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Sans garanties, sans intérêts : le crédit sur l’honneur peut-il tenir ses promesses ?

Le décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026, publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), introduit un nouveau mécanisme des crédits sur l’honneur, prévu depuis la réforme des chèques de 2024 (article 412 ter du Code de commerce).

Le texte fixe trois plafonds selon le profil du bénéficiaire : 25 000 dinars pour les PME et sociétés communautaires, 10 000 dinars pour les porteurs de microprojets, 5 000 dinars pour les particuliers, remboursables sur deux ans au maximum. Fait notable : les banques n’ont pas le choix, elles doivent consacrer au moins 8 % de leurs bénéfices de l’exercice précédent à alimenter ces lignes, et statuer sur chaque dossier en dix jours ouvrables.

L’expert Mohamed Salah Ayari a d’ailleurs tenu à clarifier un point : la simple déclaration sur l’honneur ne suffit pas, un dossier reste nécessaire, et la banque conserve son droit de poursuite en cas d’impayé.

La gratuité, qui pour la payer ?

Le principal point qui pose problème concerne le taux, si ce dernier est nul pour l’emprunteur, quelqu’un doit absorber le coût. L’ancien cadre de la Banque Centrale de Tunisie, Sadok Rouai explique en ce sens que « le coût ne disparaît jamais, il change simplement de payeur ».

L’économiste Aram Belhaj redoute, de son côté, que les banques ne privilégient en pratique les dossiers qui présentent le moins de risques, ce qui viderait le dispositif de sa vocation sociale. Quant à l’enveloppe globale, qui est environ de 120 millions de dinars puisés dans les bénéfices bancaires de 2025, elle lui semble bien en deçà de ce qu’exigerait un tissu économique où les demandeurs potentiels de crédits se comptent par dizaines de milliers.

Un accès au crédit pour le petit entrepreneuriat

Pour les jeunes porteurs de projets et les micro-entreprises historiquement écartés du crédit bancaire faute de garanties suffisantes, ce mécanisme ouvre malgré tout une porte concrète vers un premier financement. Sa réussite dépendra, néanmoins, de la clarté des critères d’octroi entre banques et de l’accompagnement offert aux bénéficiaires pour transformer ce coup de pouce en activité pérenne.

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La Chine mise davantage sur l’Afrique : 33,5 milliards de dollars d’investissements au premier semestre 2026

Au premier semestre 2026, les investissements chinois réalisés dans le cadre des Nouvelles routes de la soie (BRI) ont atteint 33,5 milliards de dollars sur le continent africain, en hausse de 254 % sur un an, selon le rapport China Belt and Road Initiative (BRI) Investment Report 2026 H1 du Green Finance & Development Center de l’Université Fudan et de l’Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland.

L’Afrique a ainsi concentré 67,24 % des investissements chinois mondiaux liés à la BRI sur les six premiers mois de 2026, confirmant son importance stratégique pour Pékin. Mais cette montée en puissance ne passe plus principalement par les grands chantiers d’infrastructures. Les contrats de construction chinois en Afrique ont reculé de 60,8 %, à 13,49 milliards de dollars, dans un contexte marqué par la baisse des prêts publics chinois et les difficultés d’endettement de plusieurs pays africains.

La Chine privilégie désormais davantage les secteurs stratégiques : énergie, mines, industrie et technologies. L’Éthiopie et l’Égypte figurent parmi les principaux bénéficiaires, avec respectivement 18,9 milliards de dollars et 9,7 milliards de dollars d’engagements chinois au premier semestre 2026.

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Énergies vertes: la Tunisie affine son vivier de compétences dans l’électricité et l’électronique

Un cursus de perfectionnement dédié aux nouveaux métiers verts, porté par le programme «THAMM Plus» et soutenu conjointement par Berlin et Bruxelles a été entamé cette semaine à Tunis. Au total, 275 compétences tunisiennes des secteurs de l’électricité et de l’électronique sont concernées par ce programme.

Dans un communiqué officiel, l’ambassade d’Allemagne en Tunisie a indiqué que l’objectif est de préparer les participants aux mutations du marché du travail. Au menu, des sessions de spécialisation en énergie solaire photovoltaïque, en calcul de l’empreinte carbone et en efficacité énergétique dans le bâtiment et les services, de quoi ouvrir des perspectives d’emploi aussi bien en Tunisie qu’en Allemagne.

Un montage à plusieurs partenaires

Le programme est piloté par l’Agence allemande de coopération internationale, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, l’organisation suisse de coopération technique, l’Agence tunisienne de formation professionnelle, l’ANETI et la fédération tunisienne de l’électricité et de l’électronique.

«THAMM Plus» prolonge en réalité l’initiative régionale «THAMM», dédiée à la mobilité sécurisée et légale des techniciens tunisiens, marocains et égyptiens vers l’Allemagne, l’Italie et la France.

Le plus pour l’investissement

Ce type de programme met en place, en amont, un vivier de main-d’œuvre qualifiée dans le solaire et l’efficacité énergétique. Pour les investisseurs et entrepreneurs positionnés sur la transition énergétique, la disponibilité de techniciens certifiés permettra d’accélérer l’implantation de projets verts et facilitera le développement de sous-traitants locaux dans ces métiers.

