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Tunisie / Balance commerciale : l’huile d’olive contre le pétrole

À fin juillet 2026, le déficit commercial tunisien atteint 14,96 milliards de dinars, contre 11,90 milliards un an plus tôt : un écart qui se creuse de plus de 3 milliards de dinars en l’espace de douze mois, malgré des exportations en nette croissance.

La facture énergétique, toujours en cause

L’énergie explique l’essentiel de cet écart. Le déficit du secteur passe de 6,04 à 7,95 milliards de dinars sur un an, dans un contexte où les achats énergétiques à l’étranger ont grimpé de plus d’un tiers (+35,7%). Cette poussée tire mécaniquement l’ensemble des importations vers le haut : elles atteignent 55,60 milliards de dinars, en progression de 13,7%. Les matières premières et demi-produits pèsent eux aussi lourdement dans la balance, avec un déficit de 3,77 milliards de dinars, devançant les biens d’équipement (2,63 milliards). À l’export, les mines, phosphates et dérivés cèdent 11,9%, et le textile-habillement recule de 3,6%.

Les exportations résistent

Le bilan n’est pas uniforme pour autant. Les recettes d’exportation grimpent de 9,9% pour s’établir à 40,64 milliards de dinars, un mouvement porté par trois moteurs : les industries mécaniques et électriques, en hausse de 10,5%, l’agroalimentaire, qui bondit de 22,9%, et l’énergie, qui progresse de plus de moitié (+53,3%). L’huile d’olive illustre bien cette embellie : ses ventes gagnent plus d’un milliard de dinars en un an, atteignant 3,59 milliards contre 2,51 milliards. Le secteur alimentaire dans son ensemble termine ainsi sur un excédent d’un milliard de dinars. Signe que le déséquilibre reste avant tout d’origine énergétique, le déficit hors énergie ne dépasse pas 7,01 milliards de dinars. L’Europe demeure de loin le premier client de la Tunisie, absorbant 70,4% de ses ventes, avec des marchés français, italien et allemand en croissance. Reste un constat qui pèse sur l’ensemble de la balance : le rythme des achats à l’étranger dépasse celui des ventes tunisiennes.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Cette configuration renforce l’attrait des filières exportatrices à forte valeur ajoutée, agroalimentaire, mécanique et électrique notamment, dont la croissance dépasse la moyenne nationale et qui restent naturellement attractives pour les capitaux tournés vers l’export. À l’inverse, l’ampleur persistante du déficit énergétique confirme le potentiel d’investissement dans les projets de production locale d’énergie et d’efficacité énergétique, susceptibles à terme d’alléger la facture des importations et d’ouvrir des opportunités entrepreneuriales dans un secteur en pleine mutation.

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Paiements en Tunisie: les usages numériques poursuivent leur progression au premier semestre 2026

Les paiements électroniques poursuivent leur progression en Tunisie. Selon le bulletin «Paiements en chiffres en Tunisie» de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publié pour le premier semestre 2026, l’activité monétique et les différents moyens de paiement numériques enregistrent plusieurs évolutions positives par rapport à la même période de 2025.

Le parc de cartes bancaires atteint 6 151 mille, tandis que le nombre de distributeurs et guichets automatiques de billets s’établit à 3 427. Le pays compte également 1 456 sites marchands actifs et 45,6 mille terminaux de paiement électronique (TPE). La BCT définit comme actif tout site marchand ayant enregistré au moins une transaction sur une période d’un an.

Le paiement mobile confirme également son développement. Au premier semestre 2026, 218 886 wallets sont recensés, contre 207 524 un an auparavant, soit une hausse de 5,5%. L’activité de paiement mobile représente 5 millions de transactions, pour un montant de 914,2 millions de dinars. Les paiements constituent la principale utilisation, devant les transferts, le cash-in et le cash-out.

Du côté de l’e-paiement, le bulletin de la BCT fait ressortir une progression de l’activité, avec une hausse de 5,7%. Les paiements de proximité affichent également une dynamique positive, tandis que plusieurs indicateurs liés aux transactions et aux montants traités progressent par rapport au premier semestre 2025.

 

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Au Maroc, la chaleur pousse des producteurs d’avocats à envisager l’arrachage de leurs vergers

La filière marocaine de l’avocat aborde la campagne 2026/2027 avec une incertitude croissante. Dans plusieurs zones du Gharb, des producteurs envisagent désormais d’abandonner la culture après plusieurs épisodes climatiques ayant fortement affecté leurs rendements.

L’alerte vient d’Abdelkrim Allaoui, président de l’Association des producteurs d’avocats du Gharb, cité par FreshPlaza le 10 août 2026. Dans les zones de Tiflet, Sidi Allal Bahraoui et Sidi Yahya El Gharb, certains exploitants réfléchiraient sérieusement à arracher leurs avocatiers. Dans certains cas, les pertes auraient été totales lors de l’épisode de chaleur de juin.

La campagne actuelle a été fragilisée dès la fin juin. Une période naturelle de chute des fleurs a coïncidé avec une vague de chaleur ayant maintenu les températures au-dessus de 36 °C pendant cinq jours consécutifs. Cette combinaison a provoqué une chute des fleurs et des jeunes fruits plus importante qu’en année normale, selon Allaoui. Le risque n’est pas écarté. Les producteurs redoutent une nouvelle vague de chaleur avant la fin août, avec la possibilité d’un épisode de chergui, vent chaud et sec susceptible d’accentuer le stress hydrique des arbres.

Il faudra toutefois attendre septembre pour mesurer précisément les pertes. À ce stade, les professionnels estiment qu’il est encore trop tôt pour établir un bilan définitif de la récolte.

Cette nouvelle alerte intervient après une campagne 2025/2026 particulièrement difficile. Le Maroc n’a exporté que 58 000 tonnes d’avocats, contre environ 112 000 tonnes lors de la campagne précédente, soit une baisse de plus de 48%. Le recul s’explique notamment par les difficultés climatiques et les problèmes logistiques rencontrés pendant la saison. Le contraste est important: en 2024/2025, les exportations marocaines avaient atteint un record de 112 000 tonnes et généré plus de 300 millions de dollars de recettes. L’avocat représentait alors plus de 10% des recettes en devises issues des exportations marocaines de fruits et baies, selon EastFruit.

