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13 fonds lancés, 64 fermés: ce que l’ESG dit désormais aux investisseurs

Le marché de l’investissement durable traverse une nouvelle phase. Les investisseurs ne tournent pas complètement le dos aux fonds ESG, mais ils se montrent désormais plus sélectifs, tandis que les sociétés de gestion réduisent fortement le lancement de nouveaux produits.

Selon les données de Morningstar rapportées par Reuters, seulement 13 nouveaux fonds durables ont été lancés en Europe au deuxième trimestre 2026, contre 35 un an auparavant. Dans le même temps, 64 fonds ont été fermés. Depuis le renforcement des règles européennes sur l’investissement durable en janvier 2023, 956 fonds durables ont ainsi été retirés du marché, contre 691 nouveaux lancements.

Cette prudence ne signifie toutefois pas que les investisseurs abandonnent l’ESG. Au contraire, Morningstar estime que les fonds durables mondiaux ont enregistré 3,5 milliards de dollars de flux nets positifs au premier trimestre 2026, après une sortie de 27 milliards de dollars au trimestre précédent. L’Europe a largement porté ce rebond, avec 9,1 milliards de dollars d’entrées nettes.

Le changement se situe donc davantage dans la manière d’investir. Les investisseurs semblent privilégier des produits plus ciblés, notamment les fonds passifs et les obligations durables, plutôt que de multiplier les fonds portant simplement une étiquette ESG. Au premier trimestre, les stratégies passives européennes ont notamment attiré 24 milliards de dollars, tandis que les fonds durables obligataires ont enregistré 9,5 milliards de dollars d’entrées.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. Les performances de certains investissements liés à la transition énergétique ont déçu, tandis que les nouvelles règles européennes rendent plus difficile l’utilisation de l’appellation “durable “. Les accusations de greenwashing et le débat politique autour de l’ESG, particulièrement aux États-Unis, renforcent également la prudence des gestionnaires.

Pour autant, les montants en jeu restent considérables. Les fonds durables mondiaux représentaient 3,73 trillions de dollars d’actifs au deuxième trimestre 2026, selon les données Morningstar citées par Reuters.

Le marché ESG ne disparaît donc pas. Il semble plutôt entrer dans une phase où l’étiquette “durable” ne suffit plus à attirer les capitaux. Les investisseurs cherchent davantage de performance, de transparence et de résultats mesurables. Pour les entreprises et les gestionnaires d’actifs, l’enjeu n’est plus seulement d’afficher des engagements ESG, mais de pouvoir démontrer leur valeur économique et leur impact.

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Voici pourquoi vous ne devez pas traiter TikTok comme une publicité

Sur TikTok, vouloir vendre trop rapidement peut être l’une des principales erreurs des entrepreneurs qui souhaitent développer leur présence sur la plateforme. Dans une interview avec Hadil Harbaoui, fondatrice et CEO de GenZ Creative Agency, nous a expliqué pourquoi la priorité doit d’abord être de créer une audience engagée, avant de chercher à la convertir en clients.

Consultants, coachs, experts ou entrepreneurs utilisent aujourd’hui TikTok pour développer leur personal branding et promouvoir leurs activités. Mais, selon Hadil, reprendre les mêmes codes que sur Instagram ou transformer chaque vidéo en publicité n’est pas la bonne approche. « Mon premier conseil, c’est de stopper le réflexe de vendre », souligne Hadil Harbaoui .

Pour elle, les utilisateurs ne viennent pas sur TikTok avec l’intention première d’acheter. Ils cherchent du contenu qui les intéresse, les informe ou leur permet de s’identifier à une personne. L’enjeu est donc de parler de sujets pertinents pour son audience, de partager son expertise et de créer progressivement une relation. « Les gens ne viennent pas vous écouter pour acheter un produit. Ils viennent parce que vous avez quelque chose d’intéressant à dire », souligne Hadil.

L’authenticité avant la promotion

Cette relation passe notamment par l’authenticité. Plutôt que de montrer uniquement le résultat final ou une image parfaitement maîtrisée de son activité, l’entrepreneur peut documenter son parcours : les coulisses, les étapes de création, les difficultés, les réussites ou encore les journées de travail. « Les gens veulent voir l’expérience réelle », explique Hadil.

Cette approche permet de donner une histoire au compte et de faire participer l’audience à l’évolution du projet. Lorsqu’un produit ou un service est ensuite proposé, il arrive auprès d’une communauté qui connaît déjà l’entrepreneur, son expertise et son parcours. Autre erreur à éviter : copier les créateurs qui fonctionnent déjà. Hadil recommande de suivre les tendances et d’observer ce qui marche dans son secteur, mais sans reproduire la personnalité ou le contenu d’un autre. « Les personnes qui deviennent virales sur TikTok ont généralement quelque chose d’unique » indique la CEO de GenZ Creative Agency. Cette différence peut être une façon de parler, une histoire personnelle, un ton particulier ou un angle original sur un sujet connu.

La recherche de perfection peut également ralentir les entrepreneurs. Hadil met en garde contre les contenus excessivement produits, avec des heures consacrées au cadrage, à la lumière, au décor ou au montage. « TikTok veut du contenu brut », affirme-t-elle. Un smartphone peut suffire pour commencer, à condition d’avoir une image correcte et une bonne lumière. Pour elle, la présence face caméra, la manière de raconter et la pertinence du contenu comptent davantage qu’une production coûteuse.

Tester, apprendre et ajuster

Cela ne signifie pas qu’il faut abandonner toute logique commerciale. Mais la vente ne doit pas devenir le seul message adressé à l’audience. Selon elle, au lieu de multiplier les appels à l’achat, elle conseille de créer des contenus utiles, d’échanger avec les abonnés et de répondre à leurs questions. Cette interaction permet surtout de rappeler qu’une personne se trouve derrière le compte.

Enfin, il faut accepter que les premiers contenus ne donnent pas forcément les résultats espérés. La viralité n’est pas une recette que l’on peut reproduire à chaque publication. Il faut tester, observer les réactions, comprendre ce que l’audience regarde et ajuster sa manière de communiquer. Pour Hadil, une partie essentielle de l’apprentissage vient justement de cette expérimentation. « Les astuces les plus précieuses que vous allez apprendre, vous allez les apprendre par expérience », souligne-t-elle. Pour un entrepreneur, TikTok doit donc être considéré comme un espace d’expérimentation autant qu’un canal de communication. L’objectif n’est pas simplement de cumuler des vues, mais de transformer progressivement l’attention en confiance, puis la confiance en communauté et, à terme, en opportunités commerciales.

