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Deux commerciaux au cœur d’une affaire : Cellcom provisionne 228 mille dinars

Cellcom a constitué une provision nette de 228 mille dinars (KDT) pour couvrir les passifs éventuels liés à une affaire impliquant deux de ses commerciaux, a indiqué la société dans un communiqué publié à la demande du Conseil du marché financier (CMF).

Selon Cellcom, les faits signalés par les commissaires aux comptes au Procureur de la République en mars 2026 concernent des infractions commises par ces deux employés. À la suite des conclusions des conseils de discipline, l’entreprise a mis fin à leurs contrats de travail en mars et avril 2026. La société précise que les clients suivis par les deux commerciaux ont été informés de cette réorganisation. Leurs portefeuilles ont été immédiatement transférés à deux autres commerciaux afin d’assurer la continuité des activités et de maintenir la qualité des relations avec la clientèle. Dans le cadre de la défense de ses intérêts, Cellcom indique également avoir déposé plusieurs plaintes pénales au cours de l’année 2026. Au moment de la publication du communiqué, le montant net provisionné dans les comptes de la société s’élève à 228 KDT, sur la base des procédures judiciaires engagées contre les deux anciens commerciaux. Cellcom souligne enfin que l’ensemble des mesures prises dans ce dossier a été mis en œuvre dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur.

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L’UBCI renouvelle son partenariat avec le Festival International de Hammamet pour sa 60e édition

Pour la troisième année consécutive, l’UBCI poursuit son engagement en faveur du rayonnement culturel en Tunisie en renouvelant son partenariat avec le Festival International de Hammamet, dont la 60èmeédition se tiendra du 11 juillet au 13 août 2026 dans le cadre emblématique du théâtre de plein air de Hammamet.

Créé en 1964, le Festival International de Hammamet s’est imposé comme l’un des rendez-vous incontournables de la scène culturelle tunisienne. Depuis plus de six décennies, il accueille chaque été des artistes de renom et révèle de nouveaux talents, contribuant ainsi au dynamisme de la création artistique en Tunisie et au-delà.

À l’occasion de cette édition anniversaire, la programmation réunira une nouvelle fois de grandes figures de la scène nationale et internationale, parmi lesquelles Dhafer Youssef, Yara, Marcel Khalifa, Adam, ainsi que de nombreux autres artistes, offrant au public une expérience culturelle riche en émotions et en découvertes.

À travers ce partenariat, l’UBCI confirme son engagement en faveur des grands rendez-vous culturels. En soutenant l’un des festivals les plus prestigieux de Tunisie, la banque réaffirme son attachement à une culture accessible, vecteur de partage, d’ouverture et de dialogue.

Ce partenariat renouvelé illustre la volonté commune de l’UBCI et du Festival International de Hammamet de soutenir la création artistique et de faire de cette 60èmeédition une célébration exceptionnelle de la culture.

 

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Sotumag décide un dividende de 0,580 dinar par action

La Société Tunisienne des Marchés de Gros (Sotumag) passe à l’acte sur sa politique de rémunération des actionnaires. Réunie en Assemblée Générale Ordinaire le 10 juin 2026, l’entreprise a décidé la distribution d’un dividende de 0,580 dinar par action.

Dans le calendrier communiqué par le CMF, les actionnaires devront retenir trois dates clés.

Le détachement du dividende interviendra le 8 juillet 2026, suivi de la mise en paiement fixée au 10 juillet 2026.

Derrière cette décision, SOTUMAG confirme la continuité de sa politique de distribution, dans un contexte où les entreprises cotées cherchent à maintenir l’attractivité de leurs titres auprès des investisseurs institutionnels comme des particuliers.

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Transition verte: l’Égypte attire un nouveau pari de 5 milliards de dollars de Scatec

On ne parle pas d’un petit ajustement stratégique. On parle d’un pari massif.

Le groupe norvégien Scatec, déjà bien installé dans les renouvelables en Afrique, prévoit jusqu’à 5 milliards de dollars d’investissements en Égypte dans les prochaines années, principalement sur les énergies propres et l’économie verte, d’après l’agence ecofin. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion entre les dirigeants de l’entreprise et le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly.

Concrètement, l’argent doit aller là où l’Égypte pousse fort depuis quelques années : solaire, éolien, stockage d’énergie, hydrogène vert, dessalement et infrastructures “green”. L’idée est simple: produire plus d’énergie propre, mais aussi construire autour un écosystème industriel complet.

Et ce n’est pas un coup d’essai.

Scatec est déjà présent dans le pays avec des projets solaires de grande taille, dont des centrales combinant production photovoltaïque et batteries de stockage. L’un des projets phares, “Obelisk”, symbolise bien la stratégie : produire de l’électricité à grande échelle tout en intégrant des solutions de stockage pour stabiliser le réseau. À terme, il affichera une capacité de 1,1 GW de production solaire associée à 200 MWh de stockage par batteries. La première phase est déjà opérationnelle, tandis que la seconde doit entrer en service prochainement.

