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Concours CMF 2026: les résultats définitifs publiés

Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient de boucler son concours de recrutement de cadres pour 2026. Après les épreuves écrites, la sélection s’est achevée avec les oraux organisés les 22, 23 et 24 juillet dans les locaux de l’Institut de Financement du Développement du Maghreb Arabe (IFID).

À l’issue de cette dernière étape, les candidats figurant sur la liste publiée ont été déclarés définitivement admis au concours de recrutement de cadres au profit du CMF. Le concours porte sur plusieurs profils destinés aux services du CMF. Les postes sont identifiés par différents codes, notamment CMF261, CMF262, CMF263, CMF264, CMF265 et CMF266. D’ailleurs, les profils recherchés couvrent plusieurs domaines liés aux missions du régulateur, notamment l’information financière, le contrôle, les opérations financières, les études et les statistiques. Le concours comprend également un profil consacré à la comptabilité et au contrôle, référencé CMF265-DCCDD/DOSCI. Les conditions de candidature prévoyaient, pour ce poste, notamment la détention d’un mastère ou du Certificat d’Études Supérieures de Révision Comptable.

Par ailleurs, les candidats non admis avaient, pour leur part, la possibilité de déposer un recours jusqu’au vendredi 31 juillet 2026. Celui-ci devait être transmis exclusivement par courrier électronique à l’adresse dédiée au concours. Pour être recevable, le recours devait comporter le nom et le prénom du candidat, le code du concours ainsi que le numéro d’inscription. L’IFID précise que les recours transmis par un autre moyen, reçus après le 31 juillet ou ne comportant pas les informations demandées sont rejetés.

Avec la publication de cette liste, le processus de recrutement engagé par le CMF pour renforcer ses effectifs de cadres arrive à son terme.

 

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Les opérateurs tunisiens de fruits et légumes au carrefour mondial des produits frais

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ouvre les candidatures pour la participation tunisienne au salon Fruit Attraction 2026, qui se tiendra du 6 au 8 octobre à Madrid. Un rendez-vous que les entreprises du secteur ont intérêt à ne pas rater : les places sont comptées, et attribuées dans l’ordre de réception des dossiers de participation.

L’annonce, publiée sur la page officielle de l’Agence, cible en priorité les entreprises tunisiennes de production, de transformation et d’exportation de fruits et légumes, ainsi que les prestataires de services rattachés à cette filière. L’objectif est double : donner de la visibilité aux produits agricoles tunisiens sur un marché européen déjà central pour les exportateurs du pays et permettre aux opérateurs de nouer de nouveaux contacts commerciaux.

Fruit Attraction compte parmi les rendez-vous les plus convoités du secteur des fruits et légumes à l’échelle mondiale. L’événement rassemble à chaque édition des représentants de plus d’une centaine de pays ; exposants, acheteurs, distributeurs, et fait aussi office de vitrine pour suivre de près les dernières innovations technologiques et commerciales de la filière.

Une porte d’entrée vers de nouveaux marchés pour les exportateurs tunisiens

Pour les entreprises agricoles tunisiennes, ce type de salon dépasse la simple opération de communication : c’est un accélérateur concret d’exportation. Rencontrer directement des importateurs et distributeurs étrangers permet souvent de décrocher des contrats qu’un démarchage classique n’aurait pas permis d’atteindre, et de tester la demande sur de nouveaux marchés au-delà de l’Europe.

En ce qui concerne les PME du secteur agroalimentaire, encore trop souvent absentes de ce type de plateforme faute de moyens ou de réseau, une participation collective organisée par l’APIA réduit le coût d’entrée et facilite l’accès à ces opportunités commerciales.

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Export / Produits forestiers : une nouvelle exigence réglementaire, un mal pour un bien

La Direction générale des forêts et la Direction générale de la santé végétale viennent de siffler la fin de la récréation pour les opérateurs informels spécialisés en produits forestiers : depuis lundi, une attestation d’origine et de stock est exigée avant tout envoi à l’étranger.

Cette mesure, annoncée dans un communiqué conjoint des deux directions, s’applique à toutes les cargaisons de produits forestiers destinées à l’export. Le document doit mentionner deux informations précises : la quantité exportée et le numéro de la facture correspondante. Les agents chargés de la santé végétale l’exigeront systématiquement lors de la vérification des papiers des cargaisons, au moment où celles-ci franchissent la frontière.

Une traçabilité renforcée, un signal pour les opérateurs du secteur

Cette nouvelle exigence administrative répond visiblement à un besoin de mieux tracer l’origine des produits forestiers qui quittent le territoire, une préoccupation logique et qui ne date pas d’hier face aux risques de prélèvement non contrôlé sur les ressources naturelles.

Pour les exportateurs déjà en règle, la contrainte reste limitée : il s’agit d’un document de plus dans le dossier, à obtenir en amont auprès de la DGF. Néanmoins, cette exigence pourrait aussi jouer en leur faveur, en assainissant le marché et en écartant les opérateurs informels qui tirent les prix vers le bas ; une meilleure traçabilité peut, à terme, rassurer les acheteurs étrangers sur la légalité et la régularité des approvisionnements tunisiens.

Les entreprises concernées peuvent se rapprocher des deux directions concernées pour toute question sur cette nouvelle exigence réglementaire.

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Contentieux douanier : ASSAD reçoit une proposition de règlement à 16,034 millions de dinars

L’Accumulateur Tunisien ASSAD pourrait mettre fin à un lourd contentieux douanier avec une transaction de 16,034 millions de dinars, très loin des 234 millions de dinars d’amende prononcés en première instance par le Tribunal de Ben Arous. L’information a été communiquée par la société dans un avis publié au Conseil du Marché Financier (CMF).

