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Enquête: pourquoi les entreprises allemandes continuent-elles de miser sur la Tunisie?

Les entreprises allemandes implantées en Tunisie restent confiantes dans le potentiel du pays.

C’est le principal enseignement de l’enquête annuelle sur le climat des affaires présentée par la Chambre Tuniso-Allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie). Malgré un contexte international incertain, la majorité des investisseurs prévoient de maintenir, voire d’accroître leurs investissements en 2027.

Les résultats montrent que 82% des entreprises interrogées envisagent de conserver ou d’augmenter leurs investissements. Dans le même temps, 44% prévoient de recruter davantage, signe d’une stratégie de développement qui s’inscrit dans la durée.

La Tunisie passe du “low cost” au “best cost”

Le principal changement mis en avant par l’enquête concerne les critères d’attractivité du pays. Pour la première fois, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée devient le premier facteur d’implantation, devant le coût de production et la proximité avec l’Europe.

Lors de la présentation de l’étude, plusieurs entreprises ont souligné que le site tunisien figure aujourd’hui parmi les meilleurs au sein de leurs groupes internationaux. Cette évolution traduit un changement de modèle. A dire vrai, la Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination compétitive en termes de coûts, mais comme une plateforme offrant des compétences techniques et industrielles à forte valeur ajoutée.

Cette montée en gamme se reflète également dans la nature des investissements. Plusieurs groupes allemands développent désormais des centres de recherche et développement (R&D) en Tunisie, tandis que chaque entreprise dispose d’un centre d’excellence, chargé de développer des expertises spécifiques pour l’ensemble du groupe.

Une activité en progression

L’année 2025 a confirmé cette dynamique. Près de 67% des entreprises ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires par rapport à 2024, tandis que plus d’une entreprise sur deux a renforcé ses effectifs.

Par ailleurs, pour 2027, 92% des répondants anticipent une activité bonne ou satisfaisante. Par ailleurs, 71% estiment que la situation économique tunisienne restera stable ou connaîtra une amélioration.

Une porte d’entrée vers l’Afrique

Au-delà du marché tunisien, les investisseurs voient également le pays comme une base de développement régional. Selon l’enquête, 79% des entreprises considèrent la Tunisie comme un futur hub pour leurs activités en Afrique.

Cette perception confirme le positionnement croissant du pays comme plateforme industrielle et logistique reliant les marchés européens et africains.

En filigrane, l’enquête 2026 de l’AHK Tunisie montre que la compétitivité du pays repose désormais moins sur le coût du travail que sur la qualité de ses compétences, son expertise industrielle et sa capacité à accueillir des projets technologiques à forte valeur ajoutée. C’est cette évolution qui nourrit aujourd’hui la confiance des investisseurs allemands.

 

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Après une panne électrique, la Bourse de Tunis réactive l’ensemble de ses services

La Bourse de Tunis a annoncé, jeudi, le retour à la normale de l’ensemble de ses activités, après avoir finalisé les travaux de remise en service de son centre informatique principal, perturbé par une panne d’origine électrique survenue le 28 juin dernier.

L’institution précise également que son site internet est de nouveau entièrement opérationnel. Les données de marché, les communiqués et les autres services en ligne sont à nouveau accessibles, d’après communiqué.

De son côté, le Conseil du Marché Financier (CMF) indique que les équipes techniques sont intervenues dès la détection de l’incident afin de rétablir les systèmes dans les meilleurs délais.

Le régulateur ajoute qu’une enquête technique est toujours en cours pour identifier l’origine exacte de la panne. L’objectif est de tirer les enseignements nécessaires et, si besoin, de renforcer les dispositifs de sécurité et de résilience des infrastructures informatiques.

En attendant le retour complet du centre principal, la BVMT a activé son Plan de Continuité d’Activité (PCA) en basculant les opérations vers son site de secours les 29 et 30 juin ainsi que le 1er juillet. Cette solution a permis d’assurer la continuité des échanges sans interruption.

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Avant de miser sur l’IA, les entreprises doivent devenir « data first », selon le CEO de Medianet

L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans tous les secteurs d’activité. Pourtant, pour de nombreuses entreprises, la priorité n’est pas encore d’adopter les derniers outils d’IA, mais de construire des bases solides autour de leurs données. C’est le principal message défendu par Iheb Beji, CEO de Medianet, qui estime que la compétitivité des entreprises dépendra désormais de leur capacité à collecter, structurer et exploiter leurs données avant même d’intégrer l’intelligence artificielle.

