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Arrestation de Khaled Krichi, ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité

L’ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Khaled Krichi, a été placé en détention en exécution d’un mandat de dépôt émis par la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis. Il est poursuivi dans une affaire liée à des soupçons de corruption financière et à plusieurs infractions connexes. La décision judiciaire a été mise à exécution aujourd’hui.

Plusieurs chefs d’accusation retenus

D’après une source informée citée par Mosaïque FM, le dossier concerne des accusations de corruption financière, de falsification de documents, ainsi que de détention et d’utilisation de documents falsifiés.

Les poursuites portent également sur l’exploitation présumée de la qualité de fonctionnaire public dans le but d’obtenir un avantage indu, ainsi que sur des actes susceptibles de causer un préjudice à l’administration en violation des réglementations applicables.

La même source indique que les faits reprochés incluent également l’acceptation présumée, directement ou indirectement, d’avantages, de dons, de promesses ou de bénéfices en lien avec l’exercice d’une fonction publique ou destinés à faciliter l’accomplissement d’actes relevant de cette fonction.

Exécution du mandat de dépôt

L’affaire est examinée par la chambre d’accusation spécialisée dans les dossiers de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis.

Le mandat de dépôt a été exécuté ce mercredi, conduisant à l’incarcération de Khaled Krichi dans l’attente de la poursuite de la procédure judiciaire.

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Ces Tunisiennes qui ont conquis le ciel avant Aziza Seddik

L’entrée d’Aziza Seddik dans l’histoire de l’aviation civile mondiale, en juin 2026, ne surgit pas de nulle part. Elle rappelle une histoire tunisienne plus ancienne : celle de femmes qui, depuis les années 1980 au moins, ont progressivement investi les métiers les plus techniques du secteur aérien.

Des cockpits de Tunisair aux avions militaires, des vols commerciaux aux centres de formation internationaux, plusieurs Tunisiennes ont contribué, chacune à sa manière, à faire évoluer la place des femmes dans un univers longtemps dominé par les hommes.

Les années 1980 : Alia Menchari ouvre la voie

Parmi les figures les plus emblématiques figure Alia Menchari, présentée comme l’une des premières femmes pilotes de ligne tunisiennes et arabes.

Dans les années 1980, elle rejoint Tunisair à une époque où la présence féminine dans les cockpits reste exceptionnelle, y compris dans le monde arabe et africain.

Son parcours marque une rupture symbolique : une Tunisienne peut non seulement intégrer l’aviation commerciale, mais aussi accéder aux commandes d’un appareil de ligne. Pour plusieurs générations de jeunes femmes, Alia Menchari devient ainsi un repère dans un secteur longtemps perçu comme fermé.

Années 1990 et 2000 : une présence qui s’installe

Entre les pionnières des années 1980 et les équipages féminins médiatisés des années 2010, les décennies 1990 et 2000 voient les femmes intégrer progressivement les formations et métiers techniques de l’aérien.

L’accès aux écoles de pilotage et aux cursus spécialisés se développe peu à peu, notamment autour de l’École de l’aviation de Borj El Amri. Les femmes pilotes deviennent alors une présence plus régulière au sein des équipages de la compagnie nationale.

Cette période, moins visible médiatiquement, a préparé l’émergence des parcours féminins plus médiatisés des années suivantes.

2013-2015 : les équipages féminins deviennent visibles

La présence féminine dans les cockpits tunisiens devient plus visible au cours des années 2010.

En août 2013, Tunisair met notamment en avant un vol Tunis-Paris opéré par un équipage entièrement féminin, sous les commandes d’Ines Hamza.

L’année suivante, le 13 août 2014, à l’occasion de la Fête nationale de la femme, la compagnie nationale programme six vols assurés par des équipages 100 % féminins. Les vols concernent notamment Paris, Bruxelles, Francfort et Rome.

Parmi les commandantes de bord citées figurent Ahlem Marrakchi, Selma Chetali, Meriem Ezzahi, Maha Kouki, Alia Menchari et Ines Hamza.

En 2015, Tunisair renouvelle l’initiative avec d’autres vols opérés par des équipages exclusivement féminins, notamment vers Paris, Marseille et Francfort.

Ces opérations ont une portée symbolique, mais elles montrent aussi une réalité plus profonde : les Tunisiennes ne sont plus seulement présentes dans les métiers d’accueil ou de cabine. Elles occupent également des fonctions de commandement, de pilotage et de responsabilité opérationnelle.

2016 : l’armée de l’air révèle ses pionnières

L’aviation militaire tunisienne a elle aussi connu ses pionnières.

En 2016, lors des commémorations de l’armée, les profils de deux officiers sont mis en lumière : la commandante Dorra Mzah, présentée comme première femme pilote d’hélicoptère de l’armée tunisienne, et la commandante Olfa Lajnef, première femme pilote d’avion de transport militaire, notamment aux commandes de C-130 Hercules.

Selon les données publiées à l’époque, elles faisaient partie d’un groupe d’environ quarante femmes pilotes au sein de l’armée de l’air tunisienne. Ce chiffre montre que la présence féminine dans l’aviation militaire ne relevait déjà plus de quelques cas isolés, mais d’une intégration collective dans des spécialités hautement techniques.

2024 : Yomna Delaïli, première pilote de chasse tunisienne

Un nouveau cap est franchi en 2024 avec le lieutenant Yomna Delaïli.

Après un cursus entamé en 2016 à l’École de l’aviation de Borj El Amri et poursuivi à l’étranger, elle devient la première femme de l’histoire de l’Armée nationale tunisienne à piloter un avion de combat, un F-5.

Cette étape est importante car elle touche l’un des domaines les plus sélectifs de l’aviation militaire. Elle confirme que les Tunisiennes ne sont plus seulement présentes dans l’aviation civile ou le transport militaire, mais aussi dans les spécialités les plus exigeantes du pilotage.

