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BERD: George Akhalkatsi nommé à la tête des opérations en Tunisie

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé la désignation de George Akhalkatsi comme nouveau responsable de ses opérations en Tunisie. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2026, succédant à Nodira Mansurova.

Basé à Tunis, il aura pour mission de superviser l’ensemble des investissements de la Banque dans le pays ainsi que la mise en œuvre de ses projets. Il sera placé sous la supervision de Mark Davis, directeur principal de la région SEMED, qui couvre le sud et l’est du bassin méditerranéen.

Un profil opérationnel déjà expérimenté dans la région

Avant sa nomination en Tunisie, George Akhalkatsi occupait le même poste en Arménie. Il dispose ainsi d’une expérience directe dans la gestion des opérations pays au sein de la BERD.

Entré dans l’institution en 2009, il a également exercé plusieurs fonctions au siège de Londres, notamment dans les départements liés à l’industrie, aux services et à la gestion du risque de crédit. Il a par ailleurs travaillé au bureau régional de Tbilissi.

Son parcours professionnel débute dans le secteur bancaire privé. Il a d’abord exercé comme avocat avant de rejoindre la Société Générale, où il s’est orienté vers la finance.

De point de vue formation, George Akhalkatsi est diplômé en droit de l’Université d’État de Tbilissi. Il est également titulaire d’un MBA obtenu à l’INSEAD, école de commerce de référence internationale.

Une institution engagée en Tunisie depuis 2012

La BERD est présente en Tunisie depuis 2012. Son action s’inscrit dans une stratégie de soutien à la diversification de l’économie, au développement du secteur financier et à l’appui aux petites et moyennes entreprises.

Depuis le début de ses activités dans le pays, la Banque a engagé plus de 3 milliards d’euros à travers environ 90 projets, dont une large part destinée au secteur privé.

 

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Hausse des tarifs des auto-écoles: pourquoi les Tunisiens ne sont pas “encore” obligés de la payer

L’annonce d’une nouvelle grille tarifaire pour les services de formation à la conduite, dont l’entrée en vigueur est évoquée pour le 9 juin 2026, par l’Union Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Utica) de Kébili, suscite des interrogations parmi les candidats au permis de conduire. Alors que des documents circulent sur les réseaux sociaux et dans certaines auto-écoles, aucune communication officielle des autorités compétentes n’est venue confirmer, à ce stade, l’application de ces nouveaux tarifs.

Selon les règles en vigueur, toute modification des tarifs d’un service réglementé doit suivre un processus administratif précis avant de devenir applicable. Une décision portée par une organisation professionnelle ou une chambre syndicale ne suffit pas à lui conférer une valeur légale. En l’absence d’approbation officielle des autorités de tutelle, une nouvelle grille tarifaire demeure au stade de proposition. Elle ne peut donc être imposée aux usagers tant que les procédures réglementaires n’ont pas été achevées.

La révision éventuelle des tarifs de la formation à la conduite relève de plusieurs intervenants institutionnels.

Quels recours pour les candidats au permis?

Dans l’attente d’une décision officielle, les candidats au permis de conduire peuvent continuer à se référer aux tarifs actuellement en vigueur. En cas de demande de paiement supérieure aux montants appliqués jusqu’à présent, il est recommandé d’exiger une facture ou un reçu détaillant précisément les sommes versées. Ces documents constituent des éléments de preuve en cas de contestation.

Les consommateurs qui estiment faire l’objet d’une pratique irrégulière peuvent également saisir les services de contrôle du ministère du Commerce ou les directions régionales du Transport afin de signaler la situation.

Dans l’attente d’un éventuel communiqué officiel, la question de l’entrée en vigueur de la nouvelle grille tarifaire demeure donc ouverte.

 

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L’Égypte renforce son industrie des énergies vertes avec de nouveaux investissements chinois

L’Égypte accélère sa stratégie de transition énergétique en cherchant non seulement à développer ses capacités de production renouvelable, mais aussi à attirer des industries capables de fabriquer localement les équipements associés. Le pays vise une part de 42% d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici à 2030, puis environ 60% à l’horizon 2040, selon ses objectifs énergétiques officiels.

Dans cette dynamique, le groupe industriel chinois Sany Group prévoit la construction d’une usine de fabrication de turbines éoliennes en Égypte, pour un investissement estimé à environ 300 millions de dollars, selon les propos relayées par l’agence ecofin. Le site devrait être implanté dans la Zone économique du Canal de Suez, un espace industriel stratégique développé pour attirer les industries exportatrices et logistiques.