Pour le dirigeant, beaucoup d’organisations abordent encore leur transformation numérique par le mauvais angle. Elles investissent dans de nouveaux logiciels ou cherchent à intégrer des solutions d’IA sans disposer de données fiables ni d’une véritable stratégie. « Une entreprise doit d’abord devenir data first avant de devenir AI first », résume-t-il.

Selon lui, cette approche consiste à placer la donnée au cœur de toutes les décisions de l’entreprise. Chaque activité génère des informations précieuses : les ventes, les visiteurs, les clients, les performances commerciales, la consommation énergétique ou encore les ressources humaines. Ces données doivent être collectées, organisées et analysées afin de guider les décisions stratégiques.

Pour illustrer cette démarche, Medianet a développé des tableaux de bord qui permettent notamment de suivre le nombre de visiteurs accueillis dans ses locaux, leur profil, leur motif de visite ou encore la consommation énergétique des bâtiments. L’analyse de ces données a permis d’identifier des pistes d’optimisation parfois inattendues. L’entreprise a, par exemple, évalué l’impact de la température des bureaux sur le confort des collaborateurs et sur la facture énergétique. Une simple augmentation d’un degré des climatiseurs peut représenter plusieurs milliers de dinars d’économies par an, tout en restant compatible avec les standards internationaux de confort au travail.

La donnée est également utilisée pour améliorer la prise de décision dans les ressources humaines. En analysant les préférences des collaborateurs, l’entreprise adapte certains paramètres de son environnement de travail afin d’améliorer le bien-être et, à terme, la productivité.

Mais disposer de données ne suffit pas. Encore faut-il les préparer avant de les exploiter. Le CEO de Medianet compare ce processus à celui d’une chaîne de production. Les données passent d’abord par un premier niveau brut, qu’il qualifie de « Bronze ». Elles sont ensuite nettoyées, enrichies et structurées pour atteindre le niveau « Silver », avant d’être consolidées dans une version « Gold », seule réellement exploitable pour la prise de décision ou l’entraînement de modèles d’intelligence artificielle.

Cette phase de préparation est souvent négligée alors qu’elle représente une condition essentielle à la réussite de tout projet d’IA.

Autre idée reçue que le dirigeant remet en question : la transformation digitale ne peut pas être confiée à une seule personne. De nombreuses entreprises créent aujourd’hui un poste de responsable de la transformation numérique, pensant résoudre ainsi le problème. Selon lui, cette approche constitue l’une des principales causes d’échec.

La transformation digitale n’est pas un projet porté par un département, mais un changement qui concerne l’ensemble de l’organisation. Chaque direction doit partager les mêmes objectifs, contribuer à la qualité des données et adapter ses méthodes de travail. Isoler cette responsabilité sur une seule personne crée au contraire des résistances internes et ralentit l’adoption des nouveaux processus.

Ces résistances représentent d’ailleurs, selon lui, le principal obstacle à la transformation des entreprises. Cette transformation nécessite également du temps. Les entreprises espèrent souvent obtenir un retour sur investissement rapide après l’achat d’une solution numérique. Or, selon Iheb Beji, construire une véritable culture de la donnée demande plusieurs années. Les premiers résultats opérationnels peuvent apparaître relativement vite grâce à certains cas d’usage, mais une transformation profonde nécessite généralement deux à trois ans pour produire tout son potentiel.

