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Djerba : Mausolée libyque, tombes puniques et vestiges antiques à redécouvrir

Que reste-t-il aujourd’hui de l’histoire antique de Djerba ? Quelques sites et monuments ont gardé ces traces lointaines et témoignent d’un passé immémorial. C’est le cas de la chaussée romaine d’El Kantara, du site archéologique de Meninx, des nécropoles puniques de Souk El Gebli et des vestiges de Henchir Bourgou.

Ce dernier site, contrairement aux trois premiers cités, se trouve au nord de l’île et demeure relativement peu connu. La découverte de silex et d’œufs d’autruche permettent de relier ce site à la préhistoire. Toutefois, c’est à l’époque punique que Henchir Bourgou a connu son apogée. Un mausolée libyco-punique âgé de vingt-trois siècles est présent sur le site à l’état de vestige. Selon les archéologues, la cité antique qui se trouvait sur ce site était très vaste et reliée au port de Ghizen.

Les trois autres sites relatifs à l’Antiquité à Djerba sont concentrés au sud-est de l’île. La chaussée romaine reliait Djerba au continent : toujours utilisée, elle a connu des réaménagements récents et constitue aujourd’hui une voie d’accès importante.

Elle débouche sur le site de Meninx qui, à l’époque romaine, fut le principal centre politique et économique de l’île de Djerba. Cette cité antique était dotée d’un port et disposait de nombreux thermes et temples. Les vestiges d’un amphithéâtre témoignent de sa prospérité ancrée dans le commerce de la pourpre. Le site de Meninx est également très vaste et inclut une partie aujourd’hui recouverte par la mer.

Enfin, les nécropoles puniques de Souk El Gebli complètent ces différents sites antiques. Il s’agit d’un ensemble d’une douzaine de tombes rupestres dont les mobiliers funéraires ont disparu. Toutefois, l’état général des sépultures permet de reconstituer mentalement leur topographie. Notons que plusieurs fouilles se poursuivent et devraient à terme révéler de nombreux pans de l’Antiquité à Djerba.

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Petite histoire de la neige en Tunisie

Nous reprenons cette chronique parue en janvier 2017 et consacrée à l’historique de la neige au vingtième siècle en Tunisie.

En Tunisie, la neige la plus précoce du vingtième siècle est tombée le 9 novembre 1921 sur Ain Draham, Thala et Makthar.

Les records de 1917 et 1921

C’est exactement dans les mêmes régions qu’on retrouve la trace des chutes de neige les plus tardives le 25 avril 1917.

C’est le géographe tunisien Abderrahmane Bousnina qui a étudié les archives de l’Institut de la Météorologie depuis 1901 et nous permet de poser notre regard sur ce qu’il convient bien de nommer une histoire de la neige en Tunisie.

Un phénomène observable de novembre à avril

De tous les pays du Maghreb, la Tunisie est celui où il neige le moins. En moyenne, on compte moins de dix jours de neige par an.

De plus, la date à laquelle la neige apparaît ou disparaît est des plus irrégulières. Néanmoins, la neige survient surtout en janvier et en février.

Il faut aussi noter que les jours de neige sont généralement isolés et que leur persistance est surtout observée dans la région de Ain Draham.

Il neige dans le désert

Lorsqu’elle se manifeste, la neige couvre un espace souvent limité et discontinu qui correspond aux secteurs les plus élevés du Tell Occidental.

Toutefois, durant les mois de février, suite à des vagues d’air froid, la neige a pu faire son apparition sur les marges nord du Sahara.

Ce fut le cas en 2012 à Matmata. Ce fut aussi le cas en février 1979 lorsqu’il avait neigé sur la région de Tozeur.

Ce fut également le cas en 1981, notamment le jeudi 8 janvier, lorsque des chutes de neige ont eu lieu sur toute la Tunisie. Rebelote en janvier 1982 lorsqu’il avait neigé sur le Sahel de Sousse.

Il neige souvent sur la Khroumirie et le Haut Tell

Pourquoi la neige est-elle si rare dans notre pays ? Une chose est certaine : la position géographique et la modestie du relief y sont pour beaucoup.

De fait, les altitudes qui dépassent les mille mètres sont plutôt rares en Tunisie. Et la neige s’explique d’abord par l’altitude.

