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6,7 millions de dinars d’investissements agricoles validés: l’APIA finance trois nouveaux projets en Tunisie

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a validé trois nouveaux projets d’investissement dans les secteurs agricole et de la pêche, pour un montant global de 6,7 millions de dinars. Les opérations concernent des projets de création, d’extension et de renouvellement implantés dans les gouvernorats de La Manouba, Béja et Gabès.

La décision a été prise lors de la 7ᵉ réunion de la Commission d’octroi des avantages au titre de l’année 2026, tenue jeudi 30 juillet sous la présidence de la directrice générale de l’APIA.

Au-delà du volume financier engagé, ces nouveaux dossiers traduisent une orientation vers le soutien des porteurs de projets souhaitant développer des activités productives dans les régions. Les investissements retenus couvrent plusieurs étapes du cycle de vie des entreprises agricoles, allant du lancement de nouvelles unités à la modernisation ou à l’élargissement de projets existants.

Par ailleurs, la commission a également approuvé l’octroi de trois crédits fonciers destinés à de jeunes promoteurs agricoles pour l’acquisition de terrains. Ces financements, d’une valeur totale de 410 mille dinars, permettront l’achat de 27,3 hectares de terres agricoles répartis entre les gouvernorats de Kasserine, du Kef et de Tataouine.

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46.000 ingénieurs ont quitté la Tunisie: l’Utica refuse toute remise en cause du diplôme national

L’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) monte au créneau dans le dossier des écoles d’ingénieurs privées. Dans un communiqué publié ce 30 juillet, l’organisation patronale affirme que la reconnaissance du diplôme national d’ingénieur relève exclusivement du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Une prise de position qui intervient après la publication par l’Ordre des ingénieurs tunisiens de listes d’établissements privés dont les diplômés sont seuls éligibles à l’inscription au tableau de l’Ordre.

Pour l’Utica, cette initiative risque de créer une confusion chez les étudiants, les familles et les employeurs, alors même que la Tunisie fait face à une fuite continue de ses compétences. Selon les chiffres avancés par l’organisation, près de 46.000 ingénieurs ont quitté le pays au cours des dix dernières années, tandis qu’environ 6.000 nouveaux départs sont enregistrés chaque année.

L’organisation patronale estime que le véritable défi consiste aujourd’hui à renforcer l’attractivité du métier d’ingénieur, améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et valoriser les compétences nationales, plutôt que de multiplier les obstacles à l’accès à la profession.

L’Utica rappelle que, d’un point de vue juridique, seul le ministère de l’Enseignement supérieur est habilité à autoriser les établissements d’enseignement supérieur, à valider leurs programmes et à reconnaître les diplômes qu’ils délivrent. Elle souligne également que les textes régissant l’Ordre des ingénieurs n’imposent pas une accréditation spécifique des formations, mais exigent uniquement que le diplôme soit reconnu par l’État. L’organisation s’interroge aussi sur les critères ayant conduit à la publication des listes d’établissements retenus par l’Ordre. Elle demande davantage de transparence sur la base juridique de cette démarche, les méthodes d’évaluation utilisées ainsi que les conséquences légales qui en découlent.

Autre point soulevé: l’Utica rappelle que plusieurs écoles privées concernées disposent déjà d’accréditations internationales reconnues, notamment CTI, ABET et ASIIN, considérées parmi les références les plus exigeantes en matière d’évaluation des formations d’ingénieurs. Elle s’interroge ainsi sur la valeur ajoutée des nouvelles procédures mises en place. Le patronat demande également des explications sur le fondement juridique d’un montant de 10.000 dinars qui aurait été réclamé à certains établissements pour l’examen et l’évaluation de leurs dossiers, ainsi que sur les prestations couvertes par cette somme, au nom des principes de transparence et de bonne gouvernance.

L’Utica rappelle par ailleurs le poids des écoles d’ingénieurs privées dans l’écosystème national. Selon ses données, elles forment chaque année près de 6.500 ingénieurs et affichent un taux d’insertion professionnelle supérieur à 75% dans les six mois suivant l’obtention du diplôme. 

En conclusion, l’organisation appelle les étudiants, les futurs bacheliers et leurs familles à se référer uniquement aux décisions officielles du ministère de l’Enseignement supérieur concernant la reconnaissance des diplômes. Elle invite également l’Ordre des ingénieurs à publier les fondements juridiques, les critères et la méthodologie de ses procédures afin de lever toute ambiguïté.

 

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La baisse du marché n’inquiète pas, «c’est une opportunité»

La suspension temporaire de la cotation à la Bourse de Tunis après la baisse de plus de 3% du Tunindex ne doit pas être interprétée comme un signe de crise, mais comme une correction normale du marché. C’est l’analyse de Talel Ayed, directeur général de MCP, qui estime, dans un entretien accordé à Managers, que ce mouvement offre même des opportunités d’achat à certains investisseurs.

