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Unimed recherche deux administrateurs indépendants

Unimed lance un appel à candidatures pour deux postes d’administrateurs indépendants au sein de son conseil d’administration, pour les exercices 2026, 2027 et 2028. La démarche vise à renforcer la gouvernance de la société pharmaceutique, conformément aux règles du Conseil du marché financier (CMF).

Les candidats doivent être titulaires au minimum d’une licence en finance ou d’un diplôme équivalent et disposer d’au moins 10 ans d’expérience dans l’industrie, la finance ou l’assurance. Ils doivent également répondre aux exigences d’indépendance, d’intégrité et d’impartialité prévues par la réglementation. Certaines situations excluent la candidature, notamment les liens professionnels récents avec Unimed ou son groupe, les relations avec ses fournisseurs, clients ou concurrents, ainsi que les intérêts financiers ou commerciaux susceptibles de créer un conflit d’intérêts.

Le dossier doit notamment comprendre un CV et ses justificatifs, une copie de la carte d’identité, un extrait du casier judiciaire de moins de trois mois, une fiche de candidature et une déclaration sur l’honneur. Les candidatures doivent parvenir au siège d’Unimed à Kalaa Kébira, Sousse, au plus tard le 1er octobre 2026 à 17h00. Les dossiers seront examinés par le comité de nomination, avant transmission de la liste retenue au CMF pour avis. La nomination définitive sera soumise à l’approbation de la prochaine Assemblée générale ordinaire.

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Eau et industrie: près de 700 MDT de financements pour la Sonede et le GCT

Deux accords de garantie ont été signés ce mardi 22 septembre 2026 à Tunis entre la République tunisienne et la Banque africaine de développement (BAD), au profit de la Sonede et du Groupe chimique tunisien (GCT). Les deux opérations portent sur des financements destinés à moderniser les infrastructures hydrauliques et industrielles du pays.

Le premier financement, de 111,5 millions d’euros, soit environ 377 millions de dinars, concerne le projet d’amélioration des performances techniques et énergétiques du réseau d’eau potable du Grand Tunis. L’objectif est notamment de réduire les pertes d’eau, améliorer l’efficacité énergétique et renforcer la gestion du réseau.

Le projet de la Sonede prévoit notamment la réhabilitation de conduites, la modernisation d’ouvrages de distribution, de pompage et de stockage, ainsi que le déploiement de solutions de télémesure et de télégestion. La BAD avait précisé que le programme prévoit notamment le renouvellement d’environ 150 km de conduites et l’introduction d’outils numériques pour améliorer le suivi du réseau en temps réel.

Le second financement, de 110 millions de dollars, soit environ 321 millions de dinars, est destiné au projet d’appui à la mise à niveau environnementale et à la modernisation des unités de production du GCT. Approuvé par le conseil d’administration de la BAD en janvier 2026, ce financement doit contribuer à améliorer les performances environnementales, énergétiques et opérationnelles des installations du groupe à Gabès, Skhira et M’dhilla, tout en réduisant la pollution atmosphérique.

Les deux accords ont été signés par Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification, et Malinne Blomberg, directrice générale adjointe de la BAD pour l’Afrique du Nord et représentante de la Banque en Tunisie. Les accords concernent des financements octroyés à la Sonede et au GCT, dont les PDG, Abdelhamid M’encha et Omar Bouzouada, ont également signé les documents relatifs aux opérations.

Pour le gouvernement, ces projets s’inscrivent dans les priorités du Plan de développement 2026-2030, notamment en matière de sécurité hydrique et énergétique, de sécurité alimentaire et de protection de l’environnement. Le plan prévoit effectivement des investissements consacrés à la durabilité des ressources en eau, à la réduction de la pollution et à la modernisation des entreprises et infrastructures publiques.

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Afreximbank-ATDC: 500 millions de dollars pour muscler les corridors commerciaux en Afrique

Afreximbank (Banque africaine d’import-export) et l’Africa Trading and Distribution Company (ATDC) ont annoncé la mise en place d’un mécanisme de financement commercial d’un montant global de 500 millions de dollars. L’enveloppe doit dynamiser les flux commerciaux, la logistique et la distribution de marchandises entre marchés africains et internationaux.

Concrètement, ce financement donnera à l’ATDC les moyens de développer ses activités de négoce et de distribution sur le continent: acquisition et centralisation de marchandises produites sur le continent, prise en charge du transport, du stockage et de la logistique, structuration de corridors commerciaux et de réseaux d’approvisionnement.

L’ATDC, lancée en Égypte avant de s’étendre au Nigeria, au Malawi et au Zimbabwe, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), avec pour ambition de renforcer les chaînes de valeur locales.

Un partenariat qui s’étoffe avec la Tunisie

L’opération intervient alors qu’Afreximbank consolide ses liens avec la Tunisie, après le prêt de 500 millions de dollars accordé à l’État tunisien en juin dernier pour l’importation de produits stratégiques, énergie et alimentation en tête. Un projet de centre commercial africain en Tunisie avait par ailleurs été examiné à la même période avec une délégation de la banque.