 

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Agroécologie et santé des sols: l’APIA cible les micro-PME prometteuses

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) lance un appel à candidatures pour dénicher des micro, petites et moyennes entreprises tunisiennes actives dans l’agroécologie et la santé des sols.

Cet appel à candidatures cible les MPME installées depuis quatre ans au minimum sur le territoire tunisien, dès lors qu’elles portent une offre; conseil, produit ou service en rapport avec l’agroécologie ou la santé des sols. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 30 août 2026 pour déposer leur candidature via un formulaire en ligne. Pas de place pour les jeunes pousses, donc: l’ancienneté fait partie des critères de sélection.

Un accompagnement sur plusieurs volets

Derrière cette sélection, l’APIA vise à repérer des structures économiques qui sortent du lot pour ensuite muscler leurs compétences techniques, managériales et commerciales. L’accompagnement doit aussi ouvrir de nouveaux débouchés à leurs activités, faciliter les mises en relation entre acteurs du secteur et donner de la visibilité aux initiatives qui pèsent sur la durabilité des systèmes agricoles tunisiens.

Le projet Soil Matters, un financement allemand à la clé

Cette initiative s’inscrit dans le projet «Soil Matters», programmé sur trois ans et dix mois, de mai 2025 à juin 2028, avec une enveloppe de 2,3 millions € apportée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Sa mise en œuvre revient à la coopération allemande GIZ, qui travaille main dans la main avec l’APIA; le tout sous la supervision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Une passerelle vers l’investissement agricole

Ce type de dispositif ouvre une fenêtre concrète pour les investisseurs et porteurs de projets tournés vers l’agritech et l’économie verte. En ciblant des MPME expérimentées et bien rodées plutôt que de simples porteurs d’idées, le programme réduit le risque pour d’éventuels partenaires financiers et facilite l’accès à des marchés encore peu structurés en Tunisie, comme celui des solutions dédiées à la santé des sols. Pour les entrepreneurs du secteur agricole, c’est aussi l’occasion de professionnaliser leur offre avec un appui technique externe, sans dilution de capital.

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Près de 300 millions de dollars: le chinois Guizhou Tyre choisit le Maroc

Le fabricant chinois Guizhou Tyre va investir 298,7 millions de dollars dans une usine de pneumatiques à Tanger Tech. Avec une capacité de 6 millions de pneus par an, le projet renforce encore la place du Maroc dans la chaîne automobile destinée aux marchés européens et africains.

Le projet entre désormais dans une nouvelle étape. Guizhou Tyre a finalisé en août 2026 les procédures d’approbation et d’enregistrement en Chine nécessaires à son implantation marocaine, selon plusieurs sources.

Le projet avait été approuvé par le conseil d’administration du groupe en janvier. Il prévoit la construction d’une usine «intelligente» dans la Cité Mohammed VI Tanger Tech, avec une capacité annuelle de 6 millions de pneus radiaux semi-acier, principalement destinés aux véhicules particuliers. Pour le groupe chinois, l’investissement représente surtout un choix industriel et logistique. Tanger offre un accès direct aux infrastructures portuaires et aux marchés européens, tout en permettant de servir les marchés africains. Le site vient également s’insérer dans un écosystème automobile déjà structuré autour des constructeurs, équipementiers et sous-traitants présents dans le nord du Maroc.

L’intérêt du projet dépasse donc la seule production de pneus. Il ajoute un nouveau segment à une industrie automobile marocaine qui cherche progressivement à augmenter la part de composants fabriqués localement. Guizhou Tyre ne sera d’ailleurs pas le seul groupe chinois à renforcer cette chaîne de valeur. Le Maroc accueille également un projet majeur de Gotion High-Tech, qui développe une gigafactory de batteries pour véhicules électriques dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. En juillet, la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 100 millions d’euros pour soutenir cette usine. La première phase doit produire 10 GWh de batteries LFP par an, avec une ambition d’extension à 100 GWh.

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Jumia change de priorité… En Afrique, le e-commerce doit désormais prouver qu’il peut gagner de l’argent

Jumia lève 50 millions de dollars pour financer sa prochaine étape: croître sans reproduire les coûts de son ancienne stratégie d’expansion. La moitié de cette enveloppe vient de la Société financière internationale (IFC), bras du Groupe de la Banque mondiale dédié au secteur privé. Axian, déjà l’un des principaux actionnaires de Jumia, ainsi que d’autres investisseurs participent au tour de table.

L’opération, annoncée en marge des résultats du deuxième trimestre 2026, intervient alors que Jumia tente de transformer la croissance de son activité en rentabilité. L’entreprise vise le point mort de son Ebitda ajusté et un flux de trésorerie positif au quatrième trimestre 2026, avant de parvenir à une rentabilité annuelle en 2027.

Jumia ne cherche plus à être présente partout en Afrique. Après avoir fermé ses activités en Afrique du Sud et en Tunisie fin 2024, puis quitté l’Algérie en 2026, le groupe concentre désormais ses ressources sur huit marchés jugés plus prometteurs. L’objectif est simple: améliorer les économies d’échelle et réduire les dépenses nécessaires pour servir chaque client. Cette stratégie répond à un problème qui dépasse Jumia. Le commerce électronique africain doit composer avec des marchés fragmentés, des infrastructures logistiques coûteuses, des difficultés de livraison du dernier kilomètre et un pouvoir d’achat encore limité dans plusieurs pays. Pour une plateforme, vendre davantage ne suffit donc pas. Il faut que chaque commande contribue davantage à couvrir les coûts de stockage, de livraison, de technologie et d’acquisition du client.

C’est précisément sur cette équation que Jumia veut désormais agir.

Les ventes progressent, les pertes reculent

Les résultats du deuxième trimestre montrent déjà une amélioration opérationnelle.

