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Céréales: la BTS mobilise 30 MD pour financer les petits agriculteurs

À l’approche de la campagne des grandes cultures, la Banque tunisienne de solidarité (BTS) mobilise 30 millions de dinars pour financer les petits agriculteurs à travers des crédits saisonniers. Ces financements seront accordés directement par la banque ou par l’intermédiaire des associations de microcrédit.

La BTS annonce, pour cette campagne, plusieurs mesures destinées à accélérer le traitement des demandes et à élargir l’accès au financement. Les agriculteurs ayant déjà bénéficié d’un crédit saisonnier et ayant réglé leurs précédentes échéances pourront notamment profiter d’un traitement automatisé de leur nouvelle demande. La banque prévoit un délai pouvant aller jusqu’à 15 jours à compter du dépôt du dossier.

Le dispositif s’étend également aux agriculteurs dont les dettes ont été rééchelonnées. Ceux ayant bénéficié de cette mesure pourront demander un nouveau crédit saisonnier pour la culture des céréales, conformément aux dispositions de la Banque centrale de Tunisie relatives au rééchelonnement des dettes des agriculteurs affectés par la sécheresse.

5 MD via les coopératives agricoles

Une enveloppe spécifique de 5 millions de dinars est réservée aux petits agriculteurs à travers les Sociétés mutuelles de services agricoles (SMSA). Les financements seront mis en place sur la base de conventions conclues entre la BTS et les coopératives concernées.

Ce mécanisme doit permettre aux SMSA de contribuer directement au financement de leurs adhérents engagés dans la production céréalière, en facilitant notamment l’accès aux ressources nécessaires au démarrage de la campagne.

La BTS relève par ailleurs le plafond des crédits pouvant être accordés par l’intermédiaire des associations de microcrédit. Il passe de 5 000 à 10 000 dinars, augmentant ainsi le montant pouvant être mobilisé par les petits agriculteurs concernés.

Des crédits à 5 % sans garantie

La banque consacre également 4 millions de dinars au financement prévu dans le cadre du Programme d’appui au développement intégré et durable de la filière céréalière (PADIDFIC) et du Programme d’appui urgent à la sécurité alimentaire (PAUSAT).

Dans ce cadre, les crédits saisonniers sont proposés à un taux d’intérêt bancaire fixe de 5 %. Le dispositif prévoit également un accès au financement sans garantie et sans apport personnel, selon les conditions annoncées par la BTS.

Le décaissement est organisé en deux parties. 70 % du montant du crédit sont destinés à l’acquisition des intrants de production à travers des bons d’approvisionnement, tandis que les 30 % restants sont versés directement à l’agriculteur.

Trois documents pour déposer une demande

La BTS prévoit enfin de réduire les formalités administratives liées aux crédits saisonniers destinés à la culture des céréales. Le dossier est ramené à trois documents essentiels: une demande de crédit, une copie de la carte d’identité nationale et un document attestant l’exploitation de la terre.

Cette simplification intervient alors que la banque prépare le financement de la nouvelle campagne des grandes cultures et cherche à accélérer le traitement des demandes des petits exploitants.

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Export depuis la Tunisie: qui peut bénéficier de l’abattement de 50%?

La salle était comble ce mardi 29 septembre à Tunis pour le lancement des “Easy Export Days – Export & Grow”. Organisée sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en partenariat avec la GIZ, cette rencontre ouvre une série de journées d’information consacrées au programme Easy Export.

Après Tunis, la tournée se poursuivra à Sousse le 30 septembre, à Sfax le 1er octobre, à Gabès le 2 octobre et au Kef le 14 octobre. Ces rencontres réunissent notamment le ministère du Commerce et du Développement des exportations, la GIZ, La Poste tunisienne, le Cepex, l’Office national de l’artisanat et la douane tunisienne.

Destiné notamment aux PME, aux artisans et aux startups, Easy Export vise les structures qui souhaitent expédier leurs produits vers les marchés étrangers en s’appuyant sur le réseau postal. Le dispositif concerne notamment l’artisanat, les produits agricoles et alimentaires ainsi que les startups, avec des envois pouvant atteindre 30 kilogrammes.

Plus simple 

L’un des principaux avantages du programme réside dans la prise en charge de 50% des frais de transport des colis éligibles, selon les conditions du Foprodex. Une enveloppe de 5 millions de dinars avait été mobilisée en 2025 pour soutenir les exportations réalisées à travers le réseau postal.

Easy Export prévoit également des guichets uniques au sein du réseau postal, qui permettent aux entreprises d’être orientées dans leurs démarches, notamment pour le contrôle technique à l’export, la domiciliation de la facture commerciale et le dédouanement des expéditions. Un portail dédié, www.easyexport.com.tn, rassemble également les informations relatives au dispositif.

Depuis son lancement en octobre 2025, environ 65 entreprises ont adhéré au programme, selon les données communiquées lors de la rencontre de Tunis. Avec les “Easy Export Days”, les partenaires du dispositif cherchent désormais à élargir sa portée dans les régions et à faire connaître ses modalités directement auprès des entreprises concernées.

À travers cette démarche, l’enjeu est de permettre aux petites structures de réaliser leurs premières opérations internationales dans un cadre adapté aux expéditions de faible volume, tout en disposant d’un accompagnement pour les principales formalités liées à l’export.

 




 

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Batteries Assad avance vers une introduction à la Bourse d’Alger

Batteries Assad Algérie veut ouvrir son capital sur le marché financier algérien. La filiale du groupe tunisien Assad a soumis une demande d’introduction à la Bourse d’Alger, examinée lundi 28 septembre par le guichet unique du marché financier, au siège de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB).

La réunion a porté sur les conditions à remplir et les différentes étapes à suivre avant une éventuelle admission. Le dossier n’est donc pas encore arrivé au terme de la procédure. La COSOB doit notamment examiner le respect des exigences réglementaires applicables à l’opération. Derrière cette demande, il y a aussi un projet de développement industriel. Assad avait annoncé en juillet son intention d’ouvrir le capital de sa filiale algérienne. Deux options avaient alors été évoquées, l’arrivée d’un partenaire stratégique et une introduction en Bourse. Le groupe avait fixé à 1 milliard de dinars algériens le montant recherché, pour une participation comprise entre 25 % et 30 % du capital.

Batteries Assad Algérie fabrique et distribue des batteries pour les véhicules. L’entreprise dispose d’une usine à Bouira et fait partie des implantations industrielles du groupe tunisien en Algérie. Créée en 2005, elle produit notamment des batteries plomb-acide destinées aux véhicules légers, lourds et utilitaires.

Le groupe tunisien prévoit par ailleurs de renforcer les capacités de cette filiale. Son site industriel présente un projet visant à tripler la capacité de production à l’horizon 2027, avec des investissements consacrés notamment à la modernisation de l’usine et à l’automatisation des lignes.

