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Le TMM reste sous la barre des 7% pour le cinquième mois d’affilée

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) est resté stable à 6,99% en juin 2026, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est le cinquième mois consécutif où cet indicateur ne varie pas, confirmant une stabilisation du coût de l’argent sur le marché monétaire tunisien.

Cette stabilité intervient après plusieurs années de baisse progressive. En juin 2023, le TMM s’élevait à 8%, avant de reculer à 7,97% en juin 2024, puis à 7,5% en juin 2025. Il atteint désormais son niveau le plus bas depuis 2022.

Le TMM avait culminé à 8,05% en mars 2023, dans le sillage du resserrement de la politique monétaire engagé par la Banque centrale pour contenir l’inflation. Depuis, l’indicateur suit une trajectoire baissière, avant de se stabiliser depuis le mois de février 2026.

 

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Michket Slama reçoit les DG des banques tunisiennes: le budget de l’État et les bons du Trésor au programme

L’encours des bons du Trésor assimilables en Tunisie a augmenté de 72% sur un an, à 28,4 milliards de dinars en septembre 2025. L’État tunisien est de plus en plus dépendant de ces BTA alors que les banques et compagnies d’assurance sont les principaux souscripteurs.
C’est dans ce contexte que la ministre des Finances, Michket Slama, s’est entretenue, mardi, au siège du ministère, avec l’ensemble des directeurs généraux des banques et institutions financières.
Cette rencontre s’est articulée autour du rôle du secteur bancaire et financier dans l’appui au budget de l’État. L’objectif est d’inciter les différents acteurs du secteur à adhérer au programme d’emprunts prévu pour le deuxième semestre 2026 tout en soutenant les indicateurs de solidité financière et les normes de gestion prudente.
La ministre s’est également attardée, lors de cette rencontre, sur la position centrale du secteur bancaire et financier dans la mise en œuvre des différents plans de développement et la réforme de l’économie nationale.
Les banques et institutions financières tunisiennes se doivent de soutenir les entreprises tunisiennes et en particulier les petites et moyennes entreprises (PME) qui sont confrontées à des difficultés financières et structurelles. Plusieurs mécanismes sont, en ce sens, disponibles pour que les banques puissent contribuer à la croissance du tissu économique national.
Les représentants du secteur ont répondu présent à l’appel de la ministre en insistant sur leur engagement continu auprès de l’État tunisien. Le secteur bancaire tunisien est prêt à participer pleinement au maintien de la stabilité financière du pays.
 

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Incident à la Bourse de Tunis : ce que vous devez savoir

La Bourse de Tunis a été touchée par un incident technique d’origine électrique survenu le 28 juin 2026, ayant affecté certaines infrastructures de son centre informatique principal, selon un communiqué publié à la demande du Conseil du marché financier (CMF).

Dès la détection de l’incident, les équipes techniques ont activé les procédures de sécurité prévues et lancé des opérations de diagnostic et de rétablissement. Des investigations sont toujours en cours afin d’identifier les causes précises et de renforcer, si nécessaire, les dispositifs de prévention et de résilience des infrastructures.

Conformément à son Plan de Continuité d’Activité (PCA), la Bourse de Tunis a immédiatement activé son site de secours, permettant d’assurer la continuité des opérations de marché dans des conditions normales de sécurité et de fiabilité. Les séances de bourse des 29 et 30 juin ainsi que du 1er juillet 2026 ont ainsi été réalisées à partir de ce site alternatif.

Les travaux de réparation du site principal ont déjà été achevés. Une phase de tests est actuellement en cours afin de vérifier la stabilité et la sécurité de la plateforme avant sa remise en service. La reprise pourrait intervenir le 2 ou le 3 juillet 2026, sous réserve des résultats des vérifications, et fera l’objet d’une communication ultérieure.

La Bourse de Tunis précise que cet incident n’a pas interrompu l’activité du marché grâce à son dispositif de continuité et à la mobilisation de ses équipes techniques. Elle souligne également son engagement à garantir la sécurité, la disponibilité et la résilience de ses infrastructures, ainsi que la transparence du fonctionnement du marché.

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Afrique – Investissement: vers le rapprochement des institutions du COMESA avec les acteurs économiques tunisiens