En règle générale, la neige commence à couvrir les cimes les plus élevées dès le mois de novembre. En décembre, la neige devient plus fréquente alors que janvier et février sont les mois les plus neigeux. Des neiges tardives peuvent apparaître en mars et en avril sur les sommets.

La neige historique du 8 janvier 1981

Intéressons-nous maintenant aux records de persistance des jours de neige.

C’est à Ain Draham que l’on compte le nombre maximum de jours de neige successifs. Du 2 au 15 février 1956, il a neigé durant 14 jours consécutifs.

Terminons en évoquant la neige du 8 janvier 1981. Ce jour-là, la neige a recouvert pratiquement toute la Tunisie.

Un vent fort et glacial avait alors balayé le pays empêchant l’accumulation de la neige sur le sol.

Toutefois, les températures très basses avaient favorisé la persistance de la neige durant plusieurs jours.

Le fait est suffisamment rare pour être relevé : à la date du 9 janvier 1981, les températures minimales enregistrées étaient de -4° au Kef, -3° à Ain Draham, -2° à Remada et -1° à Tunis.

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Mémoire : Trois ans après, un hommage impromptu à Ahmed Aloulou

Il y a trois ans, jour pour jour, Ahmed Aloulou, l’une des âmes battantes de Tunis décédait après une vie consacrée au travail et à la joie des convives qu’il accueillait dans ses restaurants de Tunis et Hammamet.

Fondateur de la Mamma, la mythique pizzeria de la rue de Marseille, Ahmed Aloulou fut également à l’origine d’Almazar et de plusieurs autres initiatives.

Très écouté, il a conseillé une génération entière de restaurateurs et de promoteurs touristiques qu’il a inspiré par la passion qui le portait.

Pour lui rendre hommage, nous publions ce texte qui aborde les nombreuses facettes du regretté Ahmed Aloulou dont l’une est peu connu et concerne sa passion pour les voitures de collection.

Qui se souvient encore des Frégates Renault et Simca ? Elles avaient fière allure ces voitures dont les noms étaient si évocateurs : Beaulieu, Versailles, Aronde, Ariane, Elysée ou Chambord.

Il faut écouter un collectionneur de voitures comme Ahmed Aloulou pour allumer la passion de ces automobiles qui, jadis, peuplaient les rues et, aujourd’hui, les rêves d’une poignée d’esthètes.

Ahmed Aloulou est intarissable lorsqu’il s’agit de voitures. Il sait vous expliquer les nuances qui distinguent une Fiat de l’année 1927 d’une autre de l’année 1929. Il sait vous raconter les Ford 1926 dont la maison continue à produire les pièces de rechange de nos jours encore. Il sait vous faire rêver en évoquant une 403 que son père lui avait léguée ou une Traction avant pour laquelle il eut un coup de cœur.

Plus d’une quarantaine d’années après son coup de foudre pour les automobiles de collection, il en possède une cinquantaine, toutes en état de marche, toutes bichonnées par des palefreniers ès cuivres et chromes.

Pour ma part, je suis resté tout ouïe lorsque fut évoquée l’histoire de la Cadillac de Wassila Bourguiba. Cette voiture fut offerte au couple présidentiel tunisien par les États-Unis d’Amérique et ne servit presque jamais.

De fait, elle avait fait moins de 200 km avant d’être mise sur cales et laissée dans un coin. Ce n’est qu’une quarantaine d’années plus tard que la voiture fut remise en état de marche après avoir été acquise par notre collectionneur. Il manquait une simple pièce qui fut obtenue après seulement une semaine.

Fiat Torpedo, Renault Frégate, Dauphine ou Coccinelle Cabriolet : les noms de marque défilent et fleurent bon la nostalgie de l’automobile de papa, lorsque les berlines pouvaient durer deux vies et les chefs d’œuvre sortir à la chaine des ateliers des grands constructeurs.

Paix à l’âme d’Ahmed Aloulou décédé le 5 janvier 2023 et inhumé au Jellaz le lendemain.

