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MAE Mutual Hack: l’innovation au service de l’humain

La Cérémonie de remise des prix de la 3è édition du MutualHack by MAE, tenue à Tunis le 23 mai 2026, a été l’occasion de montrer que la mutuelle est beaucoup plus qu’une simple compagnie. Pour prouver sa générosité, la MAE a étendu l’accès à l’incubation au-delà des trois lauréats.

Dans l’immense salle de conférences, c’est l’éclairage qui véhicule le message de la MAE derrière la tenue de son concours voué à dénicher l’excellence. Tiré de la nuance affichée dans son logo, il s’agit d’une tonalité de vert malachite vibrant, symbole de transformation, de protection et de renouveau ; un vert tiré d’un minéral qui incarne les forces régénératives de la vie.

Une ovation pour l’ancien mutualiste!

Ce n’est donc pas un hasard que Lassaad Zarrouk, le DG de la MAE qui a choisi cette occasion pour tirer sa révérence, évoque les valeurs de la MAE avec beaucoup d’émotion : « Notre mutuelle est beaucoup plus qu’une simple compagnie. Nous avons toujours fait de l’humain notre but final. Tous les composants de notre mutuelle y sont attachés et même nos innovations sont au service de l’humain. »

Zarrouk annonce que, sur les 2000 candidats au MutualHack, les 5% qui sont dans la salle –une centaine- ont travaillé sur le concept de citoyenneté et que, derrière eux, une équipe a travaillé 7 à 8 mois sur la préparation de l’événement. Il souligne, encore avec émotion : « Les jeunes candidats nous ont donné l’opportunité d’être fiers d’eux et d’honorer tous les composants de la mutualité. Aujourd’hui, ces jeunes ont largement mérité d’être nos partenaires. »

Une ovation accueille l’ancien mutualiste pour lequel la MAE est bien plus qu’une entreprise et ceux qui l’entourent sont bien plus que des collègues.

«L’innovation est un sport collectif»

Enchainant sur ces propos de ralliement, Helmi Jebali, chef du département innovation, recherche et études prospectives, souligne que le MutualHack by MAE a bénéficié de la mobilisation de tous : « Le Conseil d’administration de la MAE nous a activement accompagné dès la première édition. Nous tous, sommes convaincus que la mutuelle n’est pas définie par ses activités mais par ses actions. L’innovation est un sport collectif, une idée partagée. Et c’est avec cette mentalité que notre mutuelle a voulu donner aux jeunes une vraie opportunité de briller. D’une édition à l’autre, nous découvrons ainsi de nouveaux talents qui innovent au service des citoyens, des adhérents et des patients. Ce qui fait que, désormais, nous allons y travailler tout au long de l’année, pas seulement de manière ponctuelle. »

Soulignant l’attachement de la MAE à booster les jeunes talents, Yasmine Kacem, Project Manager de Mazam, évoque une relation donnant-donnant : « Les participants au MutualHack doivent se féliciter de tous les bénéfices qu’il leur a apporté, aussi bien sur le plan professionnel, que sur le plan personnel. En résonance, les jeunes ne cessent pas de nous pousser à donner le plus chaque année. »

Une surprise dans l’accès à l’incubation

Il est vrai que le MutualHack a attiré 400 candidats lors de la première édition, puis en a attiré 1400 la seconde année avant de dépasser les 2000 lors de cette 3è édition. De quoi constituer 24 équipes de 4 à 5 membres, venant de 13 régions.

Dans les témoignages du jury avant l’annonce des résultats, on les découvre impressionnés par la qualité des projets, par l’engagement des candidats, et par la difficulté de se prononcer alors que les projets convaincants sont nombreux.

À l’issue du hackathon, trois projets ont été récompensés. 

1ᵉʳ prix (10 000 dinars) : décerné à l’équipe Arsenal pour son projet « DockNock », une plateforme de santé innovante permettant une communication sécurisée et efficace entre les professionnels de santé et les patients.

2ᵉ prix (7 500 dinars) : décerné à l’équipe BitByte pour son projet de centre d’appel basé sur l’intelligence artificielle, visant à optimiser la gestion de la relation client et à automatiser les échanges. 

3ᵉ prix (5 000 dinars) : décerné à l’équipe Rented pour son projet de plateforme de location intégrant une composante assurantielle afin de sécuriser les biens mis en location. Afin de prolonger l’impact de cette initiative, la MAE Assurances accompagnera non seulement les trois équipes gagnantes, mais également 6 autres équipes sélectionnées à travers un programme d’incubation de trois mois, conçu pour développer, structurer et accélérer leurs projets innovants

Et c’est alors la surprise !

Annoncée par Helmi Jebali, chef du département innovation, recherche et études prospectives, elle étend l’opportunité de l’incubation de 3 mois à pas moins de 6 équipes supplémentaires en plus des 3 équipes lauréates. Cette incubation sera mise en place afin d’accompagner les équipes sélectionnées dans le développement et la concrétisation de leurs solutions.