Le chiffre d’affaires a atteint 52 millions de dollars, en hausse de 14% sur un an. Le volume brut de marchandises vendues, ou GMV, a progressé de 20%, à 216,3 millions de dollars. À périmètre comparable, la croissance du GMV atteint 23%. Les commandes de produits physiques ont bondi de 28% pour atteindre 6,3 millions, tandis que Jumia comptait 2,6 millions de clients actifs sur le trimestre. La rentabilité opérationnelle s’améliore également. La perte d’Ebitda ajusté a été ramenée à 8,7 millions de dollars, contre 13,6 millions un an plus tôt, soit une réduction de 36%. Le bénéfice brut a, lui, progressé de 28%, à 30,7 millions de dollars. Le Nigeria reste l’un des moteurs de cette dynamique, avec une progression particulièrement forte des volumes, tandis que l’activité internationale prend davantage de poids dans l’offre de la plateforme.

Le redressement est réel, mais l’entreprise n’est pas encore sortie de la zone de risque.

À fin juin, sa liquidité s’établissait à 48,3 millions de dollars, dont 47,4 millions en trésorerie et équivalents de trésorerie. Au deuxième trimestre, les opérations ont consommé 11,8 millions de dollars de cash. La nouvelle levée apporte donc davantage qu’un simple financement de croissance: elle donne à Jumia une marge de manœuvre supplémentaire pour exécuter son plan de transformation alors que ses ressources financières restent sous pression.

Les investisseurs achèteront environ 9,1 millions de nouveaux ADS à 5,52 dollars l’unité. L’opération devrait être finalisée au cours de la deuxième moitié d’août, sous réserve des conditions habituelles.

Le pari sur la logistique et les vendeurs internationaux

Jumia veut utiliser cette nouvelle capacité financière pour renforcer deux éléments clés de son modèle: la marketplace et la logistique.

L’entreprise cherche notamment à augmenter le nombre de produits disponibles sans alourdir excessivement ses propres coûts. Les vendeurs internationaux jouent ici un rôle important. Les produits proposés par des marchands étrangers ont fortement progressé, notamment grâce à l’arrivée de vendeurs chinois et à une offre à prix compétitifs provenant de Turquie.

L’enjeu économique est clair: élargir l’assortiment et générer davantage de transactions tout en limitant les investissements nécessaires dans les stocks et les infrastructures. Jumia mise également sur l’amélioration de la monétisation de sa plateforme. La progression de ses revenus marketplace et publicitaires montre que le groupe cherche progressivement à tirer davantage de revenus de chaque utilisateur, plutôt que de compter uniquement sur l’augmentation du nombre de commandes.

Jumia prévoit encore une perte d’Ebitda ajusté comprise entre 25 et 30 millions de dollars sur l’ensemble de 2026. Mais le groupe maintient son objectif d’atteindre l’équilibre au quatrième trimestre, puis de dégager un résultat positif sur l’ensemble de 2027. Le véritable test ne sera donc plus de savoir si Jumia peut générer de la croissance. Les chiffres du deuxième trimestre montrent qu’elle en est capable.

 

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Anis Zayana nommé Ambassadeur du CIDH en Ouganda

Le CIDH – International Association of Executives & Hotel Managers, annonce la nomination de Anis Zayana en qualité d’Ambassadeur du CIDH en Ouganda.
Professionnel de l’hôtellerie internationale, fort de plus de 30 années d’expérience, Anis Zayana a construit une carrière internationale dans le secteur de l’hospitalité, avec des responsabilités de direction dans plusieurs établissements et environnements hôteliers internationaux.
Son parcours couvre notamment le management hôtelier, la stratégie commerciale, le développement des activités, l’expérience client, le marketing, les relations professionnelles internationales et le développement des talents. Il exerce actuellement les fonctions de General Manager du Lake Victoria Granada Hotel à Entebbe, Ouganda, où il poursuit son engagement en faveur du développement de l’hospitalité, du tourisme et de l’excellence professionnelle.

Une mission au service de l’hospitalité internationale
Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Zayana aura pour mission de contribuer au développement de la présence du CIDH en Ouganda, de renforcer les relations avec les professionnels et les acteurs institutionnels du secteur et de favoriser la création de nouvelles passerelles entre les professionnels de l’hospitalité en Ouganda et la communauté internationale.
Cette mission s’articulera notamment autour de plusieurs axes:
– Promouvoir l’excellence et le professionnalisme dans l’industrie de l’hospitalité.
– Favoriser les échanges d’expertise et de bonnes pratiques.
– Développer les relations entre professionnels de l’hôtellerie et du tourisme.
– Encourager les partenariats et la coopération internationale.
– Contribuer à la valorisation de l’Ouganda comme destination touristique et professionnelle.
– Soutenir le développement des compétences et la reconnaissance des talents de l’industrie.
– Renforcer les liens entre les professionnels ougandais et leurs homologues
internationaux.

Un engagement pour l’Ouganda
L’Ouganda dispose d’un potentiel considérable dans les secteurs du tourisme, de l’hospitalité, des investissements et du développement des compétences.
À travers cette représentation, Zayana souhaite contribuer au renforcement du dialogue entre les professionnels, les institutions, les entreprises et les partenaires
internationaux, tout en participant à la création de nouvelles opportunités de coopération.
Cette mission s’inscrit également dans une volonté de promouvoir une vision de l’hospitalité fondée sur l’excellence, l’innovation, la transmission des connaissances, le respect des cultures et le développement durable.

Une vision fondée sur les échanges et la coopération
À propos de sa nomination, Anis Zayana déclare:
«J’accueille cette nomination avec beaucoup d’humilité, de fierté et un profond sens des responsabilités. Représenter le CIDH en Ouganda est pour moi une opportunité de contribuer à la construction de ponts entre les professionnels, les institutions et les acteurs internationaux de notre industrie».
«L’Ouganda possède un potentiel remarquable dans les domaines de l’hospitalité et du tourisme. Je souhaite mettre mon expérience internationale, mes connaissances et mon réseau professionnel au service de cette dynamique, tout en contribuant à renforcer les échanges entre l’Ouganda et la communauté internationale de l’hospitalité».