Une entrée en Bourse donnerait à Batteries Assad Algérie une autre source de financement pour accompagner ce développement. Elle permettrait également d’associer de nouveaux investisseurs au capital de la société. Pour le groupe Assad, l’opération offrirait en parallèle une nouvelle voie pour financer sa présence industrielle en Algérie.

Le dossier est désormais entre les mains des acteurs du marché financier algérien. Le guichet unique réunit notamment la COSOB, la Société de gestion de la Bourse des valeurs (SGBV) et Algérie Clearing. Il accompagne les entreprises dans leur parcours d’introduction et assure la coordination entre les différents intervenants. 

Fondé en 1938, Assad est présent en Algérie depuis plusieurs années et est coté à la Bourse de Tunis depuis 2005. Avec cette opération, le groupe pourrait donc faire entrer sa filiale algérienne sur un deuxième marché financier. Pour l’heure, l’introduction reste conditionnée à l’aboutissement de la procédure engagée auprès des autorités algériennes.

 

 

 

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Tourisme: ce que le TTDI 2026 dit des atouts et des défis de la Tunisie

Avec un score de 3,62 sur 7, la Tunisie se classe au 82e rang sur 110 économies dans le Travel & Tourism Development Index (TTDI) 2026 du World Economic Forum (WEF). Le pays recule ainsi de quatre places par rapport à l’édition précédente, avec un score en baisse de 0,2 %. Derrière ce résultat, le rapport met surtout en lumière une question qui dépasse le seul classement: comment transformer les atouts d’une destination en davantage de valeur pour les entreprises, les visiteurs et les territoires?

En effet, l’index ne mesure pas directement les arrivées touristiques ou les recettes. Plutôt, il évalue les conditions qui permettent justement au secteur de se développer de manière durable et résiliente. Infrastructures, connectivité, environnement des affaires, ressources humaines, numérique, ouverture au tourisme, ressources culturelles et naturelles ou encore durabilité sont ainsi pris en compte à travers 17 piliers et 102 indicateurs.

Pour la Tunisie, l’un des principaux enjeux consiste à mieux exploiter des ressources déjà présentes. Le patrimoine culturel constitue à ce titre un levier intéressant. À l’échelle de l’Afrique du Nord, le pilier des ressources culturelles a progressé de 18 % entre 2024 et 2026, soit l’une des plus fortes hausses enregistrées parmi les sous-régions étudiées. Le WEF observe parallèlement une progression de la demande pour les expériences liées à la gastronomie, au patrimoine, aux musées, aux festivals et aux traditions locales. cela ouvre une piste au-delà du produit balnéaire. Médinas, sites archéologiques, artisanat, gastronomie et patrimoine immatériel peuvent devenir davantage que des éléments de décor. Ils peuvent alimenter des circuits, des expériences et des offres capables d’attirer d’autres profils de visiteurs et de mieux répartir l’activité dans l’année.

Cette diversification répond aussi à un autre enjeu relevé par le WEF, à savoir, réduire la concentration de la demande. Une destination trop dépendante d’un marché, d’un type de clientèle ou d’une seule saison est davantage exposée aux chocs économiques, géopolitiques ou aux perturbations du transport. Le rapport encourage ainsi les destinations à diversifier leurs marchés, leurs segments de clientèle et les périodes de voyage, mais aussi à développer davantage le tourisme d’affaires, les événements et d’autres formes de déplacements à plus forte valeur.

En outre, le numérique ajoute une nouvelle dimension à cette compétition. Entre 2024 et 2026, 91 % des économies évaluées ont amélioré leur score en matière d’ICT Readiness. Le WEF souligne surtout l’évolution des modes de recherche des voyageurs avec la montée des outils et moteurs alimentés par l’IA. Une destination doit désormais être non seulement visible sur internet, mais aussi facilement identifiable par ces nouveaux outils.

D’ailleurs, pour la Tunisie, cela amène à s’interroger sur la fiabilité, la structuration et l’actualisation des informations disponibles sur les hôtels, les sites, les activités, les transports ou encore les expériences locales. Sont-elles suffisamment fiables et structurées pour être correctement reprises par les nouveaux systèmes de recherche? Le WEF estime que de nombreuses destinations sont encore en phase d’adaptation à cette évolution.

L’autre changement concerne le prix. Dans trois quarts des économies classées, la compétitivité-prix a reculé entre 2024 et 2026, les coûts liés au voyage ayant augmenté plus rapidement que l’inflation dans de nombreux marchés. Le WEF invite ainsi les destinations à “rivaliser sur la valeur, et non sur le prix”. Pour une destination comme la Tunisie, cette évolution est importante. L’argument du prix peut attirer, mais il ne suffit pas à construire une position durable. La qualité du service, la régularité de l’expérience, la richesse de l’offre, la réputation de la destination et la capacité à proposer des séjours différents entrent également dans l’équation. Le sujet n’est donc pas de devenir systématiquement moins cher, mais de faire en sorte que le visiteur estime que l’expérience proposée justifie son coût.

Cette montée en gamme suppose toutefois des investissements. Le WEF constate que, malgré la reprise de l’activité, les investissements touristiques n’ont pas suivi le rythme de la demande depuis 2022. Le manque de main-d’œuvre et les écarts de compétences constituent également des contraintes pour les entreprises, alors que le secteur doit simultanément améliorer ses services et intégrer de nouvelles technologies.

Le capital humain devient ainsi un enjeu aussi important que les infrastructures. L’hôtellerie, la restauration, les agences, les activités de loisirs ou encore les services liés au transport doivent pouvoir disposer de profils capables de répondre à des attentes qui évoluent rapidement. La transformation numérique ne supprimera pas ce besoin. Elle le déplace vers de nouvelles compétences.

Reste enfin la question des retombées locales. Le TTDI 2026 relève une baisse de 3,5 % du pilier consacré à l’impact socioéconomique du tourisme entre 2024 et 2026. La hausse du nombre de visiteurs ne garantit donc pas, à elle seule, une amélioration des bénéfices pour les populations et les économies locales. Tout dépend de la manière dont les dépenses touristiques circulent dans l’économie, des emplois créés, des entreprises locales associées à l’activité et des revenus réinjectés dans les territoires.

