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Le Lloyd Tunisien attribuera des actions gratuites

La Société tunisienne d’assurances Lloyd Tunisien a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. L’état de résultat technique Non-Vie affiche un chiffre d’affaires de 236,145 MTND. Les revenus de placements alloués à l’état de résultat se sont établis à 15,564 MTND, en hausse par rapport aux 11,393 MTND de l’exercice précédent.

Les charges de sinistres nettes ont atteint 96,430 MTND, contre 82,673 MTND en 2024. En parallèle, les frais d’exploitation se sont élevés à 31,081 MTND, augmentant de 19,9% en rythme annuel. Le résultat technique Non-Vie s’est établi à 1,549 MTND, en repli par rapport aux 4,396 MTND de 2024.

Par branche, l’Automobile reste la branche la plus contributrice avec un résultat technique de 8,698 MTND Les pertes techniques les plus importantes proviennent de la branche Groupe (-4,58 MTND) et Assurance Transport (-1,054 MTND).

Du côté de l’activité Vie, les primes acquises se sont dressées à 2,989 MTND. Le résultat technique Vie a enregistré une belle embellie pour s’établir à 1,220 MTND, contre 0,729 MTND une année auparavant. Le bénéfice net de l’exercice 2025 s’est établi à 7,263 MTND, en repli de 13,7%. Les capitaux propres avant affectation des bénéfices ont totalisé 82,985 MTND.

Le bilan fait ressortir des placements nets de 286,849 MTND. La plus-value latente globale est de 19,746 MTND, dont 18,151 MTND sur les actions et titres à revenu variable. Les provisions techniques brutes s’élèvent à 244,240 MTND.

Concernant l’exercice 2026, il est placée sous le signe du renforcement et du développement du réseau de distribution. Dans ce cadre, une cellule dédiée à l’accompagnement et à l’animation des agents stagiaires a été mise en place. Elle vise à favoriser leur intégration et leur montée en compétences. Outre le recrutement de nouveaux agents, l’assureur compte aménager 10 agences selon la nouvelle charte et le réaménagement de la succursale de Mégrine et le transfert de la succursale de Sfax vers un site mieux adapté à son activité.

Par ailleurs, les actionnaires vont se réunir aujourd’hui en une Assemblée générale extraordinaire pour voter une augmentation de capital de 20 MTND par incorporation du report à nouveau après affectation du résultat de l’exercice 2025. L’émission portera sur 4 000 000 d’actions nouvelles d’une valeur nominale de 5 TND chacune. Le capital social sera ainsi porté à 65 MTND. Les actions nouvelles seront attribuées gratuitement aux actionnaires existants à raison de 4 nouvelles actions pour 9 actions anciennes. Les actions nouvelles porteront jouissance à compter du 1er janvier 2026.

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STB: une nouvelle dette obligataire subordonnée de 150 MDT

Avec la fin de chaque année, le marché des émissions obligataires s’intensifie. Le moment est déjà opportun avec le record de collecte des véhicules d’épargne collective. Cette fois, c’est la STB qui se lance, avec un emprunt obligataire subordonné, sans recours à l’appel public à l’épargne, STB subordonné 2026.

L’Assemblée générale ordinaire, tenue en avril 2026, a autorisé la banque à émettre des dettes obligataires pour un montant global de 500 MDT, et ce, sur une période de cinq ans, qui expirera à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire qui statuera sur les états financiers de l’exercice 2030.

L’émission décidée porte sur 150 MDT. Deux catégories sont proposées aux actionnaires, ayant une valeur nominale de 100 DT:

– Catégorie A: une durée de 7 ans, un taux d’intérêt brut fixe à 9,05% ou variable à TMM + 2,15% brut l’an et un amortissement in fine.

– Catégorie B: une durée de 7 ans avec deux années de grâce, un taux d’intérêt brut fixe à 9,00% ou variable à TMM + 2,10% brut l’an et un amortissement constant à partir de la troisième année.

Les souscriptions à cet emprunt démarreront le 19 octobre 2026 et seront clôturées, au plus tard, le 13 novembre 2026.

La STB vise à consolider ses fonds propres et à améliorer ses ratios de concentration des risques. Pour rapport, la banque a terminé 2025 avec un ratio Tier I de 12,80%, un niveau confortable. Renforcer les fonds propres de base permettra à la banque de se prémunir contre toute dégradation de la qualité d’actifs dans un environnement marqué par la montée des risques.

Le placement, notamment à taux fixe, demeure une excellente opportunité d’investissement pour ceux qui veulent assurer un bon rendement à moyen et long terme.

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La Société Marja de développement de l’élevage et de l’agriculture augmente son capital

Les actionnaires de la Société Marja de développement de l’élevage et de l’agriculture -SMADEA ont été convoqués en une Assemblée générale extraordinaire le mercredi 28 octobre 2026. La principale résolution à voter est une augmentation de capital, pour le porter de 18 835 254 à 33 484 896 TND, et ce, par l’augmentation de la valeur nominale de 18 TND actuellement à 32 TND. L’opération sera réalisée par la transformation d’une partie des résultats reportés à la date du 31 août 2025, d’une valeur de 14 649 642 TND.

