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Industrie tunisienne: qui tire la croissance, qui la freine?

La production industrielle tunisienne a augmenté de 2,9% au premier semestre 2026, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Mais derrière cette hausse, les résultats sont très différents d’un secteur à l’autre. L’agroalimentaire et les industries mécaniques et électriques progressent. Les mines et la chimie continuent, en revanche, de reculer. Autre élément à retenir. La croissance a ralenti au deuxième trimestre. La production industrielle a progressé de 1,5% sur cette période. Le premier semestre reste donc positif, mais la dynamique s’est affaiblie au printemps.

L’agroalimentaire en tête

Les industries agroalimentaires restent le principal moteur de la production industrielle. Leur activité a augmenté de 9,3% sur les six premiers mois de l’année. La progression a toutefois été moins forte au deuxième trimestre. Elle s’est limitée à 2,6%. Les industries mécaniques et électriques affichent, de leur côté, une croissance de 4% sur le semestre. Au deuxième trimestre, leur production a progressé de 3,8%. Ces deux secteurs contribuent ainsi à soutenir l’industrie tunisienne au premier semestre. Le raffinage affiche, lui, une hausse beaucoup plus importante. +123,4 % sur les six premiers mois. Ce chiffre doit toutefois être lu avec prudence. Le secteur avait connu plusieurs arrêts d’activité en 2025. La forte hausse enregistrée cette année correspond donc en partie à un rattrapage par rapport au faible niveau de l’année précédente. À l’opposé, les industries chimiques continuent de reculer. Leur production a baissé de 9,2% au premier semestre. Le recul atteint 6,4% au deuxième trimestre. Même tendance dans les mines. La production minière a diminué de 3,5 % sur les six premiers mois. La baisse s’est accentuée au deuxième trimestre, à -9,9%. Ces deux secteurs restent donc un point faible de l’industrie tunisienne. 

Le secteur de l’énergie est également en baisse. Sa production recule de 4% sur le semestre et de 1,1% au deuxième trimestre. Par ailleurs, dans le textile, l’habillement et le cuir, la production diminue de 3,4% sur les six premiers mois. Les matériaux de construction, la céramique et le verre enregistrent, eux aussi, une baisse de 4,1 % sur le semestre. Le deuxième trimestre apporte toutefois un léger mieux, avec une hausse de 1,2 %.

Les secteurs qui progressent

Secteur S1 2026 T2 2026 Lecture
Raffinage du pétrole +123,4 % Forte hausse, en partie liée au faible niveau de 2025
Industries agroalimentaires +9,3 % +2,6 % Première progression manufacturière
Industries mécaniques et électriques +4,0 % +3,8 % Hausse régulière

Les secteurs qui reculent

Secteur S1 2026 T2 2026 Lecture
Industries chimiques -9,2 % -6,4 % Recul toujours marqué
Mines -3,5 % -9,9 % Baisse qui s’accentue au T2
Textile, habillement et cuir -3,4 % Repli sur le semestre
Matériaux de construction, céramique et verre -4,1 % +1,2 % Léger rebond au T2, mais semestre négatif
Énergie -4,0 % -1,1 % Recul, mais moins marqué au T2

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OpenAI recule dans la course à l’IA, Anthropic prend la main

OpenAI, qui était historiquement la référence, n’est plus en tête de ce classement. Anthropic domine cette édition, mais surtout, la compétition est devenue plus ouverte.

Le classement d’août 2026 de la Text Arena dessine une nouvelle hiérarchie entre les principaux modèles d’intelligence artificielle. Anthropic occupe 7 des dix premières places avec différentes déclinaisons de Claude. 

Rang Modèle Entreprise
1 Claude Fable 5 Anthropic
2 Claude Opus 4.6 High Anthropic
3 Claude Opus 4.7 High Anthropic
4 Muse Spark 1.2 Meta
5 Claude Opus 4.6 Anthropic
6 Claude Opus 4.7 Anthropic
7 Claude Opus 5 High Anthropic
8 Qwen 3.8 Max Alibaba
9 Gemini 3.7 Flash High Google
10 Claude Opus 5 Max Anthropic

Pour OpenAI, le classement marque un recul important. GPT-5.5 High arrive à la 17e place et GPT-5.6 Sol xHigh à la 19e, ce qui place les deux modèles hors du top 15. Le résultat est notable pour une entreprise qui a longtemps occupé le sommet des classements d’IA. En face, Anthropic place sept modèles dans les dix premières positions, dont Claude Fable 5 en tête. Le classement montre ainsi que l’avance historique d’OpenAI n’est plus suffisante pour garantir une position dominante. Mais le changement ne se limite pas au duel entre OpenAI et Anthropic. Alibaba place Qwen 3.8 Max à la 8e position et Kimi K3 Max atteint la 12e place. Google et Meta figurent également dans le top 10. Autrement dit, les positions se multiplient autour des deux leaders historiques du marché américain. La hiérarchie devient plus disputée et laisse davantage de place aux acteurs chinois et aux nouveaux modèles.

Les autres classements de l’Arena vont dans le même sens. Anthropic arrive en tête de la Search Arena avec Claude Opus 4.6 Search et domine également la Document Arena, où ses modèles occupent les six premières places. Dans la Vision Arena, Claude Fable 5 arrive premier, mais Qwen 3.8 Max prend la deuxième place. Ces résultats montrent surtout qu’il n’existe plus un seul classement permettant de dire quel modèle est “le meilleur” dans tous les usages. La performance dépend désormais de la tâche évaluée.

C’est là que se situe le principal enseignement de cette étude. La Text Arena ne mesure pas seulement qui produit les meilleures réponses : elle permet d’observer comment la hiérarchie entre les modèles évolue lorsque ceux-ci sont confrontés directement par les utilisateurs. Les réponses sont comparées en aveugle, puis les résultats sont traduits dans un classement de type Elo. Une première place signifie donc qu’un modèle est davantage préféré dans ces confrontations et non qu’il est supérieur dans absolument tous les domaines.

Le classement d’août 2026 donne ainsi un signal précis. OpenAI n’occupe plus automatiquement le sommet de la hiérarchie, tandis qu’Anthropic s’impose comme le principal bénéficiaire de ce basculement. Mais l’étude montre également que la concurrence s’élargit. Alibaba, Google, Meta et les nouveaux acteurs chinois sont désormais capables de se positionner parmi les meilleurs selon les modèles et les usages évalués. La course à l’IA passe donc d’une logique dominée par quelques références à une compétition beaucoup plus ouverte.