C’est ici qu’intervient la notion d’”autorisation sociale d’opérer”, mise en avant par le WEF. À mesure que la fréquentation augmente, une destination doit pouvoir démontrer que le tourisme apporte aussi quelque chose aux habitants. La pression sur les infrastructures, les ressources naturelles, les services publics ou le logement peut devenir un problème lorsque les bénéfices de la croissance restent peu visibles localement. Le contexte mondial donne une idée de l’ampleur du marché. En 2025, 1,52 milliard de touristes internationaux ont voyagé dans le monde. La contribution totale du voyage et du tourisme à l’économie mondiale a atteint 11.600 milliards de dollars, tandis que le secteur a soutenu 366 millions d’emplois, soit environ un emploi sur neuf à l’échelle mondiale. Les conditions générales de développement se sont également améliorées. Entre 2024 et 2026, 92 % des économies évaluées ont progressé dans le TTDI, pour une hausse moyenne d’environ 2,1 %. Les ressources culturelles, les infrastructures et services touristiques ainsi que la connectivité aérienne figurent parmi les domaines ayant enregistré les avancées les plus importantes. Mais le WEF considère que le tourisme est désormais sorti de sa phase de simple reconstruction après la pandémie. Le défi change de nature. Il ne s’agit plus seulement de faire revenir les voyageurs, mais de gérer la croissance dans un contexte marqué par la hausse des coûts, les tensions géopolitiques, les contraintes environnementales, les difficultés de recrutement et l’évolution rapide des technologies.

Le rapport permet ainsi de dégager plusieurs pistes pour la prochaine étape. Celle-ci pourrait se jouer sur plusieurs fronts à la fois: diversifier les marchés et les saisons, améliorer la qualité de l’offre, mieux exploiter les données et les outils d’IA, investir dans les compétences et faire davantage profiter les entreprises et les territoires des dépenses touristiques. Le tourisme tunisien ne doit donc pas seulement chercher à conquérir davantage de visiteurs. Il doit surtout continuer à construire la valeur qu’il leur propose.

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Europe: la Tunisie, le Maroc et plusieurs autres pays exemptés de frais de visa

Une précision importante pour les voyageurs tunisiens et marocains souhaitant se rendre en Irlande. Contrairement à ce que peuvent laisser entendre certaines informations relayées en ligne, Dublin n’a pas supprimé l’obligation de visa pour les ressortissants des deux pays.

La Tunisie et le Maroc figurent toutefois parmi les nationalités exemptées des frais de visa irlandais. Cette disposition apparaît sur le site officiel de l’Irish Immigration Service, qui liste les pays dont les ressortissants ne sont pas tenus de payer les droits de visa.

La différence est importante. Un ressortissant tunisien souhaitant effectuer un séjour en Irlande doit toujours obtenir un visa avant son départ. L’administration irlandaise précise que les ressortissants soumis à visa doivent déposer leur demande avant de voyager.

L’exemption concerne donc uniquement le coût de la procédure. À titre de référence, les frais habituels sont fixés à 60 euros pour un visa à entrée simple et à 100 euros pour une entrée multiple. Les ressortissants tunisiens et marocains sont exemptés de ces droits, même si des frais supplémentaires peuvent éventuellement être demandés selon les modalités de dépôt du dossier.

Cette mesure ne doit pas non plus être confondue avec le programme irlandais d’exemption de visa de court séjour. La liste officielle des pays concernés par ce programme comprend notamment l’Inde, la Chine, l’Indonésie, la Turquie, l’Ukraine et plusieurs pays des Balkans et du Moyen-Orient, mais pas la Tunisie ni le Maroc.

Pour un voyage touristique, la procédure reste donc nécessaire. Le demandeur doit effectuer sa demande en ligne, puis transmettre son passeport et les documents requis au bureau indiqué dans son dossier. L’Irish Immigration Service recommande de préparer la demande jusqu’à trois mois avant le voyage.

La mesure concerne au total 16 nationalités. En Afrique, 5 pays sont concernés: la Côte d’Ivoire, le Maroc, la Tunisie, l’Ouganda et la Zambie. Les autres pays de la liste sont la Bosnie, l’Équateur, l’Indonésie, la Jamaïque, le Kosovo, le Kirghizistan, le Monténégro, la Macédoine du Nord, le Pérou, la Serbie et le Sri Lanka.

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Nouveau programme: les PME auront un diagnostic pour savoir par où commencer

Une entreprise peut vouloir automatiser sa production, intégrer des équipements connectés ou utiliser l’intelligence artificielle. Encore faut-il savoir par où commencer. En Tunisie, un nouvel outil doit justement permettre aux industriels de mesurer leur niveau de préparation au numérique et d’identifier les technologies dont ils ont réellement besoin.

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), avec l’Union européenne et la GIZ Tunisie, lancent le Label I4.0 et TIMA, pour Tunisian Intelligent Manufacturing Assessment. Le lancement est prévu le 30 septembre à Tunis.

TIMA doit servir de point de départ. L’outil permet d’évaluer la maturité numérique d’une entreprise, d’identifier ses besoins et de mieux définir les prochaines étapes. Il sera disponible dans cinq Centres de compétences à Sousse, Sfax, Bizerte, Sidi Thabet et Monastir.

L’accompagnement ne s’arrête toutefois pas au diagnostic. À travers le HUB Industrie 4.0, les entreprises peuvent ensuite identifier les pistes d’amélioration et tester des solutions sur des projets pilotes, avant de viser le Label I4.0. L’idée est de permettre aux industriels d’avancer étape par étape plutôt que de multiplier les investissements technologiques sans feuille de route claire.

Pour les entrepreneurs et les entreprises technologiques, cette évolution crée aussi de nouveaux besoins à adresser. Automatisation, équipements connectés et intelligence artificielle figurent parmi les domaines déjà concernés par les initiatives développées depuis 2018 avec l’appui de l’Allemagne et de l’Union européenne.

Le sujet dépasse donc la seule digitalisation des usines. À mesure que les industriels cherchent à moderniser leurs activités, les entreprises capables de proposer des solutions adaptées peuvent trouver de nouveaux débouchés. Le diagnostic devient alors un premier lien entre un besoin industriel et une solution technologique.

 

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La Tunisie toujours dans le cœur des touristes français

À l’occasion de la Journée mondiale du tourisme, l’ambassade de France en Tunisie remet en lumière le poids des relations entre les deux pays dans le secteur touristique. Une relation qui se mesure aussi bien au nombre de visiteurs qu’aux investissements, aux emplois et aux actions de formation.

En 2025, 1,143 million de touristes français ont choisi la Tunisie, selon les données du ministère tunisien de l’Intérieur relayées par l’ambassade. Le nombre de visiteurs a progressé de 5,7% sur un an, faisant de la France la première clientèle européenne du pays.

Derrière ces flux touristiques se trouve également une présence économique. Les entreprises françaises actives dans le secteur ont cumulé 628 millions de dinars d’investissements et contribué à la création de plus de 4 500 emplois directs. Selon les données de la FIPA citées par l’ambassade, ces emplois représentent environ 22% de ceux générés par les investissements directs étrangers en Tunisie dans le secteur.

Mais la relation franco-tunisienne ne s’arrête pas aux investissements et aux arrivées de touristes. Elle passe aussi par la formation. L’Agence française de développement (AFD) et l’Institut français de Tunisie accompagnent ainsi l’Agence de formation dans les métiers du tourisme.

