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Deux commerciaux au cœur d’une affaire : Cellcom provisionne 228 mille dinars

Cellcom a constitué une provision nette de 228 mille dinars (KDT) pour couvrir les passifs éventuels liés à une affaire impliquant deux de ses commerciaux, a indiqué la société dans un communiqué publié à la demande du Conseil du marché financier (CMF).

Selon Cellcom, les faits signalés par les commissaires aux comptes au Procureur de la République en mars 2026 concernent des infractions commises par ces deux employés. À la suite des conclusions des conseils de discipline, l’entreprise a mis fin à leurs contrats de travail en mars et avril 2026. La société précise que les clients suivis par les deux commerciaux ont été informés de cette réorganisation. Leurs portefeuilles ont été immédiatement transférés à deux autres commerciaux afin d’assurer la continuité des activités et de maintenir la qualité des relations avec la clientèle. Dans le cadre de la défense de ses intérêts, Cellcom indique également avoir déposé plusieurs plaintes pénales au cours de l’année 2026. Au moment de la publication du communiqué, le montant net provisionné dans les comptes de la société s’élève à 228 KDT, sur la base des procédures judiciaires engagées contre les deux anciens commerciaux. Cellcom souligne enfin que l’ensemble des mesures prises dans ce dossier a été mis en œuvre dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur.

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Climatiseurs en France : pourquoi leur installation est-elle si compliquée alors que les canicules deviennent plus meurtrières ?

Alors que la France fait face à des températures dépassant les 40 °C dans plusieurs régions et que les épisodes de chaleur provoquent chaque année des milliers de décès, une question revient avec insistance : pourquoi les Français ne peuvent-ils pas installer librement un climatiseur chez eux ?

Sur les réseaux sociaux, beaucoup affirment que la climatisation est « interdite » en France. La réalité est plus nuancée. La climatisation n’est pas interdite, mais son installation est soumise à des règles d’urbanisme, de copropriété et de protection du patrimoine qui peuvent, dans certains cas, empêcher un particulier de poser un appareil.

Une climatisation n’est pas interdite… mais elle ne peut pas être installée n’importe où

Selon Service-Public.fr, le portail officiel de l’administration française, l’installation d’une unité extérieure de climatisation ou d’une pompe à chaleur peut nécessiter une déclaration préalable de travaux, notamment lorsqu’elle modifie l’aspect extérieur d’un bâtiment. Dans certains secteurs protégés, l’autorisation de l’administration est également obligatoire.

Autrement dit, le simple fait de fixer un bloc de climatisation sur une façade peut relever du droit de l’urbanisme. En copropriété, les voisins peuvent aussi avoir leur mot à dire Les contraintes sont encore plus importantes dans les immeubles collectifs.

Selon l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL), lorsqu’une installation modifie l’apparence extérieure de l’immeuble ou touche les parties communes, elle doit généralement être autorisée par l’assemblée générale des copropriétaires.  Cette règle vise principalement à protéger l’esthétique des immeubles, mais aussi à éviter les conflits liés aux nuisances sonores ou aux vibrations produites par les groupes extérieurs. En revanche, lorsque l’installation reste entièrement sur une partie privative et ne modifie pas l’aspect extérieur, une autorisation de la copropriété n’est pas systématiquement nécessaire, précise l’ANIL.

Installer une climatisation sans autorisation peut coûter cher

Les fortes chaleurs poussent certains propriétaires à installer rapidement une climatisation sans respecter les procédures. Or, plusieurs décisions de justice récentes montrent que cette démarche peut avoir de lourdes conséquences. Selon le quotidien Le Monde, en juin 2026, des copropriétaires ont été condamnés à démonter des climatiseurs installés sans autorisation, malgré le contexte de canicule. Les tribunaux ont rappelé que les règles de copropriété et d’urbanisme continuent de s’appliquer, même pendant les épisodes de chaleur extrême.

Pourquoi ces règles existent-elles ? Les restrictions ne visent pas à empêcher les habitants de se protéger de la chaleur. Selon les textes officiels et les organismes spécialisés, elles poursuivent plusieurs objectifs : préserver le patrimoine architectural et les façades des bâtiments ; limiter les nuisances sonores pour le voisinage ;  éviter les installations dangereuses ou non conformes; encadrer les impacts environnementaux de la climatisation.