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Zlecaf: Bergmans décroche un projet douanier de 3,1 milliards $ dans 50 pays, dont la Tunisie

La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) veut s’attaquer à l’un des problèmes les plus concrets du commerce en Afrique, à savoir, le passage des marchandises aux frontières. Son secrétariat vient de confier à l’entreprise nigériane “Bergmans Security Consultants and Supplies” un projet de modernisation des douanes dans 50 pays africains. Le contrat, conclu pour 20 ans, est évalué à 3,1 milliards de dollars.

Le projet sera déployé par AfriTrade CMP, une filiale de Bergmans. L’entreprise devra mettre en place des outils numériques pour simplifier les procédures douanières, faciliter le suivi des marchandises et permettre aux administrations de mieux échanger leurs données.

L’idée est assez simple. Aujourd’hui, une marchandise qui traverse plusieurs pays africains peut être confrontée à des procédures différentes à chaque frontière. Documents, contrôles, systèmes informatiques et formalités ne sont pas toujours les mêmes. Pour les entreprises, cela peut se traduire par du temps perdu, des coûts supplémentaires et, parfois, des marchandises bloquées. La Zlecaf veut donc rendre ces passages plus fluides. Avec le nouveau dispositif, les marchandises pourront être suivies plus facilement et les informations douanières davantage partagées entre les pays. Les procédures devraient également être progressivement harmonisées. Ce changement peut sembler administratif. Il touche pourtant directement les entreprises qui cherchent à vendre au-delà de leur marché national.

Pour un exportateur, par exemple, quelques heures ou quelques jours supplémentaires à une frontière peuvent avoir un coût. Pour une PME qui commence à travailler avec plusieurs pays africains, devoir comprendre et gérer des procédures différentes à chaque étape peut également devenir un frein. Une douane plus numérique et mieux connectée pourrait donc faciliter cette expansion.

Une autre façon de faire fonctionner la ZLECAf

Car la création de la Zlecaf ne signifie pas automatiquement que les marchandises circulent facilement d’un pays à l’autre. L’accord, entré en vigueur en 2021, vise notamment à réduire les droits de douane et les autres obstacles au commerce entre pays africains. Mais même lorsque les droits sont réduits, une entreprise peut encore se retrouver face à des formalités complexes ou à des systèmes douaniers qui ne communiquent pas entre eux. C’est là que le projet Bergmans prend son importance. Il ne s’agit plus seulement de négocier les règles du commerce africain. Il faut maintenant faire fonctionner ces règles sur le terrain, aux frontières.

Wamkele Mene, secrétaire général de la Zlecaf, a d’ailleurs insisté sur ce point. Selon les données relayées par plusieurs médias, les systèmes douaniers encore largement manuels favorisent les fuites de recettes et certaines pratiques de sous-facturation ou de surfacturation. La digitalisation doit permettre aux administrations de mieux suivre les marchandises et de sécuriser les opérations. Le projet doit également améliorer la visibilité sur les flux commerciaux. Pour les pouvoirs publics, cela signifie disposer de davantage de données sur les marchandises qui entrent et sortent des pays. Pour les entreprises, cela peut surtout signifier une meilleure visibilité sur leurs propres opérations.

Pourquoi 3,1 milliards de dollars?

Le montant annoncé donne une idée de l’ampleur du chantier. Les 3,1 milliards de dollars correspondent à la valeur du contrat de concession sur 20 ans. Bergmans doit notamment mobiliser les moyens financiers et techniques nécessaires au déploiement du système.

L’entreprise devra travailler avec les administrations douanières nationales, car l’objectif n’est pas d’imposer exactement le même fonctionnement partout. Les solutions devront être adaptées aux réglementations et aux réalités de chaque pays.

Le choix d’un acteur nigérian est également à relever. La ZLECAf indique avoir privilégié une entreprise africaine alors que des groupes internationaux avaient également manifesté leur intérêt. Bergmans entend s’appuyer sur l’expérience acquise au Nigeria dans la modernisation des douanes pour étendre cette approche à d’autres pays.

A dire vrai, derrière ce projet douanier, il y a donc une ambition beaucoup plus large, celle de faire en sorte que le marché africain fonctionne réellement pour les PME. D’ailleurs, les échanges entre pays africains ont atteint 220 milliards de dollars en 2024, en hausse de 12,5 % sur un an, selon Wamkele Mene. La Zleacf veut doubler ce volume d’ici 2035. Pour y parvenir, il ne suffit pas de réduire les droits de douane. Il faut aussi que les marchandises puissent circuler, que les entreprises comprennent facilement les procédures et que les frontières prennent moins de temps à franchir. Le projet confié à Bergmans s’inscrit dans cette étape plus concrète de la Zlecaf. Après avoir posé les règles d’un marché africain commun, le continent cherche désormais à construire les outils qui permettront de le faire fonctionner.

Pour les entreprises tunisiennes qui souhaitent se développer sur les marchés africains, l’évolution mérite donc d’être suivie. Une meilleure connexion des douanes pourrait, à terme, rendre certains marchés plus accessibles et simplifier une partie des opérations d’exportation. Mais tout dépendra de la manière dont le système sera déployé dans chaque pays et de son adoption par les administrations nationales. Pour rappel! La Tunisie a ratifié la Zlecaf en 2020 et faisait partie des sept pays ayant participé à la phase pilote de la Guided Trade Initiative en 2023.  C’est un secret polichinelle! La Tunisie regarde depuis plusieurs années vers le marché africain pour diversifier ses débouchés. Plusieurs initiatives publiques et privées ont été lancées.  Ses exportateurs disposent déjà d’une offre dans une panoplie de secteurs, de l’agroalimentaire aux composants automobiles, en passant par les équipements électriques et les produits chimiques. Le véritable enjeu reste désormais de transformer ce potentiel en flux commerciaux plus importants. À cela s’ajoute que plusieurs pays africains ont assoupli leurs règles de visa, voire même, ils ont levé le visa pour certains pays, tandis que d’autres ont mis en place des procédures d’e-visa, facilitant les déplacements des entrepreneurs, des professionnels et des investisseurs. 

Au final, la réussite du projet se mesurera moins à ses 3,1 milliards de dollars qu’à une question beaucoup plus simple pour les entreprises. Combien de temps faudra-t-il demain pour faire passer une marchandise d’un pays africain à un autre?

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Bank ABC Tunisie et BMICE signent un accord de financement en faveur du commerce extérieur au Maghreb Arabe

Bank ABC Tunisie et la Banque Maghrébine d’Investissement et de Commerce Extérieur “BMICE” annoncent la signature d’un accord de financement stratégique de 8,5 millions de dollars américains visant à renforcer le soutien aux opérations de commerce extérieur de et vers les pays du Maghreb Arabe.