Ce que ça raconte vraiment (au-delà du chiffre)

Le chiffre de 5 milliards n’est pas juste une annonce d’investissement. Il confirme une tendance plus large. L’Égypte est en train de se positionner comme hub énergétique régional.

Pourquoi elle attire autant ? Parce qu’elle coche plusieurs cases en même temps :

  • un potentiel solaire énorme

  • des terrains disponibles en zone désertique

  • une position stratégique entre Afrique, Europe et Moyen-Orient

  • et surtout une volonté politique claire de devenir un exportateur d’énergie propre

Résultat: les grands acteurs internationaux ne viennent plus seulement produire de l’électricité pour le marché local. Ils viennent préparer un futur marché d’exportation d’énergie verte et de molécules (hydrogène, ammoniac).

Lecture globale

Ce deal Scatec s’inscrit dans un mouvement plus large. La course aux infrastructures vertes en Afrique du Nord. L’Égypte joue une carte “agressive”: attirer des milliards maintenant pour verrouiller sa place dans la chaîne de valeur énergétique mondiale de demain.

Et derrière, une idée assez simple se dessine. L’énergie ne sera plus seulement un enjeu de production… mais un enjeu de position géopolitique et industrielle.

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Climatiseurs en France : pourquoi leur installation est-elle si compliquée alors que les canicules deviennent plus meurtrières ?

Alors que la France fait face à des températures dépassant les 40 °C dans plusieurs régions et que les épisodes de chaleur provoquent chaque année des milliers de décès, une question revient avec insistance : pourquoi les Français ne peuvent-ils pas installer librement un climatiseur chez eux ?

Sur les réseaux sociaux, beaucoup affirment que la climatisation est « interdite » en France. La réalité est plus nuancée. La climatisation n’est pas interdite, mais son installation est soumise à des règles d’urbanisme, de copropriété et de protection du patrimoine qui peuvent, dans certains cas, empêcher un particulier de poser un appareil.

Une climatisation n’est pas interdite… mais elle ne peut pas être installée n’importe où

Selon Service-Public.fr, le portail officiel de l’administration française, l’installation d’une unité extérieure de climatisation ou d’une pompe à chaleur peut nécessiter une déclaration préalable de travaux, notamment lorsqu’elle modifie l’aspect extérieur d’un bâtiment. Dans certains secteurs protégés, l’autorisation de l’administration est également obligatoire.

Autrement dit, le simple fait de fixer un bloc de climatisation sur une façade peut relever du droit de l’urbanisme. En copropriété, les voisins peuvent aussi avoir leur mot à dire Les contraintes sont encore plus importantes dans les immeubles collectifs.

Selon l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL), lorsqu’une installation modifie l’apparence extérieure de l’immeuble ou touche les parties communes, elle doit généralement être autorisée par l’assemblée générale des copropriétaires.  Cette règle vise principalement à protéger l’esthétique des immeubles, mais aussi à éviter les conflits liés aux nuisances sonores ou aux vibrations produites par les groupes extérieurs. En revanche, lorsque l’installation reste entièrement sur une partie privative et ne modifie pas l’aspect extérieur, une autorisation de la copropriété n’est pas systématiquement nécessaire, précise l’ANIL.

Installer une climatisation sans autorisation peut coûter cher

Les fortes chaleurs poussent certains propriétaires à installer rapidement une climatisation sans respecter les procédures. Or, plusieurs décisions de justice récentes montrent que cette démarche peut avoir de lourdes conséquences. Selon le quotidien Le Monde, en juin 2026, des copropriétaires ont été condamnés à démonter des climatiseurs installés sans autorisation, malgré le contexte de canicule. Les tribunaux ont rappelé que les règles de copropriété et d’urbanisme continuent de s’appliquer, même pendant les épisodes de chaleur extrême.

Pourquoi ces règles existent-elles ? Les restrictions ne visent pas à empêcher les habitants de se protéger de la chaleur. Selon les textes officiels et les organismes spécialisés, elles poursuivent plusieurs objectifs : préserver le patrimoine architectural et les façades des bâtiments ; limiter les nuisances sonores pour le voisinage ;  éviter les installations dangereuses ou non conformes; encadrer les impacts environnementaux de la climatisation.

Un débat relancé par le changement climatique

La multiplication des vagues de chaleur remet aujourd’hui ces règles au cœur du débat.

Les épisodes de canicule deviennent plus fréquents, plus longs et plus intenses sous l’effet du changement climatique. Les autorités sanitaires rappellent régulièrement que les personnes âgées, les nourrissons et les personnes souffrant de maladies chroniques sont particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs.