Selon lui, le marché tunisien sort d’une longue période de forte progression. «En un an et demi, la Bourse a gagné près de 100%. Cette année, le rendement était d’environ 30% avant d’atteindre près de 60%. Il est donc normal que des investisseurs prennent leurs bénéfices», explique-t-il. Il rappelle que cette période coïncide également avec la publication des résultats financiers des sociétés cotées et les détachements de dividendes, des événements qui donnent souvent lieu à des ajustements de cours.

Concernant la suspension de la cotation, Talel Ayed insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une décision prise par la Bourse. Le mécanisme est prévu par le Règlement de parquet: dès que le Tunindex recule de plus de 3% au cours d’une séance, la cotation est automatiquement interrompue pendant une heure. Si la baisse atteint ensuite 5%, la séance est suspendue. «Ce n’est pas une intervention humaine. Le déclenchement est entièrement automatique et prévu par la réglementation», précise-t-il.

Le directeur général de MCP écarte également le lien établi par certains entre la baisse du marché et la publication au Journal officiel de l’arrêté relatif aux bons du Trésor. D’après lui, cette information n’était pas nouvelle puisque le montant de 20 milliards de dinars était déjà prévu dans la loi de finances. L’arrêté ne fait, selon lui, que fixer les modalités d’application.

Pour Talel Ayed, l’évolution du marché montre d’ailleurs qu’il ne s’agissait pas d’un mouvement de panique. Il rappelle qu’après la reprise des échanges, la baisse s’est réduite et que la séance suivante s’est ouverte en hausse. Les volumes sont également restés importants, avec plus de 30 millions de dinars échangés en moins de deux heures.

«S’il y avait une véritable crise, il n’y aurait plus d’acheteurs et les titres tomberaient en chute libre. Ce n’est pas le cas», affirme-t-il. Au contraire, il considère que cette correction peut représenter une opportunité pour les investisseurs. Certaines actions, notamment dans le secteur bancaire, ont reculé de plusieurs dinars par rapport à leurs niveaux récents tout en continuant d’enregistrer d’importants volumes de transactions. «Pour ceux qui n’avaient pas pu acheter lorsque les cours étaient plus élevés, c’est une occasion d’entrer à des prix plus bas», estime-t-il.

Enfin, Talel Ayed invite les investisseurs à se référer aux informations publiées par les sources officielles, notamment la Bourse de Tunis et le Conseil du marché financier, plutôt qu’aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux.

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Ce pays africain supprime la carte d’embarquement papier dans ses aéroports

Le smartphone devient désormais le seul sésame nécessaire pour embarquer dans les aéroports marocains. Airports of Morocco a lancé Pax Check, un dispositif qui permet aux voyageurs d’utiliser une carte d’embarquement entièrement numérique, sans avoir à présenter de document imprimé lors des différents contrôles.

Concrètement, après avoir effectué leur enregistrement en ligne auprès de leur compagnie aérienne, les passagers reçoivent un QR code sécurisé sur leur téléphone. Ce code est ensuite utilisé pour franchir les postes de contrôle et les sas automatisés jusqu’à l’embarquement. Les vérifications des documents de voyage sont réalisées en amont par les compagnies aériennes, conformément aux exigences réglementaires, ce qui limite les contrôles manuels au sein des terminaux.

Cette évolution marque une nouvelle étape dans la transformation numérique des infrastructures aéroportuaires marocaines. Après la réservation en ligne, le check-in mobile et le suivi des vols, la dématérialisation couvre désormais l’ensemble du parcours du voyageur à l’aéroport. Pour les exploitants aéroportuaires, les bénéfices vont bien au-delà de la réduction du papier. La digitalisation vise à fluidifier les flux de passagers, diminuer les temps d’attente, faciliter l’utilisation des équipements automatisés et améliorer la capacité des terminaux à absorber une hausse du trafic aérien, tout en maintenant les standards internationaux de sûreté et de sécurité.

Le déploiement ne sera toutefois pas immédiat pour toutes les compagnies aériennes. Airports of Morocco précise que le système sera progressivement étendu aux transporteurs ayant adapté leurs infrastructures techniques et satisfait aux exigences opérationnelles et réglementaires nécessaires à son intégration.

 

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Après la chute du Tunindex, le CMF rassure…

La chute du Tunindex observée le 28 juillet n’a pas déclenché de crise sur le marché financier tunisien. Au lendemain de cette séance marquée par l’activation du mécanisme de suspension automatique des échanges, le Conseil du marché financier (CMF) a réuni l’ensemble des principaux acteurs de la place financière afin d’évaluer la situation et de réaffirmer la solidité du marché.

La réunion, organisée mercredi 29 juillet au siège du CMF, a rassemblé des représentants du ministère des Finances, de la Banque centrale de Tunisie (BCT), des banques et institutions financières cotées, de la Bourse de Tunis, du Conseil bancaire et financier, de l’Association professionnelle des intermédiaires en Bourse ainsi que des sociétés de courtage.

Les discussions ont porté sur le recul enregistré par l’indice de référence de la Bourse lors de la séance du 28 juillet, suivi d’un retour à un fonctionnement normal des échanges dès le lendemain. Pour le régulateur, le déclenchement de la suspension automatique des cotations constitue un mécanisme de sécurité prévu pour faire face aux fortes variations de marché. L’objectif est de ralentir les mouvements de panique, de laisser aux investisseurs le temps d’analyser la situation et de préserver le bon déroulement des transactions.

