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Appel aux Tunisiens à l’étranger à ne pas introduire de plantes en Tunisie

Le ministère de l’Agriculture a lancé un appel aux Tunisiens résidant à l’étranger et aux visiteurs de la Tunisie afin d’éviter l’introduction de plantes et de végétaux susceptibles de véhiculer des agents pathogènes. Cette mesure vise à protéger la richesse agricole nationale face à la recrudescence des maladies et ravageurs transfrontaliers.

Un appel à la vigilance aux frontières

Dans un communiqué officiel, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a exhorté les Tunisiens vivant à l’étranger à s’abstenir d’apporter des plantes, semences ou végétaux lors de leurs déplacements vers la Tunisie. Ces produits peuvent transporter des insectes nuisibles ou des agents pathogènes capables de provoquer des dégâts importants aux cultures nationales.

Le même appel s’adresse également aux visiteurs et invités de la Tunisie arrivant par l’ensemble des postes frontaliers terrestres, maritimes et aériens.

Une menace croissante à l’échelle régionale et internationale

Selon le ministère, cette mesure intervient dans un contexte marqué par la multiplication des maladies végétales et des ravageurs invasifs à l’échelle régionale et mondiale. La circulation accrue des personnes et des marchandises accroît les risques de propagation d’organismes nuisibles, mettant en péril la production agricole et les équilibres écologiques.

Les autorités soulignent que certaines infections peuvent entraîner des pertes économiques considérables et nécessiter des années d’efforts pour être éradiquées.

Protection de la sécurité alimentaire

Le département de l’Agriculture a insisté sur l’importance de préserver la sécurité alimentaire nationale et de protéger les filières agricoles, considérées comme un pilier stratégique de l’économie tunisienne. La prévention demeure, selon le ministère, le moyen le plus efficace pour éviter l’introduction de maladies difficiles à contenir une fois installées.

Cette vigilance s’inscrit dans le cadre des engagements de la Tunisie en matière de biosécurité et de protection phytosanitaire. Le ministère appelle à la coopération de tous les citoyens et voyageurs afin de respecter les consignes phytosanitaires en vigueur.

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Tunisiens de l’étranger : Un sur cinq envisage un retour définitif

Une étude réalisée par l’Association des Tunisiens diplômés des grandes écoles françaises met en lumière un intérêt relatif mais significatif des compétences tunisiennes établies à l’étranger pour un retour au pays. Selon cette enquête, 20 % des Tunisiens résidant hors de Tunisie envisagent un retour définitif, parmi lesquels 24 % déclarent vouloir revenir principalement pour investir.

S’exprimant ce mardi 23 décembre 2025 sur les ondes de la Radio nationale, le membre de l’association Walid Belhaj a précisé que l’étude montre également que 59 % des Tunisiens de l’étranger ne projettent pas un retour définitif, tandis que 21 % considèrent cette option comme un projet à long terme.

De son côté, l’expert en migration Hatem Zayedi a indiqué que l’étude identifie plusieurs leviers susceptibles d’encourager le retour des compétences tunisiennes établies à l’étranger. Parmi ces incitations figurent notamment la digitalisation des services, la simplification des procédures d’obtention des autorisations d’investissement ainsi que la création d’un guichet unique dédié aux Tunisiens résidant à l’étranger.

Potentiel d’investissement

Il a également souligné que cette catégorie ne se limite pas à des investisseurs porteurs de projets concrets, mais dispose aussi de capacités financières, d’un potentiel d’investissement et d’une expertise pouvant accompagner les porteurs de projets en Tunisie. D’où, selon lui, la nécessité d’élargir et de renforcer les mécanismes de financement afin de mieux mobiliser cette ressource stratégique.

À noter que cette étude, menée auprès de 100 000 Tunisiens vivant à l’étranger, a été présentée lors d’un atelier consacré à l’évaluation de l’efficacité des mesures proposées et aux moyens de leur mise en œuvre, dans l’objectif de faire de la diaspora tunisienne un acteur central du développement économique et social du pays.

Lire aussi : Tunisie : Recettes touristiques et transferts des TRE couvrent 120% du service de la dette extérieure

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Tunisie – PLF 2026 : L’ARP revoit les privilèges fiscaux accordés aux Tunisiens à l’étranger

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté en plénière un nouvel article révisant le cadre des avantages fiscaux destinés aux Tunisiens résidents à l’étranger.

Le texte, présenté sous le numéro 123 (nouveau), a obtenu une large approbation avec 103 voix pour, contre seulement 3 voix défavorables et 5 abstentions. Cette révision intervient dans le cadre de l’examen du projet de Loi de Finances 2026.

