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Bac 2026 : Un enseignant écroué dans une affaire de vente de matériel de triche

La justice a ordonné l’incarcération de cinq personnes, dont un enseignant du secondaire et un étudiant, dans le cadre d’une enquête portant sur la commercialisation de dispositifs destinés à la triche aux examens du baccalauréat. L’affaire a été mise au jour après la surveillance de plusieurs pages Facebook faisant la promotion de ces équipements.

Une enquête lancée après la surveillance de pages Facebook

Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tunis a émis, mercredi 3 juin 2026, des mandats de dépôt à l’encontre des cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de vente de matériel destiné à faciliter la triche lors des examens nationaux.

L’affaire trouve son origine dans des investigations menées par les agents de la sous-direction des recherches économiques et financières relevant de la direction de la police judiciaire d’El Gorjani.

Les enquêteurs ont repéré plusieurs pages et comptes Facebook qui faisaient la promotion et la commercialisation de moyens de fraude destinés aux candidats aux examens nationaux, notamment au baccalauréat.

Les investigations ont permis, dans un premier temps, d’identifier les personnes derrière ces comptes avant d’élargir les recherches pour déterminer l’étendue du réseau.

Cinq personnes arrêtées

À l’issue des opérations menées par les services spécialisés, cinq suspects ont été interpellés. Les forces de sécurité ont également procédé à la saisie d’une quantité de matériel présenté comme étant destiné à la triche lors des épreuves du baccalauréat.

Les personnes arrêtées ont ensuite été déférées devant la justice, qui a décidé leur placement en détention dans l’attente de la poursuite de l’instruction.

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Arrestation de Khaled Krichi, ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité

L’ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Khaled Krichi, a été placé en détention en exécution d’un mandat de dépôt émis par la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis. Il est poursuivi dans une affaire liée à des soupçons de corruption financière et à plusieurs infractions connexes. La décision judiciaire a été mise à exécution aujourd’hui.

Plusieurs chefs d’accusation retenus

D’après une source informée citée par Mosaïque FM, le dossier concerne des accusations de corruption financière, de falsification de documents, ainsi que de détention et d’utilisation de documents falsifiés.

Les poursuites portent également sur l’exploitation présumée de la qualité de fonctionnaire public dans le but d’obtenir un avantage indu, ainsi que sur des actes susceptibles de causer un préjudice à l’administration en violation des réglementations applicables.

La même source indique que les faits reprochés incluent également l’acceptation présumée, directement ou indirectement, d’avantages, de dons, de promesses ou de bénéfices en lien avec l’exercice d’une fonction publique ou destinés à faciliter l’accomplissement d’actes relevant de cette fonction.

Exécution du mandat de dépôt

L’affaire est examinée par la chambre d’accusation spécialisée dans les dossiers de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis.

Le mandat de dépôt a été exécuté ce mercredi, conduisant à l’incarcération de Khaled Krichi dans l’attente de la poursuite de la procédure judiciaire.

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Détournement de 360.000 dinars : Un directeur d’agence bancaire condamné à 12 ans de prison

La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a prononcé une peine de 12 ans de prison à l’encontre d’un directeur d’agence bancaire reconnu coupable de détournement de fonds. Un employé de la même agence, poursuivi dans le cadre du même dossier, a également été condamné.

Le tribunal a par ailleurs ordonné aux deux prévenus de payer solidairement une amende dépassant les 300.000 dinars.

Des irrégularités découvertes lors d’un audit interne

L’affaire trouve son origine dans un contrôle mené par les services d’audit et d’inspection interne de l’établissement bancaire. Les vérifications effectuées ont permis de relever plusieurs anomalies dans la gestion des comptes de l’agence.

Les investigations internes ont notamment révélé un déficit financier important ainsi qu’une série de détournements de fonds dont le montant cumulé excède 360.000 dinars.

Une enquête judiciaire après la plainte de la banque

À la suite de ces découvertes, la direction de la banque a déposé une plainte auprès des autorités compétentes, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Les investigations ont rapidement orienté les soupçons vers le directeur de l’agence et l’un de ses collaborateurs. Après leur interpellation et leur présentation devant la justice, les deux hommes ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés.

La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a ainsi prononcé les condamnations à leur encontre, assorties d’une amende solidaire de plus de 300.000 dinars.

