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Dettes fiscales : Le calendrier officiel de paiement pour 2026

Le ministère des Finances a publié le calendrier officiel de paiement des dettes fiscales et des pénalités administratives dues à l’État, conformément à la loi n°17 de l’année 2025, datée du 12 décembre 2025, relative à la loi de finances pour l’année 2026.

Ce calendrier, fixé par un arrêté de la ministre des Finances publié au Journal officiel de la République tunisienne le 30 décembre 2025, vise à permettre aux contribuables, personnes morales et physiques, de régulariser leurs situations fiscales à travers des mécanismes de paiement échelonnés, adaptés au montant des dettes.

Personnes morales: un échéancier progressif selon le montant


Pour les entreprises et les institutions, le paiement de l’origine de la dette fiscale restante est organisé en fonction de tranches de montants.
Les dettes n’excédant pas 5 millions de dinars devront être réglées en un seul versement au plus tard le 30 juin 2026.
Celles comprises entre 5.000.001 et 10 millions de dinars seront payées en deux tranches trimestrielles, avec une échéance finale fixée au 30 septembre 2026.
Les montants allant de 10.000.001 à 50 millions de dinars seront étalés sur quatre tranches trimestrielles, entre le 30 juin 2026 et le 31 mars 2027.
Les dettes comprises entre 50.000.001 et 100 millions de dinars seront réglées en six tranches trimestrielles jusqu’au 30 septembre 2027.
Celles comprises entre 100.000.001 et 200 millions de dinars seront réparties sur huit tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2028.
Les montants allant de 200.000.001 à 500 millions de dinars seront payés sur douze tranches trimestrielles, s’étalant jusqu’au 31 mars 2029.
Les dettes comprises entre 500.000.001 et 1 milliard de dinars seront réglées en seize tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2030.
Enfin, les montants dépassant 1 milliard de dinars seront étalés sur vingt tranches trimestrielles, avec une échéance finale fixée au 31 mars 2031.

Personnes physiques: des délais étendus jusqu’en 2031


Le même arrêté fixe un calendrier spécifique pour les personnes physiques.


Les dettes ne dépassant pas 200.000 dinars devront être payées en un seul versement au plus tard le 30 juin 2026.
Celles comprises entre 200.001 et 1 million de dinars seront réglées en deux tranches trimestrielles, jusqu’au 30 septembre 2026.
Les montants entre 1.000.001 et 5 millions de dinars seront étalés sur quatre tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2027.
Les dettes allant de 5.000.001 à 20 millions de dinars seront réglées en six tranches trimestrielles, jusqu’au 30 septembre 2027.
Les montants compris entre 20.000.001 et 50 millions de dinars seront répartis sur huit tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2028.
Les dettes entre 50.000.001 et 100 millions de dinars seront payées en douze tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2029.
Celles comprises entre 100.000.001 et 200 millions de dinars seront étalées sur seize tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2030.
Les montants dépassant 200 millions de dinars seront réglés en vingt tranches trimestrielles, avec une échéance finale en mars 2031.

Pénalités administratives: paiement de 50 % du montant restant


Concernant les pénalités administratives, le calendrier porte sur le paiement de 50 % du montant restant à recouvrer.
Les pénalités n’excédant pas 100.000 dinars seront payées en un seul versement avant le 30 juin 2026.

Celles comprises entre 100.001 et 500.000 dinars seront réglées en deux tranches trimestrielles, jusqu’au 30 septembre 2026.

Les montants entre 500.001 et 1 million de dinars seront étalés sur quatre tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2027.
Les pénalités comprises entre 1.000.001 et 5 millions de dinars seront payées en six tranches trimestrielles, jusqu’au 30 septembre 2027.
Celles allant de 5.000.001 à 10 millions de dinars seront réparties sur huit tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2028.
Les montants compris entre 10.000.001 et 50 millions de dinars seront réglés en douze tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2029.
Les pénalités entre 50.000.001 et 100 millions de dinars seront étalées sur seize tranches trimestrielles, jusqu’au 31 mars 2030.
Enfin, les montants dépassant 100 millions de dinars seront payés en vingt tranches trimestrielles, avec une échéance finale fixée au 31 mars 2031.