Le CMF insiste également sur le fait que ce type de dispositif est utilisé sur les principales places financières internationales et qu’il relève d’une pratique prudentielle destinée à protéger les investisseurs plutôt qu’à signaler une défaillance du marché.

Au cours de la réunion, les participants ont estimé que le marché financier tunisien dispose d’un cadre réglementaire et institutionnel suffisamment robuste pour absorber les épisodes de volatilité. Ils ont souligné la nécessité de maintenir une coordination étroite entre les autorités, la Bourse et les différents intervenants afin d’assurer la transparence, l’intégrité du marché et la continuité des échanges.

Le régulateur affirme par ailleurs que ses équipes poursuivent un suivi permanent de l’évolution du marché. Il appelle les investisseurs à baser leurs décisions sur les données économiques et financières disponibles plutôt que sur les rumeurs ou les réactions émotionnelles susceptibles d’amplifier les mouvements de marché.

À travers ce message, le CMF cherche avant tout à rassurer les investisseurs après la baisse du Tunindex et à rappeler que les mécanismes de protection ont fonctionné comme prévu. 

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La Tunisie obtient un nouveau prêt de 500 millions de dollars d’Afreximbank

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé, mercredi 29 juillet, un nouveau prêt de 500 millions de dollars (environ 1,46 milliard de dinars) accordé par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) afin de contribuer au financement du budget de l’État pour 2026.

Adopté par 65 voix pour, 20 contre et 11 abstentions, le projet de loi valide le deuxième avenant au contrat de prêt conclu entre la Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant pour le compte de l’État, et Afreximbank.

Avec cette nouvelle enveloppe, le montant total des financements mobilisés auprès d’Afreximbank atteint désormais 1,7 milliard de dollars. Ce total comprend le prêt initial de 700 millions de dollars signé en 2022, un premier financement additionnel de 500 millions de dollars obtenu en 2024, puis cette nouvelle tranche de 500 millions de dollars.

L’opération marque également une amélioration des conditions de financement. Initialement proposé à un taux variable pouvant atteindre 9,45%, le prêt a finalement été négocié à un taux fixe de 5,86% par an. Son remboursement s’étalera sur sept ans, dont deux années de grâce, avec des frais administratifs limités à 0,25% du montant emprunté.

Les fonds seront décaissés dans un délai maximal de douze mois après la signature de l’avenant, en deux versements de 427 millions puis 73 millions de dollars.

La négociation de ce financement avait été confiée par le ministère des Finances à la Banque centrale en mars 2026. L’opération a ensuite été approuvée par le conseil d’administration de la BCT avant d’être autorisée par décret, puis validée définitivement par le Parlement.

 
 

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Panneaux, onduleurs, batteries: la Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque veut faire sauter les taxes

La Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque, structure rattachée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), a présenté le 27 juillet 2026 une série de recommandations au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie pour donner un coup d’accélérateur à la transition énergétique tunisienne. La rencontre, tenue au siège du ministère, a réuni responsables publics et acteurs du secteur privé.

Moins de paperasse, plus d’avantages fiscaux

Parmi les demandes portées par la Chambre: la digitalisation complète des procédures d’autorisation, histoire de raccourcir des délais jugés trop longs, et un accompagnement renforcé des porteurs de projets sous régime d’autorisations ou de concessions. Sur le plan fiscal, l’organisation réclame carrément l’exonération des panneaux solaires, onduleurs et batteries des droits de douane et de la TVA, une mesure supposée alléger sensiblement le coût des investissements dans le solaire.

Autre pilier de la proposition: le programme «Citoyenneté énergétique», destiné aux abonnés STEG à faible consommation. L’objectif affiché est ambitieux: équiper un million de familles en cinq ans, pour 600 mégawatts de capacité additionnelle. La Chambre plaide aussi pour la suppression du plafond de 30% sur l’électricité excédentaire injectée au réseau, et pour une révision à la hausse du tarif de rachat, actuellement fixé à 80 millimes le kilowattheure.

Un signal pour attirer les investisseurs

Ces propositions, si elles sont retenues, permettraient d’avoir un cadre nettement plus incitatif pour les opérateurs du photovoltaïque et les industriels tentés par l’autoconsommation. La levée des surtaxes sur les équipements, combinée à un tarif de rachat plus attractif, réduirait le temps de retour sur investissement, un facteur clé pour convaincre bailleurs de fonds et entrepreneurs d’accélérer leurs projets dans un secteur pénalisé par les marges d’incertitude réglementaire.

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La BCT maintient son taux directeur à 7%… Détails

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de ne pas modifier sa politique monétaire. Réuni le 29 juillet 2026, son conseil d’administration a décidé de maintenir le taux directeur à 7%, estimant que les risques inflationnistes restent suffisamment élevés pour justifier une approche prudente.