La SMADEA a pour vocation la création et l’exploitation des projets agricoles et industriels intégrés. Son domaine se situe à Bou Salem et s’étend sur une superficie de l’ordre de 4 070 hectares.

Lors de l’exercice 2025, la société a réalisé des revenus de 33,841 MTND, en hausse de 24,1% en glissement annuel. Cette performance repose sur l’activité de l’élevage (27,489 MTND), portée principalement par les ventes de lait qui ont totalisé 25,119 MTND. Les revenus de l’agronomie ont enregistré 6,347 MTND. Les charges d’exploitation ont augmenté de 11,3%, à 27,489 MTND. Grâce à cette dynamique, le résultat d’exploitation a quasiment doublé pour s’élever à 13,492 MTND. La société affiche une situation financière particulièrement saine, avec un endettement quasi nul. Les charges financières nettes ne sont que de 0,013 MTND. Le bénéfice net est de 11,525 MTND.

Pour rappel, la liste des actionnaires comporte, essentiellement, le Comité arabe d’investissement et de développement agricole (63,33%), la TSB (20,34%), la TSPI (9,66%) et la BTK Finance (3,78%).

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La Banque mondiale et le FMI alertent sur l’effet IA sur l’emploi des jeunes

Lors des travaux des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Bangkok, les deux institutions ont tiré la sonnette d’alarme. Elles ne se demandent plus si l’IA va frapper les emplois, mais pensent à la manière d’en amortir les retombées.

Les personnes qui inquiètent le plus sont les jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Ils sont censés occuper les emplois de routine et répétitifs, puis graviraient les échelons. Mais si ces métiers disparaissent, l’avenir devient compliqué. Les gouvernements sont vivement appelés à prendre des mesures de soutien pour insérer les jeunes dans le monde du travail. Il ne s’agit plus de décisions exceptionnelles, mais comme faisant partie de l’éventail des politiques structurelles. Il faut coopérer avec le secteur privé, qui génère déjà plus de 75% des emplois, et inciter les entreprises à embaucher de jeunes diplômés.

Le FMI estime que l’exposition est d’environ 60% dans les économies développées et de 23% dans les pays à faibles revenus. La pression est naturellement plus forte dans la technologie.

La seule bonne nouvelle est que les suppressions d’emplois induites par l’IA se produiront tâche par tâche, ce qui laisse du temps aux décideurs politiques. Il est également impératif que les employés puissent apprendre sur le tas et que les universités s’orientent vers une formation appliquée.

Pour nous, c’est l’ensemble de l’écosystème qui doit monter en compétence vers des activités à forte valeur ajoutée où le facteur humain et l’expertise locale restent irremplaçables. Il faut faire très attention, car en l’absence de réactions immédiates, la facture économique et sociale sera extrêmement salée.

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Le déficit commercial s’envole à près de 21 milliards de dinars

Les chiffres du commerce extérieur jusqu’à fin septembre 2026 ont confirmé la persistance de tensions structurelles sur les équilibres extérieurs. En dépit d’une dynamique appréciable des exportations, le creusement continu des importations a maintenu la balance commerciale sous haute pression.

Sur les neuf premiers mois de l’année, les exportations se sont établies à 50 400 MTND, soit une progression de 8,6%, tandis que les importations ont atteint 71 397 MTND, en hausse de 13,1%. Le déficit commercial s’est fortement alourdi pour s’établir à – 20 997 MTND contre -16 727 MTND un an auparavant. Le taux de couverture a reculé à 70,6%.

L’amélioration des exportations a été principalement portée par le secteur agroalimentaire, qui a bondi de +20,3% sous l’effet de l’envolée des ventes d’huile d’olive à 4 005,7 MTND, ainsi que par les industries énergétiques (+43,1%) stimulées par la reprise des produits raffinés (1 396,2 MTND). Les industries mécaniques et électriques ont également affiché une orientation positive de 9,9%, à 24 926,9 MTND.

À l’inverse, le secteur des mines, phosphates et dérivés a chuté de 16,5%, à 1 433,1 MTND. Idem pour le textile-habillement qui a baissé de 4,7%, à 7 894,1 MTND.

Du côté des importations, la hausse s’est généralisée à tous les grands agrégats, emmenée par les produits énergétiques (+32% à 13 309,9 MTND), reflétant la dépendance accrue du pays aux approvisionnements extérieurs.

L’analyse détaillée des soldes par groupes de produits met en lumière le rôle central de la facture énergétique, dont le déficit a atteint -10 480 MTND, représentant à lui seul près de la moitié du déficit commercial global et neutralisant largement les performances des autres secteurs. Hors énergie, le déficit se réduit de moitié pour s’établir à -10 517 MTND, le groupe des produits alimentaires demeurant l’un des rares secteurs excédentaires avec un solde positif de +919,8 MTND.