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Diesel sous pression, la Tunisie reste à 2,21 dinars le litre

Le prix du diesel reste stable en Tunisie, à 2,205 dinars le litre, selon le dernier relevé disponible de Global Petrol Prices. Une stabilité qui contraste avec la tension observée sur les marchés internationaux, où le diesel est devenu l’un des produits pétroliers les plus sous pression, selon la même source. En Europe, les prix du diesel ont récemment dépassé ceux du carburant aviation, une situation qui ne s’était plus produite depuis plus d’un an. Selon Reuters, ce mouvement s’explique notamment par le recul des exportations russes de diesel et les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient. Sur ce, les importations européennes de diesel sont ainsi passées d’environ 1,97 million de barils par jour en janvier à 1,56 million en août. La tension dépasse désormais le marché européen. Aux États-Unis, l’écart entre le prix du diesel et celui du pétrole brut, connu sous le nom de “diesel crack”, a dépassé 100 dollars le baril, atteignant 102,20 dollars le 17 août, indique Reuters. Conséquence, cet indicateur traduit une forte valorisation du diesel par rapport au brut et témoigne des tensions sur les capacités de raffinage. 

Le problème ne se limite donc plus au prix du pétrole brut. Le pétrole doit être transformé dans les raffineries pour devenir du diesel, de l’essence ou du kérosène. Or, plusieurs capacités de production sont actuellement perturbées. Dans son rapport d’août, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) fait état d’un recul de l’activité des raffineries et d’importantes perturbations des flux de produits pétroliers, notamment depuis la Russie et le Moyen-Orient. C’est un secret de polichinelle! Le facteur géopolitique vient compliquer davantage la situation. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie, reste soumis à de fortes perturbations. Le Brent évoluait autour de 91 dollars le baril le 18 août, après une nouvelle progression alimentée par les incertitudes concernant les négociations entre Washington et Téhéran. 

Pour la Tunisie, l’impact ne se mesure toutefois pas uniquement à la pompe. La stabilité du prix du diesel ne signifie pas que le pays échappe aux mouvements du marché mondial. Une hausse durable des cours du brut et surtout des produits raffinés peut augmenter le coût d’approvisionnement énergétique et exercer une pression sur la facture énergétique du pays.

Le diesel constitue par ailleurs un intrant important pour le transport routier, l’agriculture, la construction et la logistique. Une tension prolongée sur les prix peut donc progressivement se transmettre aux coûts de transport et, par ricochet, aux coûts de production et de distribution. La séquence actuelle rappelle ainsi que le Brent n’est plus le seul indicateur à surveiller. Les capacités de raffinage, les stocks de diesel, les exportations russes et les flux à travers les grands passages maritimes sont devenus tout aussi déterminants.

Pour l’heure, la Tunisie conserve un prix de 2,205 dinars le litre, tandis que le marché international du diesel reste sous tension. La question sera de savoir combien de temps cet écart pourra se maintenir si les perturbations de l’offre mondiale se prolongent.

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Concours CMF 2026: les résultats définitifs publiés

Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient de boucler son concours de recrutement de cadres pour 2026. Après les épreuves écrites, la sélection s’est achevée avec les oraux organisés les 22, 23 et 24 juillet dans les locaux de l’Institut de Financement du Développement du Maghreb Arabe (IFID).

À l’issue de cette dernière étape, les candidats figurant sur la liste publiée ont été déclarés définitivement admis au concours de recrutement de cadres au profit du CMF. Le concours porte sur plusieurs profils destinés aux services du CMF. Les postes sont identifiés par différents codes, notamment CMF261, CMF262, CMF263, CMF264, CMF265 et CMF266. D’ailleurs, les profils recherchés couvrent plusieurs domaines liés aux missions du régulateur, notamment l’information financière, le contrôle, les opérations financières, les études et les statistiques. Le concours comprend également un profil consacré à la comptabilité et au contrôle, référencé CMF265-DCCDD/DOSCI. Les conditions de candidature prévoyaient, pour ce poste, notamment la détention d’un mastère ou du Certificat d’Études Supérieures de Révision Comptable.

Par ailleurs, les candidats non admis avaient, pour leur part, la possibilité de déposer un recours jusqu’au vendredi 31 juillet 2026. Celui-ci devait être transmis exclusivement par courrier électronique à l’adresse dédiée au concours. Pour être recevable, le recours devait comporter le nom et le prénom du candidat, le code du concours ainsi que le numéro d’inscription. L’IFID précise que les recours transmis par un autre moyen, reçus après le 31 juillet ou ne comportant pas les informations demandées sont rejetés.

Avec la publication de cette liste, le processus de recrutement engagé par le CMF pour renforcer ses effectifs de cadres arrive à son terme.

 

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3,8 milliards de dollars demandés pour 1,5 milliard levé par Afreximbank

Les investisseurs en voulaient plus. Pour sa première émission obligataire publique en dollars depuis 2021, Afreximbank a reçu des demandes atteignant 3,8 milliards de dollars, soit plus du double du montant qu’elle souhaitait lever. Au bout du compte, la Banque africaine d’import-export a mobilisé 1,5 milliard de dollars.

A dire vrai, l’opération, réalisée le 16 juillet 2026, constitue la plus importante émission obligataire jamais réalisée par Afreximbank. Elle s’est déroulée en deux tranches de 750 millions de dollars. La première, sur cinq ans et demi, arrivera à échéance en janvier 2032 avec un rendement de 6,3%. La seconde, d’une maturité de dix ans, court jusqu’en juillet 2036 avec un rendement de 7,13%.

La forte demande a surtout permis à la banque de revoir ses conditions à la baisse. Le coût de l’emprunt a ainsi été resserré de 37,5 points de base pour chacune des deux tranches par rapport aux premières indications communiquées aux investisseurs. En fait,derrière cette opération, c’est donc moins la taille du chèque que l’appétit du marché qui retient l’attention. Les ordres sont notamment venus du Royaume-Uni, d’Europe, d’Asie et des États-Unis. Pour Afreximbank, cette mobilisation traduit la confiance des investisseurs dans sa capacité à lever des fonds sur les grands marchés internationaux.