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La Goulette : Un amour de terrasse pour le patrimoine mondial de l’Unesco

Non je n’exagère pas et voici la liste de mes arguments ! Car au fil des jours et des années, j’ai fini par me convaincre que la terrasse goulettoise du restaurant La Victoire mériterait d’être classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Après tout, cette terrasse où les uns prennent l’apéritif et les autres un poisson complet est très représentative de notre art de vivre et du brassage permanent des communautés tunisiennes. J’en veux pour preuve les nombreux Tunisiens de la diaspora qui, pour rien au monde, ne manqueraient un dimanche ensoleillé à la terrasse de la Victoire et nulle part ailleurs.

Peut-être sont-ils sensibles au fait que cette terrasse de la Goulette est la dernière à avoir gardé son caractère de toujours, son identité d’espace public et convivial. En effet, toutes les autres terrasses de la Goulette ont été encagées et hermétiquement fermées. Elles sont ainsi devenues l’exact contraire de ce que fut le bon vieux temps goulettois alors que la Victoire invite toutes les nostalgies et notre vivre-ensemble.

Sans rire et pour le symbole, cette terrasse mériterait d’être en haut de la liste du patrimoine immatériel de la Tunisie. Sa vitalité nous suggère en tous cas de réfléchir sur le sort de toutes les autres terrasses de Tunis, la Goulette et ailleurs du temps où on buvait le pastis sur l’avenue Bourguiba et où des troquets comme l’Univers ou le bar du Tourisme offraient leur terrasse à la clientèle.

Heureusement, la Goulette a su maintenir cet îlot heureux et cette fabuleuse avenue Franklin Roosevelt à la joie contagieuse. Dommage, le Vénus, le Chalet ou Chez Bichi ont perdu leurs terrasses mais heureusement, la Victoire nous réconcilie encore et toujours avec cet art de vivre à la tunisienne auquel de nombreux touristes et enfants du pays goûtent au quotidien.

J’ai bien sûr de nombreux arguments à faire valoir pour défendre ma supplique mais il est inutile de les énumérer tant ils peuvent nous paraître évidents à nous tous qui savons le caractère unique de la Goulette et de sa joie de vivre à la portée de toutes les bourses.

L’Unesco m’entendra-t-elle ? Dira-t-on de mes propos qu’ils sont nostalgiques et dignes d’un dinosaure égaré ? Peu importe au fond car je crois dur comme fer qu’hiver comme été, cette terrasse de la Victoire est un lieu où il fait bon vivre.

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Snapshot : Une magnifique berline, carrosse à sept glaces du bey de Tunis

S’il existe plusieurs carrosses ayant appartenu aux beys husseinites, l’Opale est probablement le plus admirable de ces éléments de notre patrimoine.

L’Opale est actuellement exposée dans le hall d’entrée du palais Ksar Said au Bardo. Ce palais accueille par ailleurs une importante collection mise en place par l’Institut national du Patrimoine.

Le carrosse nommé l’Opale est une voiture d’apparat créée à Paris en 1810 et offerte par le roi de France Louis Philippe au bey Ahmed Ier de Tunis en 1845.

Cette berline à sept glaces est l’une des pièces maîtresses de Ksar Said.

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Port de Tunis : Quand les bateaux arrivaient au centre-ville

Jusqu’aux années soixante, les bateaux venant de l’autre rive de la Méditerranée arrivaient quasiment au centre-ville de la capitale, au quartier Tunis Marine.

Un port avait en effet été établi à Tunis à la fin du dix-neuvième siècle après l’instauration du Protectorat français. Ce port sera délaissé en faveur de celui de la Goulette au milieu des années soixante, après la modernisation du port fondé à l’époque de Hamouda Pacha.

La mémoire de Tunis garde encore une trace vivante de ce port qui se trouvait derrière l’actuel Terminus du train TGM. Seules des cartes postales et des photographies témoignent aujourd’hui de ce qui fut le port de Tunis.

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Djerba : Il était une fois Yannis Kindynis et l’hôtel Lotos

Venue de Grèce, originaire de Mykonos, la famille Kindynis s’est installée à Djerba pour y vivre, parmi d’autres membres de la communauté grecque, de la pêche des éponges.

Plus tard, en 1940, l’un des héritiers de cette famille, Yannis Kindynis, construisit un hôtel d’une quinzaine de chambres, autour et au dessus de la maison familiale.

L’hôtel Lotos venait de voir le jour et près d’un siècle plus tard, il continue à accueillir des pensionnaires qui y viennent dans le sillage de
la légende d’Ulysse.