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Affaire de « l’appareil secret » : Perpétuité pour Ghannouchi et lourdes condamnations dans un vaste procès

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi soir, ses jugements dans le dossier dit de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Les peines prononcées s’étendent de dix ans de prison à la réclusion à perpétuité, parfois assortie de dizaines d’années supplémentaires. L’affaire concerne 35 accusés poursuivis notamment pour des infractions à caractère terroriste.

Des peines allant jusqu’à la perpétuité

Le tribunal a retenu la culpabilité des prévenus pour constitution et adhésion à une organisation terroriste, ainsi que pour la mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une entité terroriste, en plus d’autres infractions prévues par la législation antiterroriste.

Les sanctions les plus lourdes ont été prononcées contre Mustapha Khedher, condamné à la perpétuité assortie de 96 ans de prison. Plusieurs accusés, dont Ridha Barouni, Tahar Boubehri, Kamel Aïfi et sept autres personnes, ont également été condamnés à la perpétuité assortie de 76 ans de prison.

D’autres peines importantes ont été prononcées, notamment la perpétuité assortie de 50 ans pour Fethi Beldi, 37 ans pour Abdelaziz Daghsni, 32 ans pour Kamel Bedoui et 30 ans pour Samir Hannachi.

La réclusion à vie pour Ghannouchi

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné à la perpétuité assortie de 30 ans de prison. L’ancien chef de gouvernement Ali Laarayedh a, pour sa part, écopé de 42 ans de prison.

Parmi les autres condamnations, Kaïs Bakkar a été condamné à 48 ans de prison, Belhassen Nakkache à 46 ans, Ali Ferchichi à 34 ans, tandis que d’autres accusés ont reçu des peines comprises entre 10 et 18 ans.

Un dossier ouvert depuis 2022

L’affaire a été ouverte début 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des dirigeants politiques assassinés Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le collectif accuse la structure dite de l’« appareil secret » d’implication dans les assassinats des deux opposants, ainsi que d’activités d’espionnage et d’infiltration des institutions de l’État.

Les accusateurs soutiennent que certains dirigeants du mouvement Ennahdha, dont Rached Ghannouchi, supervisaient cette structure. Le mouvement, de son côté, a toujours rejeté ces accusations, les qualifiant de politiques.

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« Appareil secret » : Le procès lié à Ennahdha entre dans sa dernière ligne droite

Le procès lié à ce que les autorités judiciaires désignent comme l’affaire de la « structure parallèle » ou l »appareil secret » associée au mouvement Ennahdha a franchi une étape décisive ce mardi 2 juin 2026. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a clôturé les dernières phases de la procédure avant de mettre le dossier en délibéré, en vue du prononcé du jugement.

Concrètement, cela signifie que les débats judiciaires sont désormais terminés. Le tribunal a entendu les accusés, examiné les éléments du dossier et écouté les plaidoiries des avocats. La prochaine étape ne dépend plus des parties au procès, mais uniquement des juges, qui doivent désormais analyser l’ensemble des pièces avant de rendre leur décision.

Une procédure marquée par plusieurs étapes d’audition

Lors de l’audience de clôture, les juges ont procédé à la phase dite d’« ultime audition » des accusés. Le dossier a notamment impliqué plusieurs personnalités politiques et sécuritaires connues.

Parmi elles figurent notamment l’ancien ministre de l’Intérieur et dirigeant du mouvement Ali Larayedh, ainsi que d’autres anciens responsables sécuritaires et cadres politiques. Les auditions ont été organisées en plusieurs séances successives, durant lesquelles ont été entendus les principaux accusés, les personnes poursuivies en liberté ainsi que les représentants des services sécuritaires impliqués dans le dossier.

Les plaidoiries des avocats ont également été entendues avant la clôture définitive des débats.

Un dossier complexe impliquant plusieurs catégories d’accusés

Selon les éléments du dossier, l’affaire concerne 35 personnes poursuivies à des degrés divers. Parmi elles, certaines sont en détention dans le cadre de cette affaire, dont des figures politiques de premier plan comme le président du mouvement Rached Ghannouchi, tandis que d’autres sont poursuivies dans des dossiers connexes ou comparaissent en liberté.

Lire aussi : Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

Le dossier comprend également des personnes en fuite. Les chefs d’accusation, tels qu’ils apparaissent dans la procédure judiciaire, s’inscrivent dans le cadre des affaires traitées par le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, ce qui explique la compétence de cette juridiction spécialisée.