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Tunisie : Dette extérieure en recul, réserves stables

Les indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) le 26 décembre 2025 font état d’une amélioration notable de certains équilibres extérieurs, dans un contexte économique encore marqué par de fortes contraintes budgétaires et monétaires.

Selon les données officielles, les services de la dette extérieure cumulés ont reculé de 13,8 % entre 2024 et 2025, pour s’établir à 12 milliards de dinars à la date du 20 décembre, contre 14 milliards de dinars un an auparavant. Cette évolution traduit un allègement relatif de la pression exercée par le service de la dette sur les finances extérieures du pays, rapporte l’agence TAP.

Parallèlement, les principales sources de devises ont poursuivi leur dynamique haussière. Les revenus du travail cumulés ont progressé de 6 %, atteignant 8,4 milliards de dinars, tandis que les recettes touristiques ont augmenté de 6,3 % pour avoisiner 7,9 milliards de dinars sur la même période. Depuis le début de l’année et jusqu’au 20 décembre 2025, l’ensemble de ces recettes a permis de couvrir les services de la dette extérieure à hauteur de 135,9 %.

Cette capacité de couverture a contribué à la stabilisation des avoirs nets en devises, maintenus à un niveau de 25 milliards de dinars, correspondant à 108 jours d’importation. Un seuil jugé relativement confortable au regard des standards internationaux, même s’il demeure sensible aux chocs externes et aux fluctuations des marchés.

Contraction du volume global du refinancement bancaire

Sur le plan monétaire, la BCT relève également une contraction du volume global du refinancement bancaire, passé de 12,1 milliards de dinars fin décembre 2024 à 10,4 milliards de dinars à la même période de 2025. Cette baisse peut être interprétée comme le signe d’une amélioration de la liquidité bancaire ou d’un resserrement maîtrisé de l’intervention de la banque centrale.

En revanche, les échanges interbancaires ont enregistré une légère progression de 4 %, atteignant 3,7 milliards de dinars contre 3,5 milliards de dinars un an plus tôt, traduisant une activité relativement stable sur le marché monétaire.

Un autre indicateur attire l’attention : la forte hausse de la monnaie fiduciaire en circulation. Les billets et pièces ont augmenté de 19 % pour s’élever à 26,5 milliards de dinars. Cette évolution alimente les interrogations sur l’ampleur de l’économie informelle et sur la préférence persistante pour le cash, malgré les efforts engagés en matière de paiement électronique.

Dans l’ensemble, ces chiffres confirment une amélioration graduelle des équilibres financiers externes, portée par les recettes en devises, tout en mettant en lumière des défis structurels persistants, notamment en matière de circulation monétaire et de profondeur du marché financier.

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Tunisie – PLF 2026 : Trois articles rejetés par les commissions parlementaires

Lors de l’examen du Projet de Loi de Finances 2026, les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des Représentants du Peuple et du Conseil National des Régions et des Districts ont décidé de rejeter trois articles du texte proposé par le gouvernement. Ces décisions concernent des mesures fiscales et douanières jugées controversées.

Selon le rapport officiel publié par les commissions sur le site de l’ARP, les articles 20, 47 et 50 du PLF 2026 ont été rejetés. Ces articles portaient sur des dispositions fiscales et douanières importantes, mais qui n’ont pas trouvé l’assentiment des législateurs lors de l’examen plénier par les commissions.

L’article 20 : contribution sociale de solidarité

Le premier article rejeté, l’article 20, concernait la poursuite de l’application des dispositions provisoires de la contribution sociale de solidarité. Cette contribution, introduite par l’article 53 de la loi de finances 2018 (loi n°2017-66 du 18 décembre 2017), impose un taux de 1% sur les revenus des personnes physiques et des entreprises.

L’article visait à prolonger son application, mais les commissions ont jugé que la mesure nécessitait un réexamen avant d’être validée.

L’article 47 : droits de douane sur les panneaux solaires

Le deuxième article rejeté, l’article 47, portait sur la révision des droits de douane pour l’importation des panneaux solaires. Il prévoyait une réduction de 15% des tarifs douaniers sur ces produits, dans le but de soutenir le secteur des énergies renouvelables et de favoriser l’installation de panneaux solaires.

