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Finance internationale : les flux financiers entre Riyad et Abou Dhabi se compliquent

L’Arabie saoudite renforce discrètement le contrôle des transferts financiers à destination des Émirats arabes unis, dans un contexte marqué par une concurrence croissante entre les deux puissances économiques du Golfe. Ce repositionnement, qui n’a pas fait l’objet d’une annonce publique, commence déjà à compliquer certaines opérations entre les deux marchés.

Les transferts depuis des comptes saoudiens vers les Émirats font, dans ce cadre, l’objet de vérifications supplémentaires de la part des services de conformité. Certains paiements peuvent être retardés de plusieurs semaines, voire retournés par les banques.

La Banque centrale saoudienne exige, ainsi, des établissements financiers une vigilance accrue face aux risques de blanchiment, de financement du terrorisme et d’autres infractions financières. Riyad n’a toutefois pas officiellement classé les Émirats parmi les juridictions à haut risque.

Un enjeu pour les entreprises

Pour les entreprises présentes dans les deux pays, ces restrictions peuvent peser sur la trésorerie, les règlements fournisseurs et les échanges commerciaux. Elles interviennent alors que les relations entre Riyad et Abou Dhabi se tendent, notamment sur le plan énergétique et économique.

Malgré cette évolution, une rupture entre les deux économies paraît peu probable compte tenu de leur interdépendance. Le durcissement des contrôles constitue néanmoins un nouveau signal de la rivalité croissante pour devenir le principal centre d’affaires du Golfe.

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Elle ne vient pas de l’IA, mais Google DeepMind lui confie son avenir…

Lila Ibrahim n’est ni chercheuse en intelligence artificielle ni ingénieure spécialisée dans les modèles d’IA. Pourtant, Google DeepMind lui a confié un poste inédit : Chief AI Readiness Officer. Son parcours révèle une autre façon d’accéder aux plus hauts niveaux du secteur technologique.

Le paradoxe est frappant : Lila Ibrahim dirige aujourd’hui une fonction stratégique consacrée à la préparation du monde à l’intelligence artificielle, alors qu’elle n’a pas de formation formelle en IA. Lorsqu’elle rejoint DeepMind en 2018, elle arrive d’ailleurs avec un profil davantage orienté vers les opérations, la stratégie et le management que vers la recherche.

En 2026, Google DeepMind crée pour elle le poste de Chief AI Readiness Officer. Sa mission dépasse le développement technologique : elle travaille avec les gouvernements, les responsables politiques et les acteurs de l’éducation pour les aider à se préparer aux effets de systèmes d’IA de plus en plus performants. Le parcours d’Ibrahim commence loin des laboratoires de la Silicon Valley. À 14 ans, elle passe ses étés dans les champs de maïs de l’Indiana, où elle effectue un travail agricole pénible payé un peu plus d’un dollar de l’heure. Elle grandit dans une famille immigrée aux moyens modestes, avec des parents qui construisent leur carrière aux États-Unis.

Mais son premier avantage professionnel ne sera pas une expertise technique en IA. Ce sera sa capacité de travail. Cette discipline la conduit jusqu’à Purdue University, où elle étudie l’ingénierie électrique. Elle travaille même dans un laboratoire sur l’ADN de drosophiles alors qu’elle est encore au lycée. Son parcours universitaire la mène ensuite vers Intel.

Ibrahim passe près de deux décennies chez Intel, dans des fonctions techniques, commerciales et managériales. Elle finit par devenir Chief of Staff du CEO Craig Barrett, au moment où elle doit notamment gérer des responsabilités considérables tout en élevant des jumelles. Après Intel, elle passe par le capital-risque puis rejoint Coursera, où elle occupe plusieurs fonctions dirigeantes. Le fil conducteur n’est donc pas l’intelligence artificielle. C’est la capacité à comprendre la technologie et à faire fonctionner les organisations qui l’utilisent.

C’est précisément ce profil qui intéresse DeepMind lorsqu’elle rejoint le laboratoire en 2018 comme première Chief Operating Officer. À ce moment-là, elle n’est pas une spécialiste de la recherche en IA. Son rôle consiste plutôt à construire et structurer l’organisation autour de ses scientifiques et de ses ambitions technologiques.

Le nouveau poste d’Ibrahim traduit une évolution importante dans les besoins des entreprises technologiques. À mesure que l’IA sort des laboratoires pour entrer dans les entreprises, les écoles et les administrations, la question n’est plus seulement de savoir comment construire les meilleurs modèles. Il faut aussi savoir comment préparer les organisations à leur utilisation et à leurs conséquences., C’est précisément sur ce terrain que son expérience devient pertinente. Google DeepMind la charge notamment de travailler sur les enjeux liés à la préparation des institutions et de la société à des IA plus puissantes. Google l’identifie désormais officiellement comme Chief AI Readiness Officer dans ses travaux consacrés à l’impact de l’IA sur l’éducation.

 

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Paiements électroniques : la Tunisie, un terrain de plus en plus fertile pour la fintech

Trois indicateurs, une même tendance : les Tunisiens paient de moins en moins en liquide. Le rapport de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) sur les paiements en chiffres en Tunisie, couvrant le premier semestre 2026, confirme cette dynamique, portée à la fois par le commerce en ligne et les paiements de proximité.

Toutes catégories confondues ; cartes, mobile, e-commerce, la BCT dénombre 85,4 millions de transactions électroniques sur les six premiers mois de l’année, pour une valeur cumulée de 15,425 milliards de dinars. Un an plus tôt, ces mêmes indicateurs plafonnaient à 77,7 millions d’opérations ; l’écart traduit des hausses respectives de 9,8 % en volume et de 11,2 % en valeur.

L’e-paiement se distingue, dans ce cadre, par sa dynamique : les transactions grimpent à 10,3 millions, en hausse de 22,1 % sur un an, pour un montant de 771,4 MTD (+28,1 %). Le réseau marchand suit le mouvement, avec 1 456 sites actifs, soit 19,7 % de plus par rapport à fin 2025.