Sur le plan géographique, l’Union européenne demeure de loin le premier partenaire commercial de la Tunisie, absorbant 70,2% des exportations et fournissant 44,8% des importations.

Face à ces statistiques, la résilience de l’économie dépendra de la capacité à accélérer la transition énergétique et à libérer le plein potentiel de ses secteurs exportateurs à forte valeur ajoutée.

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La succursale offshore de la TFB met fin à deux années de pertes

La succursale offshore tunisienne de la Tunisian Foreign Bank (TFB) a publié ses états financiers pour l’exercice clos au 31 décembre 2025. L’établissement affiche un bénéfice net de 0,249 M€, mettant fin à deux années de pertes consécutives. Ce retour au vert est le bienvenu.

Le PNB s’est redressé pour atteindre 0,362 M€. Ce rebond s’explique par des mouvements importants et contrastés. Alors que les intérêts et revenus assimilés ont fondu à 0,220 M€ contre 0,749 M€ un an plus tôt, la banque a engrangé 0,478 M€ de gains nets sur son portefeuille commercial et ses opérations financières, effaçant la contre-performance financière de 2024 (-0,216 M€).

Par ailleurs, le coût du risque reste une bouffée d’oxygène. La banque a enregistré 0,294 M€ de reprises de provisions, confirmant une amélioration de la qualité de ses actifs. Ce matelas a permis d’absorber des frais de personnel (265 M€) et les charges d’exploitation (0,129 M€). Les crédits à la clientèle ont reculé à 7,475 M€ en net (pour un brut de 19,581 M€). Les dépôts sont à 3,785 M€, ce qui est cohérent avec le profil institutionnel de la succursale.

La banque dispose d’un gisement de croissance encore peu exploité, à commencer par le potentiel stratégique des Tunisiens résidents à l’étranger. Pour en tirer pleinement profit, elle doit impérativement innover dans son approche. Des actions concrètes sont là, comme l’opération de prospection effectuée au Sultanat d’Oman en 2026. C’est un travail de longue haleine, qui doit se baser sur une offre digitale robuste, des solutions d’épargne et de placement sur mesure et une politique tarifaire compétitive.

 

 

 

 

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Préserver le taux directeur à 7% est un mal nécessaire

Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie – BCT – a décidé de maintenir le taux directeur à 7%, et ce, pour le dixième mois consécutif. Les avis divergent, entre ceux qui plaident pour un assouplissement afin de soutenir une croissance exsangue et ceux qui redoutent qu’une baisse prématurée ne relance l’inflation et n’exerce de nouvelles pressions sur les réserves de change.

Le contexte actuel, marqué par une croissance qui ralentit autour de 2,3%, une inflation de 5,6% avec des tensions sur les produits frais, une facture énergétique lourde et des réserves en devises sous surveillance, l’option du statu quo s’impose.

L’instinct immédiat face à une croissance faible serait de baisser le taux directeur pour oxygéner l’économie, stimuler le crédit bancaire et relancer l’investissement. Cependant, chez nous, cette manœuvre comporte des périls majeurs.

Le premier est la flambée inflationniste par les coûts. La tendance actuelle est, en partie, alimentée par des facteurs exogènes. Injecter de la liquidité ou baisser le coût de l’argent risquerait d’aggraver la demande globale sans stimuler l’appareil productif bloqué, ce qui alimenterait une spirale inflationniste.

Le second est la pression sur le dinar et les réserves de change. Une baisse des taux réduirait l’attractivité de l’épargne en dinars et fragiliserait davantage les avoirs nets en devises. Il y a une très forte relation entre le niveau du dinar et celui du taux directeur.

La hausse du taux directeur est une solution si l’inflation l’était par la demande ou en train de s’emballer de manière hyper-inflationniste. Les entreprises tunisiennes souffrent déjà de contraintes de liquidité et de coûts de financement élevés. Relever le taux directeur renchérirait instantanément le coût du crédit pour les PME, paralysant l’investissement privé et aggravant la stagflation. Le tissu bancaire et les créances classées n’auraient pas besoin d’une onde de choc supplémentaire.

Le maintien du taux directeur à 7% s’avère la décision la plus rationnelle et prudente. Cela permet de ne pas alourdir le fardeau financier des agents économiques tout en envoyant un signal clair de vigilance face aux évolutions de l’inflation sous-jacente et des prix internationaux de l’énergie. Dans une économie ouverte et fortement dépendante de ses importations énergétiques et alimentaires, préserver la valeur de la monnaie et maintenir un matelas de sécurité en devises prime sur une relance artificielle par du crédit administré.

 

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L’IPC à 198,9. Le coût de la vie a-t-il doublé depuis 2015 ?

Entre 2015 et septembre 2026, le niveau général des prix à la consommation en Tunisie a presque doublé, atteignant un score de 198,9, soit une hausse d’environ 99% par rapport à l’année de base, 2015. Pour que l’indice atteigne 200, il manque environ 1,07 point d’indice. Au rythme actuel, cela pourrait être franchi dans les tout prochains mois.