La proposition de règlement à l’amiable, datée du 31 juillet 2026, prévoit déjà le versement d’une première tranche de 1,603 million de dinars. ASSAD indique avoir procédé au règlement de cette échéance.

Le montant restant serait ensuite payé sur cinq ans, selon un échéancier trimestriel de 759 545 dinars. Cette proposition ne constitue toutefois pas encore une transaction définitive. Elle ne deviendra opposable qu’après l’établissement de l’acte de transaction. D’ici là, plusieurs formalités restent nécessaires, notamment la souscription par ASSAD, auprès du Receveur des Douanes compétent, d’un engagement de paiement aux échéances prévues.

Autre point important : l’accord envisagé concerne uniquement le volet douanier du contentieux engagé en juillet 2024. Il ne règle donc pas d’éventuels autres aspects de l’affaire.

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BCT : un nouveau système d’information pour des crédits mieux calibrés

La Banque centrale de Tunisie a mis en ligne, sur son site officiel, un appel d’offres international pour créer et mettre en place une nouvelle plateforme dédiée à la centralisation des informations de crédit. Objectif : muscler la stabilité financière et affiner le suivi des risques bancaires, aussi bien à l’échelle globale qu’au niveau de chaque établissement.

Le projet vise à faire évoluer l’actuel dispositif de collecte d’informations sur les crédits vers une version plus complète. La future plateforme centralisera des données bien plus détaillées qu’aujourd’hui : contrats de prêt, situation financière des emprunteurs, données comptables, de quoi donner à la BCT une vision beaucoup plus fine de la qualité du crédit dans le système bancaire tunisien.

Un cahier des charges strict pour les candidats

Les entreprises intéressées devront déposer un dossier solide : garantie bancaire provisoire de 50 000 dinars (ou son équivalent en devises pour les sociétés non-résidentes), déclaration sur l’honneur écartant toute procédure de faillite ou de redressement judiciaire, certificat de situation fiscale à jour et extrait du Registre national des entreprises.

Les candidatures en groupement devront, elles, s’accompagner d’un document liant solidairement tous les membres autour d’un chef de file désigné, dûment signé et cacheté par chacun d’eux. Quant aux sociétés étrangères non établies en Tunisie, elles devront présenter soit un certificat original prouvant qu’elles ne sont pas visées par une faillite ou un redressement judiciaire, soit un document équivalent émis par les autorités compétentes de leur pays d’origine.

Un outil clé pour muscler l’accès au crédit des entreprises

Au-delà de sa dimension technique, cette nouvelle centrale des risques peut avoir un effet direct sur le financement de l’économie. Une base de données de crédit plus riche et plus fiable permet aux banques d’évaluer plus précisément le risque de chaque emprunteur, entreprise comme particulier, et donc, potentiellement, d’ajuster leurs conditions de financement en conséquence.

Pour les PME et les porteurs de projets, souvent pénalisés par une évaluation approximative de leur solvabilité, un système d’information de crédit plus complet pourrait à terme faciliter l’accès à des financements mieux calibrés, tout en réduisant le risque global pris par les établissements prêteurs. L’impact réel de cette nouveauté dépendra de la manière dont cette information enrichie sera exploitée par les banques.

 

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Entrepreneuriat féminin: un nouveau dispositif qui met fin au parcours du combattant

Le ministère de la Famille lance un programme de douze mois pour centraliser tout ce dont une porteuse de projet a besoin: financement, formation et accompagnement. Objectif affiché: rendre le parcours entrepreneurial féminin plus lisible, de la genèse de l’idée du projet jusqu’à sa concrétisation.

Jusqu’ici, une femme qui voulait lancer son projet devait souvent gérer plusieurs procédures séparément avec une multitude d’organismes, banques de micro-crédit, centres de formation professionnelle, agences pour l’emploi et associations locales. C’est précisément ce cloisonnement que ce dispositif entend casser, en réunissant l’ensemble de ces acteurs autour d’un même dossier.

Un accompagnement de bout en bout

Concrètement, le dispositif en question prévoit un protocole d’ingénierie d’affaires complet: de l’idée brute du projet à l’étude de faisabilité, puis l’accès à des lignes de crédit préférentielles et enfin un volet marketing et gestion pour tenir dans la durée. Pour une entrepreneure débutante, souvent freinée par le manque de garanties bancaires ou de réseau, ce type d’appui structuré peut carrément faire la différence entre un projet qui reste sur le papier et un projet qui se concrétise.

Une couverture territoriale qui compte

Le programme cible en priorité les zones rurales et les délégations de l’intérieur, via les structures associatives locales, un point clé de cette initiative, puisque l’isolement géographique reste l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat féminin hors des grands centres urbains. Il faudra, par la suite, s’assurer, sur les douze mois annoncés, que la coordination entre les différents intervenants tient ses promesses sur le terrain.

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Agriculture: les investissements privés repartent à la hausse en Tunisie

L’investissement privé dans l’agriculture et la pêche affiche une progression en valeur au premier semestre 2026. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), 5.126 opérations d’investissement ont été déclarées à fin juin 2026, pour un montant total de 647,351 millions de dinars, soit une hausse de 7% en nombre et de 10% en valeur sur un an.

La dynamique est toutefois différente entre les projets déclarés et ceux effectivement approuvés. À fin juin, 3.314 opérations ont obtenu l’approbation, en léger recul de 1% par rapport à la même période de 2025. En revanche, leur valeur a progressé de 10%, atteignant 248,952 millions de dinars. Autrement dit, le nombre de projets ne progresse pas, mais les investissements validés sont en moyenne plus importants.

