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Ces destinations africaines séduisent de plus en plus le tourisme d’affaires

Le tourisme d’affaires devient un terrain de concurrence plus visible en Afrique de l’Ouest francophone. Abidjan conserve une base solide, Dakar cherche à relancer son attractivité et Cotonou accélère en multipliant les grands rendez-vous professionnels. Derrière les congrès et les salons, l’enjeu dépasse largement les centres de conférences : hôtels, restaurants, transporteurs, agences événementielles et prestataires de services sont directement concernés.

Le marché mondial donne la mesure de cette activité. Selon l’Events Industry Council et Oxford Economics, les événements d’affaires ont réuni 1,65 milliard de participants dans plus de 180 pays en 2025. Ils ont généré 1 300 milliards de dollars de dépenses directes. En incluant les effets indirects et induits, leur activité a contribué à 1 800 milliards de dollars au PIB mondial et soutenu 24,2 millions d’emplois.

Dans cette compétition, les données de l’International Congress and Convention Association (ICCA) permettent de mesurer une partie du marché. En 2025, l’organisation a recensé neuf réunions internationales d’associations à Abidjan, six à Dakar et trois à Cotonou. À l’échelle nationale, la Côte d’Ivoire en compte dix, le Sénégal neuf et le Bénin quatre. Ces chiffres ne couvrent pas l’ensemble du MICE, mais ils donnent un indicateur comparable de l’activité des congrès internationaux.

Cotonou accélère

Le Bénin a multiplié les rendez-vous internationaux ces deux dernières années. Cotonou a accueilli en février 2025 le Choiseul Africa Summit, qui a réuni environ 350 décideurs africains et européens. En juin de la même année, la ville a reçu la 31e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Le Cyber Africa Forum y a également transféré son édition 2025 après quatre éditions organisées en Côte d’Ivoire.

La dynamique s’est poursuivie en 2026 avec les États généraux de l’Assurance pour Tous, organisés par la FANAF du 6 au 8 juillet, puis avec une réunion régionale des Nations unies consacrée aux systèmes de données sur les passagers, tenue les 25 et 26 août. Cette montée en puissance s’appuie aussi sur l’offre hôtelière. Le Sofitel Cotonou Marina compte 198 chambres et accueille des événements professionnels. Le gouvernement béninois prépare parallèlement un établissement d’environ 200 chambres associé à la marque Hilton, avec des salles de réunion et un centre d’affaires, afin notamment de renforcer la capacité du pays à recevoir des conférences internationales. Cotonou accueillera encore en novembre le Cyber Africa Forum 2026, les 16 et 17 novembre, ainsi que l’AfriLabs Annual Gathering, du 18 au 20 novembre. Ce dernier annonce plus de 1 200 participants issus notamment des milieux de l’innovation, de l’investissement, de l’entrepreneuriat et des politiques publiques.

Dakar mise sur Diamniadio

Le Sénégal dispose d’un avantage historique dans l’accueil de grands événements, mais cherche à renforcer sa présence sur le marché des congrès internationaux. En 2025, Dakar a enregistré six réunions internationales d’associations selon l’ICCA, contre neuf en 2023 pour le Sénégal à l’échelle nationale. La stratégie s’appuie notamment sur Diamniadio, où se concentrent plusieurs infrastructures dédiées aux grands événements, dont le Centre international de conférences Abdou Diouf. L’ouverture du Four Points by Sheraton Dakar Diamniadio, avec 173 chambres, a également renforcé l’offre hôtelière à proximité de ce pôle événementiel. Les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 constituent un autre levier. Dans sa feuille de route publiée en août, le gouvernement sénégalais a explicitement intégré le développement de l’industrie MICE dans le programme d’héritage des Jeux. L’objectif est donc de transformer les infrastructures mobilisées pour l’événement sportif en équipements capables d’accueillir ensuite congrès, conférences et autres rendez-vous internationaux.

Abidjan conserve une infrastructure lourde

Abidjan reste, sur les données ICCA 2025, la première des trois villes en nombre de réunions internationales d’associations, avec neuf événements recensés. La capitale économique ivoirienne bénéficie surtout d’un écosystème déjà structuré et d’une infrastructure événementielle de grande capacité. Le Parc des Expositions d’Abidjan, inauguré en 2023 après un investissement de plus de 75 milliards de FCFA, dispose notamment d’un Convention Center de 5 000 places assises et d’une capacité globale supérieure à 12 000 personnes. Sa proximité avec l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny constitue également un atout pour les événements internationaux. La connectivité fait d’ailleurs partie des prochains axes de développement. Le 14 septembre 2026, la Côte d’Ivoire et Emirates ont conclu un protocole prévoyant notamment des actions de promotion croisée, des échanges de données et des initiatives destinées aux professionnels du tourisme. Le gouvernement ivoirien travaille parallèlement sur le renforcement du rôle d’Abidjan comme hub aérien régional.

Pour ces trois destinations, l’enjeu économique est donc plus large que le remplissage des salles de congrès. Un participant à un événement professionnel consomme aussi de l’hébergement, de la restauration, du transport et des services locaux. La compétition se joue désormais sur la capacité à attirer les événements, mais aussi à convertir leur fréquentation en activité pour l’ensemble de l’écosystème touristique et entrepreneurial.