Cette opération marque une première dans les relations entre les deux institutions et ouvre la voie à une coopération durable destinée à faciliter les échanges commerciaux, à soutenir les entreprises importatrices ainsi qu’exportatrices, et à promouvoir une meilleure intégration économique régionale.

Ce partenariat illustre l’engagement commun des deux institutions à soutenir le développement des échanges commerciaux intra-maghrébins et à favoriser une plus grande intégration économique régionale.

Pour Bank ABC Tunisie, cette opération s’inscrit pleinement dans sa stratégie de soutien et de facilitation des flux commerciaux régionaux et de création de nouvelles opportunités de croissance pour les entreprises tunisiennes.

À cette occasion, M. Saber Ayadi, Directeur Général de Bank ABC Tunisie, a déclaré : « Nous sommes particulièrement fiers de conclure cet accord qui témoigne de notre engagement constant en faveur du financement du commerce extérieur et du développement économique. À travers ce partenariat, Bank ABC Tunisie réaffirme son rôle d’acteur financier de référence dans l’accompagnement des institutions et des entreprises contribuant au dynamisme des échanges intra-maghrébins. Nous demeurons convaincus que le renforcement des liens économiques entre les pays de la région constitue un levier essentiel pour une croissance durable et créatrice de valeur pour l’ensemble des parties prenantes. »

Pour sa part, M. Fauzi ABOKHZAM, Directeur Général de la BMICE a déclaré : « À travers ce partenariat, BMICE réaffirme sa volonté de soutenir le développement du commerce

international et de favoriser une plus grande intégration économique dans la région du Maghreb Arabe. En mettant à disposition de Bank ABC Tunisie des capacités de financement dédiées au commerce extérieur, nous contribuons à l’accompagnement des entreprises de la région. Ce partenariat reflète également la confiance que nous accordons à Bank ABC Tunisie, un acteur bancaire de référence et un partenaire de choix pour concrétiser cette ambition commune ».

La signature de cet accord illustre la convergence des ambitions des deux institutions en faveur d’un développement économique régional durable et vient consolider un partenariat de long terme dédié au renforcement des échanges intra-maghrébins et à l’approfondissement de l’intégration économique régionale.

Cette collaboration témoigne de la confiance accordée à Bank ABC Tunisie ainsi que de la reconnaissance de son rôle actif dans le financement du commerce international et l’accompagnement des entreprises tunisiennes et maghrébines dans leurs projets de développement.

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IA : pourquoi les entreprises tunisiennes peinent à franchir le cap

Une récente étude nationale consacrée à la transformation numérique des entreprises tunisiennes met en évidence un important retard de préparation quant à la mise en place des outils technologiques relatifs à l’Intelligence Artificielle (IA).

Cette étude a débouché sur la note d’analyse n° 78 de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives, publiée en mai 2026.

Ce document s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 1 208 entreprises et d’près ses résultats, 92 % des entreprises tunisiennes n’ont pas encore atteint un niveau de maturité numérique suffisant pour mener seules une transformation avancée en termes d’IA.

Pour les entreprises tunisiennes, le problème ne se résume pas à l’achat ou à l’acquisition d’outils d’intelligence artificielle. L’utilisation de ces outils nécessite, en effet, des données exploitables, des processus digitalisés, des infrastructures adaptées et des collaborateurs disposant des compétences nécessaires. La transformation numérique devient ainsi un sujet directement lié à l’organisation et aux choix stratégiques de l’entreprise.

Un marché pour les entreprises spécialisées

Ce retard, aussi contraignant et pénalisant qu’il soit, peut, néanmoins, constituer une opportunité pour les acteurs capables d’accompagner les entreprises dans leur transformation : conseil, formation, développement de logiciels, automatisation ou intégration de solutions numériques.

Pour les entrepreneurs tunisiens, l’idée est d’identifier les besoins encore insuffisamment couverts et de proposer des solutions adaptées aux réalités des entreprises. Ces dernières doivent, ainsi, préparer leur organisation avant de multiplier les usages de l’intelligence artificielle et de les banaliser au sein de leurs structures.

L’enjeu dépasse le simple usage d’une nouveauté technologique : la maturité numérique devient progressivement un facteur de compétitivité et de performance managériale.

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Yessine Feki, une carrière commerciale dans l’hôtellerie tunisienne distinguée “Personality of the Week”

Yessine Feki, récemment nommé “assistant director of sales” au Radisson Blu Hotel & Convention Center Tunis, vient également d’être désigné “personality of the week” par Hotelier Africa, un média spécialisé dans l’hôtellerie et le tourisme en Afrique. Cette mise en avant revient sur son parcours dans l’hôtellerie tunisienne et son évolution vers des responsabilités commerciales.

Avec plus d’une dizaine d’années d’expérience dans le secteur, Yessine Feki a occupé plusieurs fonctions commerciales au sein de deux établissements hôteliers tunisiens. Il a notamment évolué au Radisson Blu Tunis, où il a été “senior sales manager” avant d’occuper son poste actuel. Auparavant, il a travaillé à The Residence Tunis comme “senior sales executive” puis “sales manager”. En fait, son parcours illustre une évolution progressive dans un métier qui dépasse aujourd’hui la simple commercialisation de chambres. Dans ses différentes fonctions, il a notamment travaillé sur la clientèle corporate, les événements professionnels et le segment tourisme d’affaires et de l’événementiel professionnel (MICE), ainsi que sur la gestion de comptes et le développement de partenariats.

D’ailleurs, dans son poste actuel, son activité porte notamment sur le développement commercial auprès des entreprises, des administrations et des acteurs internationaux. Il est également en relation avec des multinationales, des ambassades, des compagnies aériennes, des agences de voyages et des organisations internationales. En plus, cette dimension B2B occupe une place particulière dans l’économie hôtelière. Les établissements ne dépendent pas uniquement des voyageurs individuels;les contrats avec les entreprises, les événements professionnels, les congrès et les partenariats avec différents acteurs du tourisme constituent également des relais d’activité. C’est sur ce volet commercial que repose une partie du parcours de Yessine Feki. Les négociations de contrats, le suivi des grands comptes, la fidélisation des clients et la recherche de nouveaux marchés font partie des responsabilités associées à ses fonctions.

La reconnaissance accordée par Hotelier Africa met ainsi en lumière un parcours professionnel, mais aussi l’évolution des métiers commerciaux dans l’hôtellerie. Pour les établissements qui cherchent à renforcer leur activité corporate et internationale, ces fonctions deviennent un point de contact entre l’hôtel, les entreprises et différents acteurs économiques.