Un débat relancé par le changement climatique

La multiplication des vagues de chaleur remet aujourd’hui ces règles au cœur du débat.

Les épisodes de canicule deviennent plus fréquents, plus longs et plus intenses sous l’effet du changement climatique. Les autorités sanitaires rappellent régulièrement que les personnes âgées, les nourrissons et les personnes souffrant de maladies chroniques sont particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs.

Dans le même temps, selon plusieurs sources, les spécialistes rappellent que la climatisation constitue un paradoxe. Si elle protège efficacement les occupants d’un logement, son développement massif augmente la consommation d’électricité et rejette de la chaleur vers l’extérieur, ce qui peut accentuer les îlots de chaleur urbains et contribuer indirectement au réchauffement climatique.

C’est pourquoi les pouvoirs publics encouragent également d’autres solutions comme l’isolation des bâtiments, les protections solaires, la végétalisation des villes ou encore les systèmes de ventilation naturelle, afin de limiter le recours systématique à la climatisation.

 

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Tunisie : 200 panneaux solaires installés à la Banque nationale des gènes

La Banque nationale des gènes poursuit sa modernisation avec le lancement de plusieurs projets visant à réduire sa consommation énergétique, renforcer la conservation des ressources génétiques et développer la recherche scientifique. L’établissement est notamment en train de se doter d’une centrale solaire composée de 200 panneaux photovoltaïques.

Réalisé dans le cadre du programme de transition énergétique des établissements publics, avec l’appui de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), ce projet permettra à la Banque nationale des gènes d’assurer une partie de sa consommation électrique grâce à une installation photovoltaïque dédiée à l’autoproduction d’énergie.

Parallèlement, l’institution a aménagé des chambres froides maintenues à -20 °C afin d’assurer la conservation à long terme des semences et de préserver les ressources génétiques végétales. La Banque nationale des gènes a également signé une convention de coopération avec l’Association des Amis des Oiseaux. Ce partenariat prévoit un programme de suivi des oiseaux et de leurs routes migratoires, le développement de protocoles avancés d’analyse ADN sur les spécimens retrouvés morts, ainsi que la création d’une exposition photographique consacrée aux zones humides tunisiennes.

Selon le ministère de l’Environnement, cette exposition constitue un espace pédagogique, scientifique et de sensibilisation destiné aux élèves, aux étudiants, aux chercheurs ainsi qu’aux visiteurs de la Banque nationale des gènes.

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Steg : l’électricité est vendue 290,7 millimes, mais coûte 456,3 millimes à produire

Le prix moyen de vente de l’électricité par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) s’est établi à 290,7 millimes par kilowattheure en 2025, alors que son coût moyen de production a atteint 456,3 millimes, selon les données présentées devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple.

Les représentants de la Steg ont expliqué que cet écart pèse lourdement sur la situation financière de l’entreprise. Ils ont indiqué que la production d’électricité en Tunisie dépend toujours à plus de 95 % du gaz naturel, ce qui rend les coûts particulièrement sensibles aux prix des hydrocarbures.

Les combustibles représentent ainsi environ 72 % du coût de production de l’électricité. Pour le gaz naturel, le prix moyen de vente s’est élevé à 647,4 dinars par tonne équivalent pétrole, contre un coût de production de 1.497,7 dinars.

La Steg attribue cette situation à plusieurs facteurs, notamment des tarifs qui ne couvrent pas les coûts réels de production, l’accumulation des compensations non versées par l’État, l’endettement, les pertes sur le réseau ainsi que les fluctuations des prix du pétrole et du taux de change.

Lors de la même réunion, les responsables de l’entreprise ont indiqué que les pertes sur le réseau atteignent 19,7 %, une part importante étant liée aux raccordements illégaux et au vol d’électricité. Ils ont souligné que les réformes prévues dans le contrat-programme 2024-2028 visent notamment à améliorer les performances techniques et financières de la Steg et à réduire progressivement ces déséquilibres.

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La dette de la Steg dépasse 7 milliards de dinars…

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) affiche une dette de 7,356 milliards de dinars à la date du 23 juin 2026, tandis que ses créances impayées auprès des clients et des organismes publics et privés atteignent 6,061 milliards de dinars. Ces chiffres ont été présentés devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui examine deux projets de loi portant sur l’approbation de garanties de l’État en faveur de l’entreprise publique.

