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Trafic modifié sur la route régionale n°22 vers El Mourouj et Hammamet

À partir de jeudi 25 décembre, les automobilistes empruntant la route régionale n°22 en direction d’El Mourouj et Hammamet devront adapter leur itinéraire. Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé une modification temporaire du trafic visant les usagers venant de la capitale via le pont Saint-Gobain.

Nouveau schéma de circulation au niveau du pont de La Cagna

Selon le communiqué officiel publié mercredi, les conducteurs concernés sont appelés à tourner à gauche au niveau du pont de La Cagna. Ils devront ensuite poursuivre leur trajet sur la route principale, à savoir la route régionale n°22, pour rejoindre leurs destinations habituelles vers le sud de la capitale.

Cette déviation s’inscrit dans un dispositif temporaire mis en place afin de sécuriser la zone de travaux et d’assurer la continuité de la circulation durant cette étape sensible du chantier.

Travaux d’extension de l’entrée Sud de Tunis

Le ministère précise que ce changement correspond à la deuxième phase du plan de circulation provisoire. Il accompagne le parachèvement des travaux d’extension de l’entrée Sud de la capitale, un projet d’infrastructure majeur destiné à améliorer la fluidité du trafic et à réduire les points de congestion sur cet axe stratégique.

Les autorités appellent les usagers à la vigilance, au respect de la signalisation mise en place et à anticiper leurs déplacements durant toute la période d’application de ces mesures.

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Retraités italiens : La Tunisie demeure l’une des destinations les plus dynamiques

Le nombre total de retraités italiens qui s’installent à l’étranger est en recul, selon les données de l’INPS reprises par le Corriere della Sera. Entre 2018 et 2024, les départs sont passés d’environ 5700 à 4300, soit une baisse globale de 23,8%. Cette tendance générale ne touche toutefois pas toutes les destinations, certaines continuant d’attirer davantage de retraités, dont l’Espagne et la Tunisie.

Un flux italien stable vers la Tunisie

Entre 2019 et 2023, près de 2300 retraités italiens ont déménagé en Espagne, qui demeure la première destination. Le pays a enregistré 536 nouveaux arrivants en 2023, contre 451 en 2022, confirmant une progression continue.

La Tunisie fait également partie des rares destinations à résister à la tendance générale. Environ 1000 retraités italiens s’y sont installés entre 2019 et 2023, en particulier à Hammamet. Ce volume place le pays en deuxième position, loin devant la Roumanie (environ 500 nouveaux retraités) et l’Albanie (200, dont 100 pour la seule année 2023).

À l’inverse, plusieurs destinations historisées connaissent une chute marquée. Le Portugal, qui avait attiré des milliers de retraités grâce à son régime fiscal, a vu les nouvelles installations diminuer de plus de 83% en 2023 après la fin de son dispositif RNH. D’autres pays enregistrent une stagnation ou un recul des flux.

Un cadre fiscal stable qui renforce l’attractivité tunisienne

La Tunisie conserve sa dynamique grâce à un régime fiscal qui prévoit l’exonération de 80% des revenus transférés, assorti d’un abattement pouvant atteindre 1500 euros et d’un taux maximal plafonné à 35%. Ce cadre, resté inchangé ces dernières années, contraste avec les ajustements intervenus dans plusieurs pays européens.

Selon les données italiennes, 63% des retraités présents dans la région d’Hammamet sont d’anciens fonctionnaires, dont les pensions ne sont pas imposées en Italie lorsqu’ils résident à l’étranger. Le coût de la vie, nettement inférieur à celui de l’Italie ou de l’Espagne, constitue un autre facteur important : une pension comprise entre 1300 et 1500 euros permet de couvrir largement les dépenses courantes.

L’INPS indique par ailleurs que 43,9% des retraités quittant l’Italie en 2024 sont des étrangers retournant dans leur pays d’origine, ce qui contribue mécaniquement à la baisse du nombre total d’expatriations italiennes. Dans ce contexte, la Tunisie apparaît comme l’une des destinations qui maintiennent ou renforcent leur attractivité, malgré le recul global observé ailleurs.

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Tunisie : La prière sur le terrain de basket rallume la bataille autour de l’école

La récente affaire du lycée Mohamed Boudhina, à Hammamet – des élèves priant sur le terrain de basket – a réactivé un débat déjà ancien en Tunisie : faut-il autoriser les prières dans les établissements scolaires ? Entre la neutralité de l’école, la liberté de culte, les usages politiques et le rôle de l’éducation, les lignes de fracture réapparaissent avec acuité.