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BERD: George Akhalkatsi nommé à la tête des opérations en Tunisie

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé la désignation de George Akhalkatsi comme nouveau responsable de ses opérations en Tunisie. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2026, succédant à Nodira Mansurova.

Basé à Tunis, il aura pour mission de superviser l’ensemble des investissements de la Banque dans le pays ainsi que la mise en œuvre de ses projets. Il sera placé sous la supervision de Mark Davis, directeur principal de la région SEMED, qui couvre le sud et l’est du bassin méditerranéen.

Un profil opérationnel déjà expérimenté dans la région

Avant sa nomination en Tunisie, George Akhalkatsi occupait le même poste en Arménie. Il dispose ainsi d’une expérience directe dans la gestion des opérations pays au sein de la BERD.

Entré dans l’institution en 2009, il a également exercé plusieurs fonctions au siège de Londres, notamment dans les départements liés à l’industrie, aux services et à la gestion du risque de crédit. Il a par ailleurs travaillé au bureau régional de Tbilissi.

Son parcours professionnel débute dans le secteur bancaire privé. Il a d’abord exercé comme avocat avant de rejoindre la Société Générale, où il s’est orienté vers la finance.

De point de vue formation, George Akhalkatsi est diplômé en droit de l’Université d’État de Tbilissi. Il est également titulaire d’un MBA obtenu à l’INSEAD, école de commerce de référence internationale.

Une institution engagée en Tunisie depuis 2012

La BERD est présente en Tunisie depuis 2012. Son action s’inscrit dans une stratégie de soutien à la diversification de l’économie, au développement du secteur financier et à l’appui aux petites et moyennes entreprises.

Depuis le début de ses activités dans le pays, la Banque a engagé plus de 3 milliards d’euros à travers environ 90 projets, dont une large part destinée au secteur privé.

 

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Hausse des tarifs des auto-écoles: pourquoi les Tunisiens ne sont pas “encore” obligés de la payer

L’annonce d’une nouvelle grille tarifaire pour les services de formation à la conduite, dont l’entrée en vigueur est évoquée pour le 9 juin 2026, par l’Union Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Utica) de Kébili, suscite des interrogations parmi les candidats au permis de conduire. Alors que des documents circulent sur les réseaux sociaux et dans certaines auto-écoles, aucune communication officielle des autorités compétentes n’est venue confirmer, à ce stade, l’application de ces nouveaux tarifs.

Selon les règles en vigueur, toute modification des tarifs d’un service réglementé doit suivre un processus administratif précis avant de devenir applicable. Une décision portée par une organisation professionnelle ou une chambre syndicale ne suffit pas à lui conférer une valeur légale. En l’absence d’approbation officielle des autorités de tutelle, une nouvelle grille tarifaire demeure au stade de proposition. Elle ne peut donc être imposée aux usagers tant que les procédures réglementaires n’ont pas été achevées.

La révision éventuelle des tarifs de la formation à la conduite relève de plusieurs intervenants institutionnels.

Quels recours pour les candidats au permis?

Dans l’attente d’une décision officielle, les candidats au permis de conduire peuvent continuer à se référer aux tarifs actuellement en vigueur. En cas de demande de paiement supérieure aux montants appliqués jusqu’à présent, il est recommandé d’exiger une facture ou un reçu détaillant précisément les sommes versées. Ces documents constituent des éléments de preuve en cas de contestation.

Les consommateurs qui estiment faire l’objet d’une pratique irrégulière peuvent également saisir les services de contrôle du ministère du Commerce ou les directions régionales du Transport afin de signaler la situation.

Dans l’attente d’un éventuel communiqué officiel, la question de l’entrée en vigueur de la nouvelle grille tarifaire demeure donc ouverte.

 

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Hôtels, restaurants, alimentation… Les prix continuent de grimper en Tunisie en mai 2026

Les prix dans les restaurants et hôtels poursuivent leur hausse en Tunisie, confirmant une pression persistante sur un secteur stratégique pour les entreprises, notamment celles liées au tourisme, à la restauration et aux services. En mai 2026, ces tarifs ont augmenté de 0,6% sur un mois, selon l’Institut national de la statistique (INS Tunisie), principalement sous l’effet de la hausse des services d’hébergement (+3,5%). Sur un an, la progression atteint 6,3%, un niveau qui continue d’impacter les coûts opérationnels des acteurs du secteur.

Dans l’ensemble, l’inflation en Tunisie s’est stabilisée à 5,5% en mai 2026, un niveau qui reste élevé et significatif pour les entreprises confrontées à la hausse des coûts de production, des matières premières et des services.