Est-ce que cela signifie mécaniquement un doublement du coût de la vie pour les ménages? Pas nécessairement et pas pour tous les ménages. Si les chiffres macroéconomiques actent un quasi-doublement du niveau général des prix sur la décennie, l’impact microéconomique ne se répartit pas de manière uniforme.

L’Indice des prix à la consommation repose sur un panier moyen standard. Or, pour les ménages modestes et la classe moyenne inférieure, les postes budgétaires incompressibles (l’alimentation et le transport) absorbent une grande part de leurs revenus. Puisque ce sont précisément ces postes qui ont subi les hausses les plus importantes, l’inflation perçue par ces catégories sociales est nettement supérieure à la moyenne officielle de 99%.

Au-delà des biens de consommation courante, l’inflation s’est installée durablement sur les services de santé, les frais de scolarité et l’accès au logement. Ces dépenses contraintes ne peuvent être réduites à court terme, privant les ménages de marges de manœuvre et renforçant le sentiment d’asphyxie financière.

Par ailleurs, un doublement des prix n’a de sens qu’en le mettant en balance avec l’évolution du revenu nominal. Entre 2015 et 2026, si les prix ont grimpé de près de 100%, les salaires n’ont connu que des revalorisations fragmentaires et décalées par rapport à l’érosion du pouvoir d’achat. Le résultat direct est une contraction sévère du revenu réel. Ce constat nous rappelle, tous, que la stabilité des grands équilibres n’a de sens que si elle intègre la soutenabilité sociale du coût de la vie pour l’ensemble de la population.

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Société régionale de transport du Sahel: une situation financière lourdement fragilisée

La Société régionale de transport du Sahel (STS), l’une des 14 compagnies régionales placées sous la tutelle du ministère du Transport, a publié ses états financiers pour l’exercice 2021. La STS a enregistré une perte nette de -11,322 MDT, soit plus du double des -5,999 MDT affichés l’année d’avant. Cette dégradation de la performance s’inscrit dans un contexte marqué par les répercussions de la pandémie de Covid-19, notamment les confinements et les interdictions de circulation interurbaine.

La subvention publique a joué un rôle amortisseur important, totalisant 50,596 MDT. Le chiffre d’affaires généré par l’activité s’est élevé à 25,362 MDT, en hausse de 12,3% grâce à la hausse des tarifs des tickets décidée en juin 2021 et à la reprise graduelle de l’activité par rapport à 2020. Les produits d’exploitation ont fléchi de 4,1% pour s’établir à 78,347 MDT. Les charges d’exploitation de la société ont atteint 87,631 MDT, dont 48,829 MDT de charges de personnel.

Les capitaux propres sont profondément négatifs, à -59,807 MDT fin décembre 2021. Cette situation critique place l’entreprise sous le coup des dispositions légales de l’article 338 du Code des sociétés commerciales, nécessitant une décision de l’Assemblée générale extraordinaire pour statuer sur la poursuite ou non de l’activité. Les dettes envers les fournisseurs et les comptes rattachés s’élèvent à près de 33,789 MDT, auxquels s’ajoutent des passifs courants de l’ordre de 58,700 MDT comprenant notamment plus de 15,272 MDT d’arriérés dus à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Sur les cinq années qui ont suivi ces chiffres, nous n’avons pas d’informations. C’est certainement la subvention de l’État qui maintient la société de transport en activité. L’amélioration de la flotte est en cours, ce qui devrait booster les revenus. Toutefois, une recapitalisation s’impose pour que la STS puisse jouer son rôle dans l’une des régions les plus industrialisées du pays.

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BTK Leasing émet un emprunt obligataire de 50 MDT

BTK Leasing compte émettre un emprunt obligataire, par appel public à l’épargne, BTK Leasing 2026-2.

Le conseil d’administration dispose d’une autorisation accordée par la dernière Assemblée générale ordinaire des actionnaires, tenue le 6 avril 2026, lui permettant d’émettre un montant total de 200 MDT d’emprunts obligataires, et ce, jusqu’à fin 2027.

La nouvelle opération porte sur 50 MDT. Deux catégories sont proposées aux actionnaires, ayant une valeur nominale de 100 TND:

– Catégorie A: une durée de 5 ans, un taux d’intérêt brut fixe à 8,65% l’an et un amortissement in fine. Cette catégorie cible la collecte de 30 MDT.

– Catégorie B: une durée de 5 ans, un taux d’intérêt brut fixe à 8,40% l’an et un amortissement constant. Cette catégorie cible la collecte de 20 MDT.

Les souscriptions à cet emprunt démarreront le 22 octobre 2026 et seront clôturées, au plus tard, le 30 novembre 2026.

L’ouverture des souscriptions à cet emprunt reste, cependant, tributaire de la publication par l’agence de notation Fitch Ratings sur son site de la notation définitive de l’emprunt. L’agence a attribué, en date du 9 septembre 2026, une notation provisoire à long terme «BB (EXP)(tun)» audit emprunt.