Dans le même temps, selon plusieurs sources, les spécialistes rappellent que la climatisation constitue un paradoxe. Si elle protège efficacement les occupants d’un logement, son développement massif augmente la consommation d’électricité et rejette de la chaleur vers l’extérieur, ce qui peut accentuer les îlots de chaleur urbains et contribuer indirectement au réchauffement climatique.

C’est pourquoi les pouvoirs publics encouragent également d’autres solutions comme l’isolation des bâtiments, les protections solaires, la végétalisation des villes ou encore les systèmes de ventilation naturelle, afin de limiter le recours systématique à la climatisation.

 

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Le Tunisien Seddik Houimli rejoint le Forbes Africa 30 Under 30 2026 avec SupplyzPro

À 27 ans, Seddik Houimli franchit une étape symbolique. Le fondateur tunisien de SupplyzPro figure dans la promotion 2026 du prestigieux classement Forbes Africa 30 Under 30, qui distingue chaque année les jeunes entrepreneurs les plus influents du continent. Une reconnaissance individuelle, certes, mais qui met surtout en lumière une startup tunisienne positionnée sur l’un des marchés les plus stratégiques du moment : les logiciels de gestion dopés à l’intelligence artificielle.

« Je suis extrêmement honoré de figurer dans la promotion 2026 du Forbes Africa 30 Under 30. Cette reconnaissance ne représente pas seulement une étape personnelle, elle récompense également le parcours de SupplyzPro, le travail de notre équipe et la confiance de nos clients », a réagi l’entrepreneur.

Derrière cette distinction se cache une idée née d’un problème très concret. Ayant grandi en Tunisie, Seddik Houimli observe que de nombreuses PME peinent moins par manque d’ambition que par manque d’outils adaptés. Gestion des stocks, suivi des ventes, achats, prise de décision… autant de tâches qui reposent encore sur des processus fragmentés ou largement manuels.

Ses études en Allemagne lui ouvrent alors un autre horizon. Au contact de l’intelligence artificielle et de la business intelligence, notamment lors d’expériences chez Microsoft et Siemens, il découvre la puissance des technologies utilisées par les grandes entreprises. Mais c’est en analysant les difficultés rencontrées par l’entreprise familiale de son futur cofondateur que le projet prend véritablement forme. Face à des systèmes dispersés et des données cloisonnées, une conviction s’impose : le problème n’est pas seulement celui des logiciels, mais aussi de leur complexité.

C’est ainsi qu’est née SupplyzPro. La startup développe une plateforme ERP qui mise sur l’intelligence artificielle conversationnelle pour simplifier la gestion des entreprises. L’idée est de permettre aux dirigeants de gérer leurs ventes, leurs stocks ou leurs achats aussi simplement qu’ils échangent avec un assistant numérique, par écrit ou à la voix.

« Lorsque nous avons lancé SupplyzPro, notre vision était simple : rendre les logiciels de gestion performants accessibles à toutes les PME grâce à l’intelligence artificielle conversationnelle », résume Seddik Houimli.

Aujourd’hui, la plateforme accompagne des entreprises dans plusieurs pays, avec l’ambition de démocratiser des outils longtemps réservés aux grandes organisations. En réduisant la complexité des ERP traditionnels, SupplyzPro s’inscrit dans une nouvelle vague de startups qui utilisent l’IA non pas comme une fin en soi, mais comme un levier pour résoudre des problématiques opérationnelles.

Selon Forbes Africa, la fortune estimée de Seddik Houimli s’élève à 1,6 million de dollars, reflet de la valorisation croissante de son entreprise. Au-delà de ce chiffre, son entrée dans le Forbes Africa 30 Under 30 envoie un signal positif pour l’écosystème technologique tunisien, qui voit émerger une génération de fondateurs capables de développer depuis la Tunisie des solutions destinées à un marché international.

Pour le jeune entrepreneur, cette reconnaissance marque surtout le début d’une nouvelle étape. « Cette distinction nous motive à voir encore plus grand et à travailler encore plus dur », affirme-t-il, avec l’ambition de faire de SupplyzPro une référence mondiale des ERP conversationnels alimentés par l’intelligence artificielle.

 

 

 

 

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MSI 20000 : la BIAT célèbre 15 années de conformité et renouvelle son engagement d’excellence financière

La BIAT annonce le renouvellement de sa certification au standard international MSI 20000 (Market Standard Indicator – Index 20000), marquant ainsi 15 années de conformité continue à cette norme de référence dédiée à la qualité de la situation financière des entreprises.

 

La BIAT a reconduitsa certification au standard international MSI 20000 (Market Standard Indicator indice 20000) pour la quinzième année consécutive.Attribuée par l’organisme de certification international COFICERT, à l’issue d’un audit rigoureux fondé sur les états financiers approuvés par les commissaires aux comptes, cette certification évalue la performance des institutions selon deux axes fondamentaux : la solidité financière et la performance financière. Elle constitue un indicateur reconnu des meilleures pratiques en matière de gestion et de gouvernance financière.