Une nouvelle étape dans un parcours international
Cette nomination vient compléter un parcours professionnel consacré depuis plus de trois décennies à l’hôtellerie internationale et au développement de l’excellence dans le secteur. À travers cette nouvelle responsabilité,  Zayana souhaite contribuer activement au rapprochement entre l’Ouganda et la communauté internationale de l’hospitalité, en plaçant au cœur de son engagement le professionnalisme, la coopération, la transmission des compétences et la création de valeur durable.
Il entend également mettre son expérience au service des jeunes professionnels et des talents de l’industrie, convaincu que le développement du secteur passe avant tout par les compétences, le partage d’expérience et la création d’opportunités.

Un engagement personnel
Anis Zayana tient à exprimer sa profonde gratitude au CIDH – International Association of Hospitality Professionals pour la confiance qui lui est accordée à travers cette nomination. «Je remercie sincèrement le CIDH pour sa confiance et pour l’honneur qui m’est fait de représenter désormais l’organisation en Ouganda. J’accepte cette responsabilité avec humilité et détermination, avec la volonté de servir, de connecter et de créer de la valeur pour notre industrie».
Il ajoute:
«Cette nomination n’est pas simplement un titre. C’est une responsabilité, un engagement et une invitation à construire des ponts».
Zayana se dit pleinement engagé à travailler aux côtés des professionnels, institutions, entreprises et partenaires de l’industrie afin de contribuer à une dynamique de coopération et de développement au bénéfice de l’hospitalité et du tourisme en Ouganda.

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Le cercle vicieux du déficit énergétique est à briser

Le déficit énergétique en Tunisie a atteint un niveau critique et son coût exorbitant hypothèque effectivement les finances du pays. La facture des sept premiers mois de 2026 montre un trou de 7 946 MDT, soit environ 4,3x le déficit de juillet 2016. Ce seul poste représente 53% du déficit commercial total du pays. Derrière, il y le coût des subventions énergétiques qui devrait être à des sommets.

Cette énorme facture énergétique, couplée à la dégradation des services de base, crée un cercle vicieux. L’État, contraint de financer les subventions énergétiques pour ne pas aggraver le problème de l’inflation, manque de moyens pour investir dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé ou les infrastructures. Ses ressources propres ne suffisent pas pour couvrir les besoins grandissants sur ces services.

Il faut impérativement accélérer la transition énergétique. À moyen terme, le gouvernement a fixé l’objectif de 35% d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici à 2030, et 80% d’ici à 2050. S’il faut accorder de nouveaux avantages financiers et fiscaux aux investisseurs privés, il est temps de le faire, car le statu quo coûte encore plus cher. Les changements climatiques s’intensifient chaque année et la consommation de l’électricité va encore grimper. Même si les prix de l’énergie baissent, il y aura un effet volume capable d’absorber tout gain possible.

La question des subventions, délicate sur tous les fronts, est centrale. D’un côté, elles protègent les plus vulnérables; de l’autre, leur poids est devenu insoutenable. Une réduction brutale risquerait de provoquer une flambée des prix. Le gouvernement est en permanence à la recherche d’un équilibre entre soutien social et rigueur budgétaire. Peut-être qu’il est temps de réviser le système, même partiellement, et d’orienter l’argent épargné vers les secteurs qui touchent aussi les citoyens, essentiellement la santé. Nos ressources sont limitées et sans des arbitrages courageux, aucun service public ne pourra s’améliorer rapidement.

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Meriem Zine, de l’audit au leadership de la microfinance tunisienne

À la tête d’Advans Tunisie, Meriem Zine incarne un parcours construit à la croisée de la finance, de l’investissement et du management. Nommée directrice générale d’Advans Tunisie en 2021, elle est devenue la première femme à diriger l’institution de microfinance. 

Son parcours professionnel s’est construit sur plus de 18 ans d’expérience. Après quatre années passées dans l’audit chez Ernst & Young, elle rejoint le secteur du Private Equity, avant d’intégrer GAT Assurances en 2010. Elle y gravit plusieurs échelons, jusqu’à devenir directrice générale de GAT Vie. Elle poursuit ensuite son parcours dans l’écosystème entrepreneurial tunisien en prenant la direction des investissements du Fonds Anava au sein de Smart Capital.

À Advans, son rôle dépasse la seule gestion d’une institution financière. L’enjeu est aussi de faciliter l’accès au financement pour les micro-entrepreneurs et de contribuer à l’inclusion financière. Advans Tunisie compte aujourd’hui parmi ses priorités l’accompagnement des entrepreneurs, la finance responsable et l’autonomisation économique, notamment des femmes.

Ce parcours prend une résonance particulière en ce 13 août. En devenant la première femme à prendre les commandes d’Advans Tunisie, Meriem Zine a aussi contribué à faire évoluer l’image du leadership féminin dans un secteur longtemps associé aux parcours masculins. La Journée nationale de la femme est ainsi l’occasion de rappeler que la place des femmes dans l’économie tunisienne ne se limite plus à leur participation: elles occupent aussi les lieux où se prennent les décisions.

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Dorsaf Bejaoui Kammoun, une ingénieure à la tête de Sofrecom Tunisie

Dorsaf Bejaoui Kammoun dirige Sofrecom Tunisie, où elle est également membre du comité exécutif du groupe. Ingénieure diplômée de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis, elle dispose de plus de 25 ans d’expérience dans des environnements technologiques et industriels.

Son parcours ne s’est pas construit dans un seul secteur. Elle a exercé des responsabilités dans les télécommunications, l’édition logicielle, la distribution et l’industrie. Chez Alcatel-Lucent, elle a notamment dirigé des programmes liés aux solutions de gestion des réseaux et piloté le Centre de ressources partagées EMEA pour l’avant-vente. Elle a également accompagné des projets de transformation organisationnelle et opérationnelle chez Délice-Danone et Monoprix, avant de prendre des responsabilités dans la transformation RH à Tunisie Telecom. 

Elle rejoint Sofrecom en 2022 comme directrice des ressources humaines pour la Tunisie et l’Algérie, avant d’accéder à la direction générale de Sofrecom Tunisie en 2023. Elle est devenue la première femme tunisienne à occuper ce poste.