Alimentation

Le groupe alimentaire demeure le principal moteur de l’inflation avec une hausse annuelle de 8,2%, ce qui pèse directement sur les chaînes de valeur, notamment dans la restauration, l’hôtellerie et la distribution. Les augmentations les plus marquées concernent la viande ovine (+21,8%), la volaille (+15,6%), la viande bovine (+14,1%), ainsi que les légumes frais (+12,2%), le poisson (+11,9%) et les fruits (+11,6%). Ces évolutions traduisent une pression continue sur les coûts d’approvisionnement. Sur un mois, les prix alimentaires progressent de 0,4%, avec une hausse notable de la viande (+4,2%), malgré des baisses sur certains produits comme les œufs (-7%), les fruits frais (-2,9%) et les légumes (-1,3%).

Produits manufacturés et services

Les produits manufacturés enregistrent une hausse annuelle de 4,6%, portée par l’habillement et les chaussures (+9,1%) ainsi que les produits d’entretien du foyer (+4,6%). Les services affichent une progression de 4,2% sur un an, avec un point d’attention majeur pour les entreprises du tourisme et de l’hébergement, où les prix augmentent de 15,9%, un rythme nettement supérieur à la moyenne des services. L’évolution des prix reste dominée par deux pôles principaux : l’alimentaire et les services, tandis que les produits manufacturés contribuent de manière plus modérée.

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L’Égypte renforce son industrie des énergies vertes avec de nouveaux investissements chinois

L’Égypte accélère sa stratégie de transition énergétique en cherchant non seulement à développer ses capacités de production renouvelable, mais aussi à attirer des industries capables de fabriquer localement les équipements associés. Le pays vise une part de 42% d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici à 2030, puis environ 60% à l’horizon 2040, selon ses objectifs énergétiques officiels.

Dans cette dynamique, le groupe industriel chinois Sany Group prévoit la construction d’une usine de fabrication de turbines éoliennes en Égypte, pour un investissement estimé à environ 300 millions de dollars, selon les propos relayées par l’agence ecofin. Le site devrait être implanté dans la Zone économique du Canal de Suez, un espace industriel stratégique développé pour attirer les industries exportatrices et logistiques.

L’objectif de cette unité est double: répondre à la demande croissante du marché égyptien en équipements éoliens, tout en permettant à terme une ouverture vers l’exportation vers les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique. Pour info, le projet est également lié à un parc éolien d’une capacité de 1 000 MW dans la région du golfe de Suez, dont il doit accompagner la mise en œuvre industrielle.

À court terme, une partie des équipements nécessaires restera importée, notamment depuis la Chine, en attendant la montée en puissance de la production locale.

Une volonté de montée en gamme industrielle…

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du Caire visant à renforcer la valeur ajoutée locale dans les chaînes de production liées aux énergies renouvelables. Selon la même source, le pays cherche ainsi à réduire sa dépendance aux importations, alors que celles-ci restent significatives. Les achats de turbines éoliennes et de composants associés ont dépassé 235 millions de dollars en 2024.

Parallèlement, l’Égypte s’impose progressivement comme un pôle d’attraction pour les industriels du secteur énergétique, en particulier asiatiques. Les investissements récents dans les filières solaire et éolienne témoignent de cette tendance.

Ainsi, toujours selon la même source, le groupe chinois EliTe Solar a récemment lancé une unité de production de composants photovoltaïques dans la Zone économique du Canal de Suez, avec un investissement de 116 millions de dollars et des capacités industrielles de plusieurs gigawatts.

De son côté, un consortium international associant des acteurs chinois, émiratis et bahreïnis développe le projet ATUM Solar à Ain Sokhna. Ce complexe industriel, évalué à environ 220 millions de dollars, doit produire des cellules solaires, des panneaux photovoltaïques et des systèmes de stockage d’énergie.

Selon plusieurs projections sectorielles, le développement des énergies renouvelables en Égypte devrait s’accélérer fortement au cours de la prochaine décennie. La capacité solaire installée pourrait ainsi être multipliée par plus de dix, tandis que l’éolien connaîtrait également une croissance soutenue.

 

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L’ATB réaffirme son engagement envers les médecins pédiatres lors d’une soirée d’exception au Golden Tulip Gammarth

Fidèle à sa stratégie de proximité et d’excellence, l’Arab Tunisian Bank (ATB) a organisé, le 23 mai dernier, une rencontre exclusive dédiée aux pédiatres au Golden Tulip Gammarth.

Cet événement a été l’occasion de renforcer les liens entre l’institution financière et les professionnels de santé autour d’une offre de services à haute valeur ajoutée.

Une expertise dédiée aux professions libérales

Dans un cadre convivial et raffiné, l’ATB a mis en lumière son ambition d’accompagner les médecins pédiatres à travers des solutions sur mesure.

Le point d’ancrage de cette présentation fut l’univers du Pack World Elite, une offre premium conçue pour répondre aux exigences de mobilité, de confort et de prestige des profils à haute responsabilité.

Cette rencontre a également bénéficié de la synergie du groupe à travers la présence de l’AFC, l’ATL et l’ATL LLD, ainsi que la participation de Universal Motors – Volvo, soulignant une volonté commune d’offrir une expérience client holistique et innovante.

