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Société Générale Côte d’Ivoire : la BRED explore une possible acquisition

La BRED Banque Populaire s’intéresse à Société Générale Côte d’Ivoire en vue d’une éventuelle acquisition, selon Africa Intelligence. La banque française aurait engagé des consultations informelles autour de la filiale, dont Société Générale détient 73,25 %. À ce stade, aucune cession n’a été annoncée et les échanges restent exploratoires.

Cet intérêt intervient alors que Société Générale poursuit la réorganisation de ses activités en Afrique. De son côté, la BRED cherche à renforcer sa présence sur le continent. Elle a notamment acquis en 2024 une participation de 70 % dans Société Générale Madagasikara, devenant son principal actionnaire. La banque française est également présente à Djibouti.

Société Générale Côte d’Ivoire représente un actif important sur le marché bancaire ouest-africain. En 2025, la banque a réalisé un produit net bancaire de 276 milliards de FCFA, en hausse de 4,9 %. Son résultat net s’est établi à 101,4 milliards de FCFA, tandis que son total bilan atteignait 3 769 milliards de FCFA à fin décembre. Une acquisition permettrait à la BRED de renforcer significativement son implantation en Afrique de l’Ouest. Mais plusieurs étapes seraient nécessaires avant toute transaction : décision de Société Générale de céder sa participation, négociations avec un éventuel acquéreur et autorisations réglementaires.

 

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BH Bank: le coût du risque pèse sur le résultat net

Les états financiers intermédiaires de la BH Bank, arrêtés au 30 juin 2026, mettent en lumière une institution financière solide mais avec des défis structurels. Avec un total de bilan s’élevant à plus de 15 361 MTND, l’établissement financier maintient une place de premier plan dans le secteur. L’encours net de crédits accordés est de l’ordre de 10,350 MTND, et les dépôts abrités sont de 10,209 MTND.

Sur le plan de l’exploitation, la banque affiche PNB de 345,657 MTND, en légère hausse par rapport aux 343,304 MTND (en données retraitées) affichés une année auparavant. Néanmoins, cette performance opérationnelle, étant donné le contexte économique serré, se trouve fortement comprimée par la lourdeur du coût du risque. Les dotations aux provisions et le résultat des corrections de valeurs sur créances, hors bilan et passifs, ont totalisé 146,698 MTND, confirmant la pression continue sur la qualité des actifs et la nécessité de renforcer les couvertures.

D’ailleurs, des incertitudes liées à deux engagements majeurs aux situations financières préoccupantes, pour des montants nets respectifs de 105 MTND et 72 MTND, ont poussé l’établissement de crédits à constituer une provision supplémentaire de 50 MTND.

En conséquence de cette politique de provisionnement rigoureuse et d’un coût des ressources élevé pesant sur la marge nette d’intérêt, le résultat net ressort à 15,225 MTND, contre 54,385 MTND au 30 juin 2025. Après la prise en compte d’un effet des modifications comptables net d’impôt de 10,185 MTND, le bénéfice est ramené à 5,040 MTND.

Au niveau de la politique ESG, la BH Bank poursuit progressivement les actions visant à renforcer la prise en compte de ces enjeux. Elle a mis en place d’un outil de calcul du bilan carbone de façon périodique, afin de disposer d’un dispositif permettant de mesurer et de suivre les émissions de gaz à effet de serre. La banque intègre concrètement les critères environnementaux à travers l’étude de projets écoresponsables, comprenant l’installation de panneaux photovoltaïques sur certains de ses sites, la récupération des eaux pluviales ainsi que l’isolation thermique des toitures.

En parallèle, elle déploie un système de gestion des risques environnementaux et sociaux pour encadrer l’octroi de ses financements, permettant ainsi d’identifier et de valider rigoureusement les risques des projets concernés dans le cadre de sa politique environnementale et sociale.

Sur le marché, le titre reste sur une excellente performance de plus de 48 % depuis le début de l’année. Il n’y a pas d’inquiétudes sur la qualité des ratios prudentiels de la banque. Côté profitabilité, il est possible de se rattraper partiellement au cours du second semestre, surtout après l’effort de provisionnement des six premiers mois.

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Air Liquide annonce un bénéfice net de 16,897 MTND

Au bout de la première moitié de l’exercice 2026, Air Liquide Tunisie a réalisé un chiffre d’affaires de 17,028 MTND, en repli annuel de 8,5 %. Selon les indicateurs d’activité publiés en juillet, les exportations ont rapporté 2,644 MTND, contre 14,384 MTND pour le marché local. La baisse provient des deux marchés, respectivement de 13,6 % et 7,5 %. Les ventes en Tunisie ont été affectées essentiellement par celles de l’azote. La marge brute s’est établie à 2,428 MTND, contre 3,074 MTND fin juin 2025.

La société tire pleinement profit de la solidité de ses produits financiers et de participations. En tout, ils ont rapporté 17,363 MTND, y compris les dividendes de la filiale Air Liquide Tunisie Services (14,098 MTND). Toutefois, ces revenus se sont également inscrits en baisse par rapport au premier semestre 2025.

Le résultat net de la période s’est élevé à 16,897 MTND, en baisse de 33,0 %. Le total du bilan est de 191,662 MTND, dont 122,042 MTND de fonds propres (avant affectation du résultat). Cette assise financière robuste permet à la société de conforter sa position sur le marché et de poursuivre ses investissements stratégiques et opérationnels.

Sur le marché, le titre est sur une performance annuelle de près de 59 %. Le flottant est à peine de 20 % avec une forte présence institutionnelle. Le cours est peu sensible aux résultats périodiques et jouit de la confiance de ses actionnaires. In fine, nous sommes en train de parler de la filiale d’un leader mondial.