Pour les opérateurs tunisiens tournés vers l’Afrique, ce type de facilité élargit l’accès au financement du commerce et facilite l’intégration dans des corridors logistiques continentaux. Elle constitue aussi un signal: Afreximbank multiplie ses engagements en Afrique du Nord, une dynamique dont les PME exportatrices et les acteurs de la distribution tunisiens peuvent chercher à tirer parti.

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L’Afrique renforce sa connexion avec l’Europe grâce à la modernisation du câble ACE

Le câble sous-marin Africa Coast to Europe (ACE) va renforcer sa capacité de transmission de données. Son consortium a choisi l’équipementier américain Ciena pour moderniser l’infrastructure, avec une capacité qui doit dépasser 30 Tb/s.

Cette opération repose sur la modernisation des équipements qui exploitent le câble existant, et non sur le remplacement de l’infrastructure sous-marine. Ciena déploiera notamment sa plateforme 6500 et sa technologie optique WaveLogic 6 Extreme afin d’augmenter la quantité de données transportées tout en limitant les perturbations sur le trafic existant. « Les liaisons internationales favorisent la croissance économique, l’inclusion numérique et l’adoption du cloud en Afrique », a déclaré Philippe Recco, président du comité de gestion d’ACE. Selon Ciena, la modernisation doit renforcer une liaison à haut débit desservant une zone de plus de 500 millions de personnes.

Mis en service en décembre 2012, ACE relie aujourd’hui 20 pays et 18 stations d’atterrissement. Le système s’étend sur environ 17 000 km, après une extension vers l’Afrique du Sud achevée en 2021. Cette dernière avait porté sa capacité de conception à 20 Tb/s, contre 12,8 Tb/s auparavant. Le renforcement intervient alors que la croissance du trafic Internet, du cloud et des services numériques accroît les besoins en capacité internationale. Pour plusieurs marchés d’Afrique de l’Ouest, notamment la Gambie, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, ACE constitue une infrastructure importante pour les connexions avec l’Europe.

Cette modernisation intervient aussi dans un contexte où la résilience des câbles sous-marins reste un enjeu stratégique. En mars 2024, une coupure ayant touché plusieurs câbles en Afrique de l’Ouest avait fortement perturbé les connexions dans plusieurs pays. Au Ghana, l’autorité nationale des communications avait alors fait état d’une perte de 1 596,6 Gb/s de capacité Internet. L’UIT rappelle que les câbles sous-marins transportent plus de 99 % des échanges internationaux de données et restent exposés notamment aux activités humaines, comme la pêche et l’ancrage, ainsi qu’à certains phénomènes naturels.

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Un opérateur panafricain attire jusqu’à 155 millions de dollars pour accélérer son expansion

La U.S. International Development Finance Corporation (DFC) prévoit d’investir jusqu’à 155 millions de dollars dans WIOCC Group, opérateur panafricain d’infrastructures numériques. L’investissement, annoncé le 16 septembre, doit accompagner l’expansion des réseaux de fibre, des câbles sous-marins et des data centers de WIOCC sur le continent. 

Présent dans 30 pays africains, WIOCC dispose notamment de plus de 40 data centers centraux et edge et d’un réseau de fibre terrestre et sous-marin. 

L’investissement doit renforcer les infrastructures numériques de WIOCC sur le continent, notamment ses capacités de connectivité et de data centers.

Pour les entreprises qui développent des activités numériques, l’enjeu se situe notamment au niveau de l’accès aux capacités de stockage et de traitement des données. Le développement des data centers peut accompagner les besoins des fintechs, des opérateurs télécoms, des plateformes de commerce en ligne et, plus largement, des entreprises qui déplacent leurs activités vers le cloud ou développent des applications reposant sur l’intelligence artificielle.

L’investissement américain intervient alors que WIOCC vient déjà de sécuriser 300 millions de dollars auprès de l’Africa Finance Corporation et de Vision Invest. Cette enveloppe doit financer l’expansion de ses infrastructures de fibre et de data centers ainsi que le renforcement de ses capacités sous-marines. 

La DFC cible également le financement du commerce. Elle a approuvé une contre-garantie de 500 millions de dollars au profit du Global Trade Finance Program de l’IFC. Le mécanisme doit permettre aux banques des marchés émergents de financer davantage d’opérations commerciales impliquant des produits américains. L’Afrique figure parmi les marchés visés.

Pour une entreprise africaine, le dispositif concerne donc principalement les opérations d’importation auprès de fournisseurs américains. Les secteurs cités par la DFC couvrent notamment les équipements électriques, les machines industrielles, les ordinateurs, les véhicules et les produits agricoles. Selon la DFC, cette garantie pourrait contribuer à soutenir jusqu’à 20 milliards de dollars d’exportations américaines vers de nouveaux marchés.

Washington s’intéresse également aux ressources stratégiques du continent. La DFC indique soutenir un projet de minerais critiques en Afrique de l’Ouest, sans préciser à ce stade le pays concerné ni le montant de son engagement. Certaines autres transactions annoncées dans le même programme restent également confidentielles. Ces opérations figurent parmi les nouveaux engagements annoncés par la DFC, qui prévoit plus de 8 milliards de dollars d’investissements à l’échelle mondiale. Pour l’Afrique, les projets rendus publics portent ainsi à la fois sur les infrastructures numériques, le financement du commerce et les minerais critiques.