Le TPE, moteur du paiement de proximité

Du côté des paiements de proximité, le volume s’établit à 25,3 millions d’opérations et le montant traité à 3,064 milliards de dinars, avec des croissances respectives de 18,8 % et 16,6 %. Le parc de terminaux progresse plus lentement ; 45 600 TPE, +5,7 %, ce qui traduit une intensification de l’usage des équipements existants plutôt qu’un simple effet de déploiement.

Cartes, wallets et distributeurs suivent le mouvement

La BCT recense par ailleurs 6,151 millions de cartes bancaires en circulation et 3 427 distributeurs automatiques de billets. Côté paiement mobile, les wallets actifs passent de 207 524 à 218 886 en un an (+5,5 %), pour près de 5,12 millions de transactions totalisant 914,2 MTD. Le règlement de factures et de services domine largement ces usages, loin devant les virements entre comptes ou les opérations de dépôt et retrait.

Un terrain qui se prête à l’investissement

Cette accélération dessine un marché où l’infrastructure existante est de plus en plus sollicitée, ouvrant la voie à de nouveaux services autour de l’acceptation électronique, de la sécurité des transactions ou de l’expérience client. Pour les acteurs de la fintech et les commerçants encore peu digitalisés, la marge de progression identifiée par la BCT constitue un indicateur concret qui permet de bâtir de nouveaux projets.

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La BIAT lance l’application BIAT Privilèges : une marketplace bancaire dédiée aux avantages clients

La BIAT annonce le lancement de BIAT Privilèges, une nouvelle application permettant l’accès à une marketplace bancaire qui offre un large univers de réductions et d’offres exclusives négociées auprès de centaines d’enseignes partenaires. A travers cette nouvelle offre innovante, la BIAT enrichit l’expérience de ses clients au-delà des services bancaires traditionnels et contribue à renforcer leur relation avec la banque.

Dans le cadre de sa stratégie d’innovation et d’amélioration continue de l’expérience client, la BIAT poursuit le développement de solutions à valeur ajoutée pour répondre aux nouvelles attentes et aux habitudes de sa clientèle. C’est dans cette dynamique que la banque lance BIAT Privilèges, une nouvelle application extra-bancaire permettant à ses clients de bénéficier d’avantages exclusifs auprès d’une large sélection de marques et d’enseignes partenaires. Cette initiative traduit la volonté de la BIAT d’enrichir sa proposition de valeur à travers une offre qui permet à ses clients de réaliser des économies sur leurs dépenses courantes, leurs loisirs et leurs projets de consommation.

Elaborée en partenariat avec FreeOui et d’autres partenaires de référence, l’application donne accès à plus de 450 enseignes représentant plus de 1 300 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire tunisien. Les clients de la BIAT peuvent ainsi bénéficier d’avantages exclusifs dans de nombreux univers de consommation tels que le shopping, les loisirs, les voyages, la restauration, le bien-être, la santé et la culture.

Pensée pour être simple, rapide et accessible, BIAT Privilèges permet aux utilisateurs de consulter les offres organisées par thématique et profiter des avantages proposés, en fonction de leurs centres d’intérêt et de leur localisation.

À travers le lancement de BIAT Privilèges, la BIAT enrichit l’expérience de ses clients tout au long de leurs parcours de consommation, en leur permettant de transformer leurs dépenses du quotidien en opportunités de réaliser des économies. Elle réaffirme ainsi son positionnement de banque innovante et son engagement constant à développer des solutions créatrices de valeur, en phase avec les nouveaux usages et les attentes de sa clientèle.

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Industrie tunisienne: qui tire la croissance, qui la freine?

La production industrielle tunisienne a augmenté de 2,9% au premier semestre 2026, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Mais derrière cette hausse, les résultats sont très différents d’un secteur à l’autre. L’agroalimentaire et les industries mécaniques et électriques progressent. Les mines et la chimie continuent, en revanche, de reculer. Autre élément à retenir. La croissance a ralenti au deuxième trimestre. La production industrielle a progressé de 1,5% sur cette période. Le premier semestre reste donc positif, mais la dynamique s’est affaiblie au printemps.

L’agroalimentaire en tête

Les industries agroalimentaires restent le principal moteur de la production industrielle. Leur activité a augmenté de 9,3% sur les six premiers mois de l’année. La progression a toutefois été moins forte au deuxième trimestre. Elle s’est limitée à 2,6%. Les industries mécaniques et électriques affichent, de leur côté, une croissance de 4% sur le semestre. Au deuxième trimestre, leur production a progressé de 3,8%. Ces deux secteurs contribuent ainsi à soutenir l’industrie tunisienne au premier semestre. Le raffinage affiche, lui, une hausse beaucoup plus importante. +123,4 % sur les six premiers mois. Ce chiffre doit toutefois être lu avec prudence. Le secteur avait connu plusieurs arrêts d’activité en 2025. La forte hausse enregistrée cette année correspond donc en partie à un rattrapage par rapport au faible niveau de l’année précédente. À l’opposé, les industries chimiques continuent de reculer. Leur production a baissé de 9,2% au premier semestre. Le recul atteint 6,4% au deuxième trimestre. Même tendance dans les mines. La production minière a diminué de 3,5 % sur les six premiers mois. La baisse s’est accentuée au deuxième trimestre, à -9,9%. Ces deux secteurs restent donc un point faible de l’industrie tunisienne. 

Le secteur de l’énergie est également en baisse. Sa production recule de 4% sur le semestre et de 1,1% au deuxième trimestre. Par ailleurs, dans le textile, l’habillement et le cuir, la production diminue de 3,4% sur les six premiers mois. Les matériaux de construction, la céramique et le verre enregistrent, eux aussi, une baisse de 4,1 % sur le semestre. Le deuxième trimestre apporte toutefois un léger mieux, avec une hausse de 1,2 %.