Qualité des échanges et networking

La soirée a été ponctuée d’interventions de haut niveau et d’une séance de questions-réponses dynamique, permettant d’aborder les défis spécifiques des professions médicales en matière de gestion de patrimoine et de solutions de financement.

Un moment de partage et d’élégance

La rencontre s’est clôturée par un cocktail dînatoire, offrant aux invités un espace de networking privilégié.

Ce moment d’échange a permis de confirmer la position de l’ATB comme un partenaire de confiance, capable de comprendre et d’anticiper les besoins d’une clientèle d’exception.

Par cet événement, l’ATB réitère ses valeurs fondamentales: l’excellence du service et l’innovation constante au profit de ses clients.

 

 

À propos de l’ATB: Depuis 1982, l’Arab Tunisian Bank accompagne particuliers et entreprises à travers une offre complète et innovante de solutions bancaires. Acteur engagé dans le développement économique et l’inclusion financière, l’ATB place la satisfaction de ses clients au centre de ses priorités.

Pour plus d’informations: www.atb.com.tn

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La Tunisie, 2ᵉ destination préférée des Suisses romands pour l’été 2026

La Tunisie confirme son attractivité sur le marché suisse. Pour l’été 2026, elle se classe parmi les destinations les plus réservées par les voyageurs de Suisse romande, selon une analyse des réservations réalisée par Dertour Suisse.

Le tour-opérateur constate que les vacances balnéaires dans le bassin méditerranéen continuent de dominer les choix des voyageurs suisses. Si l’Espagne et la Grèce restent les destinations les plus demandées à l’échelle nationale, des différences régionales persistent. En Suisse romande, les réservations se concentrent davantage sur les séjours balnéaires et les offres «all inclusive», ce qui profite notamment à la Tunisie.

Dans le classement des destinations court-courriers les plus réservées par les Suisses romands pour l’été 2026, la Grèce occupe la première place, suivie de la Tunisie et de l’Espagne. La Turquie et Chypre complètent le top 5.  

Selon Dertour Suisse, les destinations offrant un bon rapport qualité-prix, une accessibilité facile et une offre touristique diversifiée restent les principaux moteurs de la demande estivale. Ces critères favorisent particulièrement les pays méditerranéens.

L’étude met également en évidence de nouvelles tendances sur le marché suisse. Les «coolcations», ou vacances dans des régions aux températures plus modérées, gagnent du terrain. Le Canada, la Norvège, l’Écosse, la Suède et l’Islande figurent parmi les destinations dont la demande progresse le plus fortement. Cette évolution est liée à la hausse des températures dans le bassin méditerranéen et à la recherche de séjours plus actifs.

Par ailleurs, les voyageurs suisses ajustent leurs dépenses. Les budgets consacrés aux vacances balnéaires reculent légèrement, tandis que ceux destinés aux voyages individuels et spécialisés augmentent. En Suisse romande, les dépenses pour ce type de voyages progressent de 10% par rapport à l’année précédente.

Ces tendances confirment la solidité du positionnement de la Tunisie sur le marché touristique suisse, notamment auprès de la clientèle romande en quête de séjours balnéaires accessibles et de formules tout compris.

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L’INSAT décroche le titre mondial de meilleur club étudiant en robotique

L’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT) vient de signer une première historique pour la Tunisie en remportant le titre de «Best IEEE RAS Student Chapter in the World», décerné au meilleur club étudiant de robotique affilié à l’IEEE Robotics and Automation Society (RAS).

Cette distinction a été remise lors de la 42e édition de l’International Conference on Robotics and Automation (ICRA 2026), le plus grand congrès mondial consacré à la robotique, organisé cette année à Vienne en Autriche et ayant réuni plus de 8 000 participants venus du monde entier. Selon l’INSAT, ce prix récompense plusieurs années d’engagement, d’innovation et d’activités menées par le club IEEE RAS Student Chapter, considéré comme l’un des plus actifs dans son domaine.

Parmi les initiatives ayant contribué à cette reconnaissance figure notamment le National Robotics Weekend (NRW), un événement qui a progressivement acquis une dimension internationale grâce à la participation d’experts et d’intervenants de plusieurs pays. Le club s’est également illustré dans des compétitions internationales de robotique, notamment Eurobot et NXP, ainsi que dans l’organisation du IEEE MENA Student and Young Professionals Congress, qui rassemble chaque année des participants issus de l’Afrique, du Moyen-Orient et d’autres régions.

L’INSAT souligne également les nombreuses actions de formation, de vulgarisation scientifique et de volontariat menées par ses étudiants au cours des dernières années. Le trophée a été reçu à Vienne par quatre étudiants de l’institut : Tayssir Trabelsi, Emna Taghlet, Mohamed Amine Elkadhi et Rami Troudi, qui ont représenté l’établissement lors de la cérémonie officielle. Cette récompense constitue l’une des plus importantes distinctions internationales obtenues par un club étudiant tunisien dans le domaine de la robotique et de l’automatisation, renforçant ainsi la visibilité de l’INSAT et des compétences tunisiennes sur la scène mondiale.