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Rapprocher les services financiers des réalités humaines pour donner l’accès aux droits économiques fondamentaux et renforcer la résilience territoriale

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Observatoire de l’inclusion financière (OIF) publient aujourd’hui une étude sur l’inclusion financière des femmes et des jeunes en Tunisie.

Pour la Tunisie, l’accès aux services financiers formels représente un enjeu majeur de justice territoriale et de développement humain durable. Cette étude, menée dans 7 gouvernorats (Kairouan, Gabès, Médenine, Tataouine, Gafsa, Tozeur et Kébili),a été réalisée afin d’éclairer cette réalité et d’apporter des solutions concrètes et ancrées dans le territoire. Réalisée dans le cadre du projet «Green Economy: Women’s Economic Empowerment in Tunisia» (GEWEET), financé par le gouvernement du Canada, elle donne la parole à des milliers de citoyennes et de citoyens pour mieux analyser l’offre de services et les comportements financiers locaux.

En particulier, l’étude met en lumière une réalité chiffrée: dans les sept gouvernorats étudiés, la couverture bancaire ne représente que 12% du réseau national, tandis que le taux de bancarisation des femmes s’établit à 18%. Ces données expliquent la place centrale qu’occupent les pratiques informelles, telles que l’épargne à domicile ou les circuits communautaires de solidarité, qui reposent sur la proximité géographique et des liens de confiance profondément ancrés. Pour les femmes et les jeunes, la finance formelle doit évoluer vers des outils simples, transparents et adaptés aux revenus modestes.

«L’inclusion financière des femmes et des jeunes est une activité de terrain qui contribue au développement économique et social durable. Elle se mesure par la capacité concrète à ouvrir et utiliser un compte, épargner en sécurité, accéder à un crédit adapté sans que la distance, le coût ou la méfiance ne constituent des barrières insurmontables», souligne Raja Dahman, directrice générale de l’Observatoire de l’inclusion financière.

Au-delà des aspects techniques, ce travail aborde l’inclusion financière comme un levier socioéconomique transformationnel du développement humain. En effet, rapprocher les institutions financières des populations locales part de la simplification du langage bancaire, de l’allègement des procédures et d’investissements importants dans une éducation financière claire et accessible. Le dialogue continu avec les utilisatrices et les utilisateurs s’impose ainsi comme une condition essentielle pour dissiper la méfiance et co-construire des solutions réellement adaptées aux aspirations de la jeunesse et des femmes.

«Lorsque les populations, et en particulier les plus vulnérables, accèdent aux services financiers formels et les utilisent, leur autonomie économique, et leur capacité à saisir des opportunités, à participer activement au développement socio-économique et à construire leur résilience s’en trouvent renforcées. En ce sens, l’inclusion financière est autant un levier d’égalité que de développement durable», souligne Céline Moyroud, représentante résidente du PNUD en Tunisie.

L’un des enseignements majeurs de l’étude réside dans le besoin crucial d’information, d’écoute et d’accompagnement exprimé par les populations engagées dans cette initiative. Pour transformer ces constats en solutions concrètes, le PNUD et l’OIF lanceront prochainement une campagne de communication dédiée, constituée d’une campagne d’affichage de proximité, doublée d’une caravane itinérante. À partir d’octobre 2026, cette plateforme mobile sillonnera les sept gouvernorats cibles pour aller directement à la rencontre des femmes et des jeunes, en réunissant banques, institutions de microfinance, assurances et services financiers digitaux sous un même toit. La caravane proposera un accompagnement personnalisé, des animations pédagogiques et des simulations pratiques afin d’encourager un passage à l’acte confiant et éclairé.  

Face à l’ampleur des défis, le PNUD continuera à renforcer sa collaboration stratégique avec l’Observatoire de l’inclusion financière, convaincu que l’accès à des services financiers adaptés demeure la pierre angulaire de toute autonomie économique. Ces engagements s’inscrivent pleinement dans les priorités nationales du Plan de développement 2026-2030 de la Tunisie, visant à soutenir l’autonomisation économique des catégories vulnérables, à consolider le tissu des micro et très petites entreprises, et à bâtir un modèle économique territorial plus juste, résilient et résolument tourné vers l’avenir. 

 

Pour en savoir plus:

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Nigeria: les frais de registre des téléphones inquiètent les distributeurs

Le déploiement du registre des appareils mobiles au Nigeria ouvre un nouveau front entre le régulateur et les professionnels du marché. L’Association of Mobile Phones and Allied Products Traders of Nigeria (AMPAT) conteste les frais qui doivent accompagner l’enregistrement des appareils nouvellement importés dans le cadre du Device Management System (DMS) de la Nigerian Communications Commission (NCC). Les distributeurs craignent que cette charge ne soit finalement répercutée sur les consommateurs.

