi un cap record” dans son dispositif d’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR), avec 8.853 retours assistés en 2025, soit une hausse de 28% par rapport à 2024.

L’organisation souligne également une augmentation des situations de vulnérabilité aiguë, comprenant notamment des enfants non accompagnés, des personnes séparées de leurs familles et des victimes de traite.

Un soutien logistique et financier

Selon l’OIM, chaque retour, appuyé dans le cadre du programme financé par plusieurs partenaires européens, s’accompagne d’un accompagnement individualisé, incluant aides financières, organisation du voyage et orientation vers des mécanismes de réintégration.

L’agence précise que les migrants ont été rapatriés vers 27 pays d’origine, à travers des vols commerciaux et des charters mis en place avec l’appui logistique des autorités tunisiennes.

En parallèle, 103 réfugiés et demandeurs d’asile ont pu être réinstallés dans cinq pays tiers.

Depuis le début de 2025, les autorités ont renforcé la lutte contre les départs irréguliers et procédé au démantèlement de campements informels, principalement dans la région de Sfax, avec le soutien de financements européens.

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Crise de la CNAM : Les pharmaciens alertent sur un risque de paralysie du système de santé

La rupture de la convention entre les pharmacies privées et la Caisse nationale d’assurance maladie est l’aboutissement d’un bras de fer de plusieurs mois. Face à l’asphyxie financière du secteur, le président du syndicat des pharmaciens appelle l’État à intervenir en urgence pour éviter un effondrement de l’accès aux soins.

La décision de mettre fin à la convention liant les pharmacies privées à la CNAM à partir du 31 décembre 2025 n’a rien d’improvisé. Dans une déclaration à Mosaïque FM, Mohamed Zoubeir Guiga explique qu’il s’agit du résultat d’une longue série d’alertes restées sans suite, alors que la situation financière de la Caisse ne cesse de se détériorer.

Les pharmaciens en première ligne

Le responsable syndical rappelle que la convention avec les pharmaciens s’inscrivait dans la continuité d’accords déjà rompus avec les médecins du secteur privé. Face aux retards de remboursement, de nombreuses officines assurent aujourd’hui sur leurs propres fonds une part croissante de la prise en charge des patients, fragilisant l’équilibre financier du secteur.

Pour Mohamed Zoubeir Guiga, le problème dépasse désormais le cadre technique ou administratif. Il appelle à une intervention directe de la présidence du gouvernement et à la convocation d’une réunion d’urgence regroupant quatre ministères : Santé, Affaires sociales, Finances et Commerce. Selon lui, sans coordination étroite, aucune réforme crédible de l’assurance maladie ou du secteur du médicament ne pourra aboutir.

Avertissement sur les conséquences pour les patients

Le président du syndicat met en garde contre les risques d’une poursuite de l’inaction : ruptures d’approvisionnement, désorganisation du circuit du médicament et dégradation de l’accès aux soins. Les patients seraient, selon lui, les premières victimes. Il appelle à une décision politique forte et rapide pour éviter que la filière du médicament ne bascule dans une crise majeure.

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Vignette automobile 2026 : Tarifs et délais de paiement

Comme chaque année, la taxe de circulation (vignette automobile) s’applique selon une grille tarifaire fixée en fonction de la puissance fiscale et du type de carburant. Les autorités ont rappelé le calendrier officiel de paiement et les montants dus par catégorie de véhicules, dans un contexte de renforcement du suivi fiscal.

Pour éviter toute amende ou majoration, les propriétaires de véhicules sont appelés à respecter les délais suivants pour s’acquitter de la taxe de circulation 2026 :

  • 5 février 2026 : établissements publics administratifs, collectivités locales, organismes assimilés et personnes morales, y compris l’État.
  • 5 mars 2026 : particuliers possédant des véhicules aux numéros d’immatriculation pairs.
  • 5 avril 2026 : particuliers possédant des véhicules aux numéros d’immatriculation impairs.
  • 5 mai 2026 : véhicules destinés à la location ou acquis dans le cadre de contrats de leasing.

Les autorités fiscales rappellent que tout retard de paiement expose le propriétaire à des pénalités financières et à des sanctions administratives.

Tarifs

Le montant de la vignette automobile varie en fonction de deux critères : la puissance fiscale du véhicule et le type de carburant utilisé (essence, diesel ou GPL).