Après avoir été dirigé par Yannis Kindynis, le Lotos sera longtemps tenu par son fils Laris.

Comptant parmi les tout premiers hôtels de l’île de Djerba, le Lotos se trouve à Houmt Souk et porte le nom d’un fruit fabuleux qui évoque l’oubli et le désir, dès qu’on y a goûté, de ne plus quitter l’île de la cinquième saison.

Pour la petite histoire, cet hôtel connut une période mouvementée durant la Deuxième guerre mondiale lorsqu’il fut tour à tour réquisitionné par les soldats allemands de l’Afrika Korps puis par les aviateurs australiens de la Royal Air Force.

Yannis Kindynis et son fils Laris en 1937 dans la maison qui allait devenir le Lotos.

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Sidi Bou Said : Il ne reste plus rien du musée Azzedine Alaïa

Créé après le décès du styliste Azzedine Alaïa, le musée qui porte son nom avait été installé dans une belle demeure de Sidi Bou Said.

Après quelques années, ce musée qui comprenait plusieurs espaces répartis sur trois niveaux, a fermé ses portes. Les œuvres d’Alaïa ont dès lors quitté ce musée dont la signalétique a été supprimée.

Quant au petit jardin attenant au musée, sa porte a été récemment enfoncée et gît depuis sur le sol de ce qui est devenu un terrain vague.

Seule demeure aujourd’hui le nom de la placette rendant hommage au styliste tunisien qui fut de son vivant une icône de la mode internationale.

Azzedine Alaïa repose désormais auprès de sa mère au cimetière marin de Sidi Bouteraa à Sidi Bou Said.

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Tunis 1926 : Hôtel mythique, le Carlton a un siècle

Le Carlton est un hôtel incontournable du centre-ville de Tunis, celui qui incontestablement offre à ses clients l’un des meilleurs rapports qualité-prix.

Fondé en 1926, longtemps tenu de main de maître par Messaoud Ben Smail, cet hôtel qui a été rénové en profondeur à la fin des années 1990 a su se moderniser tout en gardant un service remarquable, classique et toujours accueillant.

Dans son siècle d’histoire, le Carlton de Tunis a connu plusieurs époques dont l’une des plus passionnantes est liée à l’activité du Théâtre municipal. En effet, de nombreux artistes de passage à la Bonbonnière, logeaient au Carlton et y ont laissé une trace lumineuse.

Aujourd’hui, parfaitement situé à l’exact milieu de l’avenue Bourguiba, le Carlton s’apprête à célébrer son centenaire alors qu’il compte parmi les repères solides du centre-ville de Tunis.

Messaoud Ben Smail

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2026, Année de la Lecture en Tunisie

À l’initiative du ministère de l’Éducation nationale, l’année 2026 sera placée sous le signe de la lecture. Un vaste programme de bibliothèques scolaires va renforcer ce réseau pour atteindre 4000 bibliothèques qui seront dotées de nombreux ouvrages.

Un thème mobilisateur que cette Année de la Lecture qui ne manquera pas de mobiliser tous les opérateurs du domaine : bibliothèques publiques, centres culturels et aussi établissements scolaires.

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Nostalgies du Kram : Les glaces de Salvatore Cacciola

Toute la banlieue nord de Tunis se souvient des glaces savoureuses de monsieur Cacciola. C’est au Kram, à l’entrée de la ville que se trouvait sa pâtisserie dont les friandises et les glaces ainsi que les mille feuilles sont restés fameux.

Avec leurs recettes inimitables et un sens inné de l’accueil, Salvatore Cacciola et son épouse ont désormais un parfum de légende. Des décennies durant, ils ont régalé le Kram de leurs glaces qu’on dégustait dans un jardinet à l’ombre d’un palmier légendaire.

Sa carrière de glacier, Salvatore l’avait commencée à la Marsa où il tenait Le Cabanon, un café très prisé. Il déménagera avec sa femme et ses trois enfants pour le Kram. Son épouse que la famille surnommait Nonna Santa, décèdera à l’âge de 37 ans en Sicile où elle était revenue.

La famille allait ensuite se disperser un peu partout y compris aux États-unis où vit aujourd’hui, Stefania Cacciola, la petite-fille de Salvatore, dont elle a préservé la mémoire et l’album-photo.