Le principe du DMS n’est pas contesté par l’association. La NCC présente le dispositif comme un outil destiné à renforcer le contrôle des appareils connectés aux réseaux nigérians, notamment grâce à l’enregistrement de leur numéro IMEI. Selon le régulateur, les appareils compatibles avec une carte SIM devront être enregistrés avant leur commercialisation. Le système doit notamment faciliter l’identification des appareils non conformes ou importés illégalement et permettre de bloquer les téléphones signalés comme volés.

Le désaccord porte plutôt sur le volet financier. Dans une déclaration rapportée par la presse nigériane, le président de l’AMPAT, Musa Haruna Mamza, estime que les fabricants, importateurs, distributeurs et détaillants pourraient intégrer ces nouvelles charges dans leurs prix plutôt que de les absorber. L’association demande ainsi aux autorités de revoir les modalités financières du dispositif et sollicite l’intervention du ministre des Communications, de l’Innovation et de l’Économie numérique, Bosun Tijani. Cette inquiétude intervient alors que l’accès aux smartphones reste un enjeu majeur de connectivité au Nigeria. D’après la GSMA, seuls 27% de la population possédaient un smartphone en 2024, ce qui signifie qu’environ 73% n’en possédaient pas. Le coût demeure l’un des principaux freins à l’adoption. Le paradoxe est particulièrement visible sur les prix. La GSMA indique que le prix médian d’un smartphone d’entrée de gamme au Nigeria est passé de 84 dollars en 2018 à 18 dollars en 2024. Mais cette baisse en dollars n’a pas suffi à rendre l’appareil réellement abordable pour une grande partie de la population, notamment sous l’effet de la dépréciation du naira et de la hausse du coût de la vie. En 2024, un smartphone d’entrée de gamme représentait ainsi 26% du revenu mensuel moyen, mais jusqu’à 56% pour les 40% les moins aisés et 73% pour les 20% les plus pauvres.

De son côté, la NCC poursuit le déploiement du DMS avec les fabricants, importateurs, distributeurs et autres acteurs du marché. Le régulateur indique que la première phase porte notamment sur l’intégration des appareils déjà en stock et sur l’enregistrement des appareils importés à l’avenir. À ce stade, la contestation porte donc moins sur le principe d’un registre national des appareils que sur la manière dont son coût sera réparti au sein de la chaîne de distribution.

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Un million de foyers tunisiens équipés gratuitement en panneaux solaires, la proposition de la Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque

La Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque propose d’équiper gratuitement un million de foyers tunisiens en panneaux solaires et en onduleurs. L’annonce a été faite ce mardi 22 septembre par son président, Ali Kanzari, invité de la Radio nationale.

Baptisé « Citoyenneté photovoltaïque », le programme s’étalerait sur quatre années et viserait en priorité les ménages dont la consommation annuelle reste inférieure à 1 100 kWh, des foyers qui bénéficient déjà d’une subvention publique plafonnée à 80 % du coût. L’ambition affichée par la Chambre est double : accélérer l’équipement solaire des familles tunisiennes et leur permettre de s’affranchir en partie du réseau national, tout en allégeant leur facture d’électricité et en dopant la part du renouvelable dans le mix énergétique.

Le rendez-vous SITE 2026

Cette annonce précède de peu la 4ᵉ édition du Salon international de la transition énergétique, prévue du 1er au 3 octobre sous le thème « Investissement et innovation pour accélérer la transition énergétique ». Plus de 60 entreprises tunisiennes et étrangères y sont attendues, aux côtés d’une dizaine de startups qui présenteront leurs projets à des investisseurs et à des institutions financières. Des délégations italienne, allemande et libyenne, entre autres, sont également annoncées.

Si elle se concrétise, une telle proposition ouvrirait un vaste chantier pour la filière solaire tunisienne : installateurs, fournisseurs d’onduleurs et bureaux d’études pourraient voir leur carnet de commandes gonfler sur quatre ans. Pour les jeunes entreprises du secteur, SITE 2026 constitue déjà une vitrine idéale pour capter l’attention des financiers présents et se positionner sur ce marché de masse en gestation.

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Le Tunisien Béchir Ktari prend la direction du Département d’informatique de l’Université Laval

Le professeur Béchir Ktari a été nommé directeur du Département d’informatique et de génie logiciel de l’Université Laval, à Québec. Il a pris ses fonctions le 1er septembre 2026 pour un mandat de quatre ans, succédant à Nadia Tawbi.

Son parcours présente un lien direct avec la Tunisie. Diplômé en 1991 de l’Institut supérieur de gestion (ISG) de l’Université de Tunis en informatique et gestion, il a poursuivi ses études à l’Université Laval, où il a obtenu une maîtrise en 1998 puis un doctorat en informatique en 2003.

Professeur titulaire, Béchir Ktari mène des recherches consacrées notamment aux méthodes algébriques appliquées à l’analyse et à la certification de systèmes informatiques. Ses travaux l’ont amené à collaborer avec des acteurs institutionnels et industriels canadiens, dont Recherche et Développement pour la Défense Canada, le Centre de recherches sur les communications et Ericsson Canada.

Il dispose également d’une expérience dans la gestion universitaire. Depuis 2012, il a occupé différentes responsabilités administratives à l’Université Laval, notamment à la direction de département et de programme.