Les secteurs qui progressent

Secteur S1 2026 T2 2026 Lecture
Raffinage du pétrole +123,4 % Forte hausse, en partie liée au faible niveau de 2025
Industries agroalimentaires +9,3 % +2,6 % Première progression manufacturière
Industries mécaniques et électriques +4,0 % +3,8 % Hausse régulière

Les secteurs qui reculent

Secteur S1 2026 T2 2026 Lecture
Industries chimiques -9,2 % -6,4 % Recul toujours marqué
Mines -3,5 % -9,9 % Baisse qui s’accentue au T2
Textile, habillement et cuir -3,4 % Repli sur le semestre
Matériaux de construction, céramique et verre -4,1 % +1,2 % Léger rebond au T2, mais semestre négatif
Énergie -4,0 % -1,1 % Recul, mais moins marqué au T2

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Douane tunisienne : un nouveau système numérique doit simplifier la gestion des règles d’origine

La douane tunisienne passe à une nouvelle étape dans la digitalisation des procédures. Les travaux techniques pour mettre en place un système électronique intégré de gestion de l’origine des marchandises ont démarré aujourd’hui, lundi 17 août 2026, dans le cadre d’une coopération avec la douane sud-coréenne.

Financé par la partie coréenne, le projet vise à permettre aux entreprises et à l’administration douanière de gérer en ligne les règles d’origine prévues par les accords de libre-échange conclus par la Tunisie.

Pour les opérateurs économiques, l’enjeu est notamment de faciliter le traitement des droits et taxes douaniers applicables en fonction de l’origine des produits. Le futur système doit aussi renforcer la transparence des procédures et limiter les traitements administratifs manuels. L’objectif est de permettre une gestion électronique des règles d’origine, afin de faciliter leur application conformément aux accords commerciaux en vigueur. Cela pourrait notamment rendre les démarches plus lisibles pour les entreprises qui importent ou exportent dans le cadre de ces accords.

Une coopération qui entre dans sa deuxième phase

La rencontre tuniso-coréenne actuelle constitue la deuxième étape du projet. Une première mission, organisée en avril dernier, avait permis d’identifier les besoins et les étapes techniques nécessaires à la conception du système. Les travaux engagés cette semaine se poursuivront jusqu’au 18 septembre 2026. Cette période doit permettre de finaliser la préparation technique nécessaire à la mise en place de la plateforme électronique.

À terme, la douane tunisienne veut ainsi disposer d’un outil permettant de gérer de manière numérique les règles d’origine et de soutenir une application plus efficace des accords de libre-échange.

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L’économie circulaire, nouveau relais industriel en Afrique

Recycler ne suffit plus, l’Afrique veut désormais transformer ses déchets en industries à part entière. C’est le virage affiché à Abidjan, où l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA) a réuni du 30 juin au 2 juillet, avec l’appui du Groupe de la Banque africaine de développement, ses 23 pays membres avec plusieurs industriels et des organismes de normalisation autour d’un seul mot d’ordre : faire passer la circularité du stade des politiques publiques à celui d’industrie.

Réutiliser, réparer, recycler : ces filières ne sont plus considérées comme de simples solutions environnementales, mais comme de futurs relais industriels, notamment par rapport aux minéraux critiques. Le continent africain doit désormais garder une plus grande part de la richesse tirée de ses ressources, plutôt que de la céder en exportant des matières brutes destinées à revenir sous forme de produits finis importés.

Financer le changement d’échelle

Les discussions ont buté sur un point récurrent : sans financement suffisant ou règles communes entre pays, les projets circulaires resteront cantonnés à des expérimentations locales. Les participants ont convenu de porter une position africaine commune lors des prochains grands rendez-vous climatiques, à commencer par la COP31 en Turquie puis la COP32 prévue en 2027 à Addis-Abeba.

Une filière encore ouverte aux investisseurs

Fondée il y a une décennie par le Rwanda, le Nigeria et l’Afrique du Sud, l’Alliance a depuis triplé son nombre d’adhérents pour atteindre 23 pays, preuve d’un intérêt croissant et d’un écosystème encore en construction. Pour les entrepreneurs et investisseurs africains, cette phase de structuration, entre financement et harmonisation réglementaire, ouvre une fenêtre pour se positionner prématurément sur des marchés appelés à prendre de l’ampleur.

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OpenAI recule dans la course à l’IA, Anthropic prend la main

OpenAI, qui était historiquement la référence, n’est plus en tête de ce classement. Anthropic domine cette édition, mais surtout, la compétition est devenue plus ouverte.

Le classement d’août 2026 de la Text Arena dessine une nouvelle hiérarchie entre les principaux modèles d’intelligence artificielle. Anthropic occupe 7 des dix premières places avec différentes déclinaisons de Claude. 

Rang Modèle Entreprise
1 Claude Fable 5 Anthropic
2 Claude Opus 4.6 High Anthropic
3 Claude Opus 4.7 High Anthropic
4 Muse Spark 1.2 Meta
5 Claude Opus 4.6 Anthropic
6 Claude Opus 4.7 Anthropic
7 Claude Opus 5 High Anthropic
8 Qwen 3.8 Max Alibaba
9 Gemini 3.7 Flash High Google
10 Claude Opus 5 Max Anthropic

Pour OpenAI, le classement marque un recul important. GPT-5.5 High arrive à la 17e place et GPT-5.6 Sol xHigh à la 19e, ce qui place les deux modèles hors du top 15. Le résultat est notable pour une entreprise qui a longtemps occupé le sommet des classements d’IA. En face, Anthropic place sept modèles dans les dix premières positions, dont Claude Fable 5 en tête. Le classement montre ainsi que l’avance historique d’OpenAI n’est plus suffisante pour garantir une position dominante. Mais le changement ne se limite pas au duel entre OpenAI et Anthropic. Alibaba place Qwen 3.8 Max à la 8e position et Kimi K3 Max atteint la 12e place. Google et Meta figurent également dans le top 10. Autrement dit, les positions se multiplient autour des deux leaders historiques du marché américain. La hiérarchie devient plus disputée et laisse davantage de place aux acteurs chinois et aux nouveaux modèles.