Parmi les initiatives mises en avant figure Moustadam, soutenu à hauteur de 100 000 euros par le Fonds Mostadem au profit de huit centres de formation de l’AFMT. L’objectif est notamment de renforcer l’attractivité des métiers du tourisme et la maîtrise du français professionnel chez les jeunes en formation.

La coopération s’étend également à la gastronomie. Le programme GustOdyssée entend promouvoir une approche plus durable de la gastronomie en Méditerranée.

Le tourisme n’est toutefois qu’un volet de cette relation économique. En 2025, les échanges de biens entre la France et la Tunisie ont atteint 8,9 milliards d’euros, selon les données présentées par l’ambassade de France en Tunisie. Ces échanges se sont soldés par un excédent de 1,8 milliard d’euros en faveur de la Tunisie.

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Fiscalité: dernier délai pour les personnes morales aujourd’hui

Les personnes morales doivent accomplir aujourd’hui, lundi 28 septembre 2026, plusieurs obligations fiscales. La Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, rappelle que cette date constitue le dernier délai légal pour les formalités concernées.

L’échéance porte notamment sur le dépôt de la déclaration mensuelle pour les personnes morales non soumises à la déclaration et au paiement à distance. Elle concerne également la déclaration du deuxième acompte provisionnel.

La DGI précise que le 28 septembre correspond au terme légal fixé pour ces obligations. Les contribuables pouvaient effectuer leurs démarches dans les jours précédant cette date et sont appelés à les régulariser sans attendre davantage.

L’administration fiscale invite ainsi les personnes morales concernées à accomplir leurs formalités dans les délais afin d’éviter tout retard dans le dépôt des déclarations.

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Scatec multiplie les projets et étend sa présence en Tunisie

Scatec poursuit son développement en Tunisie avec un nouveau projet solaire à Tataouine. Le groupe norvégien prévoit d’implanter une centrale photovoltaïque de 120 MW à Remada Ouest, sur une superficie d’environ 200 hectares. L’investissement est estimé à 80 millions d’euros. La future installation devrait produire près de 260 GWh d’électricité par an.

Le chantier est programmé pour le deuxième trimestre 2027, avec une durée de réalisation estimée entre 15 et 18 mois. La mise en service est ainsi attendue à la fin de 2028. Le raccordement au réseau de la STEG sera assuré par une ligne aérienne de 225 kV, longue d’environ deux kilomètres. Le projet prévoit également des retombées en matière d’emploi, avec 10 à 15 postes permanents annoncés après la mise en exploitation.

Cette nouvelle centrale vient s’ajouter à un portefeuille tunisien qui s’est étoffé rapidement depuis les premiers projets du groupe. À Sidi Bouzid, Scatec développe actuellement une deuxième centrale photovoltaïque de 120 MW. Baptisée Sidi Bouzid II, elle représente un investissement d’environ 96 millions d’euros et devrait produire quelque 276 GWh par an. Le projet est développé à parts égales avec Aeolus, filiale du groupe japonais Toyota Tsusho.

Le groupe a déjà franchi une première étape avec l’entrée en exploitation commerciale de ses centrales de Sidi Bouzid et de Tozeur, d’une capacité de 60 MW chacune. Ces deux installations constituent les premiers actifs solaires de Scatec en exploitation en Tunisie. Leur production cumulée est estimée à près de 288 GWh par an et l’électricité produite est vendue à la STEG dans le cadre de contrats d’achat de long terme.

La présence du groupe ne se limite toutefois pas au photovoltaïque. Scatec et Aeolus ont également obtenu un contrat d’achat d’électricité pour un parc éolien de 75 MW à El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan. Ce projet, dont l’investissement est estimé à environ 100 millions d’euros, doit élargir le portefeuille tunisien du groupe à une deuxième technologie renouvelable.

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Le groupe marocain Intelcia étend son empreinte en Tunisie

Intelcia poursuit le développement de ses activités en Tunisie. Le groupe international spécialisé dans l’externalisation a inauguré, le 24 septembre 2026, l’extension de son site de Tunis Lac 2, à l’occasion d’une conférence-débat à laquelle a pris part le directeur général de FIPA-Tunisia.

Pour FIPA-Tunisia, cette extension illustre l’intérêt des investisseurs internationaux pour le marché tunisien des services externalisés et des technologies de l’information. Le groupe, d’origine marocaine, est présent en Tunisie depuis 2023. Il compte aujourd’hui environ 400 collaborateurs dans le pays, selon les données publiées par Intelcia.

Le BPO, pour Business Process Outsourcing, couvre l’externalisation de certaines activités d’une entreprise, notamment la relation client, l’assistance ou encore différents processus administratifs et commerciaux. L’ITO, pour Information Technology Outsourcing, concerne davantage les services informatiques, tels que le développement, les infrastructures, le cloud ou la cybersécurité.

Dans ce secteur, FIPA-Tunisia met en avant le vivier de compétences disponibles en Tunisie. Le pays forme plus de 10 000 diplômés dans les TIC chaque année et compte 19 écoles d’ingénieurs. Les diplômés des filières STEM représentent, selon l’agence, 38 % de l’ensemble des diplômés.

L’agence cite également la compétitivité des coûts, avec un écart pouvant atteindre 60 à 70 % par rapport à l’Europe occidentale. À cet avantage s’ajoutent trois technoparks TIC, 19 cyberparcs, dix pôles de compétitivité et plus de 155 parcs industriels.

La connectivité constitue un autre argument avancé par FIPA, avec une capacité de bande passante annoncée à 1,5 Tbps et plusieurs câbles sous-marins reliant la Tunisie aux réseaux internationaux. Le pays dispose par ailleurs d’un écosystème de plus de 600 startups actives notamment dans l’intelligence artificielle, l’IoT, la blockchain et le Big Data. FIPA fait état de plus de 250 millions de dollars de financements cumulés pour ces startups en 2025.

Rappelons qu ‘en avril 2026, Intelcia a annoncé la finalisation du rachat des 65 % du capital détenus par Altice. Le groupe est donc redevenu 100 % détenu par son management. Il revendique alors 40 000 collaborateurs dans 19 pays. 

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Hausse ou pas hausse? Carburants, lait, sucre… le ministère du Commerce tranche

Les rumeurs faisant état d’une prochaine augmentation des prix de plusieurs produits de première nécessité ne reposent sur aucune décision annoncée par le ministère du Commerce et du Développement des exportations.

Relayées ces derniers jours sur plusieurs pages des réseaux sociaux, ces publications évoquent de nouveaux tarifs pour les carburants et le gaz domestique, ainsi que pour le lait, le sucre, l’huile végétale subventionnée, la semoule et la farine.