Sa nouvelle fonction vient ainsi prolonger un parcours de plus de 3 décennies dans l’informatique, construit entre une formation initiale en Tunisie et une carrière académique au Canada.

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Semi-conducteurs dédiés à l’IA: Alibaba dévoile une alternative crédible aux puces américaines

Alibaba renforce son offensive dans les semi-conducteurs dédiés à l’intelligence artificielle. Le groupe chinois a présenté, mardi 22 septembre, le Zhenwu V900, une nouvelle puce conçue par T-Head, sa filiale spécialisée dans les technologies de semi-conducteurs.

Selon Eddie Wu, directeur général d’Alibaba, le nouveau processeur affiche des performances trois fois supérieures à celles du Zhenwu M890, présenté en mai. Le dirigeant décrit le V900 comme la puce d’intelligence artificielle la plus performante jamais développée par une entreprise chinoise.

Destiné à l’entraînement et à l’exécution de modèles d’IA avancés, le V900 pourra être déployé au sein de grappes pouvant réunir jusqu’à 500 000 processeurs. Alibaba prévoit de lancer sa production à grande échelle et sa commercialisation au premier trimestre 2027.

Pékin accélère sur ses alternatives aux puces américaines

Le lancement intervient dans un contexte de restrictions américaines visant l’accès des entreprises chinoises aux semi-conducteurs les plus avancés. Alibaba cherche ainsi à réduire sa dépendance aux technologies étrangères en développant ses propres composants, mais aussi ses modèles d’intelligence artificielle et les infrastructures nécessaires à leur fonctionnement.

Le groupe voit également plus grand sur la taille de ses futurs modèles. Alibaba travaille sur un système pouvant atteindre entre 5 000 et 10 000 milliards de paramètres, alors que son modèle Qwen 3.8 Max en compte actuellement 2 400 milliards.

L’entreprise prévoit en parallèle d’augmenter considérablement les capacités de ses centres de données, avec un objectif dépassant 20 gigawatts à l’horizon 2032.

Avec cette stratégie, Alibaba entend maîtriser davantage les différentes briques nécessaires au développement de l’IA, des semi-conducteurs aux modèles en passant par les infrastructures de calcul. Une approche qui prend une importance particulière pour les groupes chinois alors que les restrictions américaines limitent leur accès à certaines technologies de pointe.

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FIPA–IFC : vers de nouveaux financements pour les projets d’investissement en Tunisie

La Tunisie cherche à accélérer la mobilisation de nouveaux investissements étrangers et compte notamment sur un renforcement de sa coopération avec la Société financière internationale (IFC). Une rencontre s’est tenue le 21 septembre entre Maiko Miyake, responsable régionale de l’IFC pour les services de conseil et de soutien à l’entrepreneuriat, et Jalel Tebib, directeur général de la FIPA-Tunisia et président par intérim de la TIA.

Au cœur des échanges : les moyens de renforcer le partenariat entre les deux institutions et surtout d’identifier des projets et des besoins d’entreprises susceptibles de bénéficier d’un financement de l’IFC. La délégation de l’IFC, composée également de Vincent Arthur Floreani, responsable pays principal de l’IFC en Tunisie, et de Mehdi El Batti, responsable des opérations, a ainsi discuté avec la FIPA des possibilités d’optimiser leur collaboration, chacune dans le cadre de ses compétences.

Pour la FIPA, l’enjeu est également lié à l’objectif d’atteindre 4 milliards de dinars d’investissements directs étrangers d’ici la fin de 2026. Jalel Tebib a indiqué que les efforts de promotion de l’investissement seront renforcés afin d’atteindre cette cible. Du côté de l’IFC, Maiko Miyake a confirmé le soutien de l’institution à la promotion de l’investissement en Tunisie. L’IFC prévoit notamment de travailler avec la FIPA pour identifier les besoins potentiels des entreprises et les projets pouvant faire l’objet d’un financement.

Cette démarche ouvre surtout une piste intéressante pour les entreprises tunisiennes et les investisseurs : au-delà de la promotion de la destination Tunisie, la coopération vise à rapprocher les projets d’investissement des solutions de financement et d’accompagnement de l’IFC. L’institution intervient notamment dans le financement du secteur privé et les services de conseil dans les marchés émergents.

L’IFC dispose déjà d’un portefeuille d’opérations en Tunisie. En 2026, elle a notamment approuvé un financement pouvant atteindre 52 millions d’euros pour soutenir l’expansion de Marquardt Automotive Tunisie, dans les composants automobiles. L’opération doit financer des dépenses d’investissement et les besoins en fonds de roulement liés à l’expansion de l’activité. Cette nouvelle séquence FIPA–IFC ne constitue donc pas seulement un rapprochement institutionnel : elle pourrait servir à faire émerger et à structurer de nouveaux projets privés en Tunisie, avec un objectif affiché de mobilisation accrue des investissements.