Les deux garanties concernent un financement de 384,8 millions d’euros accordé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), ainsi qu’un prêt de 30 millions de dollars de la même institution, agissant en tant qu’entité accréditée du Fonds pour les technologies propres.

Selon les représentants de la Steg, ces financements s’inscrivent dans le contrat-programme conclu entre l’État et l’entreprise pour la période 2024-2028. Ce programme prévoit notamment de porter la part des énergies renouvelables à 27 % de la production d’électricité d’ici 2028, puis à 35 % en 2030. Il vise également une réduction de 23 % des coûts d’approvisionnement en énergie, une baisse des charges de compensation de plus de 2 milliards de dinars et une amélioration du résultat net de près de 3 milliards de dinars.

Le programme prévoit en outre la mobilisation de 2,8 milliards de dollars d’investissements privés, la mise en service de 500 mégawatts de capacités renouvelables supplémentaires et la signature de contrats pour 1.000 mégawatts additionnels. Les représentants du gouvernement ont précisé que ces prêts seront décaissés progressivement, selon un mécanisme de financement basé sur les résultats de la Banque mondiale. À l’issue de la séance, la Commission des finances et du budget a décidé de poursuivre l’examen des deux projets de loi après avoir pris connaissance du contrat-programme conclu entre l’État et la Steg pour la période 2024-2028.

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Mercer Global Talent Trends 2026 : l’IA ne suffit plus, il faut repenser le travail

Les entreprises investissent massivement dans l’intelligence artificielle, mais cela ne garantit pas automatiquement une hausse de la performance. C’est le principal enseignement de l’étude Global Talent Trends 2026 publiée par Mercer, réalisée auprès de près de 12 000 dirigeants, responsables RH, investisseurs et salariés dans 16 pays.

Le rapport montre que les organisations entrent dans une nouvelle étape de leur transformation. Après avoir concentré leurs efforts sur l’adoption des technologies d’IA, elles doivent désormais s’attaquer à un défi plus complexe : repenser la manière dont le travail est organisé. Selon Mercer, la technologie crée de la valeur uniquement lorsqu’elle s’accompagne d’une évolution des processus, des compétences et des modes de management.

Les résultats de l’étude illustrent ce paradoxe. Si 99 % des dirigeants prévoient de poursuivre leurs investissements dans l’intelligence artificielle, seulement 37 % estiment que leur organisation est réellement prête à en exploiter tout le potentiel. Dans le même temps, 62 % des dirigeants considèrent que la refonte du travail est devenue une priorité stratégique, signe que les entreprises prennent conscience que la transformation est avant tout humaine et organisationnelle.

 

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Air Algérie ouvre une nouvelle liaison Constantine–Monastir avec deux vols par semaine

La compagnie aérienne nationale algérienne Air Algérie a lancé une nouvelle liaison saisonnière entre Constantine et Monastir, renforçant les connexions aériennes entre l’est de l’Algérie et la côte tunisienne. Le premier vol a été opéré le 22 juin 2026.

Cette nouvelle desserte relie l’aéroport de Constantine à l’aéroport international de Monastir Habib Bourguiba en Tunisie. Selon Monastir Habib Bourguiba International Airport, la ligne est opérationnelle jusqu’au 9 octobre 2026, avec deux fréquences par semaine. Elle s’inscrit dans une logique saisonnière destinée à accompagner la hausse des déplacements estivaux entre les deux pays.

Cette ouverture confirme la dynamique de rapprochement aérien entre la Tunisie et l’Algérie, portée par des flux touristiques, familiaux et économiques importants. Elle facilite les déplacements vers les zones côtières tunisiennes, très prisées pendant la période estivale, et renforce la connectivité régionale en Méditerranée.

Pour la Tunisie, cette liaison représente un gain direct pour le secteur touristique, en particulier pour Monastir, l’un des pôles balnéaires majeurs du pays. L’arrivée de nouveaux flux de voyageurs contribue à soutenir les hôtels, les services et l’économie locale, fortement dépendants de la saison estivale et de la clientèle maghrébine. 

 

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L’Algérie lance le renouvellement en ligne du passeport biométrique pour sa diaspora

L’Algérie a lancé un nouveau service numérique permettant aux ressortissants établis à l’étranger de déposer en ligne leur demande de renouvellement du passeport biométrique. L’annonce a été faite le 24 juin par les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur, dans le cadre de la modernisation des services consulaires et de la transformation numérique de l’administration.