Dans le cadre de la semaine du COMESA du 29 juin au 3 juillet 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu, mardi, à Tunis, avec la secrétaire générale du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Chileshe Mpundu Kapwepwe.
Les deux parties se sont accordées sur la création d’un comité conjoint qui sera chargé de la concrétisation des engagements commerciaux, structurels et de connectivité régionale. La libre circulation des entrepreneurs, le développement des infrastructures logistiques ainsi que l’investissement dans les énergies vertes ont également été au programme de cette rencontre.
Le ministre tunisien des Affaires étrangères a rappelé en ce sens que la Tunisie fêtera bientôt le dixième anniversaire de son adhésion au COMESA, une adhésion dont l’objectif initial était de contribuer activement à l’intégration économique du continent africain. Le chef de la diplomatie tunisienne a ainsi annoncé la mise en place prochaine d’une mission technique du COMESA examinant les initiatives concrètes touchant aux infrastructures frontalières pour fluidifier la circulation des marchandises.
Les deux responsables ont également passé en revue les résolutions du 24e sommet du COMESA qui s’est tenu à Nairobi en octobre 2025. Mohamed Ali Nafti a insisté sur l’adhésion de la Tunisie à la feuille de route régionale et son engagement dans la concrétisation de projets stratégiques fidèles à l’esprit du COMESA, à l’instar de la plateforme de paiement numérique pour le commerce électronique transfrontalier et de la gouvernance de l’intelligence artificielle.
Les progrès économiques de la Tunisie ont été salués par la secrétaire générale du COMESA, qui a rappelé que les exportations tunisiennes vers la zone COMESA ont atteint 3 milliards de dollars en 2025. Le prochain sommet du COMESA aura lieu au Zimbabwe et traitera du plan stratégique 2026-2030, qui s’articulera autour de l’industrialisation, de l’autonomisation des femmes et des jeunes et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Chileshe Kapwepwe s’est également rendue à l’Académie diplomatique internationale de Tunis où elle a déclaré que le COMESA a amorcé le rapprochement de ses institutions des acteurs économiques tunisiens. L’objectif est de stimuler l’investissement et les partenariats d’affaires tout en boostant l’activité commerciale dans la région.   

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«L’avenir économique de l’Afrique se jouera dans la capacité à transformer les cadres institutionnels en opportunités concrètes»

«L’avenir économique de l’Afrique se jouera dans la capacité à transformer des cadres institutionnels tels que le COMESA ou la ZLECAf en opportunités concrètes pour les entreprises, en particulier celles dirigées par des femmes». C’est le message central porté à Tunis par l’ambassadrice de France, Anne Guéguen, lors de la 7e édition de la COMFWB Trade Fair et Business Conference, organisée du 1er au 3 juillet 2026.

Devant un parterre d’acteurs institutionnels et économiques africains, la diplomate française a insisté sur un changement de paradigme dans les relations économiques entre l’Afrique et ses partenaires. «Le temps des relations asymétriques est révolu. L’Afrique est en train de réussir et elle a besoin d’investissements pour être plus souveraine», a-t-elle déclaré, en écho à la nouvelle vision défendue par la France en matière de coopération économique.

Elle a également mis en avant le rôle stratégique de Tunis dans les échanges régionaux, soulignant que le choix de la capitale tunisienne pour accueillir cette édition n’est pas anodin. «La Tunisie occupe une position charnière entre l’Europe, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. Elle appartient à la fois à la ZLECAf et au COMESA, ce qui en fait un hub naturel d’intégration économique», a-t-elle expliqué.

L’événement, placé sous le thème «One Market, One Future: les chemins numériques», s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer les échanges intra-africains et à accélérer l’intégration économique à travers le numérique et l’entrepreneuriat féminin. La diplomate a salué cette orientation, estimant qu’elle correspond pleinement aux transformations en cours sur le continent. Dans son intervention, l’ambassadrice a mis en avant une double conviction. «Les femmes sont au cœur des transformations positives qui permettront de renforcer la croissance, de créer des emplois et de bâtir une prospérité partagée», a-t-elle affirmé, tout en saluant l’engagement des acteurs engagés dans le soutien à l’entrepreneuriat féminin. Elle a également insisté sur la nécessité de rendre les dispositifs régionaux plus efficaces pour les entreprises. «Le défi n’est pas seulement de créer des cadres institutionnels, mais de les transformer en opportunités réelles d’accès aux marchés et de compétitivité», a-t-elle ajouté. Dans cette optique l’ambassadrice a présenté des actions concrètes de la France en Tunisie à travers le projet Qawafel, lancé en mai 2023 avec l’Agence française de développement et Expertise France. Doté de 3,8 millions d’euros, ce programme vise à accompagner les entreprises tunisiennes dans leur internationalisation et leur intégration dans les chaînes de valeur africaines. Selon les données présentées, plus de 18 structures d’accompagnement tunisiennes ont été soutenues, plus de 250 entreprises et startups ont été sensibilisées au potentiel du marché africain, et plusieurs contrats commerciaux ont déjà été signés avec des partenaires du Sénégal, du Kenya, de la Mauritanie et du Congo. «Ce que nous observons, ce sont des entreprises qui exportent, qui s’implantent et qui créent des emplois. Cela montre que les partenariats Sud-Sud produisent des résultats concrets et durables», a souligné la diplomate française. Elle a aussi insisté sur la place centrale des femmes entrepreneures dans cette dynamique. «Soutenir leur internationalisation n’est pas seulement une question d’équité, c’est une question d’efficacité économique», a-t-elle affirmé, en rappelant leur rôle dans l’innovation et l’emploi inclusif.

