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Caisse enregistreuse obligatoire: ce que prévoit la loi en cas de non-respect

L’utilisation de la caisse enregistreuse s’impose progressivement comme un outil clé dans la lutte contre la fraude et la sécurisation des transactions commerciales. En enregistrant en temps réel les ventes et prestations de services, elle devient un véritable levier de transparence pour l’administration fiscale, tout en renforçant la traçabilité des opérations économiques.

À partir du 1er juillet 2026, un nouveau cap sera franchi en Tunisie: toutes les entreprises de consommation sur place, équipées de systèmes homologués par les services compétents du ministère des Finances, devront obligatoirement utiliser une caisse enregistreuse, conformément à la réglementation en vigueur, a indiqué le ministère des Finances. D’ailleurs, le ministère met à la disposition du public la liste des fournisseurs agréés.

En clair, fini les zones grises: toute manipulation, suppression ou falsification des données enregistrées expose désormais les contribuables aux sanctions prévues par l’article 94 du Code des droits et procédures fiscaux.

Mais alors, quelles sont exactement ces sanctions?

Dans ce cadre, la question du non-respect des obligations de facturation devient centrale. L’article 94 prévoit des sanctions particulièrement lourdes pour toute personne tenue d’émettre des factures et qui ne s’y conforme pas, ou qui émet des documents comportant des montants minorés. Les peines vont d’un emprisonnement de 13 jours à 3 ans, accompagné d’une amende comprise entre 1 000 et 50 000 dinars. L’acheteur peut également être concerné lorsqu’il est légalement soumis à l’obligation de facturation.

La loi vise aussi les factures fictives, utilisées pour réduire frauduleusement l’impôt ou obtenir des avantages fiscaux indus. Dans ces cas, le cadre juridique reste ferme et applique les mêmes sanctions, confirmant la volonté des autorités de renforcer la discipline fiscale.

 

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Tunisie: plus de 3 000 démarches administratives seront disponibles en ligne à partir de cette date

La Tunisie prévoit de lancer, en septembre 2026, la plateforme nationale des procédures administratives “Dalil”, un portail numérique appelé à devenir la référence officielle pour les démarches administratives des citoyens et des entreprises. Le projet est aujourd’hui achevé à 70%, a indiqué la Directrice générale des réformes et de la prospective administrative à la Présidence du gouvernement, Olfa Souli Ouertani, selon l’agence TAP.

Le portail regroupera 3 197 procédures administratives recensées à travers les différentes administrations publiques. D’après les données présentées lors du lancement du projet, une procédure sur deux concerne les entreprises, tandis que les particuliers sont concernés par un quart des démarches, le reste étant commun aux deux catégories.

Au-delà d’un simple annuaire administratif, “Dalil” est le résultat d’un vaste chantier de rationalisation. Selon l’agence TAP, 2 255 procédures, soit plus de 71% du total, ont déjà été simplifiées grâce à la réduction des documents exigés, au recours aux services numériques et à une réorganisation des circuits administratifs. 177 procédures ont, quant à elles, été supprimées après avoir été jugées obsolètes ou sans fondement juridique.

L’analyse réalisée dans le cadre du projet montre également que 63% des démarches sont fréquemment sollicitées, 16% présentent un niveau élevé de complexité et 43% nécessitent encore l’interaction de plusieurs organismes publics, illustrant l’ampleur des marges de simplification.

Inscrite dans le programme national de réforme administrative 2020-2027, la plateforme vise à uniformiser les procédures entre les administrations, améliorer leur mise à jour et faciliter l’accès à une information officielle unique. Pour le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, cité par l’agence TAP, cette initiative constitue un nouveau jalon dans la transformation numérique de l’administration tunisienne, avec le développement des échanges de données entre organismes publics et la généralisation des services à distance.

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Tunisie: caisses enregistreuses obligatoires dès demain pour ces structures

À partir de ce 1er juillet 2026, le secteur de la restauration en Tunisie entre dans une nouvelle phase de contrôle fiscal avec la généralisation de l’usage des caisses enregistreuses.

Concrètement, toutes les structures de consommation sur place, cafés, restaurants, salons de thé et activités similaires, devront désormais enregistrer toutes leurs transactions avec les clients via des équipements certifiés, dans le cadre de la digitalisation progressive des flux fiscaux. Et ce, conformément aux dispositions de l’article 48 de la loi des finances 2016.

Cette étape marque l’extension d’un dispositif déjà testé dans certaines catégories du secteur touristique et vise à renforcer la traçabilité des transactions et limiter les pratiques informelles.

Le calendrier de déploiement prévoit ensuite une extension graduelle. Selon l’arrêté de la ministre des finances du 14 Octobre 2025, dès le 1er juillet 2027, l’obligation s’étendra aux personnes physiques soumises au régime réel et déclarant leurs revenus de manière mensuelle, élargissant ainsi le champ d’application au-delà des seules entreprises. Enfin, à partir du 1er juillet 2028, la mesure deviendra encore plus large et concernera l’ensemble des autres exploitants individuels proposant des services de consommation sur place.