 

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Les Tunisiens face à la grève: deux entreprises régularisent la Cnss, le mouvement est maintenu

Selon nos sources, une pression est déjà observée dans certains kiosques, avec une affluence accrue d’automobilistes souhaitant faire le plein avant le début du mouvement. Le risque de grève dans le transport des hydrocarbures a par ailleurs été relayé par plusieurs médias. D’ailleurs, à l’approche des 23 et 24 septembre, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport relevant de l’Utica réagissent aux informations faisant état d’un mouvement de grève dans le secteur du transport des hydrocarbures.

Dans un communiqué, les deux organisations affirment que les entreprises du secteur respectent leurs obligations en matière de couverture sociale, de déclaration des salariés et de sécurité professionnelle. Elles précisent que les difficultés de paiement des cotisations à la Cnss concernaient deux entreprises, dont les situations ont depuis été régularisées.

Elles contestent également la demande de réactivation du procès-verbal du 2 mai 2019, estimant que celui-ci a été abandonné depuis plusieurs années et dépassé par l’accord général sur les augmentations salariales couvrant la période 2022-2024.

Les organisations patronales assurent par ailleurs que les entreprises ont appliqué les augmentations salariales prévues pour 2018-2019, 2022-2024 ainsi que celles programmées pour 2026-2028. Elles indiquent que les révisions des tarifs de transport accordées par l’État via le mécanisme d’ajustement géographique ont été affectées au financement de la hausse des salaires et du coût des carburants, tout en les jugeant insuffisantes au regard des coûts du secteur.

Sur le plan juridique, elles affirment n’avoir reçu aucune notification de grève conforme aux dispositions du Code du travail et considèrent que tout arrêt de travail ou entrave à la circulation des camions serait illégal.

Pour les 23 et 24 septembre, les entreprises de distribution pétrolière, les transporteurs d’hydrocarbures et les stations-service affirment enfin être mobilisés pour assurer l’approvisionnement des stations et la continuité de l’activité.

Selon une source proche du dossier, la grève est maintenue pour les 23 et 24 septembre.

 

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Export: le délai de dépôt des dossiers d’aide au transport passe de 30 à 360 jours

Le Fonds de promotion des exportations (Foprodex) assouplit l’une de ses règles les plus contraignantes. Concrètement, une entreprise dispose désormais d’un an, et non plus d’un mois, pour introduire sa demande d’aide au transport aérien, maritime ou terrestre, le compteur démarrant le jour suivant l’expédition. Toutes les exportations effectuées durant l’année 2026 sont concernées par ce nouveau délai.

Le Centre de promotion des exportations (Cepex), qui pilote le Foprodex, finalise en parallèle sa restructuration afin de muscler ses dispositifs d’appui aux secteurs porteurs. En 2025, le fonds a mobilisé près de 57 millions de dinars pour appuyer le transport des produits tunisiens – agroalimentaire, artisanat et services notamment – à travers 2 223 dossiers traités.

Le taux de soutien au transport aérien de l’huile d’olive

Autre nouveauté: le taux de soutien au transport aérien de l’huile d’olive conditionnée grimpe de 50 à 70%, tandis que celui du transport multimodal passe de 33 à 50%, dans le cadre du programme Easy Export, en service depuis octobre 2025.

Pour les PME exportatrices, cet allongement du délai réduit la pression administrative et facilite la planification de trésorerie. Couplé à la hausse des taux de soutien, notamment pour l’huile d’olive, le dispositif renforce l’attractivité de l’export vers de nouveaux marchés, un signal favorable pour les entrepreneurs qui hésitaient encore à franchir le pas.

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Mbappé quitte Nike… et choisit cette marque suisse

Le départ de Kylian Mbappé de Nike pour On n’est pas passé inaperçu sur les marchés. Après près de 20 ans avec l’équipementier américain, le footballeur français rejoint la marque suisse dans le cadre d’un partenariat de dix ans, comprenant notamment une rémunération en actions. Le montant exact de l’accord n’a pas été rendu public.

À l’annonce du partenariat, l’action Nike a reculé de 2,34% pour clôturer à 35,51 dollars, soit environ 1,2 milliard de dollars de capitalisation boursière en moins sur la séance. De son côté, le titre On a bondi de plus de 4% dans les premières heures avant de terminer quasiment stable. Cette réaction ne peut toutefois pas être attribuée au seul départ de Mbappé, Nike étant déjà engagé dans un vaste plan de redressement. Pour On, l’enjeu dépasse le recrutement d’une star mondiale. La marque, historiquement positionnée sur le running, cherche désormais à se faire une place dans le football, un marché dominé par Nike, Adidas et Puma.

Elle prévoit ainsi de lancer ses premières chaussures de football en 2027. Mbappé doit participer au développement des produits, tandis que Thierry Henry a récemment rejoint On comme directeur du football. La marque suisse, soutenue notamment par Roger Federer, entend donc construire progressivement une véritable activité autour de cette discipline.

Un signal pour Nike

Le départ de Mbappé intervient dans une période déjà compliquée pour Nike. Le groupe américain a enregistré 46,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur son exercice 2026, avec notamment un recul de 6% de ses ventes directes et de 12% de ses ventes digitales de marque. Après avoir perdu plusieurs figures importantes du sport, Nike doit donc composer avec une concurrence qui cherche à récupérer une partie de son terrain. Pour On, le pari est inverse: transformer la visibilité mondiale de Mbappé en une nouvelle activité commerciale dans le football.