Autre indicateur à retenir: les subventions accordées aux projets ont atteint 66,005 millions de dinars, en hausse de 16% sur un an. Cette progression montre un recours accru aux mécanismes publics d’appui à l’investissement agricole. Le financement bancaire progresse également. Les crédits fonciers approuvés se sont établis à 3,651 millions de dinars, contre 3,319 millions un an plus tôt, soit une hausse de 10%. Ces financements concernent une superficie totale de 203 hectares, contre 197 hectares à fin juin 2025.

Du côté des sources de financement des investissements approuvés, l’autofinancement demeure la principale composante. Il s’est élevé à 103,418 millions de dinars à fin juin 2026, en hausse de 3% sur un an. Les crédits ont représenté 79,528 millions de dinars, avec une progression de 14% par rapport à la même période de 2025. Les subventions, elles, atteignent 66,005 millions de dinars, soit une croissance de 16%. 

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Nigeria: la crypto passe sous surveillance fiscale

Le Nigeria accélère la mise sous contrôle fiscal de son marché des actifs virtuels. La Nigeria Tax Administration Act 2025 encadre désormais plus précisément les opérations liées aux cryptomonnaies et impose aux plateformes crypto de nouvelles obligations de déclaration, d’identification et de conservation des données. Le dispositif vise un marché devenu trop important pour rester en dehors du radar fiscal.

La loi prévoit que les activités liées aux actifs virtuels soient déclarées à l’administration fiscale. Les revenus provenant notamment du minage, du staking, des récompenses ou de certaines opérations sur actifs virtuels peuvent entrer dans le champ de l’impôt. La valeur retenue pour l’administration fiscale doit être déterminée à partir du prix de marché au moment de la transaction, sur la base d’une plateforme d’échange reconnue.

Pour les plateformes, le changement est encore plus concret. Les Virtual Asset Service Providers (VASP) doivent transmettre périodiquement au fisc les informations relatives aux transactions de leurs clients, conserver les données pendant au moins sept ans et appliquer des procédures strictes de connaissance du client (KYC). Les opérations importantes ou suspectes doivent également être signalées aux autorités compétentes.

Autrement dit, le fisc nigérian ne cherche plus seulement à taxer le résultat d’une activité crypto: il veut pouvoir retracer le flux qui conduit à ce résultat.

La pression monte aussi sur les opérateurs non conformes. La législation prévoit une amende de 10 millions de nairas, puis 1 million de nairas par mois supplémentaire en cas de maintien du défaut pour certaines obligations applicables aux VASP. Pour une entreprise crypto, la conformité devient donc un enjeu opérationnel et financier, et non plus une simple formalité administrative.

Cette offensive fiscale intervient alors qu’Abuja réorganise parallèlement la supervision du secteur. Le président Bola Tinubu a signé, le 17 juillet, un décret créant un Virtual Asset Council, présidé par la Central Bank of Nigeria (CBN), avec le Nigeria Revenue Service et la Securities and Exchange Commission (SEC) à la vice-présidence. L’objectif est de coordonner les autorités jusque-là chargées séparément de la fiscalité, des marchés financiers et des questions monétaires.

 

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L’entrepreneuriat se joue dès l’enfance: comment Steve Distante apprend aux enfants à oser

Steve Distante, entrepreneur en série, auteur et spécialiste de l’accompagnement des entrepreneurs, défend une idée simple: il ne faut pas attendre l’université ou la création d’une première entreprise pour développer l’esprit entrepreneurial. Pour lui, tout commence dès l’enfance, avec la capacité à oser, expérimenter et croire en ses idées.

Distante connaît le sujet de l’intérieur. Il a commencé à entreprendre très jeune, notamment en vendant du fumier de cheval comme fertilisant à ses voisins et en organisant des tournées de journaux. Plus tard, il s’est consacré à l’accompagnement des fondateurs et aux questions de financement. Il est notamment l’auteur de Pitchology: The Art and Science of Raising Capital for Entrepreneurs, consacré à la levée de capitaux, puis de Once Upon a Time in Entrepreneurland, un livre qui transmet des leçons entrepreneuriales à travers des histoires.

Aujourd’hui, il s’intéresse particulièrement aux enfants et aux adolescents. Selon Entrepreneur Magazine, Steve Distante explique que le premier enjeu consiste à ne pas décourager trop tôt leur capacité à imaginer. Lorsqu’un enfant propose une idée, lui répondre immédiatement qu’elle est irréaliste peut progressivement l’amener à ne plus prendre de risques. À l’inverse, lui demander comment il pourrait la tester permet de transformer son imagination en première expérience entrepreneuriale.

Commencer par les forces et passer rapidement à la pratique

Dans son programme d’entrepreneuriat destiné aux adolescents à Long Island, Distante commence par l’identification des forces individuelles. Il utilise notamment CliftonStrengths, l’outil de Gallup qui aide à identifier les talents naturels et à mieux comprendre comment les mobiliser.

L’objectif est de montrer aux jeunes qu’ils disposent déjà de compétences utiles. Un adolescent qui sait facilement convaincre ou créer du lien peut développer des aptitudes commerciales. Un autre particulièrement créatif peut être orienté vers la conception de produits. L’enjeu n’est donc pas de rendre tous les enfants identiques, mais de leur apprendre à exploiter leurs points forts.

Le programme passe ensuite à l’action: les jeunes découvrent l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, la propriété intellectuelle ou encore le design de produits. Ils travaillent aussi sur des prototypes et rencontrent des entrepreneurs.

Pour les parents, cette approche peut être reproduite à petite échelle. Demander à un enfant d’appeler lui-même un restaurant, de vendre quelques produits, d’organiser une petite collecte ou de proposer un service à son entourage permet déjà de travailler la communication, la vente, l’autonomie et la gestion du refus.