La remise officielle de cette certification s’est tenue le 25 juin 2026 à Euronext Paris, dans le cadre d’une cérémonie internationale réunissant des entreprises certifiées de différents pays ainsi que des représentants d’institutions de référence.

À cette occasion,Elyes Jebir, Directeur Général de la BIAT, déclaré :« Atteindre 15 années de conformité à la norme MSI 20000 consacre la robustesse de notre modèle financier et la constance de nos exigences en matière de gouvernance. Cette reconnaissance internationale reflète notre capacité à inscrire la performance dans la durée et à inspirer durablement la confiance de l’ensemble de nos partenaires. »

Créée en 2008 dans le sillage de la crise financière internationale, la norme MSI 20000 s’impose aujourd’hui comme un repère fiable et indépendant de la qualité financière des entreprises, contribuant à renforcer leur attractivité, leur transparence et leur crédibilité auprès de leurs parties prenantes.

Forte de cette nouvelle distinction, la BIAT confirme que la solidité financière n’est pas seulement un indicateur de performance, mais le socle d’une ambition durable : accompagner, en toute confiance, les projets de ses clients et contribuer activement au développement économique.

 

A propos de la BIAT :

Banque universelle, acteur de référence en Tunisie, la BIAT constitue aujourd’hui un groupe bancaire solide avec ses filiales dans les domaines de l’assurance, de la gestion d’actifs, du capital-investissement, de l’intermédiation boursière et du conseil. Implantée sur tout le territoire, la BIAT compte aujourd’hui 206 agences à travers toute la Tunisie. Plus de 2900 collaborateurs travaillent au service de tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutionnels.

Très attentive à sa responsabilité sociétale, la BIAT a traduit son positionnement citoyen par de nombreux engagements. La création de la Fondation BIAT pour la jeunesse tunisienne, au printemps 2014, en est emblématique et ancre cet engagement de façon pérenne.www.biat.com.tn

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Tunisie : 200 panneaux solaires installés à la Banque nationale des gènes

La Banque nationale des gènes poursuit sa modernisation avec le lancement de plusieurs projets visant à réduire sa consommation énergétique, renforcer la conservation des ressources génétiques et développer la recherche scientifique. L’établissement est notamment en train de se doter d’une centrale solaire composée de 200 panneaux photovoltaïques.

Réalisé dans le cadre du programme de transition énergétique des établissements publics, avec l’appui de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), ce projet permettra à la Banque nationale des gènes d’assurer une partie de sa consommation électrique grâce à une installation photovoltaïque dédiée à l’autoproduction d’énergie.

Parallèlement, l’institution a aménagé des chambres froides maintenues à -20 °C afin d’assurer la conservation à long terme des semences et de préserver les ressources génétiques végétales. La Banque nationale des gènes a également signé une convention de coopération avec l’Association des Amis des Oiseaux. Ce partenariat prévoit un programme de suivi des oiseaux et de leurs routes migratoires, le développement de protocoles avancés d’analyse ADN sur les spécimens retrouvés morts, ainsi que la création d’une exposition photographique consacrée aux zones humides tunisiennes.

Selon le ministère de l’Environnement, cette exposition constitue un espace pédagogique, scientifique et de sensibilisation destiné aux élèves, aux étudiants, aux chercheurs ainsi qu’aux visiteurs de la Banque nationale des gènes.

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Tunisie: l’administration publique adopte son nouvel horaire d’été 2026

À compter du 1er juillet et jusqu’au 31 août 2026, la Tunisie met en œuvre son traditionnel horaire administratif d’été au sein des administrations publiques, des collectivités locales ainsi que des établissements publics à caractère administratif.

Cette mesure a été annoncée par la Présidence du gouvernement.

Selon le communiqué officiel, les horaires seront organisés comme suit:

  • Du lundi au jeudi : de 08h00 à 14h30

  • Le vendredi : de 08h00 à 13h30

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À partir du 1er juillet, ces deux solutions d’identité numérique structurent désormais l’accès aux services du RNE

À partir du 1er juillet 2026, le Registre national des entreprises (RNE) assurera l’ensemble de ses prestations exclusivement en ligne, marquant une étape supplémentaire dans la modernisation de l’environnement des affaires.

Cette évolution concerne l’ensemble des démarches réalisées auprès du registre, des déclarations aux différentes formalités administratives. Pour y accéder, les entreprises devront disposer d’un identifiant numérique, désormais indispensable pour se connecter à la plateforme du RNE et effectuer leurs opérations à distance.

Pour les personnes morales, le dispositif repose sur DIGIGO, un certificat d’identité numérique qui permet de s’authentifier de manière sécurisée et de signer électroniquement les documents. L’objectif est de réduire les délais de traitement, de limiter les déplacements et de renforcer la fiabilité des échanges numériques.

