Lese-Ansicht

Tunisair améliore sa ponctualité: 54% des vols avec moins de 15 minutes de retard

Tunisair a enregistré une amélioration de sa ponctualité au deuxième trimestre 2026. La part des vols accusant moins de 15 minutes de retard est passée de 39 à 54% sur un an. Dans le même temps, la compagnie a transporté 656 248 passagers, soit 1% de moins qu’au deuxième trimestre 2025.

L’activité reste toutefois contrastée. Le coefficient de remplissage a reculé à 71,6%, contre 75,2% un an plus tôt, alors que l’offre a légèrement progressé, avec 1,42 milliard de sièges-kilomètres offerts contre 1,39 milliard au deuxième trimestre 2025. La part de marché de Tunisair s’est, elle, établie à 20,5%, contre 20,1% au deuxième trimestre 2025. La compagnie exploitait toujours 19 avions. Leur utilisation moyenne a néanmoins augmenté, atteignant 9,97 heures par jour et par appareil, contre 8,70 heures un an auparavant. Le nombre total d’heures de vol a progressé de 3%, à 13 559 heures.

Le fret affiche une évolution plus favorable. Le tonnage transporté a atteint 1 839 tonnes, contre 1 302 tonnes au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 41%. Les tonnes-kilomètres transportées ont augmenté de 13%, tandis que le coefficient de chargement est resté presque stable, à 62,4% contre 62,7%.

La principale hausse de charges concerne le carburant. Les dépenses sont passées de 85 à 164 millions de dinars, soit une progression de 93%. Tunisair attribue cette hausse à la flambée des cours du Brent et à l’élargissement du crack spread entre le Brent et le kérosène aviation Jet A-1. Selon la compagnie, le prix moyen de la tonne de Jet A-1 a quasiment doublé au deuxième trimestre 2026.
Les charges d’entretien et de réparation ont également fortement augmenté, passant de 8 à 29 millions de dinars, soit +263%. Les dépenses d’assistance au sol ont progressé de 16%, celles de catering de 9% et les charges de personnel de 13%. À l’inverse, le coût de location des avions a diminué de 19%.

L’endettement de Tunisair s’est établi à 728 millions de dinars, contre 594 millions au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 23%. La compagnie explique cette progression par la mise en place de nouveaux crédits en 2025 et au début de 2026. Les charges financières ont également augmenté, passant de 6 à 11 millions de dinars, soit +83%. En revanche, les liquidités et équivalents de liquidité ont atteint 153 millions de dinars, contre 90 millions un an auparavant.

L’article Tunisair améliore sa ponctualité: 54% des vols avec moins de 15 minutes de retard est apparu en premier sur Managers.

  •  

La Tunisie produit plus d’électricité, mais reste dépendante des importations

La production nationale d’électricité a progressé de 5% au premier semestre 2026, atteignant 9 550 GWh à fin juin, contre 9 058 GWh un an plus tôt. Cette hausse s’accompagne toutefois d’une dépendance persistante aux achats extérieurs, principalement auprès de l’Algérie, qui ont couvert 10% des besoins du marché local sur la période.

Selon le rapport de conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM), la production destinée au marché local a augmenté de 4%. La STEG reste largement dominante dans le paysage électrique tunisien, avec 91% de la production nationale à fin juin.

Les énergies renouvelables représentent désormais 9,2% de la production électrique nationale. La progression est également visible du côté de l’autoproduction: environ 500 MW de capacités photovoltaïques ont été installées sur les toitures résidentielles, tandis que 130 MW supplémentaires sont déployés sur les réseaux moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

La pointe de consommation électrique a atteint 4 750 MW, en hausse de 5% par rapport aux 4 531 MW enregistrés à fin juin 2025. Cette progression intervient alors même que les ventes d’électricité n’ont augmenté que de 1% sur un an.

Dans le détail, les ventes aux clients de haute tension ont reculé de 5%, tandis que celles des clients moyenne tension ont progressé de 1%. Pour la basse tension, largement dominée par les ménages, l’ONEM appelle toutefois à la prudence: la facturation bimestrielle et le recours à des estimations pour une partie des factures ne permettent pas encore de mesurer précisément la consommation réelle.

Les industriels restent les principaux consommateurs d’électricité parmi les clients haute et moyenne tension. Ils représentent 59% de leur demande totale à fin juin 2026. Les évolutions divergent toutefois selon les branches. L’industrie chimique et pétrolière a réduit sa consommation de 5%, tandis que celle des matériaux de construction a diminué de 2%. À l’inverse, l’industrie du papier et de l’édition a enregistré une progression de 8%, et le pompage agricole de 6%.