2026 : Aziza Seddik et la reconnaissance internationale

Avec Aziza Seddik, l’histoire change encore d’échelle.

En juin 2026, la Tunisienne devient la première femme au monde à obtenir une accréditation internationale de formatrice certifiée dans le domaine de la sûreté de l’aviation civile, dans le cadre du Centre régional de formation de l’Organisation de l’aviation civile internationale à Tunis.

Lire aussi: La Tunisienne Aziza Seddik entre dans l’histoire de l’aviation civile mondiale

Son parcours ne relève pas du pilotage, mais d’un autre pilier essentiel du secteur : la formation, la sûreté et la gouvernance internationale de l’aviation civile.

Cette distinction montre que la présence tunisienne féminine dans l’aérien ne se limite plus aux cockpits. Elle s’étend désormais aux normes, à la transmission des compétences et à la sécurité du transport aérien mondial.

Des cockpits à l’espace : de la NASA à l’horizon 2029

L’influence des Tunisiennes ne s’arrête plus aux frontières de l’atmosphère terrestre. Dans les années 2020, plusieurs profils montrent que cette progression concerne aussi l’aérospatial et les programmes spatiaux internationaux.

L’ingénieure tunisienne Rania Toukebri participe à la mission Artemis 2 de la NASA, qui doit marquer le retour des vols habités autour de la Lune dans le cadre du programme Artemis. Son parcours illustre la place que peuvent occuper les compétences tunisiennes dans les grands projets spatiaux internationaux.

Lire aussi: Rania Toukebri, ingénieure tunisienne, participe à la mission lunaire Artemis 2 de la NASA

De son côté, l’ingénieure tunisienne Salsabil Houij a été sélectionnée pour participer à une mission orbitale prévue en 2029. Son profil inscrit cette nouvelle génération dans une continuité : après l’aviation civile, militaire et l’expertise aérienne internationale, des Tunisiennes s’illustrent désormais aussi dans l’aérospatial.

Lire aussi: Une ingénieure tunisienne sélectionnée pour une mission en orbite en 2029

Une histoire encore incomplète

De Tunisair à l’armée de l’air, des années 1980 à 2026, l’histoire des Tunisiennes dans l’aviation apparaît comme une progression par étapes : d’abord le pilotage civil, puis les vols commerciaux opérés par des femmes, l’aviation militaire, les avions de chasse et enfin l’expertise internationale.

Mais cette histoire reste encore partiellement documentée. Il manque notamment des données officielles récentes sur le nombre de femmes pilotes en Tunisie, leur part dans les effectifs de Tunisair, de l’aviation privée, de l’OACA ou de l’armée de l’air.

Cette liste n’est donc pas exhaustive. Elle rassemble les parcours les plus cités publiquement et les repères les mieux documentés. Elle montre toutefois une chose : l’exploit d’Aziza Seddik n’est pas un événement isolé. Il s’inscrit dans une trajectoire tunisienne plus longue, où des femmes ont, depuis plusieurs décennies, gagné leur place dans le ciel.

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« Avant et après Gaza » : Periculum Mortis, l’essai tunisien qui accuse l’Occident de faillite morale

Publié aux éditions Arabesques en 2026, Periculum Mortis – Menace existentielle contre l’humanité, le nouvel essai de Sami Kourda, s’impose comme un texte profondément marqué par le traumatisme de Gaza et par les bouleversements géopolitiques provoqués par la guerre déclenchée après le 7 octobre 2023.

Depuis Gaza, certains livres ne cherchent plus seulement à analyser. Ils veulent alerter, interpeller, accuser. Celui-ci appartient clairement à cette catégorie.

Dès les premières pages, Sami Kourda annonce la couleur. Il parle d’« un avant et un après Gaza », comparable, dans son esprit, au basculement historique provoqué par Hiroshima et Nagasaki. Pour lui, ce qui se joue en Palestine dépasse largement le seul cadre régional : il y voit une transformation brutale des rapports de force mondiaux, des discours occidentaux et des équilibres géopolitiques contemporains.

Un livre écrit depuis la colère de Gaza

Ancien militaire de carrière né à Tunis en 1952, Sami Kourda assume une écriture frontale, directe et sans compromis. Son texte ne cherche ni la neutralité académique ni les prudences diplomatiques habituelles. Il revendique au contraire une posture de dénonciation face à ce qu’il décrit comme une impunité devenue structurelle.

Le livre développe une lecture globale de la guerre contre Gaza et de ses répercussions politiques, médiatiques, idéologiques et civilisationnelles. Israël y est présenté comme le centre d’un système d’influence dépassant largement le Moyen-Orient et pesant sur les grandes décisions internationales.

L’auteur décrit également un monde arabe et musulman confronté à une phase historique décisive, où la question palestinienne redevient un marqueur central des rapports entre peuples, puissances et récits politiques.

Un manifeste plus qu’un essai classique

Le vocabulaire est souvent dur, parfois crépusculaire. L’ouvrage mêle géopolitique, religion, mémoire historique, critique médiatique et réflexion civilisationnelle. À plusieurs moments, le texte prend clairement la forme d’un pamphlet politique assumé.

Les titres des chapitres donnent le ton : Israël : quand l’hubris messianique s’alimente de la haine rituelle des Goyim, Les différentes formes de menaces et de pressions d’Israël, La résilience passive : cette illusion fatale, ou encore Quelles postures dynamiques face aux rituels des mensonges et aux menaces existentielles ?

Mais au-delà de ses formulations radicales, Periculum Mortis traduit aussi quelque chose de plus profond : le choc psychologique provoqué dans une grande partie du monde arabe par les images venues de Gaza depuis près de deux ans.

Gaza comme fracture historique

Le livre s’inscrit dans un contexte international où les accusations de crimes de guerre et de génocide contre Israël occupent désormais une place centrale dans le débat mondial. De nombreuses voix — juristes, intellectuels, philosophes, ONG et responsables internationaux — dénoncent l’ampleur des destructions, le coût humain de la guerre menée à Gaza et l’effondrement du langage diplomatique face à la tragédie palestinienne.