Son leadership s’inscrit aujourd’hui dans un secteur où la question de la place des femmes reste particulièrement stratégique: la technologie. Dorsaf Bejaoui souligne elle-même que 52% des talents de Sofrecom Tunisie sont des femmes et que celles-ci jouent un rôle actif dans les communautés techniques, l’innovation et la transmission des compétences.

En ce 13 août, son parcours prend donc une dimension particulière. Il rappelle que le leadership féminin tunisien ne se limite pas aux secteurs traditionnellement féminisés: il se construit aussi dans l’ingénierie, les télécoms, la transformation digitale et les métiers technologiques. Dorsaf Bejaoui en est aujourd’hui l’un des visages les plus visibles.

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Awatef Mechri, trois décennies de finance au service de l’inclusion

Awatef Achour Mechri dirige Microcred Tunisie depuis septembre 2022. Son parcours est celui d’une professionnelle de la finance qui a consacré plus de trois décennies au secteur bancaire avant de prendre les commandes d’une institution spécialisée dans la microfinance. 

Elle a évolué dans plusieurs grandes institutions financières. Elle a notamment exercé des responsabilités à l’UBCI, ainsi qu’à Bank ABC Tunisie. Son parcours l’a conduite à gérer des portefeuilles de grandes entreprises et à occuper des fonctions liées au corporate banking, au wholesale banking et à la gestion d’institutions financières.

Lorsqu’elle rejoint le groupe El Hadayek en 2022, elle participe à une nouvelle étape de l’histoire de Microcred, devenue une société à 100% tunisienne. Sous sa direction, l’institution a engagé une transformation axée notamment sur la digitalisation, l’amélioration de l’accès au financement et l’impact social. En 2025, Microcred a ainsi réduit de huit points ses taux d’intérêt et lancé plus de 50 offres de crédit, dont certaines ciblent les jeunes diplômés et les femmes rurales porteuses de projets.

Le choix de mettre l’autonomisation économique au cœur de cette stratégie fait directement écho à la Journée nationale de la femme. En 2026, Microcred a encore renforcé cette orientation à travers un partenariat avec FACE Tunisie destiné notamment à soutenir les femmes et les jeunes artisans.

Le parcours d’Awatef Mechri montre ainsi que le leadership féminin peut aussi devenir un levier concret d’inclusion économique.

 

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Hazar Chebbi, une ascension interne jusqu’à la direction de Pluxee Tunisie

Chez Pluxee Tunisie, Hazar Chebbi représente un visage du leadership féminin: celui d’une dirigeante qui a construit son ascension au sein même de l’entreprise. Nommée directrice générale en octobre 2025, elle dirige aujourd’hui la filiale tunisienne du groupe Pluxee.

Diplômée de l’IHEC Carthage, Hazar Chebbi s’est spécialisée au fil de sa carrière dans le marketing, les produits et l’expérience client. Avant d’accéder à la direction générale, elle occupait le poste de directrice Marketing, Produits et Expérience Client de Pluxee Tunisie. L’entreprise souligne son rôle dans le développement de nouvelles offres et dans le repositionnement de l’expérience client au cœur de la stratégie.

Son profil illustre une évolution du métier de dirigeant: aujourd’hui, la performance ne se résume plus aux résultats commerciaux. Hazar Chebbi met également en avant les questions d’inclusion, de bien-être au travail, de transmission et de diversité. 

En ce 13 août, Journée nationale de la femme tunisienne, son parcours rappelle que l’accès des femmes aux postes de décision passe aussi par la capacité des organisations à identifier, développer et promouvoir leurs talents féminins.

 

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Les exportations tunisiennes accélèrent, mais le déficit commercial se creuse

Les exportations tunisiennes ont progressé de 9,9% au cours des sept premiers mois de 2026, atteignant 40,64 milliards de dinars, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS). Cette performance reste toutefois insuffisante pour compenser la hausse plus rapide des importations, qui ont bondi de 13,7% à 55,6 milliards de dinars.

Résultat : le déficit commercial s’est aggravé. Il atteint désormais 14,96 milliards de dinars, contre 11,90 milliards sur la même période de 2025. Le taux de couverture des importations par les exportations recule ainsi de 75,6% à 73,1%.

La progression des exportations repose notamment sur l’agroalimentaire. Le secteur affiche une croissance de 22,9%, portée en grande partie par les ventes d’huile d’olive. Celles-ci sont passées de 2,51 milliards à 3,59 milliards de dinars, soit près de 1,1 milliard de dinars supplémentaires en un an.

L’énergie affiche également une forte progression, avec des exportations en hausse de 53,3%. Cette évolution s’explique notamment par l’augmentation des ventes de produits raffinés, qui ont atteint 989 millions de dinars, contre 381,3 millions un an auparavant.

Les industries mécaniques et électriques restent également sur une trajectoire positive, avec une hausse de 10,5% des exportations. À l’inverse, deux secteurs importants pour le commerce extérieur tunisien sont en recul. Les exportations des mines, phosphates et dérivés diminuent de 11,9%, tandis que celles du textile, habillement et cuirs baissent de 3,6%.

L’Union européenne demeure de loin le premier débouché des produits tunisiens. Elle représente 70,4% des exportations sur les sept premiers mois de l’année, pour une valeur de 28,63 milliards de dinars, contre 26,12 milliards un an plus tôt.

Sur les marchés arabes, l’évolution est encore plus disparate. Les exportations vers l’Égypte explosent de 85,4%, tandis que celles vers la Libye restent quasiment stables (+0,1%). À l’inverse, les ventes reculent vers le Maroc (-23,1%) et l’Algérie (-12%).

Le problème vient surtout de la facture des importations

La progression des exportations ne suffit pas à rééquilibrer les échanges, car les importations augmentent encore plus rapidement.

Tous les grands groupes de produits importés sont en hausse. La facture énergétique progresse de 35,7%, les produits alimentaires de 23,6%, les biens d’équipement de 7,2%, les biens de consommation de 8,6% et les matières premières et demi-produits de 8,9%.