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Une étape historique pour la Chambre de commerce tuniso-belgo-luxembourgeoise (CCTBL)

La Chambre de commerce tuniso-belgo-luxembourgeoise (CCTBL) annonce que, lors de sa réunion du 27 juin 2026, la Belgian-Luxembourg Chambers of Commerce Abroad (BLCCA), Fédération des chambres de commerce belges à l’étranger, a officiellement approuvé son accréditation.
Cette reconnaissance fait de la CCTBL la troisième Chambre de commerce africaine accréditée, après celles d’Afrique du Sud et du Maroc. Elle vient récompenser les efforts déployés depuis la création de la Chambre ainsi que l’engagement de ses membres, partenaires et institutions qui ont contribué à cette réussite.
Cette accréditation constitue une étape majeure dans le développement des relations économiques, commerciales et d’investissement entre la Tunisie, la Belgique et le Luxembourg. Elle permettra à la CCTBL de renforcer son rôle de plateforme de coopération au service des entreprises et des investisseurs des trois pays avec un accès à un nombre important de partenaires potentiels.
La CCTBL remercie chaleureusement l’ensemble de ses membres, partenaires ainsi que les autorités belges, luxembourgeoises et tunisiennes pour leur confiance et leur soutien, et réaffirme son engagement à promouvoir des partenariats durables et des échanges économiques toujours plus dynamiques.

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Investissement international: la Tunisie stagne, le Maroc inarrêtable!

La Tunisie a perdu sept places dans la toute récente mise à jour du Global Investment Risk and Resilience Index, la référence internationale quant aux capacités des États à offrir aux investisseurs un environnement d’investissement stable, sûr et résilient.

Ce classement se fait en fonction de 13 indicateurs issus de près de trois mille données évaluant le degré d’exposition des États aux risques majeurs freinant l’investissement. Sur les treize indicateurs en question, cinq sont destinés à l’évaluation du niveau de risque. Il peut s’agir, en ce sens, de risques institutionnels, climatiques, économiques ou géopolitiques qui peuvent être liés à la qualité des réglementations internes, à la volatilité des devises ou à l’inflation.

Une performance qui laisse à désirer

Le classement de la Tunisie au 118 rang mondial illustre sa performance qui laisse à désirer en matière d’investissement international. Son score global de 52,5 sur 100 n’a certes pas bougé, mais lors de la précédente mise à jour du classement, elle était 111e.

La Tunisie stagne et ce sont les autres qui avancent. Pire encore, un examen plus détaillé de la performance tunisienne permet de pointer du doigt ses principales défaillances, ou plutôt les risques relevés qui repoussent le plus les investisseurs internationaux, et c’est le risque juridique et réglementaire qui sort du lot. En d’autres termes, ce classement illustre un fait, en matière d’investissement: les lois et réglementations de la Tunisie sont à l’origine de l’indifférence des investisseurs internationaux quant aux possibilités qu’elle peut leur offrir.

Loin devant la Tunisie, Maurice, 57e à l’échelle internationale, est en pole position des pays africains, il devance le Botswana, 58e, et le Maroc, 70e, qui gagne au passage 28 positions et ferme la marche du trio africain de tête.

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Une interconnexion électrique de 770 millions d’euros entre l’Italie et la Tunisie entre en phase décisive

Un contrat d’environ 770 millions d’euros vient d’être attribué à Hitachi Energy pour construire les stations de conversion du projet Elmed, la première interconnexion électrique directe entre la Tunisie et l’Italie. Cette étape marque un tournant: le processus d’approvisionnement est désormais bouclé pour ce câble sous-marin stratégique reliant l’Europe et l’Afrique du Nord.

Le projet est porté conjointement par Terna, gestionnaire du réseau électrique italien dirigé par Pasqualino Monti, et par la STEG. Il s’agit d’une infrastructure HVDC (courant continu haute tension) de nouvelle génération, pensée pour transporter jusqu’à 600 MW sur environ 220 km, dont une grande partie sous la Méditerranée, à des profondeurs pouvant atteindre 800 mètres dans le détroit de Sicile.

Dans les faits, deux stations de conversion seront construites: l’une à Partanna en Sicile, l’autre à Mlaabi (région de Menzel Temime) en Tunisie. Elles seront réalisées avec la participation de D’Agostino Costruzioni Generali SpA côté italien et Orascom Construction SAE côté tunisien, notamment pour les travaux de génie civil et les installations techniques.

Au-delà de l’infrastructure, Elmed s’inscrit dans une stratégie beaucoup plus large: renforcer les échanges énergétiques euro-méditerranéens et accélérer l’intégration des réseaux électriques. Le projet est présenté comme un levier clé pour faciliter l’absorption des énergies renouvelables et sécuriser les approvisionnements dans un contexte de transition énergétique mondiale.