Toutefois, toute personne qui ne respecte pas les dispositions de l’article 59 ter du Code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, ou qui modifie une caisse enregistreuse, ou encore qui détruit ou falsifie les données qui y sont enregistrées, peut exposer le contribuable à des pénalités et des sanctions.

Comment fonctionne le système de caisses enregistreuses NACEF en Tunisie?

Il sied de rappeler que le système de caisses enregistreuses NACEF repose sur une architecture composée de plusieurs éléments complémentaires. Il s’agit d’abord d’une caisse installée directement chez les prestataires de services de consommation sur place.

Homologuée par les services compétents du ministère des Finances, cette caisse intègre un module de saisie permettant d’enregistrer l’ensemble des opérations réalisées par l’entreprise, ainsi qu’un module de sécurisation des données fiscales, chargé de protéger les informations collectées et de les transmettre de manière sécurisée.

Le dispositif est complété par une plateforme centrale de gestion, mise à disposition des services du ministère des Finances. Celle-ci permet de recevoir, stocker et analyser les données transmises par les caisses installées chez les professionnels.

Qui plus est, la caisse enregistreuse devra générer automatiquement un rapport électronique quotidien de clôture des comptes ainsi qu’un rapport financier récapitulant les recettes et les ventes enregistrées au cours de la journée.

Note importante…

La caisse enregistreuse est conçue comme un système sécurisé qui empêche toute modification ou suppression des ventes une fois enregistrées, protège les données des produits pendant la transaction et conserve une trace complète des opérations et du logiciel utilisé, avec un dispositif d’alerte en cas de fraude ou de manipulation suspecte.

 

 

 

 

 

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Tunisie: dernier jour pour déclarer l’impôt sur la fortune

La Direction générale des impôts (DGI) a rappelé que ce mardi 30 juin 2026 est le dernier délai pour déposer la déclaration de l’impôt sur la fortune, pour les personnes concernées par ce nouveau dispositif, mis en place par la loi de finances 2026.

Cette obligation s’appuie sur l’article 88 de la loi de finances et fait l’objet d’une note générale n°13 publiée par le ministère des Finances, précisant les modalités d’application du dispositif et ses règles de déclaration, selon l’administration fiscale.

L’impôt vise directement les personnes physiques dont la valeur nette totale des actifs et biens atteint ou dépasse 3 millions de dinars tunisiens, calculée sur la base de la valeur réelle au 1er janvier de l’année d’imposition, selon la DGI. En effet, le barème est progressif: 0,5% entre 3 et 5 millions de dinars, et 1% au-delà de 5 millions de dinars.

 

L’impôt sur la fortune, entré en vigueur en 2026, remplace l’ancienne taxe sur la fortune immobilière instaurée en 2023. Il élargit désormais son champ aux différents types de patrimoine, au-delà des seuls biens immobiliers.

Il sied de rappeler aussi que cette réforme s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation du système fiscal tunisien et d’élargissement de l’assiette de l’impôt, engagé par les autorités publiques.

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L’Égypte ouvre le capital de 4 entreprises publiques, dont trois du secteur pétrolier

Le gouvernement a approuvé l’introduction en Bourse de quatre entreprises publiques, dont trois opérant dans le secteur pétrolier, une décision qui marque une nouvelle étape dans l’ouverture de pans stratégiques de son économie au capital privé. L’information a été annoncée par le gouvernement égyptien et relayée par Reuters.

Les entreprises concernées sont Engineering for Petroleum & Process Industries (ENPPI), Egyptian Linear Alkyl Benzene (ELAB) et Petroleum Marine Services (PMS), trois acteurs principaux de l’industrie pétrolière et parapétrolière. Elles seront rejointes par Maamoura for Reconstruction and Tourism Development, spécialisée dans le développement immobilier et touristique. Selon Reuters, ces sociétés feront d’abord l’objet d’une cotation avant une ouverture progressive de leur capital aux investisseurs.

Cette opération s’inscrit dans un programme de privatisation beaucoup plus vaste. D’après Ahram Online, Le Caire prévoit d’introduire en Bourse 30 entreprises publiques, dont 10 relevant du secteur pétrolier, afin de renforcer la participation du secteur privé dans l’économie.

L’objectif est autant financier que structurel. Selon Reuters, cette stratégie répond aux engagements pris par l’Égypte dans le cadre de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI), qui encourage le pays à réduire le poids de l’État dans l’activité économique, attirer davantage d’investissements privés et améliorer l’efficacité des entreprises publiques.

En ouvrant progressivement le capital d’entreprises opérant dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, l’Égypte adresse également un signal aux marchés : celui d’une économie qui mise davantage sur les investisseurs pour financer sa croissance, dans un contexte de fortes pressions sur les finances publiques et de besoin accru en devises.

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