La banque panafricaine n’en est d’ailleurs pas à sa première stratégie de diversification. Après avoir été absente du marché public en dollars depuis 2021, elle s’est tournée ces dernières années vers d’autres places financières, avec notamment des émissions obligataires au Japon en 2024 et 2025 et en Chine en 2025.

Cette nouvelle opération remet ainsi le dollar au centre de son dispositif de financement. Les 1,5 milliard de dollars levés doivent servir à renforcer la capacité d’Afreximbank à financer le commerce africain et international, mais aussi les projets liés à l’industrialisation et à la croissance du continent. “Le succès de cette émission témoigne de la confiance que les investisseurs continuent d’accorder à Afreximbank et à la dynamique de croissance de l’Afrique”, a déclaré Chandi Mwenebungu, directeur général de la Trésorerie et des Marchés et trésorier du groupe Afreximbank.

Par ailleurs, l’opération donne donc un aperçu de la place que peuvent encore occuper les institutions africaines sur les marchés internationaux. Pour un continent qui doit financer davantage d’infrastructures, développer ses échanges et accélérer son industrialisation, l’accès aux capitaux reste un enjeu central.

Afreximbank entend précisément jouer ce rôle de passerelle entre ces capitaux et les besoins de l’Afrique. Cette fois, le marché lui a ouvert grand la porte.

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Schengen: les passeports non biométriques ne sont plus acceptés

Les détenteurs de passeports libanais non biométriques ne peuvent plus utiliser ces documents pour déposer une demande de visa, a relayé le Consulat général de France au Liban. A dire vrai, TLScontact a publié une mise à jour précisant les nouvelles conditions applicables aux demandeurs.

Depuis le 25 juin 2026, seuls les passeports libanais biométriques en cours de validité sont acceptés pour le dépôt d’une demande de visa. La mesure fait suite à une décision de la Direction générale de la Sûreté générale libanaise, qui a déclaré non valides les passeports délivrés selon le modèle de 2003, dépourvus de données biométriques. Sont notamment concernés les passeports dont le numéro commence par “RL”.

Les ressortissants libanais encore titulaires d’un ancien passeport doivent ainsi obtenir un passeport biométrique avant de déposer une nouvelle demande de visa.

Le changement concerne également les personnes ayant déjà enregistré leur demande sur la plateforme de TLScontact avec leur ancien passeport. Si elles ont déjà obtenu un rendez-vous mais attendent encore leur nouveau passeport biométrique, elles peuvent demander son report en contactant TLScontact.

Lors du nouveau rendez-vous, une copie de l’ancien passeport non biométrique devra être présentée. Celui-ci doit porter le même numéro que celui utilisé lors de l’enregistrement initial de la demande sur la plateforme TLScontact.

Cette nouvelle règle concerne donc directement les demandeurs libanais qui souhaitent déposer une demande de visa et impose désormais de disposer d’un passeport biométrique valide au moment du dépôt du dossier.

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13 fonds lancés, 64 fermés: ce que l’ESG dit désormais aux investisseurs

Le marché de l’investissement durable traverse une nouvelle phase. Les investisseurs ne tournent pas complètement le dos aux fonds ESG, mais ils se montrent désormais plus sélectifs, tandis que les sociétés de gestion réduisent fortement le lancement de nouveaux produits.

Selon les données de Morningstar rapportées par Reuters, seulement 13 nouveaux fonds durables ont été lancés en Europe au deuxième trimestre 2026, contre 35 un an auparavant. Dans le même temps, 64 fonds ont été fermés. Depuis le renforcement des règles européennes sur l’investissement durable en janvier 2023, 956 fonds durables ont ainsi été retirés du marché, contre 691 nouveaux lancements.

Cette prudence ne signifie toutefois pas que les investisseurs abandonnent l’ESG. Au contraire, Morningstar estime que les fonds durables mondiaux ont enregistré 3,5 milliards de dollars de flux nets positifs au premier trimestre 2026, après une sortie de 27 milliards de dollars au trimestre précédent. L’Europe a largement porté ce rebond, avec 9,1 milliards de dollars d’entrées nettes.

Le changement se situe donc davantage dans la manière d’investir. Les investisseurs semblent privilégier des produits plus ciblés, notamment les fonds passifs et les obligations durables, plutôt que de multiplier les fonds portant simplement une étiquette ESG. Au premier trimestre, les stratégies passives européennes ont notamment attiré 24 milliards de dollars, tandis que les fonds durables obligataires ont enregistré 9,5 milliards de dollars d’entrées.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. Les performances de certains investissements liés à la transition énergétique ont déçu, tandis que les nouvelles règles européennes rendent plus difficile l’utilisation de l’appellation “durable “. Les accusations de greenwashing et le débat politique autour de l’ESG, particulièrement aux États-Unis, renforcent également la prudence des gestionnaires.

Pour autant, les montants en jeu restent considérables. Les fonds durables mondiaux représentaient 3,73 trillions de dollars d’actifs au deuxième trimestre 2026, selon les données Morningstar citées par Reuters.

Le marché ESG ne disparaît donc pas. Il semble plutôt entrer dans une phase où l’étiquette “durable” ne suffit plus à attirer les capitaux. Les investisseurs cherchent davantage de performance, de transparence et de résultats mesurables. Pour les entreprises et les gestionnaires d’actifs, l’enjeu n’est plus seulement d’afficher des engagements ESG, mais de pouvoir démontrer leur valeur économique et leur impact.

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Zlecaf: Bergmans décroche un projet douanier de 3,1 milliards $ dans 50 pays, dont la Tunisie

La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) veut s’attaquer à l’un des problèmes les plus concrets du commerce en Afrique, à savoir, le passage des marchandises aux frontières. Son secrétariat vient de confier à l’entreprise nigériane “Bergmans Security Consultants and Supplies” un projet de modernisation des douanes dans 50 pays africains. Le contrat, conclu pour 20 ans, est évalué à 3,1 milliards de dollars.

Le projet sera déployé par AfriTrade CMP, une filiale de Bergmans. L’entreprise devra mettre en place des outils numériques pour simplifier les procédures douanières, faciliter le suivi des marchandises et permettre aux administrations de mieux échanger leurs données.

