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Crise de l’immobilier: il faut miser sur la réforme du financement et les modèles alternatifs

Le marché de l’immobilier traverse une crise sévère en Tunisie. Selon la Chambre nationale des promoteurs immobiliers (CNPI), le volume des ventes a chuté de 80% par rapport à ses niveaux antérieurs. Cette situation est due à une accumulation de facteurs qui étouffe la demande.

Le foncier bâtissable atteint 5 000 à 5 500 dinars le mètre carré dans les zones les plus recherchées. À cela s’ajoutent la flambée des prix de l’aluminium et du cuivre, ainsi que des salaires ouvriers qui ont triplé depuis 2010. Résultat: un appartement S+2 coûte désormais entre 700 000 et 900 000 dinars. Même le segment le plus abordable est touché, avec un prix au mètre carré qui est passé de 600 à près de 900 dinars, soit une hausse d’environ 30%.

Les ménages se tournent vers la location

Face à ces prix, de plus en plus de familles renoncent à l’achat et se reportent sur la location. Les loyers moyens ont donc grimpé, passant de 500 à 700 dinars, voire 900 dinars par mois. Beaucoup de ménages doivent désormais réduire leurs dépenses d’alimentation, de santé ou d’éducation pour absorber cette charge.

Le Foprolos, principal levier proposé

Pour relancer le marché, la profession réclame une réforme du financement. Elle propose de mobiliser les 380 millions de dinars annuels du Fonds de promotion du logement pour les salariés (Foprolos), sous forme de crédits bonifiés à environ 3%. L’objectif: limiter les mensualités à 15-20% de l’ancien loyer, pour permettre à un salarié gagnant 2 500 dinars de devenir propriétaire sans déséquilibrer son budget.

Ce ralentissement des ventes classiques ouvre la voie à des modèles alternatifs, location-accession, financement bonifié, logements intermédiaires, que promoteurs et investisseurs ont intérêt à développer avant que la crise ne s’installe durablement.

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Signal et Carrefour Tunisie transforment chaque achat en un geste pour la rentrée

Jusqu’au 30 septembre, 500 millimes seront reversés pour chaque produit Signal acheté afin de soutenir la rentrée scolaire des enfants accompagnés par l’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse.

Une rentrée scolaire devrait être, pour chaque enfant, une promesse de nouveaux départs, de découvertes et de projets. Pourtant, pour certaines familles déjà confrontées à des parcours de vie particulièrement éprouvants, préparer la rentrée peut représenter une difficulté supplémentaire.

C’est pour leur apporter un soutien concret que Signal et Carrefour Tunisie s’associent à l’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse dans le cadre d’une opération solidaire dédiée à la rentrée scolaire 2026-2027.

Cette initiative permettra d’accompagner les enfants soutenus par l’association dans la préparation de leur rentrée et l’acquisition de leurs fournitures scolaires.

Pour Signal, chaque sourire compte. Cette opération permet de transformer un geste quotidien en un soutien concret pour des enfants, afin de les aider à aborder leur rentrée scolaire dans les meilleures conditions.

Un produit du quotidien, un geste qui compte

Jusqu’au 30 septembre 2026, pour tout achat d’un produit Signal dans l’ensemble du réseau Carrefour Tunisie, 500 millimes seront reversés à cette initiative solidaire.

L’opération concerne tous les dentifrices Signal disponibles, quels que soient leur format ou leur variante, ainsi que les brosses à dents de la marque.

Ainsi, un achat aussi simple que celui d’un produit d’hygiène du quotidien devient une contribution directe à une rentrée plus sereine pour ces enfants et leurs familles.

«À travers cette opération, nous souhaitons donner à chacun la possibilité de contribuer simplement à une rentrée plus sereine pour ces enfants. En mobilisant l’ensemble de notre réseau, un achat du quotidien peut devenir un véritable geste de solidarité», déclare Mourad Naili, sous-directeur Marketing de Carrefour Tunisie.

La solidarité à la portée de tous

Cette opération traduit une conviction commune aux trois partenaires: les gestes les plus simples peuvent produire un véritable impact lorsqu’ils sont multipliés.

Signal s’engage aux côtés des enfants et de leurs familles pour faire de chaque sourire le symbole d’une rentrée placée sous le signe de l’espoir et de la confiance.

En mobilisant l’ensemble de son réseau, Carrefour Tunisie entend, pour sa part, rapprocher la solidarité du quotidien de ses clients et leur offrir la possibilité d’agir concrètement à travers leurs achats habituels.

L’Association tunisienne des greffés de la moelle osseuse veillera à ce que les contributions collectées soient consacrées à l’accompagnement scolaire des enfants bénéficiaires.

«Pour nos enfants en rémission, la rentrée n’est pas simplement le retour à l’école. C’est le retour à une enfance que la maladie avait suspendue. Après avoir livré un combat qu’aucun enfant ne devrait avoir à mener, retrouver leurs camarades, leurs enseignants et leurs rêves est une véritable renaissance. Chaque cartable devient alors le symbole d’une victoire: celle de la vie qui reprend ses droits», témoigne Sahar Ben Hassen, psychologue et directrice exécutive de l’ATGMO.

Jusqu’au 30 septembre, chaque achat peut faire la différence.

Un produit Signal acheté, c’est 500 millimes versés pour leur rentrée.

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Carburants: une grève les 23 et 24 septembre 2026

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, jeudi 27 août 2026, un préavis de grève sectorielle dans le transport des carburants. Le mouvement est prévu les 23 et 24 septembre 2026 dans les lieux de travail concernés à travers l’ensemble du territoire tunisien.

Le préavis fait suite à une réunion des représentants des travailleurs du secteur, tenue mercredi 26 août à l’UGTT, sous la supervision du secrétaire général adjoint chargé du secteur privé et du secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques.

À l’origine de cette décision, le syndicat évoque la dégradation des conditions professionnelles et sociales des travailleurs et pointe le non-respect, selon lui, de plusieurs engagements pris antérieurement. Deux revendications sont particulièrement mises en avant, d’une part, la couverture sociale des travailleurs auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et, d’autre part, l’application de l’accord conclu le 2 mai 2019.

L’UGTT indique que ces questions restent sans solution malgré les démarches de conciliation engagées avec les différentes parties. Elle demande ainsi une intervention urgente des parties sociales afin de parvenir à un règlement avant la date annoncée pour la grève.

Le préavis a notamment été adressé aux ministères des Affaires sociales, de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Intérieur, du Commerce et du Développement des exportations ainsi que des Transports. L’Utica, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et les représentants légaux des entreprises de transport de marchandises et de carburants figurent également parmi les destinataires.

