Lese-Ansicht

Le TMM reste sous la barre des 7% pour le cinquième mois d’affilée

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) est resté stable à 6,99% en juin 2026, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est le cinquième mois consécutif où cet indicateur ne varie pas, confirmant une stabilisation du coût de l’argent sur le marché monétaire tunisien.

Cette stabilité intervient après plusieurs années de baisse progressive. En juin 2023, le TMM s’élevait à 8%, avant de reculer à 7,97% en juin 2024, puis à 7,5% en juin 2025. Il atteint désormais son niveau le plus bas depuis 2022.

Le TMM avait culminé à 8,05% en mars 2023, dans le sillage du resserrement de la politique monétaire engagé par la Banque centrale pour contenir l’inflation. Depuis, l’indicateur suit une trajectoire baissière, avant de se stabiliser depuis le mois de février 2026.

 

L’article Le TMM reste sous la barre des 7% pour le cinquième mois d’affilée est apparu en premier sur Managers.

  •  

Incident à la Bourse de Tunis : ce que vous devez savoir

La Bourse de Tunis a été touchée par un incident technique d’origine électrique survenu le 28 juin 2026, ayant affecté certaines infrastructures de son centre informatique principal, selon un communiqué publié à la demande du Conseil du marché financier (CMF).

Dès la détection de l’incident, les équipes techniques ont activé les procédures de sécurité prévues et lancé des opérations de diagnostic et de rétablissement. Des investigations sont toujours en cours afin d’identifier les causes précises et de renforcer, si nécessaire, les dispositifs de prévention et de résilience des infrastructures.

Conformément à son Plan de Continuité d’Activité (PCA), la Bourse de Tunis a immédiatement activé son site de secours, permettant d’assurer la continuité des opérations de marché dans des conditions normales de sécurité et de fiabilité. Les séances de bourse des 29 et 30 juin ainsi que du 1er juillet 2026 ont ainsi été réalisées à partir de ce site alternatif.

Les travaux de réparation du site principal ont déjà été achevés. Une phase de tests est actuellement en cours afin de vérifier la stabilité et la sécurité de la plateforme avant sa remise en service. La reprise pourrait intervenir le 2 ou le 3 juillet 2026, sous réserve des résultats des vérifications, et fera l’objet d’une communication ultérieure.

La Bourse de Tunis précise que cet incident n’a pas interrompu l’activité du marché grâce à son dispositif de continuité et à la mobilisation de ses équipes techniques. Elle souligne également son engagement à garantir la sécurité, la disponibilité et la résilience de ses infrastructures, ainsi que la transparence du fonctionnement du marché.

L’article Incident à la Bourse de Tunis : ce que vous devez savoir est apparu en premier sur Managers.

  •  

«L’avenir économique de l’Afrique se jouera dans la capacité à transformer les cadres institutionnels en opportunités concrètes»

«L’avenir économique de l’Afrique se jouera dans la capacité à transformer des cadres institutionnels tels que le COMESA ou la ZLECAf en opportunités concrètes pour les entreprises, en particulier celles dirigées par des femmes». C’est le message central porté à Tunis par l’ambassadrice de France, Anne Guéguen, lors de la 7e édition de la COMFWB Trade Fair et Business Conference, organisée du 1er au 3 juillet 2026.

Devant un parterre d’acteurs institutionnels et économiques africains, la diplomate française a insisté sur un changement de paradigme dans les relations économiques entre l’Afrique et ses partenaires. «Le temps des relations asymétriques est révolu. L’Afrique est en train de réussir et elle a besoin d’investissements pour être plus souveraine», a-t-elle déclaré, en écho à la nouvelle vision défendue par la France en matière de coopération économique.

Elle a également mis en avant le rôle stratégique de Tunis dans les échanges régionaux, soulignant que le choix de la capitale tunisienne pour accueillir cette édition n’est pas anodin. «La Tunisie occupe une position charnière entre l’Europe, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. Elle appartient à la fois à la ZLECAf et au COMESA, ce qui en fait un hub naturel d’intégration économique», a-t-elle expliqué.