Les particuliers pourront, de leur côté, accéder aux services du registre via l’application E-Houwiya. En renseignant leur numéro de carte d’identité nationale, ils pourront effectuer leurs démarches en ligne dans un environnement sécurisé.

Au-delà de la digitalisation des procédures, cette réforme traduit une évolution plus profonde de l’administration économique tunisienne. La généralisation de l’identité numérique constitue désormais l’un des piliers des interactions entre les entreprises et les organismes publics. Le RNE avait d’ailleurs annoncé ces dernières semaines que l’obtention de cet identifiant devenait une condition incontournable pour accéder à ses services.

Cette transition s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique de l’administration tunisienne, où l’identité numérique et la signature électronique sont appelées à devenir des standards pour les relations entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics. Pour les entreprises, l’enjeu dépasse le simple changement d’outil: il s’agit d’adopter de nouveaux modes de gestion administrative, plus rapides, plus sécurisés et entièrement dématérialisés.

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Steg : l’électricité est vendue 290,7 millimes, mais coûte 456,3 millimes à produire

Le prix moyen de vente de l’électricité par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) s’est établi à 290,7 millimes par kilowattheure en 2025, alors que son coût moyen de production a atteint 456,3 millimes, selon les données présentées devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple.

Les représentants de la Steg ont expliqué que cet écart pèse lourdement sur la situation financière de l’entreprise. Ils ont indiqué que la production d’électricité en Tunisie dépend toujours à plus de 95 % du gaz naturel, ce qui rend les coûts particulièrement sensibles aux prix des hydrocarbures.

Les combustibles représentent ainsi environ 72 % du coût de production de l’électricité. Pour le gaz naturel, le prix moyen de vente s’est élevé à 647,4 dinars par tonne équivalent pétrole, contre un coût de production de 1.497,7 dinars.

La Steg attribue cette situation à plusieurs facteurs, notamment des tarifs qui ne couvrent pas les coûts réels de production, l’accumulation des compensations non versées par l’État, l’endettement, les pertes sur le réseau ainsi que les fluctuations des prix du pétrole et du taux de change.

Lors de la même réunion, les responsables de l’entreprise ont indiqué que les pertes sur le réseau atteignent 19,7 %, une part importante étant liée aux raccordements illégaux et au vol d’électricité. Ils ont souligné que les réformes prévues dans le contrat-programme 2024-2028 visent notamment à améliorer les performances techniques et financières de la Steg et à réduire progressivement ces déséquilibres.

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La dette de la Steg dépasse 7 milliards de dinars…

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) affiche une dette de 7,356 milliards de dinars à la date du 23 juin 2026, tandis que ses créances impayées auprès des clients et des organismes publics et privés atteignent 6,061 milliards de dinars. Ces chiffres ont été présentés devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui examine deux projets de loi portant sur l’approbation de garanties de l’État en faveur de l’entreprise publique.

Les deux garanties concernent un financement de 384,8 millions d’euros accordé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), ainsi qu’un prêt de 30 millions de dollars de la même institution, agissant en tant qu’entité accréditée du Fonds pour les technologies propres.

Selon les représentants de la Steg, ces financements s’inscrivent dans le contrat-programme conclu entre l’État et l’entreprise pour la période 2024-2028. Ce programme prévoit notamment de porter la part des énergies renouvelables à 27 % de la production d’électricité d’ici 2028, puis à 35 % en 2030. Il vise également une réduction de 23 % des coûts d’approvisionnement en énergie, une baisse des charges de compensation de plus de 2 milliards de dinars et une amélioration du résultat net de près de 3 milliards de dinars.

Le programme prévoit en outre la mobilisation de 2,8 milliards de dollars d’investissements privés, la mise en service de 500 mégawatts de capacités renouvelables supplémentaires et la signature de contrats pour 1.000 mégawatts additionnels. Les représentants du gouvernement ont précisé que ces prêts seront décaissés progressivement, selon un mécanisme de financement basé sur les résultats de la Banque mondiale. À l’issue de la séance, la Commission des finances et du budget a décidé de poursuivre l’examen des deux projets de loi après avoir pris connaissance du contrat-programme conclu entre l’État et la Steg pour la période 2024-2028.

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Visas Schengen: l’UE impose de nouvelles restrictions pour les ressortissants de ce pays

Le Conseil de l’Union européenne a acté, fin juin 2026, une restriction temporaire des conditions de délivrance des visas Schengen pour les citoyens somaliens, dans un contexte de tension croissante autour des politiques migratoires et de réadmission.