L’article La Tunisie produit plus d’électricité, mais reste dépendante des importations est apparu en premier sur Managers.

  •  

En Arabie saoudite, Pinnacle lance un fonds pour financer les entreprises tech en croissance

La société d’investissement saoudienne Pinnacle Capital lance un nouveau fonds de capital-risque dédié aux entreprises technologiques déjà en phase de croissance. Le fonds investira à la fois dans de nouvelles levées de fonds et dans des transactions secondaires, permettant à certains investisseurs de vendre leurs participations.

L’objectif est de répondre à un besoin qui grandit avec la maturité de l’écosystème saoudien: les startups qui ont dépassé leur phase de démarrage ont encore des difficultés à trouver des financements importants et des opportunités de sortie. Le fonds ciblera principalement la fintech, l’e-commerce, la santé et le lifestyle, ainsi que les technologies liées au développement urbain de Riyad: immobilier, logement, mobilité et services urbains.

Pinnacle estime que ces secteurs bénéficient de tendances de fond en Arabie saoudite, notamment la digitalisation des services financiers, la croissance du commerce en ligne et la transformation rapide des villes. Avec les investissements secondaires, le fonds veut également apporter davantage de liquidité au marché. Concrètement, des fondateurs ou investisseurs existants pourront céder une partie de leurs participations sans attendre une introduction en Bourse ou un rachat de l’entreprise.

Le lancement marque ainsi une nouvelle étape pour le capital-risque saoudien: au-delà du financement des startups, l’enjeu devient désormais d’accompagner leur croissance et de faciliter les sorties des investisseurs.

L’article En Arabie saoudite, Pinnacle lance un fonds pour financer les entreprises tech en croissance est apparu en premier sur Managers.

  •  

Le canadien Zimar choisit ce pays africain pour investir 1,9 milliard de dollars

1,9 milliard de dollars pour une raffinerie capable de traiter 100 000 barils de pétrole par jour. Le groupe canadien Zimar a choisi le Niger pour implanter ce vaste projet industriel à Dosso, dans le sud-ouest du pays. La convention avec l’État nigérien a été signée le 15 août 2026.

Le projet prévoit la construction d’une raffinerie accompagnée d’un complexe pétrochimique. Le chantier doit durer trois ans, avant une phase d’exploitation de 13 ans dans le cadre d’un partenariat de type BOT (Build, Operate and Transfer). L’installation sera composée de trois unités de production: une première de 30 000 barils par jour, puis deux autres de 35 000 barils chacune. Sa capacité totale atteindra ainsi 100 000 barils par jour. Le complexe pétrochimique doit compléter cette infrastructure afin d’augmenter la transformation locale du pétrole et de développer des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée.

Zimar n’arrive pas au Niger avec un projet entièrement nouveau. Un mémorandum d’entente avait déjà été signé en octobre 2024 pour une raffinerie modulaire de même capacité. Le projet a depuis été réorienté vers une raffinerie classique. Les autorités ont notamment révisé les termes de référence et repris l’étude de faisabilité avant de parvenir à la nouvelle convention.

Le projet intervient alors que le Niger cherche à mieux valoriser sa production pétrolière. Le pays produit environ 110 000 barils par jour, tandis que sa raffinerie de Zinder dispose d’une capacité d’environ 20 000 barils par jour.

La future raffinerie de Dosso pourrait donc multiplier les capacités nationales de raffinage et réduire le recours aux importations de produits pétroliers. Elle pourrait également positionner le Niger comme un fournisseur de produits raffinés sur les marchés de la région. Pour l’instant, la prochaine étape sera de concrétiser le montage financier et technique du projet. La signature de la convention officialise l’investissement annoncé, mais le 1,9 milliard de dollars doit encore être effectivement mobilisé et le chantier lancé.

L’article Le canadien Zimar choisit ce pays africain pour investir 1,9 milliard de dollars est apparu en premier sur Managers.

  •  

Tanzanie: l’un des plus grands projets hydroélectriques d’Afrique, à 2,9 milliards de dollars, entre en service

2 115 MW de capacité supplémentaire: c’est ce que la Tanzanie met désormais sur son réseau grâce au Julius Nyerere Hydropower Project (JNHPP), l’un des plus grands chantiers énergétiques du pays. Avec un investissement d’environ 2,9 milliards de dollars, le barrage doit fournir un nouveau levier à l’industrie et à l’économie tanzaniennes.

