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Elle ne vient pas de l’IA, mais Google DeepMind lui confie son avenir…

Lila Ibrahim n’est ni chercheuse en intelligence artificielle ni ingénieure spécialisée dans les modèles d’IA. Pourtant, Google DeepMind lui a confié un poste inédit : Chief AI Readiness Officer. Son parcours révèle une autre façon d’accéder aux plus hauts niveaux du secteur technologique.

Le paradoxe est frappant : Lila Ibrahim dirige aujourd’hui une fonction stratégique consacrée à la préparation du monde à l’intelligence artificielle, alors qu’elle n’a pas de formation formelle en IA. Lorsqu’elle rejoint DeepMind en 2018, elle arrive d’ailleurs avec un profil davantage orienté vers les opérations, la stratégie et le management que vers la recherche.

En 2026, Google DeepMind crée pour elle le poste de Chief AI Readiness Officer. Sa mission dépasse le développement technologique : elle travaille avec les gouvernements, les responsables politiques et les acteurs de l’éducation pour les aider à se préparer aux effets de systèmes d’IA de plus en plus performants. Le parcours d’Ibrahim commence loin des laboratoires de la Silicon Valley. À 14 ans, elle passe ses étés dans les champs de maïs de l’Indiana, où elle effectue un travail agricole pénible payé un peu plus d’un dollar de l’heure. Elle grandit dans une famille immigrée aux moyens modestes, avec des parents qui construisent leur carrière aux États-Unis.

Mais son premier avantage professionnel ne sera pas une expertise technique en IA. Ce sera sa capacité de travail. Cette discipline la conduit jusqu’à Purdue University, où elle étudie l’ingénierie électrique. Elle travaille même dans un laboratoire sur l’ADN de drosophiles alors qu’elle est encore au lycée. Son parcours universitaire la mène ensuite vers Intel.

Ibrahim passe près de deux décennies chez Intel, dans des fonctions techniques, commerciales et managériales. Elle finit par devenir Chief of Staff du CEO Craig Barrett, au moment où elle doit notamment gérer des responsabilités considérables tout en élevant des jumelles. Après Intel, elle passe par le capital-risque puis rejoint Coursera, où elle occupe plusieurs fonctions dirigeantes. Le fil conducteur n’est donc pas l’intelligence artificielle. C’est la capacité à comprendre la technologie et à faire fonctionner les organisations qui l’utilisent.

C’est précisément ce profil qui intéresse DeepMind lorsqu’elle rejoint le laboratoire en 2018 comme première Chief Operating Officer. À ce moment-là, elle n’est pas une spécialiste de la recherche en IA. Son rôle consiste plutôt à construire et structurer l’organisation autour de ses scientifiques et de ses ambitions technologiques.

Le nouveau poste d’Ibrahim traduit une évolution importante dans les besoins des entreprises technologiques. À mesure que l’IA sort des laboratoires pour entrer dans les entreprises, les écoles et les administrations, la question n’est plus seulement de savoir comment construire les meilleurs modèles. Il faut aussi savoir comment préparer les organisations à leur utilisation et à leurs conséquences., C’est précisément sur ce terrain que son expérience devient pertinente. Google DeepMind la charge notamment de travailler sur les enjeux liés à la préparation des institutions et de la société à des IA plus puissantes. Google l’identifie désormais officiellement comme Chief AI Readiness Officer dans ses travaux consacrés à l’impact de l’IA sur l’éducation.

 

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Douane tunisienne : un nouveau système numérique doit simplifier la gestion des règles d’origine

La douane tunisienne passe à une nouvelle étape dans la digitalisation des procédures. Les travaux techniques pour mettre en place un système électronique intégré de gestion de l’origine des marchandises ont démarré aujourd’hui, lundi 17 août 2026, dans le cadre d’une coopération avec la douane sud-coréenne.

Financé par la partie coréenne, le projet vise à permettre aux entreprises et à l’administration douanière de gérer en ligne les règles d’origine prévues par les accords de libre-échange conclus par la Tunisie.

Pour les opérateurs économiques, l’enjeu est notamment de faciliter le traitement des droits et taxes douaniers applicables en fonction de l’origine des produits. Le futur système doit aussi renforcer la transparence des procédures et limiter les traitements administratifs manuels. L’objectif est de permettre une gestion électronique des règles d’origine, afin de faciliter leur application conformément aux accords commerciaux en vigueur. Cela pourrait notamment rendre les démarches plus lisibles pour les entreprises qui importent ou exportent dans le cadre de ces accords.