Si aucun accord n’est trouvé d’ici là, le mouvement concernera les activités de transport des carburants pendant deux jours, les 23 et 24 septembre, dans les différentes régions du pays.

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Électricité verte: le barrage de Sidi El Barrak ouvre la voie au solaire flottant en Tunisie

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a lancé, jeudi, à Tunis, l’étude d’un projet pilote inédit: une centrale photovoltaïque flottante sur le barrage de Sidi El Barrak, dans le gouvernorat de Béja.

Portée par le partenariat «TECH-EAU» entre le ministère, la FAO et le Centre méditerranéen des énergies renouvelables (MEDREC), l’étude vise à coupler deux objectifs: limiter l’évaporation qui frappe durement les barrages et lacs collinaires du pays, et générer de l’électricité verte. Les panneaux flottants permettraient, en effet, de freiner nettement le phénomène d’évaporation à la surface des retenues, un enjeu de taille alors que la Tunisie multiplie les épisodes de sécheresse et de chaleur extrême.

Un site pilote avant généralisation

Mis en service en 2000 sur l’oued Ziatine, Sidi El Barrak compte parmi les plus grands réservoirs du pays et alimente l’irrigation régionale. L’expérience doit permettre d’évaluer la viabilité technique, environnementale et économique de la technologie dans les conditions climatiques locales, avant une éventuelle extension à d’autres barrages tunisiens.

Ce type de dispositif hybride eau-énergie ouvre une niche pour les acteurs tunisiens des renouvelables et de l’ingénierie hydraulique, à mesure que l’État cherche des partenaires techniques pour industrialiser le concept sur d’autres infrastructures du pays.

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Le 31 août, dernier délai pour l’appel à candidatures d’AeTECH

La société AeTECH accorde un délai supplémentaire aux candidats aux postes d’administrateurs au sein de son conseil d’administration.

Initialement fixé au 31 juillet 2026, le délai de dépôt des candidatures est désormais prolongé jusqu’au 31 août 2026. Cette prolongation concerne à la fois le poste d’administrateur représentant des actionnaires minoritaires pour les exercices 2025-2026-2027 et les postes d’administrateurs indépendants.

La société précise que les autres dispositions prévues dans les annonces publiées respectivement les 14 janvier 2026 pour le poste représentant les actionnaires minoritaires et le 9 mars 2026 pour les administrateurs indépendants restent inchangées.

 

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Ce pays européen augmente plusieurs frais consulaires pour les Tunisiens

Le visa D de retour coûtera plus cher aux personnes concernées à partir du 1er septembre 2026. Son tarif passera de 180 à 335 euros, soit environ 1 172,5 dinars tunisiens, selon le barème publié par l’ambassade de Belgique en Tunisie.

Cette hausse n’est toutefois pas la seule modification annoncée. Depuis le 1er juillet, le tarif du visa de long séjour (D) est passé de 180 à 250 euros, soit 875 dinars. Le nouveau montant concerne notamment les demandes liées au travail et aux études. Le même tarif s’applique au visa D délivré par la Belgique dans le cadre de la représentation du Luxembourg.

Pour les voyageurs qui se rendent en Belgique pour un court séjour, en revanche, pas de changement. Le visa Schengen de type A ou C reste fixé à 90 euros pour les adultes, soit 315 dinars. Par ailleurs, le tarif demeure à 45 euros pour les enfants âgés de 6 à 12 ans, tandis que les moins de 6 ans restent exemptés. Dans le cadre de certains accords de facilitation des visas, le tarif est de 35 euros.

Les changements ne s’arrêtent pas aux visas. Depuis le 1er août 2026, le coût d’une légalisation est passé de 20 à 25 euros. La vérification des documents, lorsqu’elle donne lieu à des frais remboursables, passe quant à elle de 50 à 100 euros. L’Annexe 32, utilisée notamment dans le cadre d’une prise en charge, passe également à 25 euros.

D’autres documents administratifs seront aussi concernés à partir du 1er septembre. Les attestations diverses passeront de 20 à 25 euros, les traductions certifiées conformes de 60 à 75 euros et les copies certifiées conformes de 20 à 25 euros. Un acte d’état civil ou de nationalité, actuellement facturé 10 euros, passera à 50 euros.

La nouvelle grille prévoit également des hausses pour certains documents plus spécifiques. Le tarif d’un acte relatif à la navigation passera de 100 à 115 euros, celui d’un acte notarié de 100 à 150 euros. L’enquête sur la nationalité, jusque-là gratuite, sera facturée 350 euros à compter du 1er septembre.

Pour les passeports provisoires, le changement est déjà entré en vigueur. En fait, depuis le 1er juillet, celui valable un an coûte 100 euros, contre 50 euros auparavant. En dehors des heures d’ouverture, le tarif passe à 280 euros depuis le 1er août.

À retenir surtout pour les demandeurs de visa que le court séjour reste à 90 euros, tandis que le visa D est désormais à 250 euros et que le visa D de retour passera à 335 euros en septembre. Les montants sont payés en dinars tunisiens selon les équivalences indiquées par le poste diplomatique belge à Tunis.

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Le nouveau coup de pouce financier de l’UE aux PME tunisiennes, jusqu’à 50 000 €

La Délégation de l’Union européenne en Tunisie vient d’ouvrir les candidatures pour la prime d’investissement «Rawafed +»! Le dépôt des dossiers passe désormais uniquement par POPS, le portail qui centralise le financement des projets et des subventions. Premier rendez-vous à retenir: la commission d’examen se réunit le 7 septembre 2026.

Le principe: la prime équivaut à 10% du montant décroché via la ligne de crédit de la Banque européenne d’investissement, avec un plancher de 1 000 euros et un plafond de 50 000 euros, une aide acquise d’office, sans remboursement à prévoir. Deux conditions cumulatives s’appliquent: avoir déjà reçu une notification de financement BEI, et répondre à l’un des critères sociaux fixés par la banque, qu’il s’agisse de projets implantés en zones prioritaires, de création d’emplois pour les jeunes ou les femmes, d’un meilleur accès au marché du travail, ou d’une démarche de développement durable. Le candidat dispose ensuite de quatre mois, à partir de sa notification, pour déposer son dossier; le guichet reste ouvert tant que l’enveloppe n’est pas épuisée, au plus tard en décembre 2027.

Un dispositif de 170 millions d’euros piloté par Expertise France

Porté par l’UE, le programme est mis en œuvre sur le terrain par l’agence Expertise France, en appui à la ligne «Tunisie – Relance économique» (170 M€, BEI). Sur 48 mois, de juillet 2024 à juin 2028, il combine assistance technique aux banques, subventions à impact, accompagnement des PME et éducation financière.