Au-delà du sponsoring, cette opération montre surtout comment une star sportive peut désormais devenir un véritable actif stratégique pour une marque: visibilité, développement de produits, entrée sur un nouveau marché et, dans le cas de Mbappé, participation au capital.

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Un premier semestre tranquille pour BH Leasing

BH Leasing a rendu publics ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. La compagnie a enregistré un résultat net de 1,142 MTND, une progression de 61,9% par rapport à fin juin 2025. Cette amélioration découle de la croissance du produit net de leasing, qui s’est établi à 10,189 MTND contre 8,300 MTND une année auparavant. L’accroissement des intérêts et produits assimilés de leasing (+13,8% à 22,821 MTND) et la bonne tenue des produits de placement (0,667 MTND) ont plus que couvert la hausse des charges financières nettes (+8,0% à 12,802 MTND).

Le total du bilan de la filiale de la BH Bank a totalisé 346,509 MTND. Le ratio des créances classées s’est établi à 12,55% à la clôture du semestre, couvert à hauteur de 55,29% par les provisions et agios réservés. L’amélioration de la qualité de l’actif se poursuit et nous pensons qu’il s’agit de la priorité absolue du management, surtout dans un environnement opérationnel marqué par la montée des risques.

Sur le plan extra-financier, BH Leasing poursuit activement sa démarche ESG à travers l’élaboration de son rapport de durabilité (aux normes GRI) et la réalisation de son bilan carbone couvrant les Scopes 1, 2 et 3. Cette démarche témoigne de la volonté de l’établissement financier d’intégrer progressivement les critères de durabilité et de transition énergétique au cœur de sa gouvernance et de ses perspectives de développement.

Sur le marché, le titre affiche un rendement annuel de 17,2% et les chiffres annoncés devraient conforter cette performance.

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Tarek Miknas quitte FP7 McCann, qui compte L’Oréal parmi ses clients

Changement de taille dans la publicité au Moyen-Orient. FP7 McCann MENAT et MullenLowe MENA vont fusionner pour former McCann MENA. L’opération intervient après le rapprochement entre leurs maisons mères, Omnicom et Interpublic Group (IPG).

La nouvelle agence sera dirigée par Mounir Harfouche, jusque-là CEO de MullenLowe MENA. Elle réunira les équipes des deux agences et sera intégrée au réseau mondial McCann, sous la responsabilité de MCN. 

Pour Tarek Miknas, l’annonce marque la fin d’un long chapitre. À la tête de FP7 McCann depuis près de deux décennies, il accompagnera la transition avant de quitter ses fonctions. Il prévoit ensuite de se consacrer à des projets personnels et familiaux.

Son départ intervient après une année particulièrement réussie pour FP7 McCann. L’agence a été distinguée MENA Network of the Year aux Cannes Lions 2026, ainsi qu’aux MENA Effie Awards.

La fusion concerne deux agences bien implantées dans la région. FP7 McCann compte notamment Orange Tunisie parmi ses clients, aux côtés de marques internationales comme Mastercard, McDonald’s, L’Oréal, General Motors et Nestlé.

Avec McCann MENA, Omnicom regroupe ainsi les activités régionales de deux réseaux publicitaires sous une même enseigne. La transition doit maintenant être menée par Mounir Harfouche, tandis que Tarek Miknas prépare son départ.

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Que de bonnes nouvelles pour Office Plast !

Au terme du premier semestre, la société a dégagé un bénéfice net de 0,057 MTND contre une perte de 3,715 MTND à la même période lors de l’exercice précédent. L’année dernière, elle a été effectivement affectée par l’incendie du dépôt de la société sis à la zone industrielle de Medjez El Bab, causant la destruction du dépôt et des stocks existants d’un montant total de 5,745 MTND. La société a présenté une demande d’indemnisation auprès de son assureur. Un acompte de 4,209 MTND a été versé à ce titre. Il s’agit d’un versement partiel et le montant définitif de l’indemnisation reste en cours de détermination par l’assureur.

Les revenus ont totalisé 17,915 MTND, soutenus par une dynamique de ventes à l’exportation et sur le marché local. Le résultat d’exploitation s’est établi à 1,141 MTND, en baisse de 7,5% en glissement annuel. C’est particulièrement l’évolution des charges de personnel qui a enregistré la plus grande hausse, passant de 1,491 MTND fin juin 2025 à 3,430 MTND une année plus tard.

L’élément marquant de cette période concerne l’évolution de la structure financière de l’entreprise. Une augmentation du capital social de 7,331 MTND, combinant un apport en numéraire par l’émission de nouvelles actions et une incorporation de primes d’émission, a été clôturée. Elle n’a pas été comptabilisée au 30 juin 2026, étant donné que la période de souscription n’a été ouverte qu’au cours du mois d’août 2026 et que les conditions légales nécessaires à cette augmentation du capital ont été effectuées au cours des mois d’août et de septembre 2026.