C’est dans cette atmosphère de rupture que Sami Kourda inscrit son ouvrage. Dès l’avant-propos, l’auteur évoque une « campagne méthodique d’extermination » et un monde entré dans un « avant et un après Gaza ».

L’ouvrage ne se présente donc pas comme une simple lecture géopolitique. Il prend la forme d’un cri d’alarme adressé aux peuples arabes, musulmans et occidentaux, appelés à sortir d’une forme de passivité face à Gaza, à l’impunité israélienne et aux relais internationaux qui la rendent possible.

Un auteur déjà engagé dans l’écriture politique

Né à Tunis en 1952, Sami Kourda est un ancien militaire de carrière. Après 2011, il se tourne vers l’écriture avec plusieurs ouvrages mêlant témoignage, fiction politique et réflexion sur le monde arabe et musulman, parmi lesquels Le complot Barraket Essahel, Chronique d’un calvaire, Le souffle de la bête immonde ou encore De nos mondes arabe et musulman, En quête d’un devenir entre ténèbres, lumières et défis.

Avec Periculum Mortis, publié aux éditions Arabesques, il livre sans doute son texte le plus frontal et le plus sombre, profondément marqué par Gaza et par ce qu’il perçoit comme une fracture morale mondiale.

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Mondial 2026 : 1248 joueurs inscrits, 6ème participation pour Messi, Ronaldo et Ochoa

La Fédération internationale de football (FIFA), a publié les listes définitives des 48 sélections qualifiées à la Coupe du monde 2026, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Cette 23e édition du Mondial établit déjà un premier record avec 1248 joueurs retenus pour participer à la compétition, quatre nations débutantes et plusieurs records historiques.

Parmi ces 1248 joueurs, 357 ont déjà disputé au moins une phase finale de Coupe du monde, tandis que 891 découvriront pour la première fois la plus prestigieuse des compétitions internationales.

Une édition marquée par les records

Le tournoi sera également marqué par une forte diversité générationnelle. Le gardien écossais Craig Gordon sera le joueur le plus âgé du tournoi à 43 ans et 162 jours. À l’opposé, le Mexicain Gilberto Mora sera le plus jeune participant avec 17 ans et 240 jours.

Les listes définitives comptent au total 22 joueurs âgés de moins de 20 ans et sept quadragénaires.

L’édition 2026 permettra également à trois figures majeures du football mondial d’inscrire leur nom dans les annales. Lionel Messi, Cristiano Ronaldo et Guillermo Ochoa participeront chacun à une sixième Coupe du monde, une performance inédite dans l’histoire de la compétition.

Quatre nouveaux pays au rendez-vous

L’élargissement du tournoi à 48 équipes offre à plusieurs nations une première apparition sur la scène mondiale. Les sélections du Cap-Vert, de Curaçao, de Jordanie et de l’Ouzbékistan découvriront ainsi la phase finale du Mondial.

La FIFA souligne également la dimension toujours plus internationale du football moderne. Pas moins de 449 clubs issus de 71 pays différents seront représentés lors du tournoi.

Certaines équipes, comme celles de l’Arabie saoudite et du Qatar, s’appuient essentiellement sur des joueurs évoluant dans leurs championnats nationaux. D’autres, à l’image du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Sénégal ou encore de l’Uruguay, reposent principalement sur des footballeurs expatriés.

Carlos Queiroz rejoint un cercle très fermé

Sur le banc, le sélectionneur du Ghana, Carlos Queiroz, disputera sa cinquième Coupe du monde consécutive en tant qu’entraîneur. Le technicien portugais rejoint ainsi le cercle très restreint des entraîneurs ayant réalisé cet exploit, aux côtés de Bora Milutinovic.

Selon le règlement de la compétition, les listes définitives déposées le 1er juin ne pourront être modifiées qu’en cas de blessure grave ou de maladie, et ce jusqu’à 24 heures avant le premier match de la sélection concernée.

Avec 48 équipes engagées et un total inédit de 104 rencontres programmées, le Mondial 2026 s’annonce comme la plus vaste Coupe du monde jamais organisée.

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Condamnations dans l’affaire de l’appareil secret : Ennahdha crie au procès politique

Le mouvement Ennahdha a vivement réagi aux lourdes condamnations prononcées par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis dans le dossier dit de l’“appareil secret”, qualifiant ces décisions de rupture grave avec les principes d’un procès équitable et d’“instrumentalisation politique de la justice”.

Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, le parti affirme que cette affaire repose, selon lui, sur une logique de conflit politique plus que sur des fondements pénaux. Il soutient que l’origine du dossier serait une plainte émanant de parties politiques et non d’une enquête initiée par des structures sécuritaires ou judiciaires, ce qui, selon Ennahdha, confirmerait la nature “politique” du contentieux.

Poursuites avaient été engagées contre des figures

Le mouvement rappelle également que certains éléments centraux du dossier avaient déjà été examinés par la justice en 2013, période durant laquelle des poursuites avaient été engagées contre des figures citées dans cette affaire, avant qu’une peine de prison ne soit purgée par l’un des principaux accusés. Pour Ennahdha, la réactivation du dossier plusieurs années plus tard ne s’expliquerait que par un changement de contexte politique intervenu après 2021, marqué par un rapport conflictuel entre le pouvoir en place et ses opposants.

Le parti critique par ailleurs le déroulement du procès, dénonçant des audiences à huis clos qui auraient empêché, selon lui, la transparence et la surveillance de l’opinion publique. Cette absence de publicité des débats est présentée comme un facteur remettant en cause les garanties d’un procès équitable.

S’agissant des éléments de preuve, Ennahdha affirme que les accusations reposeraient sur des témoignages jugés peu fiables, provenant de personnes impliquées dans d’autres affaires et dont les déclarations seraient, selon le mouvement, motivées par des intérêts judiciaires. Le parti soutient également que des documents présentés par la défense auraient contredit l’existence d’un “appareil secret” structuré.