Une affaire ouverte depuis 2022

Ce dossier remonte à l’année 2022, à la suite d’une plainte déposée par la défense des deux figures politiques assassinées en 2013, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. L’affaire a d’abord été instruite par le parquet du tribunal de première instance d’Ariana, avant d’être transférée en septembre 2023 au pôle judiciaire antiterroriste, seul compétent pour ce type de contentieux.

Les parties civiles estiment que ce dossier s’inscrit dans un ensemble plus large d’enquêtes liées aux assassinats politiques de 2013, en lien avec d’autres volets judiciaires encore en cours d’examen.

Où en est-on aujourd’hui ?

Sur le plan strictement procédural, la phase d’instruction et de jugement est désormais achevée. Le tribunal a clos les débats et mis l’affaire en délibéré. Cela signifie que les juges se retirent pour examiner le dossier en interne, sans nouvelles interventions des avocats ou des accusés.

Aucune nouvelle audience n’est prévue à ce stade. Le procès entre ainsi dans sa dernière phase, celle de la décision judiciaire finale. Le verdict sera rendu lors d’une audience ultérieure dont la date sera fixée par le tribunal.

Dans ce type de procédure criminelle, le délibéré peut durer plusieurs jours ou plusieurs semaines selon la complexité du dossier et le volume des pièces à examiner. Le jugement attendu constituera donc l’aboutissement d’un dossier judiciaire ouvert depuis plusieurs années et marqué par de multiples rebondissements procéduraux.

La décision à venir sera déterminante, tant sur le plan judiciaire que politique, au regard de la sensibilité du dossier et des personnalités impliquées.

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Affaire des crédits bancaires : Remise en liberté de Hatem Chaâbouni sous caution de 60 MD

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné, lundi 1er juin 2026, la remise en liberté de l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni contre le versement d’une caution de 60 millions de dinars. Il est poursuivi dans une affaire portant sur l’octroi de crédits bancaires présumés irréguliers impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, cette décision intervient alors que l’homme d’affaires est détenu depuis juin 2024 dans le cadre d’un dossier impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Une affaire liée à l’octroi de crédits bancaires

L’enquête porte sur des crédits bancaires qui auraient été accordés en violation des procédures et réglementations en vigueur. Les investigations ont conduit à l’incarcération de plusieurs personnes, parmi lesquelles Hatem Chaâbouni et d’anciens cadres de l’établissement bancaire concerné.

À l’issue de l’instruction, les prévenus ont été renvoyés devant la juridiction compétente par la chambre d’accusation afin d’y être jugés.

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Blanchiment d’argent et abus de fonction

Les personnes poursuivies font face à plusieurs chefs d’inculpation, notamment le blanchiment d’argent en bande organisée, l’abus de fonction ainsi que l’exploitation de la qualité de responsable au sein d’une entreprise à participation publique dans le but d’obtenir des avantages indus.

Le dossier comporte également des accusations liées à des actes ayant causé un préjudice à l’administration et à des infractions à la réglementation régissant ce type d’opérations financières.

Les mis en cause sont enfin poursuivis pour complicité dans les faits reprochés, tandis que la procédure judiciaire suit son cours devant la chambre criminelle spécialisée.

Rappel des faits

Hatem Chaâbouni, actif dans les secteurs du fourrage et de la volaille, et trois cadres d’une banque publique dont un ancien directeur général, avaient été arrêtés le 4 juin 2024 pour fraude, détention et utilisation de biens frauduleux, et de blanchiment d’argent. Hatem Chaâbouni avait fait l’objet également d’un deuxième mandat de dépôt pour des infractions administratives.

Lors de son arrestation, Mohamed Zitouna, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis avait expliqué, que l’affaire remonte à une enquête menée par la première brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers de la Garde nationale de l’Aouina concernant un homme d’affaires qui aurait utilisé ses entreprises pour effectuer des opérations financières suspectes et blanchir de l’argent, dans le but de légitimer des fonds d’origine douteuse.

Il aurait notamment augmenté le capital d’une banque publique de 25 millions de dinars, payés à partir d’un compte débiteur appartenant à l’une de ses entreprises, et, dans une seconde étape, un prêt bancaire de 11 millions de dinars lui aurait été accordé le même jour que sa contribution au capital, avec la complicité de certains responsables de cette banque, dans le but de légitimer l’augmentation de capital.