L’idée est assez simple. Aujourd’hui, une marchandise qui traverse plusieurs pays africains peut être confrontée à des procédures différentes à chaque frontière. Documents, contrôles, systèmes informatiques et formalités ne sont pas toujours les mêmes. Pour les entreprises, cela peut se traduire par du temps perdu, des coûts supplémentaires et, parfois, des marchandises bloquées. La Zlecaf veut donc rendre ces passages plus fluides. Avec le nouveau dispositif, les marchandises pourront être suivies plus facilement et les informations douanières davantage partagées entre les pays. Les procédures devraient également être progressivement harmonisées. Ce changement peut sembler administratif. Il touche pourtant directement les entreprises qui cherchent à vendre au-delà de leur marché national.

Pour un exportateur, par exemple, quelques heures ou quelques jours supplémentaires à une frontière peuvent avoir un coût. Pour une PME qui commence à travailler avec plusieurs pays africains, devoir comprendre et gérer des procédures différentes à chaque étape peut également devenir un frein. Une douane plus numérique et mieux connectée pourrait donc faciliter cette expansion.

Une autre façon de faire fonctionner la ZLECAf

Car la création de la Zlecaf ne signifie pas automatiquement que les marchandises circulent facilement d’un pays à l’autre. L’accord, entré en vigueur en 2021, vise notamment à réduire les droits de douane et les autres obstacles au commerce entre pays africains. Mais même lorsque les droits sont réduits, une entreprise peut encore se retrouver face à des formalités complexes ou à des systèmes douaniers qui ne communiquent pas entre eux. C’est là que le projet Bergmans prend son importance. Il ne s’agit plus seulement de négocier les règles du commerce africain. Il faut maintenant faire fonctionner ces règles sur le terrain, aux frontières.

Wamkele Mene, secrétaire général de la Zlecaf, a d’ailleurs insisté sur ce point. Selon les données relayées par plusieurs médias, les systèmes douaniers encore largement manuels favorisent les fuites de recettes et certaines pratiques de sous-facturation ou de surfacturation. La digitalisation doit permettre aux administrations de mieux suivre les marchandises et de sécuriser les opérations. Le projet doit également améliorer la visibilité sur les flux commerciaux. Pour les pouvoirs publics, cela signifie disposer de davantage de données sur les marchandises qui entrent et sortent des pays. Pour les entreprises, cela peut surtout signifier une meilleure visibilité sur leurs propres opérations.

Pourquoi 3,1 milliards de dollars?

Le montant annoncé donne une idée de l’ampleur du chantier. Les 3,1 milliards de dollars correspondent à la valeur du contrat de concession sur 20 ans. Bergmans doit notamment mobiliser les moyens financiers et techniques nécessaires au déploiement du système.

L’entreprise devra travailler avec les administrations douanières nationales, car l’objectif n’est pas d’imposer exactement le même fonctionnement partout. Les solutions devront être adaptées aux réglementations et aux réalités de chaque pays.

Le choix d’un acteur nigérian est également à relever. La ZLECAf indique avoir privilégié une entreprise africaine alors que des groupes internationaux avaient également manifesté leur intérêt. Bergmans entend s’appuyer sur l’expérience acquise au Nigeria dans la modernisation des douanes pour étendre cette approche à d’autres pays.

A dire vrai, derrière ce projet douanier, il y a donc une ambition beaucoup plus large, celle de faire en sorte que le marché africain fonctionne réellement pour les PME. D’ailleurs, les échanges entre pays africains ont atteint 220 milliards de dollars en 2024, en hausse de 12,5 % sur un an, selon Wamkele Mene. La Zleacf veut doubler ce volume d’ici 2035. Pour y parvenir, il ne suffit pas de réduire les droits de douane. Il faut aussi que les marchandises puissent circuler, que les entreprises comprennent facilement les procédures et que les frontières prennent moins de temps à franchir. Le projet confié à Bergmans s’inscrit dans cette étape plus concrète de la Zlecaf. Après avoir posé les règles d’un marché africain commun, le continent cherche désormais à construire les outils qui permettront de le faire fonctionner.

Pour les entreprises tunisiennes qui souhaitent se développer sur les marchés africains, l’évolution mérite donc d’être suivie. Une meilleure connexion des douanes pourrait, à terme, rendre certains marchés plus accessibles et simplifier une partie des opérations d’exportation. Mais tout dépendra de la manière dont le système sera déployé dans chaque pays et de son adoption par les administrations nationales. Pour rappel! La Tunisie a ratifié la Zlecaf en 2020 et faisait partie des sept pays ayant participé à la phase pilote de la Guided Trade Initiative en 2023.  C’est un secret polichinelle! La Tunisie regarde depuis plusieurs années vers le marché africain pour diversifier ses débouchés. Plusieurs initiatives publiques et privées ont été lancées.  Ses exportateurs disposent déjà d’une offre dans une panoplie de secteurs, de l’agroalimentaire aux composants automobiles, en passant par les équipements électriques et les produits chimiques. Le véritable enjeu reste désormais de transformer ce potentiel en flux commerciaux plus importants. À cela s’ajoute que plusieurs pays africains ont assoupli leurs règles de visa, voire même, ils ont levé le visa pour certains pays, tandis que d’autres ont mis en place des procédures d’e-visa, facilitant les déplacements des entrepreneurs, des professionnels et des investisseurs. 

Au final, la réussite du projet se mesurera moins à ses 3,1 milliards de dollars qu’à une question beaucoup plus simple pour les entreprises. Combien de temps faudra-t-il demain pour faire passer une marchandise d’un pays africain à un autre?

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Yessine Feki, une carrière commerciale dans l’hôtellerie tunisienne distinguée “Personality of the Week”

Yessine Feki, récemment nommé “assistant director of sales” au Radisson Blu Hotel & Convention Center Tunis, vient également d’être désigné “personality of the week” par Hotelier Africa, un média spécialisé dans l’hôtellerie et le tourisme en Afrique. Cette mise en avant revient sur son parcours dans l’hôtellerie tunisienne et son évolution vers des responsabilités commerciales.

