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Abdelhafidh : « L’économie tunisienne en phase de décollage »

En marge de la 39e édition des Journées de l’Entreprise, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que les indicateurs récents confirment l’entrée de l’économie tunisienne dans une phase de redémarrage réel.

Selon lui, cette dynamique est largement impulsée par le secteur privé, devenu un moteur essentiel de la croissance, rapporte Diwan FM.

Le ministre a souligné que plusieurs signaux sont encourageants, notamment la progression des investissements étrangers directs, en hausse de 28 pour cent.

Il a également précisé que le niveau des réserves en devises demeure « acceptable », ce qui contribue à stabiliser l’environnement financier.

Amélioration du climat des affaires

Samir Abdelhafidh a ajouté que l’amélioration du climat des affaires se poursuit grâce à un travail engagé sur plusieurs fronts.

Ce chantier porte sur la simplification des procédures, la levée des obstacles administratifs et le renforcement de l’attractivité du marché tunisien pour les investisseurs locaux et internationaux.

Dans un contexte économique marqué par de multiples défis, ces déclarations visent à rassurer les partenaires économiques et à confirmer l’engagement du gouvernement dans la relance de l’activité et la création de nouvelles opportunités de croissance.

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Tunis et Alger ouvrent un nouveau chapitre économique

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, et le Premier ministre algérien, Sifi Gharib, ont inauguré jeudi les travaux du Forum économique tuniso-algérien, organisé en marge de la 23e session de la Haute Commission mixte entre les deux pays. L’événement a réuni plusieurs ministres tunisiens et algériens ainsi que les présidents des organisations patronales, Samir Majoul pour la Tunisie et Djamel Moula pour l’Algérie.

Dans son allocution d’ouverture, la cheffe du gouvernement a mis en avant la solidité des relations tuniso-algériennes, qualifiant l’histoire commune et la proximité politique entre les deux peuples de « socle essentiel » pour bâtir des partenariats renouvelés fondés sur l’intérêt mutuel. Elle a souligné que la tenue d’un forum ciblé sur l’industrie, l’énergie et le tourisme traduit la volonté conjointe de renforcer la coopération stratégique dans ces secteurs considérés comme des piliers majeurs de l’investissement bilatéral.

La cheffe du gouvernement a également salué l’implication de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) dans l’organisation du forum, en coordination étroite avec le Conseil algérien du renouveau économique, et la participation significative d’acteurs économiques privés des deux pays.

Zafrani Jenzri a réaffirmé la détermination de la Tunisie à élargir ses partenariats internationaux sur la base du respect mutuel et de la souveraineté. Elle a détaillé les contours de la nouvelle approche économique nationale, axée sur la justice sociale, le renforcement de la croissance et la résilience face aux chocs extérieurs.

Selon elle, la Tunisie a engagé des réformes structurelles ayant déjà permis d’améliorer plusieurs indicateurs économiques. Ces progrès se reflètent dans la performance de secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la construction, les industries manufacturières et les services.

Structure productive en mutation et montée en gamme

La cheffe du gouvernement a souligné la transformation progressive de la structure des exportations tunisiennes, désormais davantage orientées vers des produits à haute valeur ajoutée : industries automobile et électrique, composants électroniques, produits agri-alimentaires, textile technique, économie verte et circulaire.

Elle a ajouté que le rythme des investissements directs étrangers (IDE) a poursuivi sa progression, enregistrant durant le premier semestre 2025 une augmentation supérieure à 21 % par rapport à la même période en 2024. Les projets d’infrastructure en cours — transport, énergies renouvelables, santé, routes — témoignent, selon elle, d’un regain de confiance des partenaires internationaux.

Zafrani Zenzri a affirmé que plus de 4 000 entreprises à participation étrangère sont actuellement implantées en Tunisie, générant environ 460 000 emplois. Cette dynamique, combinée à l’accélération récente des flux d’investissements, constitue selon elle un signal fort sur la crédibilité des réformes engagées et sur l’attractivité du marché tunisien.

Elle a rappelé que ces efforts s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale « Tunisie 2035 », conçue comme un nouveau pacte économique et social visant à faire du pays une économie compétitive fondée sur la connaissance, l’innovation et la transparence, tout en simplifiant les procédures et en améliorant le climat des affaires.