La plateforme permet aux usagers de soumettre leur dossier à distance, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, de télécharger les documents requis et de suivre l’avancement de leur demande jusqu’à la délivrance du passeport. Selon les autorités, le système intègre des dispositifs de cybersécurité destinés à protéger les données personnelles et à sécuriser les échanges électroniques.

Le déploiement débute au Consulat général d’Algérie à Paris, l’un des postes consulaires les plus sollicités par la communauté algérienne à l’étranger. Les autorités prévoient ensuite d’étendre progressivement ce service à l’ensemble des représentations diplomatiques et consulaires du pays, après une phase d’évaluation. Cette initiative intervient alors qu’un grand nombre de passeports biométriques délivrés il y a une dizaine d’années arrivent à expiration, entraînant une hausse des demandes de renouvellement dans les consulats. Le gouvernement souhaite ainsi fluidifier le traitement des dossiers, réduire les déplacements des usagers et alléger la charge des services consulaires. Ce nouveau service s’inscrit dans la stratégie de numérisation de l’administration algérienne, qui vise à rendre les démarches administratives plus rapides, plus accessibles et davantage sécurisées pour les citoyens résidant à l’étranger.

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Le BTS lance une plateforme pour demander le rééchelonnement de certaines dettes

Le Banque tunisienne de solidarité (BTS) a mis en ligne une plateforme électronique permettant à certains de ses clients de déposer une demande de rééchelonnement de leurs dettes, conformément à l’article 70 de la loi de finances 2026.

Cette mesure exceptionnelle s’adresse aux clients dont les créances impayées auprès de la banque remontent à plus de dix ans, arrêtées au 31 décembre 2025. Les bénéficiaires concernés peuvent désormais soumettre leur demande en ligne via le site officiel de la banque ou la déposer directement auprès de l’agence BTS dont ils relèvent.

La banque précise que les dossiers seront examinés au regard des conditions prévues par l’article 70 de la loi de finances 2026. Les demandeurs seront ensuite informés de la suite réservée à leur dossier par les moyens de communication habituels. Le BTS invite les clients souhaitant bénéficier de ce dispositif à déposer leur demande avant le 31 décembre 2026, date limite fixée pour profiter de cette opération de rééchelonnement des dettes.

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Volkswagen peut-il encore décider librement de son avenir industriel ?

Volkswagen prépare un virage brutal avec des fermetures d’usines en Allemagne et une réduction d’effectifs qui pourrait approcher 100 000 postes. Une restructuration massive qui relance une question centrale sur son mode de gouvernance et sa capacité à prendre des décisions rapides dans un secteur automobile sous pression. 

Le groupe fait face à une double tension. D’un côté, la transition vers les véhicules électriques impose des investissements lourds. De l’autre, la concurrence mondiale, notamment asiatique et américaine, fragilise ses marges et accélère les plans de réduction des coûts.

Derrière cette stratégie, Volkswagen reste un cas à part en Europe. Son capital est partagé entre la holding familiale Porsche SE, le Land de Basse-Saxe et le Qatar. Porsche SE détient une part minoritaire du capital mais contrôle une majorité des droits de vote, ce qui lui donne un pouvoir déterminant sur les décisions stratégiques.

Le système est encadré par une loi spécifique, le “Volkswagen Law”, qui renforce encore les blocages possibles. Certaines décisions nécessitent des majorités renforcées et les représentants des salariés disposent d’un pouvoir important au sein du conseil de surveillance, ce qui peut freiner des fermetures d’usines ou des restructurations rapides. Dans ce contexte, Volkswagen se retrouve en difficulté. Les annonces de coupes d’emplois et de restructuration montrent surtout un point clé. Même un géant industriel historique peut être limité dans ses décisions par son propre système de gouvernance.

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Quand Essoukna versera-t-elle son dividende ?

La société immobilière Essoukna distribuera un dividende de 0,100 dinar par action au titre de l’exercice 2025, conformément à la décision prise par son Assemblée générale ordinaire tenue le 23 juin 2026.

Le montant total des dividendes à distribuer s’élève à 505.050 dinars. Ce paiement sera effectué à partir des réserves extraordinaires arrêtées au 31 décembre 2013. La date de détachement du dividende est fixée au 14 août 2026, tandis que la mise en paiement interviendra à partir du 18 août 2026. Cette décision a été annoncée par la société dans un avis publié sur le marché financier à l’attention de ses actionnaires.