  • Véhicules de 1 à 4 CV : Essence : 65 DT / Diesel : 215 DT / GPL : 390 DT
  • Véhicules de 5 à 7 CV : Essence : 130 DT / Diesel : 280 DT / GPL : 455 DT
  • Véhicules de 8 CV : Essence : 180 DT / Diesel : 330 DT / GPL : 505 DT
  • Véhicules de 9 CV : Essence : 180 DT / Diesel : 405 DT / GPL : 580 DT
  • Véhicules de 10 à 11 CV : Essence : 230 DT / Diesel : 455 DT / GPL : 630 DT
  • Véhicules de 12 à 13 CV : Essence : 1050 DT / Diesel : 1275 DT / GPL : 1450 DT
  • Véhicules de 14 à 15 CV : Essence : 1400 DT / Diesel : 1625 DT / GPL : 1800 DT
  • Véhicules de 16 CV et plus (y compris véhicules sportifs) : Essence : 2100 DT / Diesel : 2325 DT / GPL : 2500 DT

Pression fiscale plus forte sur les grosses cylindrées

La grille 2026 confirme une progressivité très marquée de la taxe, avec un écart considérable entre les petites cylindrées et les véhicules puissants. À titre d’exemple, un véhicule de 16 CV essence paie plus de 30 fois la vignette d’une voiture de 4 CV.

Cette politique vise à la fois à renforcer les recettes fiscales, à dissuader l’utilisation de véhicules fortement consommateurs de carburant, et à orienter progressivement le parc automobile vers des motorisations moins énergivores.

Les services fiscaux annoncent un durcissement des contrôles en 2026 pour lutter contre la fraude et les retards de paiement. Les automobilistes sont donc appelés à respecter strictement le calendrier afin d’éviter sanctions, blocages administratifs ou pénalités financières.

Dans ce contexte, le ministère des Finances a mis en service une plateforme numérique permettant de payer la taxe de circulation automobile pour l’année 2026, constituant une nouvelle étape dans la dématérialisation des services fiscaux en Tunisie.

Mais, dans l’immédiat, seuls les véhicules dont le tonnage dépasse cinq tonnes, en particulier les camions, autocars et autres véhicules lourds utilisés dans le transport professionnel, sont concernés par cette procédure en ligne. Les automobilistes ordinaires devront encore patienter.

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Tunisie : Vingt gouvernorats placés en vigilance jaune

L’Institut national de la météorologie (INM) a placé ce mercredi 7 janvier 2026 vingt gouvernorats du pays sous vigilance jaune, en raison de conditions météorologiques instables associant pluies, orages, grêle et chute des températures. Le dispositif d’alerte, actualisé régulièrement, appelle à la prudence pour les activités sensibles au risque.

Ce mercredi, l’Institut national de la météorologie (INM) a actualisé sa carte de vigilance météorologique, plaçant 20 gouvernorats en vigilance jaune. Ce niveau d’alerte indique des phénomènes météo susceptibles de présenter des dangers potentiels, tels que des précipitations localement intenses et des perturbations qui pourraient affecter diverses activités sensibles.

La carte de vigilance est actualisée au moins deux fois par jour, permettant de signaler l’évolution des risques dans les prochaines 24 heures et d’alerter les autorités et le public en temps réel.

Pluie, orages, grêle… une instabilité marquée

L’épisode météorologique en cours s’inscrit dans une situation instable généralisée sur une grande partie du pays. Une perturbation hivernale traverse la Tunisie, apportant des pluies soutenues, parfois accompagnées d’orages, notamment dans le nord et le centre ; des cellules orageuses favorables à des précipitations localement importantes ; des risques de chutes de grêle par endroits ; une baisse sensible des températures, avec un temps plus froid que la normale pour la saison.

Ce contexte est le résultat d’une masse d’air froid qui s’est installée sur le pays, renforçant l’instabilité atmosphérique et rendant les conditions météorologiques plus rigoureuses que d’habitude.

Froid marqué et neige sur les hauteurs

Au-delà des simples pluies, cette perturbation s’accompagne de chutes de neige sur les reliefs occidentaux, notamment dans les régions montagneuses, où les températures ont chuté de manière significative.

Face à ces alertes, l’INM et les services de sécurité civile recommandent d’éviter les activités sensibles au risque (travaux en hauteur, sorties en montagne) ; de suivre régulièrement les bulletins météo officiels ; d’adapter ses déplacements en fonction de l’évolution des conditions.

La vigilance jaune ne signifie pas un danger imminent extrême, mais une attention renforcée pour prévenir tout incident lié aux phénomènes annoncés.

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