Toutefois, les commissions ont estimé que l’impact économique et budgétaire de cette réduction nécessitait des clarifications supplémentaires avant toute adoption.

L’article 50 : impôt sur la fortune

Enfin, le troisième article rejeté, l’article 50, prévoyait l’instauration d’un impôt sur la fortune. Cette mesure concernait les biens des personnes physiques, y compris ceux détenus par leurs enfants mineurs sous tutelle, qu’ils soient immobiliers ou mobiliers.

Les taux proposés étaient fixés à 0,5 % pour les biens d’une valeur comprise entre 3 et 5 millions de dinars, et à 1% pour ceux dépassant les 5 millions de dinars. Les commissions ont rejeté cet article en raison de ses implications fiscales et sociales, jugeant nécessaire un débat plus approfondi avant une éventuelle introduction dans la loi de finances.

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Tunisie – PLF 2026 : Sept nouveaux articles adoptés par les commissions parlementaires

L’Assemblée des Représentants du Peuple et le Conseil National des Régions et des Districts se préparent à examiner le Projet de loi de finances 2026, enrichi de sept articles supplémentaires adoptés par les commissions des finances et du budget.

L’examen du PLF 2026 par les commissions de l’ARP et du CNRD, ouvert le 11 novembre et conclu le 25 novembre, a abouti à l’adoption de sept nouvelles propositions d’articles, intégrées au texte initial du gouvernement. Ces mesures couvrent un large spectre de domaines, allant de la fiscalité à l’investissement culturel et au soutien agricole.

Avantage fiscal pour l’acquisition de véhicules

Le premier article prévoit l’octroi d’un avantage fiscal unique à vie pour l’importation ou l’achat sur le marché local d’une voiture neuve ou d’occasion de moins de huit ans. Cette mesure vise à soutenir les familles résidentes et à encourager la modernisation du parc automobile tunisien.

Allègement fiscal progressif pour les retraités

Le deuxième article concerne les pensions de retraite. Il propose un allègement progressif de la charge fiscale, en augmentant le pourcentage de déduction sur le montant brut imposable : de 25% actuellement à 30% en 2027, puis 35% en 2028 et 40% à partir de 2029. L’objectif est de préserver le pouvoir d’achat des retraités et de réduire progressivement leur pression fiscale.

Recrutement des chômeurs diplômés

Le troisième article instaure un programme de recrutement direct des chômeurs de longue durée parmi les diplômés du supérieur. Des crédits budgétaires seront mobilisés dans le budget 2026 pour financer la première vague de recrutements, avec mise en œuvre officielle par décret publié au Journal officiel.

Exonérations pour les agriculteurs touchés par la sécheresse

Le quatrième article concerne le secteur agricole. Les agriculteurs affectés par la sécheresse et la pénurie d’eau bénéficieront d’une exonération de la redevance foncière et des pénalités de retard, sur présentation d’un certificat délivré par les commissariats régionaux au développement agricole. Cette mesure s’applique également aux agriculteurs souhaitant prolonger leurs contrats de location ou renouveler leurs contrats expirés.

Égalité fiscale pour la protection de l’environnement

Le cinquième article vise à appliquer sur un pied d’égalité la taxe pour la protection de l’environnement sur certains produits locaux et leurs équivalents importés, en ajoutant une série de produits à l’article 58 de la loi de finances de 2003.

Fonds d’appui au cinéma et à l’audiovisuel

Le sixième article propose la création d’un Fonds d’appui à l’investissement dans le secteur cinématographique et audiovisuel, destiné à encourager la production locale et à soutenir la filière culturelle en Tunisie.

Règlement et rééchelonnement des dettes agricoles

Le septième article prévoit des mesures de règlement et de rééchelonnement des dettes du secteur agricole. Les banques publiques et privées devront régler les dettes des agriculteurs classées en catégorie 2 et au-delà, avec rééchelonnement sur dix ans, année de grâce, suppression des pénalités et abandon de 50% des intérêts contractuels.