Pour les PME tunisiennes, ce cumul crédit BEI plus prime non remboursable réduit sensiblement le coût réel du financement, surtout pour les projets dans les régions intérieures ou portés par de jeunes entrepreneurs, un levier concret à activer avant l’épuisement des fonds.

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SIXT arrive en Tunisie et commence par les aéroports

Le marché tunisien de la location automobile accueille un nouveau nom international. Le groupe allemand SIXT lance ses activités en Tunisie à travers une franchise exclusive accordée à Tunifleet Car Rental, une coentreprise réunissant Alliance One Holding et Voyages 2000.

Le lancement est déjà visible dans les principaux aéroports du pays. Les agences SIXT sont opérationnelles à Tunis-Carthage, Monastir-Habib Bourguiba et Enfidha-Hammamet. L’aéroport de Djerba-Zarzis doit rejoindre le réseau en 2027. Le groupe prévoit ensuite d’étendre sa présence à plusieurs villes, notamment Sousse, Hammamet, Mahdia et Sfax, d’après un communiqué officiel. L’objectif est de construire progressivement un réseau couvrant le pays, avec une offre destinée aussi bien aux visiteurs étrangers qu’aux entreprises et aux voyageurs locaux.

Une offre qui dépasse la voiture de location

Selon la même source, la nouvelle franchise proposera des locations de courte et de longue durée, mais aussi des véhicules utilitaires, des vans et des camions. SIXT compte également développer les services avec chauffeur et une offre de véhicules positionnée sur le haut de gamme. Le groupe s’appuie pour cela sur son application, qui permet de réserver et de gérer les différents services de mobilité. Son modèle comprend déjà la location classique, les services avec chauffeur, l’autopartage et les formules d’abonnement automobile sur ses différents marchés. En Tunisie, l’offre sera portée par Tunifleet Car Rental. La société réunit deux partenaires disposant d’une expérience dans des secteurs complémentaires. Alliance One Holding, groupe familial fondé en 1947, est actif dans plusieurs domaines, dont la chimie, la distribution et le tourisme. Voyages 2000, créé en 1964, travaille depuis plus de six décennies dans le tourisme et l’hôtellerie. Cette association donne à SIXT un ancrage local au moment d’entrer sur le marché tunisien.

Le tourisme comme premier moteur

Le choix de commencer par les aéroports répond à une réalité simple qu’une grande partie de la demande de location automobile se concentre autour des arrivées internationales. La Tunisie a franchi le cap des 11 millions de visiteurs en 2025, selon les données citées par SIXT. Les recettes touristiques ont atteint environ 8,1 milliards de dinars sur l’année, en hausse de 6,5% par rapport à 2024. Le groupe allemand vise toutefois un marché plus large que celui des touristes. Les entreprises, les voyageurs professionnels et les clients ayant besoin d’un véhicule pour plusieurs jours ou plusieurs mois font également partie de la cible. Le développement annoncé à Sousse, Hammamet, Mahdia et Sfax doit justement permettre de sortir progressivement du modèle centré sur les terminaux aéroportuaires. Rappelons que cette arrivée prolonge le développement de SIXT sur le continent. Le groupe allemand s’est implanté en Afrique du Sud et en Namibie en 2024, avant de poursuivre son expansion sur d’autres marchés internationaux. La Tunisie vient ainsi compléter son réseau en Afrique du Nord. À l’échelle mondiale, SIXT dispose d’une flotte de plus de 350 000 véhicules et est présent dans plus de 100 pays. En 2025, le groupe a réalisé 4,28 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour un résultat avant impôts de 400,5 millions d’euros. Pour le marché tunisien, le prochain rendez-vous sera l’ouverture de Djerba-Zarzis en 2027, puis le déploiement annoncé dans les villes touristiques et économiques. Le groupe devra alors faire face à un marché déjà occupé par plusieurs acteurs locaux et internationaux. 

La concurrence se jouera donc autant sur la taille du réseau que sur la disponibilité des véhicules, les tarifs, la qualité du service et la capacité à répondre aux besoins des touristes comme des entreprises.

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Wafa Ben-Hassine, experte tuniso-américaine qui lutte contre les dérives de l’IA, intègre le TIME100 AI 2026

Le TIME vient de publier son édition 2026 du classement TIME100 AI, la liste où le magazine américain récompense chaque année les figures qui pèsent sur la trajectoire mondiale de l’intelligence artificielle. Pour cette édition, la juriste tuniso-américaine Wafa Ben-Hassine, spécialiste des droits humains appliqués au numérique, a été sélectionnée.

Nommée en 2026 à la tête de la toute nouvelle section Digital Technology and Human Rights du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme à Genève, elle y supervise le dossier IA de l’institution. Son constat, relayé dans son portrait TIME signé Steve Friess: les entreprises technologiques opèrent sans réel contrôle ni obligation de rendre des comptes, un vide qui s’aggrave. Plutôt que de multiplier les rapports, elle mise sur la pression directe, dialogue avec les industriels, mobilisation des gouvernements pour actionner les leviers réglementaires existants, avec en ligne de mire la protection de l’enfance et de la vie privée en ligne.

D’Omidyar Network à la révolution tunisienne

Elle arrive à ce poste après un long passage chez Omidyar Network, la fondation américaine de philanthropie orientée changement social, où elle a lancé Humanity AI: un consortium de bailleurs qui a réuni près de 500 millions de dollars destinés à financer une IA plus respectueuse des droits fondamentaux. Son parcours tunisien remonte à 2011: engagée comme assistante parlementaire à la Constituante au lendemain de la révolution, elle contribue à la rédaction du préambule constitutionnel, cofonde LEAD Tunisia, dirige la rédaction de Tunisia Live puis prend en charge les politiques MENA d’Access Now.

Cette reconnaissance internationale rappelle qu’un vivier d’expertise tunisienne pèse déjà sur les débats mondiaux de gouvernance de l’IA, un signal encourageant pour les startups locales du secteur, qui gagneraient à s’appuyer sur ces réseaux pour structurer leurs propres pratiques de conformité et de responsabilité algorithmique.

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Apple : l’iPhone pliable, présenté lors de la keynote annuelle du 9 septembre

Apple a fixé au mercredi 9 septembre 2026 sa prochaine keynote annuelle. Organisé à l’Apple Park, l’événement débutera à 10h00 en Californie et sera accessible en direct via les plateformes de la marque ainsi que YouTube.