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Tunis-Carthage dans le top 10 africain des aéroports par capacité

Le transport aérien africain accélère sur le front des capacités, notamment sur les liaisons intra-africaines. Mais cette expansion intervient dans un marché où les positions restent disputées entre compagnies du continent et transporteurs étrangers.

Selon la dernière mise à jour de l’Association des compagnies aériennes africaines (Afraa), publiée le 15 septembre 2026, la capacité en sièges a augmenté de 8,8 % en août par rapport au même mois de 2025. Sur les liaisons intra-africaines, la progression atteint 10,5 %. En juillet, les sièges-kilomètres offerts (Ask) ont augmenté de 9 %, contre 5,8 % pour les passagers-kilomètres transportés (Rpk). L’offre progresse donc plus rapidement que le trafic.

Sur l’international, le partage du marché reste également contrasté. Les compagnies africaines représentaient 47,2 % de la capacité internationale en août, contre 52,8 % pour les transporteurs non africains. Sur les liaisons intercontinentales, leur part de capacité montait à 62,4 %. Pourtant, en juin, elles ne représentaient que 36,7 % du trafic intercontinental, contre 51,1 % du trafic international pris dans son ensemble.

Le décalage entre capacité et trafic est particulièrement visible sur les liaisons intercontinentales. Il place la performance commerciale et l’utilisation des capacités au cœur des enjeux des transporteurs africains, au-delà de la seule extension des réseaux.

Des coûts qui pèsent sur l’expansion?

Cette croissance intervient dans un environnement opérationnel toujours exigeant. Le prix moyen du jet fuel en Afrique s’est établi à 169,01 dollars le baril en août, contre 163,87 dollars au niveau mondial.

La flotte constitue un autre facteur de compétitivité. L’Afrique n’a représenté que 2 % des livraisons mondiales d’aéronefs, tandis que 67,4 % de sa flotte active était en service. Dans ce contexte, l’accès à des appareils plus récents et plus efficients reste étroitement lié à la maîtrise des coûts, notamment du carburant.

Le fret évolue sur une trajectoire plus modérée, avec une progression de 2,8 % du trafic cargo en juillet sur un an.

L’ensemble traduit un marché qui gagne en capacité, sans pour autant modifier mécaniquement les rapports de force. L’augmentation de l’offre intra-africaine ouvre un potentiel de développement pour les échanges régionaux, tandis que l’intercontinental reste un terrain de concurrence directe avec les transporteurs étrangers.

L’Afraa a communiqué un classement des aéroports africains selon leur capacité en sièges pour le mois d’août 2026. Dans ce palmarès, l’aéroport international de Tunis-Carthage décroche en effet la 8e position sur le continent, avec une capacité de 526 444 sièges. 

Rang Aéroport Ville Pays Capacité en sièges – août 2026
1 Aéroport international du Caire Le Caire Égypte 1 850 926
2 Aéroport international Addis-Abeba Bole Addis-Abeba Éthiopie 1 251 909
3 Aéroport international O. R. Tambo Johannesburg Afrique du Sud 1 148 652
4 Aéroport international Mohammed V Casablanca Maroc 803 579
5 Aéroport Houari Boumediene Alger Algérie 676 242
6 Aéroport international Jomo Kenyatta Nairobi Kenya 567 644
7 Aéroport international du Cap Le Cap Afrique du Sud 557 503
8 Aéroport international de Tunis-Carthage Tunis Tunisie 526 444
9 Aéroport international Murtala Muhammed Lagos Nigeria 483 103
10 Aéroport de Marrakech-Ménara Marrakech Maroc 480 112

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Intelligence Artificielle : Donald Trump propose la création d’une « AI Force »

Donald Trump veut renforcer la coordination américaine autour de l’intelligence artificielle. Le président américain a annoncé, samedi 19 septembre, la création prochaine d’une « AI Force » ainsi que la nomination d’un nouveau responsable chargé de superviser le dossier, qui serait désigné comme « AI czar ».

L’annonce, publiée sur son réseau Truth Social, reste toutefois très générale. Aucun détail n’a été communiqué sur la composition de cette nouvelle structure, son budget, son calendrier de mise en place ou encore son rattachement au sein de l’administration fédérale. Trump a comparé cette future force à la Space Force, créée lors de son premier mandat.

Une structure entre soutien à l’IA et contrôle des usages

Le projet intervient dans un contexte de débats croissants à Washington sur les risques liés aux systèmes d’intelligence artificielle avancés. Trump entend toutefois éviter que la nouvelle structure soit associée à une politique de ralentissement du secteur.

Le président américain affirme que son administration ne cherchera pas à freiner le développement de l’IA. Pour les comportements jugés répréhensibles, il entend plutôt s’appuyer sur les mécanismes existants du droit pénal et civil.

Cette orientation intervient alors que plusieurs responsables du secteur technologique ont récemment appelé à davantage de prudence face à l’accélération des capacités de l’IA. L’administration américaine doit également composer avec les préoccupations croissantes liées aux centres de données, notamment leur consommation de ressources et leurs effets sur les réseaux énergétiques.