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Carburants verts: la stratégie double de la Tunisie pour une filière qui s’ouvre à l’investissement

La Tunisie avance sur deux fronts pour se tailler une place dans la course aux carburants verts: d’un côté, la recherche universitaire éclaire la voie technique; de l’autre, les grands groupes internationaux mettent déjà l’argent sur la table.

Le e-kérosène, un atout de compétitivité

Le professeur Mohamed Sadok Guellouz, chercheur en génie énergétique interrogé par la TAP en marge d’un atelier à Tunis, plaide pour trois chantiers prioritaires: développer les carburants verts, moderniser le réseau électrique et rapprocher davantage laboratoires et industriels.

Il ajoute que d’après une récente étude, la Tunisie pourrait, d’ici 2050, sortir de ses usines un e-kérosène facturé un quart de moins qu’en Europe et un cinquième de moins qu’aux États-Unis, un avantage tarifaire qui pourrait faire des ports et aéroports du pays des escales de choix pour l’aviation et le transport maritime en quête de décarbonation. Autre chantier évoqué: la STEG explorerait la piste d’un barrage-réservoir à Oued El Meleh, dans le gouvernorat de Jendouba, avec une capacité annoncée de 400 à 600 MW pour stocker l’électricité renouvelable sur de longues périodes.

Trois mégaprojets tournés vers l’export

Sur le terrain, la plateforme Attaqa recense trois initiatives d’envergure. Un groupe saoudien s’est engagé sur une capacité annuelle de 600 000 tonnes d’hydrogène vert, quasi entièrement dédiée à l’export. Autre chantier de taille: celui associant TotalEnergies et l’autrichien Verbund, qui doit démarrer en 2030 avec 200 000 tonnes d’hydrogène vert par an avant de viser le million de tonnes; la facture s’annonce lourde, entre 8 milliards d’euros pour le lancement et jusqu’à 40 milliards une fois le projet à pleine puissance. Troisième pilier: l’ammoniac vert, avec une unité prévue dans la zone industrielle de Gabès.

À terme, Tunis vise l’exportation de 6,3 millions de tonnes d’hydrogène vert par an vers l’UE d’ici 2050, via un corridor transitant par l’Italie.

Un terrain accessible pour les investisseurs

Entre recherche appliquée et mégacontrats internationaux, la filière hydrogène offre un terrain encore largement accessible: électrolyse, stockage, infrastructures portuaires ou sous-traitance industrielle sont autant de niches où des acteurs tunisiens, publics comme privés, pourraient se positionner avant que le marché ne se referme.

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Amazon veut connecter les smartphones depuis l’espace…

Après avoir lancé Amazon Leo pour fournir un accès Internet par satellite, le géant américain veut désormais connecter directement les smartphones et autres appareils mobiles depuis l’orbite basse. Une stratégie qui pourrait changer la manière dont les zones mal couvertes accèdent aux réseaux numériques.

L’entreprise a déposé auprès de la Federal Communications Commission (FCC) une demande pour déployer jusqu’à 5 105 satellites en orbite basse dédiés à un service de connectivité directe aux appareils (Direct-to-Device). Le projet vise à permettre aux utilisateurs de passer des appels, envoyer des messages, accéder à des données ou utiliser des services d’urgence dans des zones privées de couverture mobile classique. Le déploiement de cette nouvelle constellation devrait débuter à partir de 2028.

Cette évolution marque un changement d’échelle pour Amazon Leo. Jusqu’à présent, le réseau était principalement destiné à fournir un accès Internet fixe par satellite aux particuliers, entreprises et territoires éloignés. Avec la connexion directe aux smartphones, Amazon veut s’attaquer à un marché beaucoup plus large : celui de la couverture mobile mondiale.

Le groupe prévoit de s’appuyer sur des partenariats avec des opérateurs télécoms afin d’intégrer son infrastructure spatiale aux réseaux existants. L’objectif n’est pas de remplacer les antennes terrestres, mais de compléter leur couverture dans les régions où le déploiement de réseaux classiques est trop coûteux ou techniquement difficile.

Amazon compte également renforcer cette stratégie grâce à l’opération annoncée autour de Globalstar, un opérateur satellite dont l’acquisition pour environ 11,6 milliards de dollars doit encore être finalisée. Cette opération doit permettre au groupe de récupérer des ressources stratégiques, notamment des fréquences utiles pour développer ses services de communication spatiale.

L’Afrique figure parmi les marchés où cette technologie pourrait avoir un impact important. Plusieurs régions du continent restent confrontées à des difficultés de couverture en raison de la distance, du coût des infrastructures ou de la faible densité de population. Pour les opérateurs, les satellites représentent une alternative pour atteindre des zones où installer de la fibre ou multiplier les antennes mobiles reste peu rentable.

Amazon a déjà commencé à poser ses premiers jalons sur le continent. En Afrique du Sud, le groupe travaille avec Herotel pour proposer à partir de 2027 des solutions de connectivité satellitaire destinées notamment aux foyers et aux petites entreprises situés loin des réseaux fixes traditionnels. Amazon collabore également avec des acteurs spécialisés dans les infrastructures mobiles afin d’étendre la couverture cellulaire dans les zones rurales d’Afrique australe.

