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GNV déploie ses deux nouveaux fleurons sur la Méditerranée occidentale

À quelques semaines du coup d’envoi de la saison estivale, les valises commencent à se préparer des deux côtés de la Méditerranée. Et GNV, de son côté, est déjà en ordre de marche. La filiale ferry du groupe MSC a annoncé, lors d’une cérémonie somptueuse organisée à Tanger, à quelques dizaines de kilomètres du port de Tanger Med, le déploiement de ses deux navires phares sur les liaisons entre le Maroc, l’Espagne et l’Italie. Le GNV Aurora est opérationnel depuis le 1er juin, le GNV Virgo suivra, le 1er juillet. Deux dates qui sonnent comme un engagement pris devant les deux rives.

Le réseau desservi Tanger Med-Barcelone-Gênes est pensé comme un triangle stratégique. Barcelone y jouera le rôle de hub de transit pour l’ensemble du maillage, tandis que Gênes sera le principal port de soutage GNL pour les deux unités, avec un ravitaillement prévu en moyenne tous les quatre à cinq jours. Un dispositif logistique qui en dit autant sur la sophistication technique des navires, tous deux propulsés au gaz naturel liquéfié, que sur l’ambition commerciale de la compagnie.

Car le timing n’est pas anodin. GNV se positionne pour l’opération Marhaba, ce rendez-vous annuel qui mobilise, entre juin et mi-septembre, plus de trois millions de Marocains résidant en Europe dans un mouvement migratoire de grande ampleur vers et depuis leur pays d’origine. Chaque été, les ports de la Méditerranée occidentale absorbent des flux considérables de passagers, de véhicules et de fret. Y répondre avec deux navires neufs, dotés des meilleures technologies disponibles en matière de confort, de sécurité et de performance environnementale, c’est le pari que fait GNV pour cette saison 2026.

La cérémonie de Tanger, majestueuse dans sa mise en scène, a posé le cadre avec éclat: GNV ne se contente pas de renouveler sa flotte. Elle affirme, navire après navire, sa vocation méditerranéenne et son rôle de partenaire de long terme pour les communautés qui font vivre ces traversées, saison après saison, sur une mer qu’elle entend rendre un peu plus propre à chaque passage.

 

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La SOTIPAPIER réduit son capital après l’annulation de 191.681 actions rachetées

La Société Tunisienne Industrielle du Papier et du Carton (Sotipapier) a annoncé la clôture de son programme de rachat d’actions propres ainsi que l’annulation de l’ensemble des titres acquis dans ce cadre, entraînant une réduction de son capital social.

Cette opération intervient à la suite d’une autorisation donnée par l’Assemblée générale extraordinaire du 20 août 2024, qui avait approuvé un programme de rachat d’actions en vue de leur annulation.

Dans ce cadre, la société a racheté 191.681 actions pour un montant global d’environ 1,03 million de dinars, conformément aux décisions validées par les actionnaires.

Réuni le 15 décembre 2025, le Conseil d’administration a acté l’annulation de l’intégralité des actions rachetées, soit 191.681 titres d’une valeur nominale de 1,09 dinar chacun. Cette décision prend effet à compter du 31 octobre 2025.

À l’issue de cette opération, le capital social de la Sotipapier a été réduit de 208.932,29 dinars, passant de 30,72 millions de dinars à environ 30,51 millions de dinars.

Ce type d’opération est généralement utilisé par les entreprises pour ajuster leur structure de capital et optimiser la gestion de leurs actions en circulation.

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Ce village artisanal à Tozeur rejoint les circuits touristiques pour relancer l’artisanat

Castilia, dans les classifications scientifiques, renvoie à un genre de papillons. Mais à Tozeur, le terme ne vole pas dans les livres de biologie, il désigne un village artisanal aujourd’hui intégré aux circuits touristiques. Cette décision, annoncée vendredi par la directrice générale de l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT), Leila Msellati, vise à redonner de la visibilité à ce site qui peine depuis plusieurs années à attirer les visiteurs, comme a été rapporté par l’agence TAP.

Il convient de rappeler que ce site a récemment fait l’objet d’une visite, au mois de mars, dans le cadre d’un projet de coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Rome “Tor Vergata”. Selon les premières données, le site témoigne d’une occupation ancienne, remontant à l’Antiquité tardive. Les recherches y ont mis en évidence des traces d’activité artisanale, notamment liées au travail du plâtre. Les archéologues estiment par ailleurs que le site pourrait correspondre à une petite agglomération ancienne, voire à une ville enfouie.

Effectuée en marge d’une visite de travail du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, cette annonce s’accompagne d’un programme de relance destiné à dynamiser les activités du village tout au long de l’année. L’initiative sera menée en coordination avec les autorités régionales. Selon la responsable de l’ONAT, la faible fréquentation du village s’explique notamment par son éloignement des principaux marchés artisanaux de la ville ainsi que des circuits habituellement empruntés par les touristes, indique la même source. Son intégration dans l’offre touristique régionale devrait ainsi permettre d’accroître sa visibilité et de favoriser la commercialisation des produits artisanaux.

Le programme prévoit également de renforcer la présence des jeunes artisans, dans un contexte marqué par l’arrivée croissante de diplômés de l’enseignement supérieur au sein du secteur. Ces nouveaux profils sont appelés à contribuer à la modernisation des métiers artisanaux tout en valorisant le patrimoine local.

Des partenariats avec plusieurs institutions publiques, dont les ministères de la Famille et des Affaires culturelles ainsi que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, sont également envisagés. Ils devraient déboucher sur l’organisation de manifestations, d’expositions et de foires destinées à attirer davantage de visiteurs.

Au-delà du seul village de Castilia, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation de l’artisanat à Tozeur. La région dispose en effet d’un riche patrimoine artisanal et d’un savoir-faire diversifié qui reflètent son histoire et son identité culturelle. Pour les responsables du secteur, le développement de ces activités représente à la fois un levier de préservation du patrimoine et une opportunité de renforcer l’attractivité touristique du Sud tunisien.

 

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