L’annonce intervient quelques jours avant la rencontre prévue entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping à Washington. L’intelligence artificielle devrait figurer parmi les sujets de discussion, alors que les États-Unis et la Chine cherchent chacun à renforcer leur position dans cette compétition technologique.

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SIAME : le dividende 2025 sera versé à partir du 25 septembre

Les actionnaires de la Société Industrielle d’Appareillage et de Matériels Électriques (SIAME) percevront leur dividende au titre de l’exercice 2025 à partir du 25 septembre 2026. Le montant a été fixé à 0,070 dinar par action.

La date de détachement du dividende est arrêtée au 23 septembre 2026. Le versement interviendra deux jours plus tard, le 25 septembre.

Cette distribution fait suite à la décision de l’Assemblée générale ordinaire de SIAME, réunie le 29 juin 2026, qui avait approuvé le principe d’un dividende de 0,070 dinar par action au titre de l’exercice 2025. La mise en œuvre de cette décision a ensuite reçu l’approbation de la Présidente de la Chambre de l’Administration Judiciaire. Pour les actionnaires dont les titres sont déposés auprès de Tunisie Clearing, le paiement sera effectué par l’intermédiaire des intermédiaires en Bourse.

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Les impôts nets de subventions sur les produits pèsent 7,9% du PIB

Lorsque nous observons la structure du PIB, nous constatons que le quatrième contributeur à la valeur ajoutée totale en 2026 n’est pas un secteur, mais la rubrique “Impôts nets de subventions sur les produits”. La valeur ajoutée s’élève à 3 978,9 MTND fin juin 2026, soit 7,9% du PIB. Ce niveau n’est pas une anomalie statistique. il est proche du standard que l’on retrouve dans de nombreuses économies développées.

Comme son nom l’indique, il s’agit de la différence entre ce que l’État perçoit comme taxes sur la vente des biens et services (TVA, droits de douane et de consommation) et ce qu’il verse comme subventions. Quel est le lien avec le PIB? Les impôts sur les produits font augmenter le prix final payé par le consommateur. Ils s’ajoutent donc à la richesse mesurée aux prix du marché. Par contre, les subventions réduisent artificiellement le prix payé par le consommateur par rapport au coût réel de production. Il faut donc les soustraire pour obtenir la valeur économique nette réelle perçue par la collectivité.

Le fait qu’elle pèse autant dans le PIB de la Tunisie et qu’elle soit à son plus haut niveau montre que l’État joue un rôle de plus en plus central dans la régulation des prix et des marchés. La fiscalité indirecte est un levier majeur de prélèvement pour le budget.

Constituer près de 8% du PIB signifie aussi qu’il y a un écart considérable entre le coût de fabrication des produits et le montant final acquitté par les ménages ou les entreprises en raison de la fiscalité. L’économie est fortement fiscalisée dans sa phase de commercialisation. La richesse nationale repose en grande partie sur la consommation plutôt que sur la seule production industrielle ou l’exportation.

Si nous tenons compte du fait que l’État subventionne massivement, avoir un montant aussi élevé pour les “Impôts nets de subventions sur les produits” est un signe que l’État prélève beaucoup plus qu’il ne parvient à en redistribuer via le soutien aux prix. In fine, c’est un moyen connu pour capter une partie des flux financiers générés par le secteur informel. Du moment qu’un travailleur informel paie quand même la TVA lorsqu’il achète un produit dans un magasin, il contribue au financement du budget.

À ce que nous observons, cette rubrique va gagner encore des points durant les années à venir. Mais le point focal reste la manière dont cet argent est utilisé et l’impact de cette fiscalité sur le pouvoir d’achat des citoyens.

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Claude ne se contente plus de répondre, il crée désormais des documents et des présentations

Anthropic fait évoluer Claude vers un outil de production de contenus directement exploitable. L’entreprise a annoncé le 16 septembre le lancement de Claude Docs et Claude Slides, deux nouvelles fonctionnalités qui permettent de créer et de modifier des documents et des présentations depuis l’interface de Claude.

Avec Claude Docs, l’utilisateur peut demander à l’IA de créer un document, puis travailler dessus directement dans la conversation. Il peut générer des sections, poser des questions sur le contenu ou demander des modifications. Le document peut ensuite être partagé avec d’autres personnes et édité depuis différents appareils.

Même logique pour Claude Slides. L’utilisateur peut demander la création d’une présentation, la modifier, puis la présenter ou l’exporter notamment au format PowerPoint ou PDF. Anthropic rapproche ainsi la génération de contenu de sa mise en forme finale, sans obliger l’utilisateur à passer systématiquement par un autre logiciel.

Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large de Claude. Anthropic a également commencé à réunir dans une même interface Claude Chat et Cowork, son outil destiné aux tâches plus longues et autonomes. L’objectif est de permettre à Claude de déterminer lui-même les capacités nécessaires à une demande, plutôt que de demander à l’utilisateur de choisir entre plusieurs espaces de travail. Claude Design est également intégré à cette interface. Il peut notamment servir à produire des présentations, des documents d’une page, des visuels ou des prototypes à partir d’une consigne.