Au-delà de son parcours individuel, cette mise en avant permet donc de regarder l’hôtellerie sous un angle moins touristique et davantage commercial, celui des entreprises, des événements professionnels, des partenariats et des marchés internationaux.

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Tunisie – Inde : quelles opportunités pour les entreprises tunisiennes ?

La Tunisie accueillera, le 20 août 2026 à Tunis, un forum d’affaires tuniso-indien consacré au renforcement des relations économiques entre les deux pays. Pour les entreprises tunisiennes, ce rendez-vous constitue une occasion d’explorer de nouveaux partenariats commerciaux et d’investissement avec un marché indien aux perspectives importantes.

L’enjeu dépasse toutefois la simple organisation d’un événement économique. Pour une entreprise tunisienne, l’ouverture vers l’Inde suppose d’identifier les secteurs dans lesquels une coopération peut créer de la valeur, mais aussi de déterminer si la coopération commerciale, industrielle ou technologique avec un partenaire indien répond réellement à ses besoins.

Cette approche rejoint les échanges engagés en janvier entre l’Agence de promotion de l’investissement extérieur et l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie. Les discussions avaient notamment identifié les technologies de l’information et de la communication, l’industrie pharmaceutique et les grands projets d’infrastructure parmi les domaines prioritaires de coopération.

Un marché à aborder avec une stratégie ciblée

Pour les entreprises tunisiennes, l’Inde peut donc être envisagée à la fois comme un marché commercial et comme une source potentielle de partenariats. La question est désormais de passer d’une logique de prospection à une démarche structurée : sélectionner les secteurs pertinents, identifier les partenaires et évaluer les projets susceptibles de déboucher sur une création de valeur durable.

Le forum du 20 août pourrait ainsi offrir aux entrepreneurs tunisiens un cadre pour transformer les discussions bilatérales en opportunités concrètes de coopération et d’investissement.

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Mozambique : la justice bloque les dispositions autorisant les coupures d’Internet

Le Mozambique vient de poser une limite importante au pouvoir de l’État sur les réseaux de télécommunications. Le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnelles plusieurs dispositions du règlement qui permettait aux autorités de suspendre ou de bloquer des communications en invoquant notamment un risque pour la sécurité publique ou la sécurité de l’État. Le texte était issu du décret n°48/2025, adopté le 16 décembre 2025.

Le dossier est particulièrement sensible. Une interruption d’Internet ne touche pas uniquement les réseaux sociaux ou l’accès à l’information : elle peut interrompre les paiements électroniques, les services cloud, les plateformes de vente, les communications avec les clients et les opérations à distance. Pour les entreprises qui dépendent du numérique, une coupure devient donc rapidement un risque opérationnel.

Le règlement contesté donnait à l’Institut national des communications du Mozambique (INCM) des pouvoirs étendus sur les réseaux. Il prévoyait notamment la possibilité de suspendre des services de télécommunications, de contrôler le trafic, de collecter certaines données et d’intervenir techniquement sur les infrastructures des opérateurs. La suspension pouvait notamment être envisagée lorsqu’un « risque imminent » pour la sécurité était invoqué.

C’est précisément cette logique qui a déclenché la contestation. Le Centre pour la démocratie et les droits humains (CDD) a saisi le Médiateur le 29 janvier 2026, estimant que le gouvernement avait utilisé un décret pour intervenir dans un domaine touchant directement aux droits fondamentaux. Le Médiateur a ensuite transmis la demande au Conseil constitutionnel le 17 février.

Le problème soulevé n’était donc pas seulement celui d’une éventuelle coupure d’Internet. Il portait aussi sur qui peut décider de restreindre un droit fondamental et dans quelles conditions. Le CDD estimait notamment que des restrictions aussi importantes ne pouvaient pas être instaurées simplement par voie réglementaire, sans intervention du Parlement ni garanties judiciaires suffisantes.

Cette affaire prend une dimension particulière au regard des précédents mozambicains. Après les élections générales de 2024, des organisations de la société civile avaient déjà contesté devant la justice les restrictions imposées à l’accès à Internet. Le Tribunal judiciaire de la ville de Maputo avait alors ordonné aux opérateurs de s’abstenir de bloquer l’accès au réseau.

La décision constitutionnelle envoie ainsi un signal qui dépasse le seul Mozambique : la sécurité nationale ne suffit pas, à elle seule, à écarter les règles qui encadrent les droits numériques.

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Transtu recrute 580 agents, dont 5 ingénieurs

La Société des transports de Tunis (Transtu) s’apprête à renforcer ses effectifs. La société lance un concours externe pour recruter 580 agents dans plusieurs catégories de métiers, avec des postes allant des fonctions directement liées à l’exploitation du réseau aux profils techniques.

Le concours démarrera officiellement le 12 août 2026. Les candidats auront jusqu’au 8 septembre 2026 pour déposer leur dossier. La procédure se fera exclusivement en ligne, à travers le site officiel de la Transtu.

Dans le détail, les besoins sont particulièrement importants du côté de l’exploitation. La Transtu prévoit de recruter 336 conducteurs-receveurs de bus, ce qui représente la plus grande part des postes proposés. Le concours prévoit également 158 agents qualifiés, ainsi que 37 agents de nettoyage et 20 agents de sécurité.

Les profils techniques sont également concernés. La société compte recruter 18 agents techniques, 6 techniciens supérieurs et 5 ingénieurs, complétant ainsi les différents besoins identifiés dans cette campagne de recrutement.

Pour les candidats intéressés, la Transtu a retenu une procédure entièrement numérique. L’inscription en ligne permet de générer automatiquement un espace personnel sécurisé pour chaque postulant. Celui-ci dispose ensuite d’un identifiant et d’un mot de passe pour accéder à son espace et suivre les démarches liées à sa candidature.

Les personnes souhaitant participer au concours devront donc effectuer leur inscription à partir du 12 août et veiller à déposer leur dossier avant le 8 septembre 2026.

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Phosphates: Washington met jusqu’à 1,53 million de dollars sur la table pour la Tunisie

Le secteur tunisien des phosphates attire de nouveau l’attention à l’international. Cette fois, l’initiative vient de Washington. L’ambassade des États-Unis à Tunis et le département d’État américain viennent de lancer un appel à projets pouvant mobiliser jusqu’à 1,536 million de dollars, (soit environ 4,4 millions de dinars tunisiens), pour soutenir le développement d’investissements privés et transparents dans cette filière.