Cette keynote pourrait marquer un tournant pour Apple, aussi bien sur le plan technologique que managérial. Les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max figurent parmi les appareils les plus susceptibles d’être présentés. Néanmoins, l’attention devrait surtout se concentrer sur l’éventuelle arrivée du premier iPhone pliable.

Avec ce nouveau format, Apple entrerait directement sur un marché déjà occupé par des fabricants comme Samsung. L’entreprise chercherait ainsi à renforcer sa présence sur un segment premium où les smartphones pliants se multiplient.

L’événement intervient également quelques jours après un changement important à la direction du groupe. John Ternus, jusque-là chargé de l’ingénierie matérielle, doit prendre les commandes d’Apple le 1er septembre, tandis que Tim Cook deviendra président exécutif.

Les modèles standards pourraient attendre

Tous les nouveaux iPhone ne devraient toutefois pas être dévoilés lors de cette présentation. Le modèle standard de l’iPhone 18 et certaines références plus accessibles pourraient suivre un calendrier distinct, avec une commercialisation ou une présentation envisagée en 2027.

L’intelligence artificielle devrait par ailleurs occuper une place centrale dans les annonces. Après les évolutions annoncées autour de Siri et d’Apple Intelligence avec iOS 27, Apple pourrait présenter de nouvelles fonctions destinées à approfondir l’utilisation de l’IA au sein de ses appareils.

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Entreprises tunisiennes: la BAD et l’Italie mettent 35 millions de dollars sur la table

La Banque africaine de développement (BAD) et l’institution italienne Cassa Depositi e Prestiti (CDP) vont injecter 35 millions de dollars dans un fonds dédié aux entreprises en croissance en Afrique du Nord. Pour la Tunisie, l’opération mérite attention. Le RMBV North Africa Fund III a déjà des participations ou opérations identifiées dans le pays.

En effet, la BAD apporte 15 millions de dollars en fonds propres, tandis que la CDP engage 20 millions de dollars à travers la Plateforme pour la croissance et la résilience en Afrique (GRAf). L’annonce a été faite le 14 août 2026.

Le fonds cible des entreprises de taille intermédiaire dans quatre grands domaines à savoir santé, éducation, services financiers et biens de consommation. Il intervient au capital des sociétés pour financer leur développement et peut prendre des participations majoritaires ou minoritaires.

Trois entreprises tunisiennes déjà dans le portefeuille

C’est surtout la présence tunisienne dans le portefeuille qui donne du relief à l’opération. Les documents d’évaluation de la BAD font apparaître Lectus, active dans la santé, avec une opération de 25 millions de dollars, dont 20 millions apportés par le fonds et 5 millions en co-investissement. Taym, dans les services financiers, apparaît avec une opération de 31 millions de dollars, dont 22 millions provenant du fonds. Atlantis, dans les biens de consommation, figure également dans le portefeuille avec une participation prévue de 16 millions de dollars. Ces chiffres correspondent aux opérations identifiées dans les documents de la BAD et permettent de mieux comprendre la stratégie du fonds. Il ne cherche pas uniquement des start-up, mais des entreprises déjà installées et capables de changer d’échelle.

À l’échelle du fonds, la Tunisie représente environ 20 % de l’allocation géographique cible, derrière l’Égypte, qui concentre 55 %, tandis que le Maroc et l’Algérie représentent respectivement 20 % et 5 %.

Un financement pour passer à l’échelle

Le RMBV North Africa Fund III vise une taille de 300 millions de dollars dans sa première configuration. Les documents de la BAD indiquent qu’il entend réaliser une dizaine d’investissements dans la région, avec des tickets suffisamment importants pour accompagner des entreprises dans une nouvelle phase de développement. Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu est donc moins de trouver un financement de démarrage que de disposer de capitaux pour grandir, renforcer leurs capacités, améliorer leur gouvernance ou s’étendre sur de nouveaux marchés. L’arrivée de la BAD et de la CDP apporte par ailleurs une nouvelle couche de crédibilité institutionnelle à ce véhicule. La participation italienne passe par GRAf, une plateforme de co-investissement développée dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique. Avec cette nouvelle enveloppe, le fonds dispose désormais de moyens supplémentaires pour poursuivre ses investissements en Afrique du Nord. Pour la Tunisie, le point à suivre sera surtout la capacité de ce capital à accompagner davantage d’entreprises locales dans leur changement d’échelle.

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Varun Beverages prépare son entrée en Tunisie avec une coentreprise de 9 millions de dinars

Le marché tunisien des boissons pourrait accueillir un nouvel acteur international de poids. Le groupe indien Varun Beverages Limited (VBL), l’un des principaux embouteilleurs et franchisés de PepsiCo hors des États-Unis, a approuvé la création d’une coentreprise en Tunisie avec la société locale Bevanda.

L’annonce, faite le 25 août 2026 dans une communication officielle du groupe, prévoit la création de Varun Beverages Tunisia SA, ou d’une dénomination similaire qui devra être validée. La future société sera détenue à 75% par VBL et à 25% par Bevanda, avec un capital social proposé de 9 MDT. 

L’activité envisagée dépasse la simple commercialisation de produits importés. La coentreprise doit intervenir dans la production et la distribution de boissons gazeuses, de jus, d’eau et de produits laitiers. Le groupe indien prévoit donc une présence directement ancrée dans le marché tunisien, même si les contours industriels du projet ne sont pas encore connus. À ce stade, plusieurs éléments restent à préciser. VBL n’a pas encore communiqué le lieu d’implantation du futur site, sa capacité de production, le nombre d’emplois attendus ou le calendrier de démarrage. Le montant de 9 millions de dinars correspond au capital social proposé de la coentreprise, et non nécessairement à l’investissement industriel total. Le coût d’une éventuelle unité de production, des équipements, de la logistique et du réseau de distribution pourrait donc être supérieur à ce montant. La constitution de la nouvelle société reste par ailleurs soumise aux procédures et autorisations requises en Tunisie. La prochaine étape sera ainsi de transformer cette décision du conseil d’administration en projet opérationnel.

Pourquoi la Tunisie?

Pour VBL, cette opération s’inscrit dans une stratégie d’expansion internationale. Le groupe indien est devenu un acteur majeur de l’industrie des boissons grâce notamment à son partenariat de longue date avec PepsiCo. Il produit, embouteille et distribue plusieurs marques du groupe américain sur différents marchés.