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Après le logiciel, Anthropic passe aux expériences biologiques en laboratoire

Anthropic ne veut plus limiter son ambition dans les sciences de la vie aux écrans et aux simulations. La startup américaine a mis en place un laboratoire de biologie expérimentale dans la région de la baie de San Francisco, où des expériences physiques sont menées en complément de ses travaux informatiques sur la biologie et la recherche pharmaceutique, selon Reuters. L’existence de ce wet lab a été confirmée par Eric Kauderer-Abrams, responsable des sciences de la vie chez Anthropic.

Le passage du « in silico », c’est-à-dire la recherche réalisée sur ordinateur, à l’expérimentation physique constitue une évolution importante pour une entreprise historiquement spécialisée dans l’intelligence artificielle. Anthropic précise que son modèle repose à la fois sur des travaux réalisés dans ses propres installations et sur des collaborations avec des partenaires externes.

Il faut toutefois nuancer le lien entre ce laboratoire et le développement de médicaments. Après la publication de l’information, un porte-parole d’Anthropic a précisé que le laboratoire n’était pas spécifiquement destiné à la découverte de médicaments, sans donner davantage de détails sur ses activités. La société affiche néanmoins clairement la santé, les sciences de la vie et la recherche sur les maladies rares parmi ses axes stratégiques. Cette orientation s’est accélérée depuis plusieurs mois. Anthropic a lancé en juin Claude Science, une plateforme destinée aux chercheurs qui rassemble des outils scientifiques, des bases de données et des capacités de calcul. L’entreprise affirme vouloir utiliser l’IA pour accélérer différentes étapes de la recherche scientifique, notamment dans les sciences biologiques. En juillet, Anthropic a également lancé un programme consacré aux maladies génétiques rares, avec jusqu’à 50 000 dollars de crédits Claude pour les projets sélectionnés. L’entreprise estime que l’IA peut notamment aider à identifier des mécanismes communs entre différentes maladies rares et à faire émerger de nouvelles hypothèses de recherche.

L’intérêt stratégique du laboratoire est précisément là : une IA peut analyser des publications, traiter des données biologiques, formuler des hypothèses ou concevoir des molécules, mais ces résultats doivent ensuite être confrontés au comportement réel des systèmes biologiques. Anthropic travaille déjà sur cette étape. En août, l’entreprise a publié des résultats sur l’utilisation de Claude pour concevoir des protéines capables de se fixer à des molécules cibles. En septembre, elle a également présenté des travaux dans lesquels Claude a contribué à optimiser plus de 30 modèles utilisés pour la modélisation biomoléculaire.

L’entreprise cherche parallèlement à automatiser davantage le travail expérimental. Selon Reuters, Anthropic explore notamment la possibilité de faire fonctionner des systèmes robotiques capables d’exécuter des expériences à partir d’instructions générées par ses modèles d’IA. Le projet reste toutefois à un stade précoce et l’intervention humaine demeure nécessaire.

 

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Donald Trump – Xi Jinping : entre guerre des puces et course à l’IA, la Tech passe à table

Le dîner d’État organisé par Donald Trump en l’honneur du président chinois Xi Jinping réunira plusieurs des principales figures de la technologie américaine. Prévu le 24 septembre à la Maison-Blanche, l’événement verra notamment la participation du patron d’OpenAI, Sam Altman, dont la présence a été confirmée par l’entreprise. Le patron de Nvidia, Jensen Huang, ainsi que Tim Cook, président du conseil d’administration d’Apple, sont également attendus.

La liste des invités issus du secteur technologique devrait être encore plus large. Selon certains responsables américains, Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, Sundar Pichai, directeur général d’Alphabet, Elon Musk, patron de Tesla, et Michael Dell, dirigeant de Dell Technologies, participeront également au dîner.

L’intelligence artificielle au cœur du sommet

La présence de ces dirigeants intervient alors que l’intelligence artificielle occupe une place croissante dans les relations entre Washington et Pékin. Les discussions entre Donald Trump et Xi Jinping devraient notamment porter sur l’IA, mais aussi sur les échanges commerciaux et l’approvisionnement en terres rares, des matières premières essentielles à de nombreuses industries technologiques.

La rencontre intervient également dans un contexte de compétition technologique entre les deux puissances. Nvidia occupe notamment une position centrale dans cette dynamique en tant que fournisseur de puces utilisées pour développer les systèmes d’intelligence artificielle. Jensen Huang avait déjà participé au dîner organisé par Xi Jinping pour Donald Trump lors de la visite du président américain en Chine en mai.

En parallèle du dîner, Washington étudie la possibilité d’organiser une réunion distincte avec plusieurs dirigeants spécialisés dans l’intelligence artificielle. Les modalités de cette rencontre restent encore à préciser.

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Le RNE devient le premier membre non européen de l’EBRA

Le Registre national des entreprises (RNE) a rejoint l’European Business Registry Association (EBRA) en tant que membre à part entière. Il devient ainsi le premier membre de l’association établi en dehors de l’Europe.

Créée en 2019, l’EBRA regroupe des organismes chargés de l’enregistrement des entreprises et de la gestion des informations légales qui leur sont liées. L’association sert notamment de cadre d’échange sur la digitalisation des registres, la qualité des données, l’interopérabilité des systèmes et la transparence des informations sur les entreprises.

Pour le RNE, cette adhésion permettra de renforcer les échanges avec les autres registres membres et de partager des expériences sur la modernisation des services, la gestion des données et le développement des services numériques.

Cette intégration intervient alors que le RNE poursuit la digitalisation de ses services et cherche à renforcer les échanges de données avec les différentes parties prenantes de l’écosystème économique.