Mais Amazon arrive sur un terrain déjà disputé. SpaceX développe avec Starlink des services similaires de connexion directe aux smartphones, tandis que des sociétés comme AST SpaceMobile et Lynk Global avancent également sur ce marché. La différence se jouera sur la capacité à déployer rapidement les constellations, obtenir les autorisations nécessaires et convaincre les opérateurs mobiles de s’allier à ces nouveaux réseaux spatiaux.

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Avant de payer une amende par SMS, vérifiez ce détail essentiel

Les cybercriminels ciblent de nouveau les utilisateurs tunisiens. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) met en garde contre une campagne de phishing qui se propage par SMS et qui cherche à dérober les informations bancaires des victimes en usurpant l’identité de services liés aux infractions routières.

Selon l’ANCS, les victimes reçoivent des messages provenant de numéros étrangers leur signalant une prétendue contravention impayée. Le SMS invite à cliquer sur un lien présenté comme permettant de consulter ou de régler cette amende. En réalité, ce lien redirige vers un faux site conçu pour récupérer les données bancaires et d’autres informations sensibles.

L’agence rappelle que les plateformes officielles de l’administration tunisienne utilisent exclusivement le nom de domaine .tn. Tout lien renvoyant vers une adresse différente doit donc être considéré avec une grande prudence, en particulier lorsqu’il est reçu par SMS ou provient d’un numéro étranger.

Cette nouvelle campagne s’inscrit dans une tendance mondiale où les cybercriminels exploitent le sentiment d’urgence – ici, la peur d’une sanction routière – pour inciter les internautes à agir rapidement sans vérifier la légitimité du message.

 

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Transformer les fonds transférés par les TRE en investissements productifs, le pari de la CDC

Néjia Gharbi, directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a affirmé dans la journée du mercredi 29 juillet 2026 qu’il est temps de mettre en place des mécanismes financiers innovants pour canaliser l’épargne des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) vers des projets à impact dans les régions, capables de créer de la valeur et des emplois.

Néjia Gharbi s’exprimait lors des Journées régionales des Tunisiens à l’étranger, organisées par l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE). Pour la DG de la CDC, l’urgence est claire: il faut faire des transferts des fonds de ces derniers, aujourd’hui souvent captés par la consommation courante, un vrai moteur de développement économique.

La CDC se présente comme un investisseur public engagé dans la mobilisation de ressources pour corriger les écarts entre régions; concrètement, cette ambition s’appuie sur le programme «Watani», fruit d’une collaboration avec l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France, qui vise à mieux informer la diaspora et à épauler les projets entrepreneuriaux porteurs d’impact.

Un écosystème à construire

Pour Gharbi, tout se jouera sur la capacité à bâtir un cadre financier accessible à tous les TRE, où ils pourraient trouver des produits d’investissement fiables, bien encadrés et faciles à comprendre, le tout appuyé par une meilleure articulation entre l’État et le secteur privé.

La rencontre de Tunis s’inscrit dans un cycle de quatre séminaires régionaux organisés par l’OTE du 23 juillet au 6 août 2026: après Tataouine (23 juillet) et Tunis (29 juillet), les prochaines étapes sont Bizerte (4 août) et Kairouan (6 août).

Un potentiel d’investissement sous-exploité

Ces initiatives ouvrent une fenêtre pour les entrepreneurs tunisiens: mieux orienter l’épargne de la diaspora vers des mécanismes financiers structurés – fonds dédiés, garanties d’investissement, produits d’épargne ciblés – pourrait donner accès à une source de capital jusque-là largement sous-mobilisée pour financer des projets régionaux, notamment dans les zones où l’accès au financement bancaire classique reste limité.

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6,7 millions de dinars d’investissements agricoles validés: l’APIA finance trois nouveaux projets en Tunisie

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a validé trois nouveaux projets d’investissement dans les secteurs agricole et de la pêche, pour un montant global de 6,7 millions de dinars. Les opérations concernent des projets de création, d’extension et de renouvellement implantés dans les gouvernorats de La Manouba, Béja et Gabès.

La décision a été prise lors de la 7ᵉ réunion de la Commission d’octroi des avantages au titre de l’année 2026, tenue jeudi 30 juillet sous la présidence de la directrice générale de l’APIA.

Au-delà du volume financier engagé, ces nouveaux dossiers traduisent une orientation vers le soutien des porteurs de projets souhaitant développer des activités productives dans les régions. Les investissements retenus couvrent plusieurs étapes du cycle de vie des entreprises agricoles, allant du lancement de nouvelles unités à la modernisation ou à l’élargissement de projets existants.

Par ailleurs, la commission a également approuvé l’octroi de trois crédits fonciers destinés à de jeunes promoteurs agricoles pour l’acquisition de terrains. Ces financements, d’une valeur totale de 410 mille dinars, permettront l’achat de 27,3 hectares de terres agricoles répartis entre les gouvernorats de Kasserine, du Kef et de Tataouine.