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Tunisie: cet aliment demeure le plus gaspillé

Le gaspillage alimentaire des ménages en Tunisie atteint des niveaux jugés préoccupants par les spécialistes du secteur. Selon des données relayées par l’Institut national de la consommation (INC), ce phénomène représenterait un coût global estimé à près de 570 millions de dinars par an, confirmant l’ampleur d’un problème à la fois économique, social et environnemental.

D’après les analyses présentées, les pertes se concentrent principalement au niveau des foyers, où une part non négligeable des achats alimentaires finit à la poubelle. En moyenne, environ 5% des dépenses alimentaires des ménages seraient ainsi gaspillées, ce qui traduit des habitudes de consommation encore peu optimisées.

Les produits les plus concernés restent les denrées de base. Le pain arrive largement en tête des aliments jetés, suivi des pâtes, des céréales, ainsi que des légumes. Les plats cuisinés, notamment lors des périodes de forte consommation comme le mois de Ramadan, contribuent également à ces pertes.

Les chiffres liés au pain illustrent particulièrement l’ampleur du phénomène. Chaque ménage jetterait en moyenne près de 42 kg de pain par an. À l’échelle nationale, cela correspondrait à environ 900 000 pains gaspillés chaque jour, pour un manque à gagner estimé à près de 100 millions de dinars annuels rien que pour ce produit.

Par ailleurs, les experts soulignent un problème structurel qui touche l’ensemble de la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation. Toutefois, les comportements des ménages apparaissent comme un facteur déterminant, notamment en raison d’une gestion insuffisante des achats, du stockage ou encore de la planification des repas.

Les impacts ne sont pas uniquement économiques. Le gaspillage alimentaire exerce également une pression supplémentaire sur les ressources naturelles mobilisées pour produire ces aliments, notamment l’eau et l’énergie, accentuant ainsi les enjeux environnementaux.

Face à cette situation, les autorités annoncent la préparation d’une stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, en collaboration avec la FAO et le ministère du Commerce. Des ateliers de travail sont programmés les 10 et 17 juin afin de définir des mesures concrètes, un système de suivi et des campagnes de sensibilisation à destination du grand public.

Une occasion aussi de souligner que le n° 330 (juin 2026) du magazine Managers consacre un dossier spécial à l’économie circulaire et aux acteurs qui accélèrent cette transition, en Tunisie comme à l’international. 

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Tozeur veut séduire l’Europe: voici ce qu’elle prévoit

Tozeur prépare une nouvelle phase de développement touristique. Réunis à l’occasion du Conseil régional du tourisme, les différents acteurs du secteur ont arrêté plusieurs mesures destinées à améliorer l’attractivité de la destination et à soutenir sa croissance.

La première priorité concerne le renforcement de la desserte aérienne de l’aéroport international Tozeur-Nefta. Des rencontres professionnelles seront organisées avec des compagnies aériennes et des tour-opérateurs internationaux afin d’étudier l’ouverture de vols supplémentaires depuis plusieurs marchés européens.

Les participants ont également décidé de poursuivre le soutien aux municipalités touristiques pour améliorer la propreté, l’aménagement des espaces publics et la mise en valeur des sites touristiques prioritaires. Les communes sont invitées à présenter des projets structurants susceptibles de bénéficier du Fonds de protection des zones touristiques.

Autre mesure annoncée: la facilitation de l’organisation d’activités et d’événements en dehors des établissements touristiques. La cité artisanale Castilia sera, par ailleurs, intégrée aux circuits touristiques afin de renforcer sa visibilité auprès des visiteurs.

Le conseil a aussi insisté sur l’accélération des procédures de classement de nouvelles municipalités touristiques et sur le soutien aux festivals et manifestations culturelles, considérés comme des leviers importants pour dynamiser la fréquentation touristique et promouvoir le patrimoine de la région.

Enfin, les autorités ont décidé de mettre en place un suivi régulier des recommandations issues du Conseil régional du tourisme et des ateliers de travail organisés à Tozeur, afin d’assurer l’exécution effective des projets et des mesures programmées.

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Une première en Tunisie: Flouci permet l’intégration des paiements sur Shopify

Flouci, l’entreprise fintech spécialisée dans le développement de solutions financières digitales, annonce le lancement de son plugin de paiement pour Shopify, une première en Tunisie permettant aux marchands d’activer un moyen d’encaissement en ligne directement sur leur boutique.

Une nouvelle solution pour simplifier le paiement en ligne

Une solution Flouci pour Shopify permet aux e-commerçants tunisiens d’intégrer une solution de paiement directement sur leur boutique en ligne et d’accepter des paiements par cartes nationales et internationales et wallets (comme la wallet Flouci). Cette intégration a été conçue pour être simple et rapide à mettre en place, sans développement technique ni intervention d’un développeur, permettant aux marchands de configurer leur solution d’encaissement de manière autonome et en quelques clics.