Le registre tunisien est également membre du Corporate Registers Forum (CRF), dont il siège au bureau exécutif, et membre fondateur de l’Alliance francophone des registres du commerce (AFREC).

Avec son entrée à l’EBRA, le RNE élargit ainsi sa présence dans les réseaux internationaux spécialisés dans les registres d’entreprises.

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Ooredoo Tunisie et Kafel El Yatim accompagnent 400 enfants à l’occasion de la rentrée scolaire

À l’occasion de la rentrée scolaire, Ooredoo Tunisie poursuit son engagement en faveur des enfants et des familles à travers une nouvelle action Back to School, menée en partenariat avec l’Association Kafel El Yatim, dans le cadre de son programme de responsabilité sociétale Tounes T3ich.

Cette année, Ooredoo a offert à 400 enfants des cartables entièrement équipés de fournitures scolaires, afin de leur permettre d’aborder la nouvelle année scolaire dans les meilleures conditions. L’initiative a bénéficié à des enfants issus de presque tous les 24 gouvernorats de Tunisie, permettant ainsi à cette action solidaire de toucher des communautés à travers tout le pays.

Au-delà de la distribution des fournitures scolaires, Ooredoo a également accueilli un groupe d’enfants dans ses locaux à l’occasion d’une célébration spéciale de la rentrée. Un moment convivial et joyeux leur permettant de partager ensemble l’enthousiasme d’un nouveau départ avant de retrouver les bancs de l’école.

À cette occasion, Eyas Assaf, CEO de Ooredoo Tunisie, a déclaré :

« La rentrée scolaire doit être pour chaque enfant un moment d’enthousiasme, d’espoir et d’opportunités. À travers Tounes T3ich et notre partenariat avec Kafel El Yatim, nous sommes fiers d’être aux côtés de 400 enfants à travers la Tunisie et de contribuer, à notre manière, à leur offrir les meilleures conditions pour commencer cette nouvelle année scolaire. Soutenir les enfants et l’éducation demeure une dimension essentielle de notre engagement envers les communautés que nous servons. »

Cette initiative Back to School s’inscrit pleinement dans les priorités de Tounes T3ich, le programme de responsabilité sociétale de Ooredoo Tunisie, qui place notamment l’éducation, l’inclusion sociale et le bien-être des communautés au cœur de ses actions.

À travers la continuité de sa collaboration avec l’Association Kafel El Yatim et ses différents partenaires de la société civile, Ooredoo Tunisie réaffirme sa volonté de développer des initiatives répondant à des besoins concrets et générant un impact positif dans les différentes régions du pays.

Parce que chaque rentrée marque le début de nouveaux espoirs, Ooredoo Tunisie souhaite à tous les enfants tunisiens une année scolaire pleine d’apprentissage, de réussite et de nouvelles opportunités.

 

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Tunisie : 5,32% dans le nouvel indice obligataire de J.P. Morgan

5,32% : c’est le poids qu’occupera la Tunisie dans le Government Bond Index–Emerging Markets Edge (GBI-EM Edge), le nouvel indice que J.P. Morgan doit dévoiler avant la fin du mois pour suivre la dette souveraine en monnaie locale de 26 marchés émergents. Une nouveauté qui expose directement les titres tunisiens en dinars au radar des investisseurs internationaux spécialisés.

L’indice couvrira près de 328 milliards de dollars répartis sur 425 instruments et 24 devises, avec les marchés africains « frontier » en tête (44,5% du total, contre 31,5% pour l’Asie). La Tunisie se classe derrière le Kenya (6,91%) et le Nigeria (7,4%), tandis que le Maroc et l’Égypte plafonnent à 8%, la pondération maximale autorisée par pays. Deux conditions filtrent l’accès à l’indice : un volume de titres en circulation d’au moins 250 millions de dollars, et une échéance restante qui ne descend pas sous les deux ans et demi au moment de l’entrée.

Visibilité, pas garantie de flux

Cette entrée n’implique aucun engagement direct de J.P. Morgan sur la dette tunisienne : tout dépendra du nombre de gestionnaires qui choisiront de calquer leurs portefeuilles sur ce nouvel indice. Une étude de Reuters évoque toutefois un potentiel renforcement des marchés obligataires locaux et une réduction de la dépendance aux devises étrangères pour les économies frontier.

Pour les acteurs économiques tunisiens, une demande accrue sur les titres en dinars pourrait, à terme, améliorer la liquidité du marché local et alléger le coût de financement de l’État, un signal favorable pour l’environnement macroéconomique dans lequel évoluent PME et investisseurs.

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Dividendes 2024 : SIAME fixe enfin la date de paiement

Les actionnaires de la Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques (SIAME) pourront finalement percevoir les dividendes au titre de l’exercice 2024 à partir du lundi 21 septembre 2026. La société a annoncé cette date après une décision rendue le 9 septembre par la Chambre de l’Administration judiciaire.

Le paiement concerne une distribution décidée lors de l’Assemblée générale ordinaire du 15 mai 2025. À cette occasion, SIAME avait fixé le dividende à 0,180 dinar par action, pour une enveloppe totale de 2,77992 millions de dinars. Cette somme devait être prélevée sur les résultats reportés et reste soumise à la retenue à la source au taux en vigueur. La distribution avait cependant été différée. Dans les documents déposés auprès du Conseil du marché financier (CMF), SIAME avait notamment indiqué que le versement des dividendes 2024 avait été reporté à une date ultérieure, qui devait être déterminée par le tribunal.

La nouvelle décision judiciaire autorise désormais le mandataire de justice, en coordination avec la direction générale de SIAME et les parties concernées, à prendre les mesures nécessaires pour exécuter la décision de distribution.