Salvatore Cacciola n’avait que 25 ans lorsque cette photographie a été prise dans un des nombreux studios de la capitale. Le visage franc et le regard volontaire, il allait se lancer dans cette aventure de la Cacciola, l’enseigne qu’il a dirigé jusqu’au début des années 1970.

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Snapshot : Complètement désossé, le Capitole en reconstruction

Sur l’avenue Bourguiba, le Capitole est en cours de reconstruction. Les travaux de démolition de l’ancienne structure sont très avancés et l’immeuble devrait renaître de ses cendres en 2026.

Le Capitole a longtemps accueilli un cinéma, un café et un restaurant désormais entrés dans la légende de Tunis. Aujourd’hui, c’est un magasin de prêt à porter qui les a remplacés.

Que va devenir le Capitole ? Pour les uns, ce sera un hôtel et selon d’autres un immeuble de bureaux. Aucune mention de la destination nouvelle ne figure sur les panneaux affichés devant le chantier.

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Snapshot : Qui a fermé Bab Bhar ?

Look étrange pour la porte de Tunis qui donne accès à la médina. Rarement fermée, Bab Bhar est ici portes closes au petit matin.

Sans domicile fixe, quelques pauvres hères semblent avoir trouvé un abri précaire sous son porche qu’ils doivent quitter au lever du jour.

Massive, séparant hermétiquement la médina historique du centre-ville européen, la porte dite à la fois de France et de la Mer semble ici condamner un horizon déjà bouché.

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Nostalgies : Jean, Giovanni et Luigi Garza, pâtissiers de père en fils

Chez Garza est une enseigne de légende qui a traversé le siècle pour rester entre les mains d’une même famille qui cultive un paradis de douceurs et une réputation inégalée.

L’histoire de cette pâtisserie tunisoise commence en 1932 avec Luigi Garza, le fondateur de cette tradition qui s’est installé dans la petite boutique-atelier de la place de la Monnaie.

Du temps de l’ouverture au seuil des années trente, Luigi Garza était entouré de plusieurs édifices prestigieux comme le siège de la radio tunisienne, l’école israelite ou la fameuse cité Boulakia. De fait, la boutique se trouvait à la confluence de toutes les communautés musulmane, juive, maltaise, italienne et française.

Avec son savoir-faire à l’italienne, le signor Luigi n’allait pas tarder à convaincre une clientèle qui brassait le riche et le pauvre, le notable et l’enfant du quartier. Fondateur d’une lignée, Luigi Garza inscrira son travail dans une lignée et répondra brillamment à sa vocation de maître-pâtissier.

Son fils Giovanni et son épouse Ida prendront le relais. Devant les fourneaux, Giovanni Garza allait ancrer la réputation d’excellence de la maison. Il confirmera les gâteaux les plus prisés et créera de nouvelles oeuvres de toutes les saveurs.

Les gourmets continuent de nos jours encore à venir de très loin pour récupérer leurs commandes. Car Chez Garza, les ventes ne se font que sur commande avec des pics en périodes de fête. Tout y est: les macarons, les mille feuilles et les puits d’amour. A déguster avec modération mais en appréciant chaque infime effluve, chaque grain, chaque détail savoureux.

Ida Garza veillait sur la salle, tenait le registre des livraisons et entourait de son accueil distingué chaque client. La maison Garza s’était taillée une réputation d’incontournable en ce qui concerne les biscuits secs et autres nougatines. Même chose pour tout ce qui a trait aux frangipanes.

Avec une règle immuable: même pour un simple kilo de biscuits, il fallait passer commande et attendre son rendez-vous.

La procédure est toujours la même et, aujourd’hui, c’est Jean Garza, petit-fils de Luigi, qui, au four et au moulin, veille sur les destinées de la maison. Dans un décor en bois qui fleure bon la tradition, avec un atelier qui, tel un métronome, livre les fournées successives, Jean Garza officie et maintient une griffe qui fait des Garza des pâtissiers parmi les plus appréciés et de leur boutique l’un des rares lieux où l’on se relaie de père en fils.

Le public des gourmets, les nombreux habitués aussi, répondent présent et continuent de faire un triomphe aux succulentes pâtisseries de la maison Garza. Il m’est même donné de connaître de nombreux Tunisiens expatriés dont le premier réflexe lors du retour au pays est un gâteau de chez Garza, comme le veut l’expression consacrée.