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Tunisie : 41 ans de prison pour le chef d’un réseau international de trafic de drogue

La justice tunisienne a condamné à 41 ans de prison le chef présumé d’un réseau international spécialisé dans le trafic de stupéfiants. Son principal complice a écopé de 26 ans de réclusion, tandis que plusieurs autres accusés ont également été condamnés dans cette affaire liée à une tentative d’introduction de drogue via le port de La Goulette.

Une cargaison interceptée au port de La Goulette

Les accusés étaient poursuivis pour des faits liés à l’adhésion à un réseau international spécialisé dans l’importation et le trafic de substances stupéfiantes.

L’affaire remonte à une opération menée par les services de la douane au port de La Goulette. Les agents avaient alors suspecté un voyageur en provenance d’un pays européen.

Une fouille approfondie de ses bagages a permis de découvrir une importante quantité de drogue soigneusement dissimulée dans des valises, dans le but d’échapper aux contrôles sécuritaires et douaniers.

Une enquête qui a conduit au démantèlement du réseau

Après l’arrestation du suspect et sa présentation aux autorités compétentes, une enquête approfondie a été ouverte afin d’identifier les autres personnes impliquées.

Les investigations ont permis de remonter les différentes ramifications du réseau et de procéder à l’identification de plusieurs complices présumés.

Selon les éléments de l’enquête, les membres du réseau projetaient d’introduire puis de distribuer les substances illicites sur le territoire tunisien.

De lourdes condamnations

À l’issue des procédures judiciaires, la chambre criminelle a retenu contre les accusés des charges liées à leur participation à une organisation internationale de trafic de drogue et à l’importation de stupéfiants destinés à la revente.

Le verdict prononcé marque l’aboutissement d’une affaire ayant mobilisé à la fois les services douaniers, sécuritaires et judiciaires dans la lutte contre les réseaux transnationaux de trafic de drogue.

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Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis rendra mardi son jugement dans l’affaire communément appelée « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Ce dossier, qui implique 35 accusés, figure parmi les affaires politico-judiciaires les plus sensibles examinées ces dernières années par la justice tunisienne.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis prononcera ce mardi son jugement, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Ghannouchi et Laârayedh parmi les principaux accusés

Cette affaire concerne 35 accusés. Parmi eux, cinq sont actuellement détenus, douze sont poursuivis en état de liberté et onze sont en fuite. Sept autres accusés sont également incarcérés dans le cadre d’autres procédures judiciaires.

Le dossier implique plusieurs figures de premier plan du mouvement Ennahdha, notamment son président, Rached Ghannouchi, ainsi que son vice-président, Ali Laârayedh.

D’anciens responsables sécuritaires figurent également parmi les accusés, aux côtés de Mustapha Khedher, déjà impliqué dans l’affaire dite de la « chambre noire ».

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Vendredi dernier, la Chambre criminelle avait décidé de reporter l’audience au 2 juin afin d’entendre les déclarations des accusés dans le cadre de leur défense avant la mise en délibéré du dossier.

Une enquête transférée au pôle antiterroriste

Le dossier a été transmis au ministère public près la Cour d’appel de Tunis le 16 juillet 2024 après la clôture de l’instruction menée par un juge du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Ce dernier avait été saisi de l’affaire en septembre 2023, après le dessaisissement du ministère public près le Tribunal de première instance de l’Ariana.

Au cœur du dossier : les assassinats de Belaïd et Brahmi

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée au début de l’année 2022 par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement en février et juillet 2013.

Le collectif de défense soutient que le mouvement Ennahdha aurait été impliqué dans ces deux assassinats à travers une structure parallèle qualifiée d’« appareil secret ». Selon cette thèse, cette structure aurait mené des activités d’espionnage, de collecte d’informations et d’infiltration au sein de plusieurs institutions de l’État.

Les plaignants accusent également Rached Ghannouchi d’avoir dirigé et supervisé cette structure présumée.

De son côté, le mouvement Ennahdha a toujours nié l’existence d’un quelconque appareil secret au sein de ses structures organisationnelles.

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Cinq ans de prison pour une responsable municipale dans une affaire de falsification de contrat

Le tribunal de première instance de Tunis a condamné une responsable relevant d’une municipalité à cinq ans de prison, assortis de l’interdiction d’exercer une fonction publique, dans une affaire liée à des faits de corruption et de falsification de documents administratifs. Le jugement a été prononcé par la chambre criminelle dans un dossier portant sur un contrat de vente immobilier contesté.