Enfin, elle a replacé cette vision dans un cadre plus large de coopération entre l’Europe et l’Afrique, évoquant les engagements récents annoncés lors du sommet Africa for the World à Nairobi, où des milliards d’euros d’investissements ont été mobilisés pour des secteurs stratégiques tels que l’énergie, le numérique, les infrastructures et l’agriculture. La 7e édition de la COMFWB Trade Fair s’inscrit ainsi, selon elle, dans une nouvelle phase des relations économiques, fondée sur la co-construction, l’investissement et l’intégration des femmes et des jeunes dans la dynamique de croissance africaine.

 

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COMESA: «La Tunisie est aujourd’hui une plateforme pour lancer des partenariats commerciaux avec 21 pays africains»

«La Tunisie est aujourd’hui une plateforme pour lancer des partenariats commerciaux avec les 21 pays du COMESA. Les entreprises tunisiennes peuvent découvrir ces marchés, nouer des partenariats et développer leurs échanges commerciaux avec l’Afrique». C’est le message lancé par Leila Belkhiria Jaber, vice-présidente du conseil d’administration de la COMFWB, à l’ouverture de la 7e Foire commerciale régionale et Conférence des affaires du COMFWB, organisée à Tunis du 1er au 3 juillet.

Placée sous le thème «Expanding Intra-African Horizons: Digital Innovation as a Catalyst for Inclusive and Sustainable COMESA Market Access», cette édition réunit les 21 pays membres du COMESA avec l’ambition de renforcer le commerce intra-africain grâce au numérique et à l’entrepreneuriat féminin. L’événement rassemble près de 400 délégués, dont 200 femmes entrepreneures et 200 représentants d’institutions, ainsi que 200 exposants. Plus de 200 rencontres B2B sont prévues, en présence de plus de 1 000 visiteurs et de plus de 5 000 participants connectés en ligne.

Pour Leila Belkhiria Jaber, ce rendez-vous constitue une occasion pour les entreprises tunisiennes de mieux connaître les marchés africains et de transformer les échanges en contrats. «Chaque entreprise pourra découvrir les opportunités offertes par les pays du COMESA, participer aux rencontres B2B et construire de véritables partenariats commerciaux», a-t-elle indiqué.

L’agriculture, l’industrie agroalimentaire, les services médicaux, le conseil, la transformation numérique, l’économie verte, l’économie bleue ou encore l’intelligence artificielle figurent parmi les secteurs représentés. Les institutions du COMESA présentes à Tunis sont également mobilisées pour accompagner les entreprises et faciliter leurs projets de coopération.

En parallèle de la conférence, des réunions ont été tenues avec les autorités tunisiennes afin d’identifier les leviers susceptibles de faciliter les échanges avec les pays africains. Les discussions portent notamment sur les procédures douanières, le transport, les mécanismes de financement, les moyens de paiement et l’amélioration de l’environnement des affaires.

«Nous voulons construire des chaînes de valeur africaines afin que les matières premières soient transformées en Afrique, créant ainsi davantage de valeur ajoutée et renforçant les économies de nos pays», a souligné Leila Belkhiria Jaber.

Des entreprises venues notamment du Rwanda, du Kenya, du Zimbabwe, d’Égypte, de Libye, d’Éthiopie, de Madagascar, des Comores et des Seychelles participent à cette édition. L’Algérie, bien que non membre du COMESA, est également présente. Des accords de partenariat devraient être conclus entre entreprises participantes, avec un suivi assuré par la Chambre nationale des femmes chefs d’entreprises afin de favoriser leur concrétisation.

La conférence marque également le lancement de la stratégie 2026-2030 du COMFWB, alignée sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la stratégie du COMESA. Selon Belkhiria, cette feuille de route prévoit des programmes de formation, un meilleur accès aux financements grâce aux institutions partenaires du COMESA et un accompagnement des femmes entrepreneures pour renforcer leur capacité à exporter vers les marchés africains.

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Certifiée MSI 20000, BH Assurance confirme son excellence en gouvernance financière

BH Assurance, filiale du Groupe BH Bank et un des principaux acteurs du secteur des assurances en Tunisie, s’est vu décerner la certification MSI 20000 lors de la cérémonie internationale de certification des entreprises, organisée à Paris le 25 juin 2026, conjointement par COFICERT et IGSF en collaboration avec Euronext.

La certification a été remise à Sami Banaoues, directeur général de BH Assurance, lors de cette cérémonie, qui a réuni d’éminents acteurs économiques et financiers à l’échelle internationale.