Le projet retenu devra être mis en œuvre sur une période allant de 18 à 24 mois. À travers ce financement, les États-Unis cherchent notamment à accompagner la mise en place de standards techniques de production plus avancés, à favoriser les échanges commerciaux avec la Tunisie et, plus largement, à renforcer la sécurité des chaînes d’approvisionnement en minéraux considérés comme stratégiques.

Concrètement, l’appel s’adresse à des acteurs capables de porter ce type de projet. Les entreprises privées, organisations à but non lucratif américaines ou internationales, universités et centres de recherche peuvent présenter leur candidature, à condition de disposer d’une expertise dans des domaines tels que le financement de projets, la diplomatie commerciale ou encore le développement minier.

En effet, le financement ne vise donc pas simplement à soutenir la production de phosphate. Il cherche à agir sur l’ensemble de l’environnement qui permet à une filière minière de se développer (normes techniques, investissement privé, expertise et accès aux marchés internationaux).

A dire vrai, cette démarche américaine intervient dans un contexte où les chaînes mondiales d’approvisionnement en ressources stratégiques font l’objet d’une attention croissante. Pour Washington, la diversification des fournisseurs et le développement de partenariats avec des pays producteurs constituent désormais un enjeu économique et stratégique.

Par ailleurs, la Tunisie dispose, dans ce cadre, d’un secteur des phosphates déjà structuré autour de l’extraction et de la transformation industrielle. Mais la filière fait également face à des défis importants en matière de production, de compétitivité, d’investissement et de modernisation. L’intérêt américain ouvre ainsi une nouvelle piste pour mobiliser des ressources et des compétences autour de ces enjeux.

Le programme est financé par le Bureau de coordination de l’assistance, relevant du Bureau des affaires du Proche-Orient du département d’État américain. Sa mise en œuvre est prévue sur une période maximale de deux ans. Le calendrier est désormais fixé. Les candidats peuvent adresser leurs questions jusqu’au 18 août 2026, avant de déposer leur dossier au plus tard le 2 septembre 2026 à 23h59 (heure de l’Est des États-Unis). Les demandes d’information doivent être envoyées à NEA-Grants@state.gov, en indiquant la référence DFOP0019505. L’appel à projets et les modalités de candidature sont disponibles sur Grants.gov.

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La ClimateTech africaine explose… mais les financements restent concentrés

La ClimateTech est devenue, en 2025, le premier secteur du capital-risque en Afrique. Plus de 1,5 milliard de dollars ont été levés par les entreprises du secteur sur l’année, soit près de 40 % des financements en capital-risque divulgués sur le continent. Derrière cette performance spectaculaire, le marché reste pourtant très concentré : une poignée d’entreprises, de secteurs et de pays absorbe l’essentiel des capitaux. C’est le principal enseignement du rapport The State of ClimateTech in Africa 2.0: Moving Beyond the Headline Numbers, publié par Briter avec Catalyst Fund, FSD Africa et BFA Global, avec l’appui de la plateforme Africa: The Big Deal.

En une décennie, le changement d’échelle est net. Les financements annuels sont passés de 206 millions de dollars pour 28 entreprises en 2016 à plus de 1,5 milliard de dollars pour 223 entreprises en 2025. Sur l’ensemble de la période 2016-2025, quelque 779 entreprises ont mobilisé environ 6,35 milliards de dollars. La ClimateTech a ainsi dépassé la fintech en part des investissements annuels divulgués.

Mais le montant global donne une image incomplète du marché. Les 20 entreprises les mieux financées ont capté à elles seules 60 % des capitaux levés depuis 2016. Les dix premières ont même réuni autant de fonds que l’ensemble des autres entreprises du secteur. Autrement dit, la hausse des investissements ne signifie pas encore que le financement s’est diffusé à l’ensemble de l’écosystème. La concentration est également sectorielle. L’énergie représente environ 65 % des financements climatetech entre 2019 et 2025, très loin devant la mobilité et les transports, autour de 11 %. Des entreprises comme Sun King, d.light et CrossBoundary Energy figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette dynamique.

Ce déséquilibre révèle surtout une différence de maturité entre les marchés. Les solutions énergétiques disposent déjà de modèles économiques et de besoins d’infrastructures suffisamment identifiables pour attirer des tickets importants. D’autres activités — agriculture, gestion de l’eau, économie circulaire ou résilience climatique — présentent davantage de difficultés à transformer leur potentiel d’impact en revenus suffisamment prévisibles pour convaincre les investisseurs traditionnels. Le même phénomène apparaît lorsqu’on regarde la géographie. Le Kenya concentre à lui seul un peu plus de la moitié des financements climatetech africains. Avec le Nigeria et l’Afrique du Sud, il représente environ 76 % des montants investis. Le financement est donc encore largement structuré autour de quelques écosystèmes capables d’attirer les plus gros tickets.

Le problème ne se situe toutefois pas uniquement après la phase de croissance. Il commence beaucoup plus tôt. Entre 2019 et 2025, les opérations en fonds propres de moins de 500 000 dollars ont représenté moins de 0,5 % du financement total du secteur. Pour les jeunes pousses qui développent leurs premiers prototypes, testent leur marché ou cherchent à atteindre leur première traction commerciale, le passage entre l’idée et les premiers tours significatifs reste donc particulièrement difficile. Le rapport souligne notamment la pénurie de capitaux pre-seed et seed ainsi que les difficultés d’accès à une dette abordable pour financer le besoin en fonds de roulement. La structure du financement évolue néanmoins. En 2025, la dette et les instruments hybrides ont représenté près de la moitié de la valeur totale des financements climatetech. Le marché s’éloigne ainsi progressivement d’un modèle reposant presque exclusivement sur les levées de fonds en capital. Pour des entreprises qui doivent financer des équipements, des actifs énergétiques ou des infrastructures, la dette, les garanties, les financements concessionnels et les mécanismes hybrides peuvent être plus adaptés que la seule dilution du capital.

Autre angle mort : l’adaptation climatique. Les solutions destinées à réduire les émissions ont capté environ 84 % des financements, contre seulement 16 % pour celles consacrées à l’adaptation. Ce décalage est particulièrement important pour l’Afrique, où les besoins liés à l’eau, à l’agriculture, à la résilience des infrastructures et aux risques climatiques sont considérables. Le rapport invite finalement à changer la question. L’enjeu n’est plus simplement de savoir combien d’argent peut être injecté dans la ClimateTech africaine, mais quel capital doit financer quelle entreprise, à quel stade et pour quel modèle économique. Briter et ses partenaires ont ainsi appliqué une grille inspirée des travaux de l’économiste Carlota Perez pour mesurer la maturité de 18 applications réparties dans dix grands clusters. L’objectif est de distinguer les activités déjà proches de la consolidation de celles qui ont encore besoin de subventions, de capital patient ou d’un environnement réglementaire favorable.