Ce que prévoit concrètement la réforme

Les nouvelles dispositions introduisent plusieurs changements significatifs dans le traitement des demandes de visa :

  • Fin de la délivrance des visas Schengen à entrées multiples pour les citoyens somaliens

  • Renforcement des exigences documentaires, avec moins de flexibilité dans l’examen des dossiers

  • Possible suppression des facilités accordées aux passeports diplomatiques et de service

  • Allongement des délais de traitement pouvant aller jusqu’à 45 jours, contre environ 15 jours auparavant

A dire vrai, la décision est officiellement présentée comme temporaire et réversible. Elle pourra être réévaluée si la coopération entre Bruxelles et Mogadiscio s’améliore, notamment sur les procédures de retour des personnes en situation irrégulière.

Un petit rappel! L’Union européenne a déjà sorti ce type de carte plusieurs fois ces dernières années. La Gambie fait partie des premiers exemples en 2021, avec un durcissement des visas Schengen dans le cadre de ce mécanisme de réadmission. Même logique pour l’Éthiopie en 2024, où “Bruxelles” a serré les conditions d’octroi des visas avant de revenir en arrière en 2026, après une amélioration de la coopération avec Addis-Abeba.

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Mercer Global Talent Trends 2026 : l’IA ne suffit plus, il faut repenser le travail

Les entreprises investissent massivement dans l’intelligence artificielle, mais cela ne garantit pas automatiquement une hausse de la performance. C’est le principal enseignement de l’étude Global Talent Trends 2026 publiée par Mercer, réalisée auprès de près de 12 000 dirigeants, responsables RH, investisseurs et salariés dans 16 pays.

Le rapport montre que les organisations entrent dans une nouvelle étape de leur transformation. Après avoir concentré leurs efforts sur l’adoption des technologies d’IA, elles doivent désormais s’attaquer à un défi plus complexe : repenser la manière dont le travail est organisé. Selon Mercer, la technologie crée de la valeur uniquement lorsqu’elle s’accompagne d’une évolution des processus, des compétences et des modes de management.

Les résultats de l’étude illustrent ce paradoxe. Si 99 % des dirigeants prévoient de poursuivre leurs investissements dans l’intelligence artificielle, seulement 37 % estiment que leur organisation est réellement prête à en exploiter tout le potentiel. Dans le même temps, 62 % des dirigeants considèrent que la refonte du travail est devenue une priorité stratégique, signe que les entreprises prennent conscience que la transformation est avant tout humaine et organisationnelle.

 

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Émirats arabes unis: un visa à l’arrivée élargi, mais réservé aux voyageurs “premium”

Les Émirats arabes unis continuent d’affiner leur politique d’attractivité internationale en élargissant leur programme de visa à l’arrivée à six nouveaux pays. Une ouverture qui, derrière son apparente simplicité, reste hautement sélective. 

D’après communiqué, sont désormais concernés: l’Indonésie, le Viet Nam, la Thaïlande, les Philippines, le Kenya et l’Afrique du Sud. Mais contrairement à un assouplissement classique des visas touristiques, la mesure repose sur un filtre supplémentaire. Seuls les voyageurs disposant déjà d’un titre de résidence valide dans des pays considérés comme “références migratoires” peuvent en bénéficier.

Autrement dit, il ne suffit pas d’être ressortissant d’un de ces six pays. Il faut aussi être résident légal des États-Unis, du Royaume-Uni, d’un pays de l’Union européenne, du Canada, du Japon, de la Corée du Sud, de Singapour, de l’Australie ou de la Nouvelle-Zélande.

Deux options de séjour sont proposées :

  • 14 jours, avec possibilité d’une prolongation unique sur place

  • 60 jours, non renouvelable

Les frais d’entrée sont fixés à 100 dirhams émiratis pour 14 jours et 250 dirhams pour 60 jours, soit une politique tarifaire modulée selon la durée et l’impact attendu sur le tourisme. En cas de dépassement, une pénalité de 50 AED par jour est appliquée, un dispositif dissuasif qui confirme la volonté des autorités de maintenir un contrôle strict des séjours.

En fait, les Émirats figurent parmi les passeports les plus puissants au monde, avec un accès facilité à plus de 180 destinations pour leurs propres citoyens, et des accords d’entrée sans visa ou simplifiés avec plus de 80 nationalités.

 

 

Source: Ministère émirien des Affaires étrangères.

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Air Algérie ouvre une nouvelle liaison Constantine–Monastir avec deux vols par semaine

La compagnie aérienne nationale algérienne Air Algérie a lancé une nouvelle liaison saisonnière entre Constantine et Monastir, renforçant les connexions aériennes entre l’est de l’Algérie et la côte tunisienne. Le premier vol a été opéré le 22 juin 2026.

Cette nouvelle desserte relie l’aéroport de Constantine à l’aéroport international de Monastir Habib Bourguiba en Tunisie. Selon Monastir Habib Bourguiba International Airport, la ligne est opérationnelle jusqu’au 9 octobre 2026, avec deux fréquences par semaine. Elle s’inscrit dans une logique saisonnière destinée à accompagner la hausse des déplacements estivaux entre les deux pays.