Les dettes des catégories 4 et 5 seront remboursées sur une période d’un an renouvelable une fois. La Banque centrale définira, dans un délai de 30 jours, les conditions et modalités d’application, avec des modèles types de contrats de règlement.

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Finances publiques : Les commissions parlementaires ouvrent l’examen détaillé du projet de loi de finances 2026

L’Assemblée des représentants du peuple a entamé mardi 18 novembre l’examen article par article du projet de loi de finances 2026, lors d’une séance conjointe réunissant sa Commission des finances et du budget et celle du Conseil national des régions et des districts.

Les discussions ont porté en priorité sur les dispositions consacrant le rôle social de l’État, notamment la lutte contre le chômage des diplômés.

Un début d’examen consacré au rôle social de l’État

Réunis au sein d’une double commission, les députés ont ouvert les débats sur le premier axe du projet de loi : la dimension sociale de l’action publique.

Ce volet, jugé prioritaire par plusieurs élus, traite de la création d’emplois, considérée comme « l’un des principaux défis de la période ». Les parlementaires ont souligné la nécessité d’un dispositif à la fois efficace, soutenable et en phase avec les réalités économiques des régions.

Les travaux ont rapidement mis en lumière les attentes fortes autour du budget 2026 : réduction du chômage, soutien à l’investissement productif et priorisation des dépenses à impact social.

L’article 13 au cœur des débats : encourager l’embauche des diplômés

L’une des premières dispositions examinées en détail fut l’article 13, qui vise l’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur dans le secteur privé.

Les représentants du ministère des Finances ont expliqué que cette mesure repose sur un mécanisme d’incitation directe.

L’État prendrait en charge la contribution patronale aux régimes de sécurité sociale, en échange, les entreprises privées s’engageraient à recruter des titulaires d’un diplôme universitaire, l’objectif final étant de réduire durablement le chômage des jeunes.

Un chantier budgétaire qui s’annonce dense

Au-delà de l’article 13, les députés ont souligné la nécessité d’un examen rigoureux du texte, axé sur l’équilibre entre impératifs sociaux et contraintes financières.

Les prochaines séances devraient aborder d’autres mécanismes de soutien à l’emploi, mais aussi les mesures fiscales, les dispositifs d’investissement et les prévisions macroéconomiques qui structureront le budget 2026.

Les deux commissions devront également évaluer l’impact réel des incitations prévues et vérifier leur capacité à relancer le marché du travail sans creuser les déficits.

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Finances 2026 : La Tunisie mise sur l’autonomie économique

Le rapport conjoint des commissions des finances de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts, présenté ce mercredi 12 novembre lors de la séance plénière consacrée à la mission du ministère des Finances, dresse un tableau contrasté mais globalement positif de la situation économique du pays à l’approche de 2026.

Malgré la persistance des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, et les effets du changement climatique, la Tunisie est parvenue à maintenir une relative stabilité budgétaire. Selon le rapport, l’année 2024 a enregistré des indicateurs positifs, avec un respect intégral des engagements financiers internes et externes de l’État et un financement assuré principalement à travers les ressources propres du pays.

Ces ressources, estimées à 47 011,5 millions de dinars, ont connu une hausse de 8,7 % par rapport à 2023 (5,5 %). Cette progression repose essentiellement sur les recettes fiscales, qui représentent environ 89 % des revenus budgétaires, contribuant ainsi à limiter le déficit de l’État à 6,4 %, contre 7,6 % enregistrés l’année précédente.

En 2025, le gouvernement a poursuivi sa politique de consolidation des ressources propres, dans le cadre d’une stratégie de souveraineté économique. Les efforts du ministère des Finances ont permis, jusqu’au mois d’août 2025, une progression de 5,6 % des recettes globales du budget par rapport à la même période de 2024. Les recettes fiscales ont progressé de 6,4 %, tandis que les recettes non fiscales ont augmenté de 12,2 %.