Financièrement, le chantier global de l’interconnexion est estimé à 1,42 milliard d’euros, dont 307 millions d’euros financés par la Commission européenne via le mécanisme pour l’interconnexion en Europe, géré par CINEA. C’est une première: l’Union européenne finance ici une infrastructure reliant directement un État membre à un pays tiers. Le projet bénéficie aussi du soutien d’institutions comme la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la KfW, renforçant son poids géopolitique autant qu’énergétique.

 

 

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Export vers l’Afrique: normes, information et financement, les trois défis des entrepreneures

«Toutes les entreprises ne sont pas prêtes à exporter. Aller sur un marché sans préparation peut même mettre une entreprise en danger». C’est le principal avertissement lancé par Naila Abbas, experte en facilitation de l’accès aux marchés à l’UNIDO, lors d’un panel consacré au commerce numérique, à l’accès aux marchés de la Zlecaf et à la préparation des entreprises dirigées par des femmes à l’export, organisé dans le cadre de la 7e COMFWB Regional Trade Fair and Business Conference à Tunis.

Pour l’experte de l’ONUDI, l’ouverture du marché africain représente une opportunité considérable. La Zlecaf constitue «la plus grande zone de libre-échange au monde», avec plus d’un milliard de consommateurs et un PIB combiné de 2 500 milliards de dollars. Pourtant, de nombreuses PME, en particulier celles dirigées par des femmes, peinent encore à tirer parti de ce potentiel.

Selon elle, les obstacles ne sont pas différents de ceux rencontrés par les hommes, mais ils pèsent davantage sur les entreprises féminines, généralement de plus petite taille et disposant de ressources plus limitées. La première étape consiste donc à s’assurer que l’entreprise est réellement prête à exporter. Cela passe notamment par la conformité des produits aux normes sanitaires et de qualité, l’obtention des certifications exigées, la mise en place de systèmes de traçabilité ainsi qu’une capacité de production suffisante pour répondre à une commande internationale.

«Trouver un acheteur ne suffit pas. Il faut aussi être capable de produire les volumes demandés et disposer du financement nécessaire pour honorer les commandes», a souligné Naila Abbas, évoquant le cas d’une entrepreneure incapable de répondre à un important contrat faute de capacité de production.

L’experte a également insisté sur le manque d’information dont souffrent encore les entreprises africaines. Des consultations menées auprès de plus de 120 associations de femmes entrepreneures ont montré qu’il est parfois plus simple de commercer avec l’Europe ou la Chine qu’avec un pays africain voisin, faute d’informations fiables sur les marchés du continent. Pour y remédier, elle recommande de s’appuyer sur les outils numériques, les plateformes d’intelligence de marché de l’International Trade Centre (ITC) ainsi que sur l’intelligence artificielle afin d’identifier les marchés porteurs, comprendre les réglementations locales et préparer une stratégie d’exportation.

Au-delà de l’information, la formation reste un enjeu majeur. Les entrepreneures doivent maîtriser les mécanismes de fixation des prix à l’export, les Incoterms, les coûts logistiques, les assurances ou encore les procédures douanières avant de se lancer sur un marché étranger. L’accès au financement progresse toutefois, selon Naila Abbas. Elle a indiqué que plusieurs bailleurs internationaux financent désormais directement les PME à travers des appels à projets offrant des subventions comprises entre 10 000 et 200 000 euros. Ces financements permettent d’investir dans les équipements, d’améliorer la qualité des produits ou encore de financer la prospection commerciale. Grâce à cet accompagnement, une dizaine d’entreprises accompagnées par l’ONUDI sont désormais prêtes à exporter vers la Côte d’Ivoire, notamment dans les secteurs des cosmétiques, des huiles essentielles et des épices.

De son côté, Jihene Bouzguine, CEO de JOWA, femme entrepreneure, a partagé son expérience d’entrepreneure en identifiant quatre principaux obstacles à l’export: le financement, les aspects juridiques, les ressources humaines et l’accès à l’information. «Ce qui fait la différence entre deux entrepreneurs, c’est la capacité à trouver l’information», a-t-elle estimé. Elle a rappelé que de nombreux programmes internationaux financent les voyages de prospection, les formations ou les démarches d’internationalisation, mais que beaucoup d’entreprises ignorent encore leur existence.