Une condamnation pour falsification de contrat et abus de fonction

Selon le dossier examiné par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, la responsable municipale a été reconnue coupable de falsification d’un contrat de vente portant sur un bien immobilier faisant l’objet d’un litige.

Les investigations ont établi qu’elle aurait exploité ses fonctions administratives afin de faciliter la validation du contrat en dehors des procédures légales en vigueur, d’après les éléments du dossier et de l’enquête.

Le tribunal a retenu les charges de falsification et d’abus de fonction, conduisant à une peine de cinq ans d’emprisonnement.

Interdiction d’exercer dans la fonction publique

En plus de la peine de prison, la juridiction a prononcé une interdiction de l’exercice de toute fonction publique à l’encontre de la condamnée.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre des sanctions complémentaires prévues en matière de corruption et de manquements liés à l’exercice de fonctions publiques.

Selon les éléments disponibles dans le dossier, les faits concernent un contrat de vente d’un bien immobilier en situation de litige, qui aurait été traité en dehors du cadre légal.

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Wadie Jarii condamné à six mois de prison

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi, Wadie Jarii et un cadre technique à six mois de prison dans l’affaire liée au recrutement d’un membre du staff technique des sélections nationales.

Selon les informations disponibles, les deux accusés étaient poursuivis pour « exploitation par un fonctionnaire public de sa qualité afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui », ainsi que pour « préjudice causé à l’administration », « non-respect des procédures en vigueur » et complicité.

Série de dossiers judiciaires

Cette affaire s’ajoute à une série de dossiers judiciaires visant l’ancien président de la Fédération tunisienne de football, qui a longtemps occupé une place centrale dans le paysage footballistique tunisien.

Au cours des dernières années, Wadii Jarii a comparu à plusieurs reprises devant la justice dans des affaires portant notamment sur la gestion administrative et financière de la Fédération, ainsi que sur certains contrats et dossiers liés aux sélections nationales.

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L’ancien dirigeant sportif avait déjà fait l’objet de mandats de dépôt dans d’autres affaires ayant suscité une vive polémique en Tunisie, en raison de son influence au sein du football tunisien durant plusieurs années.

Gouvernance des structures sportives

Ces différentes procédures continuent d’alimenter le débat autour de la gouvernance des structures sportives en Tunisie et des appels à davantage de transparence et de contrôle dans la gestion du sport national.

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Le député Ahmed Saidani libéré dans le cadre de la grâce présidentielle

Le député Ahmed Saidani a été libéré ce mardi dans le cadre de la grâce présidentielle décidée par le chef de l’État Kaïs Saïed à l’occasion de l’Aïd el-Idha, a annoncé son avocat Me Yahia Sghiri. Cette décision intervient dans le cadre de la mesure accordée à 1187 détenus. Le parlementaire avait été condamné à huit mois de prison pour atteinte à autrui via un réseau public de communication, et bénéficie désormais de cette mesure exceptionnelle de libération.

Une condamnation à huit mois de prison

Ahmed Saidani avait été condamné le 19 février dernier à huit mois de prison pour pour des faits liés à des publications sur les réseaux sociaux portant atteinte à autrui.

Le cadre juridique de cette poursuite reposait sur l’article 86 du Code des télécommunications, qui prévoit une peine d’emprisonnement d’un à deux ans et une amende de 100 à 1000 dinars pour quiconque nuit sciemment à autrui ou trouble sa tranquillité via les réseaux publics de télécommunications.

Une grâce accordée à 1187 détenus

Son avocat a confirmé que son client bénéficie désormais de la mesure de grâce présidentielle.

Il est à rappeler que la présidence de la République avait annoncé plus tôt l’octroi d’une grâce présidentielle en faveur de 1187 détenus, en plus de la libération conditionnelle de 187 autres personnes.

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Affaire des traverses en bois : Six ans de prison contre un ancien PDG de la SNCFT

La justice tunisienne a rendu un nouveau verdict dans une affaire de corruption financière impliquant des anciens responsables de la SNCFT. La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné un ancien président-directeur général de l’entreprise publique ferroviaire ainsi que trois anciens cadres à six ans de prison ferme dans le cadre du dossier des « traverses en bois suspectes ». Le tribunal a également infligé à chacun des accusés une amende de deux millions de dinars.

Une lourde amende prononcée contre les accusés

Parmi les personnes condamnées figure notamment un ancien directeur de l’administration centrale de la SNCFT.