Les autres classements de l’Arena vont dans le même sens. Anthropic arrive en tête de la Search Arena avec Claude Opus 4.6 Search et domine également la Document Arena, où ses modèles occupent les six premières places. Dans la Vision Arena, Claude Fable 5 arrive premier, mais Qwen 3.8 Max prend la deuxième place. Ces résultats montrent surtout qu’il n’existe plus un seul classement permettant de dire quel modèle est “le meilleur” dans tous les usages. La performance dépend désormais de la tâche évaluée.

C’est là que se situe le principal enseignement de cette étude. La Text Arena ne mesure pas seulement qui produit les meilleures réponses : elle permet d’observer comment la hiérarchie entre les modèles évolue lorsque ceux-ci sont confrontés directement par les utilisateurs. Les réponses sont comparées en aveugle, puis les résultats sont traduits dans un classement de type Elo. Une première place signifie donc qu’un modèle est davantage préféré dans ces confrontations et non qu’il est supérieur dans absolument tous les domaines.

Le classement d’août 2026 donne ainsi un signal précis. OpenAI n’occupe plus automatiquement le sommet de la hiérarchie, tandis qu’Anthropic s’impose comme le principal bénéficiaire de ce basculement. Mais l’étude montre également que la concurrence s’élargit. Alibaba, Google, Meta et les nouveaux acteurs chinois sont désormais capables de se positionner parmi les meilleurs selon les modèles et les usages évalués. La course à l’IA passe donc d’une logique dominée par quelques références à une compétition beaucoup plus ouverte.

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L’Égypte mise sur l’éolien pour réduire sa facture énergétique

L’Égypte accélère ses investissements dans les énergies renouvelables avec un nouveau projet éolien de 869 MW porté par le français Voltalia. Le gouvernement a donné son feu vert en juin, avec une mise en service commerciale prévue d’ici décembre 2028.

Le projet sera développé sur des terrains attribués par la New and Renewable Energy Authority (NREA). Voltalia s’est engagée à investir initialement 53 millions de dollars et à respecter un calendrier permettant une mise en exploitation commerciale avant la fin de 2028.

Le parc s’inscrit dans une stratégie plus large: Le Caire veut porter la part des énergies renouvelables à 45% du mix électrique en 2028, contre un niveau encore nettement inférieur aujourd’hui. Le gouvernement prévoit notamment de multiplier les projets solaires, éoliens et de stockage afin de renforcer le réseau et de réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

Le projet de Voltalia n’est pas isolé. Le secteur attire plusieurs grands développeurs internationaux. ACWA Power développe ainsi le projet Suez Wind Energy, une centrale éolienne de 1,1 GW dans la région du golfe de Suez, avec un investissement annoncé de 1,5 milliard de dollars et un contrat de vente d’électricité de 25 ans avec l’EETC. Le projet doit pouvoir alimenter l’équivalent d’environ 1,08 million de foyers. De son côté, Scatec avance sur le complexe Obelisk, combinant 1,1 GW de solaire et 100 MW/200 MWh de batteries. La première phase, comprenant 561 MW de solaire et l’intégralité du stockage, a atteint sa mise en service commerciale en février 2026. La seconde phase doit ajouter 564 MW.

Pour Voltalia, le projet de 869 MW représente un changement d’échelle sur le marché égyptien. Le groupe exploite déjà une centrale solaire de 32 MW dans le complexe de Benban, dans le sud du pays. Il travaille également avec TAQA Arabia sur d’autres projets renouvelables, dont un ambitieux projet hybride éolien-solaire autour de Zafarana.

L’Égypte dispose ainsi d’un argument économique majeur: le solaire et l’éolien permettent de produire de l’électricité à partir de ressources locales, sans exposition directe au coût du gaz ou du pétrole nécessaire aux centrales thermiques. Pour un pays qui cherche à renforcer sa sécurité énergétique tout en attirant de nouveaux investissements, chaque nouveau gigawatt renouvelable répond donc à un double objectif: produire davantage et réduire la dépendance aux combustibles.

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Freelances tunisiens: un cadre légal en vue, un prélèvement de 15% en discussion

Onze députés au sein de l’Assemblée des représentants du peuple ont déposé, le 10 août 2026, la proposition de loi 36/2026 portant sur le statut juridique des freelances tunisiens qui travaillent avec des clients étrangers.

Le texte cible directement les activités numériques à distance – traduction, conseil, design, marketing digital et développement informatique – restées jusque-là sans cadre spécifique.

Des contreparties qui inquiètent

La mesure qui fait le plus parler dans le cadre de cette proposition de loi concerne l’ouverture aux moyens de paiement électroniques internationaux, PayPal en tête.

Néanmoins, la contrepartie de cette nouveauté inquiète déjà: un prélèvement de 15% sur les revenus perçus dans ce cadre. Il faudra, par la suite, préciser l’assiette exacte et son articulation avec les autres cotisations, faute de quoi l’attractivité du dispositif pourrait rapidement s’éroder.

En s’enregistrant, le freelance pourrait justifier ses revenus, accéder, plus facilement, au crédit bancaire et nouer plus facilement des relations contractuelles avec l’étranger. Les opposants à ce texte réclament déjà des précisions sur la protection sociale et les obligations comptables qui l’accompagneront.

Un potentiel entrepreneurial à concrétiser

Si elle aboutit, cette réforme pourrait restructurer l’économie numérique tunisienne, aujourd’hui composée de milliers de travailleurs indépendants.