Le Forum économique tuniso-algérien poursuit ses travaux autour de rencontres B2B et d’ateliers sectoriels destinés à identifier de nouveaux projets conjoints, dans une logique de complémentarité et de renforcement des échanges entre les deux pays voisins.

Lire aussi : Tunisie–Algérie : Un accord d’envergure pour renforcer la coopération en matière de défense

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Le ministre de l’Économie promet une transparence totale des chiffres et annonce un nouveau Code statistique

Lors d’une séance plénière conjointe à Bardo consacrée au budget 2026, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a assuré que tous les indicateurs économiques sont publiés « en toute transparence, qu’ils soient positifs ou négatifs », annonçant la finalisation prochaine d’un nouveau cadre législatif destiné à régir l’information statistique en Tunisie.

“Nous ne cherchons à cacher aucun indicateur”

En réponse aux questions des députés des deux chambres, le ministre a souligné que la politique du gouvernement repose sur la transparence et la mise à disposition intégrale des données économiques, ajoutant que le système statistique national sera renforcé à travers une stratégie pilotée par le Conseil national de la statistique.

Un nouveau Code pour moderniser la production statistique

Samir Abdelhafidh a révélé que la rédaction du nouveau Code de l’Information Statistique sera achevée fin 2025, avant une phase de consultations élargies en 2026.

Ce projet vise notamment à :

  • moderniser la gouvernance statistique
  • sécuriser juridiquement la collecte et le traitement des données
  • renforcer l’accès aux registres administratifs
  • améliorer la qualité des indicateurs officiels
  • aligner les normes tunisiennes aux standards internationaux

Des indicateurs économiques en amélioration

Le ministre a mis en avant une embellie progressive de la conjoncture économique nationale :

  • taux de croissance de 2,4 % au troisième trimestre
  • inflation ramenée à 4,9 %
  • 105 jours d’importation en devises
  • amélioration du rating souverain
  • recul du déficit courant

Selon ses projections, la croissance pourrait atteindre 3,3 % en 2026, portée par la reprise de l’agriculture, du tourisme et des industries mécaniques.

Il a précisé que le ministère travaille, selon une feuille de route fixée par la présidence du gouvernement, à finaliser le plan de développement 2026-2030, qui ne deviendra officiel qu’après adoption par l’Assemblée.

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Budget 2026 : L’Économie mise sur l’innovation et un boom des investissements stratégiques

L’Assemblée des Représentants du Peuple a lancé vendredi l’examen du budget 2026 du ministère de l’Économie et de la Planification, fixé à 895,331 millions de dinars, en baisse de 6,54 % par rapport à 2025. Une année stratégique qui coïncide avec la finalisation du Plan de Développement 2026-2030, destiné à définir les orientations économiques, sociales et régionales pour les cinq prochaines années.

Vers un nouveau modèle de croissance

Le ministère ambitionne de construire un modèle économique durable, axé sur l’innovation et le renouvellement. L’objectif est de stimuler la compétitivité des entreprises tunisiennes, créer des emplois durables et augmenter le revenu par habitant. Cette stratégie inclut le renforcement des secteurs productifs et des infrastructures régionales, afin de réduire les inégalités territoriales et de garantir un développement équilibré sur tout le territoire.

Les responsables insistent sur la nécessité d’une croissance inclusive et durable, capable d’intégrer le pays dans les chaînes de valeur régionales et internationales, tout en consolidant la souveraineté économique.

18 objectifs stratégiques

Le budget 2026 s’organise autour de cinq programmes opérationnels et cinq sous-programmes, couvrant les axes essentiels du développement :

  1. Équilibres Généraux et Statistiques : fiabilité des données économiques pour piloter les politiques publiques.
  2. Soutien au Développement Sectoriel et Régional : suivi des projets régionaux et sectoriels, réduction des disparités et amélioration de l’emploi local.
  3. Coopération Internationale : diversification des financements et mobilisation de subventions pour renforcer la résilience économique.
  4. Encadrement de l’Investissement : facilitation de l’investissement privé, simplification administrative et lancement de la Plateforme Nationale de l’Investissement.
  5. Pilotage et Soutien : coordination des programmes et évaluation des performances via 27 indicateurs précis.

Ces programmes couvrent la planification stratégique, le suivi analytique des projets et la production de données fiables pour orienter les décisions économiques.