Cette dynamique pèse directement sur le déficit commercial. À elle seule, la balance énergétique affiche un déficit de 7,95 milliards de dinars, contre 6,04 milliards un an auparavant.

Hors énergie, le déficit s’établit à 7,01 milliards de dinars. La situation reste donc déficitaire même sans prendre en compte la facture énergétique, mais l’énergie demeure le principal facteur de déséquilibre.

 

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Avant les CEO, il y avait les reines : les femmes qui ont marqué l’histoire du leadership en Tunisie

Une reine qui fonde une cité. Une mécène qui transforme sa fortune en œuvre sociale. Une militante qui organise les femmes dans le mouvement national. Une médecin qui ouvre aux Tunisiennes un champ encore presque exclusivement masculin. Une parlementaire qui entre dans l’un des premiers espaces politiques réservés aux hommes. L’histoire tunisienne compte plusieurs femmes dont le rôle ne se résume pas à avoir été « les premières ». Elles ont déplacé les limites de ce qu’une femme pouvait faire à leur époque.

Le 13 août, Fête nationale de la femme tunisienne, offre précisément l’occasion de revenir sur ces trajectoires. Non pour dresser un panthéon de figures féminines, mais pour mesurer, à travers ce qu’elles ont construit ou changé, la profondeur d’une histoire du leadership féminin qui précède largement l’entreprise moderne.

Alors, qui fut la première femme leader de l’histoire tunisienne ? La question n’a pas de réponse unique. Tout dépend de ce que l’on entend par leadership et de la période considérée. Mais plusieurs femmes ont laissé une empreinte suffisamment forte pour que leur influence dépasse leur époque.

La première figure à laquelle on pense est Elyssa, connue sous le nom de Didon. Son histoire est indissociable de celle de Carthage, même si son existence et le récit de sa fondation appartiennent à une tradition mêlant sources antiques, histoire et légende.

Dans les récits transmis par les auteurs antiques, cette princesse de Tyr quitte la Phénicie et arrive en Afrique du Nord avec ses compagnons. Elle fonde Carthage et en devient la reine.  Ce qui a traversé les siècles n’est pas seulement le nom d’une reine. C’est celui d’une fondatrice. Une femme placée au centre d’un récit de migration, de négociation et de création d’une nouvelle cité.

Plus de deux millénaires plus tard, une autre femme laisse une empreinte d’une nature très différente.

Aziza Othmana, princesse de la dynastie mouradite au XVIIe siècle, est restée dans la mémoire tunisienne pour l’importance de son action sociale. Elle consacre une partie de son patrimoine à des œuvres d’aide et à des institutions destinées notamment aux personnes vulnérables. Le CREDIF documente son action et les biens qu’elle a consacrés à ces œuvres. Son nom n’est surtout pas resté uniquement dans les livres d’histoire. Il est encore associé à l’un des établissements hospitaliers les plus connus de Tunis. Son parcours rappelle une autre dimension du leadership : la capacité à transformer un patrimoine privé en impact collectif.

Dans le vocabulaire d’aujourd’hui, on parlerait volontiers d’investissement à impact ou de philanthropie. Ces termes n’existaient évidemment pas à son époque. Mais l’idée est là : les ressources dont elle disposait ont été utilisées pour produire un effet durable sur la société.

Au XXe siècle, le combat change de terrain.

Bchira Ben Mrad comprend que la participation des femmes à la vie publique ne peut pas rester marginale. En 1936, elle fonde l’Union musulmane des femmes de Tunisie, première organisation féminine tunisienne de cette nature, et cherche à donner aux femmes un rôle actif dans le mouvement national. 

Son action ne se limite pas à créer une association. Elle mobilise des femmes autour d’actions concrètes et participe à l’effort nationaliste, notamment à travers des campagnes de collecte de fonds. Ce qui mérite d’être retenu, près de neuf décennies plus tard, est moins le titre de « pionnière » que la méthode : organiser, fédérer et donner à un groupe jusqu’alors peu visible un espace pour agir. Le leadership prend ici une dimension collective. Il ne s’agit plus seulement d’exercer un pouvoir, mais de créer les conditions pour que d’autres femmes puissent en exercer un à leur tour.

Avec Radhia Haddad, le leadership féminin entre plus directement dans les institutions.

Engagée dans le mouvement national, elle participe à la création de l’Union nationale des femmes de Tunisie après l’indépendance. En 1959, elle devient députée de Tunis et compte parmi les premières femmes parlementaires en Afrique et dans le monde arabe. Elle préside également l’UNFT.  Son parcours intervient dans une période où la Tunisie redéfinit profondément le statut juridique et social des femmes. Le Code du statut personnel de 1956 marque notamment une rupture majeure dans le droit tunisien de la famille. Radhia Haddad incarne alors une étape supplémentaire : la femme n’est plus seulement mobilisée dans la société civile ; elle entre dans l’espace où se fabriquent les décisions publiques.

Puis vient Tawhida Ben Cheikh.

En 1928, elle devient la première bachelière musulmane de Tunisie. En 1936, elle obtient son diplôme de médecine à Paris et devient la première femme médecin de Tunisie et l’une des premières femmes médecins du monde arabe et du Maghreb. Elle aurait pu se contenter d’une réussite individuelle. Elle fait l’inverse.

De retour en Tunisie, elle ouvre son cabinet, se spécialise en gynécologie et prend progressivement des responsabilités hospitalières. Elle contribue ensuite au développement du planning familial et milite en faveur de l’accès à la contraception et à l’avortement. Elle dirige notamment des services de maternité à Charles-Nicolle et à l’hôpital Aziza-Othmana. Son influence dépasse donc largement le fait d’avoir été « la première femme médecin ». Elle a contribué à changer la manière dont la médecine prenait en charge les femmes et dont les femmes pouvaient décider de leur santé reproductive.

C’est précisément ce qui transforme une réussite personnelle en leadership : l’effet produit au-delà de soi.

2026 

Cette histoire ne s’arrête évidemment pas avec les pionnières du XXe siècle.