L’objectif de cette unité est double: répondre à la demande croissante du marché égyptien en équipements éoliens, tout en permettant à terme une ouverture vers l’exportation vers les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique. Pour info, le projet est également lié à un parc éolien d’une capacité de 1 000 MW dans la région du golfe de Suez, dont il doit accompagner la mise en œuvre industrielle.

À court terme, une partie des équipements nécessaires restera importée, notamment depuis la Chine, en attendant la montée en puissance de la production locale.

Une volonté de montée en gamme industrielle…

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du Caire visant à renforcer la valeur ajoutée locale dans les chaînes de production liées aux énergies renouvelables. Selon la même source, le pays cherche ainsi à réduire sa dépendance aux importations, alors que celles-ci restent significatives. Les achats de turbines éoliennes et de composants associés ont dépassé 235 millions de dollars en 2024.

Parallèlement, l’Égypte s’impose progressivement comme un pôle d’attraction pour les industriels du secteur énergétique, en particulier asiatiques. Les investissements récents dans les filières solaire et éolienne témoignent de cette tendance.

Ainsi, toujours selon la même source, le groupe chinois EliTe Solar a récemment lancé une unité de production de composants photovoltaïques dans la Zone économique du Canal de Suez, avec un investissement de 116 millions de dollars et des capacités industrielles de plusieurs gigawatts.

De son côté, un consortium international associant des acteurs chinois, émiratis et bahreïnis développe le projet ATUM Solar à Ain Sokhna. Ce complexe industriel, évalué à environ 220 millions de dollars, doit produire des cellules solaires, des panneaux photovoltaïques et des systèmes de stockage d’énergie.

Selon plusieurs projections sectorielles, le développement des énergies renouvelables en Égypte devrait s’accélérer fortement au cours de la prochaine décennie. La capacité solaire installée pourrait ainsi être multipliée par plus de dix, tandis que l’éolien connaîtrait également une croissance soutenue.

 

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Tunisie: cet aliment demeure le plus gaspillé

Le gaspillage alimentaire des ménages en Tunisie atteint des niveaux jugés préoccupants par les spécialistes du secteur. Selon des données relayées par l’Institut national de la consommation (INC), ce phénomène représenterait un coût global estimé à près de 570 millions de dinars par an, confirmant l’ampleur d’un problème à la fois économique, social et environnemental.

D’après les analyses présentées, les pertes se concentrent principalement au niveau des foyers, où une part non négligeable des achats alimentaires finit à la poubelle. En moyenne, environ 5% des dépenses alimentaires des ménages seraient ainsi gaspillées, ce qui traduit des habitudes de consommation encore peu optimisées.

Les produits les plus concernés restent les denrées de base. Le pain arrive largement en tête des aliments jetés, suivi des pâtes, des céréales, ainsi que des légumes. Les plats cuisinés, notamment lors des périodes de forte consommation comme le mois de Ramadan, contribuent également à ces pertes.

Les chiffres liés au pain illustrent particulièrement l’ampleur du phénomène. Chaque ménage jetterait en moyenne près de 42 kg de pain par an. À l’échelle nationale, cela correspondrait à environ 900 000 pains gaspillés chaque jour, pour un manque à gagner estimé à près de 100 millions de dinars annuels rien que pour ce produit.

Par ailleurs, les experts soulignent un problème structurel qui touche l’ensemble de la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation. Toutefois, les comportements des ménages apparaissent comme un facteur déterminant, notamment en raison d’une gestion insuffisante des achats, du stockage ou encore de la planification des repas.

Les impacts ne sont pas uniquement économiques. Le gaspillage alimentaire exerce également une pression supplémentaire sur les ressources naturelles mobilisées pour produire ces aliments, notamment l’eau et l’énergie, accentuant ainsi les enjeux environnementaux.

Face à cette situation, les autorités annoncent la préparation d’une stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, en collaboration avec la FAO et le ministère du Commerce. Des ateliers de travail sont programmés les 10 et 17 juin afin de définir des mesures concrètes, un système de suivi et des campagnes de sensibilisation à destination du grand public.

Une occasion aussi de souligner que le n° 330 (juin 2026) du magazine Managers consacre un dossier spécial à l’économie circulaire et aux acteurs qui accélèrent cette transition, en Tunisie comme à l’international. 

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La SOTIPAPIER réduit son capital après l’annulation de 191.681 actions rachetées

La Société Tunisienne Industrielle du Papier et du Carton (Sotipapier) a annoncé la clôture de son programme de rachat d’actions propres ainsi que l’annulation de l’ensemble des titres acquis dans ce cadre, entraînant une réduction de son capital social.