Mais le communiqué relatif à la Tunisie ne mentionne aucune marque PepsiCo. Il serait donc prématuré de parler d’une production de Pepsi, 7Up ou d’une autre marque du portefeuille PepsiCo en Tunisie. Le projet annoncé porte, à ce stade, sur des catégories de boissons et non sur des marques précises. L’intérêt pour VBL semble être aussi géographique. Une implantation tunisienne lui donnerait une présence en Afrique du Nord et pourrait, à terme, constituer une base supplémentaire pour développer ses activités dans la région. Le groupe dispose déjà d’opérations sur plusieurs marchés africains et poursuit parallèlement l’élargissement de son portefeuille dans des segments comme les jus, l’eau et les boissons laitières.

Un marché tunisien en pleine recomposition

Cette arrivée intervient dans un secteur tunisien où les conditions de production et d’approvisionnement sont devenues un sujet économique majeur. Le marché de l’eau conditionnée connaît notamment des tensions depuis plusieurs semaines, avec une forte hausse de la demande durant l’été. D’ailleurs, la Chambre syndicale nationale de l’industrie des boissons non alcoolisées relevant de l’Utica a récemment affirmé que les unités de production d’eaux minérales fonctionnaient à plein régime pour répondre à la demande. Cette situation illustre les contraintes auxquelles sont confrontés les producteurs locaux, à savoir la disponibilité des matières premières, l’emballage, l’énergie, le transport et la capacités de production. Dans cette optique, l’arrivée de VBL pourrait rebattre un peu les cartes sur le marché tunisien des boissons. Avec son expérience industrielle, commerciale et marketing, le groupe pourrait aussi ouvrir de nouveaux débouchés pour les fournisseurs et prestataires locaux. Mais il faudra attendre les prochaines annonces pour mesurer l’ampleur réelle du projet.

VBL accélère aussi sa diversification

L’annonce tunisienne intervient alors que Varun Beverages élargit également son périmètre d’activité en Inde. Et ce, en approuvant l’entrée de la société dans le segment des boissons alcoolisées. Le 25 août, son conseil d’administration a approuvé la création de KIVA Spirits and Company Limited, une filiale détenue à 100%, destinée aux boissons alcoolisées et aux produits ready-to-drink. Ainsi, le groupe a nommé à sa tête Prathmesh Mishra, ancien dirigeant de Diageo et de Pernod Ricard, qui dispose de plus de 30 ans d’expérience dans les biens de consommation et les spiritueux. Ces deux décisions traduisent une même orientation que VBL cherche désormais à élargir son portefeuille de produits tout en accélérant son développement hors de son marché historique. Et pour le pays, le projet est encore à son premier stade. La décision est prise, le partenaire local est identifié et le capital de la future société est fixé. Reste désormais à savoir où l’investissement sera réalisé, avec quelle capacité et à quelle échéance. C’est sur ces éléments que se jouera la portée économique réelle de l’arrivée de Varun Beverages en Tunisie.

VBL muscle son jeu en Afrique

  • 2025: VBL élargit son activité au Zimbabwe et en Zambie en y distribuant des snacks de PepsiCo.

  • 2025: VBL renforce sa présence au Kenya avec la création d’une filiale détenue à 100%, dédiée à la production, à la distribution et à la commercialisation de boissons.

  • 2025: le groupe diversifie son activité au Maroc et au Zimbabwe en lançant la production locale de Cheetos.

  • 2025: il noue un partenariat avec Carlsberg pour tester la distribution de la bière du groupe dans certains marchés africains où il est déjà présent.

  • Mars 2026: VBL finalise l’acquisition de Twizza en Afrique du Sud, devenant propriétaire de 100% de ce producteur local de boissons gazeuses. Et ce, par l’intermédiaire de sa filiale The Beverage Company (BevCo), pour 2,1 milliards de rands. 

  • Mars 2026: il poursuit sa diversification en Afrique du Sud avec l’accord visant l’acquisition de Crickley Dairy, spécialisée dans les boissons lactées et les jus.

  • Juillet 2026: VBL renforce sa plateforme au Kenya avec l’acquisition des activités de boissons lactées, de jus et d’eau conditionnée de Devyani Food Industries pour environ 32 millions de dollars.

  • Août 2026: VBL prépare son entrée en Tunisie avec Bevanda.

 

 

 

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Visas Schengen: la Conect rempile avec le consulat de France

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) et le consulat général de France à Tunis ont reconduit, mercredi, leur accord de coopération bilatérale, signé entre le président de la Conect, Aslan Berjeb, et le consul général de France, Dominique Mas.

Cette reconduction maintient au bénéfice des adhérents de l’organisation patronale un accès prioritaire aux créneaux de rendez-vous pour les dossiers de visa Schengen déposés par ses membres, dans le cadre des modalités définies conjointement par les deux parties. L’accent est mis sur la mobilité internationale des chefs d’entreprise et de leurs équipes.

Une continuité plus qu’une nouveauté

Ce renouvellement ne crée pas de dispositif inédit: il prolonge un partenariat déjà existant, la Conect y voyant un moyen concret de répondre aux besoins de ses membres tournés vers l’international.

Pour les patrons tunisiens engagés dans des échanges commerciaux avec l’Europe, ce type d’accord réduit un obstacle logistique concret; il illustre également le rôle croissant des organisations patronales comme intermédiaires facilitateurs entre administrations étrangères et écosystème entrepreneurial local.

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IA: l’appropriation précoce de Claude par les étudiants tunisiens, un vivier de compétences numériques

En mai 2026, la Tunisie représentait 0,27% de l’usage mondial de Claude, contre 0,23% en avril, selon la dernière édition de l’Anthropic Economic Index. Rapporté à sa population active, le pays affiche un indice d’usage de 1,40 à 40% au-dessus du niveau attendu compte tenu de son poids démographique, et se classe 48e sur 121 pays couverts.

Le trait marquant reste la nature des conversations: plus de la moitié (51,52%) relèvent de l’univers scolaire et universitaire en mai, contre 35,86% liées au travail en avril, tombées à 27,94% en mai. À l’échelle mondiale, c’est l’inverse: le travail y pèse 43,36% des usages, l’éducation plafonnant à 16,45% seulement.

Le développement logiciel recule, l’IA devient plus collaborative

Le développement logiciel, première catégorie tunisienne en avril (25,32%), cède la place à l’éducation en mai (28,16%). Autre évolution notable: la part des usages où l’IA complète le travail humain plutôt que de l’automatiser dépasse désormais 50%, contre 46,64% un mois plus tôt.

Avec un indice de 1,40, la Tunisie devance largement le Maroc (0,90), l’Algérie (0,56) et l’Égypte (0,36), mais reste loin de l’Australie (6,40) ou de la France (3,97).