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Tunisie – Afrique : où se trouvent les prochaines opportunités pour les entreprises ?

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec le continent africain ont atteint 4,93 milliards de dollars en 2025, contre 4,64 milliards en 2024, d’après l’African Trade Report 2026 d’Afreximbank. Derrière cette progression, la marge de développement demeure importante et prometteuse pour les entreprises tunisiennes.

Le principal enjeu se situe en Afrique subsaharienne. Les échanges tunisiens avec cette partie du continent ne représentaient que 550 millions de dollars en 2024, dont 425 millions d’exportations tunisiennes. Afreximbank estime pourtant à plus de 500 millions de dollars le potentiel additionnel d’exportations tunisiennes vers cette région, notamment dans l’industrie, l’agroalimentaire et les biens intermédiaires.

Pour les entreprises tunisiennes, l’opportunité ne consiste donc pas à viser « l’Afrique » dans son ensemble. Le choix des marchés, l’identification des besoins locaux et la capacité de sécuriser la logistique et le financement deviennent déterminants. Ces deux derniers éléments figurent d’ailleurs parmi les conditions identifiées pour permettre à la Tunisie de mieux exploiter ce potentiel.

Un marché à conquérir avec méthode

Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu est désormais de transformer ce potentiel en contrats, partenariats et implantations. Les secteurs industriel, agroalimentaire et celui des biens intermédiaires apparaissent comme des terrains à examiner en priorité. L’expansion africaine peut ainsi devenir un véritable levier de croissance, à condition de partir d’une stratégie ciblée et méthodique plutôt que d’une approche générale du continent et des opportunités qu’il présente.

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Pourquoi Disney ouvre enfin ses franchises à TikTok ?

Disney fait un pas inédit vers l’économie des créateurs. Le groupe américain a annoncé un partenariat avec TikTok qui permettra à certains créateurs d’utiliser officiellement des extraits et des ressources issus de ses plus grandes franchises – de Marvel à Star Wars, en passant par Pixar – dans leurs vidéos courtes. Une première pour Disney, qui fait des contenus créés par les utilisateurs un levier de développement plutôt qu’un simple outil de promotion.

Le programme sera d’abord testé aux États-Unis dans les prochains mois avant un éventuel déploiement international. Les créateurs sélectionnés auront accès à une bibliothèque de contenus provenant de centaines de films et séries du catalogue Disney. En contrepartie, leurs vidéos pourront également être diffusées sur « Verts », une nouvelle rubrique de Disney+ dédiée aux formats verticaux et aux créations de fans.

Cette initiative traduit un changement profond dans la stratégie du géant du divertissement. Pendant des années, Disney protégeait strictement sa propriété intellectuelle. Désormais, le groupe mise sur les communautés de créateurs pour prolonger la durée de vie de ses licences et toucher une génération qui découvre de plus en plus les films et séries via les réseaux sociaux plutôt que par les canaux traditionnels. Disney reconnaît d’ailleurs que les contenus produits par les fans jouent aujourd’hui un rôle majeur dans la découverte et l’engagement autour de ses œuvres.

Cette annonce intervient alors que Disney affiche des résultats financiers solides. Au dernier trimestre, son chiffre d’affaires a progressé de 7 % pour atteindre 25,2 milliards de dollars, porté par la bonne dynamique des parcs d’attractions, de Disney+ et du succès en salles de Toy Story 5. En revanche, le bénéfice net a reculé à 2,63 milliards de dollars, principalement en raison d’un avantage fiscal exceptionnel enregistré un an plus tôt, ce qui rend la comparaison moins favorable. Malgré cela, le groupe maintient ses prévisions de croissance de son bénéfice par action pour les exercices à venir.

 

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Longtemps imaginés au cinéma, les robots humanoïdes attirent aujourd’hui de lourds investissements. L’exemple de cette entreprise!

Pendant des décennies, les films de science-fiction ont imaginé un futur où les robots côtoieraient les humains, apprendraient de leur environnement et participeraient aux activités quotidiennes.

Longtemps considérée comme une projection lointaine, cette vision prend aujourd’hui forme, rapidement, et avec l’arrivée de robots humanoïdes dotés d’IA. A dire vrai, la startup chinoise spécialisée dans l’IA , “DeepSeek”, a investi 140,8 millions de yuans (environ 20,8 millions de dollars soit 61,6 Mtnd) dans le fabricant chinois de robots “Unitree Robotics”, à l’occasion de l’introduction en Bourse (Initial Public Offering. IPO) de ce dernier sur le marché “STAR” de la Bourse de Shanghai. L’opération s’accompagne d’un partenariat stratégique visant à développer des modèles d’intelligence artificielle destinés aux robots humanoïdes.

Selon un document déposé auprès de la Bourse de Shanghai, DeepSeek a acquis 933 399 actions, correspondant à 2,3% des actions réservées au placement stratégique de l’IPO. Les deux entreprises, basées à Hangzhou, prévoient de combiner les modèles d’IA développés par DeepSeek avec l’expertise de Unitree en ingénierie mécanique, contrôle des mouvements et intelligence incarnée (embodied intelligence). Dans le cadre de cet accord, Unitree donnera la priorité à DeepSeek pour ses besoins en services d’entraînement de modèles et en solutions d’intelligence artificielle. En retour, DeepSeek privilégiera Unitree pour l’acquisition de robots et le développement d’applications d’IA incarnée.

Cette collaboration vise à relever l’un des principaux défis de la robotique humanoïde. C’est de concevoir un “cerveau” capable de comprendre son environnement et de transformer des instructions en actions physiques de manière autonome. Si les robots humanoïdes savent aujourd’hui marcher, courir ou réaliser des mouvements complexes, leur déploiement dans des environnements réels reste limité par le manque de données d’apprentissage issues du monde physique.

Pour DeepSeek, reconnue pour les performances de ses modèles de langage en programmation, mathématiques et raisonnement, ce partenariat constitue une opportunité d’étendre ses capacités vers l’intelligence artificielle multimodale et la robotique. Les données collectées par les robots de Unitree pourraient notamment contribuer au développement de systèmes capables d’interagir avec le monde réel.

Cette annonce intervient alors que Unitree poursuit son introduction en Bourse à Shanghai. L’entreprise, fondée en 2016, considérée comme l’un des principaux acteurs chinois de la robotique humanoïde, est valorisée à environ 9 milliards de dollars et prévoit d’utiliser les fonds levés pour développer de nouveaux robots, renforcer ses capacités de production et accélérer ses investissements en recherche et développement. 