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Les scientifiques sont catégoriques : cette vague de chaleur en Europe aurait été presque impossible sans le changement climatique

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe actuellement l’Europe occidentale n’aurait été « pratiquement impossible » sans le changement climatique provoqué par les activités humaines. C’est la principale conclusion d’une analyse publiée vendredi 26 juin par le groupe de recherche World Weather Attribution (WWA), spécialisé dans l’étude de l’influence du réchauffement climatique sur les événements météorologiques extrêmes.

Selon les chercheurs, les températures nocturnes extrêmement élevées observées cette semaine sont désormais 100 fois plus probables qu’elles ne l’étaient il y a seulement une vingtaine d’années. Le WWA estime également qu’il s’agit de la vague de chaleur la plus intense jamais enregistrée sur la région étudiée.

L’analyse montre que le réchauffement climatique a considérablement renforcé les épisodes de chaleur en Europe. À titre de comparaison, une vague de chaleur similaire à celle de juin 1976 aurait été environ 3,5 °C plus fraîche que celle observée aujourd’hui.

Les chercheurs ont également analysé plus de 800 villes européennes. Près de 45 % d’entre elles ont enregistré, ou devraient enregistrer, leur niveau de stress thermique le plus élevé jamais observé pour une fin juin. Le stress thermique correspond à une situation où le corps ne parvient plus à se refroidir efficacement par la transpiration, ce qui augmente fortement les risques pour la santé. Cette vague de chaleur a déjà entraîné des décès, perturbé les réseaux électriques, provoqué la fermeture d’écoles et de sites culturels dans plusieurs pays. Au Royaume-Uni, un record de température pour un mois de juin a été battu jeudi.

Les scientifiques rappellent que les émissions de gaz à effet de serre issues principalement de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz ont déjà fait grimper la température moyenne mondiale d’environ 1,4 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Ils préviennent que, sans réduction rapide des émissions, les records de chaleur devraient être dépassés de plus en plus fréquemment. L’Europe reste aujourd’hui le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde.

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Scatec investit jusqu’à 5 milliards de dollars en Égypte dans les énergies renouvelables

L’Égypte accélère sa transition énergétique et vise à porter la part des énergies renouvelables à 42% de son mix électrique d’ici 2030, puis à 60% en 2040, selon les objectifs annoncés par les autorités du pays et relayés par des sources officielles.

Dans ce cadre, le groupe norvégien Scatec prévoit d’investir jusqu’à 5 milliards de dollars en Égypte au cours des deux prochaines années. Cette annonce a été faite à l’issue d’une rencontre au Caire entre le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly et une délégation du groupe dirigée par son directeur général Terje Pilskog, selon le Conseil des ministres égyptien et des médias spécialisés.

Ces investissements concernent plusieurs secteurs liés à l’économie verte, notamment les projets solaires et éoliens, le stockage d’énergie par batteries, le dessalement de l’eau alimenté par les énergies renouvelables, ainsi que le développement de data centers écologiques et d’infrastructures liées à la transition énergétique. Le groupe norvégien développe déjà plusieurs projets importants dans le pays. Le projet Obelisk combine environ 1,1 gigawatt de solaire et 200 MWh de stockage par batteries, avec une première phase déjà mise en service et une seconde en cours de finalisation. Scatec travaille aussi sur le projet Energy Valley, qui prévoit 1,75 GW de solaire et 4 GWh de stockage pour fournir une électricité stable en continu destinée au secteur industriel.

D’autres projets sont également en développement, comme un parc éolien de 900 MW à Shadwan et une centrale solaire destinée à alimenter Egyptalum afin de réduire l’empreinte carbone de ses exportations et de s’adapter aux exigences européennes sur le carbone. Ces investissements s’inscrivent dans une stratégie égyptienne plus large visant à renforcer la sécurité énergétique, attirer davantage d’investissements privés et réduire les émissions de carbone tout en soutenant la croissance industrielle du pays.