 

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Aéroports les mieux connectés en 2026: l’Afrique ne place que deux hubs dans le top 50, où se situe la Tunisie?

La connectivité aérienne mondiale reste concentrée autour de quelques grands hubs capables de multiplier les correspondances internationales. Selon le Megahubs Index 2026 de l’Official Airline Guide (OAG), Istanbul arrive en tête du classement mondial, devant Londres-Heathrow et Amsterdam. L’étude analyse 201 aéroports internationaux et mesure leur capacité à offrir des correspondances entre vols internationaux.

Le classement est établi à partir des connexions possibles entre les vols entrants et sortants dans une fenêtre de six heures. OAG prend également en compte le nombre de destinations desservies. L’indice ne mesure donc pas simplement le trafic d’un aéroport, mais sa capacité à fonctionner comme une plateforme de correspondance pour les voyageurs internationaux. Les données sont basées sur la journée la plus chargée de l’année pour l’aviation mondiale, le 2 août 2026.

Istanbul prend la tête mondiale

Avec un indice de connectivité de 265,4, Istanbul devient en 2026 le hub le mieux connecté au monde. L’aéroport dessert 337 destinations et compte plus de 89 000 connexions potentielles. Turkish Airlines représente à elle seule 80 % de la capacité de l’aéroport.

Londres-Heathrow arrive deuxième avec un indice de 246,2, suivi d’Amsterdam avec 242,7. Kuala Lumpur occupe la quatrième place, devant Chicago O’Hare. Parmi les autres grands hubs figurent Séoul, Tokyo-Haneda, Singapour et Paris-Charles-de-Gaulle.

Cette hiérarchie montre surtout le rôle stratégique des plateformes de correspondance. La taille d’un aéroport ne suffit pas à déterminer son niveau de connectivité. OAG souligne ainsi qu’Atlanta, pourtant premier aéroport mondial en capacité, n’arrive pas en tête du classement de connectivité.

Deux hubs africains dans le top 50

L’Afrique reste peu représentée dans le top 50 mondial. Deux aéroports seulement y figurent en 2026.

L’aéroport O.R. Tambo de Johannesburg se classe 40e mondial. Il constitue le premier hub africain du classement OAG. Addis-Abeba Bole arrive 50e, porté par le rôle d’Ethiopian Airlines dans le réseau international.

Dans le classement régional Moyen-Orient et Afrique, Johannesburg arrive également derrière les grands hubs du Moyen-Orient. Dubaï occupe la première place régionale et le 31e rang mondial, suivi de Johannesburg, Riyad, Doha et Addis-Abeba. Le Caire se situe au 69e rang mondial, tandis que Casablanca arrive au 108e.

Le poids des compagnies aériennes nationales apparaît clairement dans cette hiérarchie. À Addis-Abeba, Ethiopian Airlines représente 94 % des vols de l’aéroport, selon OAG. À Johannesburg, le réseau est davantage réparti entre plusieurs opérateurs.

Quid de la Tunisie ?

La situation tunisienne doit être lue avec une autre grille. Tunis-Carthage ne figure pas dans le top 50 mondial des Megahubs 2026 et n’apparaît pas non plus dans les dix premiers hubs de la région Moyen-Orient et Afrique présentés par OAG. Il n’est donc pas possible de lui attribuer un rang dans ce classement sans disposer du tableau complet des 201 aéroports analysés.

Cela ne signifie pas pour autant que Tunis-Carthage soit marginal dans le paysage aérien africain. Les données de capacité publiées par OAG pour septembre 2026 placent l’aéroport au 10e rang des aéroports africains en nombre de sièges, avec environ 460 000 sièges programmés, soit une progression de 8,2 % sur un an. Il se situe derrière notamment Le Caire, Addis-Abeba, Johannesburg, Casablanca, Le Cap, Alger, Marrakech, Nairobi et Lagos.

La différence entre ces deux indicateurs est importante pour la Tunisie. La capacité mesure le volume de sièges proposés par les compagnies, tandis que l’indice Megahubs cherche à mesurer la possibilité de multiplier les correspondances internationales. Un aéroport peut donc disposer d’un trafic important sans constituer pour autant un grand hub mondial de correspondance.

Pour Tunis-Carthage, l’enjeu est ainsi moins celui du volume seul que celui de la structure du réseau. La capacité à proposer davantage de destinations, de fréquences et surtout de correspondances internationales peut renforcer le rôle de Tunis comme porte d’entrée et de sortie pour la Tunisie, mais aussi comme point de passage entre l’Europe, l’Afrique et d’autres marchés.

À l’échelle du continent, les chiffres d’OAG montrent d’ailleurs que la demande aérienne reste dynamique. En septembre 2026, l’Afrique compte 25,8 millions de sièges programmés, en hausse de 9,4 % sur un an. La capacité internationale représente 78 % du total. La Tunisie affiche, sur la même période, 789 800 sièges au niveau national, soit une progression de 3,2 % sur un an.

Le classement des Megahubs apporte donc un éclairage différent de celui du simple trafic. Il met en évidence une bataille mondiale autour des plateformes capables de concentrer les flux et de redistribuer les voyageurs. Pour la Tunisie, la question n’est pas seulement de combien de voyageurs passent par Tunis-Carthage, mais de savoir quelle place l’aéroport peut prendre dans les réseaux de correspondances qui structurent désormais le transport aérien international.