Avec plus d’une dizaine d’années d’expérience dans le secteur, Yessine Feki a occupé plusieurs fonctions commerciales au sein de deux établissements hôteliers tunisiens. Il a notamment évolué au Radisson Blu Tunis, où il a été “senior sales manager” avant d’occuper son poste actuel. Auparavant, il a travaillé à The Residence Tunis comme “senior sales executive” puis “sales manager”. En fait, son parcours illustre une évolution progressive dans un métier qui dépasse aujourd’hui la simple commercialisation de chambres. Dans ses différentes fonctions, il a notamment travaillé sur la clientèle corporate, les événements professionnels et le segment tourisme d’affaires et de l’événementiel professionnel (MICE), ainsi que sur la gestion de comptes et le développement de partenariats.

D’ailleurs, dans son poste actuel, son activité porte notamment sur le développement commercial auprès des entreprises, des administrations et des acteurs internationaux. Il est également en relation avec des multinationales, des ambassades, des compagnies aériennes, des agences de voyages et des organisations internationales. En plus, cette dimension B2B occupe une place particulière dans l’économie hôtelière. Les établissements ne dépendent pas uniquement des voyageurs individuels;les contrats avec les entreprises, les événements professionnels, les congrès et les partenariats avec différents acteurs du tourisme constituent également des relais d’activité. C’est sur ce volet commercial que repose une partie du parcours de Yessine Feki. Les négociations de contrats, le suivi des grands comptes, la fidélisation des clients et la recherche de nouveaux marchés font partie des responsabilités associées à ses fonctions.

La reconnaissance accordée par Hotelier Africa met ainsi en lumière un parcours professionnel, mais aussi l’évolution des métiers commerciaux dans l’hôtellerie. Pour les établissements qui cherchent à renforcer leur activité corporate et internationale, ces fonctions deviennent un point de contact entre l’hôtel, les entreprises et différents acteurs économiques.

Au-delà de son parcours individuel, cette mise en avant permet donc de regarder l’hôtellerie sous un angle moins touristique et davantage commercial, celui des entreprises, des événements professionnels, des partenariats et des marchés internationaux.

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Transtu recrute 580 agents, dont 5 ingénieurs

La Société des transports de Tunis (Transtu) s’apprête à renforcer ses effectifs. La société lance un concours externe pour recruter 580 agents dans plusieurs catégories de métiers, avec des postes allant des fonctions directement liées à l’exploitation du réseau aux profils techniques.

Le concours démarrera officiellement le 12 août 2026. Les candidats auront jusqu’au 8 septembre 2026 pour déposer leur dossier. La procédure se fera exclusivement en ligne, à travers le site officiel de la Transtu.

Dans le détail, les besoins sont particulièrement importants du côté de l’exploitation. La Transtu prévoit de recruter 336 conducteurs-receveurs de bus, ce qui représente la plus grande part des postes proposés. Le concours prévoit également 158 agents qualifiés, ainsi que 37 agents de nettoyage et 20 agents de sécurité.

Les profils techniques sont également concernés. La société compte recruter 18 agents techniques, 6 techniciens supérieurs et 5 ingénieurs, complétant ainsi les différents besoins identifiés dans cette campagne de recrutement.

Pour les candidats intéressés, la Transtu a retenu une procédure entièrement numérique. L’inscription en ligne permet de générer automatiquement un espace personnel sécurisé pour chaque postulant. Celui-ci dispose ensuite d’un identifiant et d’un mot de passe pour accéder à son espace et suivre les démarches liées à sa candidature.

Les personnes souhaitant participer au concours devront donc effectuer leur inscription à partir du 12 août et veiller à déposer leur dossier avant le 8 septembre 2026.

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Phosphates: Washington met jusqu’à 1,53 million de dollars sur la table pour la Tunisie

Le secteur tunisien des phosphates attire de nouveau l’attention à l’international. Cette fois, l’initiative vient de Washington. L’ambassade des États-Unis à Tunis et le département d’État américain viennent de lancer un appel à projets pouvant mobiliser jusqu’à 1,536 million de dollars, (soit environ 4,4 millions de dinars tunisiens), pour soutenir le développement d’investissements privés et transparents dans cette filière.

Le projet retenu devra être mis en œuvre sur une période allant de 18 à 24 mois. À travers ce financement, les États-Unis cherchent notamment à accompagner la mise en place de standards techniques de production plus avancés, à favoriser les échanges commerciaux avec la Tunisie et, plus largement, à renforcer la sécurité des chaînes d’approvisionnement en minéraux considérés comme stratégiques.

Concrètement, l’appel s’adresse à des acteurs capables de porter ce type de projet. Les entreprises privées, organisations à but non lucratif américaines ou internationales, universités et centres de recherche peuvent présenter leur candidature, à condition de disposer d’une expertise dans des domaines tels que le financement de projets, la diplomatie commerciale ou encore le développement minier.

En effet, le financement ne vise donc pas simplement à soutenir la production de phosphate. Il cherche à agir sur l’ensemble de l’environnement qui permet à une filière minière de se développer (normes techniques, investissement privé, expertise et accès aux marchés internationaux).

A dire vrai, cette démarche américaine intervient dans un contexte où les chaînes mondiales d’approvisionnement en ressources stratégiques font l’objet d’une attention croissante. Pour Washington, la diversification des fournisseurs et le développement de partenariats avec des pays producteurs constituent désormais un enjeu économique et stratégique.

Par ailleurs, la Tunisie dispose, dans ce cadre, d’un secteur des phosphates déjà structuré autour de l’extraction et de la transformation industrielle. Mais la filière fait également face à des défis importants en matière de production, de compétitivité, d’investissement et de modernisation. L’intérêt américain ouvre ainsi une nouvelle piste pour mobiliser des ressources et des compétences autour de ces enjeux.

Le programme est financé par le Bureau de coordination de l’assistance, relevant du Bureau des affaires du Proche-Orient du département d’État américain. Sa mise en œuvre est prévue sur une période maximale de deux ans. Le calendrier est désormais fixé. Les candidats peuvent adresser leurs questions jusqu’au 18 août 2026, avant de déposer leur dossier au plus tard le 2 septembre 2026 à 23h59 (heure de l’Est des États-Unis). Les demandes d’information doivent être envoyées à NEA-Grants@state.gov, en indiquant la référence DFOP0019505. L’appel à projets et les modalités de candidature sont disponibles sur Grants.gov.

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Longtemps imaginés au cinéma, les robots humanoïdes attirent aujourd’hui de lourds investissements. L’exemple de cette entreprise!