L’événement, placé sous le thème «One Market, One Future: les chemins numériques», s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer les échanges intra-africains et à accélérer l’intégration économique à travers le numérique et l’entrepreneuriat féminin. La diplomate a salué cette orientation, estimant qu’elle correspond pleinement aux transformations en cours sur le continent. Dans son intervention, l’ambassadrice a mis en avant une double conviction. «Les femmes sont au cœur des transformations positives qui permettront de renforcer la croissance, de créer des emplois et de bâtir une prospérité partagée», a-t-elle affirmé, tout en saluant l’engagement des acteurs engagés dans le soutien à l’entrepreneuriat féminin. Elle a également insisté sur la nécessité de rendre les dispositifs régionaux plus efficaces pour les entreprises. «Le défi n’est pas seulement de créer des cadres institutionnels, mais de les transformer en opportunités réelles d’accès aux marchés et de compétitivité», a-t-elle ajouté. Dans cette optique l’ambassadrice a présenté des actions concrètes de la France en Tunisie à travers le projet Qawafel, lancé en mai 2023 avec l’Agence française de développement et Expertise France. Doté de 3,8 millions d’euros, ce programme vise à accompagner les entreprises tunisiennes dans leur internationalisation et leur intégration dans les chaînes de valeur africaines. Selon les données présentées, plus de 18 structures d’accompagnement tunisiennes ont été soutenues, plus de 250 entreprises et startups ont été sensibilisées au potentiel du marché africain, et plusieurs contrats commerciaux ont déjà été signés avec des partenaires du Sénégal, du Kenya, de la Mauritanie et du Congo. «Ce que nous observons, ce sont des entreprises qui exportent, qui s’implantent et qui créent des emplois. Cela montre que les partenariats Sud-Sud produisent des résultats concrets et durables», a souligné la diplomate française. Elle a aussi insisté sur la place centrale des femmes entrepreneures dans cette dynamique. «Soutenir leur internationalisation n’est pas seulement une question d’équité, c’est une question d’efficacité économique», a-t-elle affirmé, en rappelant leur rôle dans l’innovation et l’emploi inclusif.

Enfin, elle a replacé cette vision dans un cadre plus large de coopération entre l’Europe et l’Afrique, évoquant les engagements récents annoncés lors du sommet Africa for the World à Nairobi, où des milliards d’euros d’investissements ont été mobilisés pour des secteurs stratégiques tels que l’énergie, le numérique, les infrastructures et l’agriculture. La 7e édition de la COMFWB Trade Fair s’inscrit ainsi, selon elle, dans une nouvelle phase des relations économiques, fondée sur la co-construction, l’investissement et l’intégration des femmes et des jeunes dans la dynamique de croissance africaine.

 

L’article «L’avenir économique de l’Afrique se jouera dans la capacité à transformer les cadres institutionnels en opportunités concrètes» est apparu en premier sur Managers.

  •  

COMESA: «La Tunisie est aujourd’hui une plateforme pour lancer des partenariats commerciaux avec 21 pays africains»

«La Tunisie est aujourd’hui une plateforme pour lancer des partenariats commerciaux avec les 21 pays du COMESA. Les entreprises tunisiennes peuvent découvrir ces marchés, nouer des partenariats et développer leurs échanges commerciaux avec l’Afrique». C’est le message lancé par Leila Belkhiria Jaber, vice-présidente du conseil d’administration de la COMFWB, à l’ouverture de la 7e Foire commerciale régionale et Conférence des affaires du COMFWB, organisée à Tunis du 1er au 3 juillet.

Placée sous le thème «Expanding Intra-African Horizons: Digital Innovation as a Catalyst for Inclusive and Sustainable COMESA Market Access», cette édition réunit les 21 pays membres du COMESA avec l’ambition de renforcer le commerce intra-africain grâce au numérique et à l’entrepreneuriat féminin. L’événement rassemble près de 400 délégués, dont 200 femmes entrepreneures et 200 représentants d’institutions, ainsi que 200 exposants. Plus de 200 rencontres B2B sont prévues, en présence de plus de 1 000 visiteurs et de plus de 5 000 participants connectés en ligne.

Pour Leila Belkhiria Jaber, ce rendez-vous constitue une occasion pour les entreprises tunisiennes de mieux connaître les marchés africains et de transformer les échanges en contrats. «Chaque entreprise pourra découvrir les opportunités offertes par les pays du COMESA, participer aux rencontres B2B et construire de véritables partenariats commerciaux», a-t-elle indiqué.

L’agriculture, l’industrie agroalimentaire, les services médicaux, le conseil, la transformation numérique, l’économie verte, l’économie bleue ou encore l’intelligence artificielle figurent parmi les secteurs représentés. Les institutions du COMESA présentes à Tunis sont également mobilisées pour accompagner les entreprises et faciliter leurs projets de coopération.

En parallèle de la conférence, des réunions ont été tenues avec les autorités tunisiennes afin d’identifier les leviers susceptibles de faciliter les échanges avec les pays africains. Les discussions portent notamment sur les procédures douanières, le transport, les mécanismes de financement, les moyens de paiement et l’amélioration de l’environnement des affaires.

«Nous voulons construire des chaînes de valeur africaines afin que les matières premières soient transformées en Afrique, créant ainsi davantage de valeur ajoutée et renforçant les économies de nos pays», a souligné Leila Belkhiria Jaber.