Un écosystème e-commerce élargi

Avec ce lancement, Flouci complète son écosystème de solutions de paiement destinées aux plateformes e-commerce. L’entreprise propose déjà des plugins compatibles avec WooCommerce, PrestaShop et Converty, permettant aux marchands utilisant ces différentes plateformes d’intégrer facilement une solution d’encaissement en ligne. L’ajout de Shopify permet désormais de couvrir les principales plateformes e-commerce utilisées en Tunisie et d’offrir aux marchands une solution cohérente quel que soit leur environnement technique.

Une solution de paiement régulée par la Banque Centrale

Flouci opère en tant que facilitateur de paiement autorisé par la Banque Centrale de Tunisie. La solution est conforme aux standards de sécurité PCI DSS (depuis novembre 2023) et s’inscrit dans le cadre réglementaire applicable aux services de paiement électroniques en Tunisie, garantissant la sécurité et la conformité des transactions effectuées via la plateforme.

Une expérience de paiement familière pour les utilisateurs

Flouci est déjà utilisé par des utilisateurs en Tunisie pour effectuer leurs paiements au quotidien via son application mobile, avec près de 500 000 téléchargements et plus de 140 000 comptes ouverts. Cette adoption permet aux marchands d’intégrer une solution de paiement déjà connue d’une partie de leurs clients, contribuant ainsi à fluidifier l’expérience de paiement en ligne et à renforcer la confiance lors des transactions.

Une solution pensée pour les besoins des marchands

Ce nouveau plugin s’inscrit dans la volonté de Flouci de proposer des solutions permettant aux entreprises de simplifier l’accès au paiement en ligne. Il permet aux marchands de mettre en place un moyen d’encaissement sur leur boutique sans complexité technique, de gérer leurs paiements de manière digitale et d’activer rapidement une solution adaptée aux usages e-commerce. Cette approche s’inscrit dans une vision plus large : la solution aide les commerçants à s’affranchir du système peu fiable du paiement à la livraison et à mieux gérer leur logistique.

À propos de Flouci

Flouci (By Kaoun) est une entreprise fintech basée à Tunis, Tunisie, spécialisée dans le développement de solutions financières digitales visant à faciliter l’accès aux services financiers pour les particuliers et les entreprises et à accompagner la transformation numérique des paiements.

Site web: https://flouci.com/
Lien de téléchargement: https://onelink.to/flouci

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Tozeur: 4 hôtels rouvrent, une commission pour sauver les autres

La capacité d’accueil touristique de Tozeur se renforce avec la réouverture de quatre hôtels qui étaient fermés au cours des deux dernières années.

Cette annonce a été faite par le ministre du Tourisme lors d’une visite de travail dans le gouvernorat de Tozeur, conclue par la tenue du Conseil régional du tourisme en présence des autorités régionales, des professionnels du secteur et des représentants des établissements hôteliers concernés.

Selon le ministère, cette reprise traduit la dynamique que connaît actuellement la destination saharienne. Le ministre a toutefois appelé à accélérer la réouverture des autres unités hôtelières encore fermées et à lever les obstacles auxquels font face les investisseurs.

La question des hôtels fermés a d’ailleurs occupé une place importante lors des discussions. Les participants ont examiné les difficultés financières et administratives qui freinent la reprise de certaines structures touristiques.

Dans ce contexte, il a été décidé de mettre en place une commission conjointe chargée du suivi des dossiers des établissements fermés, en coordination avec les banques et les différentes parties concernées. L’objectif est de favoriser leur réintégration dans le circuit économique et touristique et de soutenir l’investissement dans la région.

Le ministre a également insisté sur la poursuite du programme de réhabilitation et de valorisation du site touristique d’Ong Jmel, considéré comme l’un des principaux atouts touristiques et culturels de Tozeur.

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GNV déploie ses deux nouveaux fleurons sur la Méditerranée occidentale

À quelques semaines du coup d’envoi de la saison estivale, les valises commencent à se préparer des deux côtés de la Méditerranée. Et GNV, de son côté, est déjà en ordre de marche. La filiale ferry du groupe MSC a annoncé, lors d’une cérémonie somptueuse organisée à Tanger, à quelques dizaines de kilomètres du port de Tanger Med, le déploiement de ses deux navires phares sur les liaisons entre le Maroc, l’Espagne et l’Italie. Le GNV Aurora est opérationnel depuis le 1er juin, le GNV Virgo suivra, le 1er juillet. Deux dates qui sonnent comme un engagement pris devant les deux rives.