Cette décision intervient alors que l’inflation poursuit son ralentissement, mais que plusieurs facteurs, notamment la hausse des coûts de l’énergie et les déséquilibres extérieurs, continuent de peser sur les perspectives économiques du pays.

En juin 2026, le taux d’inflation est revenu à 5,3%, contre un niveau plus élevé les mois précédents. Cette baisse est principalement liée au ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont l’inflation est passée de 13,2 à 11,2%. En revanche, l’inflation sous-jacente – qui exclut les produits alimentaires frais et les produits administrés – est restée stable à 5% pour le troisième mois consécutif, signe que les pressions sur les prix demeurent bien présentes dans l’économie.

Sur le front extérieur, la Banque centrale alerte sur une dégradation des équilibres. Le déficit courant s’est creusé à 4,241 milliards de dinars, soit 2,3% du PIB, au premier semestre 2026, contre 2,844 milliards de dinars un an auparavant. En cause, la forte progression de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8,502 milliards de dinars, contre 6,370 milliards à fin juin 2025. La BCT souligne d’ailleurs que, sans le poids des importations d’énergie, la balance courante aurait affiché un excédent de 2,538 milliards de dinars, illustrant l’impact déterminant de la dépendance énergétique sur les finances extérieures du pays.

L’institution met également en avant le remboursement, en juillet, de l’eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance. Malgré cette importante sortie de devises, les réserves de change se sont établies à 23,4 milliards de dinars, représentant 92 jours d’importation au 28 juillet 2026.

À l’international, la Banque centrale estime que le contexte reste marqué par une forte incertitude. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, continuent d’alimenter la volatilité des prix du pétrole. Même si les cours de l’énergie ont récemment reculé, ils demeurent supérieurs à leurs niveaux d’avant le conflit, ce qui entretient les risques inflationnistes, en particulier pour les pays importateurs d’énergie comme la Tunisie.

Dans ce contexte, la BCT considère qu’il est nécessaire de poursuivre le processus de désinflation tout en préservant la stabilité macroéconomique. Elle insiste également sur la nécessité d’accélérer les réformes destinées à renforcer la production, stimuler l’investissement, réduire la dépendance énergétique et améliorer la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

 

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Près de 50 000 dinars de pertes par restaurant touristique : le bilan de la récente campagne de délestages de la STEG

Le président de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques, Habib Ben Moussa a déclaré dans la journée du mardi que les coupures d’électricité à répétition coûteraient près de 50 000 dinars à chaque établissement du secteur, essentiellement en raison des denrées avariées faute de réfrigération.

Au cours de la récente vague de chaleur, plusieurs restaurants ont carrément dû fermer boutique pendant quatre jours d’affilée. Résultat : du matériel de réfrigération endommagé, des stocks perdus et des clients qui ne reviennent pas.

Face à cela, Habib Ben Moussa réclame un geste simple de la STEG : prévenir les restaurateurs par SMS avant chaque coupure programmée, pour qu’ils aient le temps de mettre leur matériel et leurs marchandises à l’abri.

Le solaire, une solution hors de prix

Se tourner vers le stockage de l’énergie solaire ? L’idée séduit, mais le porte-monnaie freine : quatre batteries sont nécessaires pour équiper une installation de 5,4 kW, ce qui représente une dépense proche de 10 000 dinars. Le responsable appelle, par conséquent, les autorités à alléger la fiscalité douanière sur ces équipements, avec l’objectif de faire baisser la facture dans une fourchette de 5 000 à 6 000 dinars.

Un secteur déjà sous pression

Avec 397 établissements classés et près de 20 000 emplois, les récentes difficultés énergétiques interviennent au pire moment pour le secteur. Un quart des recettes générées file tout droit dans les caisses de l’État sous forme d’impôts et de taxes diverses, et la marge bénéficiaire de certains services ne dépasse pas les 2 %, plombée par la flambée du coût des matières premières.

Investir dans l’autonomie énergétique, un pari encore hors de portée

Les difficultés soulevées par la Fédération constituent de réelles opportunités d’investissement pour les acteurs du solaire et du stockage de l’énergie en Tunisie : la demande existe, portée par un secteur touristique confronté à des pertes récurrentes, mais le coût initial reste dissuasif pour la majorité des exploitants.

Une baisse ciblée des droits de douane sur les équipements de stockage, comme le réclame Habib Ben Moussa, pourrait à la fois soulager les restaurateurs et ouvrir un marché plus large aux fournisseurs locaux de solutions solaires et de batteries.

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La Sotipapier voit son chiffre d’affaires chuter de 20% au premier semestre 2026

La Sotipapier a enregistré un recul de son activité au premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires s’est établi à 44,19 millions de dinars, en baisse de 20% par rapport à la même période de 2025, dans un contexte marqué par une demande toujours faible pour le papier kraft et une pression persistante sur les coûts de production.

Les indicateurs d’activité publiés par la société montrent également un ralentissement de la production. Entre janvier et juin 2026, la Sotipapier a produit 23.947 tonnes de papier, contre 26.798 tonnes un an auparavant, soit une diminution de 11%. Cette baisse concerne aussi bien le papier pour ondulé, dont la production recule de 1.081 tonnes, que le papier kraft, en baisse de 1.770 tonnes.

