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Équipements médicaux : quand l’État ne paie plus ses fournisseurs

Plus de 30 entreprises réunies, un même constat : la Chambre syndicale nationale des équipements médicaux, affiliée à l’UTICA, tire la sonnette d’alarme sur une situation financière qu’elle qualifie de « critique ». En cause, l’accumulation des créances impayées par les hôpitaux publics, qui menace tout le secteur.

Réunis mardi au siège de l’UTICA, les adhérents de la chambre ont dressé un état des lieux sans détour de l’encours dû par les structures hospitalières. Le constat qui s’en dégage : des délais de règlement qui s’étirent sans fin, au point de plonger une bonne partie des entreprises du secteur dans une gestion quotidienne au jour le jour.

Des distributeurs à court de liquidités

Sans trésorerie disponible, plusieurs opérateurs peinent désormais à couvrir leurs besoins courants, importer des fournitures, reconstituer leurs stocks, tenir le rythme de livraison aux hôpitaux. Chez certains distributeurs, la situation vire carrément à l’impasse vis-à-vis des fournisseurs étrangers, qui n’acceptent plus d’attendre leur règlement ; toute la chaîne d’approvisionnement médical s’en trouve fragilisée. D’où l’appel de la Chambre syndicale, adressé aux autorités de tutelle : accélérer le règlement de ces dettes, sous peine de voir disparaître des entreprises du secteur et de compromettre, par ricochet, la continuité des soins dans le public.

Pour un secteur aussi stratégique que celui des équipements médicaux, sécuriser les délais de règlement des hôpitaux publics constitue un préalable à toute stratégie d’investissement ou d’expansion durable.

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Startups africaines : la dette prend le pas sur le capital-risque

Un plancher inédit depuis mars 2025 ! Les startups africaines n’ont mobilisé que 102 millions de dollars en juillet 2026, selon les chiffres de la plateforme spécialisée The Big Deal, bien en deçà des 258 millions de dollars mensuels enregistrés en moyenne sur l’année écoulée.

Au total, 44 jeunes pousses ont tout de même annoncé des opérations d’au moins 100 000 dollars, un volume proche de la normale : le problème n’est donc pas le nombre de deals, mais leur taille.

Sur les 102 millions levés, seulement 25 proviennent de fonds propres, un niveau inédit depuis avril 2019 ! La dette, elle, capte 75 millions, soit près des trois quarts du total, portée par les grosses opérations qui ont été réalisées.

Un ralentissement qui dure depuis janvier

Sur les sept premiers mois de 2026, le continent a mobilisé 1,46 milliard de dollars, en repli de 27 % sur un an. Le nombre de startups financées recule à 241, contre 302 en 2025, et les investisseurs actifs tombent à 256, contre 328.

Ce basculement vers la dette traduit une prudence accrue des investisseurs en capital, plus regardants sur la rentabilité que sur la croissance pure. Pour les startups africaines, l’enjeu devient donc de démontrer des modèles économiques solides avant de lever, la dette servant de relais en attendant un retour de l’appétit pour le capital-risque.

 

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APIA : un assistant intelligent pour réduire les frictions qui freinent l’investissement agricole

Un assistant virtuel, des cartes analytiques, des indicateurs par région : l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) vient de mettre en ligne SMART APIA, sa nouvelle plateforme numérique dédiée à l’intelligence agricole.

L’outil s’inscrit dans la stratégie de digitalisation de l’agence, censée simplifier l’accès à l’information pour les agriculteurs, les investisseurs et les jeunes promoteurs.

Un guichet numérique pensé pour les porteurs de projets

Concrètement, SMART APIA repose sur un assistant intelligent capable de répondre en temps réel aux questions administratives, juridiques et techniques que se posent les porteurs de projets, de quoi éviter, en théorie, les allers-retours habituels avec les guichets physiques.

La plateforme intègre également des cartes analytiques et des indicateurs sectoriels, pour repérer d’un coup d’œil les opportunités d’investissement disponibles selon les régions, données statistiques à l’appui.

Autre fonction mise en avant : un accompagnement à la structuration des idées de projets pour aider les jeunes promoteurs à passer du concept à un dossier bancable, en amont même du dépôt de leur demande auprès de l’agence.

Investissement et entrepreneuriat

En digitalisant l’accès à ses données et à son expertise, l’APIA cherche à réduire les frictions qui freinent souvent l’investissement agricole en Tunisie ; méconnaissance des filières porteuses, difficulté à monter un dossier, dispersion de l’information entre plusieurs guichets.

Pour les jeunes promoteurs, cet accès facilité à des indicateurs régionalisés pourrait fluidifier l’identification de niches encore peu exploitées. L’objectif est de convertir cette information optimisée en projets effectivement financés et accompagnés de bout en bout.

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Transparence budgétaire : Tunis passe le test de Washington

La Tunisie fait partie des 73 pays qui ont passé avec succès le test de la transparence budgétaire aux États-Unis. C’est la conclusion du dernier Fiscal Transparency Report du Département d’État américain, publié à la mi-août 2026 et portant sur l’exercice budgétaire 2025 des pays bénéficiaires de l’aide extérieure des États-Unis.

Ce rapport n’est pas un exercice de style : le Congrès américain oblige chaque année le Département d’État à vérifier si les 139 pays qui reçoivent l’aide extérieure américaine rendent des comptes fiables sur leurs finances publiques. Trois angles guident l’analyse : l’accès du public aux documents budgétaires, leur degré de détail et leur crédibilité, et la clarté des procédures encadrant marchés publics, licences et contrats de l’État. Sur les 67 gouvernements recalés cette année, 14 auraient malgré tout progressé.

Deux pays validés au Maghreb

La Tunisie rejoint le Maroc parmi les pays conformes. L’Algérie et la Libye, elles, en restent exclues. Pour Alger en particulier, les évaluateurs relèvent des documents financiers publiés de façon partielle et une opacité persistante autour des comptes de plusieurs entreprises publiques. Au total, quinze pays africains figurent parmi les bons élèves, dont le Bénin, le Ghana, le Kenya ou l’Afrique du Sud.

Rien n’est figé dans cette évaluation : d’une année sur l’autre, un pays peut changer de catégorie, selon l’évolution de ses pratiques de gestion financière ou les ajustements apportés par Washington à sa grille d’analyse.

Ce que cela change pour les investisseurs

Une évaluation de ce type ne débloque pas mécaniquement de financements, mais elle nourrit la perception du risque-pays. Pour les bailleurs et investisseurs institutionnels qui intègrent la qualité de la gouvernance budgétaire dans leurs grilles d’analyse, ce signal peut faciliter le dialogue avec les partenaires techniques et financiers, sans se substituer aux indicateurs macroéconomiques classiques ; déficit, dette, notation souveraine, qui restent, eux, déterminants pour l’appétit des marchés.

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