Un cadre juridique lisible, couplé à un accès facilité aux paiements internationaux, offrirait aux freelances une base plus solide pour développer leur activité, voire pour la transformer en structure entrepreneuriale pérenne.

L’équilibre entre le taux de prélèvement retenu et les garanties offertes déterminera toutefois l’ampleur réelle de cette dynamique.

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Diesel sous pression, la Tunisie reste à 2,21 dinars le litre

Le prix du diesel reste stable en Tunisie, à 2,205 dinars le litre, selon le dernier relevé disponible de Global Petrol Prices. Une stabilité qui contraste avec la tension observée sur les marchés internationaux, où le diesel est devenu l’un des produits pétroliers les plus sous pression, selon la même source. En Europe, les prix du diesel ont récemment dépassé ceux du carburant aviation, une situation qui ne s’était plus produite depuis plus d’un an. Selon Reuters, ce mouvement s’explique notamment par le recul des exportations russes de diesel et les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient. Sur ce, les importations européennes de diesel sont ainsi passées d’environ 1,97 million de barils par jour en janvier à 1,56 million en août. La tension dépasse désormais le marché européen. Aux États-Unis, l’écart entre le prix du diesel et celui du pétrole brut, connu sous le nom de “diesel crack”, a dépassé 100 dollars le baril, atteignant 102,20 dollars le 17 août, indique Reuters. Conséquence, cet indicateur traduit une forte valorisation du diesel par rapport au brut et témoigne des tensions sur les capacités de raffinage. 

Le problème ne se limite donc plus au prix du pétrole brut. Le pétrole doit être transformé dans les raffineries pour devenir du diesel, de l’essence ou du kérosène. Or, plusieurs capacités de production sont actuellement perturbées. Dans son rapport d’août, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) fait état d’un recul de l’activité des raffineries et d’importantes perturbations des flux de produits pétroliers, notamment depuis la Russie et le Moyen-Orient. C’est un secret de polichinelle! Le facteur géopolitique vient compliquer davantage la situation. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie, reste soumis à de fortes perturbations. Le Brent évoluait autour de 91 dollars le baril le 18 août, après une nouvelle progression alimentée par les incertitudes concernant les négociations entre Washington et Téhéran. 

Pour la Tunisie, l’impact ne se mesure toutefois pas uniquement à la pompe. La stabilité du prix du diesel ne signifie pas que le pays échappe aux mouvements du marché mondial. Une hausse durable des cours du brut et surtout des produits raffinés peut augmenter le coût d’approvisionnement énergétique et exercer une pression sur la facture énergétique du pays.

Le diesel constitue par ailleurs un intrant important pour le transport routier, l’agriculture, la construction et la logistique. Une tension prolongée sur les prix peut donc progressivement se transmettre aux coûts de transport et, par ricochet, aux coûts de production et de distribution. La séquence actuelle rappelle ainsi que le Brent n’est plus le seul indicateur à surveiller. Les capacités de raffinage, les stocks de diesel, les exportations russes et les flux à travers les grands passages maritimes sont devenus tout aussi déterminants.

Pour l’heure, la Tunisie conserve un prix de 2,205 dinars le litre, tandis que le marché international du diesel reste sous tension. La question sera de savoir combien de temps cet écart pourra se maintenir si les perturbations de l’offre mondiale se prolongent.

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Le passeport devient un actif stratégique pour les entrepreneurs

Pour un entrepreneur, un passeport ne détermine plus seulement où il peut voyager. Il peut aussi influencer sa capacité à rencontrer des investisseurs, accéder à des marchés, développer son entreprise ou réagir rapidement à une crise. C’est sur cette nouvelle réalité que s’appuie l’essor de la migration par investissement.

Le phénomène répond à une inégalité très concrète. Selon le Henley Passport Index 2026, les Singapouriens peuvent accéder à 192 destinations sans visa préalable, contre seulement 24 pour les détenteurs du passeport afghan. L’écart atteint ainsi 168 destinations. Cette différence ne se limite pas au tourisme. Pour un dirigeant, chaque procédure de visa peut représenter des délais supplémentaires pour participer à un salon, rencontrer un client, négocier avec un partenaire ou se rendre auprès d’un investisseur.

Dans un environnement où les entreprises se développent rapidement à l’international, la mobilité devient un facteur opérationnel. Un fondateur qui peut se déplacer facilement entre plusieurs marchés dispose d’une plus grande capacité à réagir aux opportunités. Des travaux universitaires consacrés aux passeports et à la mobilité montrent d’ailleurs que les restrictions de visa affectent directement la mobilité géographique et professionnelle.

Le phénomène est particulièrement visible en Afrique. Henley & Partners relève une progression importante des demandes de solutions de résidence et de citoyenneté par investissement sur le continent. Entre 2023 et 2024, les demandes de renseignements ont notamment progressé de 154% au Maroc et en Algérie et de 138% en Égypte.

Pour les entrepreneurs africains, l’enjeu est souvent lié à l’accès aux marchés internationaux. Une étude consacrée aux fondateurs francophones du continent décrit ainsi les délais liés aux visas comme un frein potentiel au développement des startups, notamment lorsqu’il faut rencontrer des investisseurs ou se déployer dans de nouveaux marchés.

Cette évolution ne signifie pas que tous les entrepreneurs cherchent à acheter un deuxième passeport. Les solutions sont plus larges: résidence par investissement, visas pour entrepreneurs, programmes destinés aux investisseurs ou, dans certains pays, accès à la citoyenneté après investissement et respect de conditions précises.

Le rapport Investment Migration Programs 2025 de Henley & Partners recensait 40 programmes de résidence ou de citoyenneté par investissement parmi les principaux dispositifs analysés dans le monde. La Grèce occupait la première place de son classement des programmes de résidence par investissement, tandis que Malte arrivait en tête pour les programmes de citoyenneté analysés.