Cette ouverture confirme la dynamique de rapprochement aérien entre la Tunisie et l’Algérie, portée par des flux touristiques, familiaux et économiques importants. Elle facilite les déplacements vers les zones côtières tunisiennes, très prisées pendant la période estivale, et renforce la connectivité régionale en Méditerranée.

Pour la Tunisie, cette liaison représente un gain direct pour le secteur touristique, en particulier pour Monastir, l’un des pôles balnéaires majeurs du pays. L’arrivée de nouveaux flux de voyageurs contribue à soutenir les hôtels, les services et l’économie locale, fortement dépendants de la saison estivale et de la clientèle maghrébine. 

 

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Un consortium mené par Amen Bank mobilise 160 millions de dinars pour Enda Tamweel

Le financement des petites activités franchit un nouveau cap en Tunisie. Un consortium bancaire conduit par Amen Bank vient de mettre en place une enveloppe de 160 millions de dinars au profit d’Enda Tamweel, acteur central de la microfinance dans le pays.

Signée le 25 juin 2026, l’opération rassemble plusieurs établissements bancaires, Amen Bank, la BIAT, l’ATB et la BTK, autour d’un même objectif: renforcer les capacités de financement d’un acteur qui irrigue une large partie de l’économie informelle et des micro-projets.

Derrière ce montage, l’enjeu est surtout d’élargir l’accès au crédit pour des profils souvent exclus du financement classique. Micro-entrepreneurs, jeunes porteurs de projets, femmes en zone urbaine ou rurale : Enda Tamweel pourra appuyer davantage de bénéficiaires grâce à cette nouvelle ligne de ressources.

Pour les banques impliquées, ce type de syndication traduit une évolution du rôle du secteur financier, de plus en plus orienté vers des mécanismes de coopération plutôt que des financements isolés. L’objectif affiché est de soutenir l’activité économique à petite échelle, là où les besoins restent les plus importants.

Ce financement devrait également permettre à Enda Tamweel de stabiliser sa structure de financement et de poursuivre son développement dans un contexte où la demande de microcrédit reste élevée.

Au-delà des chiffres, l’opération illustre une tendance plus large: celle d’un rapprochement progressif entre banques commerciales et institutions de microfinance, avec un impact direct sur l’inclusion financière et la création d’activités génératrices de revenus.

Dans un contexte économique marqué par la recherche de relais de croissance, ce type d’initiative confirme que le financement des petites initiatives devient un axe de plus en plus stratégique pour le secteur bancaire tunisien.

 

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L’Algérie lance le renouvellement en ligne du passeport biométrique pour sa diaspora

L’Algérie a lancé un nouveau service numérique permettant aux ressortissants établis à l’étranger de déposer en ligne leur demande de renouvellement du passeport biométrique. L’annonce a été faite le 24 juin par les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur, dans le cadre de la modernisation des services consulaires et de la transformation numérique de l’administration.

La plateforme permet aux usagers de soumettre leur dossier à distance, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, de télécharger les documents requis et de suivre l’avancement de leur demande jusqu’à la délivrance du passeport. Selon les autorités, le système intègre des dispositifs de cybersécurité destinés à protéger les données personnelles et à sécuriser les échanges électroniques.

Le déploiement débute au Consulat général d’Algérie à Paris, l’un des postes consulaires les plus sollicités par la communauté algérienne à l’étranger. Les autorités prévoient ensuite d’étendre progressivement ce service à l’ensemble des représentations diplomatiques et consulaires du pays, après une phase d’évaluation. Cette initiative intervient alors qu’un grand nombre de passeports biométriques délivrés il y a une dizaine d’années arrivent à expiration, entraînant une hausse des demandes de renouvellement dans les consulats. Le gouvernement souhaite ainsi fluidifier le traitement des dossiers, réduire les déplacements des usagers et alléger la charge des services consulaires. Ce nouveau service s’inscrit dans la stratégie de numérisation de l’administration algérienne, qui vise à rendre les démarches administratives plus rapides, plus accessibles et davantage sécurisées pour les citoyens résidant à l’étranger.

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Fatma Samet, lauréate FET, primée par l’Unesco

Derrière chaque objet façonné à la main se cache un savoir-faire parfois transmis depuis plusieurs générations. En Tunisie, 7 artisans viennent d’être récompensés par l’Unesco pour leur rôle dans la préservation de métiers traditionnels dont certains sont aujourd’hui menacés de disparition.

Les distinctions ont été remises vendredi dans le cadre du projet « Soutien au rôle de la culture dans le développement durable en Tunisie ». Elles saluent des artisans qui perpétuent des techniques ancestrales tout en assurant leur transmission aux nouvelles générations.