Le réseau desservi Tanger Med-Barcelone-Gênes est pensé comme un triangle stratégique. Barcelone y jouera le rôle de hub de transit pour l’ensemble du maillage, tandis que Gênes sera le principal port de soutage GNL pour les deux unités, avec un ravitaillement prévu en moyenne tous les quatre à cinq jours. Un dispositif logistique qui en dit autant sur la sophistication technique des navires, tous deux propulsés au gaz naturel liquéfié, que sur l’ambition commerciale de la compagnie.

Car le timing n’est pas anodin. GNV se positionne pour l’opération Marhaba, ce rendez-vous annuel qui mobilise, entre juin et mi-septembre, plus de trois millions de Marocains résidant en Europe dans un mouvement migratoire de grande ampleur vers et depuis leur pays d’origine. Chaque été, les ports de la Méditerranée occidentale absorbent des flux considérables de passagers, de véhicules et de fret. Y répondre avec deux navires neufs, dotés des meilleures technologies disponibles en matière de confort, de sécurité et de performance environnementale, c’est le pari que fait GNV pour cette saison 2026.

La cérémonie de Tanger, majestueuse dans sa mise en scène, a posé le cadre avec éclat: GNV ne se contente pas de renouveler sa flotte. Elle affirme, navire après navire, sa vocation méditerranéenne et son rôle de partenaire de long terme pour les communautés qui font vivre ces traversées, saison après saison, sur une mer qu’elle entend rendre un peu plus propre à chaque passage.

 

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La SOTIPAPIER réduit son capital après l’annulation de 191.681 actions rachetées

La Société Tunisienne Industrielle du Papier et du Carton (Sotipapier) a annoncé la clôture de son programme de rachat d’actions propres ainsi que l’annulation de l’ensemble des titres acquis dans ce cadre, entraînant une réduction de son capital social.

Cette opération intervient à la suite d’une autorisation donnée par l’Assemblée générale extraordinaire du 20 août 2024, qui avait approuvé un programme de rachat d’actions en vue de leur annulation.

Dans ce cadre, la société a racheté 191.681 actions pour un montant global d’environ 1,03 million de dinars, conformément aux décisions validées par les actionnaires.

Réuni le 15 décembre 2025, le Conseil d’administration a acté l’annulation de l’intégralité des actions rachetées, soit 191.681 titres d’une valeur nominale de 1,09 dinar chacun. Cette décision prend effet à compter du 31 octobre 2025.

À l’issue de cette opération, le capital social de la Sotipapier a été réduit de 208.932,29 dinars, passant de 30,72 millions de dinars à environ 30,51 millions de dinars.

Ce type d’opération est généralement utilisé par les entreprises pour ajuster leur structure de capital et optimiser la gestion de leurs actions en circulation.

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Ce village artisanal à Tozeur rejoint les circuits touristiques pour relancer l’artisanat

Castilia, dans les classifications scientifiques, renvoie à un genre de papillons. Mais à Tozeur, le terme ne vole pas dans les livres de biologie, il désigne un village artisanal aujourd’hui intégré aux circuits touristiques. Cette décision, annoncée vendredi par la directrice générale de l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT), Leila Msellati, vise à redonner de la visibilité à ce site qui peine depuis plusieurs années à attirer les visiteurs, comme a été rapporté par l’agence TAP.

Il convient de rappeler que ce site a récemment fait l’objet d’une visite, au mois de mars, dans le cadre d’un projet de coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Rome “Tor Vergata”. Selon les premières données, le site témoigne d’une occupation ancienne, remontant à l’Antiquité tardive. Les recherches y ont mis en évidence des traces d’activité artisanale, notamment liées au travail du plâtre. Les archéologues estiment par ailleurs que le site pourrait correspondre à une petite agglomération ancienne, voire à une ville enfouie.

Effectuée en marge d’une visite de travail du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya, cette annonce s’accompagne d’un programme de relance destiné à dynamiser les activités du village tout au long de l’année. L’initiative sera menée en coordination avec les autorités régionales. Selon la responsable de l’ONAT, la faible fréquentation du village s’explique notamment par son éloignement des principaux marchés artisanaux de la ville ainsi que des circuits habituellement empruntés par les touristes, indique la même source. Son intégration dans l’offre touristique régionale devrait ainsi permettre d’accroître sa visibilité et de favoriser la commercialisation des produits artisanaux.

Le programme prévoit également de renforcer la présence des jeunes artisans, dans un contexte marqué par l’arrivée croissante de diplômés de l’enseignement supérieur au sein du secteur. Ces nouveaux profils sont appelés à contribuer à la modernisation des métiers artisanaux tout en valorisant le patrimoine local.

Des partenariats avec plusieurs institutions publiques, dont les ministères de la Famille et des Affaires culturelles ainsi que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, sont également envisagés. Ils devraient déboucher sur l’organisation de manifestations, d’expositions et de foires destinées à attirer davantage de visiteurs.