Mobilisation des acteurs publics

La mise en œuvre implique 11 institutions publiques clés : l’INS, l’ITCEQ, le CGDR, l’ATCT, la FIPA, la TIA et le TIF, entre autres. Leur rôle est crucial pour garantir la fiabilité des statistiques, l’attractivité des investissements et la bonne exécution des projets régionaux. Cette coordination vise à assurer que chaque dinar dépensé contribue efficacement à la croissance et à l’emploi.

Hausse des investissements stratégiques

Les dépenses d’intervention représentent 81,66% du budget (731,177 millions), en baisse de 8,91%, principalement constituées de transferts à caractère de développement (729,505 millions), destinés au financement des projets régionaux et sectoriels.

Les dépenses salariales s’établissent à 79,55 millions (-0,3%), tandis que les frais de gestion augmentent de 3% à 14,204 millions.

Les opérations financières, incluant les contributions aux institutions financières internationales, progressent de 11,91% pour atteindre 68,82 millions de dinars.

Les investissements, quant à eux, connaissent une forte hausse (+545% en engagements) pour financer notamment l’étude de construction d’un nouveau siège du ministère (2 millions de dinars en engagements), symbole de modernisation des infrastructures administratives.

Développement régional

Le budget traduit une volonté de :

  • Renforcer l’investissement privé via la simplification administrative et la Plateforme Nationale de l’Investissement.
  • Stimuler le développement régional, en priorisant les zones défavorisées et en consolidant les infrastructures productives.
  • Améliorer le suivi statistique et la planification, pour mieux orienter les politiques publiques et mesurer leur impact sur la croissance et l’emploi.
  • Favoriser la coopération internationale, afin de diversifier les financements et réduire la dépendance à certaines sources de ressources.

L’exécution efficace de ce budget sera déterminante pour préparer le Plan de Développement 2026-2030, qui devra traduire ces orientations stratégiques en résultats tangibles pour l’économie et la société tunisienne.

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Entreprises publiques : Un « lourd fardeau » pour l’État, selon le ministre de l’Économie

Lors de la séance plénière consacrée au budget de l’État et au budget économique pour 2026, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation des entreprises publiques, jugeant leur réforme « urgente et incontournable », rapporte l’agence TAP.

Un appel à la réforme des géants publics

Le ministre a estimé que plusieurs entreprises nationales, autrefois symboles de réussite, sont aujourd’hui devenues « un lourd fardeau pour l’État ». Parmi elles, la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et l’Office des céréales, toutes confrontées à des difficultés structurelles et à une productivité en déclin.

Selon Samir Abdelhafidh, la situation de ces établissements ne peut plus être ignorée : « Leur poids sur les finances publiques est devenu insoutenable. Leur redressement exige une refonte complète des modes de gestion, fondée sur la transparence, la performance et la responsabilité ».

Financement national et indépendance souveraine

Tout en défendant la décision du gouvernement de recourir à la Banque centrale de Tunisie pour financer partiellement le budget national, le ministre a expliqué que cette orientation vise à mobiliser les ressources internes et à préserver l’indépendance de la décision souveraine.

« Le choix du financement est avant tout politique : il s’agit de garantir à la Tunisie sa liberté de décision économique », a-t-il insisté.

Samir Abdelhafidh a par ailleurs mis en avant plusieurs signaux positifs, notamment une hausse de plus de 20% des investissements étrangers, la maîtrise du déficit budgétaire et la baisse du taux d’inflation à 4,9%. Autant d’éléments qui, selon lui, traduisent « une amélioration progressive de la situation économique ».

Concernant le marché du travail, le ministre a annoncé des mesures incitatives pour encourager le recrutement de diplômés du supérieur dans le secteur privé. Il a aussi rappelé que plusieurs réformes législatives sont en préparation – notamment les codes des changes, des forêts et de l’investissement – afin d’offrir un cadre juridique plus propice à la relance et à la modernisation de l’économie.

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Budget 2026 : Les députés doutent de la relance annoncée

La séance plénière conjointe des deux chambres du Parlement a repris, jeudi matin, au Palais du Bardo, pour poursuivre l’examen du projet de budget de l’État et de la loi de finances 2026, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

Des promesses jugées sans fondement sans investissement réel

Au fil des débats, de nombreux députés ont exprimé leur scepticisme face aux projections économiques présentées par l’exécutif, estimant que les chiffres avancés « restent de simples slogans tant que l’investissement demeure absent des priorités budgétaires ».