Cette distinction internationale de référence vient en renforcement de son processus de conformité aux normes internationales de qualité financière.  Elle confirme l’engagement constant de BH Assurance en faveur des meilleures pratiques de gestion et de pilotage financier, tout en témoignant de la solidité de ses fondamentaux et de sa capacité à inscrire sa croissance dans la durée, au sein d’un environnement économique en perpétuelle mutation.

À travers cette reconnaissance, BH Assurance confirme l’alignement de sa stratégie sur celle du Groupe BH Bank auquel elle est affiliée, résolument engagée dans une dynamique durable d’excellence opérationnelle, de satisfaction client et de développement commercial rentable mais aussi sain et conforme. 

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Plan de développement 2026-2030: 40 748 projets proposés, mais…

Le projet du Plan de développement 2026-2030 est officiellement entré dans sa phase d’examen au Parlement. Lors d’une séance réunissant l’ensemble des commissions permanentes, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du document stratégique, qui recense plus de 40700 projets proposés à travers le pays. Si le gouvernement défend un plan «réaliste et réalisable», plusieurs députés ont exprimé des réserves sur son contenu, son financement et sa capacité à produire un véritable changement économique.

Le débat s’est ouvert mardi 30 juin à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Selon le ministre, il s’agit du premier plan élaboré selon une approche ascendante, construite à partir des besoins exprimés au niveau local puis régional avant d’être consolidée à l’échelle nationale.

Samir Abdelhafidh a indiqué que les conseils élus ont proposé 40748 projets, répartis entre les conseils locaux, régionaux et les conseils des cinq districts. Après un travail de sélection réalisé par le ministère de l’Économie en coordination avec le ministère des Finances et les départements sectoriels, le portefeuille a été ramené à 6467 projets en cours de réalisation et 14624 nouveaux projets. Leur financement reposera sur le budget de l’État, les entreprises publiques, les partenariats public-privé ainsi que des financements extérieurs.

Le ministre a précisé que les crédits déjà mobilisés s’élèvent à près de 25 milliards de dinars, auxquels pourraient s’ajouter 5,5 milliards de dinars faisant actuellement l’objet de négociations.

Le gouvernement présente ce document comme la feuille de route des politiques publiques pour les cinq prochaines années. Les priorités annoncées concernent notamment un développement régional plus équilibré, la modernisation du tissu économique, le renforcement des infrastructures, la sécurité alimentaire, énergétique et hydrique, la protection de l’environnement ainsi que la modernisation de l’administration et l’amélioration de l’efficacité des services publics.

Les échanges au Parlement ont toutefois fait apparaître plusieurs critiques. Des députés ont estimé que le plan privilégie principalement des projets de proximité, sans intégrer suffisamment de grands projets nationaux capables de transformer durablement l’économie tunisienne. D’autres ont regretté l’absence ou la faible représentation de projets jugés prioritaires dans certaines circonscriptions, appelant à une meilleure prise en compte des besoins des régions afin de réduire les disparités territoriales.

Les parlementaires ont également demandé davantage de précisions sur les ressources destinées à financer les nouveaux projets. Ils ont relevé le manque d’informations concernant les sources de financement, les impacts sur le budget de l’État, les indicateurs de performance et les mécanismes de suivi de l’exécution. Plusieurs interventions ont rappelé que le précédent plan de développement n’avait enregistré qu’un taux de réalisation inférieur à 40%, estimant que la réussite du nouveau programme dépendra avant tout de sa mise en œuvre effective.

Les députés ont en outre appelé à accélérer les réformes administratives et l’adoption de textes attendus, notamment le Code des changes, afin d’améliorer le climat des affaires et de soutenir l’investissement.

En réponse, Samir Abdelhafidh a rappelé que le Plan de développement constitue avant tout un document stratégique définissant les grandes orientations de l’État et non un inventaire détaillé de tous les projets. Il a assuré que les projets retenus ont été sélectionnés selon des critères objectifs et que les contraintes budgétaires imposent d’établir des priorités.

Le ministre a confirmé que le financement reposera sur le budget de l’État, les entreprises publiques, les partenariats public-privé et les financements extérieurs, tout en précisant que ces partenariats seront encadrés afin de préserver la souveraineté nationale, notamment pour les projets considérés comme stratégiques.

Les travaux parlementaires sur le projet de Plan de développement 2026-2030 se poursuivront mercredi 1er juillet avec une nouvelle séance consacrée à l’examen du document.

 

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Finances publiques: un mois de juillet sous le signe du désendettement extérieur

La dette demeure un sujet particulièrement important pour la Tunisie, surtout dans un contexte géopolitique régional instable.

Le calendrier de remboursement des emprunts internes ne semble pas bourré. Une seule échéance est au programme, celle du BTCT 52 semaines 17072026 pour 102 MDT.