Anthropic indique que plus de la moitié du revenu de Claude Code provient désormais des entreprises, signe que l’IA passe du test individuel à l’usage organisationnel. 500 entreprises dépensent désormais plus de 1 million de dollars par an sur Claude, contre seulement une douzaine deux ans auparavant selon les données de l’entreprise. 

Pour les entreprises, le changement dépasse donc la simple génération de texte. Une même demande peut désormais déboucher sur un contenu structuré, une présentation ou un document partageable. Claude se rapproche ainsi des outils bureautiques traditionnels, tout en conservant une interaction basée sur les instructions en langage naturel. Le déploiement de ces nouvelles fonctions commence auprès des abonnés Pro et Max, sur le web, ordinateur et mobile. Anthropic prévoit ensuite leur extension aux offres gratuites et Team.

Cette évolution intervient alors que les principaux acteurs de l’IA cherchent à transformer leurs assistants en véritables espaces de travail, capables non seulement de répondre à une question, mais aussi de réaliser plusieurs étapes d’une tâche et de livrer directement un résultat exploitable.

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Web Summit 2026 : huit startups tunisiennes pourront décrocher leur place à Lisbonne

Le ministère tunisien des Technologies de la Communication vient d’ouvrir les candidatures pour sélectionner huit startups tunisiennes qui participeront au Web Summit 2026, prévu du 9 au 12 novembre à Lisbonne, au Portugal. L’appel s’adresse aux entreprises souhaitant profiter d’une vitrine internationale et développer leurs contacts avec des investisseurs, partenaires et acteurs de l’écosystème technologique.

Les startups intéressées doivent déposer leur dossier au plus tard le mercredi 23 septembre 2026 à 23h59. D’après l’annonce publiée par le ministère, les candidatures doivent être soumises exclusivement via le lien indiqué dans l’appel.

Le nombre de places est fixé à huit startups. La sélection intervient dans le cadre de la participation tunisienne au Web Summit, l’un des principaux rendez-vous internationaux consacrés aux technologies, aux startups et à l’investissement. L’édition 2026 se tiendra à Lisbonne du 9 au 12 novembre. Pour les entreprises retenues, l’enjeu dépasse la simple présence à un salon. Le Web Summit rassemble notamment des startups, investisseurs, dirigeants technologiques et grandes entreprises, offrant aux jeunes pousses un environnement propice à la recherche de financements, de partenariats commerciaux et de débouchés internationaux.

Lien Formulaire

 

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Forum économique tuniso-allemand : main-d’œuvre, Santé et Industrie !

Le premier forum économique tuniso-allemand s’est tenu à Essen les 17 et 18 septembre. Organisé à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, il visait à consolider la coopération économique, en particulier avec la ville d’Essen.

Le 18 septembre, trois ateliers ont structuré les travaux, selon le communiqué du Consulat général de Tunisie à Düsseldorf. Le premier portait sur le marché du travail : main-d’œuvre spécialisée, liens entre universités et entreprises, intégration. Le deuxième, consacré à la santé, a exploré les possibilités de coopération avec Essen : innovation, transfert de tchnologies, accès aux marchés et rapprochement entre entreprises. Le troisième s’est articulé autour de l’industrie, les nouvelles technologies et le numérique, à travers l’innovation, les compétences et la transformation productive. Une table ronde a en outre abordé les parcours de Tunisiens de générations différentes. Les participants ont estimé que ces travaux ouvraient de nouvelles perspectives, dans une approche fondée sur l’égalité entre partenaires.

Un prolongement possible avec la Hesse

Par ailleurs, l’ambassadeur de Tunisie à Berlin, Wassef Chiha, s’est entretenu avec Manfred Pentz, ministre des Affaires fédérales, européennes et internationales du Land de Hesse, État fédéré allemand. D’après un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié dimanche, les deux parties ont évoqué l’organisation d’un forum économique conjoint, ainsi que des formations et des offres d’emploi pour les jeunes Tunisiens. Elles ont également envisagé de renforcer la coopération décentralisée, notamment en matière de migration. La Hesse se présente comme l’un des grands pôles économiques du pays.

À ce stade, il ne s’agit que d’une proposition, sans calendrier ou budget communiqués. Les thèmes abordés à Essen laissent toutefois entrevoir des domaines de partenariat pour les entreprises tunisiennes, qu’un forum avec la Hesse pourrait prolonger.

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Ce geste banal qui pourrait fabriquer les mauvais élèves de demain

À force de passer d’une information à l’autre en quelques secondes, les élèves prennent-ils encore le temps d’aller au fond des choses?

Les résultats de PISA 2025 posent, en filigrane, cette question. L’évaluation internationale de l’OCDE, menée auprès de plus de 760 000 élèves de 15 ans dans 91 pays et économies, fait apparaître un recul particulièrement marqué en compréhension de l’écrit. Entre 2015 et 2025, le score moyen en lecture a perdu 28 points dans les pays de l’OCDE. Publié le 8 septembre 2026, le rapport ne désigne pas un responsable unique. Il met toutefois en lumière une évolution qui mérite qu’on s’y attarde. Les élèves semblent davantage en difficulté lorsqu’il faut lire un texte complexe, rapprocher plusieurs informations ou prendre le temps de vérifier ce que l’on vient de lire. Autrement dit, à l’heure où l’information circule à toute vitesse, la capacité à ralentir devient presque une compétence en soi.