Par ailleurs, la société a précisé que l’entrée en vigueur de la circulaire de la BCT n° 202-04 du 26 mars 2026, instaurant des restrictions à l’importation, n’a pas impacté l’activité du groupe jusqu’à cette date. De plus, le niveau d’exposition directe du groupe aux risques liés au Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) demeure faible, compte tenu de la nature de ses activités et de la part limitée des opérations concernées par ce mécanisme. En conséquence, aucun impact significatif sur la situation financière ou les performances de la société n’est anticipé.

Les chiffres sont positifs et nous pensons que le marché réagira bien à ces informations. Depuis le début de l’année, Office Plast reste sur une contreperformance de -15,2%. Un rattrapage rapide ne sera pas une surprise.

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Sociétés communautaires : 4,5 MDT d’investissements approuvés en huit mois

Les sociétés communautaires commencent à prendre une place dans l’investissement agricole privé. Au cours des huit premiers mois de 2026, 17 opérations portées par ces structures ont été approuvées pour un montant total de 4,5 millions de dinars, selon le dernier bulletin statistique de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA). Ces projets seront réalisés dans sept gouvernorats : Nabeul, Béja, Tataouine, Médenine, Monastir, Le Kef et Sidi Bouzid.

Ces chiffres s’inscrivent dans une dynamique plus large de l’investissement agricole privé. Entre janvier et août 2026, 4 120 opérations d’investissement ont été déclarées, représentant un montant de 807,5 millions de dinars. Les démarches à distance représentent désormais 82% du nombre des déclarations et 88% de leur valeur, signe de la place croissante des procédures numériques dans le parcours des investisseurs. L’agriculture concentre la plus grande part des montants déclarés, avec 520,5 millions de dinars, soit 64% du total. Les services liés au secteur agricole représentent 144,2 millions de dinars, suivis par la pêche avec 80,9 millions et l’aquaculture avec 45,3 millions. Du côté des investissements approuvés, l’APIA a validé 1 643 opérations pour 267,9 millions de dinars. En ajoutant les projets approuvés par les structures d’investissement des CRDA, le volume global atteint 4 096 opérations pour 291,8 millions de dinars. Ces investissements devraient permettre la création de 1 569 emplois permanents.

Les évolutions varient toutefois selon les secteurs. Les investissements approuvés dans l’agriculture progressent de 29%, à 159,6 millions de dinars. La pêche maritime enregistre une hausse de 120%, à 28,6 millions de dinars. À l’inverse, les services liés à l’agriculture et à la pêche reculent de 19%, à 53,8 millions de dinars, tandis que l’aquaculture baisse de 60%, à 23,5 millions de dinars. La structure des dépenses montre par ailleurs que les investisseurs privilégient principalement l’outil de production. Les équipements représentent 175,5 millions de dinars, soit 66% des investissements approuvés, devant les bâtiments avec 22,8 millions et les matériels roulants avec 20 millions.

Pour financer ces projets, l’autofinancement constitue la première source, avec 110,3 millions de dinars, soit 41% du total. Les crédits représentent 87,9 millions de dinars (33%) et les subventions 69,6 millions (26%), ces dernières progressant de 9% par rapport à 2025. Le bulletin fait également état de 30 crédits fonciers, pour une valeur totale de 5,4 millions de dinars. Ces financements doivent permettre d’intégrer 268 hectares supplémentaires dans le cycle économique, avec un montant moyen de 180 000 dinars par crédit.

 

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Davantage de quotas gratuits de carbone pour les grandes industries européennes

Les États membres de l’Union européenne soutiennent l’attribution de plus de quotas gratuits de carbone aux industriels lourds afin de mieux protéger les entreprises confrontées à une concurrence mondiale difficile et à la hausse des coûts de l’énergie. Les bénéficiaires comprendraient les producteurs de produits chimiques, les entreprises de transformation des métaux ainsi que les fabricants de céramique et de verre.

Il s’agit d’accorder aux industries 121 millions de quotas de CO₂ gratuits supplémentaires sur la période 2026-2030, sur la base de leur production de chaleur et de leur consommation de combustible. Cela pourrait leur permettre d’économiser environ 8,25 milliards d’euros en coûts carbone.

Pour rappel, l’objectif affiché du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières est de supprimer progressivement ces mêmes quotas gratuits pour les industriels européens d’ici à 2034 afin d’instaurer une concurrence équitable. Le fait que l’UE élargit ces protections temporaires montre la difficulté de sevrer ses industries. Pour la Tunisie, dont l’UE est le premier partenaire commercial et qui compte des secteurs fortement exposés, cela signifie que les règles du jeu européennes restent extrêmement strictes et mouvantes.

Les industriels tunisiens qui exportent vers l’Europe risquent de se trouver doublement pénalisés. D’un côté par la taxe carbone croissante aux frontières de l’UE, et de l’autre par un retard de compétitivité technologique et énergétique. Cela renforce l’urgence d’accélèrera sa transition énergétique pour réduire l’empreinte carbone intrinsèque de ses produits et minimiser le montant des taxes douanières européennes liées au MACF. Le prix officiel d’un certificat MACF est de 75,28 € par tonne de CO₂ pour le deuxième trimestre 2026. Ce n’est pas rien.

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