L’entrepreneure a également insisté sur la nécessité de sécuriser les transactions internationales en maîtrisant les réglementations propres à chaque pays, en formalisant les contrats et en vérifiant la fiabilité des partenaires commerciaux avec l’appui d’organismes spécialisés tels que les agences de promotion des exportations ou les représentations diplomatiques.

Pour Fanja Razakaboana, COMFWB Chapter Madagascar, la digitalisation constitue désormais un levier indispensable pour accéder aux marchés africains, même si la fracture numérique demeure une réalité dans plusieurs pays. Elle a plaidé pour un accompagnement renforcé des entreprises dans leur transformation numérique et leur mise en conformité réglementaire, tout en citant l’exemple de Madagascar, qui a récemment lancé un portail numérique permettant aux entreprises d’accéder aux informations sur les procédures d’importation, d’exportation, les taxes et les réglementations commerciales.

Enfin, la représentante malgache a souligné que les réseaux régionaux comme le COMFWB constituent un atout majeur pour les entrepreneures africaines. «Seule, une femme entrepreneure ne peut pas lever toutes les barrières. En mutualisant nos efforts au sein de réseaux régionaux, nous pouvons accéder plus rapidement aux marchés et partager les informations dont nous avons toutes besoin», a-t-elle conclu.

 
 

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AGIL Energy – Utica: coup d’envoi de la première édition nationale du Grand Prix de la performance énergétique (GPPE)

Le lancement de la première édition nationale du Grand Prix de la performance énergétique (GPPE) a eu lieu, cette semaine, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).

Cette initiative a été mise en place en réaction aux profondes mutations du contexte économique international marqué par des changements brutaux en matière de maîtrise énergétique. L’idée est de poser les bases d’une culture d’évaluation objective avec des standards concrets et atteignables.

À terme, les entreprises tunisiennes concernées seront assez outillées pour limiter leur dépendance énergétique et résister à la hausse des coûts. L’objectif est également de se conformer aux nouvelles réglementations internationales en matière énergétique, qui sont de plus en plus intraitables avec les secteurs et activités trop énergivores.

Sept secteurs d’activité et une grille d’évaluation de 100 points 

L’attribution de ce prix se fera en fonction d’une grille de 100 points constituée de critères économiques, environnementaux et organisationnels. Pour être primées, les entreprises en question doivent atteindre un seuil minimal de 70 points.

Au total, la première édition de ce prix couvrira sept secteurs d’activité: l’industrie, la mobilité électrique, les énergies solaires, les équipements électroménagers performants, le tourisme, le bâtiment et les banques et institutions de microfinance.

Ce grand prix, avec son système à points, pourrait jouer le rôle d’un référentiel national pour les entreprises respectueuses de l’environnement, puisant sa légitimité dans le partenariat public-privé à l’origine de son lancement. Cette initiative est, en effet, parrainée exclusivement par la Société nationale de distribution des pétroles AGIL Energy avec la contribution de l’Utica et de plusieurs organismes publics, à l’instar de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

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De Crémone à Siliana, le savoir-faire italien au service des éleveurs tunisiens

La filière bovine laitière en Tunisie s’est toujours distinguée par un potentiel aussi prometteur qu’inexploité. C’est dans ce cadre que le bureau de l’Agence italienne pour la coopération au développement à Tunis a procédé mercredi, à la Société de la Foire de Siliana, au lancement du projet «ZAFIT – Formation agro-zootechnique durable pour de meilleures opportunités d’emploi en Tunisie».

La coopération italienne a mis les gros moyens pour la concrétisation de ce projet. Au total, 1,8 million d’euros, soit près de 6 millions de dinars, serviront à son financement avec la participation de la commune de Crémone.

Faire face aux défis structurels et fonctionnels du secteur

Ce projet s’adresse principalement aux exploitants agricoles de Siliana, qui disposent d’un savoir-faire ancestral dans la filière bovine laitière. L’idée est de les accompagner pour qu’ils puissent faire face aux défis structurels et fonctionnels qui rythment leur quotidien d’éleveurs. L’objectif, à terme, est de mettre les bases d’une filière compétitive, résistante aux chocs économiques et créatrice d’emplois à l’échelle locale.