Si nous regardons les dernières années, nous constatons effectivement que la saison estivale est marquée par une sorte de trêve, qui permet au Trésor de préparer la rentrée et la fin de l’année. D’ailleurs, la réunion d’hier entre le ministère des Finances et les représentants des banques entre dans ce cadre. Avec le déficit budgétaire supplémentaire causé par la facture énergétique, la fin de l’année serait marquée par un programme d’endettement local additionnel.

Il reste aussi à signaler qu’une partie des emprunts syndiqués en devises contractés auprès des banques locales sera remboursée durant ce mois.

Sur le front de la dette extérieure, le principal rendez-vous est celui du remboursement de l’eurobond de 700 millions d’euros, une dette émise au taux de 6,375%. Ce montant équivaut, au taux de change actuel, à 2 340,520 MDT, soit plus de 10 jours d’importations (par rapport aux chiffres du 30 juin 2026).

Nous comprenons donc la raison pour laquelle les autorités ont veillé à assurer le financement de 500 millions de dollars auprès de l’Afreximbank. Cela devrait soutenir les avoirs en devises, un indicateur clé pour un pays comme le nôtre.

Il y aurait également le remboursement d’une tranche du financement accordé par le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) conclu pour la période 2016-2019. Ce remboursement est estimé à 26 MUSD.

À la fin de ce mois, nous pouvons dire que le dossier de la dette extérieure pour 2026 est quasiment clôturé. Il faudra maintenant continuer à mobiliser des ressources en devises, du moins dans le cadre du financement de projets. Il est crucial de terminer l’année avec un niveau confortable de réserves.

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BNA Assurances annonce la désignation de Mourad Hammami en qualité de directeur général

Réuni le 19 juin 2026, le conseil d’administration de BNA Assurances a confié la Direction générale de la compagnie à Mourad Hammami, à compter du 1er juillet 2026.
Mourad Hammami succède à Faker Rais, qui assurait la Direction générale depuis le 10 juin 2025.
Fort d’un parcours riche de trente années d’expérience dans le secteur des assurances, notamment par différentes missions au sein du Comité général des assurances CGA et un passage de plusieurs années chez des compagnies d’assurances et de réassurances de premier plan au Moyen-Orient. Mourad Hammami mettra son expertise et sa connaissance approfondie du marché au service de la poursuite du développement de BNA Assurances, de la consolidation de ses performances et de l’accélération de ses ambitions stratégiques.
Par cette désignation, BNA Assurances réaffirme sa volonté d’accélérer sa dynamique de développement, d’innovation et de création de valeur au service de ses clients, de ses partenaires et de l’ensemble de son environnement

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Caisse enregistreuse obligatoire: ce que prévoit la loi en cas de non-respect

L’utilisation de la caisse enregistreuse s’impose progressivement comme un outil clé dans la lutte contre la fraude et la sécurisation des transactions commerciales. En enregistrant en temps réel les ventes et prestations de services, elle devient un véritable levier de transparence pour l’administration fiscale, tout en renforçant la traçabilité des opérations économiques.

À partir du 1er juillet 2026, un nouveau cap sera franchi en Tunisie: toutes les entreprises de consommation sur place, équipées de systèmes homologués par les services compétents du ministère des Finances, devront obligatoirement utiliser une caisse enregistreuse, conformément à la réglementation en vigueur, a indiqué le ministère des Finances. D’ailleurs, le ministère met à la disposition du public la liste des fournisseurs agréés.

En clair, fini les zones grises: toute manipulation, suppression ou falsification des données enregistrées expose désormais les contribuables aux sanctions prévues par l’article 94 du Code des droits et procédures fiscaux.

Mais alors, quelles sont exactement ces sanctions?

Dans ce cadre, la question du non-respect des obligations de facturation devient centrale. L’article 94 prévoit des sanctions particulièrement lourdes pour toute personne tenue d’émettre des factures et qui ne s’y conforme pas, ou qui émet des documents comportant des montants minorés. Les peines vont d’un emprisonnement de 13 jours à 3 ans, accompagné d’une amende comprise entre 1 000 et 50 000 dinars. L’acheteur peut également être concerné lorsqu’il est légalement soumis à l’obligation de facturation.

La loi vise aussi les factures fictives, utilisées pour réduire frauduleusement l’impôt ou obtenir des avantages fiscaux indus. Dans ces cas, le cadre juridique reste ferme et applique les mêmes sanctions, confirmant la volonté des autorités de renforcer la discipline fiscale.

 

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L’UBCI lance son desk Italie pour accompagner le développement des relations d’affaires tuniso-italiennes

 

Les 24 et 25 juin 2026, le siège de l’UTICA à Tunis a accueilli le Forum Économique et d’Affaires TunisieItalie, un événement de haut niveau réunissant environ 600 représentants italiens et tunisiens entre institutions, associations entrepreneuriales et entreprises autour d’un objectif commun : renforcer un partenariat économique historique et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques.