Ils ont rappelé que les réformes structurelles promises — notamment celles relatives à la loi sur les changes, à l’aménagement du territoire ou encore à l’investissement — « ne pourront se concrétiser sans l’application effective des mesures prévues dans le budget 2025 », rapporte l’agence TAP.

Une large partie des interventions a porté sur la crise du secteur agricole, plusieurs députés appelant à replacer les petits agriculteurs au centre des politiques économiques.

Ils ont déploré que ces derniers n’aient toujours pas bénéficié des crédits promis, citant notamment la baisse des exportations d’huile d’olive, jadis fleuron de l’économie nationale.

Les élus ont plaidé pour une modernisation du matériel agricole et l’octroi de facilités de financement afin de redynamiser ce secteur vital.

Un fossé persistant entre chiffres macroéconomiques et réalité sociale

Sur le plan social, plusieurs députés ont souligné que les citoyens ne perçoivent aucune amélioration tangible dans leur vie quotidienne, malgré les indicateurs économiques positifs avancés par le gouvernement.

Ils ont pointé du doigt l’érosion du pouvoir d’achat et l’absence d’impact concret des politiques budgétaires sur les conditions de vie.

D’autres élus ont insisté sur la faible part du budget allouée aux régions de l’intérieur, estimée à seulement 29,9%. Un chiffre jugé incompatible avec les objectifs de développement équilibré et de justice territoriale.

Croissance à 3,3% : une prévision jugée irréaliste

Les parlementaires ont appelé à une révision profonde des priorités budgétaires afin de renforcer l’investissement public dans ces zones à forte précarité.

Enfin, plusieurs députés ont mis en doute la faisabilité du taux de croissance prévu à 3,3%, relevant que plus de 90 % des ressources budgétaires proviennent des recettes fiscales.

Selon eux, une telle structure ne peut soutenir une relance économique durable sans investissements productifs et réformes structurelles effectives.

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« L’économie nationale est en voie de redressement », annonce Sarra Zaafrani Zenzri

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a affirmé mercredi que l’économie tunisienne amorce une véritable phase de redressement, marquée par une amélioration notable des principaux indicateurs macroéconomiques.

Une croissance de 3,2% et un retour de la confiance économique

S’exprimant lors d’une séance plénière conjointe de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), consacrée à la présentation du budget de l’État et du budget économique 2026, Zenzri a souligné que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3,2% au deuxième trimestre 2025, contre 1,4% à la même période de 2024.

Cette dynamique traduit, selon elle, « une reprise économique soutenue », portée par la bonne performance de l’agriculture, de la construction, de l’industrie manufacturière et des services.

Inflation maîtrisée et relance monétaire

La cheffe du gouvernement a mis en avant la baisse du taux d’inflation, passé de 6,7% en septembre 2024 à 5% en septembre 2025, puis à 4,9% en octobre, ce qui témoigne, selon elle, de « l’efficacité de la politique monétaire adoptée ».

Cette évolution a permis à la Banque centrale de Tunisie de réduire son taux directeur à 7,5% à la fin du mois de mars 2025 — une première depuis 2022 —, favorisant ainsi la relance de l’investissement et l’allégement du coût du crédit pour les ménages et les entreprises.

Déficit maîtrisé, dinar renforcé et réserves solides

Zenzri a par ailleurs salué le contrôle du déficit commercial et la stabilité du taux de change, soulignant que les réserves en devises atteignent 106 jours d’importation au 31 octobre 2025.

Ces progrès résultent de la hausse des recettes touristiques (+8,2%) et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (+8,1%).

Le dinar tunisien s’est également apprécié face au dollar (+2,8%) et à l’euro (+0,5%), par rapport à 2024.

Investissements en hausse et chantiers en cours

La cheffe du gouvernement a enfin évoqué la progression des investissements directs étrangers, en hausse de 21,3% au premier semestre 2025, par rapport à la même période en 2024.

Elle a également salué l’avancement des grands projets d’infrastructure, notamment dans les secteurs des transports, de la santé et des énergies renouvelables, estimant qu’ils constituent des leviers essentiels pour la croissance future.