Cette opération intervient à la suite d’une autorisation donnée par l’Assemblée générale extraordinaire du 20 août 2024, qui avait approuvé un programme de rachat d’actions en vue de leur annulation.

Dans ce cadre, la société a racheté 191.681 actions pour un montant global d’environ 1,03 million de dinars, conformément aux décisions validées par les actionnaires.

Réuni le 15 décembre 2025, le Conseil d’administration a acté l’annulation de l’intégralité des actions rachetées, soit 191.681 titres d’une valeur nominale de 1,09 dinar chacun. Cette décision prend effet à compter du 31 octobre 2025.

À l’issue de cette opération, le capital social de la Sotipapier a été réduit de 208.932,29 dinars, passant de 30,72 millions de dinars à environ 30,51 millions de dinars.

Ce type d’opération est généralement utilisé par les entreprises pour ajuster leur structure de capital et optimiser la gestion de leurs actions en circulation.

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Ce village artisanal à Tozeur rejoint les circuits touristiques pour relancer l’artisanat

Castilia, dans les classifications scientifiques, renvoie à un genre de papillons. Mais à Tozeur, le terme ne vole pas dans les livres de biologie, il désigne un village artisanal aujourd’hui intégré aux circuits touristiques. Cette décision, annoncée vendredi par la directrice générale de l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT), Leila Msellati, vise à redonner de la visibilité à ce site qui peine depuis plusieurs années à attirer les visiteurs, comme a été rapporté par l’agence TAP.

Il convient de rappeler que ce site a récemment fait l’objet d’une visite, au mois de mars, dans le cadre d’un projet de coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Rome “Tor Vergata”. Selon les premières données, le site témoigne d’une occupation ancienne, remontant à l’Antiquité tardive. Les recherches y ont mis en évidence des traces d’activité artisanale, notamment liées au travail du plâtre. Les archéologues estiment par ailleurs que le site pourrait correspondre à une petite agglomération ancienne, voire à une ville enfouie.

Effectuée en marge d’une visite de travail du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, cette annonce s’accompagne d’un programme de relance destiné à dynamiser les activités du village tout au long de l’année. L’initiative sera menée en coordination avec les autorités régionales. Selon la responsable de l’ONAT, la faible fréquentation du village s’explique notamment par son éloignement des principaux marchés artisanaux de la ville ainsi que des circuits habituellement empruntés par les touristes, indique la même source. Son intégration dans l’offre touristique régionale devrait ainsi permettre d’accroître sa visibilité et de favoriser la commercialisation des produits artisanaux.

Le programme prévoit également de renforcer la présence des jeunes artisans, dans un contexte marqué par l’arrivée croissante de diplômés de l’enseignement supérieur au sein du secteur. Ces nouveaux profils sont appelés à contribuer à la modernisation des métiers artisanaux tout en valorisant le patrimoine local.

Des partenariats avec plusieurs institutions publiques, dont les ministères de la Famille et des Affaires culturelles ainsi que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, sont également envisagés. Ils devraient déboucher sur l’organisation de manifestations, d’expositions et de foires destinées à attirer davantage de visiteurs.

Au-delà du seul village de Castilia, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation de l’artisanat à Tozeur. La région dispose en effet d’un riche patrimoine artisanal et d’un savoir-faire diversifié qui reflètent son histoire et son identité culturelle. Pour les responsables du secteur, le développement de ces activités représente à la fois un levier de préservation du patrimoine et une opportunité de renforcer l’attractivité touristique du Sud tunisien.

 

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De Tunis à Dubaï, Mehdi Gharbi bâtit des ponts technologiques entre trois continents

Lorsqu’il évoque son parcours, Mehdi Gharbi ne parle ni de réussite fulgurante ni de raccourcis. Il parle surtout de patience, de persévérance et d’opportunités saisies au bon moment.

Ingénieur spécialisé dans les télécommunications et les réseaux mobiles, certifié PMP en gestion de projets, ce Tunisien installé aujourd’hui à Dubaï a passé près de deux décennies au cœur des infrastructures qui rendent possible un monde toujours plus connecté.

Avant de lancer sa propre société de conseil aux Émirats arabes unis, son parcours l’a conduit de la Tunisie à la France, puis vers certains des projets technologiques les plus ambitieux du secteur automobile.

Pendant 14 ans, il évolue dans l’écosystème Orange, entre la Tunisie et la France. Une période déterminante durant laquelle il participe à la gestion de projets complexes impliquant plusieurs pays, opérateurs et partenaires internationaux. “Cette expérience m’a permis de comprendre comment piloter des projets à grande échelle avec des équipes multiculturelles et des acteurs internationaux”, explique-t-il.

