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La population mondiale de crypto-millionnaires dépasse désormais 135 000 personnes

Le monde compte désormais 135 694 crypto-millionnaires, soit des personnes détenant au moins un million de dollars en actifs numériques, selon le Crypto Wealth Report 2026 de Henley & Partners. Les données, établies sur la base des cours au 31 août 2026, recensent également 92 272 personnes dont la fortune dépasse un million de dollars uniquement en bitcoins.

Cette progression intervient dans un marché mondial des cryptomonnaies valorisé à environ 2 600 milliards de dollars fin août, dont près de 1 600 milliards pour le seul bitcoin. Henley & Partners précise toutefois que sa méthodologie a été modifiée cette année. Les données de 2026 ne peuvent donc pas être comparées directement à celles des éditions précédentes.

Une concentration des grandes fortunes crypto

La concentration des patrimoines est également visible parmi les plus grandes fortunes. Le rapport dénombre 290 crypto-centi-millionnaires, détenant au moins 100 millions de dollars en actifs numériques. Parmi eux, 151 disposent d’une fortune de plus de 100 millions de dollars uniquement en bitcoins.

Le rapport recense également 23 milliardaires dont la fortune est liée aux cryptomonnaies. Cette concentration des richesses numériques renforce la concurrence entre les juridictions désireuses d’attirer les investisseurs et les entrepreneurs du secteur.

Selon le classement de Henley & Partners, Singapour, les Émirats arabes unis et Hong Kong figurent parmi les juridictions les mieux positionnées pour attirer les investisseurs en actifs numériques.

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De nouveaux débouchés pour l’agroalimentaire tunisien en Russie

Le pavillon tunisien réunit onze entreprises à la 35ᵉ édition du WorldFood Moscow, qui se tient du 15 au 18 septembre 2026 dans la capitale russe. Organisée par le CEPEX avec l’appui de l’Ambassade de Tunisie à Moscou, cette participation intervient à un moment favorable pour la filière : sur les sept premiers mois de 2026, les ventes agroalimentaires tunisiennes vers la Russie ont gagné 22,5 millions de dinars par rapport à la même période de l’année précédente à + à 57 %.

Les exposants tunisiens misent sur leurs catégories de prédilection ; l’huile d’olive et les dattes en tête, aux côtés de la confiserie et des conserves avec l’ambition de gagner en visibilité auprès des importateurs et distributeurs russes et eurasiens. Le salon rassemble cette année plus de 1 100 marques et attend environ 26 000 professionnels de 81 pays, sur l’ensemble de la chaîne agroalimentaire, du gros à la restauration.

Une prospection élargie au-delà du salon

La Chambre de Commerce Tuniso-Russe a de son côté mobilisé une délégation d’une quinzaine d’hommes d’affaires tunisiens, avec au programme des rencontres institutionnelles, dont une visite à la Chambre de Commerce de Moscou. Sur le pavillon, les exposants ont par ailleurs reçu la visite de Mehrez Othman, Chargé d’Affaires de l’Ambassade tunisienne.

Cette progression à deux chiffres confirme que la Russie est devenue un relais de croissance crédible pour les exportateurs agroalimentaires tunisiens, à un moment où la diversification des débouchés reste une priorité stratégique. Pour les PME du secteur, la présence récurrente du CEPEX sur ce marché ; accompagnement avant, pendant et après le salon, abaisse le coût d’entrée et facilite la structuration de partenariats de distribution durables avec des opérateurs russes.

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PIX, le système de paiements instantanés brésilien qui exaspère Washington et qui inspire Tunis

Une délégation de la Banque centrale de Tunisie (BCT), accompagnée par des représentants de l’agence allemande de coopération internationale pour le développement durable (GIZ), s’est rendue au Brésil dans le cadre de la coopération technique avec la Banque centrale du Brésil (BCB). Cette visite avait pour objectif d’étudier le fonctionnement du PIX, le système brésilien de paiements instantanés, devenu une référence internationale en matière d’inclusion financière.

Cette réussite n’a pourtant pas fait que des émules. Cette année, l’administration Trump a imposé des droits de douane de 25 % sur une partie des exportations brésiliennes, à l’issue d’une enquête de l’USTR reprochant à Brasilia de favoriser PIX au détriment des opérateurs américains de cartes bancaires, Visa et Mastercard en particulier. Washington estime que la BCB, à la fois propriétaire et régulatrice du dispositif, impose aux banques des conditions déloyales : intégration obligatoire de PIX en page d’accueil de leurs applications et gratuité pour l’usager. Le président Lula a rejeté ces accusations, défendant un système qui a permis l’inclusion bancaire de millions de Brésiliens auparavant exclus des circuits financiers classiques. C’est précisément ce succès qui motive l’intérêt d’autres banques centrales, dont la BCT.

Une visite structurée en deux volets

La délégation tunisienne a d’abord consacré deux journées à des échanges techniques avec la BCB, portant sur la gouvernance et le modèle économique du PIX, afin d’en tirer des enseignements utiles pour la modernisation des paiements en Tunisie. Elle a ensuite rencontré plusieurs acteurs de l’écosystème financier brésilien ; Nubank, Itaú Unibanco, PicPay et l’association ABFintechs pour observer les usages concrets du système côté marché.

Le différend commercial autour du PIX illustre la portée géopolitique que peut prendre une infrastructure de paiement public à forte adoption. Pour les entrepreneurs tunisiens de la fintech, l’expérience brésilienne suggère qu’un futur système de paiement instantané piloté par la BCT devra anticiper les équilibres entre gratuité pour l’usager, gouvernance publique et coexistence avec les acteurs privés déjà établis.