En 2026, les Tunisiennes sont présentes dans des univers professionnels qui auraient été difficilement imaginables quelques générations auparavant. Elles sont CEO, dirigeantes, ingénieures, médecins, chercheuses, pilotes, entrepreneures, responsables d’équipes, cadres dans l’industrie et la finance, spécialistes de la technologie et fondatrices de startups. Elles travaillent aussi dans des métiers physiquement exigeants et naturellement très masculins. Elles sont présentes dans les ateliers, les usines, les laboratoires, les chantiers, les exploitations agricoles et les secteurs techniques.

Cette diversité compte. Elle se mesure aussi dans l’emploi créé, les entreprises développées, les compétences transmises, les produits conçus, les marchés conquis et les innovations mises sur le marché.

Le programme Femmes Entrepreneures de Tunisie (FET), créé par Managers en 2015, en donne chaque année une illustration concrète. Le concours a précisément été créé pour valoriser et accompagner les femmes entrepreneures à travers le pays et favoriser leur accès aux marchés tunisien et africain. 

De Didon aux entrepreneures de 2026

Il serait tentant de chercher une continuité parfaite entre Didon et les CEO tunisiennes de 2026. Elle n’existe pas.

Les sociétés, les droits, les économies et les rapports de pouvoir ont profondément changé.

Mais il existe une continuité plus intéressante : celle des femmes qui repoussent le périmètre de ce qu’elles peuvent faire.

Fondatrice de Carthage dans un récit antique, mécène dans la Tunisie ottomane, militante pendant le mouvement national, parlementaire après l’indépendance, médecin et pionnière de la santé reproductive, puis entrepreneure, ingénieure, dirigeante ou scientifique aujourd’hui : les formes du leadership ont changé, mais l’enjeu reste celui de l’accès à la décision et de la capacité à produire du changement.

Le 13 août peut donc être l’occasion de regarder le leadership féminin tunisien autrement.

Pas comme une faveur accordée aux femmes.
Pas comme une simple question de représentation.
Et encore moins comme une célébration annuelle sans lendemain.

Comme une histoire de valeur créée.

Car c’est probablement là que se trouve le meilleur trait d’union entre les pionnières d’hier et les entrepreneures d’aujourd’hui : elles ne se sont pas contentées d’occuper une place. Elles ont changé ce qu’il était possible d’y faire.

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Télépéage: Tunisie Autoroutes offre le badge sans frais ce 13 août

À l’occasion de la Journée nationale de la femme, célébrée aujourd’hui 13 août, Tunisie Autoroutes lance une offre spéciale sur son service de télépéage. Les usagers peuvent obtenir la carte électronique de télépéage sans payer les frais liés au badge, à condition de régler uniquement les frais de recharge, à partir de 30 dinars.

L’offre est valable uniquement le 13 août et est accessible dans l’ensemble des points de vente présents sur le réseau autoroutier tunisien.

Le principe du télépéage est simple: le dispositif permet de franchir les stations de péage plus rapidement, sans avoir à s’arrêter pour effectuer le paiement à chaque passage. Pour les automobilistes qui empruntent régulièrement les autoroutes, cela peut notamment réduire le temps passé dans les files d’attente et rendre les déplacements plus fluides.

Selon Tunisie Autoroutes, l’avantage proposé dans le cadre de cette opération porte donc sur le non-paiement du coût du badge, tandis que l’usager doit effectuer une recharge d’un montant minimum de 30 dinars.

 

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Concours CMF 2026: les résultats définitifs publiés

Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient de boucler son concours de recrutement de cadres pour 2026. Après les épreuves écrites, la sélection s’est achevée avec les oraux organisés les 22, 23 et 24 juillet dans les locaux de l’Institut de Financement du Développement du Maghreb Arabe (IFID).

À l’issue de cette dernière étape, les candidats figurant sur la liste publiée ont été déclarés définitivement admis au concours de recrutement de cadres au profit du CMF. Le concours porte sur plusieurs profils destinés aux services du CMF. Les postes sont identifiés par différents codes, notamment CMF261, CMF262, CMF263, CMF264, CMF265 et CMF266. D’ailleurs, les profils recherchés couvrent plusieurs domaines liés aux missions du régulateur, notamment l’information financière, le contrôle, les opérations financières, les études et les statistiques. Le concours comprend également un profil consacré à la comptabilité et au contrôle, référencé CMF265-DCCDD/DOSCI. Les conditions de candidature prévoyaient, pour ce poste, notamment la détention d’un mastère ou du Certificat d’Études Supérieures de Révision Comptable.

Par ailleurs, les candidats non admis avaient, pour leur part, la possibilité de déposer un recours jusqu’au vendredi 31 juillet 2026. Celui-ci devait être transmis exclusivement par courrier électronique à l’adresse dédiée au concours. Pour être recevable, le recours devait comporter le nom et le prénom du candidat, le code du concours ainsi que le numéro d’inscription. L’IFID précise que les recours transmis par un autre moyen, reçus après le 31 juillet ou ne comportant pas les informations demandées sont rejetés.

Avec la publication de cette liste, le processus de recrutement engagé par le CMF pour renforcer ses effectifs de cadres arrive à son terme.

 

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Les opérateurs tunisiens de fruits et légumes au carrefour mondial des produits frais

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ouvre les candidatures pour la participation tunisienne au salon Fruit Attraction 2026, qui se tiendra du 6 au 8 octobre à Madrid. Un rendez-vous que les entreprises du secteur ont intérêt à ne pas rater : les places sont comptées, et attribuées dans l’ordre de réception des dossiers de participation.

L’annonce, publiée sur la page officielle de l’Agence, cible en priorité les entreprises tunisiennes de production, de transformation et d’exportation de fruits et légumes, ainsi que les prestataires de services rattachés à cette filière. L’objectif est double : donner de la visibilité aux produits agricoles tunisiens sur un marché européen déjà central pour les exportateurs du pays et permettre aux opérateurs de nouer de nouveaux contacts commerciaux.

Fruit Attraction compte parmi les rendez-vous les plus convoités du secteur des fruits et légumes à l’échelle mondiale. L’événement rassemble à chaque édition des représentants de plus d’une centaine de pays ; exposants, acheteurs, distributeurs, et fait aussi office de vitrine pour suivre de près les dernières innovations technologiques et commerciales de la filière.