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46.000 ingénieurs ont quitté la Tunisie: l’Utica refuse toute remise en cause du diplôme national

L’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) monte au créneau dans le dossier des écoles d’ingénieurs privées. Dans un communiqué publié ce 30 juillet, l’organisation patronale affirme que la reconnaissance du diplôme national d’ingénieur relève exclusivement du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Une prise de position qui intervient après la publication par l’Ordre des ingénieurs tunisiens de listes d’établissements privés dont les diplômés sont seuls éligibles à l’inscription au tableau de l’Ordre.

Pour l’Utica, cette initiative risque de créer une confusion chez les étudiants, les familles et les employeurs, alors même que la Tunisie fait face à une fuite continue de ses compétences. Selon les chiffres avancés par l’organisation, près de 46.000 ingénieurs ont quitté le pays au cours des dix dernières années, tandis qu’environ 6.000 nouveaux départs sont enregistrés chaque année.

L’organisation patronale estime que le véritable défi consiste aujourd’hui à renforcer l’attractivité du métier d’ingénieur, améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et valoriser les compétences nationales, plutôt que de multiplier les obstacles à l’accès à la profession.

L’Utica rappelle que, d’un point de vue juridique, seul le ministère de l’Enseignement supérieur est habilité à autoriser les établissements d’enseignement supérieur, à valider leurs programmes et à reconnaître les diplômes qu’ils délivrent. Elle souligne également que les textes régissant l’Ordre des ingénieurs n’imposent pas une accréditation spécifique des formations, mais exigent uniquement que le diplôme soit reconnu par l’État. L’organisation s’interroge aussi sur les critères ayant conduit à la publication des listes d’établissements retenus par l’Ordre. Elle demande davantage de transparence sur la base juridique de cette démarche, les méthodes d’évaluation utilisées ainsi que les conséquences légales qui en découlent.

Autre point soulevé: l’Utica rappelle que plusieurs écoles privées concernées disposent déjà d’accréditations internationales reconnues, notamment CTI, ABET et ASIIN, considérées parmi les références les plus exigeantes en matière d’évaluation des formations d’ingénieurs. Elle s’interroge ainsi sur la valeur ajoutée des nouvelles procédures mises en place. Le patronat demande également des explications sur le fondement juridique d’un montant de 10.000 dinars qui aurait été réclamé à certains établissements pour l’examen et l’évaluation de leurs dossiers, ainsi que sur les prestations couvertes par cette somme, au nom des principes de transparence et de bonne gouvernance.

L’Utica rappelle par ailleurs le poids des écoles d’ingénieurs privées dans l’écosystème national. Selon ses données, elles forment chaque année près de 6.500 ingénieurs et affichent un taux d’insertion professionnelle supérieur à 75% dans les six mois suivant l’obtention du diplôme. 

En conclusion, l’organisation appelle les étudiants, les futurs bacheliers et leurs familles à se référer uniquement aux décisions officielles du ministère de l’Enseignement supérieur concernant la reconnaissance des diplômes. Elle invite également l’Ordre des ingénieurs à publier les fondements juridiques, les critères et la méthodologie de ses procédures afin de lever toute ambiguïté.

 

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La baisse du marché n’inquiète pas, «c’est une opportunité»

La suspension temporaire de la cotation à la Bourse de Tunis après la baisse de plus de 3% du Tunindex ne doit pas être interprétée comme un signe de crise, mais comme une correction normale du marché. C’est l’analyse de Talel Ayed, directeur général de MCP, qui estime, dans un entretien accordé à Managers, que ce mouvement offre même des opportunités d’achat à certains investisseurs.

Selon lui, le marché tunisien sort d’une longue période de forte progression. «En un an et demi, la Bourse a gagné près de 100%. Cette année, le rendement était d’environ 30% avant d’atteindre près de 60%. Il est donc normal que des investisseurs prennent leurs bénéfices», explique-t-il. Il rappelle que cette période coïncide également avec la publication des résultats financiers des sociétés cotées et les détachements de dividendes, des événements qui donnent souvent lieu à des ajustements de cours.

Concernant la suspension de la cotation, Talel Ayed insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une décision prise par la Bourse. Le mécanisme est prévu par le Règlement de parquet: dès que le Tunindex recule de plus de 3% au cours d’une séance, la cotation est automatiquement interrompue pendant une heure. Si la baisse atteint ensuite 5%, la séance est suspendue. «Ce n’est pas une intervention humaine. Le déclenchement est entièrement automatique et prévu par la réglementation», précise-t-il.

Le directeur général de MCP écarte également le lien établi par certains entre la baisse du marché et la publication au Journal officiel de l’arrêté relatif aux bons du Trésor. D’après lui, cette information n’était pas nouvelle puisque le montant de 20 milliards de dinars était déjà prévu dans la loi de finances. L’arrêté ne fait, selon lui, que fixer les modalités d’application.

Pour Talel Ayed, l’évolution du marché montre d’ailleurs qu’il ne s’agissait pas d’un mouvement de panique. Il rappelle qu’après la reprise des échanges, la baisse s’est réduite et que la séance suivante s’est ouverte en hausse. Les volumes sont également restés importants, avec plus de 30 millions de dinars échangés en moins de deux heures.