Condamnations sévères visant notamment Rached Ghannouchi

Enfin, le mouvement condamne ce qu’il qualifie de “condamnations sévères” visant notamment son président Rached Ghannouchi, ainsi que d’autres responsables du parti. Il estime que ces décisions judiciaires traduisent une dérive du système judiciaire et appelle à la libération des personnes incarcérées dans ce dossier, tout en exhortant les autorités à se concentrer sur les difficultés économiques et sociales du pays plutôt que sur les poursuites à caractère politique.

À travers cette prise de position, Ennahda maintient sa ligne de défense habituelle dans ce dossier sensible, qu’elle continue de présenter comme un contentieux à forte dimension politique plutôt qu’une affaire strictement pénale.

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Affaire de « l’appareil secret » : Perpétuité pour Ghannouchi et lourdes condamnations dans un vaste procès

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi soir, ses jugements dans le dossier dit de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Les peines prononcées s’étendent de dix ans de prison à la réclusion à perpétuité, parfois assortie de dizaines d’années supplémentaires. L’affaire concerne 35 accusés poursuivis notamment pour des infractions à caractère terroriste.

Des peines allant jusqu’à la perpétuité

Le tribunal a retenu la culpabilité des prévenus pour constitution et adhésion à une organisation terroriste, ainsi que pour la mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une entité terroriste, en plus d’autres infractions prévues par la législation antiterroriste.

Les sanctions les plus lourdes ont été prononcées contre Mustapha Khedher, condamné à la perpétuité assortie de 96 ans de prison. Plusieurs accusés, dont Ridha Barouni, Tahar Boubehri, Kamel Aïfi et sept autres personnes, ont également été condamnés à la perpétuité assortie de 76 ans de prison.

D’autres peines importantes ont été prononcées, notamment la perpétuité assortie de 50 ans pour Fethi Beldi, 37 ans pour Abdelaziz Daghsni, 32 ans pour Kamel Bedoui et 30 ans pour Samir Hannachi.

La réclusion à vie pour Ghannouchi

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné à la perpétuité assortie de 30 ans de prison. L’ancien chef de gouvernement Ali Laarayedh a, pour sa part, écopé de 42 ans de prison.

Parmi les autres condamnations, Kaïs Bakkar a été condamné à 48 ans de prison, Belhassen Nakkache à 46 ans, Ali Ferchichi à 34 ans, tandis que d’autres accusés ont reçu des peines comprises entre 10 et 18 ans.

Un dossier ouvert depuis 2022

L’affaire a été ouverte début 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des dirigeants politiques assassinés Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le collectif accuse la structure dite de l’« appareil secret » d’implication dans les assassinats des deux opposants, ainsi que d’activités d’espionnage et d’infiltration des institutions de l’État.

Les accusateurs soutiennent que certains dirigeants du mouvement Ennahdha, dont Rached Ghannouchi, supervisaient cette structure. Le mouvement, de son côté, a toujours rejeté ces accusations, les qualifiant de politiques.

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Affaire des crédits bancaires : Remise en liberté de Hatem Chaâbouni sous caution de 60 MD

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné, lundi 1er juin 2026, la remise en liberté de l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni contre le versement d’une caution de 60 millions de dinars. Il est poursuivi dans une affaire portant sur l’octroi de crédits bancaires présumés irréguliers impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, cette décision intervient alors que l’homme d’affaires est détenu depuis juin 2024 dans le cadre d’un dossier impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Une affaire liée à l’octroi de crédits bancaires

L’enquête porte sur des crédits bancaires qui auraient été accordés en violation des procédures et réglementations en vigueur. Les investigations ont conduit à l’incarcération de plusieurs personnes, parmi lesquelles Hatem Chaâbouni et d’anciens cadres de l’établissement bancaire concerné.

À l’issue de l’instruction, les prévenus ont été renvoyés devant la juridiction compétente par la chambre d’accusation afin d’y être jugés.

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Blanchiment d’argent et abus de fonction

Les personnes poursuivies font face à plusieurs chefs d’inculpation, notamment le blanchiment d’argent en bande organisée, l’abus de fonction ainsi que l’exploitation de la qualité de responsable au sein d’une entreprise à participation publique dans le but d’obtenir des avantages indus.

Le dossier comporte également des accusations liées à des actes ayant causé un préjudice à l’administration et à des infractions à la réglementation régissant ce type d’opérations financières.

Les mis en cause sont enfin poursuivis pour complicité dans les faits reprochés, tandis que la procédure judiciaire suit son cours devant la chambre criminelle spécialisée.

Rappel des faits

Hatem Chaâbouni, actif dans les secteurs du fourrage et de la volaille, et trois cadres d’une banque publique dont un ancien directeur général, avaient été arrêtés le 4 juin 2024 pour fraude, détention et utilisation de biens frauduleux, et de blanchiment d’argent. Hatem Chaâbouni avait fait l’objet également d’un deuxième mandat de dépôt pour des infractions administratives.

Lors de son arrestation, Mohamed Zitouna, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis avait expliqué, que l’affaire remonte à une enquête menée par la première brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers de la Garde nationale de l’Aouina concernant un homme d’affaires qui aurait utilisé ses entreprises pour effectuer des opérations financières suspectes et blanchir de l’argent, dans le but de légitimer des fonds d’origine douteuse.

Il aurait notamment augmenté le capital d’une banque publique de 25 millions de dinars, payés à partir d’un compte débiteur appartenant à l’une de ses entreprises, et, dans une seconde étape, un prêt bancaire de 11 millions de dinars lui aurait été accordé le même jour que sa contribution au capital, avec la complicité de certains responsables de cette banque, dans le but de légitimer l’augmentation de capital.