En 2019, il s’installe en France. Quelques années plus tard, une nouvelle opportunité s’offre à lui lorsqu’il rejoint le groupe japonais NTT, l’un des géants mondiaux des télécommunications.Le projet qui lui est confié a pour nom BMW. Sa mission est de piloter l’écosystème télécom qui permet aux véhicules du constructeur allemand de rester connectés partout dans le monde.

Derrière une fonctionnalité aussi simple en apparence qu’un appel d’urgence automatique ou une connexion Internet embarquée se cache en réalité une infrastructure mondiale complexe. Grâce à des cartes eSIM intégrées et à des accords de roaming internationaux, les véhicules peuvent transmettre des données, communiquer avec différents services et rester connectés quel que soit le pays où ils circulent. “Nous avons construit tout un environnement réseau dédié exclusivement à BMW”, résume-t-il. Aujourd’hui encore, les usages continuent d’évoluer. Les équipes travaillent notamment sur des solutions permettant à une voiture d’envoyer automatiquement un rapport détaillé aux compagnies d’assurance en cas d’accident ou de sinistre.

Pour Mehdi Gharbi, cette expérience constitue un tournant. “Le projet BMW m’a beaucoup appris sur la gestion de programmes internationaux et sur les technologies qui façonnent la mobilité de demain.” En 2024, il choisit de franchir une nouvelle étape en s’installant à Dubaï pour créer sa propre structure: Protel Consulting DMCC. L’objectif? Accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation digitale, d’intelligence artificielle, d’Internet des objets et d’infrastructures télécoms. Mais derrière cette création d’entreprise se cache aussi une volonté plus personnelle: bâtir des passerelles entre les différents écosystèmes technologiques qu’il a découverts au fil de sa carrière. “Mon ambition est de créer un pont entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique”, affirme-t-il. Aujourd’hui, l’entreprise travaille avec des clients basés en France, au Luxembourg et aux Émirats arabes unis. Ses activités s’articulent autour de 3 axes; le conseil, la R&D et le développement commercial. L’IA occupe une place croissante dans cette stratégie. L’entreprise développe actuellement plusieurs solutions destinées à répondre à des problématiques concrètes dans des secteurs variés: immobilier, villes intelligentes, tourisme, restauration ou encore détection de fraude. “Nous ne développons pas de l’IA pour faire de l’IA. Nous construisons des solutions adaptées aux besoins réels des entreprises”, insiste-t-il. L’un des projets les plus structurants pour l’avenir de l’entreprise est né d’une collaboration avec la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), en Arabie saoudite. Ce partenariat a notamment contribué à ouvrir la voie à une implantation et à des recrutements en Tunisie. Car malgré une carrière désormais largement internationale, Mehdi Gharbi garde un lien fort avec son pays d’origine. Une partie des activités de Protel Consulting est aujourd’hui développée depuis Tunis, où l’entreprise accueille des stagiaires, des étudiants en projet de fin d’études et de jeunes ingénieurs. Des profils issus notamment de SUP’COM ou de l’ENIT participent déjà à certains projets menés pour des clients internationaux. ” Le talent existe en Tunisie. Ce qui fait souvent la différence, c’est la discipline, la volonté et l’envie d’apprendre”», estime-t-il. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple recrutement. Il s’agit aussi de permettre à de jeunes ingénieurs tunisiens d’accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas forcément accès depuis leur marché local. “Lorsqu’ils travaillent sur des projets internationaux, ils gagnent en expérience, en expertise et en visibilité. C’est bénéfique pour eux mais aussi pour l’ensemble de l’écosystème.” 

L’aventure entrepreneuriale n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille.Il essuie trois refus de visa successifs et doit attendre près de six mois avant de pouvoir finaliser son installation et s’installer à Dubaï. “Cela a probablement été l’une des périodes les plus difficiles de mon parcours”, reconnaît-il.

L’adaptation de sa famille à un nouvel environnement, notamment anglophone, représente également un défi. Mais il souligne la facilité d’intégration offerte par une ville où la majorité des habitants sont des expatriés venus des quatre coins du monde. Deux ans après le lancement de son entreprise, Protel Consulting compte une dizaine de collaborateurs et poursuit sa croissance. Pour Mehdi Gharbi, cette trajectoire reste avant tout le résultat d’un travail de longue haleine. “La persévérance, le réseau professionnel, la curiosité et la patience et KAUST ont joué un rôle essentiel dans mon parcours”, résume-t-il.