En effet, les chiffres donnent une première indication. Entre 2018 et 2025, la proportion d’élèves considérés comme des “lecteurs hâtifs”, qui répondent très rapidement mais de manière incorrecte, a fortement progressé dans les pays de l’OCDE, pour atteindre environ 9%. Dans le même temps, les compétences qui demandent de mettre en relation plusieurs informations ou d’évaluer de manière critique un contenu ont reculé. L’OCDE ne dit pas que les écrans sont à l’origine de cette baisse. Mais le rapport relève une transformation des habitudes de lecture. Le temps consacré à la lecture pour le plaisir diminue, tandis que les pratiques numériques encouragent davantage le balayage rapide de contenus, notamment sur les réseaux sociaux. Cette évolution pourrait rendre plus difficile l’engagement dans des textes longs et complexes. C’est un peu le revers de la médaille. Nous n’avons jamais eu autant d’informations à portée de main, mais cela ne signifie pas que nous prenons davantage le temps de les comprendre. Faire défiler, cliquer, passer à la suite! Ces gestes sont devenus familiers. Rester plusieurs minutes sur une même idée, en revanche, demande un autre effort. Or PISA ne mesure pas seulement la capacité à trouver une réponse. Les exercices demandent aussi aux élèves d’interpréter, de comparer, d’évaluer une information et de construire un raisonnement.

Le numérique, entre outil et distraction

À l’école aussi, les écrans occupent désormais une place importante. Mais leur présence ne constitue pas, à elle seule, un problème. Les élèves des pays de l’OCDE déclarent utiliser les appareils numériques pendant 1,7 heure par jour en moyenne pour apprendre. Un usage modéré à des fins pédagogiques est associé à de meilleurs résultats en sciences. Le tableau change lorsque les appareils servent principalement aux loisirs pendant les heures de cours. En moyenne, 28% des élèves de l’OCDE déclarent que leurs camarades sont distraits par des appareils numériques pendant la plupart ou la totalité des cours de sciences. Dans les systèmes de B-S-J-Z en Chine, au Japon et en Corée, cette proportion reste inférieure à 10%. Le téléphone peut donc être un outil de travail, mais il peut aussi devenir le grain de sable qui vient enrayer la concentration. Une notification, un message ou quelques secondes passées sur une autre application suffisent à détourner l’attention de la tâche en cours. Les règles jouent ici un rôle. Les élèves scolarisés dans des établissements où les téléphones sont interdits sont environ 13% moins susceptibles de signaler une distraction numérique. Cela ne signifie pas qu’une interdiction suffit à améliorer les résultats, mais montre que le cadre dans lequel les outils sont utilisés compte. Le sujet n’est donc pas de choisir entre une école “avec” ou “sans” numérique. Il s’agit plutôt de savoir où placer le curseur. Quand l’outil aide l’élève à comprendre, il devient un levier. Lorsqu’il l’éloigne de la tâche, il devient une distraction.

Avec l’IA, le raccourci peut devenir un piège

L’intelligence artificielle ajoute une nouvelle pièce au puzzle. Dans les pays de l’OCDE, 46% des élèves déclarent utiliser au moins une fois par semaine un chatbot pour les aider à apprendre. Les usages vont de la recherche d’informations au résumé d’un texte ou à la préparation d’un devoir. Le risque apparaît lorsque le raccourci remplace le chemin. Demander à une IA de résumer un texte peut faire gagner du temps. Mais si l’élève ne lit plus le texte, il ne travaille plus les mêmes capacités. Même chose lorsqu’un devoir est rédigé à sa place : la copie peut être terminée, mais l’apprentissage n’a pas forcément suivi. L’OCDE observe d’ailleurs que les élèves utilisant l’IA pour certaines tâches, comme résumer un texte ou rédiger un devoir, obtiennent en moyenne des scores en sciences inférieurs à ceux qui ne l’utilisent pas pour ces tâches. Elle souligne cependant que cette association ne permet pas d’établir que l’IA est directement responsable de ces écarts. Tout l’enjeu est donc de ne pas transformer l’IA en béquille intellectuelle. L’outil peut aider à chercher, à reformuler ou à confronter des idées. Mais l’élève doit encore faire travailler ses méninges, vérifier les réponses et construire son propre raisonnement. Au fond, PISA 2025 ne condamne ni les écrans ni l’intelligence artificielle. Il rappelle quelque chose de plus simple. On ne peut pas toujours apprendre en mode accéléré. Dans une école confrontée à un flot continu d’informations, savoir ralentir, lire jusqu’au bout et réfléchir avant de répondre pourrait bien devenir l’une des compétences les plus importantes.