Cette appropriation précoce par les étudiants tunisiens constitue un vivier de compétences numériques que les entreprises locales pourraient capter plus activement, à condition d’accélérer la transition observée vers des usages professionnels.

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SpaceX: 100 milliards $ pour une nouvelle base de lancement géante en Louisiane

SpaceX veut changer d’échelle dans le secteur spatial avec un projet évalué à 100 milliards de dollars en Louisiane. Baptisé «Starbase Louisiana», le futur complexe doit notamment augmenter la fréquence des lancements de Starship et accompagner les prochains projets de l’entreprise.

Situé à Pecan Island, dans la paroisse de Vermilion, le site deviendrait le quatrième centre de lancement américain de SpaceX. Avec une superficie prévue de 125 000 acres, soit près de 506 km², il s’agirait du plus vaste complexe spatial jamais développé par la société.

Un site pensé pour multiplier les lancements

SpaceX prévoit d’y construire cinq zones de lancement comprenant chacune deux plateformes. Le complexe intégrerait également des unités dédiées au carburant, à l’énergie, au traitement des véhicules et au stockage. Des infrastructures portuaires en eaux profondes sont envisagées, tout comme la possibilité de créer à terme un aéroport.

Les travaux devraient commencer en 2027, avec un premier lancement envisagé dès 2029. À pleine capacité, le site pourrait accueillir plus de 30 vols Starship par jour, ce qui donnerait à SpaceX des capacités inédites pour accélérer ses opérations.

Starship au cœur des ambitions de SpaceX

Cette nouvelle installation doit servir de levier aux différents projets spatiaux de l’entreprise. SpaceX compte notamment sur Starship pour mettre en orbite les futures générations de satellites Starlink, mais aussi pour développer ses projets de centres de données spatiaux et préparer des missions vers la Lune et Mars.

L’investissement pourrait également transformer l’économie locale. Les autorités louisianaises tablent sur plus de 3 000 emplois directs au cours des dix prochaines années, en plus d’environ 8 100 postes indirects.

Le projet suscite toutefois des interrogations environnementales, notamment en raison de son implantation dans une région côtière comprenant d’importantes zones humides.

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APIA: un réseau de fermes pionnières pour démocratiser l’agroécologie

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ouvre un appel à manifestation d’intérêt pour constituer un réseau de fermes pionnières en agroécologie, en partenariat avec le projet GIZ/Soil Matters. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 8 septembre 2026 à minuit.

L’initiative cible des agriculteurs ayant déjà amorcé des pratiques agroécologiques et voulant pousser plus loin la transformation de leur système de production. Objectif: bâtir une communauté d’exploitants agricoles qui confrontent leurs méthodes, testent ensemble de nouvelles solutions et documentent des pratiques directement issues du terrain, plutôt que théoriques.

Un accompagnement technique à la clé

Les exploitations retenues intégreront un dispositif d’appui structuré: experts sur le terrain, ateliers collectifs et retours réguliers sur les pratiques testées. L’objectif affiché dépasse la phase d’expérimentation individuelle: il s’agit de produire des connaissances partagées, transférables à d’autres exploitants tunisiens engagés dans la même transition vers des modèles plus durables et résilients face aux aléas climatiques.

Pour les exploitants agricoles, intégrer ce réseau représente une opportunité d’accéder gratuitement à un accompagnement technique structuré, rare dans le secteur, tout en se positionnant sur une filière agro-écologique appelée à peser davantage dans les futurs appels d’offres et financements verts destinés à l’agriculture tunisienne.

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La Tunisie fait partie des pays éligibles au Prix Forum MED IA: dernier délai, le 21 septembre

La Tunisie fait partie des 5 pays concernés par le Prix de recherche du Forum MED IA 2026, aux côtés de l’Algérie, de l’Égypte, du Liban et du Maroc. Pour sa 3e édition, le prix ouvre ses candidatures aux chercheurs et enseignants-chercheurs, aux doctorants et post-doctorants, mais aussi aux équipes et laboratoires de recherche, aux universités et établissements d’enseignement supérieur. Les jeunes entreprises innovantes et les spin-offs issues de la recherche peuvent également tenter leur chance.

Le principe? Mettre en avant des projets qui utilisent l’IA pour répondre à des problèmes concrets dans la région méditerranéenne. Plus précisement, les projets peuvent porter sur des enjeux sociaux, environnementaux ou économiques. L’objectif est aussi de rapprocher la recherche du monde économique et des autres acteurs qui peuvent donner une nouvelle vie aux travaux menés dans les laboratoires. En effet, pour participer, le projet doit reposer sur une application concrète de l’IA, déjà développée ou encore en cours de développement. Il ne s’agit donc pas simplement d’utiliser un outil d’IA existant. Le projet doit apporter sa propre application ou solution. Pas besoin non plus d’arriver avec une technologie déjà prête à être commercialisée. D’ailleurs, le concours n’impose aucun niveau de maturité technologique. Les projets peuvent donc candidater quel que soit leur niveau de TRL, à condition de répondre aux critères du prix. Au total, 6 candidatures seront retenues. Les porteurs de projets bénéficieront d’un accompagnement pour mieux présenter leur travail et le valoriser. Ils auront ensuite l’occasion de présenter leur projet le 5 novembre 2026 au Palais du Pharo à Marseille, devant des acteurs internationaux de la recherche, de l’innovation et de l’investissement. Deux projets seront récompensés à cette occasion. Le Prix Innovation sociale attribuera 5 000 euros (soit près de 17 000 dinars) à son lauréat, tout comme le Prix Innovation économique. 

Pour les chercheurs tunisiens, le rendez-vous peut donc être intéressant. L’appel donne une visibilité à des travaux développés en Tunisie et permet aussi de les mettre en regard de projets venus de 4 autres pays méditerranéens. À l’heure où l’IA prend de plus en plus de place dans les économies de la région, le prix cherche surtout à montrer ce que cette technologie peut apporter sur le terrain.

Côté deadline. Les candidats ont jusqu’au 21 septembre 2026 à 23h59, heure de Paris (UTC+2), pour déposer leur dossier en ligne. Les candidatures arrivées après cette échéance ne seront pas examinées.

Le Prix de recherche est organisé dans le cadre de Sila: France-Mediterranean Initiative for AI, financée par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères via le Fonds Équipe France (FEF+) et mise en œuvre par Expertise France. Il est porté par Expertise France, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et ANIMA Investment Network, dans le cadre de la troisième édition du Forum MED IA, initiée par la Délégation interministérielle à la Méditerranée.