Installé sur le fleuve Rufiji, le complexe dispose de neuf turbines de 235 MW chacune et vise une production annuelle d’environ 5 920 GWh. Le projet est réalisé par les groupes égyptiens Arab Contractors et Elsewedy Electric pour le compte de Tanzania Electric Supply Company (Tanesco).

L’enjeu est d’abord industriel. Avec cette nouvelle capacité, Dar es Salaam cherche à réduire les contraintes liées à l’approvisionnement électrique et à accompagner la progression de la demande. Mines, usines, agriculture irriguée, infrastructures numériques et autres activités fortement consommatrices d’électricité font partie des secteurs susceptibles de bénéficier de cette augmentation de l’offre.

Les premiers chiffres donnent déjà une idée du poids du projet. Selon les données communiquées par les autorités tanzaniennes, le JNHPP représentait 44,9% de l’électricité injectée dans le réseau national sur les douze mois précédant le 31 mai 2026.

Le chantier représente également un choix financier et stratégique lourd pour l’État. Son coût, initialement évalué à environ 6,56 billions de shillings tanzaniens, a atteint près de 7,45 billions de shillings, selon les données les plus récentes. Le financement repose principalement sur les ressources publiques tanzaniennes.

Au-delà de la production électrique, Dar es Salaam mise donc sur un effet d’entraînement: davantage d’électricité disponible doit permettre d’attirer de nouveaux investissements, d’augmenter les capacités de production locales et de soutenir la croissance des secteurs industriels.

Le projet doit officiellement être inauguré le 22 août 2026 par la présidente Samia Suluhu Hassan. Pour la Tanzanie, le défi sera désormais de transformer cette infrastructure énergétique en résultats économiques concrets.

L’article Tanzanie: l’un des plus grands projets hydroélectriques d’Afrique, à 2,9 milliards de dollars, entre en service est apparu en premier sur Managers.

  •  

Mohamed Essafi prend la direction générale adjointe de DAAM

Mohamed Essafi est nommé directeur général adjoint de DAAM (ancien CFE-Tunisie) à compter du 1er juillet 2026. Il élargit ainsi son périmètre de responsabilités au sein de l’institution de microfinance, avec un mandat centré notamment sur la stratégie, le développement, la transformation et la performance.

L’annonce a été faite par Mohamed Essafi lui-même sur LinkedIn. Après plus de trois années chez DAAM, dont la majeure partie consacrée au pilotage de l’activité commerciale et du crédit, il accède désormais à une fonction de direction générale. Son nouveau poste vient compléter son expérience dans le développement d’activités, la gestion financière et le pilotage de la performance.

Avant de rejoindre DAAM en janvier 2023 comme Sales Manager, Mohamed Essafi a construit l’essentiel de sa carrière dans la finance et le management.

Il a notamment passé près de six ans chez Citibank Tunisie, où il a occupé des fonctions liées à la trésorerie, au cash management et au suivi du risque crédit. Il a ensuite rejoint Shell Tunisie comme Treasury Manager, avant de prendre la responsabilité financière de TAV Tunisie puis de Tibah Airports Operation Company en Arabie saoudite. Son parcours comprend également une expérience entrepreneuriale. Entre 2016 et 2022, il a fondé et dirigé SIM Trade, une entreprise spécialisée dans la distribution en gros de montures optiques, lunettes de soleil et équipements destinés au secteur de l’optique. Il a également été General Manager de Bricorama Tunisie entre 2014 et 2016.

Dans son nouveau rôle, Mohamed Essafi indique vouloir contribuer au développement et aux ambitions futures de DAAM, avec un périmètre désormais plus large que celui de la seule activité commerciale. L’enjeu est particulièrement stratégique pour DAAM, qui se positionne sur le financement et l’accompagnement des micro et petits entrepreneurs en Tunisie. L’institution compte actuellement 18 agences à travers le pays et fait de l’accès aux services financiers et du développement de l’entrepreneuriat une partie centrale de sa mission. 

Diplômé de l’Institut supérieur de gestion (ISG) de Tunis, où il a obtenu un Bachelor of Science en Business Management and Marketing entre 1993 et 1997, il dispose ainsi de près de trois décennies d’expérience professionnelle dans des secteurs allant de la banque et de l’énergie à l’aérien, au commerce et à la microfinance.

L’article Mohamed Essafi prend la direction générale adjointe de DAAM est apparu en premier sur Managers.

  •  
❌