Pendant des décennies, les films de science-fiction ont imaginé un futur où les robots côtoieraient les humains, apprendraient de leur environnement et participeraient aux activités quotidiennes.

Longtemps considérée comme une projection lointaine, cette vision prend aujourd’hui forme, rapidement, et avec l’arrivée de robots humanoïdes dotés d’IA. A dire vrai, la startup chinoise spécialisée dans l’IA , “DeepSeek”, a investi 140,8 millions de yuans (environ 20,8 millions de dollars soit 61,6 Mtnd) dans le fabricant chinois de robots “Unitree Robotics”, à l’occasion de l’introduction en Bourse (Initial Public Offering. IPO) de ce dernier sur le marché “STAR” de la Bourse de Shanghai. L’opération s’accompagne d’un partenariat stratégique visant à développer des modèles d’intelligence artificielle destinés aux robots humanoïdes.

Selon un document déposé auprès de la Bourse de Shanghai, DeepSeek a acquis 933 399 actions, correspondant à 2,3% des actions réservées au placement stratégique de l’IPO. Les deux entreprises, basées à Hangzhou, prévoient de combiner les modèles d’IA développés par DeepSeek avec l’expertise de Unitree en ingénierie mécanique, contrôle des mouvements et intelligence incarnée (embodied intelligence). Dans le cadre de cet accord, Unitree donnera la priorité à DeepSeek pour ses besoins en services d’entraînement de modèles et en solutions d’intelligence artificielle. En retour, DeepSeek privilégiera Unitree pour l’acquisition de robots et le développement d’applications d’IA incarnée.

Cette collaboration vise à relever l’un des principaux défis de la robotique humanoïde. C’est de concevoir un “cerveau” capable de comprendre son environnement et de transformer des instructions en actions physiques de manière autonome. Si les robots humanoïdes savent aujourd’hui marcher, courir ou réaliser des mouvements complexes, leur déploiement dans des environnements réels reste limité par le manque de données d’apprentissage issues du monde physique.

Pour DeepSeek, reconnue pour les performances de ses modèles de langage en programmation, mathématiques et raisonnement, ce partenariat constitue une opportunité d’étendre ses capacités vers l’intelligence artificielle multimodale et la robotique. Les données collectées par les robots de Unitree pourraient notamment contribuer au développement de systèmes capables d’interagir avec le monde réel.

Cette annonce intervient alors que Unitree poursuit son introduction en Bourse à Shanghai. L’entreprise, fondée en 2016, considérée comme l’un des principaux acteurs chinois de la robotique humanoïde, est valorisée à environ 9 milliards de dollars et prévoit d’utiliser les fonds levés pour développer de nouveaux robots, renforcer ses capacités de production et accélérer ses investissements en recherche et développement. 

Cette évolution permet de poser une question plus large! A mesure que l’IA s’intègre dans les PME ainsi que dans la vie quotidienne, comment garantir la transparence des systèmes utilisés? Un prochain article reviendra sur l’enjeu de l’étiquetage de l’IA, devenu un sujet central de confiance numérique et de gouvernance technologique.

 

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Soldes d’été 2026: six semaines pour transformer les stocks en trésorerie

Le coup d’envoi des soldes d’été est donné ce vendredi 7 août pour une durée de six semaines.  Pour les consommateurs, c’est l’occasion de profiter de prix réduits. Pour les commerçants, c’est surtout une période décisive pour écouler les articles de la saison et préparer les collections à venir.

Les soldes permettent aux enseignes de vendre les produits qui n’ont pas trouvé preneur pendant la saison. L’objectif est de libérer de la place en magasin et de récupérer des liquidités avant les achats de la prochaine collection et la rentrée.

La loi n°40 de 1998 encadre d’ailleurs clairement cette pratique. Elle précise que les soldes concernent les produits de fin de saison, les fins de séries ou les articles démodés proposés à prix réduit afin de renouveler les stocks. C’est un secret polichinelle. Les commerçants qui souhaitent participer aux soldes doivent respecter plusieurs règles. Les réductions doivent être d’au moins 20%, comme l’a rappelé Mohsen Ben Sassi, président de la Chambre nationale des commerçants de prêt-à-porter. Ils doivent également déclarer leur participation auprès des directions régionales du ministère du Commerce. Et ce, au moins 15 jours avant la date prévue pour le début de la vente, selon la réglementation en vigueur. La réglementation prévoit aussi que les produits soldés soient clairement identifiés afin que les consommateurs puissent distinguer les articles concernés. 

D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, les soldes ne s’improvisent pas. Plusieurs semaines avant leur lancement, les enseignes sélectionnent les produits à solder, fixent les niveaux de réduction et organisent leurs campagnes de communication. L’objectif ici est double. C’est d’attirer le max les clients tout en évitant de vendre à perte ou de dégrader la valeur de leurs produits. En outre, les commerçants sont tenus de respecter les règles d’affichage des prix et de transparence. Sur ce, la loi interdit notamment d’utiliser le mot “soldes” pour une opération qui ne répond pas aux conditions prévues par la réglementation. Pour les enseignes, cette transparence est devenue essentielle. Une opération mal expliquée ou des réductions trompeuses peuvent nuire à leur réputation et à la confiance des consommateurs.

Un rendez-vous important pour le commerce

Au-delà des promotions, les soldes constituent un moment clé dans la vie des commerces. Elles permettent de tourner la page d’une saison, de préparer les nouvelles collections et d’adapter les stocks à la demande.

Pour les consommateurs, elles représentent une opportunité d’achat. Pour les commerçants, elles restent avant tout un exercice d’organisation et de gestion.

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Quels secteurs dominent le classement des meilleurs PDG du Moyen-Orient en 2026?

Les dirigeants du secteur bancaire et financier occupent une place dominante dans l’édition 2026 du classement top 100 CEOs de Forbes Middle East. Avec 30 entrées, ce secteur arrive en tête de la répartition par activité, devant celui de l’immobilier et de la construction, qui compte 8 entreprises.

Le classement, qui couvre 29 secteurs d’activité, distingue au total 100 entreprises représentant 102 dirigeants. Cet écart s’explique par la présence de plusieurs entreprises dirigées par des codirigeants. La répartition sectorielle repose ainsi sur le nombre d’entrées recensées par Forbes et non uniquement sur le nombre de personnes physiques.