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Agroalimentaire: la Tunisie cherche des partenaires industriels en Espagne

a Tunisie cherche à renforcer ses liens industriels avec l’agroalimentaire espagnol. Les 14 et 15 septembre 2026, le bureau de la FIPA-Tunisia à Madrid, en collaboration avec l’ambassade de Tunisie en Espagne, a mené une mission de prospection à Murcia et Alicante, deux pôles importants de l’agroalimentaire espagnol.

L’objectif était d’identifier des opportunités de partenariat et de co-localisation industrielle avec des entreprises espagnoles. À Alicante, la délégation tunisienne a rencontré la Chambre de commerce afin de préparer des actions de promotion de l’investissement tunisien auprès des entreprises de la province.

La prospection s’est poursuivie auprès de deux opérateurs industriels. À Jijona, la FIPA a échangé avec Sanchis Mira, actif dans la grande distribution espagnole, tandis qu’à Murcia, elle a rencontré Conservas El Raal, spécialisé dans la transformation et le conditionnement de produits végétaux.

Avec ce dernier, les discussions ont notamment porté sur les capacités tunisiennes en matière d’intrants agricoles et de conditionnement. Selon la FIPA, l’entreprise a également manifesté un intérêt pour le potentiel du site tunisien, notamment en raison de sa proximité avec les marchés européens et de ses coûts de production.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse ainsi la simple attraction d’investissements. Il s’agit de positionner le pays comme maillon complémentaire des chaînes de valeur agroalimentaires espagnoles, en accueillant certaines activités de production, de transformation ou de conditionnement destinées aux marchés européens.

La mission ne débouche pas, à ce stade, sur l’annonce d’un investissement. Elle marque plutôt une première étape de prospection auprès d’entreprises susceptibles d’envisager un partenariat ou une implantation en Tunisie.

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Etihad accélère : nouveaux avions, hôtels, lounges et train pour transformer le voyage

Etihad Airways prépare une nouvelle étape de son développement avec une stratégie qui dépasse largement le transport aérien. La compagnie nationale des Émirats arabes unis va investir 20 milliards de dollars dans ses nouveaux avions et l’expérience client, dont 1 milliard de dollars consacré au renouvellement de sa flotte. Au programme : une nouvelle plateforme de voyage, l’extension des escales gratuites à Al Ain, de nouveaux Airbus A330, des lounges repensés et un projet d’intégration avec le réseau ferroviaire émirati.

Premier chantier : Etihad Escapes, une nouvelle plateforme qui doit être lancée en octobre 2026. Dans un premier temps, les passagers ayant déjà réservé un vol Etihad pourront ajouter leur hôtel directement sur Etihad.com. La compagnie prévoit ensuite d’élargir progressivement le service aux hôtels, aux expériences touristiques, à Etihad Guest et à son application, avec l’objectif de regrouper davantage d’étapes du voyage sur une même interface. Expedia Group B2B fournira notamment l’offre hôtelière, tandis que Miral Destinations participera à l’intégration d’expériences touristiques à Abu Dhabi.

Cette évolution répond aussi à un enjeu commercial : Etihad veut capter une part plus importante des dépenses réalisées par les voyageurs en dehors du billet d’avion. La compagnie présente ainsi Etihad Escapes comme une nouvelle source potentielle de revenus et comme un moyen d’augmenter les retombées touristiques pour Abu Dhabi.

Autre changement concret : le programme Abu Dhabi Stopover s’étend désormais à Al Ain. Les passagers éligibles en correspondance à l’aéroport international Zayed peuvent choisir d’y passer leur séjour gratuit d’une ou deux nuits. Des transferts en navette entre l’aéroport et Al Ain sont également proposés. Plusieurs établissements participent au programme, dont Four Points by Sheraton Al Ain, Radisson Blu Hotel & Resort Al Ain, Al Ain Rotana et Danat Al Ain Resort.

Le dispositif prend déjà de l’ampleur : selon Etihad et le Department of Culture and Tourism – Abu Dhabi, plus de 310 000 visiteurs internationaux ont utilisé le programme depuis son lancement en 2024. Sur les huit premiers mois de 2026, environ 60 000 visiteurs en ont bénéficié. Dans les airs, la compagnie prépare également une nouvelle génération d’Airbus A330. Le premier appareil doit entrer en service en septembre 2027 et 15 A330 doivent rejoindre la flotte sur cinq ans. Ces avions proposeront quatre suites en Première classe, chacune équipée d’une porte fermante, tandis que la classe Affaires disposera de 24 sièges-lits avec accès direct à l’allée. La cabine Économie comptera 252 sièges, dont une section de 32 places avec davantage d’espace pour les jambes.

Au sol, Etihad prévoit de transformer son lounge de London Heathrow, qui doit rouvrir à l’été 2027 avec le nouveau concept de design « Beyond Borders ». Cette identité visuelle, déjà introduite sur les nouveaux appareils, doit progressivement être déployée dans les salons de la compagnie afin de créer une continuité entre l’aéroport, le lounge et la cabine.

Enfin, Etihad cherche à connecter son réseau aérien au transport ferroviaire. La compagnie et Etihad Rail ont signé un protocole d’accord pour étudier des parcours combinant avion et train à travers les Émirats arabes unis. L’objectif annoncé est de faciliter les déplacements depuis l’aéroport international Zayed vers différentes destinations du pays, tout en soutenant le tourisme et une mobilité plus intégrée. Il s’agit pour l’instant d’une phase d’exploration et non d’un service ferroviaire déjà opérationnel. Avec ces annonces, Etihad ne mise donc pas uniquement sur l’augmentation de sa capacité aérienne. La compagnie cherche à construire un écosystème de voyage intégré, allant de la réservation au séjour, en passant par l’expérience à l’aéroport, le vol et, à terme, la mobilité terrestre.