À Hammamet, des lycéens ont prié collectivement sur le terrain de basket, défiant la direction et brandissant le slogan : « On ne peut pas obéir à une créature et désobéir au Créateur ». Les images, devenues virales, ont aussitôt transformé un incident local en nouvelle querelle nationale sur la place du religieux dans l’école.

Mais il serait dangereux de réduire l’éducation tunisienne à ce théâtre d’affrontements identitaires. L’école est d’abord un espace de savoir, de liberté et d’émancipation. Elle ne doit pas devenir un champ de bataille idéologique, où les adolescents se retrouvent instrumentalisés par des logiques qui les dépassent.

La Constitution garantit la liberté de culte, mais aussi la neutralité des lieux publics. Ce double principe impose une règle simple : chacun doit pouvoir croire, prier ou ne pas prier — mais l’école doit rester neutre, protégée de toute forme de pression, qu’elle soit religieuse, politique ou idéologique. Laisser se développer des pratiques collectives visibles, sous l’œil des caméras et au détriment du cadre éducatif, revient à miner l’autorité de l’institution scolaire et à fragiliser l’égalité entre élèves.

Il y a une hypocrisie à invoquer la liberté religieuse tout en niant celle des autres : qu’en est-il de ceux qui ne veulent pas participer à ces démonstrations, mais qui subissent la pression du groupe ? L’école n’est pas une mosquée, pas plus qu’elle n’est une salle de meeting. Elle doit être un sanctuaire pour l’esprit critique, pas un terrain de surenchère.

À l’heure où la Tunisie peine à redresser ses résultats scolaires et à préparer ses jeunes aux défis de demain — science, technologie, climat, citoyenneté — se focaliser sur des tapis de prière au milieu d’un lycée est un luxe qu’elle ne peut plus s’offrir.

Le débat est révélateur : certains veulent faire de l’école un miroir des clivages religieux, d’autres un espace d’unité et de savoir. Il est temps que l’État tranche, clairement, pour rappeler que la mission de l’école n’est ni d’encadrer des rites, ni de nourrir des polémiques, mais de former des citoyens libres et éclairés.

Défendre la neutralité de l’école, ce n’est pas être contre la foi. C’est protéger le droit de chaque élève, croyant ou non, d’apprendre dans un espace serein, à l’abri des pressions.

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Hammamet : L’hyperréalisme selon Fedele Spadafora

Le Centre culturel international de Hammamet accueille jusqu’à demain, dimanche 28 septembre, une exposition de tableaux de l’artiste américain Fedele Spadafora. Cette exposition est née d’une résidence artistique à Dar Sebastian et se poursuit depuis le 14 septembre sous le titre  » Reflections « .

En soi, cet intitulé choisi par l’artiste intrigue par sa polyvalence et son intertextualité. En effet, en langue anglaise, le terme  » Reflections  » signifie aussi bien reflets que réflexions qui lui-même suggère une pensée en mouvement. En outre, cette notion pose la présence du réel dans une œuvre qui peut à la fois le reproduire ou lui faire subir une distorsion.

Ainsi, dès le premier mot, la démarche de Fedele Spadafora nous place dans un écart qui est celui de l’œuvre dans sa relation au réel. Ce réel, l’artiste le recrée à sa guise tout en plaçant notre regard dans un univers où l’hyperréalisme n’est jamais absent.

Dans sa manière de réaliser un portrait ou une nature morte, Fedele Spadafora semble installé dans un dispositif qui assimile ses tableaux à des photographies légèrement nimbées de flou mais absolument fidèles au modèle. Cette technique débouche sur des œuvres pétries de vérité et issues de scènes du quotidien ou de visages saisis dans leur placidité anonyme et leurs atours culturels.

Avec une palette d’une grande douceur, l’artiste sait feutrer ses couleurs, leur donner une texture photographique et une touche d’éternité. Parfois abstrait et impressionniste à la fois, parfois à la façon des grands néerlandais, Fedele Spadafora restitue des fragments de vérité, des feuillets d’observation et un jeu de réflexion de la lumière.

Tels qu’il les voit, ses personnages sont attachants, patinés par la lumière, burinés par le temps. Lorsqu’il peint des fruits, ils sont charnus, rutilant dans les reflets et alourdis par leur ombre.

Cette nouvelle série de l’artiste américain qui vit entre New-York et Hammamet mérite amplement le détour et complète à la perfection, la série antérieure intitulée  » Carthage  » dont elle constitue un second versant. Alors que le finissage de l’exposition  » Reflections  » est pour demain, il est encore temps de découvrir les inspirations d’un artiste qui se nourrit de lumières tunisiennes et de l’écho antérieur de nombreux peintres voyageurs ayant eux aussi sublimé notre pays, ses paysans et ses paysages.

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