Distante insiste également sur le droit à l’erreur. Son propre parcours lui a appris que le perfectionnisme pouvait freiner autant l’entrepreneur que l’enfant. Une erreur ne doit donc pas être immédiatement assimilée à un échec, mais utilisée pour comprendre ce qui doit être amélioré.

Enfin, il invite à abandonner le fantasme du succès instantané. L’entrepreneuriat ne se mesure pas au nombre de millions gagnés à 25 ans. La construction progressive d’un projet, les apprentissages, les relations et la création de valeur comptent davantage.

Le message de Distante est finalement utile bien au-delà de l’entrepreneuriat: apprendre à un enfant à prendre une initiative, défendre une idée, accepter un «non» et recommencer après un échec, c’est déjà lui donner des compétences qui serviront dans ses études, sa carrière et, éventuellement, dans la création de sa propre entreprise.

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Financements privés: ce que la Tunisie doit corriger pour mieux irriguer ses PME

L’Afrique a capté près de 30% des financements privés mobilisés dans le monde par la finance publique de développement entre 2021 et 2024, selon l’OCDE. La Tunisie en a profité, mais à dose homéopathique, 137,6 millions de dollars par an en moyenne, contre 1,52 milliard pour le Maroc et 1,67 milliard pour l’Égypte.

Le «Private Finance Mobilisation Report 2026» le confirme: le continent a mobilisé 19,7 milliards de dollars par an en moyenne sur la période, mais la répartition reste très inégale. La Tunisie oscille entre 46 millions (2022) et 174 millions (2021), pour une moyenne de 137,6 millions; elle se classe troisième au Maghreb, devant l’Algérie (52 millions par an) et la Libye.

Un potentiel encore sous-exploité pour les PME

Ces mécanismes – garanties, prêts syndiqués, financements mixtes – réduisent en théorie le risque pour les investisseurs et peuvent débloquer des financements privés que les banques locales hésiteraient à accorder seules. Près de 40% des financements mobilisés en Afrique sur la période ont concerné des projets climatiques, un axe porteur pour les PME tunisiennes actives dans les énergies renouvelables, l’eau ou l’industrie. Mais le faible volume mobilisé et sa forte volatilité d’une année à l’autre trahissent une dépendance à quelques opérations ponctuelles, plutôt qu’un flux de projets suffisamment large et régulier.

Élargir le pipeline plutôt que courir après les gros montages

Pour combler l’écart, la Tunisie gagnerait à structurer davantage de dossiers finançables en amont, plutôt qu’à compter sur un ou deux montages exceptionnels. Un accompagnement technique des porteurs de projets, notamment les PME, dans les secteurs déjà identifiés comme prioritaires faciliterait leur bancabilité auprès des bailleurs. L’enjeu n’est pas seulement de capter plus d’argent, mais de transformer ces mécanismes en véritable canal d’accès au capital pour les entreprises tunisiennes.

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Marché de l’immobilier en Tunisie: résilience des prix et repli des transactions

Le marché immobilier tunisien a clôturé l’année 2025, comme observé, sur une tendance haussière des prix, conjuguée à une contraction notable du volume des transactions. Les données publiées par l’Institut national de la statistique mettent en lumière les disparités d’évolution selon les types de biens et les zones géographiques.

Au cours du quatrième trimestre de l’année 2025, l’indice des prix des propriétés bâties a enregistré une hausse modérée de 0,3% par rapport au troisième trimestre de la même année. Cette évolution globale masque toutefois des trajectoires divergentes selon la catégorie de logements. En effet, la progression de l’indice s’explique principalement par la consolidation des prix des maisons et villas, qui ont augmenté de 1,8% sur le trimestre. À l’inverse, le marché des appartements a connu une légère correction à la baisse, avec des prix reculant de 0,3% sur la même période. Du côté du foncier, les prix des terrains destinés à la construction ont, quant à eux, progressé de 1,9% d’un trimestre à l’autre.

L’analyse de l’évolution des prix en glissement annuel confirme la fermeté du marché. Le coût de l’ensemble de l’immobilier bâti s’est apprécié de 5,6% en un an. Dans le détail, les prix des appartements affichent une hausse annuelle de 5,7%, talonnés de près par les maisons individuelles qui enregistrent une croissance de 5,6%. L’indice des prix des terrains résidentiels ne fait pas exception, s’inscrivant également dans cette dynamique haussière avec une augmentation de 3,9% en glissement annuel.

Le bilan révèle des variations géographiques significatives, soulignant l’attractivité de certaines régions. L’augmentation des prix de l’immobilier bâti a été particulièrement tirée par la zone côtière du Sahel (comprenant Nabeul, Sousse, Monastir et Mahdia), où les prix se sont envolés de 6,9% sur un an. La région du Grand Tunis maintient également une dynamique positive avec une progression de 2,9% des prix du bâti en glissement annuel. Concernant les terrains à bâtir, les disparités sont tout aussi notables. Sur un an, les prix fonciers ont augmenté de 4,8% dans le Grand Tunis, de 5,3% dans la région du Sahel, et de 3,6% dans la zone de Sfax et le Sud. À contre-courant de ces tendances haussières, la région du Nord-Ouest se distingue par un recul marqué des prix des terrains résidentiels, enregistrant une baisse de 1,1% en glissement annuel.

Parallèlement à cette résilience des prix, le marché immobilier accuse un essoufflement notable au niveau des ventes. Corrigé de l’effet des variations saisonnières, le volume global des transactions a fléchi au quatrième trimestre 2025 comparativement au troisième trimestre. Cette contraction affecte l’ensemble des catégories de biens. Les échanges de terrains à bâtir ont reculé de 2,9%, les ventes de maisons ont baissé de 2,4%, et le segment des appartements est celui qui a subi le plus fort ralentissement, avec une chute de 4,9% du volume des transactions. Cette situation traduit un marché où des prix élevés coexistent avec une demande en retrait. Elle illustre une érosion nette du pouvoir d’achat des ménages et des capacités de financement bancaire.