Une philosophie qui l’accompagne toujours aujourd’hui, alors qu’il continue de développer des projets à l’intersection des télécommunications, de l’intelligence artificielle et de l’innovation, avec une conviction intacte; les talents tunisiens ont toute leur place dans les grandes transformations technologiques mondiales.

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Tunisie: la carte bancaire révèle de fortes disparités territoriales

Avec environ 55 agences pour 100 000 adultes à Tunis, contre seulement 7 à 8 dans des gouvernorats comme Kasserine ou Sidi Bouzid, l’écart est net et traduit de fortes disparités territoriales dans l’accès aux services bancaires. C’est ce que souligne la dernière note de Melqart Insights, la division de recherche du cabinet de conseil, Melqart Partners, qui analyse le secteur bancaire tunisien sous l’angle de l’allocation territoriale du capital.

Cette différence, qui signifie que la densité bancaire à Tunis, c’est-à-dire le nombre d’agences pour 100 000 adultes, est près de 8 fois supérieure à celle de certaines régions de l’intérieur, ne relève pas d’un simple déséquilibre local mais traduit une organisation plus profonde du système financier. À l’échelle nationale, cette concentration apparaît encore plus clairement puisque le Grand Tunis et le Centre-Est regroupent près de 67 % du réseau bancaire, laissant une large partie de l’intérieur du pays en situation de sous-dotation structurelle.

Pour Dhia Ahmed, Fondateur et Managing Partner de Melqart Partners: “La véritable histoire de la finance tunisienne ne se lit pas uniquement dans les bilans comptables, elle s’inscrit sur la carte. L’asymétrie que nous observons entre le littoral et l’intérieur n’est pas une fatalité géographique, mais le stigmate d’un modèle de développement hérité qui concentre le capital là où la valeur est déjà acquise. Pour nos institutions, le redéploiement territorial n’est plus un sujet de conformité ou de responsabilité sociale, mais un impératif stratégique de croissance et de pérennité pour la prochaine décennie.”

Cette répartition du réseau ne s’est pas construite de manière aléatoire. Elle s’inscrit dans une trajectoire économique ancienne. Depuis les années 1970, le développement tunisien s’est concentré sur le littoral, tourné vers l’industrie, les services et les activités d’exportation. Les banques ont suivi ces pôles déjà dynamiques, en s’installant là où les flux économiques étaient les plus visibles et les risques les plus maîtrisés.

Avec le temps, cette logique d’adaptation a produit un effet cumulatif: la finance s’est consolidée là où elle était déjà présente. Les zones côtières concentrent désormais l’essentiel de l’activité bancaire, tandis que l’intérieur reste en retrait, avec un accès plus limité aux services financiers, au crédit et à l’investissement.

Ce déséquilibre n’est pas seulement spatial, il devient économique et social. Les régions les mieux dotées en agences bancaires sont aussi celles où l’activité est la plus dynamique, tandis que les zones moins bancarisées cumulent souvent chômage plus élevé et fragilité économique.

 

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La Tunisie renforce sa présence touristique à Shanghai

Source: ONTT

Avec plus de 100 millions de touristes chinois voyageant à l’international chaque année, la Chine représente l’un des marchés les plus stratégiques et les plus convoités du tourisme mondial.

À cet effet, la Tunisie a participé, à Shanghai, au salon international ITB China 2026, l’un des principaux rendez-vous du secteur du voyage en Asie. Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), Mohamed Mehdi Haloui, y a mené plusieurs rencontres avec des acteurs majeurs du tourisme et du numérique en Chine. Ces échanges visent à renforcer la promotion de la destination Tunisie sur le marché chinois.

Plusieurs plateformes digitales ont été ciblées pour développer la visibilité de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment les jeunes et les touristes indépendants. Des discussions ont eu lieu avec Xiaohongshu, ainsi qu’avec des acteurs du voyage en ligne comme Trip.com Group, Fliggy et Tongcheng Travel.

Les échanges ont également porté sur le développement de nouvelles campagnes de promotion et l’adaptation de l’offre tunisienne aux tendances du tourisme digital.

Des tour-opérateurs chinois ont été rencontrés pour étudier la mise en place de nouveaux circuits vers la Tunisie. Ces programmes couvrent plusieurs segments, dont le tourisme culturel, saharien, balnéaire, d’affaires et haut de gamme.

La question de la connectivité aérienne a aussi été abordée avec la compagnie Spring Airlines, afin de faciliter les déplacements entre les deux pays.

Plus largement, cette mission s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence de la Tunisie sur le marché touristique chinois et à diversifier ses partenariats internationaux.

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