Dans le cadre de cet évènement, l’UBCI et la Chambre TunisoItalienne de Commerce et d’Industrie (CTICI) ont signé un protocole d’accord traduisant leur volonté commune de favoriser les investissements, de faciliter les échanges économiques et de renforcer l’accompagnement des entreprises des deux pays. Celuici a été signé par Mohamed Koubaa, Directeur Général de l’UBCI, et Mourad Fradi, Président de la CTICI.

A cette occasion, l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI) a annoncé le lancement officiel de son Desk Italie, un dispositif destiné à offrir un accompagnement bancaire dédié aux entreprises italiennes présentes en Tunisie ou souhaitant s’y implanter, ainsi qu’aux entreprises tunisiennes développant des relations d’affaires avec l’Italie.

Le Desk Italie constitue un point de contact bancaire dédié, conçu pour répondre aux besoins spécifiques des investisseurs italiens. Il met à leur disposition un accompagnement personnalisé reposant sur l’ensemble des expertises de l’UBCI, L’offre de services de l’UBCI s’étendra également au bénéfice des résidents italiens, à titre particulier, en Tunisie.

Le partenariat conclu avec la CTICI contribuera à promouvoir le Desk Italie de l’UBCI auprès de la communauté d’affaires italienne, à renforcer sa visibilité et à faciliter l’accès des entreprises à un interlocuteur bancaire spécialisé, capable de les accompagner tout au long de leurs projets.

Le Desk Italie sera piloté par Mme Amina Khouadja, qui assurera l’accompagnement des entreprises en mobilisant les expertises de l’ensemble des métiers de la banque.

À travers le lancement de son Desk Italie et la signature de ce partenariat avec la CTICI, l’UBCI confirme son ambition de devenir le partenaire bancaire de référence des entreprises italiennes et de la communauté italienne en Tunisie et un acteur engagé dans le renforcement des relations économiques entre la Tunisie et l’Italie, au service d’un développement durable des investissements, du commerce et de la coopération entre les deux pays. 

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Tunisie: plus de 3 000 démarches administratives seront disponibles en ligne à partir de cette date

La Tunisie prévoit de lancer, en septembre 2026, la plateforme nationale des procédures administratives “Dalil”, un portail numérique appelé à devenir la référence officielle pour les démarches administratives des citoyens et des entreprises. Le projet est aujourd’hui achevé à 70%, a indiqué la Directrice générale des réformes et de la prospective administrative à la Présidence du gouvernement, Olfa Souli Ouertani, selon l’agence TAP.

Le portail regroupera 3 197 procédures administratives recensées à travers les différentes administrations publiques. D’après les données présentées lors du lancement du projet, une procédure sur deux concerne les entreprises, tandis que les particuliers sont concernés par un quart des démarches, le reste étant commun aux deux catégories.

Au-delà d’un simple annuaire administratif, “Dalil” est le résultat d’un vaste chantier de rationalisation. Selon l’agence TAP, 2 255 procédures, soit plus de 71% du total, ont déjà été simplifiées grâce à la réduction des documents exigés, au recours aux services numériques et à une réorganisation des circuits administratifs. 177 procédures ont, quant à elles, été supprimées après avoir été jugées obsolètes ou sans fondement juridique.

L’analyse réalisée dans le cadre du projet montre également que 63% des démarches sont fréquemment sollicitées, 16% présentent un niveau élevé de complexité et 43% nécessitent encore l’interaction de plusieurs organismes publics, illustrant l’ampleur des marges de simplification.

Inscrite dans le programme national de réforme administrative 2020-2027, la plateforme vise à uniformiser les procédures entre les administrations, améliorer leur mise à jour et faciliter l’accès à une information officielle unique. Pour le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, cité par l’agence TAP, cette initiative constitue un nouveau jalon dans la transformation numérique de l’administration tunisienne, avec le développement des échanges de données entre organismes publics et la généralisation des services à distance.

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ARTES : dividende de 0,400 dinar par action au titre de 2026

La société ARTES a décidé de distribuer un dividende de 0,400 dinar par action au titre de l’exercice 2026, selon une décision prise lors de son Assemblée générale ordinaire tenue le 24 juin 2026.

Cette distribution a été approuvée par les actionnaires réunis lors de l’AGO, qui a validé le montant du dividende ainsi que son calendrier de mise en paiement. La date de détachement du dividende est fixée au 22 juillet 2026, tandis que la mise en paiement interviendra le 24 juillet 2026, précise la société.

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Asmahane Souissi décroche le prix international des jeunes dermatologues pour l’Afrique

La dermatologue tunisienne Asmahane Souissi, exerçant à l’Hôpital des forces de sécurité intérieure de La Marsa, a été désignée lauréate du ILDS Young Dermatologist International Achievement Award 2027 pour la région Afrique, une distinction décernée par l’International League of Dermatological Societies (ILDS).