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IA africaine : Séoul apporte son savoir-faire

Le 9 septembre 2026 à Séoul, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et l’Institut supérieur coréen des sciences et technologies (KAIST) ont paraphé une lettre d’intention destinée à accélérer la transformation numérique du continent.

La signature a eu lieu en marge de la 8ᵉ Conférence ministérielle KOAFEC, portée côté BAD par Ousmane Fall, directeur du département du Développement de l’industrie et du Commerce, et côté coréen par Seung Hun Han, doyen de l’école d’innovation numérique du KAIST.

Trois ans de coopération ciblée

Sur trois ans, les deux institutions vont travailler ensemble sur trois grands chantiers : bâtir les capacités africaines en intelligence artificielle, accompagner la gouvernance numérique du continent et organiser le transfert de savoir entre chercheurs coréens et africains. Concrètement, cela passera par des travaux conjoints sur les politiques publiques et les jeux de données liés à l’IA, des études stratégiques pour les gouvernements africains, des ateliers techniques et un volet formation destiné aux cadres publics et experts techniques, en capitalisant sur l’expérience du KAIST dans la formation d’ingénieurs à travers le monde. Pour Ousmane Fall, cet accord doit permettre de construire un écosystème numérique africain solide, où les compétences locales pilotent elles-mêmes leur propre transformation portée par l’IA.

Un potentiel économique chiffré

La BAD évalue à 1 000 milliards de dollars l’apport possible de l’IA au PIB africain à l’horizon 2035, soit environ 4 points de croissance supplémentaires, mais ce scénario suppose des investissements simultanés sur cinq fronts : puissance de calcul, données, compétences, confiance numérique et financement. Côté Corée, l’engagement financier est déjà tangible : 132,82 millions de dollars cumulés dans le fonds fiduciaire KOAFEC, qui a soutenu plus de 1 300 start-up africaines à ce jour.

Pour les startups tunisiennes de la tech, ce type de partenariat institutionnel signale l’émergence de nouveaux canaux de financement et de formation liés à l’IA en Afrique, potentiellement mobilisables via les guichets multilatéraux existants entre la Tunisie et la BAD.

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OMC – Transparence commerciale : la Tunisie change de dimension

C’est un satisfecit qui vient de Genève : l’Organisation mondiale du commerce a dressé, mardi 15 septembre 2026, un bilan favorable de l’engagement tunisien au sein de l’institution, en marge du Forum public de l’OMC qui se tient jusqu’au 17 septembre. D’après ce bilan, le pays joue désormais un rôle moteur et constructif dans les mécanismes d’échange internationaux.

Fait inédit relevé : la Tunisie s’est engagée cette année pour la toute première fois dans les mécanismes de règlement des différends de l’organisation. Le pays a par ailleurs adapté son cadre juridique en lien avec la Zone de libre-échange continentale africaine et sa loi sur l’investissement. Autre indicateur mis en avant : depuis le précédent audit de 2016, la Tunisie a fait remonter à l’OMC plus d’une cinquantaine de notifications officielles.

Un parcours entamé depuis plusieurs années

Cette performance de la Tunisie s’inscrit dans la continuité de plusieurs jalons : l’accord sur la facilitation des échanges et les protocoles de la ZLECAF, entré en vigueur côté tunisien en 2020, puis le quatrième examen global de la politique commerciale du pays, conduit à Genève les 25 et 27 novembre 2025. Le bilan de l’OMC a néanmoins nuancé ce constat en rappelant que le contexte macroéconomique local laisse encore des défis structurels à surmonter pour ancrer durablement ces acquis.

Pour les exportateurs et investisseurs étrangers, une meilleure notation en transparence réglementaire réduit l’incertitude juridique perçue autour du marché tunisien, un facteur qui pèse dans les décisions d’implantation ou de partenariat commercial. L’alignement progressif sur les standards de la ZLECAF ouvre par ailleurs des perspectives concrètes pour les entreprises tunisiennes cherchant à sécuriser leur accès aux marchés africains.

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Mark Zuckerberg rejette l’idée d’un ralentissement collectif du développement de l’IA

Mark Zuckerberg rejette l’idée d’un ralentissement coordonné du développement de l’intelligence artificielle. Dans une publication sur X, le patron de Meta estime que les entreprises du secteur disposent déjà de suffisamment d’incitations pour développer leurs modèles de manière sûre, notamment en raison de la concurrence et des risques juridiques.

Le dirigeant ne remet toutefois pas en cause la nécessité de renforcer la sécurité des systèmes d’IA. Selon lui, chaque laboratoire doit pouvoir ralentir ou suspendre certains travaux lorsqu’il estime que cela est nécessaire, sans pour autant imposer le même rythme à l’ensemble du secteur.

Meta mise sur une approche au cas par cas

Zuckerberg cite notamment Muse, le nouvel agent d’intelligence artificielle de Meta. Il affirme que son lancement a été retardé de plusieurs mois afin de renforcer les mesures de sécurité avant sa mise à disposition.

Pour le patron de Meta, cette décision montre qu’une entreprise peut prendre des mesures de précaution de manière autonome, sans qu’un accord collectif entre les acteurs de l’IA soit nécessaire.

Cette position intervient alors que les discussions se multiplient autour des risques liés au développement rapide des modèles avancés. Dario Amodei, dirigeant d’Anthropic, a récemment appelé les entreprises du secteur à ralentir volontairement leurs travaux et à renforcer leur coopération sur les questions de sécurité.

Les deux approches divergent donc sur la méthode. Là où Amodei défend une démarche collective, Zuckerberg privilégie des décisions prises individuellement par chaque laboratoire en fonction des risques identifiés.

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