Le choix ne doit cependant pas se résumer au nombre de pays accessibles sans visa. Les critères à examiner sont beaucoup plus larges: montant de l’investissement, durée et conditions de résidence, fiscalité, stabilité juridique, accès aux marchés, droits de la famille, possibilité de créer une entreprise et règles sur la double nationalité.

Pour les investisseurs fortunés, cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large de diversification géographique. Henley & Partners prévoyait en 2025 le déplacement international de 142 000 personnes fortunées, après 134 000 en 2024. La logique est comparable à celle d’un portefeuille financier: ne pas concentrer tous ses actifs dans une seule juridiction. Une résidence supplémentaire peut offrir une solution de repli ou faciliter l’accès à certains marchés, tandis qu’une citoyenneté supplémentaire peut élargir les possibilités de déplacement. Mais cette stratégie comporte aussi des limites. Les programmes changent, les conditions d’éligibilité évoluent et les règles de visa peuvent être modifiées. L’accès à une résidence ou à une citoyenneté ne garantit donc ni la réussite d’une entreprise ni un avantage fiscal automatique.

Pour les entrepreneurs, le véritable sujet est finalement moins le «passeport puissant» que la capacité à réduire les frictions géographiques qui peuvent ralentir une entreprise internationale. La mobilité devient ainsi un élément de la stratégie patrimoniale et entrepreneuriale, au même titre que la diversification des marchés, des capitaux ou des implantations.

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Taxis électriques: la prime de 10 000 dinars ouverte jusqu’au 18 septembre

Les chauffeurs de taxi individuel souhaitant passer à la voiture électrique ont encore quelques semaines pour déposer leur candidature à une aide financière de 10 000 dinars. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) fixe au 18 septembre 2026 à 16h00 la date limite pour bénéficier de cette subvention.

Cette aide s’inscrit dans le cadre du programme visant à accélérer l’adoption de la mobilité électrique en Tunisie. Le dispositif cible spécifiquement l’acquisition de voitures électriques destinées aux taxis individuels. Pour les professionnels du transport, l’enjeu est concret: réduire le coût d’acquisition d’un véhicule électrique tout en préparant une activité moins dépendante des carburants conventionnels.

Le programme est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Sa mise en œuvre en Tunisie est assurée conjointement par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI/UNIDO), l’ANME et le ministère de l’Environnement.

Les candidats doivent respecter les conditions prévues dans l’appel à candidatures. Le dossier doit être déposé avant le 18 septembre à 16h00, délai fixé par l’ANME.

Les conditions détaillées et les modalités de candidature sont disponibles dans le communiqué publié par l’ANME.

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Blockchain: les talents de l’INSAT s’imposent à l’international

Les étudiants de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT) se sont distingués dans le cadre du programme international «Deep Dive into Blockchain 2026», qui a réuni des étudiants et des talents issus de plus de 65 pays. Cette participation a donné lieu à plusieurs performances tunisiennes dans différentes étapes du programme.

Rayan Hanfi et Amna Salmi ont décroché la première place en Afrique du Sud, tandis que Maryem Ouertani s’est classée quatrième à Zurich, en Suisse. La participation tunisienne s’est également distinguée à travers Anas Souaidi, sélectionné pour prendre part à l’encadrement et à l’enseignement dans le cadre du programme à Zurich.

Ces résultats témoignent du niveau des étudiants tunisiens dans un domaine technologique spécialisé. Ils illustrent également leur capacité à se mesurer à des participants venus de nombreux pays dans le cadre d’un programme consacré à la blockchain.

Une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes

La performance de l’INSAT s’inscrit ainsi dans une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes. La blockchain, au même titre que d’autres technologies numériques, constitue un domaine dans lequel la formation et l’exposition à des programmes internationaux peuvent permettre aux jeunes talents de développer leur expertise et de se confronter à des environnements technologiques internationaux.

 

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Métro de Sfax: la BAD intervient, le projet reprend vie

Publié le 22 juillet dernier par la Banque africaine de développement, l’appel à manifestations d’intérêt pour recruter le futur bureau d’études du métro de Sfax est clôturé ce lundi 17 août, à 16h00 GMT. Le cabinet retenu interviendra pendant dix à douze mois, entre la mi-octobre 2026 et la mi-août 2027, d’après la fiche de poste diffusée par la banque, pour remettre à jour l’ensemble des paramètres techniques, économiques et financiers de la première tranche de la ligne T1.

Un don accordé par le Fonds de développement urbain et municipal, l’un des instruments gérés par la BAD, couvre le coût de cette étude préparatoire. Onze années se sont écoulées depuis la création, en juillet 2015, de la Société du métro léger de Sfax (SMLS), sans que le projet n’ait basculé dans sa phase opérationnelle.

Le nerf de la guerre: convaincre un partenaire privé

Le mandat du futur consultant dépasse la simple mise à jour de chiffres anciens. Il faudra revisiter les projections de fréquentation, chiffrer la viabilité économique de la ligne et vérifier que son financement reste supportable pour les finances publiques, tout en reprenant les estimations de dépenses liées à la construction et à l’exploitation.

Un modèle financier devra ensuite permettre de comparer différentes formules de montage contractuel. Le cabinet sera aussi chargé d’un travail de prospection auprès des acteurs privés susceptibles de s’engager dans le projet, avant d’accompagner la SMLS et les autorités dans le choix définitif du schéma de partenariat, puis dans la constitution des documents de mise en concurrence, dossiers de consultation, ébauches de contrats et règles du dialogue avec les candidats compris.

Ce schéma de PPP avait pourtant déjà reçu deux feux verts institutionnels, celui de l’Instance générale de partenariat public-privé fin 2021, puis celui du ministère des Finances au milieu de l’année 2022, sans que la question centrale, la répartition des coûts et des risques entre l’État et l’opérateur privé, n’ait depuis été tranchée.