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Bourse de Tunis – Investisseurs français: quand la déclaration obligatoire en France rattrape l’exonération tunisienne

La fiscalité applicable aux investisseurs français à la Bourse de Tunis prend une résonance nouvelle: la capitalisation étrangère y atteignait environ 8,8 milliards de dinars au 21 août 2026, soit 18,25% de la capitalisation totale de la cote, contre 18,89% un an plus tôt.

Un marché plus attractif encore avec un Tunindex qui a progressé de plus de 30% depuis le début de l’année. Comprendre le cadre fiscal devient donc central pour tout résident français qui souhaite s’y exposer.

Une convention bilatérale ancienne comme socle

Depuis 1973, un accord fiscal lie la France et la Tunisie pour éviter la double imposition. Ce texte fixe, revenu par revenu, quel pays perçoit l’impôt, et ouvre droit à un crédit d’impôt côté français pour éviter le cumul des taxations.

En 1990, la Tunisie a décidé de ne plus imposer les dividendes distribués aux actionnaires non résidents, ni à la source ni au titre de l’impôt sur le revenu. Les plus-values sur actions, obligations ou parts d’OPCVM tunisiens échappent au même impôt, à condition que le vendeur réside hors de Tunisie et que ses titres ne soient pas logés dans une structure fiscale locale.

Ce régime avantageux ne dispense pas d’informer le fisc français. Les revenus tunisiens doivent figurer sur le formulaire 2047, complété au besoin du 3916 pour tout compte-titres détenu hors de France, et restent soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux français.

Alors que la présence étrangère se concentre encore fortement sur la SFBT et Attijari Bank, l’absence de prélèvement à la source reste un argument pour attirer de nouveaux capitaux français vers des valeurs tunisiennes moins exposées, à condition de maîtriser le volet déclaratif dans l’Hexagone.

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Déclaration mensuelle: le 28 août, dernier délai

Pour les personnes morales non adhérentes au système de télédéclaration et de paiement à distance, le dépôt de la déclaration mensuelle doit intervenir au plus tard le 28 de chaque mois.

En août, cette échéance tombe vendredi 28, qui correspond également au dernier jour de la séance unique. Les entreprises concernées doivent donc tenir compte de cette date pour accomplir leur formalité fiscale dans les délais prévus.

Cette obligation s’applique aux personnes morales qui ne sont pas adhérentes au dispositif de télédéclaration. Celles qui utilisent la télédéclaration et le paiement à distance sont soumises aux modalités prévues pour ce système.

Le respect de cette échéance permet aux entreprises concernées d’éviter un dépôt tardif de leur déclaration mensuelle et les conséquences qui peuvent en découler.

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Délestages, les urgences pour éviter un nouvel été sous tension

Les délestages de l’été 2026 ont donné une image très concrète de la fragilité du système électrique tunisien. Les délestages ont touché tous les niveaux de l’économie, des particuliers aux petites entreprises jusqu’aux industriels. Pour certains, la coupure a surtout été une gêne. Pour d’autres, elle s’est traduite par des équipements endommagés, des marchandises perdues, une production interrompue ou des journées de travail annulées. Pendant les heures les plus chaudes de la journée, la demande a dépassé les capacités disponibles et la Steg a dû interrompre temporairement l’alimentation de certaines zones pour préserver l’équilibre du réseau. Le phénomène a été aggravé par une consommation dopée par la climatisation et par une perturbation de l’approvisionnement électrique en provenance d’Algérie.

Le retour à une situation plus stable ne règle pourtant pas la question de fond. Pour l’economiste Chakib Ben Mustapha, consultant et spécialiste des questions énergétiques, le délestage est d’abord un mécanisme de protection du réseau.Il devient préoccupant lorsqu’il se répète. “La multiplication et la systématisation” des coupures sont alors le signe d’un “modèle sous pression”, estime-t-il. À dire vrai, cette pression ne vient pas d’un seul facteur. Elle résulte d’un système qui doit produire davantage, alors même que les investissements dans certaines capacités de production ont fortement reculé. Un rapport récent de l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) a “chiffré à 87 % la baisse des investissements de la Steg dans les stations de production entre 2016-2020 et 2021-2025, passant de 1,947 milliard de dinars à 248 millions de dinars”, cite-t-il. Dans le même temps, la consommation électrique a continué de progresser.

Un système à bout de souffle?

Le problème tunisien ne se résume donc pas à un manque de panneaux solaires. Il est plus profond. Il faut sécuriser la production existante, renforcer le réseau, absorber de nouveaux producteurs et répondre à une demande dont les pics deviennent plus difficiles à gérer. C’est ici que le raisonnement de Ben Mustapha prend une autre dimension. La Tunisie a longtemps organisé son système électrique autour de grandes unités de production centralisées. La transition énergétique vient casser cette logique. Les nouvelles centrales renouvelables sont souvent implantées loin des grands centres de consommation, tandis que les projets d’autorisation multiplient les points d’injection sur le réseau. Autrement dit, produire de l’électricité supplémentaire ne signifie pas automatiquement disposer de davantage d’électricité là où elle est nécessaire. En effet, “Le réseau de la Steg a été conçu pour une production d’électricité classique avec des pôles de production centralisés”, rappelle Chakib Ben Mustapha. Ainsi, l’arrivée des renouvelables impose désormais une architecture différente, capable de gérer une production plus dispersée et plus variable. En outre, cette transformation concerne aussi les PME. L’autoproduction industrielle devrait se développer à mesure que les exportateurs cherchent à réduire leur empreinte carbone. Mais les réseaux de moyenne tension n’ont pas nécessairement été conçus pour intégrer cette multiplication de producteurs. À l’échelle des ménages, l’autoconsommation pose une problématique comparable sur les réseaux basse tension, notamment en l’absence de compteurs intelligents permettant aux gestionnaires de mieux piloter les flux.

Le paradoxe est donc assez simple : la transition énergétique, si elle n’est pas accompagnée d’une modernisation du réseau, peut elle-même créer de nouvelles contraintes sur le système électrique.