La BTK vise à financer son activité qui s’est inscrite sur une tendance haussière ces dernières années.

Le placement est une bonne opportunité qui s’offre aux investisseurs qui ont une aversion pour les risques. Il est émis par une institution financière ayant une signature fiable et qui est soutenue par une banque, la BTK.

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Ce que les crédits sur l’honneur nous ont appris

L’engouement pour les crédits sur l’honneur, accordés sans intérêts, ainsi que pour les crédits des caisses sociales par le passé, révèle deux réalités.

La première est qu’il existe un besoin vital de liquidités au sein des ménages et des petits entrepreneurs. Pour les ménages, ces crédits constituent souvent une bouffée d’oxygène leur permettant de faire face à la cherté de la vie et de constituer un capital de précaution contre les imprévus. Au-delà de la simple survie quotidienne, ces financements peuvent également représenter une opportunité pour lancer des microprojets, souvent informels, pour obtenir une source de revenu complémentaire.

La seconde est que la majorité de la population active se trouve exclue de fait du système bancaire en raison des conditions d’octroi de crédits particulièrement strictes. Ces exigences constituent autant de barrières infranchissables pour une grande partie des employés et des petits entrepreneurs.

Lorsque ces ménages ou petits entrepreneurs tentent de se tourner vers le marché bancaire, le coût total du crédit devient un obstacle. Les taux débiteurs, dont les origines remontent au niveau du taux directeur fixé par la Banque centrale, pèsent lourdement sur le budget des emprunteurs. S’endetter aux taux actuels signifie voir une part excessive de leurs revenus absorbée par le remboursement des intérêts, rendant l’opération financière non viable et menaçant directement les équilibres économiques de base.

Pour les petites structures, cette impossibilité d’accéder à un financement à coût modéré bloque la transition de l’informel vers le formel, entrave la croissance des activités existantes et freine la création d’emplois locaux. L’exclusion financière alimente un cercle vicieux qui prive l’économie de tout un potentiel de dynamisme et d’innovation.

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L’Africa Credit Rating Agency officiellement lancée

L’Union africaine donnera naissance aujourd’hui à la première agence de notation de crédit du continent, l’AfCRA (Africa Credit Rating Agency). Le projet était en préparation depuis près de dix ans, sa création approuvée en 2018. L’objectif est d’offrir une alternative aux trois géants mondiaux dont les évaluations ne font qu’alourdir le fardeau de la dette sur de nombreuses économies africaines. L’agence sera basée à Port-Louis, capitale de Maurice.

L’AfCRA notera les emprunteurs souverains, les institutions financières et les entreprises privées. Elle devrait accroître la couverture, 23 économies du continent ne disposant pas d’une notation de la part des trois grandes agences. L’indépendance sera garantie, le financement étant assuré par le capital des actionnaires et ses activités. La liste des actionnaires demeure, toutefois, inconnue.

L’UA affirme que l’agence devrait aider à améliorer l’accès des pays africains aux marchés de capitaux et fournir aux investisseurs des évaluations plus équilibrées et adaptées au contexte des économies du continent. Le service annuel de la dette extérieure du continent a grimpé à 163 milliards de dollars en 2024, contre 61 milliards en 2010. Dans de nombreux pays, les paiements d’intérêts ont dépassé les budgets annuels de secteurs sociaux clés tels que la santé et l’éducation.

Tout cela demeure néanmoins théorique. Pour que l’Agence africaine de notation ait un réel impact, elle devra gagner la confiance des investisseurs et des marchés. À défaut de cela, ses rapports resteront lettre morte aux yeux des opérateurs économiques mondiaux. En définitive, ce sont les bailleurs de fonds européens et américains qui sont visés. Si ces derniers perçoivent un écart trop important avec les évaluations des grandes agences, les analyses de l’AfCRA risquent de ne jamais dépasser le stade du papier.

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Les Ciments de Bizerte: seul le plan de restructuration pourra redresser la situation

Les états financiers intermédiaires de la société Les Ciments de Bizerte (SCB) ont mis en lumière une situation financière et industrielle toujours délicate. L’atonie industrielle de l’entreprise se poursuit, causée par l’arrêt de la production de clinker enclenché depuis le 15 octobre 2023. Cette interruption prolongée trouve sa source dans la rupture d’approvisionnement en matières consommables essentielles, à l’instar du coke de pétrole et des briques réfractaires, en raison d’une carence chronique de liquidités. Pour tenter de sauver l’essentiel, de maintenir sa part de marché locale et d’honorer a minima ses engagements, la société a dû recourir à l’achat externe de 59 882 tonnes de clinker au cours du semestre. Des acquisitions qui s’avèrent toutefois largement insuffisantes pour combler le déficit opérationnel. En témoigne le coût de la sous-activité, évalué à 11,144 MTND pour la production vendue.