Le tribunal a également prononcé une amende de deux millions de dinars contre chacun des accusés impliqués dans cette affaire liée à des soupçons de corruption financière et administrative.

En revanche, la justice a décidé de ne pas poursuivre l’ancienne directrice chargée de la gestion des achats, estimant que les éléments retenus contre elle étaient insuffisants.

Une affaire ouverte après une plainte déposée en 2020

L’affaire remonte à une plainte déposée en 2020 auprès de l’Instance nationale de lutte contre la corruption.

Cette plainte faisait état de soupçons entourant un marché d’acquisition de traverses en bois conclu en 2017 entre la SNCFT et un fournisseur étranger.

Les investigations portaient notamment sur des soupçons de corruption financière et administrative liés aux conditions d’attribution et d’exécution de ce marché public.

Cette affaire s’inscrit dans le cadre des dossiers de corruption financière examinés par les chambres judiciaires spécialisées à Tunis, chargées des affaires liées aux malversations dans les établissements publics et les marchés de l’État.

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Tunisie – Aïd el-Idha : Grâce présidentielle au profit de 1187 détenus

Le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle à 1187 détenus à l’occasion de l’Aïd el-Idha, selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République.

Cette mesure présidentielle permettra la libération des détenus concernés, précise la même source.

Une mesure annoncée à l’occasion de l’Aïd

Dans le cadre des mesures prises à l’occasion de l’Aïd el-Idha, la Présidence de la République a également annoncé l’octroi de la libération conditionnelle à 187 détenus supplémentaires.

En Tunisie, les grâces présidentielles sont régulièrement accordées à l’occasion des fêtes religieuses et des célébrations nationales. Ces mesures concernent généralement des détenus répondant à des conditions spécifiques prévues par la législation tunisienne.

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Sonia Dahmani condamnée à deux ans de prison dans une affaire liée au décret-loi 54

La chambre criminelle n°4 du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à deux ans de prison, dans une affaire liée à des déclarations sur les conditions de détention en Tunisie. La défense a immédiatement annoncé avoir interjeté appel, suspendant l’exécution du jugement.

Une condamnation liée à des propos tenus en 2023

Selon l’avocat Sami Ben Ghazi, cette nouvelle condamnation a été prononcée ce lundi 25 mai 2026 et concerne des déclarations faites par Sonia Dahmani en 2023, dans lesquelles elle critiquait les conditions de détention dans les prisons tunisiennes.

Elle est poursuivie en vertu du décret-loi 54, notamment de l’article 24, relatif à la diffusion de fausses informations susceptibles de porter atteinte à un fonctionnaire public.

La peine encourue dans ce type d’infraction peut atteindre dix ans de prison.

Un recours en appel déjà engagé

La défense a annoncé avoir fait appel de la décision, ce qui suspend l’application de la peine en attendant un nouveau jugement.

Selon les éléments communiqués, il s’agit de la quatrième affaire dans laquelle une peine de prison est prononcée contre Sonia Dahmani sur la base du décret-loi 54.

Une série de procédures judiciaires en cours

Dans un autre dossier, la chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis avait, en avril, confirmé une condamnation d’un an et six mois de prison, après une peine initiale de deux ans en première instance.

Cette affaire concernait des déclarations liées à la persistance de discours et pratiques racistes dans la société, requalifiées en diffusion de fausses informations par les autorités judiciaires.

Sonia Dahmani avait été arrêtée le 11 mai 2024, avant d’être libérée sous condition le 27 novembre 2025.

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Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Fin des interrogatoires des détenus

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a achevé, vendredi 22 mai, l’interrogatoire des accusés détenus dans le dossier dit de l’« appareil secret » attribué au mouvement Ennahdha. Une phase importante du procès s’achève, tandis que les audiences doivent se poursuivre mardi prochain avec les prévenus comparaissant en liberté.

Une première phase d’auditions close pour les détenus

La justice tunisienne a franchi un tournant procédural dans ce dossier sensible. Les interrogatoires des prévenus placés en détention ont été bouclés par la chambre criminelle spécialisée, mettant fin à une première séquence d’audiences centrée sur les principaux accusés incarcérés.

Parmi les personnes entendues figurent notamment l’ancien directeur central de la lutte contre le terrorisme à El Gorjani, le dirigeant d’Ennahdha Abdelaziz Deghsni, ainsi qu’un ancien haut responsable des services spécialisés au ministère de l’Intérieur.