«S’il y avait une véritable crise, il n’y aurait plus d’acheteurs et les titres tomberaient en chute libre. Ce n’est pas le cas», affirme-t-il. Au contraire, il considère que cette correction peut représenter une opportunité pour les investisseurs. Certaines actions, notamment dans le secteur bancaire, ont reculé de plusieurs dinars par rapport à leurs niveaux récents tout en continuant d’enregistrer d’importants volumes de transactions. «Pour ceux qui n’avaient pas pu acheter lorsque les cours étaient plus élevés, c’est une occasion d’entrer à des prix plus bas», estime-t-il.

Enfin, Talel Ayed invite les investisseurs à se référer aux informations publiées par les sources officielles, notamment la Bourse de Tunis et le Conseil du marché financier, plutôt qu’aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux.

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Ce pays africain supprime la carte d’embarquement papier dans ses aéroports

Le smartphone devient désormais le seul sésame nécessaire pour embarquer dans les aéroports marocains. Airports of Morocco a lancé Pax Check, un dispositif qui permet aux voyageurs d’utiliser une carte d’embarquement entièrement numérique, sans avoir à présenter de document imprimé lors des différents contrôles.

Concrètement, après avoir effectué leur enregistrement en ligne auprès de leur compagnie aérienne, les passagers reçoivent un QR code sécurisé sur leur téléphone. Ce code est ensuite utilisé pour franchir les postes de contrôle et les sas automatisés jusqu’à l’embarquement. Les vérifications des documents de voyage sont réalisées en amont par les compagnies aériennes, conformément aux exigences réglementaires, ce qui limite les contrôles manuels au sein des terminaux.

Cette évolution marque une nouvelle étape dans la transformation numérique des infrastructures aéroportuaires marocaines. Après la réservation en ligne, le check-in mobile et le suivi des vols, la dématérialisation couvre désormais l’ensemble du parcours du voyageur à l’aéroport. Pour les exploitants aéroportuaires, les bénéfices vont bien au-delà de la réduction du papier. La digitalisation vise à fluidifier les flux de passagers, diminuer les temps d’attente, faciliter l’utilisation des équipements automatisés et améliorer la capacité des terminaux à absorber une hausse du trafic aérien, tout en maintenant les standards internationaux de sûreté et de sécurité.

Le déploiement ne sera toutefois pas immédiat pour toutes les compagnies aériennes. Airports of Morocco précise que le système sera progressivement étendu aux transporteurs ayant adapté leurs infrastructures techniques et satisfait aux exigences opérationnelles et réglementaires nécessaires à son intégration.

 

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Après la chute du Tunindex, le CMF rassure…

La chute du Tunindex observée le 28 juillet n’a pas déclenché de crise sur le marché financier tunisien. Au lendemain de cette séance marquée par l’activation du mécanisme de suspension automatique des échanges, le Conseil du marché financier (CMF) a réuni l’ensemble des principaux acteurs de la place financière afin d’évaluer la situation et de réaffirmer la solidité du marché.

La réunion, organisée mercredi 29 juillet au siège du CMF, a rassemblé des représentants du ministère des Finances, de la Banque centrale de Tunisie (BCT), des banques et institutions financières cotées, de la Bourse de Tunis, du Conseil bancaire et financier, de l’Association professionnelle des intermédiaires en Bourse ainsi que des sociétés de courtage.

Les discussions ont porté sur le recul enregistré par l’indice de référence de la Bourse lors de la séance du 28 juillet, suivi d’un retour à un fonctionnement normal des échanges dès le lendemain. Pour le régulateur, le déclenchement de la suspension automatique des cotations constitue un mécanisme de sécurité prévu pour faire face aux fortes variations de marché. L’objectif est de ralentir les mouvements de panique, de laisser aux investisseurs le temps d’analyser la situation et de préserver le bon déroulement des transactions.

Le CMF insiste également sur le fait que ce type de dispositif est utilisé sur les principales places financières internationales et qu’il relève d’une pratique prudentielle destinée à protéger les investisseurs plutôt qu’à signaler une défaillance du marché.

Au cours de la réunion, les participants ont estimé que le marché financier tunisien dispose d’un cadre réglementaire et institutionnel suffisamment robuste pour absorber les épisodes de volatilité. Ils ont souligné la nécessité de maintenir une coordination étroite entre les autorités, la Bourse et les différents intervenants afin d’assurer la transparence, l’intégrité du marché et la continuité des échanges.

Le régulateur affirme par ailleurs que ses équipes poursuivent un suivi permanent de l’évolution du marché. Il appelle les investisseurs à baser leurs décisions sur les données économiques et financières disponibles plutôt que sur les rumeurs ou les réactions émotionnelles susceptibles d’amplifier les mouvements de marché.

À travers ce message, le CMF cherche avant tout à rassurer les investisseurs après la baisse du Tunindex et à rappeler que les mécanismes de protection ont fonctionné comme prévu. 

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La Tunisie obtient un nouveau prêt de 500 millions de dollars d’Afreximbank

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, mercredi 29 juillet, un nouveau prêt de 500 millions de dollars (environ 1,46 milliard de dinars) accordé par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) afin de contribuer au financement du budget de l’État pour 2026.