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Au Kenya, les renouvelables progressent plus vite que le réseau électrique

Le Kenya fait face à un paradoxe énergétique: plus il accélère sa transition vers les renouvelables, plus il doit investir pour garantir la stabilité de son réseau électrique. Avec près de 90% de sa production d’électricité issue de sources renouvelables, le pays est déjà l’un des leaders africains dans ce domaine. Mais la montée du solaire et de l’éolien, dont la production varie en fonction du soleil et du vent, commence à modifier en profondeur la manière dont le réseau doit être piloté.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) classe désormais le système kényan en phase 3 de son cadre d’intégration des énergies renouvelables variables. À ce niveau, le solaire et l’éolien ne sont plus des capacités marginales: leurs variations commencent à déterminer le fonctionnement du système électrique. Lorsque leur production chute rapidement, d’autres capacités doivent pouvoir prendre le relais. Lorsqu’elle augmente fortement, le réseau doit au contraire être capable d’absorber cette énergie supplémentaire.

Cette situation intervient alors même que le Kenya continue d’étendre l’accès à l’électricité. Celui-ci est passé de 37% de la population en 2013 à 79% en 2025, avec l’objectif d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Le pays doit donc simultanément raccorder davantage de consommateurs, répondre à une demande croissante et gérer un système de production de plus en plus variable.

Pour les opérateurs du réseau, le défi est très concret. Une centrale géothermique peut fonctionner de manière relativement prévisible. Le solaire, lui, peut voir sa production chuter avec le passage des nuages ou disparaître en fin de journée. L’éolien évolue également selon les conditions météorologiques. Le réseau doit donc disposer de suffisamment de capacités flexibles pour compenser ces variations et maintenir en permanence l’équilibre entre production et consommation.

L’enjeu n’est pas de ralentir les renouvelables. Au contraire, l’AIE estime que le Kenya peut continuer à les développer, à condition d’adapter parallèlement les règles, les infrastructures et les mécanismes de gestion du système. L’augmentation des capacités de production, à elle seule, ne suffira pas.

Le prochain marché sera celui de la flexibilité

C’est là que se trouve l’un des principaux enjeux économiques de la transition énergétique kényane. Le pays aura besoin de davantage de stockage, de flexibilité et de services auxiliaires pour absorber les fluctuations du solaire et de l’éolien. L’AIE identifie précisément ces trois leviers comme essentiels pour maintenir un système électrique fiable et abordable. 

Les batteries constituent notamment une réponse directe au problème. Elles peuvent stocker une partie de l’électricité produite lorsque l’offre renouvelable est élevée, puis la restituer lorsque la production baisse. Elles peuvent également intervenir rapidement pour contribuer à l’équilibre et à la stabilité du réseau. À l’échelle mondiale, l’AIE considère d’ailleurs le stockage par batteries comme l’un des outils les plus polyvalents pour apporter de la flexibilité aux systèmes électriques.

Le Kenya dispose aussi d’un autre levier: ses interconnexions régionales. Le réseau kényan est déjà relié à ceux de l’Éthiopie, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Ces connexions permettent d’échanger de l’électricité et peuvent contribuer à équilibrer le système lorsque la production ou la demande évolue. L’AIE considère que de nouvelles interconnexions pourraient encore renforcer cette capacité.

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L’investissement industriel redémarre timidement, les prévisions s’améliorent pour fin 2026

Au cours du premier semestre 2026, le solde d’opinion des chefs d’entreprises industrielles sur l’évolution de l’investissement global s’est établi à 24%, contre 21% lors du second semestre 2025. Cette progression, bien que modeste, constitue un signal de reprise progressive après une période de prudence, voire de contraction, observée au cours des exercices précédents.

Les chefs d’entreprise interrogés sont nettement plus confiants pour l’avenir. Le solde d’opinion anticipé pour le second semestre 2026 s’élève à 26%, contre 20% la période précédente. Cette hausse de 600 points de base indique une dynamique d’accélération attendue dans les mois à venir.

L’analyse par secteur d’activité révèle des tendances contrastées. Le secteur des industries mécaniques et électriques enregistre la plus forte progression, avec un solde passant de 35% au second semestre 2025 à 48% au premier semestre 2026. Cette performance est le reflet de la demande soutenue dans les filières technologiques et d’équipement. Le secteur des matériaux de construction, céramique et verrerie connaît également une embellie notable, avec un solde bondissant de 10 à 19%.

À l’inverse, le secteur textile, habillement et cuir a vu son solde chuter dans le rouge, passant de 2 à -4%, signalant une détérioration des conditions d’investissement. Le secteur des industries chimiques, bien que bénéficiant d’un niveau élevé (29%), a tout de même enregistré un repli par rapport à son score de 38% au semestre précédent.

Les prévisions pour le second semestre 2026 confirment la position de leader du secteur des industries mécaniques et électriques, dont le solde anticipé devrait s’envoler de 10 à 37%. Les industries agroalimentaires et les industries diverses affichent également des perspectives de hausse, avec des soldes respectifs attendus à 32 et 26%.

Cependant, certains secteurs anticipent une accalmie, voire un ralentissement, notamment les matériaux de construction (dont le solde est projeté de 31 à 18%) et le textile, qui devrait voir son solde se dégrader davantage (passant de 0 à -6%). Enfin, les industries chimiques devraient connaître une stabilisation de leur niveau d’investissement.