5 takeaways pour mieux intégrer l’IA à l’école
1. Faire de l’effort intellectuel une étape obligatoire
L’IA ne devrait pas fournir directement la réponse lorsque l’objectif est justement d’apprendre à raisonner. L’élève doit d’abord chercher, formuler une hypothèse ou construire son raisonnement avant de solliciter l’outil.
2. Utiliser l’IA comme un appui, pas comme un remplaçant
Résumer, expliquer une notion difficile ou donner un retour sur un travail peuvent être des usages utiles. En revanche, faire rédiger systématiquement un devoir ou effectuer une recherche à la place de l’élève risque de réduire l’effort cognitif nécessaire à l’apprentissage.
3. Apprendre à vérifier ce que produit l’IA
L’utilisation de l’IA doit aller avec une véritable culture de la vérification. Comparer les sources, repérer une erreur, questionner une réponse et distinguer un fait d’une affirmation générée par une machine deviennent des compétences scolaires à part entière.
4. Ne pas confondre équipement et progrès pédagogique
Les résultats de PISA montrent qu’il n’existe pas de modèle unique. Des systèmes très performants présentent des niveaux d’utilisation de l’IA très différents. La question n’est donc pas de savoir quel pays utilise le plus l’IA, mais dans quelles conditions elle est intégrée à l’apprentissage.
5. Préserver ce que la machine ne doit pas faire à la place de l’élève
Lire jusqu’au bout, chercher une information, se tromper, recommencer, argumenter et résoudre un problème demandent du temps. Ce sont précisément ces efforts qui construisent l’autonomie intellectuelle. L’école doit donc faire du numérique un outil au service de ces capacités, et non un moyen de les contourner.

 

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26 établissements d’un coup : le pari africain du singapourien Banyan Group

Le groupe hôtelier singapourien Banyan Group renforce fortement sa présence en Afrique. Il vient de prendre une participation majoritaire dans la société de gestion hôtelière Newmark Hotels & Reserves, intégrant ainsi 26 hôtels, lodges et réserves répartis dans sept pays africains et dans l’océan Indien. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué.

L’accord concerne des établissements situés en Afrique du Sud, Namibie, Nigeria, Tanzanie, Ouganda, Zimbabwe et à Maurice. La transaction repose sur une structure de propriété progressive : Banyan Group prend dans un premier temps une participation majoritaire, tandis que le solde doit être acquis au fil du temps. Newmark continuera toutefois à fonctionner sous sa propre marque et conservera son équipe dirigeante, avec son fondateur Neil Markovitz à sa tête. Pour Banyan Group, l’enjeu est surtout de combiner l’ancrage local de Newmark avec ses propres capacités internationales en matière de distribution, de développement et de commercialisation. L’opération élargit également sa présence dans des segments allant de l’hôtellerie urbaine aux lodges de nature, en passant par les retraites insulaires et les réserves privées. Certains établissements du portefeuille sont directement liés à des activités de conservation et de tourisme fondé sur la nature, à l’image de QWABI Private Game Reserve en Afrique du Sud ou de Gorilla Heights Lodge en Ouganda.

Fondée au Cap en 2007 par Neil Markovitz, Newmark comptait déjà 26 propriétés sous gestion en 2025. Avec son intégration, le portefeuille combiné de Banyan Group atteint désormais près de 130 hôtels, lodges et réserves, plus de 30 résidences de marque et plus de 140 spas et galeries, répartis dans 28 pays et 14 marques hôtelières et résidentielles. L’opération intervient alors que Banyan Group poursuit son développement sur le continent. Avant l’accord, le groupe disposait de quatre hôtels et quatre spas au Maroc, à Maurice, en Afrique du Sud et en Tanzanie. Il prépare également son arrivée en Afrique de l’Ouest avec Dhawa Ouidah, au Bénin, un établissement de 132 chambres et suites annoncé dans son pipeline.

Cette expansion s’inscrit dans un marché africain en progression. Selon le World Tourism Barometer de UN Tourism, l’Afrique a accueilli 81 millions de touristes internationaux en 2025, soit une hausse de 8 % sur un an, la plus forte progression enregistrée parmi les grandes régions touristiques. L’Afrique du Nord a notamment enregistré une croissance de 11 %. Le poids économique du secteur continue également de progresser. D’après les données 2026 du World Travel & Tourism Council (WTTC), le voyage et le tourisme ont contribué à hauteur de 228 milliards de dollars à l’économie africaine en 2025. Le WTTC prévoit une contribution de 241 milliards de dollars en 2026, avec une croissance attendue de 5,4 % cette année.

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OpenAI lance Astra for Law : l’IA s’attaque aux tâches juridiques des cabinets

OpenAI étend l’usage de l’intelligence artificielle au secteur juridique avec Astra for Law, une configuration de GPT-6 Astra conçue pour accompagner les cabinets d’avocats et les entreprises de legal tech dans leurs recherches, analyses et travaux de rédaction. L’outil associe le modèle d’IA à des capacités de recherche juridique et à des outils adaptés aux pratiques des professionnels du droit. 

Astra for Law peut notamment rechercher dans plus de 230 millions d’URL couvrant la jurisprudence, les textes de loi, les réglementations, les règles des tribunaux et les décisions administratives américaines. OpenAI s’appuie également sur un partenariat avec le Free Law Project, dont la base couvre plus de 99,9 % de la jurisprudence américaine publiée faisant précédent. L’objectif est de permettre aux professionnels d’aller de la recherche à l’analyse d’un dossier. L’outil peut identifier des décisions pertinentes, comparer les faits d’une affaire avec ceux d’un précédent, repérer les faiblesses ou incertitudes d’un argumentaire et analyser les risques liés aux clauses d’un contrat. Les premiers résultats communiqués par OpenAI montrent une amélioration par rapport à une recherche web classique. Sur un test de 200 questions de droit américain, Astra for Law a obtenu 54 % de réponses correctes, contre 38,7 % pour GPT-6 Astra utilisant une simple recherche web. Sur les questions portant spécifiquement sur la jurisprudence, l’outil a identifié 24 % de références pertinentes supplémentaires. Ces résultats proviennent toutefois d’une évaluation réalisée par OpenAI sur un ensemble privé de questions.