Adopté par 65 voix pour, 20 contre et 11 abstentions, le projet de loi valide le deuxième avenant au contrat de prêt conclu entre la Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant pour le compte de l’État, et Afreximbank.

Avec cette nouvelle enveloppe, le montant total des financements mobilisés auprès d’Afreximbank atteint désormais 1,7 milliard de dollars. Ce total comprend le prêt initial de 700 millions de dollars signé en 2022, un premier financement additionnel de 500 millions de dollars obtenu en 2024, puis cette nouvelle tranche de 500 millions de dollars.

L’opération marque également une amélioration des conditions de financement. Initialement proposé à un taux variable pouvant atteindre 9,45%, le prêt a finalement été négocié à un taux fixe de 5,86% par an. Son remboursement s’étalera sur sept ans, dont deux années de grâce, avec des frais administratifs limités à 0,25% du montant emprunté.

Les fonds seront décaissés dans un délai maximal de douze mois après la signature de l’avenant, en deux versements de 427 millions puis 73 millions de dollars.

La négociation de ce financement avait été confiée par le ministère des Finances à la Banque centrale en mars 2026. L’opération a ensuite été approuvée par le conseil d’administration de la BCT avant d’être autorisée par décret, puis validée définitivement par le Parlement.

 
 

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Panneaux, onduleurs, batteries: la Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque veut faire sauter les taxes

La Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque, structure rattachée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), a présenté le 27 juillet 2026 une série de recommandations au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie pour donner un coup d’accélérateur à la transition énergétique tunisienne. La rencontre, tenue au siège du ministère, a réuni responsables publics et acteurs du secteur privé.

Moins de paperasse, plus d’avantages fiscaux

Parmi les demandes portées par la Chambre: la digitalisation complète des procédures d’autorisation, histoire de raccourcir des délais jugés trop longs, et un accompagnement renforcé des porteurs de projets sous régime d’autorisations ou de concessions. Sur le plan fiscal, l’organisation réclame carrément l’exonération des panneaux solaires, onduleurs et batteries des droits de douane et de la TVA, une mesure supposée alléger sensiblement le coût des investissements dans le solaire.

Autre pilier de la proposition: le programme «Citoyenneté énergétique», destiné aux abonnés STEG à faible consommation. L’objectif affiché est ambitieux: équiper un million de familles en cinq ans, pour 600 mégawatts de capacité additionnelle. La Chambre plaide aussi pour la suppression du plafond de 30% sur l’électricité excédentaire injectée au réseau, et pour une révision à la hausse du tarif de rachat, actuellement fixé à 80 millimes le kilowattheure.

Un signal pour attirer les investisseurs

Ces propositions, si elles sont retenues, permettraient d’avoir un cadre nettement plus incitatif pour les opérateurs du photovoltaïque et les industriels tentés par l’autoconsommation. La levée des surtaxes sur les équipements, combinée à un tarif de rachat plus attractif, réduirait le temps de retour sur investissement, un facteur clé pour convaincre bailleurs de fonds et entrepreneurs d’accélérer leurs projets dans un secteur pénalisé par les marges d’incertitude réglementaire.

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La BCT maintient son taux directeur à 7%… Détails

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de ne pas modifier sa politique monétaire. Réuni le 29 juillet 2026, son conseil d’administration a décidé de maintenir le taux directeur à 7%, estimant que les risques inflationnistes restent suffisamment élevés pour justifier une approche prudente.

Cette décision intervient alors que l’inflation poursuit son ralentissement, mais que plusieurs facteurs, notamment la hausse des coûts de l’énergie et les déséquilibres extérieurs, continuent de peser sur les perspectives économiques du pays.

En juin 2026, le taux d’inflation est revenu à 5,3%, contre un niveau plus élevé les mois précédents. Cette baisse est principalement liée au ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont l’inflation est passée de 13,2 à 11,2%. En revanche, l’inflation sous-jacente – qui exclut les produits alimentaires frais et les produits administrés – est restée stable à 5% pour le troisième mois consécutif, signe que les pressions sur les prix demeurent bien présentes dans l’économie.

Sur le front extérieur, la Banque centrale alerte sur une dégradation des équilibres. Le déficit courant s’est creusé à 4,241 milliards de dinars, soit 2,3% du PIB, au premier semestre 2026, contre 2,844 milliards de dinars un an auparavant. En cause, la forte progression de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8,502 milliards de dinars, contre 6,370 milliards à fin juin 2025. La BCT souligne d’ailleurs que, sans le poids des importations d’énergie, la balance courante aurait affiché un excédent de 2,538 milliards de dinars, illustrant l’impact déterminant de la dépendance énergétique sur les finances extérieures du pays.

L’institution met également en avant le remboursement, en juillet, de l’eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance. Malgré cette importante sortie de devises, les réserves de change se sont établies à 23,4 milliards de dinars, représentant 92 jours d’importation au 28 juillet 2026.

À l’international, la Banque centrale estime que le contexte reste marqué par une forte incertitude. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, continuent d’alimenter la volatilité des prix du pétrole. Même si les cours de l’énergie ont récemment reculé, ils demeurent supérieurs à leurs niveaux d’avant le conflit, ce qui entretient les risques inflationnistes, en particulier pour les pays importateurs d’énergie comme la Tunisie.

