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Les startups africaines ont déjà levé 2 milliards de dollars en 2026

Les startups africaines ont réussi à franchir le cap des 2 milliards de dollars de financement en 2026, hors cessions, au mois de septembre 2026, selon Africa: The Big Deal. Si les tendances actuelles se maintiennent, les fonds mobilisés pourraient approcher les 3 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Depuis 2019, plus de 25 milliards de dollars ont été investis dans plus de 2 600 startups ayant chacune levé au moins 100 000 dollars.

Ces chiffres suggèrent que, bien que l’Afrique continue d’attirer des investissements substantiels en capital-risque, l’environnement de financement reste plus sélectif, la dette représentant une part croissante des capitaux levés. Cela s’explique par une combinaison de mutations macroéconomiques, de l’évolution de l’aversion pour le risque des investisseurs et des modèles opérationnels spécifiques des entreprises en phase de croissance sur le continent.

Une part importante des startups les plus financées opère dans des secteurs tels que les technologies propres, l’énergie solaire, la logistique et l’agriculture, qui nécessitent des actifs physiques et du matériel. La dette constitue l’instrument financier idéal pour financer ces infrastructures, contrairement aux capitaux propres, traditionnellement conçus pour alimenter une croissance logicielle rapide.

De plus, après la correction du marché mondial du capital-risque, les investisseurs se tournent vers la rentabilité et la discipline financière, rendant les bailleurs de fonds plus durs dans leurs choix. À l’inverse, les prêteurs spécialisés recherchent des flux de trésorerie prévisibles, ce qui rend la dette plus accessible pour les entreprises technologiques africaines matures et génératrices de revenus. Pour les fondateurs, ce mécanisme permet également de lever des capitaux de croissance importants sans dilution excessive du capital. Une grande partie de ces créances proviennent d’ailleurs d’institutions financières de développement et de fonds d’impact social qui soutiennent des projets d’inclusion et de transition énergétique avec des risques maîtrisés.

Dans tout cela, les entités tunisiennes restent peu actives en dépit d’un écosystème considéré parmi les meilleurs au continent. La taille du marché et la réglementation de change demeurent deux handicaps de taille pour la majorité des jeunes entreprises.

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Dette: un mois d’octobre sans complications

Le mois d’octobre sera spécial pour les finances publiques, non pas en raison de pressions particulières, mais plutôt par le lancement des débats sur le projet de loi de finances 2027.

Les chiffres montrent qu’il s’annonce plutôt calme. Sur le front de la dette locale, le rendez-vous le plus important concerne la ligne de BTA 6,3% octobre 2026, d’un montant de 817,500 MTND, programmée pour le 14 octobre. La question est désormais de savoir s’il y aura un refinancement via une adjudication d’un montant équivalent ou un échange contre des BTA de maturités plus longues.

Le calendrier comporte également deux lignes de BTCT: BTCT 52 semaines du 13/10/2026 pour 156,200 MTND et BTCT 26 semaines du 23/10/2026 pour 50 MTND. Aucune échéance de remboursement n’est en revanche prévue pour les tranches d’emprunts nationaux.

Concernant la dette externe, il y aurait une tranche de 26 MUSD au titre du Mécanisme élargi de crédit contracté auprès du FMI. La loi de finances 2026 a précisé que le montant total à rembourser sur l’année s’élève à 234 MUSD, répartis sur 9 tranches mensuelles, sans toutefois détailler les mois concernés.

Globalement, octobre 2026 ne constitue pas une source de pression pour le Trésor. Il en va de même pour les mois suivants, la page du service de la dette pour 2026 étant quasiment tournée. La fin de l’année semble plutôt consacrée à la préparation de 2027, qui s’annonce bien meilleure que les exercices précédents. Nous allons en effet retrouver des niveaux de service de la dette comparables à ceux de 2023, et ce, après trois années historiquement difficiles.

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L’actif net des OPCVM frôle 12 milliards de dinars

Encore un record pour les OPCVM. L’actif net frôle 12 milliards de dinars, s’établissant à 11 961,7 MTND fin septembre 2026. Par rapport au mois précédent, la progression est significative, s’élevant à 240,24 MTND. Seuls les véhicules obligataires ont porté cette hausse, affichant une croissance de leurs actifs de 317,96 MTND sur un mois.

Depuis le début de l’année, la dynamique est historique avec une augmentation globale de 3 224,90 MTND. Là encore, les OPCVM obligataires mènent la danse en progressant de 2 633 MTND, suivis des fonds mixtes et actions, en hausse respectivement de 572,80 et 19 MTND. Les nouveaux OPCVM monétaires ayant vu le jour cette année affichent quant à eux un actif net de 0,100 MTND.

Au fond, c’est toute une évolution en douceur du paysage de l’épargne domestique qui se dessine. Face à l’érosion du pouvoir d’achat et à la persistance de l’inflation, les épargnants prennent conscience qu’il existe des véhicules bien plus rémunérateurs que les placements bancaires traditionnels. En effet, les établissements de crédit continuent de rémunérer l’épargne selon des conditions réglementées, laissant des taux servis le plus souvent inférieurs à la hausse réelle du coût de la vie.

Les OPCVM offrent une alternative nettement plus performante et flexible grâce à leur structure même. En période de taux directeurs élevés et de besoins importants de financement de l’État, ces véhicules ont su capter de la valeur en investissant massivement dans des bons du Trésor aux rendements attractifs. De plus, contrairement au petit épargnant isolé qui ne dispose d’aucune marge de négociation auprès des banques, l’OPCVM mutualise les encours pour accéder aux meilleures opportunités du marché financier. Cette tendance est largement favorisée par l’amélioration de la culture financière d’une frange croissante de la population. C’est l’un des impacts positifs de la démocratisation de l’information financière sur les réseaux sociaux.

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