L’enquête semestrielle de l’INS pour l’année 2026 dresse le portrait d’une industrie manufacturière en phase de redémarrage. Si le premier semestre confirme une sortie progressive de la morosité, les attentes pour la seconde partie de l’année sont résolument tournées vers une reprise plus franche. La publication du prochain bulletin semestriel permettra de vérifier si ces anticipations optimistes se sont concrétisées.

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Land’Or : une offre de 204,8 millions de dinars sur la table…

Land’Or se retrouve au cœur de deux opérations majeures. D’un côté, Poulina Group Holding (PGH) a transmis une offre engageante au fonds d’investissement étranger Maghreb Private Equity Fund IV LLC (MPEF IV) pour acquérir l’ensemble de sa participation directe et indirecte dans le capital de Land’Or. De l’autre, l’assemblée générale appelée à se prononcer sur une distribution exceptionnelle a été reportée.

L’offre formulée par PGH valorise les fonds propres de Land’Or à 204,792 millions de dinars, soit 14,860 dinars par action. Elle porte sur la totalité de la participation détenue directement et indirectement par MPEF IV dans le groupe.

Cette opération fait suite à une première communication de Land’Or datant de février 2026. Elle marque désormais une étape concrète dans le projet de sortie du fonds d’investissement, avec une offre engageante déposée par le groupe Poulina.

Parmi elles figurent notamment l’absence d’opposition du Conseil du Marché Financier (CMF), l’autorisation de l’opération de concentration économique par le Conseil de la concurrence, ainsi que la négociation et la signature de la documentation contractuelle définitive.

Autrement dit, l’offre de 14,860 dinars par action constitue une proposition ferme, mais elle ne signifie pas encore que la transaction est bouclée. Les prochaines étapes réglementaires et contractuelles seront déterminantes.

En parallèle, Land’Or a annoncé le report de son Assemblée générale ordinaire (AGO) initialement prévue le 12 août 2026. Cette réunion devait notamment permettre aux actionnaires de se prononcer sur une distribution exceptionnelle prélevée sur le compte « Prime d’émission ». Le Conseil d’administration a décidé de reporter cette assemblée afin de finaliser les échanges en cours avec le CMF sur les modalités de diffusion de l’information financière. La société précise toutefois que ce report ne remet pas en cause le principe de la distribution exceptionnelle envisagée.

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Le Soudan digitalise ses marchés publics avec « Nazaha »

Le Soudan lance « Nazaha », son nouveau système national numérique de passation des marchés publics et des contrats de l’État. Présentée le 8 août par le ministre d’État aux Finances, Mohamed Nour Abdeldaim, la plateforme doit remplacer une partie des procédures manuelles par un processus numérique couvrant les appels d’offres et la gestion des contrats publics.

Le dispositif vise surtout à rendre les achats publics plus transparents, plus traçables et plus compétitifs. Pour les entreprises, l’enjeu est important : la digitalisation doit faciliter les relations avec les administrations, réduire les démarches papier et créer un cadre plus structuré pour l’accès aux contrats de l’État. Selon le ministre, le développement du système a nécessité six mois. « Nazaha », qui signifie « intégrité », ne se limite pas à mettre les procédures d’achat en ligne. Il doit également renforcer les mécanismes de contrôle, favoriser une concurrence équitable entre les fournisseurs et améliorer l’utilisation des ressources publiques.

Le système sera connecté à plusieurs outils de gestion de l’État, notamment la plateforme de préparation et d’exécution du budget. Cette interconnexion doit notamment empêcher l’enregistrement d’un contrat qui ne serait pas couvert par une allocation budgétaire approuvée. « Nazaha » doit également être relié à « Baldna », la plateforme gouvernementale de services numériques, ainsi qu’à d’autres systèmes liés à la gestion des finances publiques.

 

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Hyundai aide ses clients à prendre des décisions plus éclairées en matière d’achat et de possession automobile avec sa nouvelle campagne “Votre Partenaire Idéal”

Hyundai Motor Moyen Orient et Afrique a lancé sa nouvelle campagne régionale “Votre Partenaire Idéal”, conçue pour aider les consommateurs à prendre des décisions d’achat de véhicule plus avisées et mieux informées, en allant au-delà du prix d’achat initial et en tenant compte du coût total de possession.

Déployée dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Afrique, la campagne met en avant l’approche Hyundai du coût total de possession (Total Cost of Ownership – TCO), afin d’aider les consommateurs à comprendre comment le choix du bon véhicule peut continuer à générer de la valeur bien après son achat.

Alors que les conducteurs sont de plus en plus attentifs à la valeur sur le long terme, Hyundai les encourage à regarder au-delà du prix affiché et à considérer tous les facteurs qui déterminent le coût réel d’un véhicule au fil des années. Fiabilité, qualité de fabrication, garantie, efficacité énergétique, entretien, pièces d’origine et valeur de revente: la campagne montre comment des choix réfléchis sur le long terme peuvent apporter davantage de confiance, de simplicité et de sérénité au quotidien.

S’appuyant sur la plateforme créative “Votre Partenaire Idéal”, la campagne donne vie à ce message à travers des situations du quotidien qui illustrent les choix avisés que chacun fait déjà dans sa vie de tous les jours. Qu’il s’agisse de préparer l’avenir, d’investir dans la qualité ou de choisir des produits conçus pour durer, elle établit un parallèle clair avec l’automobile et souligne l’importance de choisir un véhicule capable de préserver sa valeur au fil du temps.

Tout au long de la campagne, Hyundai mettra en lumière six piliers essentiels qui façonnent le coût total de possession : pièces d’origine, qualité de fabrication, garantie, efficacité énergétique, excellence du service et valeur de revente. Ensemble, ces éléments permettent aux consommateurs de mieux comprendre que la valeur d’un véhicule se construit sur l’ensemble de sa durée de détention, et non uniquement au moment de l’achat.