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Cybersécurité : Claude plus performant que ChatGPT ?

Des chercheurs de la start-up de cybersécurité Hacktron AI sont parvenus à compromettre le compte ChatGPT d’un employé d’OpenAI en utilisant Claude, le modèle d’intelligence artificielle développé par Anthropic. Ils ont ensuite réussi à accéder à l’environnement GitHub interne d’OpenAI et à y créer une demande de modification de code afin de démontrer la vulnérabilité.

L’opération reposait sur une chaîne de failles, notamment au niveau du système de traitement des images du logiciel Discourse, utilisé pour héberger le forum communautaire d’OpenAI. Les chercheurs se sont appuyés sur Claude pour les aider à exploiter cette vulnérabilité et à progresser jusqu’aux environnements internes de l’entreprise.

Une faille signalée dans le cadre du programme de sécurité

Cette opération ne relevait pas d’une attaque criminelle. Hacktron AI indique avoir mené ses recherches dans le cadre du programme de récompenses d’OpenAI, avant de transmettre les vulnérabilités identifiées à l’entreprise.

OpenAI a ensuite corrigé les failles concernées et versé une récompense de 6 500 dollars aux chercheurs pour leur découverte.

Cette découverte intervient alors qu’Anthropic a récemment publié un rapport consacré à plusieurs opérations malveillantes dans lesquelles Claude aurait été utilisé. L’entreprise affirme avoir détecté et interrompu ces activités. Ces affaires illustrent les nouveaux enjeux de cybersécurité liés à des modèles d’intelligence artificielle capables d’assister des opérations techniques complexes.

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E-Houwiya dans l’Agriculture: les services en ligne vont-ils enfin parler le même langage?

Le ministère de l’Agriculture veut harmoniser l’accès à ses services numériques. Une circulaire adressée à ses différentes structures prévoit l’intégration du système d’identité numérique E-Houwiya dans les plateformes et services électroniques déjà en fonctionnement, avec une première échéance fixée au 15 novembre 2026.

Concrètement, les différents services du ministère devront progressivement s’appuyer sur le même système pour vérifier l’identité de leurs utilisateurs. Pour les nouveaux services numériques, le ministère demande également d’utiliser l’identifiant unique du citoyen comme référence commune d’identification.

L’objectif est de réduire la multiplication des procédures d’identification d’un service à l’autre, mais aussi de mieux sécuriser les démarches effectuées en ligne. Le niveau de sécurité devra toutefois être adapté à la sensibilité de chaque service et aux risques d’usurpation d’identité.

La démarche va au-delà de la simple connexion à E-Houwiya. Les systèmes informatiques existants devront être adaptés pour pouvoir fonctionner avec les autres outils numériques de l’administration.

La circulaire prévoit notamment une authentification renforcée lorsque la nature du service le nécessite. Les nouveaux dispositifs devront aussi pouvoir communiquer avec les portails web et l’application mobile Khedamatt.

Pour l’utilisateur, l’enjeu est surtout de pouvoir accéder aux services sans devoir multiplier les identifiants et les procédures de vérification. Pour l’administration, cela suppose de mettre à niveau des systèmes parfois développés séparément et de garantir leur compatibilité.

Une première expérience déjà menée

Le ministère dispose déjà d’une première expérience avec E-Houwiya. Le système a été utilisé dans le cadre d’un projet pilote consacré à la numérisation des autorisations liées à la propriété publique hydraulique.

Cette expérimentation doit maintenant servir de référence aux prochaines démarches. Les services techniques du ministère sont invités à reprendre les procédures déjà testées pour préparer les futurs projets numériques.

Le calendrier est désormais fixé. Les structures concernées doivent programmer l’intégration d’E-Houwiya dans leurs systèmes existants avant le 15 novembre 2026. Le ministère cherche ainsi à faire de l’identité numérique et de l’identifiant unique du citoyen une base commune pour ses services en ligne.

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Les milliardaires africains prennent de vitesse les grosses fortunes du Golfe

168,20 milliards de dollars : c’est la fortune cumulée que totalisent désormais les 24 milliardaires africains, un montant qui dépasse pour la première fois celui de leurs homologues du Moyen-Orient, à 111,80 milliards pour 26 milliardaires. Soit un écart de 56,4 milliards de dollars en faveur du continent.

Le plus frappant, c’est la vitesse à laquelle ce basculement s’est opéré : à peine six mois auront suffi pour que l’écart patrimonial entre les deux régions gonfle de quelque 26 milliards de dollars supplémentaires. Le rapport à l’origine de ces chiffres impute cette accélération à une diversification plus poussée des sources de richesse sur le continent africain, pendant que les fortunes moyen-orientales stagnent davantage.

Dangote, locomotive du continent

Le nom qui revient dans toutes les explications : Aliko Dangote. En l’espace de quelques mois, le patrimoine de l’industriel nigérian est passé de 28,50 à plus de 51 milliards de dollars, une hausse qui le place désormais, à lui seul, devant les deux plus riches milliardaires arabes du Moyen-Orient combinés.

Là où les grandes fortunes du Golfe restent adossées à l’immobilier, la finance, la santé et le secteur bancaire, des piliers fragilisés par les tensions régionales, les patrimoines africains s’appuient davantage sur l’industrie et les matières premières, avec une base entrepreneuriale plus large.

Cette dynamique confirme l’attractivité croissante des filières industrielles africaines pour les capitaux. Pour les investisseurs régionaux, dont les tunisiens, l’essor de figures comme Dangote illustre le potentiel de rendement des paris industriels sur le continent, à l’heure où les marchés du Golfe montrent des signes d’essoufflement.