Au chapitre des souvenirs, ils sont nombreux les écoliers des années soixante à avoir aussi goûté aux succulentes brioches tradition de Garza. Saupoudrées de sucre, ces boules rustiques de pain brioché s’arrachaient littéralement et disparaissaient de l’étal en quelques minutes. Cette fournée de brioches pour les écoliers du quartier n’est plus d’actualité mais la mémoire de ces délices qui ne coûtaient que vingt millimes perdure.

Tout comme la fidélité imperturbable des clients qui reviennent toujours chez les Garza, pâtissiers inséparables du goût de Tunis.

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Sidi Bou Said : Inquiétude face à une colline qui n’en peut plus

Plusieurs alertes et appels à la vigilance circulent ces dernières heures dans les réseaux sociaux. C’est la colline de Sidi Bou Said qui est au centre des inquiétudes.

Les photos qui circulent montrent une faille qui traverse l’une des parois de la colline de Sidi Bou Said. Selon les donneurs d’alerte (qui sont des personnalités résidant à Sidi Bou Said), cette déstabilisation progressive de la colline pourrait prendre d’autres proportions si des mesures préventives ne sont pas prises.

Une situation à suivre sur fond de surtourisme qui impacte fortement le village perché de la banlieue nord de Tunis.

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Snapshot : En danger d’effondrement, un immeuble qui coule au centre-ville

Rue Saad Zaghloul, entre l’avenue Moncef Bey et l’avenue Bourguiba, cet immeuble a heureusement été vidé de ses occupants.

Depuis, il ne cesse de pencher et s’enfoncer irrémédiablement. Au point où on a fini par le comparer à une tour de Pise tunisoise.

En vérité, il n’y a rien à faire sinon démolir et reconstruire sur des fondations plus solides. Encore faudrait-il le faire avant que cet immeuble qui met en danger son voisinage, ne s’effondre.

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Snapshot : La crèche de la Cathédrale de Tunis

Comme chaque année, une crèche de Noël a été installée en la cathédrale de Tunis. De nombreux visiteurs ont découvert cette crèche placée à côté de l’autel principal.

Une messe de Noël sera organisée prochainement ainsi qu’un concert présenté par la chorale de l’église.

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Snapshot : Les palmiers morts de la Goulette

À l’entrée de la Goulette en arrivant de Tunis, la vaste place qui sépare les avenues Bourguiba et Roosevelt est réputée pour ses palmiers. D’ailleurs même le café du coin se nomme Ennakhil ce qui signifie les palmiers en langue arabe.

Nous le savons : nos palmiers ont souffert ces dernières années du charançon rouge, un fléau qui a emporté des centaines d’arbres sur les grandes avenues de Tunis et ses banlieues.

Est-ce aussi le cas à la Goulette ? Plusieurs palmiers sont complètement ratatinés sur cette place centrale et donnent une image de tristesse à toute une ville.

Que faire pour que la Goulette garde son éclat ?

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Icône tunisoise du Passage et Bab El Khadhra : Monsieur Michel n’est plus

Michel Roccia est décédé en fin de semaine dernière. Son auto-école de la rue de Madrid a brassé des générations de conducteurs de tous les quartiers et confessions de Tunis.

Celui que tout le monde appelait affectueusement Monsieur Michel repose désormais au cimetière du Borgel.

A Tunis, les moniteurs d’auto-écoles se recrutaient dans les différentes catégories de citoyens de la capitale. Ainsi, la mémoire collective a gardé le souvenir des Campo, Abate et autres Gambini qui comptaient parmi les ténors de la profession.

De cette génération de moniteurs, Michel Roccia a continué à officier de nos jours encore. Il est ainsi devenu le dernier auto-école issu de la diversité.

Affable, d’une délicatesse infinie, il continuait son travail et initiait à l’aide de sa Peugeot flambant neuve tous les aspirants au permis de conduire.

Maniant l’italien, l’arabe et le français, il apprenait à ses élèves mille et un petits trucs et jouait le rôle d’un véritable mentor.

Paix à son âme et condoléances à sa famille et ses nombreux amis à Bab El Khadhra, au Passage et à Lafayette.

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