Jae Sun Yoo, Directeur marketing et communication de Hyundai Motor Moyen-Orient et Afrique, a déclaré : “Pour de nombreux automobilistes, le prix d’un véhicule n’est que le point de départ. Ce qui compte ensuite, c’est la manière dont ce véhicule accompagne leur quotidien, sa fiabilité, la simplicité de son entretien et la valeur qu’il continue d’offrir au fil du temps. Avec “Votre Partenaire Idéal”, nous voulons rendre le coût total de possession plus simple à comprendre et plus concret pour nos clients. En considérant l’ensemble du cycle de détention d’un véhicule, nous les aidons à prendre des décisions plus sereines et mieux informées, fondées sur la valeur à long terme plutôt que sur le seul coût immédiat.”

“Votre Partenaire Idéal” continuera d’évoluer à travers de nouveaux films de campagne, des contenus pédagogiques, des collaborations avec des créateurs de contenu, des expériences numériques et de nouveaux formats narratifs. Déployé sur une année, le programme réaffirme l’engagement de Hyundai à offrir une valeur durable et à nourrir une réflexion plus large autour de choix automobiles plus éclairés au Moyen-Orient et en Afrique.

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ASSAD : la cotation suspendue à la Bourse de Tunis

La cotation des titres de la société ASSAD est suspendue à compter de ce mardi 11 août 2026. La décision a été prise à la demande du Conseil du marché financier (CMF), dans l’attente de la publication d’un communiqué par la société.

La Bourse de Tunis a annoncé cette suspension sans préciser, à ce stade, la nature des informations qu’ASSAD doit communiquer. La reprise des échanges dépendra donc de la publication de ce communiqué et des éventuelles suites qui en découleront. 

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B.A GLASS propose 13,390 dinars pour les actions SOTUVER

L’OPA obligatoire sur SOTUVER est ouverte depuis le 5 août 2026. La société néerlandaise B.A GLASS B.V propose de racheter 6 843 844 actions de la Société Tunisienne de Verreries, soit 17,43 % du capital, au prix de 13,390 dinars par action, hors frais de courtage et commissions. Les actionnaires ont jusqu’au 26 août 2026 inclus pour décider s’ils souhaitent apporter leurs titres à l’offre.

Cette OPA fait suite à l’acquisition, le 16 avril 2026, par B.A GLASS d’un bloc de 16 204 636 actions SOTUVER, représentant 41,28 % du capital. L’opération avait été autorisée par le Conseil du Marché Financier (CMF), qui avait ensuite soumis B.A GLASS à une offre publique d’achat obligatoire portant sur les actions qu’elle ne détenait pas.

B.A GLASS détient directement 16 205 315 actions, soit 41,28 % du capital de SOTUVER. La société détient également indirectement une action. Elle a par ailleurs déclaré agir de concert avec le Groupe BAYAHI, qui possède lui aussi 16 205 315 actions, représentant 41,28 % du capital.

Les actionnaires personnes physiques et morales appartenant au Groupe BAYAHI ont, de leur côté, indiqué par écrit qu’ils ne souhaitaient pas vendre leurs actions dans le cadre de cette OPA. L’offre porte donc sur les titres restant en dehors de ces participations.

Cette nouvelle configuration découle d’un accord conclu entre B.A GLASS et le Groupe BAYAHI le 16 décembre 2025. Les deux parties avaient alors convenu de la cession d’un bloc de 16 204 636 actions, avec l’objectif de maintenir une participation équivalente au capital de SOTUVER et une gestion fondée sur le paritarisme et le co-contrôle.

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Nvidia veut faire des « AI factories » un nouvel actif pour les investisseurs

Nvidia veut faire des « AI factories » un nouvel actif pour les investisseurs veut faire passer l’infrastructure d’intelligence artificielle dans une nouvelle catégorie financière. Le géant américain des semi-conducteurs s’est associé à Apollo, BlackRock, Blackstone, Brookfield, Goldman Sachs et KKR pour mettre en place des plateformes de financement capables de mobiliser plus de 500 milliards de dollars de capitaux privés au fil du temps pour développer des infrastructures IA. L’objectif : permettre aux entreprises qui ont besoin de puissance de calcul de construire ou d’accéder à des capacités informatiques à grande échelle sans supporter seules l’intégralité de l’investissement initial.

L’annonce faite le 10 août par Jensen Huang, fondateur et CEO de NVIDIA, marque surtout un changement de perspective. Le calcul informatique destiné à l’IA ne serait plus seulement une dépense technologique ou un achat de GPU. Il pourrait devenir une infrastructure productive susceptible d’être financée comme d’autres actifs de long terme.

Le raisonnement de Nvidia repose sur une évolution du marché. Avec le passage des expérimentations aux usages industriels de l’IA, les entreprises ont besoin de capacités de calcul disponibles en permanence pour entraîner des modèles, faire tourner des systèmes d’inférence et déployer des agents IA. Nvidia parle désormais d’« AI factories » : des infrastructures qui combinent accélérateurs de calcul, réseaux, logiciels, systèmes et outils nécessaires pour transformer l’électricité et les données en puissance de calcul exploitable. Cette approche est déjà matérialisée par Nvidia DSX, une plateforme conçue pour aider les opérateurs à concevoir, construire et exploiter des infrastructures IA en intégrant le calcul, les logiciels, les installations et les technologies des partenaires. Nvidia présente DSX comme un cadre permettant d’optimiser notamment le coût de production des tokens et le temps nécessaire pour mettre une infrastructure en production.

Le changement est donc important pour les entreprises : au lieu de considérer séparément les serveurs, les GPU, le réseau, le refroidissement et l’électricité, le modèle consiste à penser l’ensemble comme une unité économique destinée à produire du calcul IA.