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Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis rendra mardi son jugement dans l’affaire communément appelée « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Ce dossier, qui implique 35 accusés, figure parmi les affaires politico-judiciaires les plus sensibles examinées ces dernières années par la justice tunisienne.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis prononcera ce mardi son jugement, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Ghannouchi et Laârayedh parmi les principaux accusés

Cette affaire concerne 35 accusés. Parmi eux, cinq sont actuellement détenus, douze sont poursuivis en état de liberté et onze sont en fuite. Sept autres accusés sont également incarcérés dans le cadre d’autres procédures judiciaires.

Le dossier implique plusieurs figures de premier plan du mouvement Ennahdha, notamment son président, Rached Ghannouchi, ainsi que son vice-président, Ali Laârayedh.

D’anciens responsables sécuritaires figurent également parmi les accusés, aux côtés de Mustapha Khedher, déjà impliqué dans l’affaire dite de la « chambre noire ».

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Vendredi dernier, la Chambre criminelle avait décidé de reporter l’audience au 2 juin afin d’entendre les déclarations des accusés dans le cadre de leur défense avant la mise en délibéré du dossier.

Une enquête transférée au pôle antiterroriste

Le dossier a été transmis au ministère public près la Cour d’appel de Tunis le 16 juillet 2024 après la clôture de l’instruction menée par un juge du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Ce dernier avait été saisi de l’affaire en septembre 2023, après le dessaisissement du ministère public près le Tribunal de première instance de l’Ariana.

Au cœur du dossier : les assassinats de Belaïd et Brahmi

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée au début de l’année 2022 par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement en février et juillet 2013.

Le collectif de défense soutient que le mouvement Ennahdha aurait été impliqué dans ces deux assassinats à travers une structure parallèle qualifiée d’« appareil secret ». Selon cette thèse, cette structure aurait mené des activités d’espionnage, de collecte d’informations et d’infiltration au sein de plusieurs institutions de l’État.

Les plaignants accusent également Rached Ghannouchi d’avoir dirigé et supervisé cette structure présumée.

De son côté, le mouvement Ennahdha a toujours nié l’existence d’un quelconque appareil secret au sein de ses structures organisationnelles.

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Intoxication collective : Meknassi toujours sous tension après le drame

La délégation de Meknassi, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, connaît depuis plusieurs heures d’aujourd’hui une forte mobilisation populaire marquée par des mouvements de protestation et une vive tension sociale. Des habitants ont bloqué plusieurs axes routiers et perturbé le fonctionnement normal de certains services publics.

Une intoxication collective à l’origine de la colère

Selon des témoignages, ces mouvements de protestation ont été déclenchés à la suite de l’intoxication collective qui a coûté la vie à deux personnes, le 28 mai dernier. Six autres personnes dont trois enfants ont pu quitter depuis, le centre hospitalo-universitaire de Sidi Bouzid après leur rétablissement complet. Une femme a toutefois été transférée vers un établissement hospitalier de Tunis pour poursuivre sa prise en charge médicale.

Les protestataires estiment que l’absence d’une intervention rapide et efficace des autorités sanitaires a contribué à accroître l’inquiétude de la population, confrontée à une situation jugée préoccupante sur le plan sanitaire.

Les insuffisances du secteur de la santé dénoncées

Les habitants considèrent que cet incident a mis en lumière les difficultés auxquelles fait face le secteur de la santé dans la région.

Ils dénoncent notamment un manque important de moyens médicaux et logistiques au sein de l’hôpital local de Meknassi, ainsi qu’une insuffisance des services spécialisés et des analyses médicales nécessaires à la prise en charge des situations d’urgence.

Selon eux, de nombreux patients sont régulièrement orientés vers l’hôpital régional de Sidi Bouzid ou vers les établissements universitaires de Sfax et de Sousse, une situation qui complique la prise en charge des cas nécessitant une intervention rapide.

Mobilisation maintenue

Face à ce qu’ils qualifient de marginalisation de leur région et de négligence à l’égard de leur droit à la santé, plusieurs composantes de la société civile et des structures syndicales ont annoncé leur intention d’observer une grève générale locale.

Les mouvements de protestation ont déjà entraîné la fermeture de plusieurs administrations et commerces dans la délégation.

Les manifestants affirment maintenir leur mobilisation jusqu’à l’envoi d’une délégation officielle représentant le ministère de la Santé et les autorités régionales de Sidi Bouzid.

Ils réclament notamment un renforcement des équipements médicaux, un soutien accru au personnel de santé ainsi que l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de l’incident d’intoxication collective et l’identification d’éventuelles responsabilités sachant qu’à ce jour, les circonstances exactes de l’intoxication n’ont pas encore été établies.

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Moustiques dans le Grand Tunis : Pourquoi les nuisances explosent déjà ?

Piqûres à répétition, soirées écourtées et invasion d’insectes volants : de nombreux habitants du Grand Tunis constatent un retour en force des moustiques et autres nuisibles. La municipalité de Tunis explique ce phénomène par des conditions climatiques favorables et la situation particulière de la sebkha Sijoumi, tout en appelant les citoyens à renforcer les mesures préventives.

Depuis plusieurs jours, les habitants du Grand Tunis font face à une présence inhabituellement importante d’insectes volants en cette fin de printemps. Dans plusieurs quartiers, les moustiques semblent avoir fait leur apparition plus tôt que les années précédentes, provoquant de nombreuses nuisances à l’approche de l’été.

Hausse des températures et taux d’humidité élevé

Invité de Mosaïque FM ce lundi 1er juin, le directeur de l’Hygiène et de la protection de l’environnement à la municipalité de Tunis, Omar Ennaifer, a expliqué que cette prolifération est directement liée à la hausse des températures et à un taux d’humidité élevé, deux facteurs particulièrement favorables à la reproduction des insectes.