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Tunisiens: à l’aéroport, avec un visa et sans document, les compagnies aériennes se retrouvent bloquées

Un voyageur Tunisien peut aujourd’hui obtenir un visa en ligne, recevoir son autorisation par e-mail et se présenter à l’aéroport sans aucun document physique. Mais au moment de l’embarquement, une question reste posée à la compagnie aérienne; comment savoir que ce visa électronique est bien authentique et toujours valable?  C’est le problème soulevé le 16 septembre 2026 par l’Association du transport aérien international (IATA). Dans une publication signée par Harry Grewal, directeur Airports, Infrastructure & Customer Experience de l’organisation, l’IATA souligne le décalage entre la facilité d’émission des e-Visas et la complexité de leur vérification. Plus de 100 pays délivrent désormais des visas électroniques, mais les méthodes de contrôle restent très différentes d’un pays à l’autre.

Pour un agent d’enregistrement, le justificatif peut prendre la forme d’un e-mail, d’un fichier PDF ou d’un QR code. Dans certains cas, il faut consulter un site gouvernemental. Dans d’autres, établir une connexion avec une base de données ou procéder à une vérification manuelle. Il n’existe donc pas encore de méthode universelle permettant de vérifier rapidement ces autorisations.

L’enjeu dépasse pourtant la simple question de confort au comptoir. Avant d’autoriser l’embarquement sur un vol international, la compagnie doit s’assurer que le passager dispose des documents nécessaires pour entrer dans son pays de destination. Une erreur peut entraîner des sanctions et des frais de réacheminement, évalués par l’IATA à environ 9 000 dollars par passager. “Les voyageurs bénéficient de la simplicité de l’émission des e-Visas, tandis que les compagnies aériennes supportent la complexité de leur vérification”, explique Grewal.

Numériser sans reproduire la fragmentation

Le problème tient donc moins à la technologie qu’à l’absence d’interopérabilité entre les systèmes. Chaque État peut avoir numérisé sa procédure de visa selon ses propres règles, sans que les outils utilisés soient nécessairement conçus pour fonctionner avec les systèmes des compagnies aériennes. L’IATA estime que la prochaine étape doit être celle de la standardisation. L’organisation s’appuie notamment sur deux mécanismes développés avec les travaux de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Le premier est l’iAPI, ou information préalable interactive sur les passagers. Au moment de l’enregistrement, les données du voyageur sont transmises électroniquement aux autorités du pays de destination. Celles-ci peuvent alors vérifier les conditions d’entrée et transmettre une réponse à la compagnie. Le contrôle repose ainsi davantage sur l’autorité qui a compétence pour décider de l’admission du voyageur que sur l’agent chargé de l’enregistrement. Le second mécanisme est la Digital Travel Authorization (DTA) de l’OACI. Elle vise à fournir une preuve standardisée d’une autorisation de voyage numérique, avec des données structurées et un code-barres 2D doté d’une signature numérique vérifiable. L’objectif est de permettre une vérification automatisée, y compris lorsque le document est présenté sur un téléphone ou sous forme imprimée.

Vers un contrôle plus fluide

Les deux approches sont complémentaires. L’iAPI permet une vérification directement auprès des autorités, en temps réel. La DTA fournit de son côté une preuve numérique standardisée pouvant être vérifiée de manière automatisée. L’OACI travaille justement à renforcer cette interopérabilité. Ses travaux sur la DTA visent à établir une structure commune pour les autorisations de voyage non physiques et à améliorer leur utilisation entre les États, les compagnies aériennes et les autorités chargées du contrôle aux frontières. Pour les voyageurs, ces évolutions resteront largement invisibles. Il ne s’agit pas nécessairement d’ajouter une nouvelle étape à leur parcours, mais plutôt de faire fonctionner les systèmes en arrière-plan. Le véritable enjeu est donc de faire en sorte qu’un visa numérique soit aussi simple à vérifier pour une compagnie aérienne qu’il l’est à obtenir pour un voyageur. Autrement dit, la prochaine étape de la dématérialisation des visas ne consiste plus seulement à supprimer le papier. Elle consiste à faire parler les différents systèmes entre eux.

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Balance alimentaire : l’excédent tunisien atteint 983 MDT à fin août

La Tunisie a enregistré un excédent de 983,1 millions de dinars (MDT) sur sa balance commerciale alimentaire au cours des huit premiers mois de 2026, contre 684,1 MDT sur la même période en 2025. Le taux de couverture des importations par les exportations alimentaires atteint ainsi 119,3% à fin août, contre 115,8% un an auparavant.

Cette amélioration intervient alors que les deux flux progressent. En valeur, les exportations alimentaires ont augmenté de 20,7%, tandis que les importations ont progressé de 17,1%. L’écart entre les deux rythmes permet ainsi au solde alimentaire de rester excédentaire. Le principal moteur de cette évolution reste l’huile d’olive. Les exportations du produit ont progressé de 39,5% sur les huit premiers mois de l’année, contribuant à compenser la hausse des achats de céréales, dont les importations ont augmenté de 13,2%.

Le détail des prix apporte toutefois une nuance importante. Le prix moyen de l’huile d’olive tunisienne à l’export s’est établi à 12,51 dinars le kilogramme, en légère baisse de 2,5% par rapport à la même période de 2025. La progression des recettes liées à cette filière ne repose donc pas sur une hausse du prix moyen à l’export. Du côté des céréales, l’évolution des prix à l’importation est contrastée. Le prix du blé dur a reculé de 13,5%, celui du blé tendre de 3,3% et celui du maïs de 2,1%. L’orge fait exception, avec une hausse de 3,6%.