Le ministère a formellement démenti ces informations. Il précise que les montants diffusés en ligne ne figurent dans aucun document officiel et qu’aucun communiqué de ses services n’annonce une modification des prix concernés.

Le département rappelle que la préservation du pouvoir d’achat demeure l’un des choix sociaux de l’État. Il indique, dans ce cadre, qu’aucune augmentation des prix des produits de base n’est actuellement envisagée.

Face à la circulation de ces informations, le ministère invite les consommateurs à vérifier les annonces relatives aux prix auprès de ses canaux officiels, notamment sa page officielle et son site internet.

Les nouveaux tarifs diffusés sur les réseaux sociaux ne constituent donc pas une annonce officielle du ministère du Commerce.

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HawKar, 10 ans pour mettre une voiture tunisienne sur la route

Il aura fallu près de dix ans à HawKar pour passer de l’idée au véhicule. Le projet prend forme en 2015, après les études de sa fondatrice, puis entre dans une phase de développement en 2016. L’entreprise est finalement créée en octobre 2018. Depuis, la startup travaille sur un véhicule électrique destiné aux personnes à mobilité réduite, avec une particularité dès sa conception, l’accès direct en fauteuil roulant.

HawKar a fait le choix de développer son propre véhicule plutôt que de partir d’un modèle existant à aménager. Un choix qui a allongé le processus de mise au point. La conception d’un véhicule impose en effet des développements mécaniques et électroniques, des prototypes, des essais de résistance et de comportement sur route, ainsi que des démarches liées à la conformité et aux exigences de sécurité.

Le financement a également rythmé l’évolution du projet. Pour avancer d’une étape à l’autre, la startup a eu recours à des subventions, des concours, des financements d’amorçage et différents partenariats. HawKar s’inscrit aujourd’hui dans l’écosystème tunisien de l’innovation et indique bénéficier de la dynamique du Startup Act.

Son réseau de partenaires s’est constitué progressivement. ACTIA accompagne le projet depuis 2017 et le business angel Walid Charfi depuis 2018. Le CIPPH a rejoint le dispositif en 2021, suivi par la GIZ en 2022. En 2024, CTAMA est entrée au capital de HawKar.

Le passage aux essais pilotes

La startup a récemment présenté son véhicule final au Technopole d’El Ghazala. Elle se trouve désormais dans une phase de tests pilotes menée avec des partenaires institutionnels et stratégiques. Cette étape doit permettre de poursuivre la validation du véhicule avant son passage à la production.

HawKar prépare également une nouvelle levée de fonds. Les ressources recherchées doivent servir à financer les pilotes et à accompagner le passage du stade pré-industriel à une offre commercialisable de véhicules haut de gamme et personnalisables.

À ce jour, la startup ne communique pas de volumes de production ni de chiffres de ventes. Son activité reste donc principalement orientée vers le développement, les essais et la préparation de la phase commerciale.

Les prochaines priorités sont clairement identifiées. HawKar veut achever les pilotes en cours, renforcer ses partenariats industriels et financiers et préparer son lancement commercial en Tunisie. L’entreprise envisage ensuite une extension vers les marchés africains.

Ce positionnement répond à une difficulté que HawKar identifie dans la région MENA et en Afrique. Les transports collectifs et certaines infrastructures restent peu adaptés aux personnes à mobilité réduite, tandis que les véhicules aménagés importés peuvent représenter un coût important. La startup cherche à apporter une solution conçue spécifiquement autour de cet usage.

Pour sa fondatrice, le développement d’un projet industriel passe également par la capacité à réunir les bonnes compétences autour de l’entreprise. Elle insiste notamment sur l’importance de s’entourer d’experts lorsque les besoins dépassent ses propres domaines de compétence. Elle encourage par ailleurs les femmes entrepreneures à investir des secteurs comme l’automobile, la mécanique et la mobilité.

Après plusieurs années consacrées au développement du véhicule, HawKar entre ainsi dans une phase où les enjeux portent désormais sur les tests, le financement et le passage à la production. La prochaine étape sera celle de la commercialisation, d’abord en Tunisie, puis sur les marchés africains.

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TeleHealth Connect 2026: la Tunisie accueille le directeur général de l’OMS

La santé est en train de changer de terrain. Consultation à distance, intelligence artificielle, données médicales et outils de diagnostic connectés s’installent progressivement dans les systèmes de soins, avec une promesse forte, celle de rapprocher le patient du médecin et de rendre les parcours de soins plus fluides. Mais derrière cette transformation se posent déjà d’autres questions, moins technologiques et beaucoup plus structurantes, sur la gouvernance, la sécurité des données et l’accès aux nouvelles solutions.

C’est dans ce contexte que la Tunisie accueillera, du 29 septembre au 1er octobre 2026, le congrès international TeleHealth Connect Tunisia 2026, à l’hôtel Radisson Blu (ex Laico) à Tunis. Placée sous le haut patronage du président de la République, Kaïs Saïed, la rencontre réunira des responsables de la santé, des délégations arabes, africaines et internationales, ainsi que des experts autour des grandes mutations du secteur.

Le rendez-vous intervient alors que l’intelligence artificielle progresse plus vite que les cadres censés l’encadrer. Un constat particulièrement visible en Europe. Dans une analyse publiée en juillet 2026, l’Organisation mondiale de la santé indique que seuls 8 % des pays de sa Région disposent d’une stratégie spécifique à l’intelligence artificielle en santé, alors que près des deux tiers utilisent déjà l’IA dans le diagnostic. L’OMS relève également que moins de la moitié des pays ont évalué l’adéquation de leurs cadres juridiques à ces nouveaux usages.

Le sujet ne relève donc plus de la prospective. L’IA entre déjà dans les pratiques médicales, tandis que les systèmes de santé doivent encore définir les règles qui permettront de l’utiliser de manière sûre et responsable. C’est précisément l’un des enjeux qui traversera les discussions de TeleHealth Connect 2026.

La télémédecine figurera parmi les principaux thèmes du congrès. Plusieurs initiatives sont déjà engagées dans ce domaine, avec l’objectif de faciliter l’accès aux soins, notamment pour les patients éloignés des établissements et des spécialités médicales. Cette évolution ouvre de nouvelles possibilités pour le suivi et la prise en charge à distance, tout en posant des questions sur les infrastructures, la formation des professionnels et l’accès des patients aux outils numériques.

Les données de l’UIT illustrent l’ampleur du défi. En Afrique, seulement 38 % de la population utilisait Internet en 2024, contre 68 % à l’échelle mondiale. L’écart entre les villes et les zones rurales reste particulièrement important, avec un taux d’utilisation de 57 % en milieu urbain contre 23 % en milieu rural. Dans ces conditions, la transformation numérique de la santé ne peut pas être pensée uniquement sous l’angle des technologies disponibles. Elle dépend aussi de la capacité à garantir une connexion, des équipements et des usages accessibles au plus grand nombre.