Un dossier tentaculaire impliquant 35 accusés

Le dossier reste d’une ampleur significative avec 35 personnes mises en cause au total. Cinq d’entre elles sont actuellement en détention dans le cadre de cette procédure, dont le président du mouvement Rached Ghannouchi. D’autres accusés sont détenus dans des affaires distinctes, tandis que douze comparaissent libres et onze sont en fuite.

Les auditions avaient débuté la semaine précédente avec l’ancien ministre de l’Intérieur Ali Laarayedh et son ancien conseiller, ouvrant une série d’interrogatoires à forte charge politique et judiciaire.

Une affaire ouverte depuis 2022 et toujours sous haute sensibilité

L’affaire de l’« appareil secret » a été déclenchée en 2022 à la suite d’une plainte du comité de défense des dirigeants assassinés Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Initialement instruite par le Tribunal de première instance de l’Ariana, elle a ensuite été transférée en 2023 au Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, compétent pour les dossiers de cette nature.

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Affaire de la Flottille Soumoud : Dr Mohamed Amine Bennour remis en liberté

Le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier de Tunis a décidé, jeudi, de lever les poursuites engagées contre le médecin et militant Mohamed Amine Bennour dans le cadre de l’affaire liée à la « Flottille Soumoud ». Cette décision intervient alors que l’enquête se poursuit autour de soupçons de corruption financière et d’infractions présumées impliquant plusieurs militants liés au dossier.

Levée des poursuites contre Mohamed Amine Bennour

Selon les informations rapportées par Mosaique fm dans le cadre des investigations en cours, le juge d’instruction a ordonné la remise en liberté du Dr Mohamed Amine Bennour et l’abandon des poursuites engagées à son encontre.

L’affaire concerne la « Flottille de la Résistance », également connue sous le nom de « Flottille Soumoud », autour de laquelle une information judiciaire avait été ouverte par le pôle judiciaire économique et financier.

Une enquête toujours en cours

Le dossier porte notamment sur des soupçons de faux et usage de faux, d’escroquerie ainsi que de trahison qualifiée visant plusieurs militants impliqués dans cette initiative.

Dans le cadre de cette même affaire, le juge d’instruction avait déjà décidé récemment de remettre en liberté les militantes Sana Msahli et Jawaher Channa.

En revanche, Wael Nawar et Ghassen Henchiri demeurent placés en détention dans l’attente de la poursuite des investigations et des suites judiciaires de l’affaire.

Cette affaire remonte au 6 mars 2026, lorsque plusieurs membres de la coordination tunisienne de la flottille Soumoud ont été arrêtés.

Ces interpellations avaient été menées dans le cadre d’une enquête pour des soupçons de malversations financières, incluant des accusations de blanchiment d’argent et de gestion opaque de fonds liés à une initiative maritime de soutien à Gaza. Le 16 mars, sept mandats de dépôt avaient été émis.

La flottille Soumoud, conçue pour briser le blocus de Gaza, avait initialement suscité un large soutien populaire avant de devenir l’objet d’une procédure judiciaire controversée.

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Cinq ans de prison confirmés contre l’ancien magistrat Taïeb Rached

La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé la condamnation prononcée en première instance contre Taïeb Rached. L’ancien haut magistrat écope de cinq ans de prison dans une affaire liée à la falsification de documents.

Cette décision intervient alors qu’il a déjà été condamné dans une autre affaire de corruption financière ayant marqué la justice tunisienne.

Selon les éléments du dossier, Taïeb Rached était poursuivi pour falsification, détention et usage de documents falsifiés. La juridiction d’appel a ainsi confirmé le jugement rendu en première instance.

Une autre lourde condamnation pour blanchiment d’argent

L’ancien premier président de la Cour de cassation fait déjà l’objet d’une condamnation particulièrement lourde dans une autre affaire judiciaire. Il avait été condamné à trente ans de prison dans un dossier de blanchiment d’argent.

Le 27 octobre 2025, la première chambre criminelle du Tribunal de Tunis avait rendu son verdict dans ce qui avait été présenté comme l’une des plus importantes affaires de corruption judiciaire du pays. Taïeb Rached avait alors écopé de trente ans de prison assortis d’une amende de 4.807.068.920 dinars.