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La Tunisie connait une phase de reprise économique, selon le gouverneur de la BCT

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, a affirmé que la Tunisie traverse une phase de reprise économique tangible, soutenue par les résultats positifs enregistrés au cours de l’année 2025.

Intervenant lors d’une rencontre avec un groupe d’investisseurs internationaux en obligations tunisiennes, en marge des réunions annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se tiennent à Washington du 14 au 18 octobre 2025, il a souligné que la Banque centrale poursuivra sa coordination étroite avec les autorités gouvernementales. Objectif : renforcer la confiance des investisseurs et garantir l’accès de la Tunisie aux marchés financiers internationaux lorsque cela sera nécessaire, selon un communiqué de l’institution d’émission.

Lors d’une réunion de travail avec des représentants de plusieurs banques et institutions financières internationales, le gouverneur a salué la capacité de l’économie tunisienne à absorber les chocs et à générer une croissance durable. Il a insisté sur le rôle crucial de ces institutions, notamment celles disposant de filiales en Tunisie, dans la promotion des performances économiques du pays sur les marchés internationaux, tout en explorant de nouvelles perspectives de coopération.

Dans son entretien avec les responsables de l’agence de notation Moody’s, Nouri a mis en lumière l’importance des politiques adoptées récemment en Tunisie, lesquelles ont contribué à renforcer la stabilité économique et financière. Il a rappelé que ces efforts ont permis l’amélioration de la notation souveraine de la Tunisie par l’agence Fitch, passée de CCC+ à B- avec une perspective stable.

Le gouverneur a également présenté les dernières évolutions économiques et financières depuis le précédent rapport de l’agence de notation, mettant en avant les indicateurs positifs réalisés en 2025. Selon lui, cette dynamique traduit les efforts soutenus visant à placer la Tunisie sur une trajectoire de croissance durable.

Lire aussi : Tunisie – Banque mondiale : Cap sur les réformes et les investissements pour l’emploi

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La BERD et l’UE injectent 60 M€ pour la transition verte en Tunisie

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), en partenariat avec l’Union européenne, a lancé officiellement ce lundi 13 octobre 2025 une nouvelle mécanisme de financement dédié à l’économie verte en Tunisie. Cette initiative vise à encourager les entreprises tunisiennes à investir dans des technologies respectueuses de l’environnement.

Selon Sliem Bouasker, représentant de la BERD, le programme mobilise une enveloppe de 60 millions d’euros, qui sera mise à disposition des banques et institutions de leasing tunisiennes. Ces fonds permettront d’accorder des crédits aux entreprises engagées dans des projets verts, notamment dans l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables ou la gestion durable des ressources.

Le dispositif ne se limite pas à l’octroi de prêts. Les entreprises bénéficiaires auront également accès à un accompagnement technique pour les aider à structurer et réussir leurs projets. De plus, les petites et moyennes entreprises (PME) pourront recevoir des subventions allant de 10 à 15 % de la valeur du crédit obtenu, une incitation directe à la transition écologique.

Accélérer la transition écologique en Tunisie

Considérée comme une initiative inédite en faveur du climat, cette nouvelle « Green Economy Financing Facility » s’inscrit dans les efforts de la Tunisie pour moderniser son tissu économique tout en réduisant son impact environnemental. En collaborant avec les institutions financières locales, la BERD et l’UE espèrent faciliter l’accès au financement vert et renforcer la compétitivité des entreprises tunisiennes sur les marchés internationaux.

Ce programme marque une étape importante vers une économie plus durable et résiliente, dans un contexte mondial où les investissements verts deviennent un levier essentiel de croissance.

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Tunisie : Le dernier remboursement des prêts du FMI prévu en 2029

Récemment, plusieurs médias ont relayé l’information selon laquelle « la Tunisie aurait remboursé 125 % de ses dettes extérieures à fin septembre 2025, dépassant ainsi le montant prévu dans la loi de finances, estimé à 8 469 millions de dinars ».

Selon ces informations, le pays aurait ainsi réglé l’ensemble de ses crédits externes pour l’année en cours trois mois avant la fin de l’année, tout en enregistrant un niveau de réserves confortable et une baisse générale de l’emprunt extérieur.