 

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Une ministre suédoise assiste à une réunion européenne avec son bébé…

Un bébé de trois mois a été installé au cœur d’une réunion des ministres européens du climat à Luxembourg, un geste rare qui a immédiatement fait réagir les observateurs institutionnels. L’initiative revient à la ministre suédoise du Climat, Romina Pourmokhtari, qui a choisi d’assister à la session avec son fils Adam, mettant en lumière une réalité encore peu normalisée dans les sphères de pouvoir : la conciliation entre maternité et fonctions de haut niveau.   Romina Pourmokhtari venait tout juste de reprendre ses fonctions après un congé parental. Son choix de venir accompagnée de son bébé, tandis que son conjoint est lui-même en congé parental.

La Suède, laboratoire social de la parentalité partagée

Dans Suède, le congé parental atteint environ 16 mois, avec une particularité clé : une partie est réservée à chaque parent et ne peut être transférée. Ces “mois du père” ont été conçus pour encourager un partage plus équitable des responsabilités familiales.

Ce modèle est régulièrement étudié par des organisations internationales comme l’OCDE, qui souligne que les politiques de congé parental bien pensées améliorent à la fois la participation des femmes au marché du travail et le développement de l’enfant. Selon l’OCDE, les pays qui encouragent le partage du congé parental affichent généralement des écarts de genre plus faibles en emploi et en revenus.

Au-delà de l’événement, la situation touche un débat mondial : comment permettre aux femmes de poursuivre leurs ambitions professionnelles sans renoncer à la maternité ? Les données du rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) montrent que les femmes restent encore pénalisées par les interruptions de carrière liées à la maternité, en particulier dans les postes à haute responsabilité. Dans de nombreux pays, la pression implicite reste forte : choisir entre progression professionnelle et présence auprès des enfants. Pourtant, plusieurs études récentes montrent que les environnements de travail flexibles et les politiques de soutien à la parentalité augmentent la rétention des talents féminins et réduisent le risque de burnout parental..

La scène impliquant la ministre suédoise relance une question simple mais structurante : pourquoi la présence d’un bébé dans un cadre professionnel devrait-elle encore surprendre ? Dans les pays nordiques, cette idée est déjà moins taboue. La flexibilité des horaires, le télétravail et les politiques de parentalité partagée ont contribué à réduire la frontière rigide entre vie privée et vie professionnelle.

Des recherches du World Bank Group montrent d’ailleurs que les politiques favorables aux familles contribuent directement à la croissance économique à long terme, en améliorant la participation des femmes au marché du travail et en réduisant les pertes de productivité liées aux abandons de carrière. La présence du bébé Adam dans une réunion ministérielle dépasse donc l’anecdote. Elle agit comme un signal politique : il est possible d’imaginer des environnements professionnels où maternité et responsabilité ne s’excluent pas. La ministre suédoise a d’ailleurs défendu l’idée que les politiques publiques doivent aller au-delà de la durée du congé parental, en intégrant davantage de flexibilité et un meilleur accès à des solutions de garde abordables.

 

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La Marsa annule l’appel d’offres pour l’exploitation de ses parkings

La municipalité de La Marsa a décidé d’annuler l’appel d’offres portant sur la location des parkings de la commune. Les candidats ayant retiré le cahier des charges sans déposer d’offre financière sont invités à entamer les démarches nécessaires pour récupérer leur caution provisoire.

Dans un avis publié par la commune, cette dernière annonce officiellement l’annulation de la procédure de location des parkings situés dans la zone municipale, sans préciser les raisons de cette décision. La municipalité précise que les personnes ou entreprises ayant retiré le cahier des charges mais n’ayant finalement pas présenté d’offre peuvent contacter la recette municipale afin de procéder au remboursement du montant versé au titre de la garantie provisoire.

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Le Kenya numérise la traçabilité de ses exportations horticoles

Le Kenya a lancé un Système national de traçabilité horticole (NHTS) pour suivre les fruits, légumes et fleurs destinés à l’exportation depuis les exploitations agricoles jusqu’aux marchés étrangers. Cette plateforme numérique doit permettre de mieux contrôler les produits, de simplifier les procédures d’exportation et de répondre aux exigences croissantes des marchés internationaux.

Mis en service le 23 juin par l’Autorité agricole et alimentaire (AFA), le NHTS regroupe les démarches de licence, d’enregistrement et de certification phytosanitaire au sein d’une seule plateforme. Les exportateurs peuvent ainsi effectuer une partie de leurs formalités en ligne, avec un système destiné à améliorer la transparence et l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement.