L’OMS souligne elle aussi les limites de cette transition. Dans son analyse régionale consacrée à la santé numérique et à la télémédecine, elle relève que 30 à 70 % des professionnels de santé interrogés dans différentes études déclarent ne pas disposer des compétences numériques nécessaires pour utiliser efficacement les technologies numériques. Elle constate également que les dispositifs de télémédecine restent encore insuffisamment évalués dans plusieurs pays.

Cette réalité donne une autre dimension au débat sur l’innovation. La question n’est plus seulement de savoir ce que la technologie permet de faire, mais dans quelles conditions elle peut réellement améliorer les soins.

La cybersécurité sera ainsi au cœur des discussions. À mesure que les données médicales circulent entre patients, professionnels, établissements et plateformes, leur protection devient un enjeu stratégique. Le développement de l’IA ajoute une couche supplémentaire à cette équation, avec des interrogations sur la qualité des données, les biais, la confidentialité et la responsabilité des décisions prises avec l’appui d’algorithmes.

L’OMS a d’ailleurs consacré en juin 2026 un document spécifique aux opportunités et aux risques de l’IA dans l’élaboration des politiques de santé. L’organisation met notamment en garde contre les biais liés aux données, les vulnérabilités en matière de cybersécurité et le risque que les outils numériques donnent davantage de poids aux informations facilement quantifiables au détriment de l’expérience des patients et des réalités locales.

C’est donc un débat de gouvernance autant qu’un débat technologique qui se dessine à Tunis. La santé numérique peut accélérer l’accès aux soins et améliorer certains parcours, mais elle oblige aussi les décideurs à revoir les règles, les compétences et les infrastructures qui accompagnent cette évolution.

Les bénéfices potentiels sont néanmoins considérables. Selon l’UIT, qui s’appuie sur des travaux conjoints avec l’OMS, le recours à des solutions numériques telles que la télémédecine, la messagerie mobile et les chatbots pour prévenir et prendre en charge certaines maladies non transmissibles pourrait permettre d’éviter plus de deux millions de décès et quelque sept millions d’événements aigus ou hospitalisations au cours des dix prochaines années, avec un gain économique estimé à 199 milliards de dollars.

Encore faut-il que cette promesse ne creuse pas les écarts existants. C’est là que la question de l’équité prend tout son sens. Une innovation médicale n’aura qu’un impact limité si elle reste inaccessible aux populations les plus éloignées du numérique ou aux territoires qui disposent des infrastructures les plus faibles.

L’ouverture de TeleHealth Connect Tunisia 2026 est prévue le 29 septembre à 9h, avec une allocution du ministre de la Santé, Mustapha Ferjani. Dans son message, il a présenté la santé numérique comme un moyen de “make digital health a bridge that brings care closer to every person” et appelé à la construction de partenariats pratiques et durables.

Les travaux se poursuivront le 30 septembre autour des différentes sessions thématiques. Le congrès réunira notamment des représentants du monde arabe et du continent africain, dans un contexte où les expériences de transformation numérique des systèmes de santé restent très diverses.

Le dernier jour devrait donner au rendez-vous une portée internationale supplémentaire. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est annoncé à Tunis pour la clôture du congrès, ce qui constituerait, selon les organisateurs, une première en Tunisie. Sa présence doit également coïncider avec la signature d’un accord international présenté comme majeur. Son contenu et les engagements qui en découleront n’ont pas encore été précisés dans les informations communiquées.

Au fond, TeleHealth Connect 2026 pose une question qui dépasse la seule technologie. À mesure que l’intelligence artificielle et la télémédecine entrent dans le quotidien des systèmes de soins, le véritable enjeu sera de savoir comment transformer cette puissance numérique en progrès médical accessible, sécurisé et réellement utile au patient.

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Huile d’olive tunisienne: quels sont les principaux marchés à l’export?

L’huile d’olive tunisienne continue de gagner du terrain sur les marchés extérieurs. Sur les dix premiers mois de la campagne 2025/2026, soit de novembre 2025 à août 2026, la Tunisie a exporté 381,2 mille tonnes, pour des recettes de 4,78 milliards de dinars. Par rapport à la même période de la campagne précédente, les volumes ont progressé de 50,8 %, tandis que les recettes ont augmenté de 41,2 %, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), rapportées par la TAP.

Cette hausse des exportations s’accompagne toutefois d’une réalité qui reste bien connue du secteur. L’essentiel de l’huile tunisienne vendue à l’étranger part encore en vrac. Sur les 381,2 mille tonnes exportées, 55,4 mille tonnes seulement étaient conditionnées, soit 14,5 % du total. Le vrac représente ainsi 85,5 % des volumes.

Le conditionné progresse néanmoins. Ses exportations ont augmenté de 48,7 % sur un an. Mais cette évolution ne se traduit pas encore par une part équivalente dans les recettes. L’huile conditionnée ne représente que 19,3 % des revenus générés par les exportations. Autrement dit, la majeure partie de la valeur reste encore réalisée sur des volumes exportés en vrac.

Dans le détail, l’huile extra vierge domine largement les expéditions tunisiennes. Elle compte pour 83,5 % des volumes exportés sur la période.

Des marchés toujours concentrés sur l’Europe et l’Amérique du Nord

Côté débouchés, l’huile d’olive tunisienne poursuit son implantation à l’international. Elle a été exportée vers plus de 82 pays à fin août 2026. L’Union européenne reste de loin le principal marché, avec 56,6 % des volumes. L’Espagne arrive en tête avec 31,9 %, devant l’Italie avec 19,8 %.

L’Amérique du Nord constitue le deuxième grand débouché, avec 24,4 % des exportations. Les États-Unis absorbent à eux seuls 19,3 % des volumes, tandis que le Canada en représente 5,1 %.

L’Asie concentre pour sa part 11,5 % des exportations, portée notamment par l’Arabie saoudite et la Jordanie, avec respectivement 4,9 % et 3 %. Le marché africain reste plus limité, à 3,7 % des volumes, dont 3,1 % pour l’Égypte.

Sur le front des prix, le mois d’août 2026 affiche une évolution favorable. Le prix moyen à l’export s’est établi à 13,31 dinars le kilogramme, contre 12,42 dinars un an auparavant, soit une hausse de 7,1 %. Selon les catégories d’huile, les prix se sont situés entre 8,41 et 17,12 dinars le kilogramme.

Le bio reste un créneau à forte valeur

L’huile d’olive biologique occupe également une place dans cette dynamique. Les exportations ont atteint 53 mille tonnes sur les dix premiers mois de la campagne, pour une valeur proche de 699,7 millions de dinars.