Le repli du chiffre d’affaires est principalement attribué à la contre-performance du segment du papier kraft, dont les revenus ont chuté de 30%. Le papier pour ondulé résiste davantage avec une baisse limitée à 5%, mais les volumes commercialisés restent en retrait par rapport à l’année précédente.

La Sotipapier souligne que le marché tunisien du papier kraft peine toujours à retrouver son niveau d’avant 2025. Si la demande s’est stabilisée au cours des six premiers mois de l’année, elle demeure insuffisante pour soutenir la croissance de l’activité. En parallèle, la hausse continue des prix de la pâte à papier maintient une forte pression sur les coûts de fabrication.

À l’inverse, le marché du papier destiné à l’emballage reste mieux orienté grâce à une demande soutenue des industriels. La société prévient toutefois que l’évolution des prix des matières premières et l’intensification de la concurrence pourraient peser sur les prix de vente au second semestre 2026.

Sur le plan des investissements, la Sotipapier a engagé 3,14 millions de dinars au premier semestre, contre 4,9 millions de dinars un an plus tôt, soit une baisse de 36%, traduisant un rythme d’investissement plus prudent.

Côté financement, la société affiche une légère amélioration de sa structure financière. Sa dette nette ressort à 47,19 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 48,44 millions de dinars un an auparavant, soit une réduction de 1,26 million de dinars. Cette évolution résulte principalement du remboursement d’une partie des crédits à moyen terme, malgré une hausse des crédits de gestion et un niveau de trésorerie plus faible.

 

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STEG: le flou le plus total entoure le nouveau générateur de la centrale de La Mornaguia

Une opération logistique peu banale s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche: un générateur électrique de taille impressionnante a quitté le port de Menzel-Bourguiba, à Bizerte, direction le Grand Tunis. L’appareil doit être installé à la centrale de la STEG de La Mornaguia, dans le gouvernorat de La Manouba.

Un convoi qui n’est pas passé inaperçu

Remorques surbaissées, itinéraire étudié, coordination sécuritaire renforcée; le transport n’a rien eu d’ordinaire. Le passage du convoi a carrément enflammé les réseaux sociaux, entre photos, vidéos et questions sans réponse: quelle puissance, quel coût, et pourquoi avoir fait transiter l’équipement par Menzel-Bourguiba, un trajet nettement plus long qu’en passant par Radès? Pour ce point comme pour les autres, aucune communication officielle.

Seule certitude à ce stade: l’équipement est de fabrication allemande. Capacité exacte, montant de l’acquisition, fournisseur, calendrier précis, tout reste flou. Une fois sur site, le générateur devra passer des tests techniques avant sa mise en exploitation.

Un signal pour l’investissement énergétique

Au-delà de l’anecdote logistique, cet épisode remet sur la table la nécessité d’investir dans le renforcement des capacités de production, pour absorber des pics de demande devenus une norme chaque été. Le flou entretenu autour du coût et du fournisseur de cet équipement est problématique par rapport à la transparence des contrats énergétiques, un paramètre que les investisseurs et les partenaires financiers du secteur suivent de près avant de s’engager sur des projets similaires.

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70 millions de dollars pour sécuriser les importations d’engrais: l’État garantit un nouveau financement stratégique pour le Groupe chimique tunisien

Le financement des importations d’engrais du Groupe chimique tunisien (GCT) bénéficie d’un nouveau soutien public. L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a publié un projet de loi portant approbation d’un accord de garantie conclu entre la République tunisienne, l’Institution islamique internationale de financement du commerce (ITFC) et le Groupe chimique tunisien pour mobiliser jusqu’à 70 millions de dollars américains.

L’objectif: permettre au GCT de financer l’achat des matières premières nécessaires à la production d’engrais. Selon le document explicatif accompagnant le projet de loi, cet accord concerne une convention de financement à court terme, signée le 1er décembre 2025, entre l’ITFC et le GCT, avec la garantie de l’État tunisien.

Le mécanisme prévu doit permettre au Groupe chimique tunisien d’assurer l’approvisionnement en matières premières indispensables à son activité industrielle, notamment pour répondre aux besoins de production d’engrais destinés au marché local et à l’exportation.

Le financement s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre signé entre la Tunisie et l’Institution islamique internationale de financement du commerce le 28 avril 2024, couvrant la période 2024-2026. Cet accord vise principalement à accompagner le financement des besoins d’importation d’entreprises et d’organismes publics opérant dans des secteurs considérés comme prioritaires.

Un financement partagé entre plusieurs bailleurs

Le montage financier repose sur un mécanisme de cofinancement, avec l’ITFC qui fournit une partie du financement et coordonne un groupe de bailleurs afin d’assurer la mobilisation complète des ressources nécessaires.