«ZAFIT» s’adresse aussi bien aux éleveurs de Siliana qu’aux agents des institutions régionales agricoles. Il s’articule autour de cinq initiatives entrepreneuriales destinées à 300 familles d’éleveurs. L’idée n’est pas seulement d’appuyer les activités existantes de ces exploitants, mais de les encourager à concevoir et mettre en œuvre de nouveaux projets à fort potentiel pour consolider la filière.

Les ressources hydriques, la participation des jeunes et des femmes ainsi que le bien-être animal seront au centre de ce projet. Il n’est pas uniquement question de l’amélioration de la production laitière dans la région. Ce projet vise à améliorer et renforcer les compétences et les connaissances des éleveurs tout en soutenant l’emploi local et mettant les bases d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Un partenariat avec la commune italienne de Crémone

Ce projet repose également sur le partenariat avec la commune italienne de Crémone. Un territoire disposant d’une reconnaissance européenne et internationale dans la filière laitière. Il s’agit en effet de l’un des territoires qui alimentent le plus l’Italie en production laitière avec 1,6 million de tonnes de lait collectés en 2024.

Cette initiative permettra, dans ce contexte, de mettre en place des passerelles de compétences et d’expériences qui prennent en compte les spécificités locales de Siliana et les difficultés du secteur agricole en Tunisie. Des professionnels italiens et des éleveurs tunisiens travailleront en étroite collaboration avec la participation de plusieurs institutions pour dépasser l’aspect ponctuel du financement prévu et construire une coopération durable et efficiente.

Face aux nombreux défis et difficultés auxquels fait face l’agriculture tunisienne, ZAFIT est capable d’apporter des solutions concrètes à l’échelle locale dans une région du pays qui a toujours été pénalisée par le changement climatique, le manque de modernisation et le stress hydrique.

 

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La Tunisie entre dans la course aux milliards de l’intelligence artificielle. Détails

Les investissements dans les centres de données en Afrique devraient atteindre 8,76 milliards de dollars d’ici à 2031, un marché porté par l’essor du cloud, de l’intelligence artificielle (IA) et de la demande croissante de stockage local des données. Dans cette dynamique, la Tunisie figure désormais parmi les pays qui attirent l’attention des investisseurs internationaux, aux côtés du Maroc, selon un rapport publié le 24 juin par Arizton Advisory & Intelligence.

Jusqu’à présent, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria et l’Égypte restent les principaux pôles du continent. Ces pays concentrent la majorité des investissements grâce à des réseaux télécoms plus développés, une meilleure connectivité internationale et une demande soutenue pour les services cloud et de colocation. L’Égypte se distingue également par un coût de construction estimé entre 8 et 10 dollars par watt, ce qui en fait l’un des marchés les plus compétitifs d’Afrique pour les nouveaux projets.

Le rapport souligne toutefois que la Tunisie et le Maroc gagnent en attractivité. Leur proximité avec l’Europe et leur connexion à plusieurs câbles sous-marins renforcent leur position comme futurs hubs d’interconnexion entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Cette évolution élargit progressivement la carte des investissements au-delà des marchés historiques.

Selon Arizton, le marché africain des data centers enregistrera une croissance annuelle moyenne de 15,76% jusqu’en 2031. Le segment des centres de données en colocation progressera encore plus vite, avec un taux de croissance annuel de 23,74%, les entreprises privilégiant des infrastructures flexibles plutôt que leurs propres installations.

Cette croissance est alimentée par l’adoption rapide de l’IA, du machine learning, du big data et de l’Internet des objets (IoT), qui nécessitent des capacités de calcul toujours plus importantes. Les grands acteurs technologiques investissent également dans cette transformation numérique en Afrique, tandis que les opérateurs développent des centres de données adaptés aux charges de travail liées à l’IA.

Le rapport met également en avant deux facteurs devenus déterminants pour les futurs investissements: l’accès à une énergie fiable et la qualité de la connectivité internationale. Face à l’augmentation de la consommation électrique des centres de données, les opérateurs misent de plus en plus sur les énergies renouvelables afin de sécuriser leur approvisionnement et de réduire leurs coûts. Parallèlement, le développement des câbles sous-marins améliore la résilience des réseaux africains et renforce l’attractivité des pays les mieux connectés, notamment en Afrique du Nord.