S’exprimant sur les ondes d’Express FM, le spécialiste en finance, Maaz Hedidan, a déclaré que le chiffre de 125 % était « incorrect ». Selon lui, le service de la dette publique extérieure est connu depuis le début de l’année et s’élève à 10 393 millions de dinars, dont 8 469 millions représentant le principal et 1 924 millions correspondant aux intérêts.

Le dernier relevé de la Banque centrale, mis à jour le 30 septembre, indique que la charge totale de la dette extérieure – publique et privée, principal et intérêts compris – atteint 10 549 millions de dinars. Selon Hedidan, le calcul de la fameuse « nette de 125 % » est donc erroné. Il estime que le pourcentage réel de la dette publique extérieure remboursée jusqu’au 30 septembre est d’environ 85 %.

Pour 2026, il précise qu’il faudra attendre la publication de la loi de finances pour connaître le montant exact des emprunts prévus sur le marché intérieur et extérieur et celui qui sera effectivement remboursé.

Évolution du stock de la dette publique

Au 31 mars 2025, le stock de la dette publique tunisienne s’élevait à 135,2 milliards de dinars, dont 77 milliards de dette intérieure et 58,1 milliards de dette extérieure. Ce niveau de dette extérieure est revenu à celui de 2019 après avoir atteint 67 milliards de dinars en 2023. En termes de proportion, la dette extérieure représentait 43 % du total contre 70 % en 2019.

Concernant les créanciers, les informations sont limitées pour le financement bilatéral. Pour le financement multilatéral, seules les données relatives au Fonds monétaire international sont disponibles. La répartition de la dette publique extérieure montre que 8,2 % proviennent des marchés financiers étrangers, 68,6 % de créanciers multinationaux et 23,2 % dans le cadre de la coopération bilatérale.

Selon les données disponibles, le dernier paiement à effectuer au Fonds monétaire international (FMI) est prévu pour le 1er novembre 2029. La plus grande tranche remboursée concerne l’année 2025, avec 1 400 millions de dinars. Les remboursements prévus pour les années suivantes diminuent progressivement : 848 millions de dinars en 2026, 671 millions en 2027, 517 millions en 2028 et enfin 149 millions en 2029.

Cette échéance étalée reflète la stratégie de la Tunisie visant à gérer ses obligations envers le FMI de manière progressive, tout en évitant une pression excessive sur ses finances publiques annuelles.

Lire aussi : Tunisie : Le FMI révise à la baisse ses prévisions de croissance pour 2025 et 2026

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Tunisie : Ces indicateurs économiques en nette amélioration


Lors d’une séance plénière tenue ce mardi à l’Assemblée des représentants du peuple pour examiner le projet de loi autorisant l’État à souscrire au renouvellement des ressources du Fonds international de développement agricole (FIDA), le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté une série de chiffres actualisés sur la conjoncture économique tunisienne.

Le ministre a indiqué que le taux de croissance a atteint 2,4 % durant le premier semestre 2025, contre 1 % sur la même période en 2024, soulignant une reprise progressive de l’activité économique. Parallèlement, le taux d’inflation a reculé à 5 %, après avoir enregistré 7 % en 2024 et 9 % en 2023, traduisant un certain apaisement de la pression sur les prix.

Sur le plan de l’emploi, le taux de chômage est passé à 15,3 %, contre 16 % l’année précédente. Samir Abdelhafidh a également évoqué la stabilité du taux de change du dinar tunisien face aux principales devises étrangères, ainsi que le maintien d’un niveau de réserve en devises équivalant à 104 jours d’importation, considéré comme « confortable » selon ses termes.

Le ministre a en outre souligné la hausse des intentions d’investissement enregistrée en 2025 par rapport à 2024, ainsi qu’une amélioration du classement souverain de la Tunisie, qu’il interprète comme un signe de regain de confiance des partenaires économiques et des investisseurs.

En conclusion, Samir Abdelhafidh a estimé que ces indicateurs témoignent d’une amélioration relative de la situation économique, tout en reconnaissant que les défis demeurent importants, notamment en matière de maîtrise des prix et de réduction du chômage. Il a insisté sur la nécessité de renforcer le travail collectif pour concrétiser les objectifs de développement social et équitable, qualifiant cette orientation de « choix national irréversible ».

Lire aussi : Banque mondiale : La Tunisie attendue à 2,6% de croissance en 2025

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