Les principales conditions financières prévues dans le projet portent sur un financement pouvant atteindre 70 millions de dollars américains, accordé sous forme de mourabaha à court terme. Le taux appliqué est basé sur le taux SOFR augmenté d’une marge de 3,75%. Chaque opération de tirage devra être remboursée sur une période de 12 mois. Le financement prévoit également une commission d’exécution fixée à 0,4% du montant total mobilisé. Enfin, le dispositif repose sur une garantie de l’État tunisien.

 
 
 

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Gabès: 340 millions de dinars pour une nouvelle centrale solaire à El Mahamla

Le gouverneur de Gabès, Ridha Nsibi, a présidé le mardi 28 juillet une réunion consacrée à la future centrale photovoltaïque d’El Mahamla, dans la délégation de Menzel Habib. Objectif de la rencontre, qui a réuni les responsables de l’entreprise française spécialisée dans les énergies propres, Voltalia, et des responsables locaux: faire le point sur l’étude d’impact environnemental et social du projet.

L’enveloppe mobilisée pour cette centrale de 132 MW atteint 340 millions de dinars. Le coup d’envoi du chantier est prévu pour 2027, avec une centrale pleinement opérationnelle dans trois ans, en juin 2029.

L’installation produira chaque année de quoi couvrir la consommation électrique d’environ 200 000 habitants, tout en épargnant à l’atmosphère 120 000 tonnes de CO₂ chaque année. Sur le volet emploi, les porteurs du projet tablent sur près de 400 postes, directs et indirects, rien que pour le premier volet de mise en œuvre.

Autre info à noter: Voltalia doit également lancer prochainement, dans la même zone d’El Mahamla, un premier projet solaire distinct de 130 MW, doté de son propre poste de raccordement au réseau national électrique.

Une locomotive pour l’investissement régional

Ce type de projet, mobilisant plusieurs centaines de millions de dinars sur un même site, ouvre un terrain concret pour la sous-traitance locale: génie civil, maintenance, ingénierie électrique, et peut servir de vitrine pour attirer d’autres investisseurs dans les énergies renouvelables à Gabès, une région encore mal équipée en infrastructures solaires de cette taille.

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La Chine investit des milliards: voici les secteurs qui attirent ses capitaux

La Chine ne mise plus uniquement sur les grands projets d’infrastructures en Afrique. Sa stratégie évolue vers des secteurs considérés comme plus stratégiques pour renforcer ses chaînes de valeur mondiales: l’énergie, les ressources minières, les transports et les technologies.

Selon le rapport «China Belt and Road Initiative (BRI) Investment Report 2026 H1», publié par le Green Finance & Development Center de l’Université de Fudan en collaboration avec The Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland, les engagements chinois dans le cadre des Nouvelles routes de la soie se concentrent principalement sur quatre secteurs clés. 

L’énergie arrive en première position avec 28,7% des engagements chinois mondiaux dans la BRI. Ce secteur reste prioritaire pour Pékin, notamment avec le développement des énergies renouvelables, des infrastructures électriques et des projets visant à sécuriser l’approvisionnement énergétique.

Les métaux et les mines représentent 17,2% des engagements, reflétant l’importance croissante des ressources stratégiques nécessaires aux nouvelles industries, notamment les batteries, les véhicules électriques et les technologies de transition énergétique.

Le secteur des transports concentre 14,4% des engagements, tandis que les technologies représentent 13,4%, confirmant la volonté chinoise de renforcer sa présence dans les infrastructures numériques, les télécommunications et les solutions technologiques.

Cette nouvelle orientation intervient dans un contexte marqué par les tensions commerciales entre la Chine, les États-Unis et l’Union européenne. Face aux restrictions douanières et aux politiques de relocalisation industrielle occidentales, Pékin cherche à développer de nouvelles bases de production dans des pays offrant un accès compétitif aux marchés internationaux.

Depuis le lancement de la BRI en 2013, les engagements chinois cumulés atteignent désormais 1 539 milliards de dollars dans 150 pays. Mais le modèle chinois évolue: il ne s’agit plus seulement de financer des routes, des ports ou des centrales, mais de construire des écosystèmes industriels capables de produire, de transformer et d’exporter.

 

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Droits de douane américains: l’huile d’olive tunisienne passe sous les radars de Washington

Depuis le 24 juillet 2026, Washington applique des surtaxes douanières additionnelles, 10 à 12,5%, pour une soixantaine de partenaires commerciaux. Ce sont des surtaxes qui concernent les pays qui ne luttent pas assez contre le travail des mineurs, ce qui est contraire à la réglementation américaine en la matière. La Tunisie ne figure pas sur cette liste, un avantage considérable sur ses principaux concurrents à l’échelle internationale.

Un avantage qui ne dit pas son nom

Pas de faveur négociée ou de statut particulier obtenu à Washington, la Tunisie est simplement restée en dehors du radar des enquêteurs américains. Ses exportations continuent donc de circuler au tarif douanier classique, alors que des rivaux directs comme le Maroc, l’Algérie, l’Égypte ou la Turquie, eux, écopent de surtaxes.

Du côté européen, la situation est tout autre: l’Espagne et l’Italie sont toujours plafonnées à 15% de droits de douane, un taux fixé depuis longtemps dans le cadre des négociations commerciales entre Bruxelles et Washington.