 

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Yasmine Hammamet: l’ONAS dément un rejet d’eaux usées, un épisode qui rappelle les défis des villes côtières face aux pluies extrêmes

Les images d’un écoulement observé sur la plage de Yasmine Hammamet, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité de nombreuses interrogations sur une éventuelle pollution des eaux de baignade, en pleine saison estivale.

Face à la polémique, l’Office national de l’assainissement (ONAS) a tenu à clarifier l’origine de cet écoulement. Dans un communiqué publié par le ministère de l’Environnement, l’office affirme que les eaux visibles dans la vidéo ne proviennent pas du réseau d’assainissement, mais correspondent à des eaux pluviales évacuées par un exutoire naturel à la suite des récentes précipitations. Selon les vérifications effectuées par la direction régionale de l’ONAS à Nabeul, les installations d’assainissement desservant la zone touristique de Yasmine Hammamet fonctionnent normalement et aucune fuite ni défaillance n’a été constatée.

Au-delà de cette mise au point, l’épisode met en lumière une problématique à laquelle sont confrontées de nombreuses villes côtières. Lors de fortes pluies, les eaux de ruissellement peuvent entraîner vers la mer des sédiments, de la boue, des déchets ou des matières organiques, donnant parfois l’impression de rejets d’eaux usées alors qu’il s’agit de systèmes destinés à évacuer les eaux pluviales.

Dans son sixième rapport d’évaluation, le GIEC identifie le bassin méditerranéen comme une zone particulièrement vulnérable (“climate change hotspot”) aux impacts du changement climatique, avec une augmentation des risques de précipitations extrêmes et d’inondations soudaines, susceptibles de mettre sous pression les infrastructures urbaines.

La Tunisie, située sur le littoral méditerranéen, n’est d’ailleurs pas un cas isolé. En juin 2026, la commune française de Saint-Laurent-du-Var, près de Nice, a interdit temporairement la baignade sur plusieurs plages après de fortes pluies ayant provoqué un important ruissellement vers la mer. Quelques mois plus tôt, Antibes et Juan-les-Pins avaient également fermé plusieurs plages par mesure de précaution à la suite d’orages, le temps de réaliser des analyses de la qualité des eaux. En Italie, la ville balnéaire de Rimini a engagé depuis plusieurs années un vaste programme de modernisation de son réseau d’assainissement afin de limiter les débordements et les rejets vers le littoral lors des épisodes pluvieux.

Pour les destinations touristiques, ces situations dépassent la seule question technique. À l’heure des réseaux sociaux, une vidéo devenue virale peut rapidement alimenter les inquiétudes et affecter l’image d’une station balnéaire avant même que les autorités n’aient achevé leurs vérifications. Elles soulignent aussi l’importance d’investir dans des infrastructures adaptées aux phénomènes météorologiques extrêmes et de renforcer les dispositifs de surveillance de la qualité des eaux de baignade afin de préserver à la fois l’environnement et l’attractivité du littoral.

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1,2 milliard de dollars levé par les startups africaines au premier semestre 2026

Les pépites technologiques africaines ont levé plus de 415 millions de dollars en juin, portant le total des financements déclarés pour les six premiers mois de 2026 à 1,208 milliard de dollars, selon les données de Launch Base Africa. L’écosystème des startups du continent franchit ainsi, pour la troisième année consécutive, la barre du milliard de dollars au premier semestre.

C’est le verre à moitié plein. La face plus sombre du tableau révèle toutefois un recul d’environ 17% des financements en glissement annuel. Les capitaux se recentrent désormais sur des entreprises à forte intensité capitalistique et à caractère infrastructurel, tandis que la dette et les instruments de financement mixte gagnent du terrain face aux fonds propres.

Les entreprises actives dans le secteur climatique ont concentré, à elles seules, plus de 385 millions de dollars, soit 93% du montant total déclaré durant le mois de juin. Cette surreprésentation traduit à la fois la lourdeur des besoins en capitaux des modèles d’énergies propres et leur adéquation avec les priorités des bailleurs internationaux et des institutions de financement du développement. Les segments de mobilité électrique, solaire hors réseau, captation de carbone et infrastructures de chaîne du froid ont attiré des investissements significatifs.