Une coopération qui entre dans sa deuxième phase

La rencontre tuniso-coréenne actuelle constitue la deuxième étape du projet. Une première mission, organisée en avril dernier, avait permis d’identifier les besoins et les étapes techniques nécessaires à la conception du système. Les travaux engagés cette semaine se poursuivront jusqu’au 18 septembre 2026. Cette période doit permettre de finaliser la préparation technique nécessaire à la mise en place de la plateforme électronique.

À terme, la douane tunisienne veut ainsi disposer d’un outil permettant de gérer de manière numérique les règles d’origine et de soutenir une application plus efficace des accords de libre-échange.

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L’Égypte mise sur l’éolien pour réduire sa facture énergétique

L’Égypte accélère ses investissements dans les énergies renouvelables avec un nouveau projet éolien de 869 MW porté par le français Voltalia. Le gouvernement a donné son feu vert en juin, avec une mise en service commerciale prévue d’ici décembre 2028.

Le projet sera développé sur des terrains attribués par la New and Renewable Energy Authority (NREA). Voltalia s’est engagée à investir initialement 53 millions de dollars et à respecter un calendrier permettant une mise en exploitation commerciale avant la fin de 2028.

Le parc s’inscrit dans une stratégie plus large: Le Caire veut porter la part des énergies renouvelables à 45% du mix électrique en 2028, contre un niveau encore nettement inférieur aujourd’hui. Le gouvernement prévoit notamment de multiplier les projets solaires, éoliens et de stockage afin de renforcer le réseau et de réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

Le projet de Voltalia n’est pas isolé. Le secteur attire plusieurs grands développeurs internationaux. ACWA Power développe ainsi le projet Suez Wind Energy, une centrale éolienne de 1,1 GW dans la région du golfe de Suez, avec un investissement annoncé de 1,5 milliard de dollars et un contrat de vente d’électricité de 25 ans avec l’EETC. Le projet doit pouvoir alimenter l’équivalent d’environ 1,08 million de foyers. De son côté, Scatec avance sur le complexe Obelisk, combinant 1,1 GW de solaire et 100 MW/200 MWh de batteries. La première phase, comprenant 561 MW de solaire et l’intégralité du stockage, a atteint sa mise en service commerciale en février 2026. La seconde phase doit ajouter 564 MW.

Pour Voltalia, le projet de 869 MW représente un changement d’échelle sur le marché égyptien. Le groupe exploite déjà une centrale solaire de 32 MW dans le complexe de Benban, dans le sud du pays. Il travaille également avec TAQA Arabia sur d’autres projets renouvelables, dont un ambitieux projet hybride éolien-solaire autour de Zafarana.

L’Égypte dispose ainsi d’un argument économique majeur: le solaire et l’éolien permettent de produire de l’électricité à partir de ressources locales, sans exposition directe au coût du gaz ou du pétrole nécessaire aux centrales thermiques. Pour un pays qui cherche à renforcer sa sécurité énergétique tout en attirant de nouveaux investissements, chaque nouveau gigawatt renouvelable répond donc à un double objectif: produire davantage et réduire la dépendance aux combustibles.

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Le passeport devient un actif stratégique pour les entrepreneurs

Pour un entrepreneur, un passeport ne détermine plus seulement où il peut voyager. Il peut aussi influencer sa capacité à rencontrer des investisseurs, accéder à des marchés, développer son entreprise ou réagir rapidement à une crise. C’est sur cette nouvelle réalité que s’appuie l’essor de la migration par investissement.

Le phénomène répond à une inégalité très concrète. Selon le Henley Passport Index 2026, les Singapouriens peuvent accéder à 192 destinations sans visa préalable, contre seulement 24 pour les détenteurs du passeport afghan. L’écart atteint ainsi 168 destinations. Cette différence ne se limite pas au tourisme. Pour un dirigeant, chaque procédure de visa peut représenter des délais supplémentaires pour participer à un salon, rencontrer un client, négocier avec un partenaire ou se rendre auprès d’un investisseur.