Cette évolution permet de poser une question plus large! A mesure que l’IA s’intègre dans les PME ainsi que dans la vie quotidienne, comment garantir la transparence des systèmes utilisés? Un prochain article reviendra sur l’enjeu de l’étiquetage de l’IA, devenu un sujet central de confiance numérique et de gouvernance technologique.

 

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E-commerce : les PME tunisiennes changent d’échelle

Les consultations nationales destinées à préparer la Stratégie nationale du commerce électronique 2027-2031 ont été lancées en juin 2026 à Tunis. Cette démarche réunit des représentants des secteurs public et privé afin de définir les priorités du développement du commerce électronique en Tunisie, notamment en matière de paiement électronique, de protection du consommateur, de confiance dans les transactions numériques et d’évolution du cadre réglementaire.

Au-delà de cette initiative, une question se pose aux dirigeants d’entreprise : comment transformer le commerce électronique en véritable levier de croissance ? Pour les petites et moyennes entreprises, le digital ne constitue plus uniquement un canal de vente supplémentaire, mais un moyen de toucher de nouveaux clients, de valoriser leur offre et d’élargir leur présence sur le marché.

Le commerce électronique exige une véritable stratégie

Le développement du commerce électronique repose notamment sur des solutions de paiement adaptées, un environnement de confiance pour les transactions numériques et un cadre favorable à la protection du consommateur. Ces axes figurent parmi les priorités identifiées dans les travaux préparatoires de la future stratégie nationale.

Parallèlement, un programme porté par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), le Centre du commerce international et la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis prévoit d’accompagner 84 petites et moyennes entreprises tunisiennes dans le développement de leurs activités de commerce électronique et d’exportation numérique.

Une opportunité pour les entreprises tunisiennes

Le commerce électronique offre aujourd’hui des perspectives de développement à de nombreuses entreprises, qu’elles évoluent dans l’artisanat, le commerce, les services, l’agroalimentaire ou les industries créatives. Pour les dirigeants, l’enjeu est désormais d’intégrer durablement les outils numériques dans leur stratégie afin de renforcer leur compétitivité et d’accéder à de nouveaux débouchés.

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PME tunisiennes: l’Afrique, prochain marché de croissance?

Le programme Qawafel, destiné à accompagner les PME et startups tunisiennes dans leur développement sur les marchés africains, illustre la volonté de renforcer l’internationalisation des entreprises tunisiennes. Ce dispositif vise à aider les entrepreneurs à identifier de nouvelles opportunités commerciales sur le continent et à structurer leur démarche d’exportation.

Pour les dirigeants de PME, l’enjeu ne consiste plus seulement à vendre à l’étranger, mais à construire une stratégie adaptée à chaque marché. L’accès aux pays africains nécessite une connaissance des besoins locaux, la recherche de partenaires fiables et une capacité à ajuster son offre aux spécificités économiques de chaque territoire.

L’export africain demande une stratégie de long terme

Les entreprises qui souhaitent se développer en Afrique doivent intégrer plusieurs paramètres: choix des marchés prioritaires, organisation logistique, réglementation, financement et accompagnement commercial.

Certains secteurs disposent d’un potentiel particulier, notamment l’agroalimentaire, les services, l’industrie, le numérique, la santé ou encore les solutions destinées aux entreprises. Une étude présentée dans le cadre de Qawafel a identifié un potentiel d’exportation inexploité estimé à 2,28 milliards de dollars vers 36 pays africains, notamment dans les machines électriques, le textile, l’agroalimentaire et les pièces automobiles.

De nouvelles opportunités pour les entreprises tunisiennes

Pour les PME tunisiennes, les marchés africains peuvent représenter un relais de développement, à condition d’adopter une approche structurée. L’objectif est de passer d’une logique d’export ponctuel à une véritable stratégie commerciale internationale.

Le développement de partenariats locaux, l’adaptation des produits et la connaissance des marchés ciblés seront des facteurs déterminants pour les entreprises souhaitant transformer ces opportunités en croissance durable.

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Soldes d’été 2026: six semaines pour transformer les stocks en trésorerie

Le coup d’envoi des soldes d’été est donné ce vendredi 7 août pour une durée de six semaines.  Pour les consommateurs, c’est l’occasion de profiter de prix réduits. Pour les commerçants, c’est surtout une période décisive pour écouler les articles de la saison et préparer les collections à venir.

Les soldes permettent aux enseignes de vendre les produits qui n’ont pas trouvé preneur pendant la saison. L’objectif est de libérer de la place en magasin et de récupérer des liquidités avant les achats de la prochaine collection et la rentrée.

La loi n°40 de 1998 encadre d’ailleurs clairement cette pratique. Elle précise que les soldes concernent les produits de fin de saison, les fins de séries ou les articles démodés proposés à prix réduit afin de renouveler les stocks. C’est un secret polichinelle. Les commerçants qui souhaitent participer aux soldes doivent respecter plusieurs règles. Les réductions doivent être d’au moins 20%, comme l’a rappelé Mohsen Ben Sassi, président de la Chambre nationale des commerçants de prêt-à-porter. Ils doivent également déclarer leur participation auprès des directions régionales du ministère du Commerce. Et ce, au moins 15 jours avant la date prévue pour le début de la vente, selon la réglementation en vigueur. La réglementation prévoit aussi que les produits soldés soient clairement identifiés afin que les consommateurs puissent distinguer les articles concernés. 

D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, les soldes ne s’improvisent pas. Plusieurs semaines avant leur lancement, les enseignes sélectionnent les produits à solder, fixent les niveaux de réduction et organisent leurs campagnes de communication. L’objectif ici est double. C’est d’attirer le max les clients tout en évitant de vendre à perte ou de dégrader la valeur de leurs produits. En outre, les commerçants sont tenus de respecter les règles d’affichage des prix et de transparence. Sur ce, la loi interdit notamment d’utiliser le mot “soldes” pour une opération qui ne répond pas aux conditions prévues par la réglementation. Pour les enseignes, cette transparence est devenue essentielle. Une opération mal expliquée ou des réductions trompeuses peuvent nuire à leur réputation et à la confiance des consommateurs.

Un rendez-vous important pour le commerce

Au-delà des promotions, les soldes constituent un moment clé dans la vie des commerces. Elles permettent de tourner la page d’une saison, de préparer les nouvelles collections et d’adapter les stocks à la demande.

Pour les consommateurs, elles représentent une opportunité d’achat. Pour les commerçants, elles restent avant tout un exercice d’organisation et de gestion.

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L’ATB renforce son engagement auprès des pharmaciens d’officine grâce à un partenariat avec le SPOT

Dans le cadre de sa stratégie d’accompagnement des professionnels de la santé, l’Arab Tunisian Bank (ATB) annonce la signature d’une convention de partenariat avec le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT).