Des entreprises venues notamment du Rwanda, du Kenya, du Zimbabwe, d’Égypte, de Libye, d’Éthiopie, de Madagascar, des Comores et des Seychelles participent à cette édition. L’Algérie, bien que non membre du COMESA, est également présente. Des accords de partenariat devraient être conclus entre entreprises participantes, avec un suivi assuré par la Chambre nationale des femmes chefs d’entreprises afin de favoriser leur concrétisation.

La conférence marque également le lancement de la stratégie 2026-2030 du COMFWB, alignée sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la stratégie du COMESA. Selon Belkhiria, cette feuille de route prévoit des programmes de formation, un meilleur accès aux financements grâce aux institutions partenaires du COMESA et un accompagnement des femmes entrepreneures pour renforcer leur capacité à exporter vers les marchés africains.

L’article COMESA: «La Tunisie est aujourd’hui une plateforme pour lancer des partenariats commerciaux avec 21 pays africains» est apparu en premier sur Managers.

  •  

Plan de développement 2026-2030: 40 748 projets proposés, mais…

Le projet du Plan de développement 2026-2030 est officiellement entré dans sa phase d’examen au Parlement. Lors d’une séance réunissant l’ensemble des commissions permanentes, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du document stratégique, qui recense plus de 40700 projets proposés à travers le pays. Si le gouvernement défend un plan «réaliste et réalisable», plusieurs députés ont exprimé des réserves sur son contenu, son financement et sa capacité à produire un véritable changement économique.

Le débat s’est ouvert mardi 30 juin à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Selon le ministre, il s’agit du premier plan élaboré selon une approche ascendante, construite à partir des besoins exprimés au niveau local puis régional avant d’être consolidée à l’échelle nationale.

Samir Abdelhafidh a indiqué que les conseils élus ont proposé 40748 projets, répartis entre les conseils locaux, régionaux et les conseils des cinq districts. Après un travail de sélection réalisé par le ministère de l’Économie en coordination avec le ministère des Finances et les départements sectoriels, le portefeuille a été ramené à 6467 projets en cours de réalisation et 14624 nouveaux projets. Leur financement reposera sur le budget de l’État, les entreprises publiques, les partenariats public-privé ainsi que des financements extérieurs.

Le ministre a précisé que les crédits déjà mobilisés s’élèvent à près de 25 milliards de dinars, auxquels pourraient s’ajouter 5,5 milliards de dinars faisant actuellement l’objet de négociations.

Le gouvernement présente ce document comme la feuille de route des politiques publiques pour les cinq prochaines années. Les priorités annoncées concernent notamment un développement régional plus équilibré, la modernisation du tissu économique, le renforcement des infrastructures, la sécurité alimentaire, énergétique et hydrique, la protection de l’environnement ainsi que la modernisation de l’administration et l’amélioration de l’efficacité des services publics.

Les échanges au Parlement ont toutefois fait apparaître plusieurs critiques. Des députés ont estimé que le plan privilégie principalement des projets de proximité, sans intégrer suffisamment de grands projets nationaux capables de transformer durablement l’économie tunisienne. D’autres ont regretté l’absence ou la faible représentation de projets jugés prioritaires dans certaines circonscriptions, appelant à une meilleure prise en compte des besoins des régions afin de réduire les disparités territoriales.

Les parlementaires ont également demandé davantage de précisions sur les ressources destinées à financer les nouveaux projets. Ils ont relevé le manque d’informations concernant les sources de financement, les impacts sur le budget de l’État, les indicateurs de performance et les mécanismes de suivi de l’exécution. Plusieurs interventions ont rappelé que le précédent plan de développement n’avait enregistré qu’un taux de réalisation inférieur à 40%, estimant que la réussite du nouveau programme dépendra avant tout de sa mise en œuvre effective.

Les députés ont en outre appelé à accélérer les réformes administratives et l’adoption de textes attendus, notamment le Code des changes, afin d’améliorer le climat des affaires et de soutenir l’investissement.

En réponse, Samir Abdelhafidh a rappelé que le Plan de développement constitue avant tout un document stratégique définissant les grandes orientations de l’État et non un inventaire détaillé de tous les projets. Il a assuré que les projets retenus ont été sélectionnés selon des critères objectifs et que les contraintes budgétaires imposent d’établir des priorités.

Le ministre a confirmé que le financement reposera sur le budget de l’État, les entreprises publiques, les partenariats public-privé et les financements extérieurs, tout en précisant que ces partenariats seront encadrés afin de préserver la souveraineté nationale, notamment pour les projets considérés comme stratégiques.

Les travaux parlementaires sur le projet de Plan de développement 2026-2030 se poursuivront mercredi 1er juillet avec une nouvelle séance consacrée à l’examen du document.

 

L’article Plan de développement 2026-2030: 40 748 projets proposés, mais… est apparu en premier sur Managers.

  •  
❌