Dans ce contexte, la BCT considère qu’il est nécessaire de poursuivre le processus de désinflation tout en préservant la stabilité macroéconomique. Elle insiste également sur la nécessité d’accélérer les réformes destinées à renforcer la production, stimuler l’investissement, réduire la dépendance énergétique et améliorer la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

 

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Près de 50 000 dinars de pertes par restaurant touristique : le bilan de la récente campagne de délestages de la STEG

Le président de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques, Habib Ben Moussa a déclaré dans la journée du mardi que les coupures d’électricité à répétition coûteraient près de 50 000 dinars à chaque établissement du secteur, essentiellement en raison des denrées avariées faute de réfrigération.

Au cours de la récente vague de chaleur, plusieurs restaurants ont carrément dû fermer boutique pendant quatre jours d’affilée. Résultat : du matériel de réfrigération endommagé, des stocks perdus et des clients qui ne reviennent pas.

Face à cela, Habib Ben Moussa réclame un geste simple de la STEG : prévenir les restaurateurs par SMS avant chaque coupure programmée, pour qu’ils aient le temps de mettre leur matériel et leurs marchandises à l’abri.

Le solaire, une solution hors de prix

Se tourner vers le stockage de l’énergie solaire ? L’idée séduit, mais le porte-monnaie freine : quatre batteries sont nécessaires pour équiper une installation de 5,4 kW, ce qui représente une dépense proche de 10 000 dinars. Le responsable appelle, par conséquent, les autorités à alléger la fiscalité douanière sur ces équipements, avec l’objectif de faire baisser la facture dans une fourchette de 5 000 à 6 000 dinars.

Un secteur déjà sous pression

Avec 397 établissements classés et près de 20 000 emplois, les récentes difficultés énergétiques interviennent au pire moment pour le secteur. Un quart des recettes générées file tout droit dans les caisses de l’État sous forme d’impôts et de taxes diverses, et la marge bénéficiaire de certains services ne dépasse pas les 2 %, plombée par la flambée du coût des matières premières.

Investir dans l’autonomie énergétique, un pari encore hors de portée

Les difficultés soulevées par la Fédération constituent de réelles opportunités d’investissement pour les acteurs du solaire et du stockage de l’énergie en Tunisie : la demande existe, portée par un secteur touristique confronté à des pertes récurrentes, mais le coût initial reste dissuasif pour la majorité des exploitants.

Une baisse ciblée des droits de douane sur les équipements de stockage, comme le réclame Habib Ben Moussa, pourrait à la fois soulager les restaurateurs et ouvrir un marché plus large aux fournisseurs locaux de solutions solaires et de batteries.

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La Sotipapier voit son chiffre d’affaires chuter de 20% au premier semestre 2026

La Sotipapier a enregistré un recul de son activité au premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires s’est établi à 44,19 millions de dinars, en baisse de 20% par rapport à la même période de 2025, dans un contexte marqué par une demande toujours faible pour le papier kraft et une pression persistante sur les coûts de production.

Les indicateurs d’activité publiés par la société montrent également un ralentissement de la production. Entre janvier et juin 2026, la Sotipapier a produit 23.947 tonnes de papier, contre 26.798 tonnes un an auparavant, soit une diminution de 11%. Cette baisse concerne aussi bien le papier pour ondulé, dont la production recule de 1.081 tonnes, que le papier kraft, en baisse de 1.770 tonnes.

Le repli du chiffre d’affaires est principalement attribué à la contre-performance du segment du papier kraft, dont les revenus ont chuté de 30%. Le papier pour ondulé résiste davantage avec une baisse limitée à 5%, mais les volumes commercialisés restent en retrait par rapport à l’année précédente.

La Sotipapier souligne que le marché tunisien du papier kraft peine toujours à retrouver son niveau d’avant 2025. Si la demande s’est stabilisée au cours des six premiers mois de l’année, elle demeure insuffisante pour soutenir la croissance de l’activité. En parallèle, la hausse continue des prix de la pâte à papier maintient une forte pression sur les coûts de fabrication.

À l’inverse, le marché du papier destiné à l’emballage reste mieux orienté grâce à une demande soutenue des industriels. La société prévient toutefois que l’évolution des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence pourraient peser sur les prix de vente au second semestre 2026.

Sur le plan des investissements, la Sotipapier a engagé 3,14 millions de dinars au premier semestre, contre 4,9 millions de dinars un an plus tôt, soit une baisse de 36%, traduisant un rythme d’investissement plus prudent.

Côté financement, la société affiche une légère amélioration de sa structure financière. Sa dette nette ressort à 47,19 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 48,44 millions de dinars un an auparavant, soit une réduction de 1,26 million de dinars. Cette évolution résulte principalement du remboursement d’une partie des crédits à moyen terme, malgré une hausse des crédits de gestion et un niveau de trésorerie plus faible.

 

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STEG: le flou le plus total entoure le nouveau générateur de la centrale de La Mornaguia

Une opération logistique peu banale s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche: un générateur électrique de taille impressionnante a quitté le port de Menzel-Bourguiba, à Bizerte, direction le Grand Tunis. L’appareil doit être installé à la centrale de la STEG de La Mornaguia, dans le gouvernorat de La Manouba.