Un timing plutôt bon pour la filière

Entre novembre 2025 et juin 2026, les exportateurs tunisiens ont écoulé 352 000 tonnes d’huile d’olive, un bond de 56,7% par rapport aux 224 600 tonnes de la campagne précédente. Même dynamique côté recettes: 4,394 milliards de dinars engrangés (près de 1,29 milliard d’euros), en hausse de 45% sur un an. Sur ce volume, l’extra vierge domine largement, avec 83,4% du total.

Côté clients, rien ne change vraiment dans la hiérarchie: l’Espagne trône toujours en tête avec 32,4% des volumes, suivie de l’Italie à 19,7%, puis des États-Unis, qui grignotent 19,4%, toujours à la troisième place. Globalement, l’Europe capte encore l’essentiel des exportations tunisiennes (56,8%), loin devant l’Amérique du Nord (24,2%).

Le vrac, toujours le point faible

D’une campagne à l’autre, le principal point handicapant les exportations d’huile d’olive tunisienne est toujours le même: 86,3% de l’huile tunisienne est exportée encore en vrac, contre seulement 13,7% conditionnée. Une partie de cette production finit d’ailleurs embouteillée et commercialisée sous marques étrangères, notamment espagnoles et italiennes, la valeur ajoutée file donc à l’étranger.

Une fenêtre d’opportunité pour les investisseurs

Ce différentiel tarifaire ouvre un créneau concret pour les opérateurs tunisiens désireux de renforcer leur présence sur le marché américain, troisième débouché du secteur.

L’écart de compétitivité avec les concurrents espagnols et italiens, taxés à 15% aux États-Unis, plaide en particulier pour des investissements dans le conditionnement local et le développement de marques tunisiennes à l’export, un segment qui ne pèse aujourd’hui que 18,2% de la valeur totale exportée.

Néanmoins, cet avantage tarifaire n’a rien de garanti dans la durée: Washington conserve la possibilité d’élargir à tout moment la liste des pays concernés par ses enquêtes commerciales.

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La Chine investit massivement en Afrique: voici les pays qui captent les plus grands projets

La Chine accélère son offensive économique en Afrique. Au premier semestre 2026, les investissements chinois directs sur le continent ont atteint 33,5 milliards de dollars, en hausse de 254% par rapport à la même période de 2025, faisant de l’Afrique la principale destination des capitaux chinois dans le cadre des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative – BRI).

Cette progression traduit un changement de stratégie. Longtemps associée au financement de grands projets d’infrastructures comme les routes, les ports ou les chemins de fer, la présence chinoise en Afrique évolue désormais vers des investissements industriels, énergétiques et technologiques. En parallèle, les contrats de construction d’infrastructures continuent de reculer.

Selon le rapport «China Belt and Road Initiative Investment Report 2026 H1», publié par le Green Finance & Development Center de l’Université Fudan et The Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l’Université du Queensland, l’Afrique a concentré 67,24% des investissements chinois réalisés dans les pays membres de la BRI au premier semestre 2026.

L’Éthiopie et l’Égypte figurent parmi les principaux bénéficiaires de ces d’investissements chinois. L’Éthiopie arrive en tête des pays africains en termes de progression des engagements chinois, avec 18,9 milliards de dollars d’engagements globaux. Le pays attire Pékin grâce à son potentiel industriel, ses zones économiques spéciales et son ambition de devenir une plateforme manufacturière régionale.

L’Égypte confirme également son importance stratégique avec 9,7 milliards de dollars d’engagements chinois. Sa position géographique entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie, ainsi que le développement de grands projets industriels et énergétiques renforcent son attractivité auprès des investisseurs chinois.

En Afrique du Nord, le Maroc fait partie des pays qui bénéficient de cette évolution. Le royaume attire des investissements chinois notamment dans l’industrie automobile, les batteries électriques et les chaînes de valeur liées à la transition énergétique.

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La Bourse de Tunis suspend de nouveau la cotation…

La Bourse de Tunis vient d’annoncer, aujourd’hui 29 juillet 2026, une nouvelle suspension de la cotation après une baisse importante du marché. Cette interruption intervient après une baisse de plus de 3% de l’indice Tunindex.

Selon un avis publié par la Bourse de Tunis, cette interruption a été déclenchée automatiquement conformément aux dispositions de l’article 3.7 du Règlement de parquet, qui prévoit un mécanisme d’arrêt temporaire en cas de forte variation de l’indice. La suspension de la cotation est prévue pour une durée d’une heure. La reprise des échanges est annoncée à partir de 10h16.

Cette mesure concerne les intermédiaires en Bourse ainsi que l’ensemble des intervenants du marché. Elle vise à encadrer les mouvements brusques et à permettre aux opérateurs d’analyser l’évolution du marché avant la reprise des transactions.