Une porte d’entrée vers de nouveaux marchés pour les exportateurs tunisiens

Pour les entreprises agricoles tunisiennes, ce type de salon dépasse la simple opération de communication : c’est un accélérateur concret d’exportation. Rencontrer directement des importateurs et distributeurs étrangers permet souvent de décrocher des contrats qu’un démarchage classique n’aurait pas permis d’atteindre, et de tester la demande sur de nouveaux marchés au-delà de l’Europe.

En ce qui concerne les PME du secteur agroalimentaire, encore trop souvent absentes de ce type de plateforme faute de moyens ou de réseau, une participation collective organisée par l’APIA réduit le coût d’entrée et facilite l’accès à ces opportunités commerciales.

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Export / Produits forestiers : une nouvelle exigence réglementaire, un mal pour un bien

La Direction générale des forêts et la Direction générale de la santé végétale viennent de siffler la fin de la récréation pour les opérateurs informels spécialisés en produits forestiers : depuis lundi, une attestation d’origine et de stock est exigée avant tout envoi à l’étranger.

Cette mesure, annoncée dans un communiqué conjoint des deux directions, s’applique à toutes les cargaisons de produits forestiers destinées à l’export. Le document doit mentionner deux informations précises : la quantité exportée et le numéro de la facture correspondante. Les agents chargés de la santé végétale l’exigeront systématiquement lors de la vérification des papiers des cargaisons, au moment où celles-ci franchissent la frontière.

Une traçabilité renforcée, un signal pour les opérateurs du secteur

Cette nouvelle exigence administrative répond visiblement à un besoin de mieux tracer l’origine des produits forestiers qui quittent le territoire, une préoccupation logique et qui ne date pas d’hier face aux risques de prélèvement non contrôlé sur les ressources naturelles.

Pour les exportateurs déjà en règle, la contrainte reste limitée : il s’agit d’un document de plus dans le dossier, à obtenir en amont auprès de la DGF. Néanmoins, cette exigence pourrait aussi jouer en leur faveur, en assainissant le marché et en écartant les opérateurs informels qui tirent les prix vers le bas ; une meilleure traçabilité peut, à terme, rassurer les acheteurs étrangers sur la légalité et la régularité des approvisionnements tunisiens.

Les entreprises concernées peuvent se rapprocher des deux directions concernées pour toute question sur cette nouvelle exigence réglementaire.

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Contentieux douanier : ASSAD reçoit une proposition de règlement à 16,034 millions de dinars

L’Accumulateur Tunisien ASSAD pourrait mettre fin à un lourd contentieux douanier avec une transaction de 16,034 millions de dinars, très loin des 234 millions de dinars d’amende prononcés en première instance par le Tribunal de Ben Arous. L’information a été communiquée par la société dans un avis publié au Conseil du Marché Financier (CMF).

La proposition de règlement à l’amiable, datée du 31 juillet 2026, prévoit déjà le versement d’une première tranche de 1,603 million de dinars. ASSAD indique avoir procédé au règlement de cette échéance.

Le montant restant serait ensuite payé sur cinq ans, selon un échéancier trimestriel de 759 545 dinars. Cette proposition ne constitue toutefois pas encore une transaction définitive. Elle ne deviendra opposable qu’après l’établissement de l’acte de transaction. D’ici là, plusieurs formalités restent nécessaires, notamment la souscription par ASSAD, auprès du Receveur des Douanes compétent, d’un engagement de paiement aux échéances prévues.

Autre point important : l’accord envisagé concerne uniquement le volet douanier du contentieux engagé en juillet 2024. Il ne règle donc pas d’éventuels autres aspects de l’affaire.

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BCT : un nouveau système d’information pour des crédits mieux calibrés

La Banque centrale de Tunisie a mis en ligne, sur son site officiel, un appel d’offres international pour créer et mettre en place une nouvelle plateforme dédiée à la centralisation des informations de crédit. Objectif : muscler la stabilité financière et affiner le suivi des risques bancaires, aussi bien à l’échelle globale qu’au niveau de chaque établissement.

Le projet vise à faire évoluer l’actuel dispositif de collecte d’informations sur les crédits vers une version plus complète. La future plateforme centralisera des données bien plus détaillées qu’aujourd’hui : contrats de prêt, situation financière des emprunteurs, données comptables, de quoi donner à la BCT une vision beaucoup plus fine de la qualité du crédit dans le système bancaire tunisien.

Un cahier des charges strict pour les candidats

Les entreprises intéressées devront déposer un dossier solide : garantie bancaire provisoire de 50 000 dinars (ou son équivalent en devises pour les sociétés non-résidentes), déclaration sur l’honneur écartant toute procédure de faillite ou de redressement judiciaire, certificat de situation fiscale à jour et extrait du Registre national des entreprises.

Les candidatures en groupement devront, elles, s’accompagner d’un document liant solidairement tous les membres autour d’un chef de file désigné, dûment signé et cacheté par chacun d’eux. Quant aux sociétés étrangères non établies en Tunisie, elles devront présenter soit un certificat original prouvant qu’elles ne sont pas visées par une faillite ou un redressement judiciaire, soit un document équivalent émis par les autorités compétentes de leur pays d’origine.

Un outil clé pour muscler l’accès au crédit des entreprises

Au-delà de sa dimension technique, cette nouvelle centrale des risques peut avoir un effet direct sur le financement de l’économie. Une base de données de crédit plus riche et plus fiable permet aux banques d’évaluer plus précisément le risque de chaque emprunteur, entreprise comme particulier, et donc, potentiellement, d’ajuster leurs conditions de financement en conséquence.

Pour les PME et les porteurs de projets, souvent pénalisés par une évaluation approximative de leur solvabilité, un système d’information de crédit plus complet pourrait à terme faciliter l’accès à des financements mieux calibrés, tout en réduisant le risque global pris par les établissements prêteurs. L’impact réel de cette nouveauté dépendra de la manière dont cette information enrichie sera exploitée par les banques.

 

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