Le responsable a toutefois tenu à apporter une précision importante. Selon lui, une partie des insectes actuellement observés dans le Grand Tunis ne sont pas des moustiques. Il s’agit plutôt de petits insectes volants apparentés à des moucherons ou à de petites mouches, dont l’origine se situe principalement au niveau de la sebkha Sijoumi. Contrairement aux moustiques, ces insectes ne piquent pas.

Leur présence massive cette année s’expliquerait notamment par l’étendue de la zone humide et par des conditions météorologiques favorables à leur développement.

La sebkha Sijoumi au cœur du problème

Concernant les moustiques, Omar Ennaifer a souligné que la lutte la plus efficace consiste à détruire les larves avant leur transformation en insectes adultes.

Toutefois, le niveau encore élevé des eaux dans la sebkha Sijoumi complique les opérations de traitement direct. Des travaux sont actuellement engagés afin d’améliorer l’écoulement naturel des eaux, ce qui devrait permettre de faciliter les futures interventions de lutte contre les moustiques.

En parallèle, les services municipaux poursuivent les campagnes de pulvérisation dans les zones les plus touchées ainsi que les opérations de traitement des réseaux d’assainissement.

Eliminer toute source d’eau stagnante autour des habitations

La municipalité insiste néanmoins sur le fait que la lutte contre les moustiques ne peut reposer uniquement sur les interventions publiques. Le responsable a appelé les citoyens à éliminer toute source d’eau stagnante autour des habitations, dans les jardins, sur les terrasses ou dans les récipients abandonnés. Une faible quantité d’eau peut suffire à créer un foyer de reproduction capable de générer un grand nombre de moustiques en quelques jours.

Interrogé sur l’éventuelle apparition de nouvelles espèces, Omar Ennaifer a précisé que les variations observées en matière de taille ou de couleur des insectes ne signifient pas nécessairement l’arrivée de nouvelles espèces, mais peuvent s’expliquer par les conditions climatiques et les cycles naturels de reproduction.

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Everyday Tunisians : Lotfi ou le soleil dans nos assiettes

A Tozeur, sur la grande avenue qui traverse la ville, Lotfi officie au restaurant Le Soleil. Maître d’hôtel accompli, il effectue plusieurs navettes entre salle et cuisine, a un mot pour chaque client et ne se départit jamais de sa bonne humeur.

Lotfi prend tout son temps conseille les clients de passage et donne toujours la priorité aux préparations à base de viande de dromadaire ou aux recettes des terroirs tozeurois.

Comme un rayon au restaurant Le Soleil, Lotfi donne le la au seuil de l’été.

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Huit personnes en garde à vue après le meurtre d’un adolescent à Port El Kantaoui

Huit personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’un adolescent survenu dans la nuit de mercredi à jeudi à Port El Kantaoui, dans la délégation de Hammam Sousse. Selon des sources sécuritaires citées par Mosaïque FM, le principal suspect figure parmi les personnes retenues. La victime, un lycéen âgé de 17 ans, est décédée après avoir été poignardée lors d’une altercation dont les circonstances exactes restent en cours d’investigation.

Huit personnes retenues, dont le principal suspect

Des sources sécuritaires ont confirmé à Mosaïque FM que le nombre de personnes placées en garde à vue dans cette affaire est passé à huit.

Selon les mêmes sources, les personnes retenues, âgées d’une vingtaine d’années, se trouvaient sous l’effet de boissons alcoolisées au moment des faits, d’après les premières données de l’enquête.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer le rôle exact de chaque personne impliquée dans cette affaire.

Une altercation qui a dégénéré

D’après les premiers éléments disponibles, un différend aurait éclaté entre la victime et plusieurs individus pour des raisons qui demeurent encore inconnues. L’altercation aurait ensuite dégénéré en agression à l’arme blanche.

L’adolescent a succombé à une grave blessure provoquée par des coups portés à l’aide d’un couteau, ultérieurement saisi par les forces de sécurité.

La victime aidait son père dans un café familial

Selon des informations relayées localement, la victime, Mohamed Ben Abdallah, élève au lycée Hammam Sousse 1, aidait son père dans le café familial situé dans la zone touristique de Marina El Kantaoui à l’occasion de la période de l’Aïd.

Des témoignages évoquent une intervention du jeune homme auprès de plusieurs individus présents à proximité de l’établissement avant le déclenchement de l’altercation.

Les autorités n’ont toutefois pas encore communiqué officiellement les circonstances définitives ayant conduit au drame.

Une vive émotion dans la région

Le meurtre a provoqué une importante vague d’émotion dans la région de Hammam Sousse et sur les réseaux sociaux, en raison notamment du jeune âge de la victime.

Plusieurs appels à l’application stricte de la loi et au renforcement de la sécurité dans les zones touristiques ont également été relayés après le drame.

L’enquête se poursuit pour établir l’ensemble des circonstances de cette affaire.

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Un Tunisien à la tête de l’IRU : Pourquoi la nomination de Habib Turki est stratégique pour la Tunisie

La nomination du Tunisien Habib Turki au poste de secrétaire général de l’Union internationale du transport routier (IRU) dépasse largement le cadre symbolique. En prenant la direction de l’une des principales organisations mondiales du transport et de la logistique à partir du 1er août 2026, le responsable tunisien place aussi la Tunisie au cœur d’un secteur devenu stratégique pour le commerce international, les corridors africains et les chaînes d’approvisionnement régionales.

L’IRU, un acteur clé du commerce mondial

L’Union internationale du transport routier (IRU), basée à Genève, représente les acteurs du transport routier à l’échelle mondiale et supervise notamment le système TIR, utilisé pour simplifier le transit international des marchandises entre plusieurs pays.

Le système permet d’accélérer les procédures douanières et de réduire les coûts logistiques pour les entreprises exportatrices et les opérateurs du transport.

À l’heure où les chaînes d’approvisionnement mondiales cherchent davantage de fluidité et de sécurité, l’IRU occupe une position stratégique dans l’organisation du commerce international et des flux terrestres régionaux.