 

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Moody’s maintient la note souveraine de la Tunisie à «Caa1»: stable, mais vulnérable

Moody’s Ratings a bouclé sa revue périodique de la note souveraine tunisienne. Le verdict a été rendu public fin juillet et aucun changement n’est à signaler, la note de la Tunisie reste à «Caa1» avec perspective stable. Pas de surprise donc, mais l’agence en a profité pour dresser un état des lieux assez complet de la situation de l’économie tunisienne, pas très rassurante.

Des réserves qui tiennent, malgré la facture énergétique

D’après le rapport de Moody’s, entre janvier et mai 2026, la facture des importations d’énergie a grimpé de 38% sur un an, portée par la hausse des prix du pétrole. Les réserves en devises, elles, ont plutôt bien encaissé le choc: leur niveau se maintient autour de 3,3 mois de couverture des importations à fin juin. De quoi remercier, entre autres, la bonne tenue des exportations agricoles, un flux constant d’argent envoyé par la diaspora et des IDE en hausse de 14% sur un an au premier trimestre.

Autre fait marquant, le remboursement du dernier eurobond majeur le mois dernier avec lequel la dette extérieure tunisienne gagne un profil d’échéances nettement plus confortable pour les années à venir.

Le budget, lui, marque une pause

Côté finances publiques, Moody’s évoque carrément une année blanche pour la consolidation budgétaire, plombée par la hausse de la masse salariale publique et le démarrage des premiers projets du Plan national de développement 2026-2030.

Les subventions énergétiques, qui sont à 20% des dépenses publiques en 2025 (6,8% du PIB), restent le point de fragilité numéro un; la structure des dépenses publiques, trop peu flexible, ressort même comme la vulnérabilité centrale du profil financier tunisien.

Ce que ça change pour les investisseurs

Pour les acteurs économiques, cette confirmation de note, sans dégradation ni relèvement, envoie un signal de stabilité à court terme, sans lever pour autant les incertitudes de fond. Le maintien d’une perspective stable, adossé à la résilience des réserves et à la dynamique des IDE et des transferts de la diaspora, offre un cadre prévisible pour les opérateurs déjà engagés sur le marché tunisien.

La rigidité budgétaire et le poids de la dette publique continuent en revanche de peser sur le coût et l’accès au financement extérieur, un paramètre à surveiller de près pour tout projet d’investissement à moyen terme. Moody’s rappelle également que la note de la Banque centrale de Tunisie, chargée d’émettre et de rembourser la dette pour le compte de l’État, est inchangée à «Caa1», perspective stable.

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Ali Hanfi élu à l’unanimité pour présider la nouvelle Commission transport aérien de la FTAV

La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) renforce son organisation face aux enjeux du transport aérien. Réunie le 28 juillet, la fédération a officiellement créé une Commission transport aérien, une nouvelle structure chargée de défendre les intérêts des agences de voyages et de suivre les dossiers stratégiques liés au secteur.

À l’issue de cette réunion, Ali Hanfi a été élu à l’unanimité président de cette nouvelle commission. Salem Gaidi en assurera le rôle de rapporteur, aux côtés des membres permanents également désignés lors de cette séance.

Cette commission aura pour principale mission de porter la voix des agences de voyages sur toutes les questions relatives au transport aérien. Elle sera chargée d’identifier les difficultés rencontrées par les professionnels, d’analyser les évolutions du secteur et de soumettre des recommandations au bureau de la FTAV afin d’orienter les positions et les actions de la fédération.

 

 
 

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L’Afrique doit combler son retard dans les data centers

Les ambitions de l’Afrique pour devenir un acteur significatif dans l’économie de l’intelligence artificielle (IA) dépendront de la capacité des gouvernements à agir rapidement pour construire des data centers locaux et renforcer la gouvernance des données. Le continent accuse un retard considérable. C’est précisément ce déficit qui rend l’action urgente et l’opportunité, si elle est saisie à temps, prometteuse.

Selon les estimations du Boston Consulting Group, l’IA devrait ajouter près de 16 000 milliards de dollars au PIB mondial d’ici à 2030. L’Afrique, qui abrite environ 18 à 20% de la population mondiale, ne dispose actuellement que de moins de 1% de la capacité mondiale des data centers. Ce déséquilibre risque de perpétuer un schéma bien connu, celui d’un continent qui exporte ses matières premières et ses données brutes, pour importer à prix d’or des produits et services finis développés ailleurs.

À l’ère de l’IA, le danger est que les données africaines soient traitées hors du continent, puis renvoyées aux utilisateurs locaux sous la forme d’applications et de plateformes détenues par des géants étrangers, sans que les économies locales en tirent une valeur substantielle. La priorité est donc de bâtir une capacité locale de centres, capable d’héberger les services cloud et le traitement des données au sein même des marchés africains. Une telle infrastructure permettrait aux pays de conserver une plus grande part de la valeur générée par leurs propres données, tout en stimulant une innovation adaptée aux réalités et aux besoins nationaux.

Par ailleurs, la question de la durabilité reste particulièrement sensible. De nombreux pays sont déjà confrontés au stress hydrique, aux pressions climatiques et à des pénuries d’électricité récurrentes. Ces contraintes ne doivent pas être traitées comme des obstacles, mais intégrées dès la conception des projets.

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