Dans une lettre datée du 26 juin 2026, l’ILDS indique que la candidature de la spécialiste tunisienne, présentée par l’African Society of Dermatology and Venereology, a été retenue à l’issue de l’évaluation menée par le comité des prix de l’organisation, puis validée par son conseil d’administration lors d’une réunion tenue le 20 juin 2026.

L’organisation précise avoir reçu un nombre record de candidatures cette année, saluant le niveau d’engagement et les réalisations des jeunes dermatologues à travers le monde dans le domaine de la santé de la peau.

Le prix sera officiellement remis à Asmahane Souissi lors de la cérémonie d’ouverture du 26ᵉ Congrès mondial de dermatologie (World Congress of Dermatology), qui se déroulera à Guadalajara, au Mexique, du 21 au 26 juin 2027.

 

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Tunisie: caisses enregistreuses obligatoires dès demain pour ces structures

À partir de ce 1er juillet 2026, le secteur de la restauration en Tunisie entre dans une nouvelle phase de contrôle fiscal avec la généralisation de l’usage des caisses enregistreuses.

Concrètement, toutes les structures de consommation sur place, cafés, restaurants, salons de thé et activités similaires, devront désormais enregistrer toutes leurs transactions avec les clients via des équipements certifiés, dans le cadre de la digitalisation progressive des flux fiscaux. Et ce, conformément aux dispositions de l’article 48 de la loi des finances 2016.

Cette étape marque l’extension d’un dispositif déjà testé dans certaines catégories du secteur touristique et vise à renforcer la traçabilité des transactions et limiter les pratiques informelles.

Le calendrier de déploiement prévoit ensuite une extension graduelle. Selon l’arrêté de la ministre des finances du 14 Octobre 2025, dès le 1er juillet 2027, l’obligation s’étendra aux personnes physiques soumises au régime réel et déclarant leurs revenus de manière mensuelle, élargissant ainsi le champ d’application au-delà des seules entreprises. Enfin, à partir du 1er juillet 2028, la mesure deviendra encore plus large et concernera l’ensemble des autres exploitants individuels proposant des services de consommation sur place.

Toutefois, toute personne qui ne respecte pas les dispositions de l’article 59 ter du Code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, ou qui modifie une caisse enregistreuse, ou encore qui détruit ou falsifie les données qui y sont enregistrées, peut exposer le contribuable à des pénalités et des sanctions.

Comment fonctionne le système de caisses enregistreuses NACEF en Tunisie?

Il sied de rappeler que le système de caisses enregistreuses NACEF repose sur une architecture composée de plusieurs éléments complémentaires. Il s’agit d’abord d’une caisse installée directement chez les prestataires de services de consommation sur place.

Homologuée par les services compétents du ministère des Finances, cette caisse intègre un module de saisie permettant d’enregistrer l’ensemble des opérations réalisées par l’entreprise, ainsi qu’un module de sécurisation des données fiscales, chargé de protéger les informations collectées et de les transmettre de manière sécurisée.

Le dispositif est complété par une plateforme centrale de gestion, mise à disposition des services du ministère des Finances. Celle-ci permet de recevoir, stocker et analyser les données transmises par les caisses installées chez les professionnels.

Qui plus est, la caisse enregistreuse devra générer automatiquement un rapport électronique quotidien de clôture des comptes ainsi qu’un rapport financier récapitulant les recettes et les ventes enregistrées au cours de la journée.

Note importante…

La caisse enregistreuse est conçue comme un système sécurisé qui empêche toute modification ou suppression des ventes une fois enregistrées, protège les données des produits pendant la transaction et conserve une trace complète des opérations et du logiciel utilisé, avec un dispositif d’alerte en cas de fraude ou de manipulation suspecte.

 

 

 

 

 

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Les avions veulent polluer moins, mais le carburant propre manque encore

Le secteur aérien veut verdir son image grâce aux carburants d’aviation durables, mais sur le terrain, la réalité avance beaucoup plus lentement que les annonces. Entre prix élevés, production encore limitée et projets industriels qui peinent à aboutir, le SAF (Sustainable Aviation Fuel) reste aujourd’hui un levier prometteur mais loin d’être massif.

Selon l’IATA, la production mondiale de SAF devrait tourner autour de 1,5 à 2 millions de tonnes sur la période récente, soit moins de 1% de la consommation totale de carburant dans l’aviation. Autrement dit, même si la production augmente, elle reste marginale face aux besoins du secteur. Sur le papier, l’objectif est clair: atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Mais dans les faits, l’écart est encore important entre les ambitions affichées et ce que le marché peut réellement fournir aujourd’hui.