Reste à savoir si le chiffre de 1,208 milliard de dollars enregistré au premier semestre sera interprété, en fin d’année, comme le signe d’une reprise durable. Une large part de la réponse dépendra de la dynamique du second semestre. Plusieurs tours de table d’envergure sont encore dans les tuyaux et pourraient être bouclés d’ici décembre. Par ailleurs, le marché de la dette, porté par des instruments innovants et une meilleure intégration des institutions financières locales, pourrait connaître une croissance plus rapide que celui des fonds propres.

 

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Le Franco-Tunisien Mehdi Houas prend la présidence de Numeum

Le Franco-Tunisien Mehdi Houas, fondateur et président du groupe de conseil en technologies Talan, a été élu président de Numeum, la première organisation représentant les entreprises du numérique en France. Il succède à Véronique Torner, dont le mandat de trois ans est arrivé à son terme.

Cette nomination confie les rênes du principal syndicat du secteur à un entrepreneur qui connaît déjà parfaitement l’organisation. Administrateur de Numeum depuis 2017, Mehdi Houas présidait les commissions «Finances & Fiscalité» et «Industrie du Futur». Il a également dirigé l’association Talents du Numérique entre 2022 et 2024, avant d’en rester administrateur.

Ingénieur diplômé de Télécom Paris, Mehdi Houas a débuté sa carrière chez Alcatel-Lucent, puis chez IBM, avant de créer plusieurs entreprises. Après Valoris et Chrysalead-Group, il fonde en 2002 Talan, devenu un groupe international spécialisé dans le conseil, l’innovation, la transformation numérique et la valorisation des données.

En Tunisie, Mehdi Houas a occupé les fonctions de ministre du Commerce et du Tourisme en 2011, au sein du gouvernement de transition formé après la révolution.

À la tête de Numeum, il aura notamment pour mission de porter les priorités de la filière auprès des pouvoirs publics français, de renforcer l’influence de l’organisation au niveau européen et de développer de nouveaux partenariats internationaux, notamment avec les écosystèmes numériques africains.

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OPCVM: le seuil symbolique des 11 milliards de dinars franchi

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Il n’aura fallu que six mois en 2026 pour que l’actif net total des OPCVM dépasse la barre symbolique des 11 milliards de dinars. L’épargne collective a clôturé le mois de juin avec un actif net de 11 205,9 MDT.  Depuis le début de l’année, la progression atteint 2 709,3 MDT, une hausse sans précédent.

Cette embellie est portée essentiellement par les véhicules obligataires dont l’actif net s’établit désormais à 9 362,8 MDT, en hausse de 2 109,4 MDT depuis janvier. Les OPCVM mixtes suivent loin derrière avec 1 803,4 MDT, tandis que les fonds actions ne pèsent que 39,6 MDT, un comportement de prudence persistante des épargnants tunisiens vis-à-vis des marchés actions. Le seul fonds monétaire disponible sur le marché est encore à ses débuts, avec un actif net de 0,1 MDT.

Sur le seul mois de juin, l’actif net global a progressé de 433,1 MDT, porté par les fonds obligataires (+267,3 MDT) et les fonds mixtes (+161,7 MDT). Ce rythme soutenu confirme l’appétit des investisseurs pour des produits offrant un rendement perçu comme plus stable et prévisible.

Plusieurs facteurs expliquent cette envolée historique. Il y a le réinvestissement des coupons obligataires, les émetteurs publics et privés ont massivement levé des capitaux sur le marché obligataire au cours des derniers exercices, offrant des rendements attractifs qui ont drainé l’épargne disponible. Idem pour les dividendes distribués par les sociétés cotées et qui sont généralement placés automatiquement dans les parts des fonds.

De plus, il y a une fuite vers la sécurité dans un contexte économique marqué par une inflation encore élevée et des incertitudes sur le marché boursier, les épargnants privilégient les placements obligataires, jugés moins risqués. Le maintien des taux d’intérêt à des niveaux élevés a permis de signer des rendements obligataires attractifs, renforçant l’attrait de ces produits.

Enfin, nous sommes en train d’évoquer une épargne parfaite pour ceux qui, face à la flambée des prix de l’immobilier et au durcissement des conditions de crédit, trouvent en ces véhicules un excellent moyen pour fructifier leur argent.

 

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