Là encore, le conditionnement reste minoritaire. Seulement 6,3 % des volumes d’huile d’olive biologique exportés étaient conditionnés.

Le bio affiche toutefois des niveaux de prix qui méritent l’attention. Le prix moyen s’est établi à 13,20 dinars/kg, avec 12,96 dinars pour l’huile en vrac et 16,74 dinars pour l’huile conditionnée.

L’Italie constitue le premier marché de l’huile d’olive biologique tunisienne, avec 39 % des volumes exportés. Elle est suivie par l’Espagne avec 26 %, les États-Unis avec 23 % et la France avec 8 %.

Ces chiffres montrent ainsi une progression nette des volumes exportés, mais aussi le poids encore important du vrac dans le modèle d’exportation tunisien. Le conditionné gagne du terrain, sans représenter encore la majorité de la valeur générée par les ventes à l’étranger.

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Forbes 2026: deux banques tunisiennes dans le classement mondial

Forbes et Statista ont lancé en 2026 leur premier classement des 500 banques les plus performantes dans 89 pays. L’évaluation repose principalement sur leurs données financières et leurs états financiers audités, et non sur la satisfaction des clients.

Les banques sont évaluées selon quatre critères: rentabilité (30 %), solidité du capital et du financement (25 %), qualité des actifs et efficacité (25 %), croissance et qualité des résultats (20 %). Pour comparer des établissements de taille comparable, elles sont réparties en six catégories d’actifs, de 3 à 10 milliards de dollars jusqu’aux banques dépassant 500 milliards de dollars.

Dans le classement 2026, on trouve;

  • Tier 1 : plus de 500 Md$ d’actifs

  • Tier 2 : 100 à 500 Md$

  • Tier 3 : 50 à 100 Md$

  • Tier 4 : 20 à 50 Md$

  • Tier 5 : 10 à 20 Md$

  • Tier 6 : 3 à 10 Md$

Deux banques tunisiennes figurent dans la première édition du classement World’s Top Performing Banks 2026. La BIAT se classe 28e dans le Tier 5, qui regroupe les établissements affichant entre 10 et 20 milliards de dollars d’actifs. La Banque de Tunisie (BT) arrive, pour sa part, à la 52e place du Tier 6, réservé aux banques dont les actifs se situent entre 3 et 10 milliards de dollars. Le classement distingue au total 500 banques dans 89 pays, réparties selon six catégories d’actifs.

 

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Un opérateur panafricain attire jusqu’à 155 millions de dollars pour accélérer son expansion

La U.S. International Development Finance Corporation (DFC) prévoit d’investir jusqu’à 155 millions de dollars dans WIOCC Group, opérateur panafricain d’infrastructures numériques. L’investissement, annoncé le 16 septembre, doit accompagner l’expansion des réseaux de fibre, des câbles sous-marins et des data centers de WIOCC sur le continent. 

Présent dans 30 pays africains, WIOCC dispose notamment de plus de 40 data centers centraux et edge et d’un réseau de fibre terrestre et sous-marin. 

L’investissement doit renforcer les infrastructures numériques de WIOCC sur le continent, notamment ses capacités de connectivité et de data centers.

Pour les entreprises qui développent des activités numériques, l’enjeu se situe notamment au niveau de l’accès aux capacités de stockage et de traitement des données. Le développement des data centers peut accompagner les besoins des fintechs, des opérateurs télécoms, des plateformes de commerce en ligne et, plus largement, des entreprises qui déplacent leurs activités vers le cloud ou développent des applications reposant sur l’intelligence artificielle.

L’investissement américain intervient alors que WIOCC vient déjà de sécuriser 300 millions de dollars auprès de l’Africa Finance Corporation et de Vision Invest. Cette enveloppe doit financer l’expansion de ses infrastructures de fibre et de data centers ainsi que le renforcement de ses capacités sous-marines. 

La DFC cible également le financement du commerce. Elle a approuvé une contre-garantie de 500 millions de dollars au profit du Global Trade Finance Program de l’IFC. Le mécanisme doit permettre aux banques des marchés émergents de financer davantage d’opérations commerciales impliquant des produits américains. L’Afrique figure parmi les marchés visés.

Pour une entreprise africaine, le dispositif concerne donc principalement les opérations d’importation auprès de fournisseurs américains. Les secteurs cités par la DFC couvrent notamment les équipements électriques, les machines industrielles, les ordinateurs, les véhicules et les produits agricoles. Selon la DFC, cette garantie pourrait contribuer à soutenir jusqu’à 20 milliards de dollars d’exportations américaines vers de nouveaux marchés.

Washington s’intéresse également aux ressources stratégiques du continent. La DFC indique soutenir un projet de minerais critiques en Afrique de l’Ouest, sans préciser à ce stade le pays concerné ni le montant de son engagement. Certaines autres transactions annoncées dans le même programme restent également confidentielles. Ces opérations figurent parmi les nouveaux engagements annoncés par la DFC, qui prévoit plus de 8 milliards de dollars d’investissements à l’échelle mondiale. Pour l’Afrique, les projets rendus publics portent ainsi à la fois sur les infrastructures numériques, le financement du commerce et les minerais critiques.

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Le Tunisien Béchir Ktari prend la direction du Département d’informatique de l’Université Laval

Le professeur Béchir Ktari a été nommé directeur du Département d’informatique et de génie logiciel de l’Université Laval, à Québec. Il a pris ses fonctions le 1er septembre 2026 pour un mandat de quatre ans, succédant à Nadia Tawbi.

Son parcours présente un lien direct avec la Tunisie. Diplômé en 1991 de l’Institut supérieur de gestion (ISG) de l’Université de Tunis en informatique et gestion, il a poursuivi ses études à l’Université Laval, où il a obtenu une maîtrise en 1998 puis un doctorat en informatique en 2003.

Professeur titulaire, Béchir Ktari mène des recherches consacrées notamment aux méthodes algébriques appliquées à l’analyse et à la certification de systèmes informatiques. Ses travaux l’ont amené à collaborer avec des acteurs institutionnels et industriels canadiens, dont Recherche et Développement pour la Défense Canada, le Centre de recherches sur les communications et Ericsson Canada.

Il dispose également d’une expérience dans la gestion universitaire. Depuis 2012, il a occupé différentes responsabilités administratives à l’Université Laval, notamment à la direction de département et de programme.

Sa nouvelle fonction vient ainsi prolonger un parcours de plus de 3 décennies dans l’informatique, construit entre une formation initiale en Tunisie et une carrière académique au Canada.

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Les Tunisiens face à la grève: deux entreprises régularisent la Cnss, le mouvement est maintenu

Selon nos sources, une pression est déjà observée dans certains kiosques, avec une affluence accrue d’automobilistes souhaitant faire le plein avant le début du mouvement. Le risque de grève dans le transport des hydrocarbures a par ailleurs été relayé par plusieurs médias. D’ailleurs, à l’approche des 23 et 24 septembre, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport relevant de l’Utica réagissent aux informations faisant état d’un mouvement de grève dans le secteur du transport des hydrocarbures.