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Knauf prépare un investissement de 70 MD à Tataouine

Après plusieurs années de blocage, le projet industriel de Knauf à Tataouine revient sur la table. Le groupe allemand prévoit un investissement direct de 70 millions de dinars pour installer une unité dédiée à l’extraction et à la transformation du gypse dans le gouvernorat.

Le dossier, dont l’autorisation initiale remonte à 2012, n’a jusqu’ici pas pu avancer en raison de plusieurs difficultés administratives, notamment celles liées à la régularisation foncière des terrains destinés au projet.

Une séance de travail tenue jeudi à Tataouine a permis de faire le point sur les démarches encore nécessaires. Les autorités régionales ont demandé aux services concernés d’accélérer les procédures afin de permettre au projet d’entrer dans sa phase opérationnelle. Les dispositifs d’incitation fiscale et financière dont pourrait bénéficier l’investissement ont également été présentés.

Pour Knauf Tunisie, cette relance pourrait enfin permettre de concrétiser un projet resté en attente pendant plus d’une décennie. Selon le directeur administratif et financier de la filiale tunisienne, la mobilisation des autorités régionales redonne des perspectives au projet. L’unité devrait également créer des emplois et nécessiter la mise en place de formations techniques adaptées aux besoins de l’activité.

Au-delà de cette première unité, le groupe considère le projet comme une possible porte d’entrée vers d’autres investissements dans la région. L’enjeu dépasse donc la seule création de l’usine, avec la perspective de développer progressivement une activité industrielle autour du gypse à Tataouine.

Présent en Tunisie depuis 2004, Knauf est spécialisé dans les matériaux de construction à base de gypse. La concrétisation de cet investissement permettrait ainsi de renforcer la transformation locale d’une ressource disponible dans le Sud et d’inscrire davantage le gouvernorat dans une dynamique industrielle.

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Filières électronique et mécatronique : 17 entreprises tunisiennes en immersion technologique à Lyon

Du 16 au 18 septembre 2026, la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française a reconduit sa mission sectorielle en région Auvergne-Rhône-Alpes, un an après une première édition organisée en 2025.

Coorganisée avec Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises, Elentica Tunisie, le Cluster Mecatronic Tunisia et la Tunisian Automotive Association, cette initiative cible spécifiquement l’électronique, la mécatronique ainsi que les technologies et le numérique industriels. Dix-sept représentants d’entreprises tunisiennes et françaises composaient la délégation, emmenée par Khelil Chaibi (président de la CCITF), Emna Ben Amor-Dimassi (vice-présidente et directrice du bureau CIC en Tunisie) et Raja Touil (directrice générale de la CCITF).

IA, robotique et réalité étendue

Premier temps fort de cette mission : le salon SIDO, référence lyonnaise de l’IoT, l’intelligence artificielle, la robotique et la réalité étendue. Sur les pavillons Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises et Minalogic, la délégation a échangé avec des structures comme l’IRT Nanoelec, le réseau Coboteam, CARA Transport & Mobility Systems ou encore l’Université Grenoble Alpes, sur des thématiques allant de la cybersécurité à la mobilité.

La journée s’est prolongée au siège du CIC Lyonnaise de Banque autour de rencontres B2B en format speed meeting, puis d’un cocktail de networking en présence du consul général de Tunisie à Lyon, Nader Bousrih.

Pour les PME tunisiennes des filières électronique et mécatronique, ce type de mission ouvre un accès direct à des donneurs d’ordres et clusters technologiques français, potentiellement générateur de partenariats industriels et de co-investissements dans un secteur en forte structuration en Tunisie.

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L’Algérie repense ses ports: Mostaganem ouvre la voie

L’Algérie amorce une nouvelle organisation de son réseau portuaire. Le gouvernement veut spécialiser progressivement les ports afin de mieux répartir les flux de marchandises, réduire la pression sur certaines infrastructures et améliorer les performances logistiques. Le port de Mostaganem constitue la première mise en œuvre concrète de cette orientation.

La décision de spécialiser les ports à l’échelle nationale doit permettre, selon le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, d’améliorer leur efficacité et leurs performances. Lors de sa visite à Mostaganem le 14 septembre, le ministre a précisé que le port devait servir de première expérience dans cette démarche. L’objectif est notamment de mieux organiser la circulation des marchandises et de réduire la pression sur les autres ports.

À Mostaganem, cette réorganisation s’accompagne déjà d’un renforcement des capacités. Une plateforme de stockage des conteneurs et les quais qui lui sont rattachés ont été mis en service sur une superficie totale de 10 hectares. L’opération représente un investissement de 3,1 milliards de dinars et porte la capacité annoncée à 10 000 conteneurs et 700 000 tonnes. Les quais 6 et 7 ont également fait l’objet d’aménagements et de travaux de réhabilitation. Le programme ne s’arrête pas là. Une deuxième plateforme de 5 hectares doit être réalisée pour notamment traiter les remorques frigorifiques, effectuer les opérations de contrôle, accueillir des matières sensibles et assurer le stockage de véhicules. Des capacités supplémentaires sont également prévues, avec un espace pouvant accueillir 700 conteneurs supplémentaires.

La modernisation porte aussi sur les équipements et les procédures. Le programme prévoit le renforcement du parc de matériels portuaires, l’aménagement du guichet unique et de la salle de contrôle, ainsi que la numérisation et la modernisation du système de données portuaires. Une gare maritime destinée au transport des passagers est également programmée. Sur le volet maritime, les autorités prévoient le dragage des deux bassins existants. Le projet d’un troisième bassin avance également : l’étude qui lui est consacrée a dépassé 50 % de réalisation. Le ministre considère désormais cette infrastructure comme nécessaire pour permettre au port de développer pleinement son activité.

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