Cette initiative intervient alors que les contrôles sanitaires se renforcent, notamment sur le marché européen, principal débouché des produits horticoles kényans. En 2024, le Kenya Plant Health Inspectorate Service (KEPHIS) a recensé 43 interceptions liées à des ravageurs, 77 interceptions pour des anomalies documentaires et 80 notifications pour dépassement des limites maximales de résidus de pesticides, contre 50 un an auparavant.

À travers cette plateforme, les autorités espèrent réduire les risques de rejet des cargaisons, renforcer la conformité des exportations et préserver la compétitivité de la filière horticole. Deuxième source de recettes agricoles à l’exportation après le thé, l’horticulture a rapporté 202,4 milliards de shillings kényans (1,56 milliard de dollars) en 2024. Les fleurs coupées ont représenté 47,5 % de ces revenus, contre 46 % pour les fruits et légumes. Le gouvernement prévoit également d’étendre progressivement ce système de traçabilité à d’autres filières agricoles, notamment le maïs, la noix de coco et le macadamia.

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Le groupe suédois Autoliv en Tunisie investit 84 millions de dinars pour agrandir son usine et renforcer ses exportations vers l’Europe

Le groupe suédois Autoliv renforce sa présence en Tunisie avec l’extension de son usine implantée à El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, un projet industriel estimé à environ 84 millions de dinars et axé sur les technologies de production avancées.

Cette nouvelle phase de développement a été inaugurée jeudi 25 juin par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé par intérim du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, lors d’une cérémonie marquée par la présence de plusieurs responsables tunisiens et étrangers, dont l’ambassade de Suède en Tunisie. Concrètement, cette extension intègre des technologies de l’industrie 4.0 et vise à augmenter la capacité de production du site, tout en améliorant l’efficacité énergétique et l’organisation logistique. Le projet devrait également générer de nouveaux emplois spécialisés et renforcer les compétences locales dans les métiers de l’industrie automobile.

Déjà implanté en Tunisie depuis 1999, Autoliv exploite deux sites dans le gouvernorat de Zaghouan, à El Fahs et Nadhour, et s’est imposé comme un acteur majeur du secteur des composants automobiles. Le groupe produit environ 7 millions de volants par an dans le monde, dont près de 4 millions fabriqués en Tunisie et destinés principalement au marché européen. Selon les données présentées lors de l’inauguration, l’entreprise emploie déjà plus de 4 500 personnes en Tunisie et s’inscrit dans une filière qui compte près de 300 entreprises et plus de 120 000 emplois dans le pays, un secteur jugé stratégique pour l’économie nationale.

 

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Ce pays africain vise 500 000 barils de pétrole par jour d’ici 2035

La compagnie américaine Murphy Oil a annoncé une découverte de pétrole sur le puits d’exploration Bubale-1X, foré en eaux profondes au large de la Côte d’Ivoire, sur le bloc CI-709. Selon le communiqué publié le 22 juin 2026 par l’entreprise, le forage a mis en évidence environ 30 mètres nets de pétrole répartis sur deux réservoirs. Le brut identifié est décrit comme léger et de bonne qualité, un élément généralement considéré favorable pour une exploitation future. Il s’agit du troisième forage de la campagne menée par Murphy Oil dans l’offshore ivoirien depuis le début de l’année.

Cette découverte intervient après deux tentatives précédentes qui n’avaient pas atteint un seuil commercial. En janvier 2026, le puits Civette-1X sur le bloc CI-502 avait révélé la présence d’hydrocarbures sans viabilité économique. Quelques semaines plus tard, le puits Caracal-1X sur le bloc CI-102 avait également confirmé des traces de pétrole et de gaz sans déboucher sur une exploitation rentable. Ces résultats avaient néanmoins permis d’affiner la lecture géologique du bassin.

Le succès de Bubale-1X est donc présenté comme un point de bascule dans la stratégie d’exploration de la compagnie, qui estime mieux comprendre désormais le système pétrolier offshore ivoirien. Murphy Oil évoque la préparation d’un forage d’appréciation prévu au second semestre afin de préciser la taille et le potentiel du gisement. Cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large de montée en puissance du secteur pétrolier en Côte d’Ivoire. Depuis la découverte du gisement Baleine en 2021, le pays attire davantage d’acteurs internationaux. Des groupes comme VAALCO Energy, CNR International ou encore Petrobras renforcent également leurs activités d’exploration dans le bassin sédimentaire ivoirien, considéré comme de plus en plus prometteur.