La forte représentation des services bancaires et financiers traduit le poids de ce secteur dans les économies du Moyen-Orient. Les banques jouent un rôle central dans le financement des investissements, l’accompagnement des grands projets économiques et la transformation des services financiers, notamment à travers la digitalisation et le développement de nouvelles solutions technologiques.

Par ailleurs, l’immobilier et la construction arrivent en deuxième position avec 8 entreprises. Cette présence reflète l’importance des investissements dans les infrastructures, les projets urbains et les programmes de développement lancés dans plusieurs pays de la région, notamment dans le cadre des stratégies de diversification économique.

Il est à noter que d’autres secteurs figurent également dans le classement, parmi lesquels l’énergie, les télécommunications, l’industrie, la santé, le transport, la technologie ou encore la distribution. Leur présence illustre la diversification progressive des économies du Moyen-Orient au-delà des activités traditionnelles.

 

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Le Tunisien Houssem Ben Haj Amor parmi les 100 meilleurs PDG du Moyen-Orient en 2026

La Tunisie compte un représentant dans le classement 2026 des 100 meilleurs PDG du Moyen-Orient, publié par Forbes Middle East. Il s’agit de Houssem Ben Haj Amor, classé 84e, qui dirige depuis octobre 2022 le Groupe Al Baraka, l’un des principaux groupes internationaux de banque islamique, basé à Bahreïn.

À la tête du groupe, le dirigeant tunisien supervise une institution présente dans 13 pays à travers un réseau de 600 agences. Au premier trimestre 2026, les actifs consolidés d’Al Baraka dépassaient 31 milliards de dollars.

   Source: Forbesmiddleeast.

Sous sa direction, le groupe a engagé une stratégie axée sur la transformation technologique, avec l’intégration de l’intelligence artificielle, du numérique, des technologies de l’information et de la cybersécurité au sein de ses filiales, selon la même source. Parallèlement, Al Baraka a renforcé la qualité de ses actifs, affichant un taux de créances douteuses brutes limité à 3%. Houssem Ben Haj Amor occupe également la présidence d’Albaraka Türk Participation Bank.

Le classement de Forbes Middle East distingue cette année 102 dirigeants, répartis sur 100 entrées, représentant 21 nationalités. Les Émiratis dominent le palmarès avec 31 dirigeants, suivis des Égyptiens (15) et des Saoudiens (13).

En matière de localisation, les dirigeants distingués exercent principalement aux Émirats arabes unis, qui concentrent 49 des 100 PDG classés. L’Arabie saoudite suit avec 18 dirigeants, devant le Qatar (11).

Cette édition confirme également le poids du secteur financier dans la région. Les services bancaires et financiers constituent de loin le secteur le plus représenté du classement, devant l’immobilier et la construction. Plus largement, le palmarès reflète le rôle croissant des dirigeants capables de conjuguer performance financière, transformation numérique, innovation et gouvernance dans un environnement économique en pleine mutation.

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Deux chercheuses tunisiennes distinguées par la Harvard Medical School

Une nouvelle reconnaissance internationale pour la recherche tunisienne. Dr Samarra Badrouchi et Dr Olfa Messaoud, deux enseignantes-chercheuses de l’Université de Tunis El Manar, viennent d’obtenir le master of medical sciences in clinical investigation de la Harvard Medical School. Selon un communiqué publié par l’UTM, cette distinction a été obtenue après leur sélection dans le cadre de la très compétitive bourse Hazem Ben Gacem.

Le parcours de Dr Samarra Badrouchi a été particulièrement remarqué. Assistante hospitalo-universitaire en néphrologie à la Faculté de médecine de Tunis et exerçant à l’hôpital Charles-Nicolle, elle a également reçu le Gordon Williams Gold Medal Award-Class of 2026, une récompense qui distingue les meilleurs parcours de cette promotion.

De son côté, Dr Olfa Messaoud, chercheuse au Laboratoire de génomique biomédicale et oncogénétique de l’Institut Pasteur de Tunis, a également réussi ce programme de formation en recherche clinique. Son parcours s’inscrit dans un domaine en plein développement, où la génomique occupe une place croissante dans l’étude et la compréhension des maladies.

Au-delà de ces deux réussites individuelles, ces distinctions mettent en lumière la présence de chercheurs tunisiens dans des programmes scientifiques internationaux de référence. Elles illustrent aussi le rôle des institutions nationales, comme l’Université de Tunis El Manar et l’Institut Pasteur de Tunis, dans l’accompagnement de profils capables de porter la recherche tunisienne au-delà des frontières.

La formation en recherche clinique, au cœur du programme suivi à Harvard, constitue aujourd’hui un levier majeur pour développer des études médicales plus rigoureuses, améliorer la prise en charge des patients et renforcer les collaborations scientifiques internationales. Ces nouvelles distinctions rappellent que les compétences tunisiennes continuent de trouver leur place dans les grands réseaux mondiaux de la recherche médicale.

 
 

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Kairouan: un méga-projet sanitaire à 450 millions de dinars entre dans une nouvelle phase

À Kairouan, un nouveau chapitre s’ouvre pour le projet de l’hôpital universitaire Roi Salmane ben Abdelaziz. Après plusieurs mois consacrés aux études techniques et aux travaux préparatoires, le chantier doit entrer dès septembre prochain dans une nouvelle phase, avec une accélération annoncée du rythme d’exécution.

En visite de travail mercredi 5 août 2026 dans le gouvernorat de Kairouan, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a suivi l’avancement des travaux de cet important projet sanitaire.

Les études d’exécution et les travaux préparatoires ont été achevés au cours des derniers mois, après plusieurs contraintes techniques liées à l’ampleur du projet. Les entreprises tunisiennes et saoudiennes chargées de la réalisation se sont engagées à entamer les travaux en élévation à partir de septembre 2026, avec un rythme renforcé.

Le ministre a également demandé une réduction des délais de réalisation. Le calendrier initial prévoyait une durée de trois ans. Les entreprises et les bureaux d’études devront présenter une proposition actualisée afin d’accélérer la mise en exploitation de l’établissement.

Avec une capacité de 500 lits, ce futur hôpital universitaire représente un investissement majeur pour la région. Son coût est estimé à environ 450 millions de dinars. Le projet est suivi par les services centraux du ministère de la Santé.