Une nomination qui renforce la visibilité tunisienne

La désignation de Habib Turki à ce poste offre une visibilité internationale supplémentaire aux compétences tunisiennes dans les domaines du transport, du commerce et de la logistique.

Cette nomination intervient dans un contexte où plusieurs pays africains et méditerranéens cherchent à moderniser leurs infrastructures de transport et à renforcer leur intégration dans les grands corridors commerciaux régionaux.

Pour la Tunisie, qui ambitionne de développer sa position logistique entre l’Europe, l’Afrique et le monde arabe, la présence d’un Tunisien à la tête de l’IRU représente également un signal positif sur le plan diplomatique et économique.

Un enjeu important pour les corridors africains et méditerranéens

Les questions liées au transport routier sont devenues centrales dans les stratégies économiques régionales, notamment autour des échanges commerciaux africains et méditerranéens.

La Tunisie cherche depuis plusieurs années à améliorer sa compétitivité logistique, à fluidifier ses échanges commerciaux et à renforcer les connexions avec les marchés africains.

Dans ce contexte, les mécanismes internationaux liés au transit des marchandises, aux procédures douanières et à la circulation régionale des biens prennent une importance croissante pour les économies du continent.

Un profil déjà familier des dossiers du Moyen-Orient et du TIR

Habib Turki connaît déjà les mécanismes de l’IRU pour y avoir travaillé entre 2015 et 2018 comme conseiller régional pour le Moyen-Orient.

Durant cette période, il a accompagné l’intégration de plusieurs pays au système TIR, notamment Oman, la Palestine, le Qatar et l’Arabie saoudite, tout en supervisant certains projets liés aux Émirats arabes unis.

Son parcours s’est ensuite poursuivi au sein de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), où il a dirigé plusieurs projets liés au développement international et aux partenariats institutionnels.

Au-delà de la portée symbolique, cette nomination intervient à un moment où les enjeux liés à la logistique mondiale, à la transition énergétique du transport et à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement deviennent de plus en plus sensibles.

Pour la Tunisie, qui cherche à renforcer sa place dans les échanges régionaux et internationaux, voir un responsable tunisien accéder à la tête de l’IRU constitue aussi une opportunité de visibilité dans un secteur considéré comme stratégique pour l’économie mondiale.

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Visa USA : Ali Abdi contraint de rentrer en Tunisie, Nice sort du silence

L’OGC Nice est monté au créneau pour défendre son joueur tunisien Ali Abdi, ciblé ces dernières heures par une vague de critiques et de menaces sur les réseaux sociaux en raison de son absence liée à des démarches administratives pour son visa américain.

Dans un communiqué publié ce jeudi, le club français a tenu à clarifier la situation entourant le latéral tunisien, expliquant qu’il avait tenté de trouver un accord avec la Fédération tunisienne afin de permettre au joueur de disputer les deux matchs de barrage avec Nice. Mais selon le club azuréen, aucun compromis n’a pu être trouvé en raison d’un calendrier jugé « extrêmement complexe » avec les dates FIFA.

Ali Abdi voulait participer au premier match

L’OGC Nice souligne néanmoins qu’Ali Abdi avait insisté pour participer au premier match de barrage, preuve de son implication avec le groupe niçois. Le joueur a ensuite été contraint de se rendre en Tunisie pour accomplir les formalités administratives nécessaires à l’obtention de son visa pour les États-Unis, dans la perspective de la Coupe du monde.

Le club affirme également que l’international tunisien reste déterminé à revenir rapidement afin de soutenir ses coéquipiers pour le match retour.

Dans son communiqué, Nice évoque une situation délicate plaçant le joueur face à deux obligations contradictoires : défendre les couleurs de son club tout en honorant sa convocation avec la sélection tunisienne pour le Mondial. Une équation complexe qui a alimenté une vive polémique sur les réseaux sociaux.

Conflits de calendrier

Face à l’ampleur des réactions, l’OGC Nice a dénoncé « un déferlement de menaces » visant le joueur et appelé au respect et à la retenue envers Ali Abdi, présenté par le club comme victime de cette situation au même titre que l’institution niçoise.

Cette affaire relance aussi le débat récurrent autour des conflits de calendrier entre clubs européens et sélections nationales, particulièrement lorsqu’il s’agit de compétitions internationales majeures et de contraintes administratives comme les visas d’entrée aux États-Unis.

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Des ouvriers de la Société de l’environnement bloquent la route Métlaoui-Gafsa

La circulation a été fortement perturbée ce mardi 26 mai 2026 sur la route reliant Métlaoui à Gafsa à la suite d’un mouvement de protestation mené par des ouvriers de la Société de l’environnement de Métlaoui. Les manifestants dénoncent le retard dans le versement de leurs salaires, dans un contexte social marqué par une montée de la colère parmi les employés de cette structure. Des pneus ont été incendiés au milieu de la chaussée, provoquant un blocage temporaire de la circulation sur cet axe routier reliant plusieurs zones du bassin minier.

Des pneus brûlés pour bloquer la circulation

Selon Romdhane Ben Amor, militant social et ancien porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, les protestataires ont fermé la route en mettant le feu à des pneus placés au milieu de la chaussée.

Cette action a entraîné une interruption temporaire du trafic entre Métlaoui et Gafsa, provoquant des perturbations pour les automobilistes et les usagers de cet axe.

Les ouvriers mobilisés réclament le versement de leurs salaires, dénonçant une situation sociale devenue difficile en raison des retards de paiement.

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Le député Ahmed Saidani libéré dans le cadre de la grâce présidentielle

Le député Ahmed Saidani a été libéré ce mardi dans le cadre de la grâce présidentielle décidée par le chef de l’État Kaïs Saïed à l’occasion de l’Aïd el-Idha, a annoncé son avocat Me Yahia Sghiri. Cette décision intervient dans le cadre de la mesure accordée à 1187 détenus. Le parlementaire avait été condamné à huit mois de prison pour atteinte à autrui via un réseau public de communication, et bénéficie désormais de cette mesure exceptionnelle de libération.