Un convoi qui n’est pas passé inaperçu

Remorques surbaissées, itinéraire étudié, coordination sécuritaire renforcée; le transport n’a rien eu d’ordinaire. Le passage du convoi a carrément enflammé les réseaux sociaux, entre photos, vidéos et questions sans réponse: quelle puissance, quel coût, et pourquoi avoir fait transiter l’équipement par Menzel-Bourguiba, un trajet nettement plus long qu’en passant par Radès? Pour ce point comme pour les autres, aucune communication officielle.

Seule certitude à ce stade: l’équipement est de fabrication allemande. Capacité exacte, montant de l’acquisition, fournisseur, calendrier précis, tout reste flou. Une fois sur site, le générateur devra passer des tests techniques avant sa mise en exploitation.

Un signal pour l’investissement énergétique

Au-delà de l’anecdote logistique, cet épisode remet sur la table la nécessité d’investir dans le renforcement des capacités de production, pour absorber des pics de demande devenus une norme chaque été. Le flou entretenu autour du coût et du fournisseur de cet équipement est problématique par rapport à la transparence des contrats énergétiques, un paramètre que les investisseurs et les partenaires financiers du secteur suivent de près avant de s’engager sur des projets similaires.

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70 millions de dollars pour sécuriser les importations d’engrais: l’État garantit un nouveau financement stratégique pour le Groupe chimique tunisien

Le financement des importations d’engrais du Groupe chimique tunisien (GCT) bénéficie d’un nouveau soutien public. L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a publié un projet de loi portant approbation d’un accord de garantie conclu entre la République tunisienne, l’Institution islamique internationale de financement du commerce (ITFC) et le Groupe chimique tunisien pour mobiliser jusqu’à 70 millions de dollars américains.

L’objectif: permettre au GCT de financer l’achat des matières premières nécessaires à la production d’engrais. Selon le document explicatif accompagnant le projet de loi, cet accord concerne une convention de financement à court terme, signée le 1er décembre 2025, entre l’ITFC et le GCT, avec la garantie de l’État tunisien.

Le mécanisme prévu doit permettre au Groupe chimique tunisien d’assurer l’approvisionnement en matières premières indispensables à son activité industrielle, notamment pour répondre aux besoins de production d’engrais destinés au marché local et à l’exportation.

Le financement s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre signé entre la Tunisie et l’Institution islamique internationale de financement du commerce le 28 avril 2024, couvrant la période 2024-2026. Cet accord vise principalement à accompagner le financement des besoins d’importation d’entreprises et d’organismes publics opérant dans des secteurs considérés comme prioritaires.

Un financement partagé entre plusieurs bailleurs

Le montage financier repose sur un mécanisme de cofinancement, avec l’ITFC qui fournit une partie du financement et coordonne un groupe de bailleurs afin d’assurer la mobilisation complète des ressources nécessaires.

Les principales conditions financières prévues dans le projet portent sur un financement pouvant atteindre 70 millions de dollars américains, accordé sous forme de mourabaha à court terme. Le taux appliqué est basé sur le taux SOFR augmenté d’une marge de 3,75%. Chaque opération de tirage devra être remboursée sur une période de 12 mois. Le financement prévoit également une commission d’exécution fixée à 0,4% du montant total mobilisé. Enfin, le dispositif repose sur une garantie de l’État tunisien.

 
 
 

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Gabès: 340 millions de dinars pour une nouvelle centrale solaire à El Mahamla

Le gouverneur de Gabès, Ridha Nsibi, a présidé le mardi 28 juillet une réunion consacrée à la future centrale photovoltaïque d’El Mahamla, dans la délégation de Menzel Habib. Objectif de la rencontre, qui a réuni les responsables de l’entreprise française spécialisée dans les énergies propres, Voltalia, et des responsables locaux: faire le point sur l’étude d’impact environnemental et social du projet.

L’enveloppe mobilisée pour cette centrale de 132 MW atteint 340 millions de dinars. Le coup d’envoi du chantier est prévu pour 2027, avec une centrale pleinement opérationnelle dans trois ans, en juin 2029.

L’installation produira chaque année de quoi couvrir la consommation électrique d’environ 200 000 habitants, tout en épargnant à l’atmosphère 120 000 tonnes de CO₂ chaque année. Sur le volet emploi, les porteurs du projet tablent sur près de 400 postes, directs et indirects, rien que pour le premier volet de mise en œuvre.

Autre info à noter: Voltalia doit également lancer prochainement, dans la même zone d’El Mahamla, un premier projet solaire distinct de 130 MW, doté de son propre poste de raccordement au réseau national électrique.

Une locomotive pour l’investissement régional

Ce type de projet, mobilisant plusieurs centaines de millions de dinars sur un même site, ouvre un terrain concret pour la sous-traitance locale: génie civil, maintenance, ingénierie électrique, et peut servir de vitrine pour attirer d’autres investisseurs dans les énergies renouvelables à Gabès, une région encore mal équipée en infrastructures solaires de cette taille.

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