Au-delà de son dimensionnement, l’établissement ambitionne de renforcer l’offre de soins à Kairouan et dans les régions voisines. Il devrait constituer un nouveau pôle hospitalier universitaire capable d’améliorer l’accès aux services médicaux spécialisés.

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Moove devient une licorne africaine après une levée de fonds record de 250 millions de dollars

La startup nigériane Moove a annoncé une levée de fonds de 250 millions de dollars dans le cadre d’un tour de table de série C. Cette opération porte sa valorisation à 2,1 milliards de dollars, faisant officiellement entrer l’entreprise dans le cercle des licornes, ces startups valorisées à plus d’un milliard de dollars.

Le financement est mené par Mubadala Investment Company, avec la participation de Woven Capital, le fonds de croissance de Toyota, et Ion Pacific. De nouveaux investisseurs, dont BlueCrest Capital Management, Sona Asset Management et The Raptor Group, rejoignent également le capital, tandis que plusieurs actionnaires historiques, parmi lesquels BlackRock, MUFG, Franklin Templeton, Uber et Endeavor Catalyst, renforcent leur participation.

D’après les opérations rendues publiques, cette levée de 250 millions de dollars est la plus importante annoncée par une startup africaine depuis le début de l’année 2026.

Cette opération illustre le retour des mégalevées de fonds sur le continent et confirme l’intérêt des investisseurs internationaux pour les entreprises africaines à fort potentiel de croissance. Malgré un marché mondial du capital-risque plus prudent, certaines startups continuent de convaincre les grands fonds grâce à leur capacité à se développer à l’international.

Avec cette nouvelle valorisation, Moove rejoint le cercle encore restreint des licornes africaines et renforce la position du Nigeria parmi les principaux écosystèmes technologiques du continent. Cette levée de fonds constitue également un signal positif pour l’ensemble de la tech africaine, qui continue d’attirer des capitaux malgré un contexte de financement plus exigeant.

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Saisies, contrôles, destructions: que révèle l’opération sur les fournitures scolaires?

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère du Commerce renforce la surveillance du marché des fournitures scolaires afin d’éviter la mise en vente de produits non conformes et de préserver la sécurité des consommateurs. 

Les opérations de contrôle menées durant le premier semestre 2026 ont permis de retirer du circuit commercial 1 926 articles scolaires, tandis que 30 648 autres pièces ont été soit réexportées, soit détruites après constat de non-conformité. Selon l’agence TAP, ces interventions ont notamment porté sur la qualité des produits proposés aux consommateurs et sur le respect des obligations d’étiquetage.

Lors d’une réunion périodique avec les directeurs régionaux du commerce, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a fait le point sur les préparatifs liés aux grandes périodes de consommation, dont la rentrée scolaire et le Mouled, précise la même source.

Au-delà des fournitures scolaires, les autorités ont également examiné la situation de l’approvisionnement dans les différentes régions, en particulier pour certains produits sensibles comme l’eau minérale, la volaille, les pommes de terre et les produits de base distribués par l’Office tunisien du commerce.

Le ministère insiste ainsi sur le rôle du suivi régulier des marchés et du stockage comme outil de régulation, notamment pendant les périodes où la production agricole diminue. L’objectif affiché est d’assurer une disponibilité continue des produits essentiels et d’éviter les tensions d’approvisionnement, y compris pour répondre aux besoins de secteurs comme le tourisme.

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Bourse de Tunis qui tire le marché et qui recule?

Poulina Group Holding, les banques et plusieurs grandes capitalisations ont été les principaux moteurs de l’activité des sociétés cotées au premier semestre 2026. Derrière la forte progression de la Bourse de Tunis, avec un Tunindex en hausse de 47,69%, ce sont surtout les grandes entreprises qui continuent de soutenir la dynamique du marché.

Avec plus de 2,1 milliards de dinars de revenus, Poulina Group Holding reste la première société du Tunindex20 en termes d’activité. Le groupe affiche une progression de 7,9% par rapport au premier semestre 2025. D’autres grands acteurs enregistrent également une évolution positive, à l’image d’One Tech Holding (+5,7%), de SAH (+5,5%) ou encore de SFBT (+6%). Ces performances confirment le poids des grandes capitalisations dans l’économie cotée.

Le secteur financier demeure l’autre pilier du marché. Les banques cotées affichent un produit net bancaire global de 3,8 milliards de dinars, en hausse de 4,9%. Certaines institutions enregistrent des progressions significatives, notamment Amen Bank (+17,7%), la Banque de Tunisie (+11,8%) et Wifak International Bank (+19,9%). Les assurances suivent également une tendance favorable, avec une croissance de 9,8% des primes émises, portée notamment par BH Assurance.

Au-delà des grandes entreprises, les performances restent toutefois très différentes selon les secteurs. Les télécommunications enregistrent la plus forte progression des revenus (+23,3%), tandis que l’agroalimentaire poursuit une évolution positive grâce aux principaux groupes du secteur. À l’inverse, plusieurs activités industrielles rencontrent davantage de difficultés.

La chimie constitue le principal point de fragilité du semestre, avec une baisse de 33,6% des revenus, entraînant le recul des matériaux de base (-21,4%). Le secteur automobile connaît également un ralentissement, avec une baisse de 5,5% du chiffre d’affaires des concessionnaires cotés, hors UADH. Certaines valeurs affichent ainsi des résultats en retrait, notamment STB (-10,5%), TPR (-11,2%) ou Carthage Cement (-5,7%).

Au total, les sociétés cotées ont généré 12,7 milliards de dinars de revenus au premier semestre 2026, soit une progression de 4,2% sur un an. Parmi les 71 entreprises ayant publié leurs indicateurs, 46 ont amélioré leur activité. Les vingt principales sociétés du Tunindex20 concentrent toutefois l’essentiel de cette performance, avec 67% du revenu global.

Ces résultats montrent une reprise qui reste concentrée autour de quelques grandes entreprises et secteurs. La forte progression de la Bourse reflète ainsi l’attractivité retrouvée de certaines valeurs, mais aussi les écarts persistants entre les activités qui profitent de la dynamique actuelle et celles qui cherchent encore à retrouver leur rythme de croissance.

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