Une condamnation à huit mois de prison

Ahmed Saidani avait été condamné le 19 février dernier à huit mois de prison pour pour des faits liés à des publications sur les réseaux sociaux portant atteinte à autrui.

Le cadre juridique de cette poursuite reposait sur l’article 86 du Code des télécommunications, qui prévoit une peine d’emprisonnement d’un à deux ans et une amende de 100 à 1000 dinars pour quiconque nuit sciemment à autrui ou trouble sa tranquillité via les réseaux publics de télécommunications.

Une grâce accordée à 1187 détenus

Son avocat a confirmé que son client bénéficie désormais de la mesure de grâce présidentielle.

Il est à rappeler que la présidence de la République avait annoncé plus tôt l’octroi d’une grâce présidentielle en faveur de 1187 détenus, en plus de la libération conditionnelle de 187 autres personnes.

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Sonia Dahmani condamnée à deux ans de prison dans une affaire liée au décret-loi 54

La chambre criminelle n°4 du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à deux ans de prison, dans une affaire liée à des déclarations sur les conditions de détention en Tunisie. La défense a immédiatement annoncé avoir interjeté appel, suspendant l’exécution du jugement.

Une condamnation liée à des propos tenus en 2023

Selon l’avocat Sami Ben Ghazi, cette nouvelle condamnation a été prononcée ce lundi 25 mai 2026 et concerne des déclarations faites par Sonia Dahmani en 2023, dans lesquelles elle critiquait les conditions de détention dans les prisons tunisiennes.

Elle est poursuivie en vertu du décret-loi 54, notamment de l’article 24, relatif à la diffusion de fausses informations susceptibles de porter atteinte à un fonctionnaire public.

La peine encourue dans ce type d’infraction peut atteindre dix ans de prison.

Un recours en appel déjà engagé

La défense a annoncé avoir fait appel de la décision, ce qui suspend l’application de la peine en attendant un nouveau jugement.

Selon les éléments communiqués, il s’agit de la quatrième affaire dans laquelle une peine de prison est prononcée contre Sonia Dahmani sur la base du décret-loi 54.

Une série de procédures judiciaires en cours

Dans un autre dossier, la chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis avait, en avril, confirmé une condamnation d’un an et six mois de prison, après une peine initiale de deux ans en première instance.

Cette affaire concernait des déclarations liées à la persistance de discours et pratiques racistes dans la société, requalifiées en diffusion de fausses informations par les autorités judiciaires.

Sonia Dahmani avait été arrêtée le 11 mai 2024, avant d’être libérée sous condition le 27 novembre 2025.

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Affaire “cassations sans renvoi” : 10 ans de prison en appel pour Taïeb Rached

L’ancien haut magistrat Taïeb Rached est de nouveau concerné par une décision judiciaire. Selon une source judiciaire citée par la TAP, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière a confirmé l’essentiel du jugement rendu dans le dossier dit des « cassations sans renvoi », tout en réduisant certaines peines à dix ans de prison.

Cette décision intervient quelques jours après la confirmation d’une autre peine de cinq ans de prison visant Taïeb Rached dans un dossier distinct.

Lire aussi: Cinq ans de prison confirmés contre l’ancien magistrat Taïeb Rached

Des peines revues en appel

La décision, rendue jeudi 21 mai 2026, concerne notamment Taïeb Rached, ancien premier président de la Cour de cassation, ainsi que plusieurs anciens magistrats et hommes d’affaires poursuivis dans cette affaire de corruption judiciaire et financière.

Selon la même source, la cour a réduit à dix ans de prison la peine prononcée contre Abdelrazak Bahouri pour faux commis par un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions.

La chambre a également ramené à dix ans de prison les peines visant Taïeb Rached et l’homme d’affaires Néjib Ismaïl pour participation à cette infraction. En revanche, la peine infligée à El Ouardi Nouisri pour blanchiment d’argent a été portée à six ans de prison.

L’arrêt confirme ainsi l’essentiel du jugement rendu en première instance en octobre 2025, lorsque des peines allant de 4 à 30 ans de prison avaient été prononcées dans ce dossier.

Le dossier des “cassations sans renvoi”

Cette affaire porte sur des interventions présumées dans des procédures judiciaires ayant bénéficié à des hommes d’affaires, notamment Fathi Jniyah et Néjib Ismaïl.

Selon les éléments relayés par la TAP, Taïeb Rached aurait notamment été impliqué, en 2018 et 2019, dans des interventions liées au traitement de certains dossiers judiciaires alors qu’il occupait de hautes fonctions dans l’appareil judiciaire tunisien.

L’affaire porte notamment sur la création de deux nouvelles chambres de cassation ayant abouti à des décisions favorables à des hommes d’affaires poursuivis, causant, selon l’accusation, des pertes financières estimées à près d’un milliard de dinars pour l’État tunisien.

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Everyday Tunisians : Mokhtar, 44 ans à la boulangerie Memmi

Affable, précis et toujours accueillant, Mokhtar travaille depuis quarante-quatre ans à la boulangerie Memmi où il a pris son premier poste le 13 mars 1982.

Aujourd’hui, il est le caissier omniprésent de cette boulangerie qui compte parmi les plus appréciées de Tunis. À la rue Mokhtar Attia, dans la tradition de Jeannot Memmi, le pain fait l’objet de toutes les attentions. Et ce n’est pas tout ! En effet, la pizza aux anchois et les kakis sont très prisés pour leur qualité tout comme les snacks et les gâteaux.

Chez Memmi, la boulangerie ne désemplit jamais et tel un jongleur, Mokhtar encaisse, salue, sourit et encourage le personnel. Visage familier, il compté désormais parmi les icônes du centre-ville et les symboles du bon pain tout droit sorti du four et mis à la disposition d’une clientèle dont la fidélité est à toute épreuve.

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