Le problème central reste le coût. Le SAF est encore environ deux à cinq fois plus cher que le kérosène classique. Pour les compagnies aériennes, déjà soumises à une forte pression sur leurs marges, cet écart rend son utilisation difficile à généraliser. L’IATA souligne d’ailleurs que les achats de SAF représenteront des dépenses de plusieurs milliards de dollars par an dans les prochaines années, dans un secteur où la demande continue d’augmenter.

Mais le frein ne se limite pas au prix. La filière industrielle elle-même n’a pas encore réussi à passer à grande échelle. Une partie importante des projets annoncés ces dernières années n’a pas dépassé le stade des intentions ou des premières phases de développement. Certains ont été retardés, d’autres abandonnés, souvent faute de financement solide ou de contrats d’achat garantis.

Le cas des carburants de synthèse, appelés e-SAF, illustre encore plus ce décalage. Présentés comme une solution d’avenir, ils restent aujourd’hui très peu produits à l’échelle industrielle. En parallèle, les politiques publiques poussent dans la direction inverse. En Europe notamment, les obligations d’incorporation de SAF se renforcent, ce qui crée une pression supplémentaire sur un marché qui ne parvient pas encore à suivre.

 

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La SITS annonce 780 mille dinars de dividendes pour 2025

La Société immobilière tuniso-saoudienne (SITS) a décidé de distribuer un montant total de 780 000 dinars au titre de l’exercice 2025, soit un dividende de 0,050 dinar par action.

Cette décision a été approuvée lors de l’Assemblée générale ordinaire tenue le 11 juin 2026, selon un communiqué publié par la société. Elle concerne l’affectation des résultats de l’exercice écoulé. Les actionnaires recevront leurs dividendes selon un calendrier déjà fixé. La date de détachement est prévue pour le 6 juillet 2026, tandis que la mise en paiement interviendra le 8 juillet 2026.

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Tunisie: dernier jour pour déclarer l’impôt sur la fortune

La Direction générale des impôts (DGI) a rappelé que ce mardi 30 juin 2026 est le dernier délai pour déposer la déclaration de l’impôt sur la fortune, pour les personnes concernées par ce nouveau dispositif, mis en place par la loi de finances 2026.

Cette obligation s’appuie sur l’article 88 de la loi de finances et fait l’objet d’une note générale n°13 publiée par le ministère des Finances, précisant les modalités d’application du dispositif et ses règles de déclaration, selon l’administration fiscale.

L’impôt vise directement les personnes physiques dont la valeur nette totale des actifs et biens atteint ou dépasse 3 millions de dinars tunisiens, calculée sur la base de la valeur réelle au 1er janvier de l’année d’imposition, selon la DGI. En effet, le barème est progressif: 0,5% entre 3 et 5 millions de dinars, et 1% au-delà de 5 millions de dinars.

 

L’impôt sur la fortune, entré en vigueur en 2026, remplace l’ancienne taxe sur la fortune immobilière instaurée en 2023. Il élargit désormais son champ aux différents types de patrimoine, au-delà des seuls biens immobiliers.

Il sied de rappeler aussi que cette réforme s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation du système fiscal tunisien et d’élargissement de l’assiette de l’impôt, engagé par les autorités publiques.

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L’Égypte ouvre le capital de 4 entreprises publiques, dont trois du secteur pétrolier

Le gouvernement a approuvé l’introduction en Bourse de quatre entreprises publiques, dont trois opérant dans le secteur pétrolier, une décision qui marque une nouvelle étape dans l’ouverture de pans stratégiques de son économie au capital privé. L’information a été annoncée par le gouvernement égyptien et relayée par Reuters.

Les entreprises concernées sont Engineering for Petroleum & Process Industries (ENPPI), Egyptian Linear Alkyl Benzene (ELAB) et Petroleum Marine Services (PMS), trois acteurs principaux de l’industrie pétrolière et parapétrolière. Elles seront rejointes par Maamoura for Reconstruction and Tourism Development, spécialisée dans le développement immobilier et touristique. Selon Reuters, ces sociétés feront d’abord l’objet d’une cotation avant une ouverture progressive de leur capital aux investisseurs.

Cette opération s’inscrit dans un programme de privatisation beaucoup plus vaste. D’après Ahram Online, Le Caire prévoit d’introduire en Bourse 30 entreprises publiques, dont 10 relevant du secteur pétrolier, afin de renforcer la participation du secteur privé dans l’économie.

L’objectif est autant financier que structurel. Selon Reuters, cette stratégie répond aux engagements pris par l’Égypte dans le cadre de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI), qui encourage le pays à réduire le poids de l’État dans l’activité économique, attirer davantage d’investissements privés et améliorer l’efficacité des entreprises publiques.

En ouvrant progressivement le capital d’entreprises opérant dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, l’Égypte adresse également un signal aux marchés : celui d’une économie qui mise davantage sur les investisseurs pour financer sa croissance, dans un contexte de fortes pressions sur les finances publiques et de besoin accru en devises.

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