Le solaire ne suffira pas à lui seul

La Tunisie dispose pourtant d’un atout majeur, à savoir le soleil. “Avec environ 3 000 heures d’ensoleillement par an, le pays possède un potentiel important pour le photovoltaïque”, souligne-t-il. Or, cette ressource ne peut pas répondre à toutes les contraintes du système. “Le photovoltaïque est une énergie intermittente”, affirme Chakib Ben Mustapha. Et de poursuivre:” Sa production dépend de l’ensoleillement et reste concentrée pendant la journée. Elle peut donc contribuer à réduire la pression sur le réseau, mais ne constitue pas à elle seule une réponse aux besoins de sécurité électrique”. En fait, il explique le stockage pourrait changer cette équation en permettant de conserver une partie de l’électricité produite pendant les heures d’ensoleillement pour la restituer lorsque la production solaire diminue. Mais son coût reste encore un frein à un déploiement massif. “Le jour où les solutions collectives de stockage deviendront plus abordables, la situation énergétique changera du tout au tout”, estime-t-il. En attendant, la Tunisie doit jouer sur plusieurs leviers. “Il nous faut, en Tunisie, utiliser toutes les solutions possibles”, dit-t-il, au fil de ses propos, en citant en autres, les concessions, les autorisations, l’autoconsommation et l’autoproduction. Ici, il ajoute l’éolien à cette équation. Mais, selon lui, cette filière reste au point mort depuis le lancement des appels d’offres de 2017. L’objectif serait de construire un mix énergétique adapté aux besoins du pays, à sa courbe de consommation et aux capacités de son réseau. Par ailleurs, cette adaptation devient d’autant plus urgente que les épisodes de forte chaleur devraient continuer à exercer une pression sur la demande. Les pics estivaux, tirés notamment par la climatisation, nécessitent des moyens de production disponibles au moment où la consommation atteint son maximum.La question du réseau revient alors au centre du débat. La Steg doit désormais gérer un système dans lequel l’électricité peut provenir de grandes centrales, mais aussi de nombreuses installations décentralisées. Certaines concessions sont implantées dans des régions où la consommation est relativement faible, alors que les principaux besoins se concentrent dans les zones urbaines et industrielles. Les projets réalisés sous le régime de l’autorisation accentuent cette dispersion. Quant à l’autoproduction des entreprises et à l’autoconsommation des ménages, elles ajoutent de nouveaux points de production au réseau. “La transition énergétique va, à elle seule, créer d’importantes pressions sur le réseau de la Steg”, prévient-t-il. Les investissements nécessaires ne concernent donc pas seulement les grandes lignes de transport. Ils touchent également les réseaux de moyenne et basse tension, les postes électriques et les outils de pilotage. Les compteurs intelligents deviennent notamment importants pour permettre aux gestionnaires de mieux suivre et gérer les flux. Cette pression intervient alors que les moyens financiers de la Steg restent limités. Selon l’économiste, l’opérateur a dû ces dernières années donner la priorité au renforcement du réseau haute tension pour transporter l’électricité produite par les nouvelles concessions, au détriment d’autres besoins de modernisation. À cette équation s’ajoutent les effets du changement climatique. Des pics de consommation plus élevés, combinés à des épisodes de chaleur plus fréquents, pourraient rendre les tensions estivales plus difficiles à gérer.

Des financements, mais encore des freins pour les entreprises

Le développement des renouvelables ne bute cependant pas uniquement sur les infrastructures. Le financement reste un enjeu important, notamment pour les projets d’autorisation et l’autoproduction industrielle. Pour les concessions, le cadre est relativement favorable. Le ministère de l’Industrie et de l’Énergie a préparé des contrats types avec l’appui des principaux bailleurs de fonds et de l’Instance générale de partenariat public-privé. Ces dispositifs visent à réduire les risques pour les investisseurs et à faciliter leur accès au crédit. “Le financement des projets de concessions à l’international ne pose pas de problèmes tant que la rentabilité est assurée”, raconte Chakib Ben Mustapha. Les projets d’autorisation se trouvent dans une situation différente. Ils ne bénéficient pas du même cadre et rencontrent, selon lui, des difficultés auprès du système bancaire tunisien. “Le système bancaire tunisien ne leur reconnaît pas l’accès au project finance” indique-t-il. Les porteurs de projets doivent alors fournir des garanties réelles, ce qui peut freiner l’investissement. Pour les entreprises industrielles qui souhaitent investir dans leur propre production électrique, la question est également économique. Il pointe notamment les conditions actuelles de valorisation de l’électricité produite, avec un tarif de 80 millimes et une limite de vente fixée à 30 % de la capacité nominale. Des conditions qui, selon lui, réduisent la rentabilité des investissements. Pour les industriels exportant vers l’Europe, le sujet devient pourtant stratégique. Réduire l’empreinte carbone n’est plus seulement une question environnementale. C’est progressivement un facteur de compétitivité. Les délestages donnent une dimension très concrète à cette question. Dans une usine, une coupure peut entraîner des équipements endommagés, des produits en cours de fabrication irrécupérables, des pertes de produits réfrigérés ou congelés, des journées de travail annulées et des retards de livraison. ” Le principal défi des entreprises est celui des délestages”, résume-t-il. Ensuite, les groupes électrogènes peuvent servir de solution de dépannage lorsque les interruptions restent courtes. Ils ne constituent toutefois pas une réponse adaptée aux coupures prolongées. “Il n’y a pas de solution pour les interruptions trop longues”. Ici, la réponse doit donc être collective. Il cite notamment les zones sécurisées et les compteurs intelligents, et appelle à une concertation entre le ministère, la Steg et les organisations patronales pour préparer les prochaines périodes estivales. Le développement du solaire et de l’éolien ne permet pas, à lui seul, de sécuriser l’approvisionnement électrique. Tant que le stockage reste coûteux et que les renouvelables restent intermittentes, la Tunisie a encore besoin de capacités capables de prendre le relais lorsque la production renouvelable baisse ou que la demande explose. C’est dans ce cadre que Chakib Ben Mustapha évoque les centrales à cycle combiné prévues dans la stratégie énergétique à l’horizon 2035, notamment SKHIRA I et II et BIZERTE I et II. Pour les ménages, un mécanisme de financement de l’autoconsommation existe depuis 2008. Il prévoit un financement sur sept ans, avec un remboursement échelonné à travers les factures de la Steg. D’après lui, ce dispositif doit être reconduit à travers un nouveau crédit de 1 milliard de dinars jusqu’en 2030. Au fond, le défi dépasse les seuls délestages de cet été. La Tunisie doit produire davantage, diversifier ses sources et moderniser son réseau en même temps. Le photovoltaïque peut réduire une partie de la pression, l’éolien peut compléter le mix et le stockage pourrait, à terme, apporter davantage de flexibilité. Mais aucune de ces solutions ne fonctionnera sans un réseau capable de les intégrer.

Les coupures de 2026 ont ainsi rendu visible une fragilité plus ancienne. Le véritable enjeu n’est plus seulement de produire davantage d’électricité, mais de pouvoir la produire au bon moment, la transporter au bon endroit et la rendre disponible lorsque l’économie en a besoin.

  

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