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Quand le mouton choisit son Tunisien

Chaque année, à l’approche de la fête, un miracle économique discret s’opère en Tunisie : le mouton cesse d’être un simple animal pour devenir un acteur macroéconomique à part entière. Certains économistes n’ont pas encore validé la théorie, mais sur le terrain, elle s’impose avec une force tranquille : ce n’est plus le Tunisien qui choisit son mouton, c’est souvent le mouton qui choisit son Tunisien.

La scène est connue. Le citoyen arrive au marché avec un budget soigneusement élaboré, fruit de longues négociations internes et parfois familiales. Il repart, quelques heures plus tard, avec une stratégie révisée à la baisse, une résignation discrète et, quand tout va bien, un animal “un peu plus petit mais de meilleure personnalité”.

Un exercice de pédagogie

Officiellement, il s’agit d’un marché classique : offre et demande, rencontre entre éleveurs et consommateurs. Officieusement, c’est un exercice de pédagogie économique accélérée où le prix rappelle, avec une certaine brutalité, que la fête n’est pas une variable d’ajustement budgétaire.

Les vendeurs, eux, n’ont rien d’illusionnistes : ils suivent les coûts, les aléas climatiques, les prix des aliments, les frais de transport. Mais dans l’imaginaire collectif, ils deviennent les gardiens d’un seuil invisible, celui où le symbole finit par coûter plus cher que le salaire.

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Et puis il y a le mouton lui-même, innocent par nature mais central par fonction. Il incarne cette étrange réalité : plus il est attendu, plus il devient rare ; plus il est symbolique, plus il devient stratégique. À ce rythme, il ne manque plus qu’une bourse du mouton avec cotation en temps réel et variation selon la météo et les rumeurs de marché.

Un test de résistance économique

Au fond, la vraie question n’est peut-être pas de savoir qui achète qui. Elle est de comprendre comment, chaque année, un rituel collectif se transforme en test de résistance économique. Et comment, malgré tout, beaucoup finissent par acheter quand même, parce que certaines traditions ont la particularité de ne jamais être en promotion.

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Justice : Le barreau défend la légalité de son mouvement et tend la main au dialogue

Le bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Tunisie, Boubaker Ben Thabet, a affirmé mardi 19 mai 2026 que les actions engagées par la profession depuis le 18 mai et prévues jusqu’au 18 juin 2026 découlent, selon lui, de l’absence de prise en compte des revendications du barreau. Il a réaffirmé que cette mobilisation est « légale » et que les avocats restent ouverts au dialogue avec les autorités.

Une mobilisation justifiée par les revendications professionnelles

Lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’Ordre, Boubaker Ben Thabet a expliqué que les actions décidées par le Conseil de l’ONAT le 13 mai — incluant grèves régionales, port du brassard rouge et mouvement de protestation — visent à défendre des revendications professionnelles liées à la réforme et à la modernisation du système judiciaire, rapporte l’Agence TAP.

Il a rappelé qu’une note écrite contenant ces demandes avait été adressée au ministère de la Justice le 23 janvier 2026, portant notamment sur la réforme du cadre législatif régissant la profession et ses textes d’application.

« Pas une démonstration de force », selon le bâtonnier

Le bâtonnier a insisté sur le caractère non conflictuel de la mobilisation, affirmant qu’elle ne constitue ni une démonstration de force ni une entrave au fonctionnement du service judiciaire. Selon lui, ces actions sont destinées à attirer l’attention sur les dysfonctionnements affectant le traitement des affaires au sein des tribunaux.

Il a également souligné l’existence d’un intérêt public commun entre le ministère de la Justice et les avocats, appelant à une coopération pour parvenir à des solutions consensuelles.

Tensions autour du fonctionnement de la justice

Réagissant au communiqué du ministère de la Justice affirmant que les mouvements de protestation n’auront aucun impact sur le fonctionnement des tribunaux, Ben Thabet a estimé que le traitement des affaires pendantes est déjà affecté par les dysfonctionnements judiciaires.

Le bâtonnier est également revenu sur le recours introduit par le procureur général de la Cour d’appel de Tunis concernant les modalités de l’assemblée générale exceptionnelle du barreau tenue le 1er mai 2026. Il a précisé que, dans le cas des assemblées extraordinaires, une seconde réunion peut être organisée si le quorum n’est pas atteint, dans un délai allant de 15 jours à un mois, ajoutant que la réunion du 1er mai pourrait être considérée comme une assemblée consultative.

Une audience est prévue le 10 juin pour examiner ce recours.

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