L’enjeu est aussi de permettre aux cabinets d’adapter l’IA à leurs propres méthodes. Sullivan & Cromwell a ainsi développé, avec OpenAI, un outil utilisant ses lignes directrices de négociation et ses précédents contractuels pour identifier les risques d’un nouveau contrat et suggérer des modifications. D’autres expérimentations portent notamment sur la due diligence lors d’opérations de fusion-acquisition et sur la préparation d’introductions en Bourse. 

OpenAI prévoit également des connexions avec les outils déjà utilisés par les professionnels du droit. 26 plugins développés par des partenaires permettent notamment d’intégrer différents services juridiques à ChatGPT. L’entreprise cite parmi les intégrations iManage, Relativity, Clio, Intapp, DeepJudge et Thomson Reuters. La question de la confidentialité reste centrale pour ce type d’usage. OpenAI indique que certains cabinets peuvent bénéficier, via son API, d’une option de Zero Data Retention, tandis que les données traitées avec ChatGPT Enterprise ne sont pas soumises par défaut à une révision humaine.

Astra for Law est actuellement accessible à un nombre limité de cabinets dans le cadre du programme Trusted Access, via ChatGPT et Codex. OpenAI prévoit ensuite une disponibilité via son API, notamment pour permettre aux entreprises de legal tech de construire leurs propres produits et workflows autour de cette technologie.

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PISA: pourquoi les systèmes éducatifs asiatiques restent en tête

Les systèmes éducatifs d’Asie de l’Est occupent une nouvelle fois les premières places du PISA. Publiés le 8 septembre 2026 par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’édition 2025 portent sur plus de 760 000 élèves âgés d’environ 15 ans, dans 91 pays et économies. Cette édition fait des sciences le principal domaine évalué.

B-S-J-Z (Chine), qui regroupe Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang, arrive en tête avec 597 points en sciences. Singapour suit avec 560 points, devant Macao avec 541 points, le Taipei chinois avec 540 points et le Japon avec 538 points. La moyenne de l’OCDE s’établit à 482 points. La même avance apparaît en mathématiques, où B-S-J-Z atteint 612 points contre 463 pour l’OCDE, ainsi qu’en lecture, avec Singapour à 535 points contre 461 pour la moyenne de l’organisation.

Ce que mesure réellement PISA

Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves ne cherche pas simplement à vérifier ce que les jeunes ont mémorisé à l’école. Les épreuves évaluent leur capacité à utiliser leurs connaissances, à expliquer des phénomènes, à interpréter des données, à évaluer des informations et à raisonner face à des situations nouvelles. Les questionnaires qui accompagnent les tests permettent aussi de regarder le contexte d’apprentissage, notamment le climat de classe, la motivation, la curiosité et le milieu social des élèves.

C’est justement dans la répartition des résultats que l’écart devient intéressant. Dans B-S-J-Z, 55,5% des élèves atteignent les niveaux 5 ou 6 dans au moins une des trois matières évaluées, contre 11,9% en moyenne dans l’OCDE. À l’autre extrémité, seuls 1,8% restent sous le niveau 2 dans les trois matières, contre 19,7% dans l’OCDE. Le classement ne repose donc pas uniquement sur quelques élèves très forts. Une part beaucoup plus importante des élèves atteint les niveaux les plus élevés, tandis que le nombre de jeunes en grande difficulté reste limité.

Cette situation apparaît dans un contexte où les résultats de l’OCDE continuent de reculer. Entre 2022 et 2025, la moyenne a perdu 3 points en sciences, 9 en mathématiques et 14 en lecture. Le contraste avec les systèmes arrivés en tête est donc aussi lié au recul général observé dans les pays de l’OCDE.

La classe, un autre élément à regarder

Les données recueillies auprès des élèves donnent quelques indications sur les conditions d’apprentissage. En Corée, au Japon et dans B-S-J-Z, le climat disciplinaire déclaré par les élèves est nettement supérieur à la moyenne de l’OCDE. L’absentéisme y est également plus faible. Ces résultats ne permettent pas de dire que la discipline produit à elle seule de meilleurs scores, mais ils montrent que les conditions dans lesquelles se déroule le temps de classe font partie des éléments à observer.

Le numérique apparaît également dans l’enquête. Dans l’OCDE, 28% des élèves déclarent que leurs camarades sont distraits par les appareils numériques pendant les cours de sciences. Dans plusieurs systèmes asiatiques, cette proportion est plus faible. Là encore, PISA décrit une situation sans permettre, à lui seul, d’établir une relation directe entre l’usage des écrans et les résultats scolaires.