Dans un communiqué, les deux organisations affirment que les entreprises du secteur respectent leurs obligations en matière de couverture sociale, de déclaration des salariés et de sécurité professionnelle. Elles précisent que les difficultés de paiement des cotisations à la Cnss concernaient deux entreprises, dont les situations ont depuis été régularisées.

Elles contestent également la demande de réactivation du procès-verbal du 2 mai 2019, estimant que celui-ci a été abandonné depuis plusieurs années et dépassé par l’accord général sur les augmentations salariales couvrant la période 2022-2024.

Les organisations patronales assurent par ailleurs que les entreprises ont appliqué les augmentations salariales prévues pour 2018-2019, 2022-2024 ainsi que celles programmées pour 2026-2028. Elles indiquent que les révisions des tarifs de transport accordées par l’État via le mécanisme d’ajustement géographique ont été affectées au financement de la hausse des salaires et du coût des carburants, tout en les jugeant insuffisantes au regard des coûts du secteur.

Sur le plan juridique, elles affirment n’avoir reçu aucune notification de grève conforme aux dispositions du Code du travail et considèrent que tout arrêt de travail ou entrave à la circulation des camions serait illégal.

Pour les 23 et 24 septembre, les entreprises de distribution pétrolière, les transporteurs d’hydrocarbures et les stations-service affirment enfin être mobilisés pour assurer l’approvisionnement des stations et la continuité de l’activité.

Selon une source proche du dossier, la grève est maintenue pour les 23 et 24 septembre.

 

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Tarek Miknas quitte FP7 McCann, qui compte L’Oréal parmi ses clients

Changement de taille dans la publicité au Moyen-Orient. FP7 McCann MENAT et MullenLowe MENA vont fusionner pour former McCann MENA. L’opération intervient après le rapprochement entre leurs maisons mères, Omnicom et Interpublic Group (IPG).

La nouvelle agence sera dirigée par Mounir Harfouche, jusque-là CEO de MullenLowe MENA. Elle réunira les équipes des deux agences et sera intégrée au réseau mondial McCann, sous la responsabilité de MCN. 

Pour Tarek Miknas, l’annonce marque la fin d’un long chapitre. À la tête de FP7 McCann depuis près de deux décennies, il accompagnera la transition avant de quitter ses fonctions. Il prévoit ensuite de se consacrer à des projets personnels et familiaux.

Son départ intervient après une année particulièrement réussie pour FP7 McCann. L’agence a été distinguée MENA Network of the Year aux Cannes Lions 2026, ainsi qu’aux MENA Effie Awards.

La fusion concerne deux agences bien implantées dans la région. FP7 McCann compte notamment Orange Tunisie parmi ses clients, aux côtés de marques internationales comme Mastercard, McDonald’s, L’Oréal, General Motors et Nestlé.

Avec McCann MENA, Omnicom regroupe ainsi les activités régionales de deux réseaux publicitaires sous une même enseigne. La transition doit maintenant être menée par Mounir Harfouche, tandis que Tarek Miknas prépare son départ.

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Tunis-Carthage dans le top 10 africain des aéroports par capacité

Le transport aérien africain accélère sur le front des capacités, notamment sur les liaisons intra-africaines. Mais cette expansion intervient dans un marché où les positions restent disputées entre compagnies du continent et transporteurs étrangers.

Selon la dernière mise à jour de l’Association des compagnies aériennes africaines (Afraa), publiée le 15 septembre 2026, la capacité en sièges a augmenté de 8,8 % en août par rapport au même mois de 2025. Sur les liaisons intra-africaines, la progression atteint 10,5 %. En juillet, les sièges-kilomètres offerts (Ask) ont augmenté de 9 %, contre 5,8 % pour les passagers-kilomètres transportés (Rpk). L’offre progresse donc plus rapidement que le trafic.

Sur l’international, le partage du marché reste également contrasté. Les compagnies africaines représentaient 47,2 % de la capacité internationale en août, contre 52,8 % pour les transporteurs non africains. Sur les liaisons intercontinentales, leur part de capacité montait à 62,4 %. Pourtant, en juin, elles ne représentaient que 36,7 % du trafic intercontinental, contre 51,1 % du trafic international pris dans son ensemble.

Le décalage entre capacité et trafic est particulièrement visible sur les liaisons intercontinentales. Il place la performance commerciale et l’utilisation des capacités au cœur des enjeux des transporteurs africains, au-delà de la seule extension des réseaux.

Des coûts qui pèsent sur l’expansion?

Cette croissance intervient dans un environnement opérationnel toujours exigeant. Le prix moyen du jet fuel en Afrique s’est établi à 169,01 dollars le baril en août, contre 163,87 dollars au niveau mondial.

La flotte constitue un autre facteur de compétitivité. L’Afrique n’a représenté que 2 % des livraisons mondiales d’aéronefs, tandis que 67,4 % de sa flotte active était en service. Dans ce contexte, l’accès à des appareils plus récents et plus efficients reste étroitement lié à la maîtrise des coûts, notamment du carburant.

Le fret évolue sur une trajectoire plus modérée, avec une progression de 2,8 % du trafic cargo en juillet sur un an.

L’ensemble traduit un marché qui gagne en capacité, sans pour autant modifier mécaniquement les rapports de force. L’augmentation de l’offre intra-africaine ouvre un potentiel de développement pour les échanges régionaux, tandis que l’intercontinental reste un terrain de concurrence directe avec les transporteurs étrangers.

L’Afraa a communiqué un classement des aéroports africains selon leur capacité en sièges pour le mois d’août 2026. Dans ce palmarès, l’aéroport international de Tunis-Carthage décroche en effet la 8e position sur le continent, avec une capacité de 526 444 sièges. 

Rang Aéroport Ville Pays Capacité en sièges – août 2026
1 Aéroport international du Caire Le Caire Égypte 1 850 926
2 Aéroport international Addis-Abeba Bole Addis-Abeba Éthiopie 1 251 909
3 Aéroport international O. R. Tambo Johannesburg Afrique du Sud 1 148 652
4 Aéroport international Mohammed V Casablanca Maroc 803 579
5 Aéroport Houari Boumediene Alger Algérie 676 242
6 Aéroport international Jomo Kenyatta Nairobi Kenya 567 644
7 Aéroport international du Cap Le Cap Afrique du Sud 557 503
8 Aéroport international de Tunis-Carthage Tunis Tunisie 526 444
9 Aéroport international Murtala Muhammed Lagos Nigeria 483 103
10 Aéroport de Marrakech-Ménara Marrakech Maroc 480 112

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