Cette nouvelle collaboration s’inscrit dans la volonté de l’ATB de renforcer la proximité avec les pharmaciens d’officine et d’étendre le déploiement de son offre SAYDALI, une solution bancaire globale, conçue pour répondre aux enjeux professionnels et personnels propres à ce secteur.

Un partenariat au service des pharmaciens d’officine

À travers cette convention, l’ATB réaffirme son engagement en faveur des pharmaciens d’officine et consolide son positionnement en tant que partenaire financier de proximité. Les adhérents du SPOT pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement personnalisé reposant sur une meilleure compréhension de leurs besoins, une expertise bancaire dédiée et des solutions financières adaptées aux spécificités de leur activité.

Au-delà du financement de l’officine, ce partenariat traduit ainsi la volonté de l’ATB de proposer un accompagnement global et évolutif, répondant aussi bien aux besoins professionnels qu’aux projets personnels des pharmaciens, dans une logique de partenariat de long terme.

SAYDALI, une offre pensée pour les réalités du métier

Développée spécifiquement pour les pharmaciens, l’offre SAYDALI accompagne les officines à chaque étape de leur parcours professionnels. développement, de leur installation à leur modernisation.

Elle comprend notamment:

· des solutions de financement adaptées à l’acquisition, à l’aménagement, à l’extension ou à la modernisation d’une officine;

· des outils permettant d’optimiser la gestion de la trésorerie et de répondre aux cycles de paiement propres au secteur pharmaceutique;

· des services bancaires digitaux facilitant les transactions et sécurisant les flux financiers, notamment à travers ATB Pay et ATB Connect;

· des conditions préférentielles ainsi qu’un suivi personnalisé assuré par les équipes de l’ATB.

Une collaboration fondée sur la proximité et l’écoute

La convention conclue avec le SPOT vise à faciliter l’accès de ses adhérents à des services bancaires adaptés, tout en leur proposant des conditions avantageuses et un accompagnement tenant compte des réalités quotidiennes de leur profession.

À cette occasion, Riadh Hajjej, directeur général de l’ATB, a déclaré: «À travers ce partenariat, notre ambition va bien au-delà du financement. Nous souhaitons être un partenaire de confiance qui accompagne les pharmaciens à chaque étape de leur parcours, depuis leur entrée dans la vie professionnelle, en passant par leur installation, le développement de leur activité et la concrétisation de leurs projets personnels, jusqu’à la préparation de leur retraite. Notre vocation est de construire avec eux une relation durable, fondée sur la proximité, l’écoute et des solutions adaptées à l’évolution de leurs besoins».

En plaçant l’innovation, la proximité et l’écoute des besoins professionnels au cœur de son approche, l’ATB réaffirme sa capacité à accompagner les secteurs essentiels de l’économie nationale et à développer des solutions adaptées à leurs évolutions.

À propos de l’ATB

Fondée en 1982, l’Arab Tunisian Bank est une institution bancaire de référence en Tunisie. Elle propose une gamme complète de produits et de services financiers destinés aux particuliers, aux professionnels et aux entreprises.

Engagée en faveur du développement économique et de l’inclusion financière, l’ATB place l’innovation, la qualité de service et la proximité au cœur de sa mission.

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Quels secteurs dominent le classement des meilleurs PDG du Moyen-Orient en 2026?

Les dirigeants du secteur bancaire et financier occupent une place dominante dans l’édition 2026 du classement top 100 CEOs de Forbes Middle East. Avec 30 entrées, ce secteur arrive en tête de la répartition par activité, devant celui de l’immobilier et de la construction, qui compte 8 entreprises.

Le classement, qui couvre 29 secteurs d’activité, distingue au total 100 entreprises représentant 102 dirigeants. Cet écart s’explique par la présence de plusieurs entreprises dirigées par des codirigeants. La répartition sectorielle repose ainsi sur le nombre d’entrées recensées par Forbes et non uniquement sur le nombre de personnes physiques.

La forte représentation des services bancaires et financiers traduit le poids de ce secteur dans les économies du Moyen-Orient. Les banques jouent un rôle central dans le financement des investissements, l’accompagnement des grands projets économiques et la transformation des services financiers, notamment à travers la digitalisation et le développement de nouvelles solutions technologiques.

Par ailleurs, l’immobilier et la construction arrivent en deuxième position avec 8 entreprises. Cette présence reflète l’importance des investissements dans les infrastructures, les projets urbains et les programmes de développement lancés dans plusieurs pays de la région, notamment dans le cadre des stratégies de diversification économique.

Il est à noter que d’autres secteurs figurent également dans le classement, parmi lesquels l’énergie, les télécommunications, l’industrie, la santé, le transport, la technologie ou encore la distribution. Leur présence illustre la diversification progressive des économies du Moyen-Orient au-delà des activités traditionnelles.

 

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Les régions intérieures peuvent-elles devenir les nouveaux territoires d’implantation industrielle?

Les investissements industriels dans les zones de développement régional ont fortement progressé au cours des quatre premiers mois de 2026. Selon les données de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), ils ont atteint 377,8 millions de dinars, contre 174,1 millions de dinars sur la même période en 2025, soit une hausse de 117%.

Cette évolution pose une question stratégique pour les entrepreneurs: les régions intérieures peuvent-elles devenir de nouveaux territoires d’implantation industrielle? Alors que les coûts et la disponibilité des ressources deviennent des critères importants dans les choix d’investissement, ces zones cherchent à renforcer leur attractivité auprès des porteurs de projets.

Un choix d’implantation qui devient stratégique

Pour une entreprise industrielle, le choix d’un site ne dépend plus uniquement de la proximité des grands centres économiques. L’accès au foncier, la disponibilité de compétences locales, les dispositifs d’accompagnement et la capacité à intégrer des chaînes de production constituent désormais des facteurs déterminants.

Les secteurs liés à l’agroalimentaire, aux industries mécaniques et électriques ou encore aux activités exportatrices peuvent trouver dans ces territoires des opportunités de développement, notamment pour les entreprises souhaitant renforcer leurs capacités de production.

Des opportunités pour les PME industrielles

La progression des investissements dans les régions intérieures représente également une opportunité pour les PME tunisiennes. Elle peut favoriser l’émergence de nouveaux fournisseurs, de sous-traitants et de services associés autour des futurs projets industriels.

Pour les entrepreneurs, l’enjeu est désormais d’identifier les filières où les besoins industriels restent importants et de construire des offres capables d’accompagner cette nouvelle dynamique.

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