L’influence du milieu social constitue un autre point important. Le niveau socio-économique explique en moyenne 12% des différences de résultats en sciences au sein des pays et économies de l’OCDE. Les écarts entre systèmes ne se résument donc pas au seul niveau moyen affiché dans le classement. 

Par ailleurs, les scores scolaires élevés ne signifient pas nécessairement que les élèves déclarent davantage de curiosité ou d’engagement. Au Japon, par exemple, 63 % des élèves disent être curieux de nombreuses choses, contre 73 % en moyenne dans l’OCDE. Ils sont également 48 % à déclarer fournir davantage d’efforts lorsque le travail devient difficile, contre 60 % dans l’OCDE.

Ce décalage est intéressant. Il rappelle que les bons résultats scolaires ne se lisent pas uniquement dans les notes. Ils coexistent avec d’autres réalités, liées à la manière dont les élèves vivent leur scolarité et perçoivent leurs apprentissages.

PISA 2025 ne livre donc pas une recette unique de la réussite. Les chiffres mettent plutôt en évidence plusieurs éléments qui se retrouvent dans les systèmes les mieux classés: un niveau élevé dans plusieurs disciplines, une proportion importante d’élèves parmi les meilleurs niveaux et moins de jeunes en grande difficulté. À cela s’ajoutent des conditions de classe et des comportements scolaires qui méritent d’être regardés de près. La question n’est alors plus seulement de savoir qui arrive premier, mais de comprendre comment un système parvient à maintenir autant d’élèves à un niveau élevé. 

Cette édition compte aussi sept nouveaux participants, à savoir ,  l’Arménie, Douchanbé (Tadjikistan), l’Équateur, le Kenya, la région du Kurdistan (Irak), le Rwanda et la Zambie. Avec ces nouvelles participations, PISA couvre désormais 91 pays et économies.

 

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Investissement : les entreprises tunisiennes sondent le marché algérien

Trois jours à Alger, du 22 au 24 septembre 2026, pour des entreprises tunisiennes venues tâter le terrain. L’initiative revient à CONECT International, la branche internationale de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie, associée pour l’occasion à la Confédération algérienne du patronat citoyen.

Rien d’improvisé, les deux organisations avaient signé un protocole d’accord à Tunis en mai 2026, pour cadrer leur coopération. Le déplacement d’Alger prend le relais de ce texte.

Au programme : du contact direct

Le programme mêle tête-à-tête avec des homologues algériens, networking et déplacements chez des entreprises algériennes. Les Tunisiens pourront ainsi cerner les attentes du marché voisin et sonder les pistes de partenariats commerciaux ou d’investissement, avec l’espoir de dénicher de nouveaux débouchés pour les produits et services tunisiens.

Le champ sectoriel est vaste, avec notamment le numérique, la santé et la pharmacie, l’agriculture et l’agroalimentaire, les énergies renouvelables et la transition énergétique, mais aussi l’industrie manufacturière, les matériaux de construction, le transport et la logistique, le commerce international et les services de conseil aux entreprises.

Pour une PME, ce format vaut souvent mieux qu’une prospection à distance. La diversité des filières ouvre des pistes d’alliances, notamment dans l’agroalimentaire, la santé ou les énergies vertes. Il faudra par la suite transformer les contacts en contrats ; c’est à ce niveau que se jugera l’utilité de la mission.

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Fonds détournés : la Tunisie pousse à Genève pour leur restitution

La Tunisie remet sur la table la question des fonds détournés et transférés illicitement à l’étranger. À Genève, elle a appelé à renforcer la coopération entre les États afin de permettre aux pays en développement de récupérer ces avoirs et de les réorienter vers des projets de développement, plutôt que de recourir davantage à l’endettement.

Cette position a été réaffirmée par la mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations unies à Genève, en marge de la 73e session du Conseil du commerce et du développement de la CNUCED, tenue du 14 au 25 septembre 2026 à Genève. La présence de cette session est confirmée par la CNUCED. Dans une déclaration à la TAP, Ramzi Louati, chargé d’affaires par intérim de la mission tunisienne à Genève, a insisté sur la nécessité d’une coopération effective entre les États concernés pour faciliter la récupération des avoirs détournés. Son statut de chargé d’affaires de la mission permanente tunisienne est également confirmé par l’Office des Nations unies à Genève.

L’enjeu est aussi économique : selon la position présentée par la Tunisie, la restitution de ces fonds permettrait aux pays concernés de financer des projets destinés à leurs populations, notamment dans la lutte contre la pauvreté, sans alourdir davantage leur recours à l’endettement. Tunis demande également que les pays où sont détenus ces avoirs ne s’appuient pas sur des obstacles procéduraux, judiciaires ou juridiques pour retarder leur restitution. La mission tunisienne estime que ces blocages compliquent l’exercice du droit des États concernés à récupérer leurs ressources.

Au-delà de la question des avoirs détournés, la Tunisie a défendu à Genève une réforme du système financier international, avec l’objectif de le rendre plus équitable et inclusif. Cette revendication est notamment liée aux difficultés d’endettement auxquelles sont confrontées de nombreuses économies en développement. La Tunisie a, dans ce cadre, renouvelé son soutien à l’adoption d’un instrument international juridiquement contraignant sur le droit au développement, ainsi qu’au renforcement de la coopération et de la solidarité internationales.

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