Les revenus de la période s’établissent à 14,802 MTND, en recul par rapport aux 18,601 MTND engrangés au premier semestre 2025. La marge brute, bien qu’en amélioration relative, demeure en territoire négatif à -0,847 MTND (contre -2,625 MTND au 30 juin 2025). Cette amélioration a été absorbée par les charges d’exploitation et le poids des dotations aux amortissements et provisions. Au terme du premier semestre 2026, la société enregistre un résultat net déficitaire de -21,982 MTND, qui s’alourdit à -23,743 MTND après prise en compte des indemnités de départ à la retraite et de certaines charges financières.

La structure financière de la SCB demeure extrêmement fragile. Les capitaux propres avant affectation sont de 74,838 MTND. Cependant, le passif courant, qui a atteint la somme colossale de 232,486 MTND, pèse lourdement sur la solvabilité à court terme de l’entreprise. Cet encours intègre des concours bancaires, des emprunts échus et impayés, ainsi que d’importants effets à payer pour le financement des stocks. Face à cette situation, les commissaires aux comptes ont émis une réserve explicite, soulignant une incertitude significative liée à la continuité de l’exploitation.

L’espoir d’un redressement réside désormais dans la mise en œuvre effective du plan de restructuration élaboré par un cabinet externe et récemment validé par un conseil ministériel restreint. Ce plan stratégique s’articule autour d’un programme d’investissement structuré en trois phases: le redémarrage à court terme de la ligne de production de clinker, la modernisation progressive des équipements industriels, ainsi qu’une optimisation énergétique et environnementale. En parallèle, la société est engagée dans des négociations avancées avec ses principaux partenaires bancaires pour consolider ses dettes et structurer un nouveau pool bancaire. La réussite de ces étapes conditionnera la survie de cette institution centenaire et sa capacité à retrouver un équilibre durable.

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SIAME: un premier semestre équilibré

La Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques (SIAME) a clôturé le premier semestre de l’exercice 2026 avec des indicateurs financiers stables.

Le chiffre d’affaires s’est établi à 20,011 MTND au 30 juin 2026, en baisse de 11,6% en glissement annuel. Cette diminution s’explique principalement par un recul des ventes à l’export, qui se sont élevées à 4,484 MTND au premier semestre 2026, contre 8,157 MTND un an auparavant. Cela est imputable à l’arrêt provisoire des expéditions vers l’Irak, principal marché d’exportation de la société, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le conflit opposant l’Iran aux États-Unis a perturbé les flux commerciaux dans la région, entraînant un blocage des exportations de la société vers ce pays.

La même tendance est observée par les ventes réalisées auprès de la STEG, de 4,487 MTND seulement contre 6,577 MTND au 30 juin 2025. Ce repli s’explique principalement par le décalage du calendrier d’exécution des nouveaux marchés, dont les livraisons sont programmées au cours du second semestre. En revanche, le marché local s’est montré plus dynamique, progressant de 39,6% en rythme annuel, à 11,039 MTND.

Pour contrer la contraction de ses revenus, la société a su optimiser ses charges. Les achats consommés sont en recul à 12,308 MTND, et les charges de personnel ont pu être réduites de 5,5%, à 2,906 MTND.

Les charges financières nettes se sont allégées, passant de 1,137 MTND fin juin 2025 à 0,692 MTND cette année, grâce notamment à la diminution des intérêts sur financements. Le résultat net s’est établi à 1,890 MTND, contre 1,720 MTND à la même date en 2025.

Les perspectives de croissance de la société sont prometteuses. La SIAME est un titre à conserver pour ceux qui veulent avoir de l’industrie dans leurs portefeuilles.

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L’Afrique s’attaque au chantier des notations souveraines

La dette est un problème mondial, mais plus accentué en Afrique où les pays paient une prime de risque élevée pour accéder aux ressources. Et derrière tout cela, il y a les agences de rating qui sanctionnent le manque de données et d’infrastructure, ainsi que l’opacité sur certains marchés.

Pour les aider à surmonter ces difficultés, la Banque africaine de développement compte lancer une initiative pour aider les pays du continent à mieux se préparer aux notations de crédit. Les dirigeants africains sont unanimes sur le fait que les coûts de financement sur le continent sont injustement élevés à cause des évaluations des trois principales agences spécialisées. Fitch, S&P et Moody’s ont toujours confirmé qu’elles traitent tous les pays de la même manière, sur la base de leurs modèles.

De plus, la BAD travaille pour permettre un financement local plus important, en mobilisant divers acteurs, notamment les fonds de pension et les banques. Elle cherche à identifier et à lever les obstacles au développement de solides marchés de capitaux.

Pour sa part, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, une initiative soutenue par l’Union africaine, prévoit de lancer durant ce mois d’octobre une agence de notation à l’échelle du continent, qui vise également à s’attaquer aux coûts d’emprunt élevés. L’amélioration des notations de crédit est une priorité. Actuellement, seuls 3 pays (le Botswana, le Maroc et l’île Maurice) sur 54 du continent disposent actuellement d’une note d’investissement.