Un réseau de 70 km pour désengorger le Grand Sfax

Le futur métro s’inscrit dans le cadre d’un projet de transport collectif plus large pour l’agglomération: à terme, deux lignes de tramway complétées par trois lignes de bus à haut niveau de service doivent couvrir près de 70 kilomètres. La section prioritaire, elle, ne représente que 13,5 kilomètres, entre le centre-ville et Chihiya.

L’enjeu démographique n’est pas marginal: le gouvernorat rassemblait 1 047 468 habitants fin 2024, d’après l’Institut national de la statistique et la zone visée par le projet couvre sept communes totalisant plus de 500 000 habitants, selon la BAD. Dans ce périmètre, les transports collectifs ne captent plus qu’environ un cinquième des trajets motorisés, l’essentiel se faisant en voiture particulière ou en taxi.

Impact sur l’écosystème économique sfaxien

Ce nouveau round d’études illustre une contrainte récurrente des grands projets d’infrastructure tunisiens: la validation politique d’un montage en PPP ne suffit pas à enclencher le financement tant que le modèle économique et le partage des risques ne sont pas précisés pour l’investisseur privé.

Le volet prospection confié au futur consultant est à ce titre déterminant, car il conditionnera l’appétit effectif des bailleurs et opérateurs internationaux pour le dossier. Pour l’écosystème économique sfaxien, un projet de cette ampleur – mobilité, BTP, ingénierie, services associés – représente un potentiel significatif s’il aboutit, mais le calendrier publié par la BAD suggère que les conditions d’un passage aux travaux ne seront pas réunies avant l’été 2027 au plus tôt.

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Tunisair améliore sa ponctualité: 54% des vols avec moins de 15 minutes de retard

Tunisair a enregistré une amélioration de sa ponctualité au deuxième trimestre 2026. La part des vols accusant moins de 15 minutes de retard est passée de 39 à 54% sur un an. Dans le même temps, la compagnie a transporté 656 248 passagers, soit 1% de moins qu’au deuxième trimestre 2025.

L’activité reste toutefois contrastée. Le coefficient de remplissage a reculé à 71,6%, contre 75,2% un an plus tôt, alors que l’offre a légèrement progressé, avec 1,42 milliard de sièges-kilomètres offerts contre 1,39 milliard au deuxième trimestre 2025. La part de marché de Tunisair s’est, elle, établie à 20,5%, contre 20,1% au deuxième trimestre 2025. La compagnie exploitait toujours 19 avions. Leur utilisation moyenne a néanmoins augmenté, atteignant 9,97 heures par jour et par appareil, contre 8,70 heures un an auparavant. Le nombre total d’heures de vol a progressé de 3%, à 13 559 heures.

Le fret affiche une évolution plus favorable. Le tonnage transporté a atteint 1 839 tonnes, contre 1 302 tonnes au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 41%. Les tonnes-kilomètres transportées ont augmenté de 13%, tandis que le coefficient de chargement est resté presque stable, à 62,4% contre 62,7%.

La principale hausse de charges concerne le carburant. Les dépenses sont passées de 85 à 164 millions de dinars, soit une progression de 93%. Tunisair attribue cette hausse à la flambée des cours du Brent et à l’élargissement du crack spread entre le Brent et le kérosène aviation Jet A-1. Selon la compagnie, le prix moyen de la tonne de Jet A-1 a quasiment doublé au deuxième trimestre 2026.
Les charges d’entretien et de réparation ont également fortement augmenté, passant de 8 à 29 millions de dinars, soit +263%. Les dépenses d’assistance au sol ont progressé de 16%, celles de catering de 9% et les charges de personnel de 13%. À l’inverse, le coût de location des avions a diminué de 19%.

L’endettement de Tunisair s’est établi à 728 millions de dinars, contre 594 millions au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 23%. La compagnie explique cette progression par la mise en place de nouveaux crédits en 2025 et au début de 2026. Les charges financières ont également augmenté, passant de 6 à 11 millions de dinars, soit +83%. En revanche, les liquidités et équivalents de liquidité ont atteint 153 millions de dinars, contre 90 millions un an auparavant.

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La Tunisie produit plus d’électricité, mais reste dépendante des importations

La production nationale d’électricité a progressé de 5% au premier semestre 2026, atteignant 9 550 GWh à fin juin, contre 9 058 GWh un an plus tôt. Cette hausse s’accompagne toutefois d’une dépendance persistante aux achats extérieurs, principalement auprès de l’Algérie, qui ont couvert 10% des besoins du marché local sur la période.

Selon le rapport de conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM), la production destinée au marché local a augmenté de 4%. La STEG reste largement dominante dans le paysage électrique tunisien, avec 91% de la production nationale à fin juin.

Les énergies renouvelables représentent désormais 9,2% de la production électrique nationale. La progression est également visible du côté de l’autoproduction: environ 500 MW de capacités photovoltaïques ont été installées sur les toitures résidentielles, tandis que 130 MW supplémentaires sont déployés sur les réseaux moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

La pointe de consommation électrique a atteint 4 750 MW, en hausse de 5% par rapport aux 4 531 MW enregistrés à fin juin 2025. Cette progression intervient alors même que les ventes d’électricité n’ont augmenté que de 1% sur un an.

Dans le détail, les ventes aux clients de haute tension ont reculé de 5%, tandis que celles des clients moyenne tension ont progressé de 1%. Pour la basse tension, largement dominée par les ménages, l’ONEM appelle toutefois à la prudence: la facturation bimestrielle et le recours à des estimations pour une partie des factures ne permettent pas encore de mesurer précisément la consommation réelle.

Les industriels restent les principaux consommateurs d’électricité parmi les clients haute et moyenne tension. Ils représentent 59% de leur demande totale à fin juin 2026. Les évolutions divergent toutefois selon les branches. L’industrie chimique et pétrolière a réduit sa consommation de 5%, tandis que celle des matériaux de construction a diminué de 2%. À l’inverse, l’industrie du papier et de l’édition a enregistré une progression de 8%, et le pompage agricole de 6%.