Les lauréats représentent plusieurs spécialités emblématiques du patrimoine artisanal tunisien : Fatma Samet, lauréate FET 2020, pour la broderie de Kerkennah, Mounir Essekkal pour la poterie Jefna de Sejnane, Mohamed Slim Elhasseni pour la fabrication traditionnelle de selles, Chokri Ben Ali pour la sculpture et la gravure sur plâtre, Issam Esseghir pour le dorage et le lustrage, Lasaad Challedi pour la sparterie et le travail du roseau fin, ainsi que Hassen Dine Jbiss pour la fabrication des tuiles traditionnelles de Testour.

Au-delà de la reconnaissance individuelle, ces prix mettent en lumière un enjeu plus large : celui de la sauvegarde d’un patrimoine immatériel confronté au vieillissement des artisans, au manque de relève et à la concurrence des produits industriels. Un défi d’autant plus important que l’artisanat reste l’un des secteurs les plus ancrés dans l’économie tunisienne.

Selon les données de l’Office national de l’artisanat, la filière fait vivre près de 300 000 artisans à travers le pays et couvre 76 métiers. Elle contribue à environ 4 % du produit intérieur brut (PIB) et représente 2 % des exportations tunisiennes. Les femmes y occupent une place prépondérante, puisqu’elles représentent plus de 80 % des artisans, faisant de cette activité un important vecteur d’autonomisation économique.

Lors de la cérémonie, organisée en présence de représentants de l’Unesco, le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a rappelé que l’artisanat constitue un levier de développement économique autant qu’un élément essentiel de l’identité culturelle tunisienne. Il a indiqué que plus de 13 000 artisans ont bénéficié en 2025 de programmes de formation et d’accompagnement, soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente.

Le ministre a également annoncé la poursuite de la création de centres d’innovation et de design, à l’image de celui récemment inauguré à Kasserine. L’objectif est d’aider les artisans à adapter leurs créations aux attentes du marché, sans renoncer aux techniques traditionnelles qui font leur singularité.

Cette montée en gamme apparaît comme un enjeu stratégique pour un secteur qui ne se limite plus au marché local. En 2025, les exportations de produits artisanaux ont avoisiné 160 millions de dinars, preuve que le savoir-faire tunisien trouve également sa place à l’international. Les distinctions décernées par l’Unesco viennent ainsi renforcer la visibilité de métiers qui, au-delà de leur valeur culturelle, constituent aussi un véritable potentiel de développement économique.

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Tunisie: une nouvelle plateforme nationale pour simplifier les démarches des investisseurs dès le 1er juillet

Créer une entreprise ou lancer un investissement en Tunisie implique encore de nombreuses démarches réparties entre plusieurs administrations. À partir du 1er juillet, les investisseurs disposeront d’un nouvel outil censé leur simplifier la tâche: une plateforme nationale qui centralise les services administratifs liés à l’investissement, selon l’agence TAP.

Présentée vendredi lors du Tunisia Investment Forum, cette plateforme numérique ambitionne de devenir l’interlocuteur unique des investisseurs, depuis le lancement de leur projet jusqu’au développement de leur entreprise. L’objectif affiché est de réduire les délais, limiter les formalités et faciliter les échanges avec les administrations.

Selon Hatem Souissi, directeur central à la FIPA, cette interface permettra de connecter les différentes plateformes publiques déjà existantes afin d’éviter aux investisseurs de multiplier les démarches. Le système s’appuiera notamment sur l’identifiant unique de l’entreprise et la signature électronique pour sécuriser et accélérer les procédures.

Au-delà d’un simple portail administratif, les autorités espèrent faire de cet outil un levier d’amélioration du climat des affaires. Les investisseurs pourront y suivre leurs dossiers, solliciter un accompagnement et signaler les blocages administratifs susceptibles de retarder leurs projets.

Ce lancement s’inscrit dans un chantier plus large de transformation numérique engagé depuis 2022. Plusieurs organismes publics ont progressivement développé leurs propres plateformes en ligne, mais celles-ci fonctionnaient jusqu’à présent de manière dispersée. La nouvelle interface entend les regrouper au sein d’un même écosystème numérique.

Cette modernisation intervient alors que la Tunisie cherche à renforcer son attractivité auprès des investisseurs, dans un contexte de concurrence accrue entre les économies de la région. Au-delà de la simplification des procédures, le pays met également en avant sa position stratégique et son accès privilégié à plusieurs marchés internationaux.

Partenaire commercial de l’Union européenne depuis l’accord d’association signé en 1995, la Tunisie est également engagée dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), entrée en vigueur en 2022. Ce marché commun africain prévoit une suppression progressive des droits de douane pour atteindre le “zéro tarif” à l’horizon 2030, offrant de nouvelles perspectives aux entreprises implantées dans le pays.

Reste désormais à savoir si cette plateforme permettra de répondre à l’une des principales attentes des investisseurs : des procédures plus rapides, une administration mieux coordonnée et des démarches enfin simplifiées.

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