Avec une telle agence, plusieurs pays pourraient décrocher une meilleure évaluation. Maintenant, la question concerne sa crédibilité pour les bailleurs de fonds internationaux.

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Soretrak: bénéficiaire, mais dépendante des subventions publiques

La Société régionale du transport de Kairouan (Soretrak) a publié ses états financiers relatifs à l’exercice 2025. La société a dégagé des produits d’exploitation de 35,850 MTND, en hausse de 11,4% par rapport à 2024. Le modèle économique de l’entreprise repose lourdement sur l’aide de l’État. Les subventions d’exploitation se sont élevées à 23,452 MTND, représentant 65,4% des produits totaux d’exploitation. Les revenus propres de transport (lignes régulières, scolaires, urbaines et abonnements) se sont établis à 11,414 MTND.

Les charges d’exploitation ont atteint 29,334 MTND, dominées par les charges de personnel qui pèsent 15,993 MTND. Grâce au soutien étatique, la société affiche un résultat d’exploitation de 6,514 MTND et un bénéfice net de 4,173 MTND.

L’actif total de la Soretrak est de 38,077 MTND. La société a investi dans le renouvellement de sa flotte, avec l’achat de 24 bus neufs auprès de Golden Dragon. Pour financer ses investissements et ses opérations, et outre le soutien de l’État, la société s’endette auprès du secteur bancaire. Le total des dettes financières est de l’ordre de 9,574 MTND.

La Soretrak, vitale pour la région de Kairouan, ne peut pas fonctionner sans l’assistance financière de l’État. Son management doit se concentrer sur la résolution de problèmes persistants, comme l’absence de rapprochement de l’inventaire physique des immobilisations avec les données comptables. Certains terrains inscrits à l’actif du bilan ne sont toujours pas immatriculés. Il y a également un manque de cadre réglementaire rigoureux et de traçabilité dans l’attribution et le calcul des heures supplémentaires, qui pèsent lourdement sur la masse salariale (plus de 1,768 MTND). Comme la majorité des entreprises publiques, la gouvernance est le principal défi.

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Ennakl Automobiles: des profits solides et une assise financière renforcée

Ennakl Automobiles, leader de la distribution automobile en Tunisie, a publié ses états financiers intermédiaires au 30 juin 2026, établis selon les normes IFRS. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 312,742 MTND, en progression de 2,5% en glissement annuel. Cette croissance s’appuie principalement sur la bonne tenue des ventes de véhicules neufs, qui s’élèvent à 296,884 MTND, ainsi que sur l’activité des pièces de rechange, accessoires et lubrifiants (12,724 MTND).

La marge brute s’est établie à 49,174 MTND, impactée par une hausse des coûts des ventes de 7,7%, à 263,567 MTND. Le résultat opérationnel ressort quant à lui à 20,331 MTND. Le résultat financier est de 25,546 MTND contre 19,448 MTND un an plus tôt. Les produits financiers ont profité d’importants dividendes reçus et à recevoir de la part des filiales et participations, notamment de la part d’Amen Bank (9,974 MTND) et de la filiale Car Gros (14,999 MTND). Le résultat net semestriel ressort à 37,063 MTND, en baisse annuelle de 9,2%.

Au niveau du bilan, le fait le plus marquant est la forte progression des capitaux propres, qui totalisent 437,050 MTND. Cette progression est essentiellement attribuable à la variation des autres éléments du résultat global (AERG), qui affichent un solde de 211,558 MTND. Cette plus-value latente est le résultat de la réévaluation à la juste valeur des actifs financiers détenus par Ennakl, notamment ses participations cotées dans Amen Bank et l’Arab Tunisian Lease, dont les cours boursiers ont connu une appréciation notable. La gestion du risque de capital de l’entreprise demeure prudente. Le ratio d’endettement se maintient à un niveau sain de 38%.

Avec des stocks de 164,267 MTND de véhicules neufs disponibles fin juin 2026, Ennakl devrait passer un bon second semestre. La mobilisation de ressources financières par la voie d’émission d’un emprunt obligataire permettra de contourner les restrictions d’importation imposées par la BCT.

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Les startups africaines ont déjà levé 2 milliards de dollars en 2026

Les startups africaines ont réussi à franchir le cap des 2 milliards de dollars de financement en 2026, hors cessions, au mois de septembre 2026, selon Africa: The Big Deal. Si les tendances actuelles se maintiennent, les fonds mobilisés pourraient approcher les 3 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Depuis 2019, plus de 25 milliards de dollars ont été investis dans plus de 2 600 startups ayant chacune levé au moins 100 000 dollars.

Ces chiffres suggèrent que, bien que l’Afrique continue d’attirer des investissements substantiels en capital-risque, l’environnement de financement reste plus sélectif, la dette représentant une part croissante des capitaux levés. Cela s’explique par une combinaison de mutations macroéconomiques, de l’évolution de l’aversion pour le risque des investisseurs et des modèles opérationnels spécifiques des entreprises en phase de croissance sur le continent.