Dans un environnement où les entreprises se développent rapidement à l’international, la mobilité devient un facteur opérationnel. Un fondateur qui peut se déplacer facilement entre plusieurs marchés dispose d’une plus grande capacité à réagir aux opportunités. Des travaux universitaires consacrés aux passeports et à la mobilité montrent d’ailleurs que les restrictions de visa affectent directement la mobilité géographique et professionnelle.

Le phénomène est particulièrement visible en Afrique. Henley & Partners relève une progression importante des demandes de solutions de résidence et de citoyenneté par investissement sur le continent. Entre 2023 et 2024, les demandes de renseignements ont notamment progressé de 154% au Maroc et en Algérie et de 138% en Égypte.

Pour les entrepreneurs africains, l’enjeu est souvent lié à l’accès aux marchés internationaux. Une étude consacrée aux fondateurs francophones du continent décrit ainsi les délais liés aux visas comme un frein potentiel au développement des startups, notamment lorsqu’il faut rencontrer des investisseurs ou se déployer dans de nouveaux marchés.

Cette évolution ne signifie pas que tous les entrepreneurs cherchent à acheter un deuxième passeport. Les solutions sont plus larges: résidence par investissement, visas pour entrepreneurs, programmes destinés aux investisseurs ou, dans certains pays, accès à la citoyenneté après investissement et respect de conditions précises.

Le rapport Investment Migration Programs 2025 de Henley & Partners recensait 40 programmes de résidence ou de citoyenneté par investissement parmi les principaux dispositifs analysés dans le monde. La Grèce occupait la première place de son classement des programmes de résidence par investissement, tandis que Malte arrivait en tête pour les programmes de citoyenneté analysés.

Le choix ne doit cependant pas se résumer au nombre de pays accessibles sans visa. Les critères à examiner sont beaucoup plus larges: montant de l’investissement, durée et conditions de résidence, fiscalité, stabilité juridique, accès aux marchés, droits de la famille, possibilité de créer une entreprise et règles sur la double nationalité.

Pour les investisseurs fortunés, cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large de diversification géographique. Henley & Partners prévoyait en 2025 le déplacement international de 142 000 personnes fortunées, après 134 000 en 2024. La logique est comparable à celle d’un portefeuille financier: ne pas concentrer tous ses actifs dans une seule juridiction. Une résidence supplémentaire peut offrir une solution de repli ou faciliter l’accès à certains marchés, tandis qu’une citoyenneté supplémentaire peut élargir les possibilités de déplacement. Mais cette stratégie comporte aussi des limites. Les programmes changent, les conditions d’éligibilité évoluent et les règles de visa peuvent être modifiées. L’accès à une résidence ou à une citoyenneté ne garantit donc ni la réussite d’une entreprise ni un avantage fiscal automatique.

Pour les entrepreneurs, le véritable sujet est finalement moins le «passeport puissant» que la capacité à réduire les frictions géographiques qui peuvent ralentir une entreprise internationale. La mobilité devient ainsi un élément de la stratégie patrimoniale et entrepreneuriale, au même titre que la diversification des marchés, des capitaux ou des implantations.

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Taxis électriques: la prime de 10 000 dinars ouverte jusqu’au 18 septembre

Les chauffeurs de taxi individuel souhaitant passer à la voiture électrique ont encore quelques semaines pour déposer leur candidature à une aide financière de 10 000 dinars. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) fixe au 18 septembre 2026 à 16h00 la date limite pour bénéficier de cette subvention.

Cette aide s’inscrit dans le cadre du programme visant à accélérer l’adoption de la mobilité électrique en Tunisie. Le dispositif cible spécifiquement l’acquisition de voitures électriques destinées aux taxis individuels. Pour les professionnels du transport, l’enjeu est concret: réduire le coût d’acquisition d’un véhicule électrique tout en préparant une activité moins dépendante des carburants conventionnels.

Le programme est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Sa mise en œuvre en Tunisie est assurée conjointement par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI/UNIDO), l’ANME et le ministère de l’Environnement.

Les candidats doivent respecter les conditions prévues dans l’appel à candidatures. Le dossier doit être déposé avant le 18 septembre à 16h00, délai fixé par l’ANME.

Les conditions détaillées et les modalités de candidature sont disponibles dans le communiqué publié par l’ANME.

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