Ces résultats traduisent une volonté politique claire : renforcer l’autonomie financière du pays et réduire la dépendance vis-à-vis de l’endettement extérieur, tout en s’inscrivant dans les orientations du plan de développement 2026-2030 actuellement en préparation. Ce plan vise à consolider la souveraineté nationale, à préserver l’indépendance des décisions économiques et à promouvoir une ouverture équilibrée sur le plan régional et international.

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PLF 2026 : Une ligne de financement de 15 MD pour l’investissement régional

Le projet de loi de finances pour l’année 2026, dans son axe consacré au soutien des entreprises et à la promotion de l’investissement pour un développement équitable, introduit une nouvelle mesure visant à stimuler l’activité économique dans les régions les moins développées, à travers la création d’une ligne de financement dédiée à l’investissement régional.

Selon l’article 24 du projet de loi, il sera créé une ligne de financement d’un montant de 15 millions de dinars, alimentée par le Fonds national de l’emploi, destinée à accorder des prêts à des conditions préférentielles pour financer des activités économiques dans divers secteurs, en fonction des indicateurs de développement régional.

Cette mesure couvrira la période allant du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2027, avec une priorité accordée aux régions les moins développées lors de l’octroi des crédits.

Gestion confiée à la BTS

La gestion de cette ligne sera confiée à la Banque tunisienne de solidarité (BTS), dans le cadre d’une convention conclue entre le ministère des Finances, le ministère de l’Emploi et la BTS. Cette convention fixera les conditions et modalités de gestion du financement, y compris les critères d’éligibilité, les procédures d’octroi et les mécanismes de suivi.

Cette initiative s’inscrit dans la politique économique du gouvernement visant à renforcer la justice régionale et à encourager l’entrepreneuriat et l’emploi autonome, en orientant les ressources publiques vers les zones intérieures et défavorisées souffrant d’un déficit d’investissements et d’infrastructures.

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Budget 2026 : Hausse des salaires, retraites revalorisées et impôt sur la fortune

Les premières données du projet de loi de finances pour 2026 confirment une orientation sociale claire, visant la justice sociale, la protection des catégories vulnérables et le renforcement du pouvoir d’achat, tout en maintenant l’équilibre financier global de l’État, rapporte Mosaique fm..

Une augmentation générale des salaires et des retraites

Le projet prévoit une revalorisation des salaires et des pensions dans les secteurs public et privé sur la période 2026-2028, selon l’article 15 du texte, fixée par décret. Ces mesures visent à consolider le pouvoir d’achat des travailleurs et des retraités et à renforcer la cohésion sociale.

Emploi et plan de sauvetage social

Des dispositions exceptionnelles ciblent l’emploi des chômeurs de longue durée, avec des programmes de formation et d’intégration adaptés. Le projet inclut également un plan de sauvetage des caisses sociales, basé sur la diversification de leurs sources de financement et la création d’un fonds spécial pour stabiliser leur équilibre.

Le gouvernement prévoit également un soutien aux grandes entreprises publiques, telles que la Compagnie des Phosphates de Gafsa et Sucre Tunisie, afin d’assurer leur redressement et leur pérennité.

Nouvelles mesures fiscales et douanières

Pour renforcer la justice fiscale, le budget introduit un impôt sur la fortune. Des mesures douanières et fiscales exceptionnelles permettent par ailleurs la régularisation des biens saisis dans des conditions facilitées. Des aides spécifiques sont également prévues pour les personnes en situation de handicap et les petits agriculteurs.

Le projet de budget prévoit un soutien particulier au système de santé, notamment :

  • Exonération de la TVA sur les achats locaux de réactifs, solutions, équipements et fournitures médicales destinés à la surveillance et au contrôle des médicaments,
  • Attribution de ce même avantage fiscal sur présentation d’un certificat temporaire d’exonération délivré par les services fiscaux,
  • Extension des exemptions douanières et fiscales aux équipements médicaux importés, y compris pour les structures sanitaires militaires.

L’article 17 stipule la suspension de la TVA et des droits de douane sur les équipements médicaux importés directement ou via le ministère de la Défense.

Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple se réunira jeudi 16 octobre 2025 pour examiner le projet, le transmettre à la commission des finances et fixer le calendrier des séances plénières consacrées à la discussion du budget et des missions ministérielles.

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