Une part importante des startups les plus financées opère dans des secteurs tels que les technologies propres, l’énergie solaire, la logistique et l’agriculture, qui nécessitent des actifs physiques et du matériel. La dette constitue l’instrument financier idéal pour financer ces infrastructures, contrairement aux capitaux propres, traditionnellement conçus pour alimenter une croissance logicielle rapide.

De plus, après la correction du marché mondial du capital-risque, les investisseurs se tournent vers la rentabilité et la discipline financière, rendant les bailleurs de fonds plus durs dans leurs choix. À l’inverse, les prêteurs spécialisés recherchent des flux de trésorerie prévisibles, ce qui rend la dette plus accessible pour les entreprises technologiques africaines matures et génératrices de revenus. Pour les fondateurs, ce mécanisme permet également de lever des capitaux de croissance importants sans dilution excessive du capital. Une grande partie de ces créances proviennent d’ailleurs d’institutions financières de développement et de fonds d’impact social qui soutiennent des projets d’inclusion et de transition énergétique avec des risques maîtrisés.

Dans tout cela, les entités tunisiennes restent peu actives en dépit d’un écosystème considéré parmi les meilleurs au continent. La taille du marché et la réglementation de change demeurent deux handicaps de taille pour la majorité des jeunes entreprises.

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Dette: un mois d’octobre sans complications

Le mois d’octobre sera spécial pour les finances publiques, non pas en raison de pressions particulières, mais plutôt par le lancement des débats sur le projet de loi de finances 2027.

Les chiffres montrent qu’il s’annonce plutôt calme. Sur le front de la dette locale, le rendez-vous le plus important concerne la ligne de BTA 6,3% octobre 2026, d’un montant de 817,500 MTND, programmée pour le 14 octobre. La question est désormais de savoir s’il y aura un refinancement via une adjudication d’un montant équivalent ou un échange contre des BTA de maturités plus longues.

Le calendrier comporte également deux lignes de BTCT: BTCT 52 semaines du 13/10/2026 pour 156,200 MTND et BTCT 26 semaines du 23/10/2026 pour 50 MTND. Aucune échéance de remboursement n’est en revanche prévue pour les tranches d’emprunts nationaux.

Concernant la dette externe, il y aurait une tranche de 26 MUSD au titre du Mécanisme élargi de crédit contracté auprès du FMI. La loi de finances 2026 a précisé que le montant total à rembourser sur l’année s’élève à 234 MUSD, répartis sur 9 tranches mensuelles, sans toutefois détailler les mois concernés.

Globalement, octobre 2026 ne constitue pas une source de pression pour le Trésor. Il en va de même pour les mois suivants, la page du service de la dette pour 2026 étant quasiment tournée. La fin de l’année semble plutôt consacrée à la préparation de 2027, qui s’annonce bien meilleure que les exercices précédents. Nous allons en effet retrouver des niveaux de service de la dette comparables à ceux de 2023, et ce, après trois années historiquement difficiles.

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L’actif net des OPCVM frôle 12 milliards de dinars

Encore un record pour les OPCVM. L’actif net frôle 12 milliards de dinars, s’établissant à 11 961,7 MTND fin septembre 2026. Par rapport au mois précédent, la progression est significative, s’élevant à 240,24 MTND. Seuls les véhicules obligataires ont porté cette hausse, affichant une croissance de leurs actifs de 317,96 MTND sur un mois.

Depuis le début de l’année, la dynamique est historique avec une augmentation globale de 3 224,90 MTND. Là encore, les OPCVM obligataires mènent la danse en progressant de 2 633 MTND, suivis des fonds mixtes et actions, en hausse respectivement de 572,80 et 19 MTND. Les nouveaux OPCVM monétaires ayant vu le jour cette année affichent quant à eux un actif net de 0,100 MTND.

Au fond, c’est toute une évolution en douceur du paysage de l’épargne domestique qui se dessine. Face à l’érosion du pouvoir d’achat et à la persistance de l’inflation, les épargnants prennent conscience qu’il existe des véhicules bien plus rémunérateurs que les placements bancaires traditionnels. En effet, les établissements de crédit continuent de rémunérer l’épargne selon des conditions réglementées, laissant des taux servis le plus souvent inférieurs à la hausse réelle du coût de la vie.

Les OPCVM offrent une alternative nettement plus performante et flexible grâce à leur structure même. En période de taux directeurs élevés et de besoins importants de financement de l’État, ces véhicules ont su capter de la valeur en investissant massivement dans des bons du Trésor aux rendements attractifs. De plus, contrairement au petit épargnant isolé qui ne dispose d’aucune marge de négociation auprès des banques, l’OPCVM mutualise les encours pour accéder aux meilleures opportunités du marché financier. Cette tendance est largement favorisée par l’amélioration de la culture financière d’une frange croissante de la population. C’est l’un des impacts positifs de la démocratisation de l’information financière sur les réseaux sociaux.

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