Les ambitions nationales restent élevées : la Côte d’Ivoire vise une production pouvant atteindre 500 000 barils de pétrole par jour et environ un milliard de pieds cubes de gaz à l’horizon 2035, dans le cadre de sa stratégie énergétique. Murphy Oil détient entre 85 % et 90 % d’intérêts dans ses blocs ivoiriens, en partenariat avec la compagnie nationale PETROCI, et agit comme opérateur principal sur le bloc CI-709 avec une participation de 90 %.

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Exportations de dattes : la Tunisie dépasse les 770 millions de dinars de recettes en huit mois

Les exportations tunisiennes de dattes ont poursuivi leur progression durant les huit premiers mois de la campagne 2025/2026. Les recettes ont atteint 770,7 millions de dinars, en hausse de 4,8% par rapport à la même période de la campagne précédente, tandis que les volumes exportés ont augmenté de 5,3%, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).

Entre le début de la campagne et la fin du huitième mois, la Tunisie a exporté 121.500 tonnes de dattes, contre 115.400 tonnes un an auparavant. La variété Deglet Ennour continue de dominer largement les ventes à l’étranger, représentant à elle seule 83,3% du volume total exporté. Malgré cette progression des volumes et des recettes, les prix ont enregistré un recul. Le prix moyen observé au cours du huitième mois de la campagne s’est établi à 5,96 dinars le kilogramme, en baisse de 7% par rapport à la même période de la campagne 2024/2025. Pour la variété Deglet Ennour, le prix moyen a atteint 7,20 dinars le kilogramme.

L’Union européenne demeure la principale destination des dattes tunisiennes avec 47,9% des quantités exportées. Elle est suivie par l’Asie, qui absorbe 21% des volumes, puis par l’Afrique avec 19,3%. Au niveau des marchés, le Maroc conserve sa place de premier importateur de dattes tunisiennes, avec 14,1% des quantités exportées. L’Italie arrive en deuxième position avec 12,2%, devant l’Allemagne qui représente 10,4% des achats.

Les exportations de dattes biologiques ont également affiché une évolution positive. Elles ont totalisé 7.024 tonnes pour une valeur de 71,9 millions de dinars. Comparativement à la même période de la campagne précédente, les volumes ont augmenté de 13,3% et les recettes de 28,4%. Les dattes biologiques représentent toutefois une part encore limitée des exportations totales, soit 5,8% des volumes. Leur prix moyen s’est établi à 10,24 dinars le kilogramme, un niveau nettement supérieur à celui des dattes conventionnelles. L’Allemagne reste le premier débouché des dattes biologiques tunisiennes, avec 32% des volumes exportés, devant les Pays-Bas (12%) et la Belgique (10%). Selon les calculs de l’Onagri basés sur les données de la douane tunisienne et de la Direction générale de l’agriculture biologique, la campagne confirme ainsi la bonne tenue des exportations tunisiennes de dattes, malgré une pression à la baisse sur les prix.

 

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Dans ce pays africain, le groupe turc AVCI Global Industrie inaugure une usine textile de 6 milliards FCFA

Le président Bassirou Diomaye Faye a inauguré, le 20 juin à Diamniadio, près de Dakar, une nouvelle usine textile portée par le groupe turc AVCI Global Industrie. Représentant un investissement de 6 milliards de francs CFA, soit environ 10,4 millions de dollars, le projet devrait générer près de 200 emplois directs, principalement au profit des jeunes et des femmes.

Installée au sein de la zone économique spéciale de Diamniadio, l’usine est spécialisée dans la confection de vêtements et de sous-vêtements destinés aussi bien au marché local qu’aux marchés régionaux. Les autorités sénégalaises y voient un levier pour relancer une industrie textile qui a perdu de son importance au fil des décennies.

Au-delà de la création d’emplois, l’enjeu porte sur la transformation locale du coton sénégalais. Aujourd’hui, l’essentiel de la fibre produite dans le pays est encore exporté à l’état brut. Avec cette nouvelle unité, Dakar espère développer davantage de valeur ajoutée sur son territoire et réduire sa dépendance aux importations de produits textiles finis. Le projet s’inscrit dans un partenariat conclu en 2025 entre le ministère de l’Industrie, l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI) et AVCI Global Industrie. L’objectif affiché est de construire progressivement une chaîne de valeur intégrée, allant du coton à la confection de vêtements.

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