Un avantage fiscal recentré sur l’investissement

Le nouvel article redéfinit les privilèges liés à l’importation et à l’acquisition d’équipements, de matériel et d’un seul camion (position tarifaire 8704), dans le but de soutenir la création ou la participation à des projets d’investissement en Tunisie.

Les Tunisiens résidents à l’étranger bénéficieraient ainsi d’une exonération des droits et taxes à l’importation, ainsi que d’une suspension de la TVA. Selon les cas, les droits de consommation et les droits prélevés sur le chiffre d’affaires seraient également suspendus lors de l’achat de matériel sur le marché local.

Concernant les camions, le dispositif prévoit un paiement réduit à 10% de la valeur des taxes et redevances normalement exigibles.

Des conditions d’éligibilité plus strictes

Le texte précise que ces avantages fiscaux ne peuvent être accordés qu’une fois tous les cinq ans, à l’exception de ceux liés aux camions.

L’exonération est par ailleurs conditionnée à l’âge des véhicules concernés :

  • les équipements automobiles relevant des positions tarifaires 8701 à 8705 doivent être âgés de moins de cinq ans à compter de leur première mise en circulation ;
  • seuls les tracteurs agricoles (position 8701) peuvent être importés jusqu’à dix ans d’âge.

Ces restrictions visent à limiter l’importation de matériels trop anciens tout en soutenant les projets productifs.

Les dispositions de la loi n°101 demeurent applicables tant que les conditions d’exécution du nouvel article n’ont pas été fixées par décret. Cette période transitoire permettra de préciser les modalités pratiques et les procédures d’accès aux nouveaux privilèges.

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Les avoirs en devises dépassent les 25 milliards de dinars : un record symbolique pour la BCT

Les réserves en devises de la Tunisie ont franchi la barre des 25 milliards de dinars à la date du 24 octobre 2025, soit l’équivalent de 107 jours d’importation, selon les derniers indicateurs monétaires publiés par la Banque Centrale de Tunisie (BCT). Une progression d’environ 2% par rapport à la même période de 2024, confirmant un léger redressement des équilibres extérieurs du pays.

Une amélioration portée par les transferts et le tourisme

Cette hausse des avoirs en devises est attribuée à la hausse des revenus du travail de 7,6%, atteignant près de 7 milliards de dinars, ainsi qu’à la bonne performance du secteur touristique, dont les recettes ont augmenté de 7,8%, à 6,7 milliards de dinars au 20 octobre 2025. Ces deux moteurs continuent de constituer des sources vitales de devises pour l’économie nationale.

Allégement de la charge de la dette extérieure

La BCT a également relevé une baisse de 14% des services de la dette extérieure, estimés à 10,8 milliards de dinars sur la période, un repli qui allège la pression sur les réserves.

Dans le même temps, le volume global du refinancement bancaire a reculé de 7,7%, passant à 11,7 milliards de dinars contre 12,7 milliards un an auparavant, témoignant d’un resserrement progressif des besoins de liquidité.

À l’inverse, le marché interbancaire a connu une activité soutenue, avec une hausse de 60,5% des transactions, atteignant environ 4,1 milliards de dinars. Ce dynamisme reflète une meilleure circulation de la liquidité entre les établissements bancaires et un certain regain de confiance dans le système financier.

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Tourisme et transferts des TRE : Une couverture supérieure au remboursement de la dette

Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) ont couvert 120,9 % du service de la dette extérieure de la Tunisie à fin septembre 2025, selon les derniers indicateurs monétaires publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Le service de la dette extérieure, comprenant le remboursement du principal et les intérêts, s’est élevé à 10 549,2 millions de dinars (MD), en légère baisse de 3,7 % par rapport à la même période de 2024 (10,9 milliards de dinars). Cette évolution traduit un allègement provisoire de la charge de la dette publique, permettant de rediriger une partie des ressources financières vers les investissements et les services publics.

Les Tunisiens de l’étranger, pilier de la stabilité financière

Les revenus du travail cumulés, représentant les transferts des Tunisiens à l’étranger, ont atteint 6 485,9 MD à fin septembre 2025, en hausse de 8 % sur un an. Ces transferts constituent l’une des principales sources de devises du pays, soutenant à la fois la consommation intérieure et la balance des paiements.

De leur côté, les recettes touristiques ont augmenté de 8,2 % pour atteindre 6 264,3 MD à la même période. En cumulant tourisme et transferts, les entrées en devises atteignent près de 12 750 MD, soit un niveau supérieur au montant total du service de la dette extérieure.

Les avoirs nets en devises se sont établis à 24,2 milliards de dinars au 2 octobre 2025, équivalant à 105 jours d’importation, contre 25,3 milliards de dinars (114 jours) un an plus tôt. Cette contraction s’explique par la hausse des importations énergétiques et alimentaires et par les besoins croissants de financement du budget de l’État.

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