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Legatum Prosperity Index 2026 : 75e sur 161 pays, la Tunisie devance ses voisins nord-africains

La Tunisie occupe la 75e place sur 161 pays au Legatum Prosperity Index 2026, publié annuellement depuis 2007 par l’institut britannique Legatum Institute. Sur les cinq autres pays nord-africains couverts par l’étude, aucun ne fait mieux : le Maroc arrive juste derrière (76e), suivi de l’Algérie (83e), puis, avec un écart plus marqué, la Libye, (115e), l’Égypte (120e) et le Soudan, dernier de la zone (152e).

Le pays n’a toutefois jamais retrouvé son meilleur classement historique, la 66e place, obtenue en 2017 ; depuis, sa position s’est progressivement dégradée, sans que ses voisins régionaux ne parviennent pour autant à le dépasser.

Une économie moyennement industrialisée

Le rapport situe l’économie tunisienne dans la catégorie des économies moyennement industrialisées, avec un produit intérieur brut qui franchit le seuil des 51 milliards de dollars. Le pays compte 12,4 millions d’habitants, sur un territoire bordé de 1 200 kilomètres de côtes donnant sur la Méditerranée.

Côté échanges extérieurs, l’huile d’olive, les dattes, le textile et les machines électriques constituent les points forts à l’exportation ; à l’inverse, le pays reste dépendant de l’étranger pour son blé, ses produits pétroliers raffinés, son gaz naturel et une partie de son parc automobile importé.

Un point repère pour l’investissement et l’entrepreneuriat

Ce classement, construit à partir d’indicateurs socio-économiques et institutionnels, offre un point de repère utile pour situer l’attractivité relative de la Tunisie face à ses voisins régionaux, sans pour autant refléter une dynamique récente favorable.

Pour les investisseurs et les porteurs de projets, la lecture par filière reste plus parlante que le rang global : la base exportatrice existante, huile d’olive, dattes, textile, machines électriques, dessine des secteurs déjà structurés autour desquels de nouvelles capacités de production ou de transformation pourraient se greffer.

La dépendance aux importations énergétiques et céréalières, elle, continue de peser sur les équilibres macroéconomiques et, par ricochet, sur le climat dans lequel s’inscrivent les décisions d’investissement.

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En Arabie saoudite, Pinnacle lance un fonds pour financer les entreprises tech en croissance

La société d’investissement saoudienne Pinnacle Capital lance un nouveau fonds de capital-risque dédié aux entreprises technologiques déjà en phase de croissance. Le fonds investira à la fois dans de nouvelles levées de fonds et dans des transactions secondaires, permettant à certains investisseurs de vendre leurs participations.

L’objectif est de répondre à un besoin qui grandit avec la maturité de l’écosystème saoudien: les startups qui ont dépassé leur phase de démarrage ont encore des difficultés à trouver des financements importants et des opportunités de sortie. Le fonds ciblera principalement la fintech, l’e-commerce, la santé et le lifestyle, ainsi que les technologies liées au développement urbain de Riyad: immobilier, logement, mobilité et services urbains.

Pinnacle estime que ces secteurs bénéficient de tendances de fond en Arabie saoudite, notamment la digitalisation des services financiers, la croissance du commerce en ligne et la transformation rapide des villes. Avec les investissements secondaires, le fonds veut également apporter davantage de liquidité au marché. Concrètement, des fondateurs ou investisseurs existants pourront céder une partie de leurs participations sans attendre une introduction en Bourse ou un rachat de l’entreprise.

Le lancement marque ainsi une nouvelle étape pour le capital-risque saoudien: au-delà du financement des startups, l’enjeu devient désormais d’accompagner leur croissance et de faciliter les sorties des investisseurs.

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Le canadien Zimar choisit ce pays africain pour investir 1,9 milliard de dollars

1,9 milliard de dollars pour une raffinerie capable de traiter 100 000 barils de pétrole par jour. Le groupe canadien Zimar a choisi le Niger pour implanter ce vaste projet industriel à Dosso, dans le sud-ouest du pays. La convention avec l’État nigérien a été signée le 15 août 2026.

Le projet prévoit la construction d’une raffinerie accompagnée d’un complexe pétrochimique. Le chantier doit durer trois ans, avant une phase d’exploitation de 13 ans dans le cadre d’un partenariat de type BOT (Build, Operate and Transfer). L’installation sera composée de trois unités de production: une première de 30 000 barils par jour, puis deux autres de 35 000 barils chacune. Sa capacité totale atteindra ainsi 100 000 barils par jour. Le complexe pétrochimique doit compléter cette infrastructure afin d’augmenter la transformation locale du pétrole et de développer des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée.

Zimar n’arrive pas au Niger avec un projet entièrement nouveau. Un mémorandum d’entente avait déjà été signé en octobre 2024 pour une raffinerie modulaire de même capacité. Le projet a depuis été réorienté vers une raffinerie classique. Les autorités ont notamment révisé les termes de référence et repris l’étude de faisabilité avant de parvenir à la nouvelle convention.

Le projet intervient alors que le Niger cherche à mieux valoriser sa production pétrolière. Le pays produit environ 110 000 barils par jour, tandis que sa raffinerie de Zinder dispose d’une capacité d’environ 20 000 barils par jour.

La future raffinerie de Dosso pourrait donc multiplier les capacités nationales de raffinage et réduire le recours aux importations de produits pétroliers. Elle pourrait également positionner le Niger comme un fournisseur de produits raffinés sur les marchés de la région. Pour l’instant, la prochaine étape sera de concrétiser le montage financier et technique du projet. La signature de la convention officialise l’investissement annoncé, mais le 1,9 milliard de dollars doit encore être effectivement mobilisé et le chantier lancé.

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