Pourquoi le modèle intéresse les investisseurs ?

Nvidia avance plusieurs arguments. D’abord, ses infrastructures peuvent servir à différents types de charges de travail : modèles de langage, vision, voix, biologie, robotique ou encore IA physique. Une infrastructure peut donc théoriquement être réaffectée si les besoins d’un premier client évoluent.

Ensuite, le logiciel joue un rôle central. L’écosystème CUDA permet à Nvidia de faire évoluer les performances des infrastructures déjà installées grâce aux optimisations logicielles, ce qui peut prolonger leur durée d’utilisation économique. La société cite notamment ses GPU A100, lancés en 2020, qui restent utilisés commercialement plusieurs années après leur introduction. Nvidia utilise cet exemple pour défendre l’idée que la valeur économique d’une infrastructure de calcul ne disparaît pas nécessairement au rythme du renouvellement des générations de GPU.

Cette logique rejoint la transformation plus large du marché : la valeur ne se situe plus uniquement dans le matériel, mais dans la capacité d’une infrastructure complète à produire du calcul utile et monétisable sur plusieurs années.

Le vrai produit

C’est là que le raisonnement de Jensen Huang devient particulièrement intéressant pour les dirigeants. Une entreprise n’achète pas du compute uniquement pour posséder des GPU. Elle l’achète pour produire quelque chose : des modèles, des services, des logiciels, des agents, des analyses ou des automatisations capables de générer de la valeur.

Nvidia résume cette logique par une chaîne économique simple : davantage de compute permet de développer de meilleures capacités d’IA ; de meilleures capacités augmentent les usages ; davantage d’usages peuvent générer davantage de revenus ; ces revenus alimentent à leur tour la demande de compute.

Cette logique transforme progressivement le calcul IA en infrastructure de production, plutôt qu’en simple infrastructure informatique.

Et c’est précisément ce qui intéresse les investisseurs spécialisés dans les infrastructures : un actif capable de générer des revenus récurrents, d’être utilisé par plusieurs clients et de conserver une valeur économique sur une période relativement longue.

Par ailleurs, le montage n’est pas totalement sans risque pour Nvidia. Jensen Huang indique que le groupe pourrait, dans certains projets, apporter un mécanisme de soutien à la valeur résiduelle pouvant aller jusqu’à 25 % de l’opération, évalué au cas par cas. Ce mécanisme doit compléter l’analyse indépendante des investisseurs et non la remplacer.

Cette précision est importante : Nvidia cherche à faciliter l’accès au financement tout en évitant de transformer son bilan en gigantesque banque destinée à financer ses propres clients.

C’est également ce qui explique les interrogations apparues autour du risque de « financement circulaire ». Plusieurs analystes ont relevé la proximité entre le fabricant de puces, ses clients et les investisseurs qui financent l’écosystème. Nvidia défend au contraire un modèle dans lequel les institutions financières évaluent indépendamment chaque projet.

 

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3,8 milliards de dollars demandés pour 1,5 milliard levé par Afreximbank

Les investisseurs en voulaient plus. Pour sa première émission obligataire publique en dollars depuis 2021, Afreximbank a reçu des demandes atteignant 3,8 milliards de dollars, soit plus du double du montant qu’elle souhaitait lever. Au bout du compte, la Banque africaine d’import-export a mobilisé 1,5 milliard de dollars.

A dire vrai, l’opération, réalisée le 16 juillet 2026, constitue la plus importante émission obligataire jamais réalisée par Afreximbank. Elle s’est déroulée en deux tranches de 750 millions de dollars. La première, sur cinq ans et demi, arrivera à échéance en janvier 2032 avec un rendement de 6,3%. La seconde, d’une maturité de dix ans, court jusqu’en juillet 2036 avec un rendement de 7,13%.

La forte demande a surtout permis à la banque de revoir ses conditions à la baisse. Le coût de l’emprunt a ainsi été resserré de 37,5 points de base pour chacune des deux tranches par rapport aux premières indications communiquées aux investisseurs. En fait,derrière cette opération, c’est donc moins la taille du chèque que l’appétit du marché qui retient l’attention. Les ordres sont notamment venus du Royaume-Uni, d’Europe, d’Asie et des États-Unis. Pour Afreximbank, cette mobilisation traduit la confiance des investisseurs dans sa capacité à lever des fonds sur les grands marchés internationaux.

La banque panafricaine n’en est d’ailleurs pas à sa première stratégie de diversification. Après avoir été absente du marché public en dollars depuis 2021, elle s’est tournée ces dernières années vers d’autres places financières, avec notamment des émissions obligataires au Japon en 2024 et 2025 et en Chine en 2025.

Cette nouvelle opération remet ainsi le dollar au centre de son dispositif de financement. Les 1,5 milliard de dollars levés doivent servir à renforcer la capacité d’Afreximbank à financer le commerce africain et international, mais aussi les projets liés à l’industrialisation et à la croissance du continent. “Le succès de cette émission témoigne de la confiance que les investisseurs continuent d’accorder à Afreximbank et à la dynamique de croissance de l’Afrique”, a déclaré Chandi Mwenebungu, directeur général de la Trésorerie et des Marchés et trésorier du groupe Afreximbank.

Par ailleurs, l’opération donne donc un aperçu de la place que peuvent encore occuper les institutions africaines sur les marchés internationaux. Pour un continent qui doit financer davantage d’infrastructures, développer ses échanges et accélérer son industrialisation, l’accès aux capitaux reste un enjeu central.

Afreximbank entend précisément jouer ce rôle de passerelle entre ces capitaux et les besoins de l’Afrique. Cette fois, le marché lui a ouvert grand la porte.

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