Au-delà du seul village de Castilia, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation de l’artisanat à Tozeur. La région dispose en effet d’un riche patrimoine artisanal et d’un savoir-faire diversifié qui reflètent son histoire et son identité culturelle. Pour les responsables du secteur, le développement de ces activités représente à la fois un levier de préservation du patrimoine et une opportunité de renforcer l’attractivité touristique du Sud tunisien.

 

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De Tunis à Dubaï, Mehdi Gharbi bâtit des ponts technologiques entre trois continents

Lorsqu’il évoque son parcours, Mehdi Gharbi ne parle ni de réussite fulgurante ni de raccourcis. Il parle surtout de patience, de persévérance et d’opportunités saisies au bon moment.

Ingénieur spécialisé dans les télécommunications et les réseaux mobiles, certifié PMP en gestion de projets, ce Tunisien installé aujourd’hui à Dubaï a passé près de deux décennies au cœur des infrastructures qui rendent possible un monde toujours plus connecté.

Avant de lancer sa propre société de conseil aux Émirats arabes unis, son parcours l’a conduit de la Tunisie à la France, puis vers certains des projets technologiques les plus ambitieux du secteur automobile.

Pendant 14 ans, il évolue dans l’écosystème Orange, entre la Tunisie et la France. Une période déterminante durant laquelle il participe à la gestion de projets complexes impliquant plusieurs pays, opérateurs et partenaires internationaux. “Cette expérience m’a permis de comprendre comment piloter des projets à grande échelle avec des équipes multiculturelles et des acteurs internationaux”, explique-t-il.

En 2019, il s’installe en France. Quelques années plus tard, une nouvelle opportunité s’offre à lui lorsqu’il rejoint le groupe japonais NTT, l’un des géants mondiaux des télécommunications.Le projet qui lui est confié a pour nom BMW. Sa mission est de piloter l’écosystème télécom qui permet aux véhicules du constructeur allemand de rester connectés partout dans le monde.

Derrière une fonctionnalité aussi simple en apparence qu’un appel d’urgence automatique ou une connexion Internet embarquée se cache en réalité une infrastructure mondiale complexe. Grâce à des cartes eSIM intégrées et à des accords de roaming internationaux, les véhicules peuvent transmettre des données, communiquer avec différents services et rester connectés quel que soit le pays où ils circulent. “Nous avons construit tout un environnement réseau dédié exclusivement à BMW”, résume-t-il. Aujourd’hui encore, les usages continuent d’évoluer. Les équipes travaillent notamment sur des solutions permettant à une voiture d’envoyer automatiquement un rapport détaillé aux compagnies d’assurance en cas d’accident ou de sinistre.

Pour Mehdi Gharbi, cette expérience constitue un tournant. “Le projet BMW m’a beaucoup appris sur la gestion de programmes internationaux et sur les technologies qui façonnent la mobilité de demain.” En 2024, il choisit de franchir une nouvelle étape en s’installant à Dubaï pour créer sa propre structure: Protel Consulting DMCC. L’objectif? Accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation digitale, d’intelligence artificielle, d’Internet des objets et d’infrastructures télécoms. Mais derrière cette création d’entreprise se cache aussi une volonté plus personnelle: bâtir des passerelles entre les différents écosystèmes technologiques qu’il a découverts au fil de sa carrière. “Mon ambition est de créer un pont entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique”, affirme-t-il. Aujourd’hui, l’entreprise travaille avec des clients basés en France, au Luxembourg et aux Émirats arabes unis. Ses activités s’articulent autour de 3 axes; le conseil, la R&D et le développement commercial. L’IA occupe une place croissante dans cette stratégie. L’entreprise développe actuellement plusieurs solutions destinées à répondre à des problématiques concrètes dans des secteurs variés: immobilier, villes intelligentes, tourisme, restauration ou encore détection de fraude. “Nous ne développons pas de l’IA pour faire de l’IA. Nous construisons des solutions adaptées aux besoins réels des entreprises”, insiste-t-il. L’un des projets les plus structurants pour l’avenir de l’entreprise est né d’une collaboration avec la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), en Arabie saoudite. Ce partenariat a notamment contribué à ouvrir la voie à une implantation et à des recrutements en Tunisie. Car malgré une carrière désormais largement internationale, Mehdi Gharbi garde un lien fort avec son pays d’origine. Une partie des activités de Protel Consulting est aujourd’hui développée depuis Tunis, où l’entreprise accueille des stagiaires, des étudiants en projet de fin d’études et de jeunes ingénieurs. Des profils issus notamment de SUP’COM ou de l’ENIT participent déjà à certains projets menés pour des clients internationaux. ” Le talent existe en Tunisie. Ce qui fait souvent la différence, c’est la discipline, la volonté et l’envie d’apprendre”», estime-t-il. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple recrutement. Il s’agit aussi de permettre à de jeunes ingénieurs tunisiens d’accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas forcément accès depuis leur marché local. “Lorsqu’ils travaillent sur des projets internationaux, ils gagnent en expérience, en expertise et en visibilité. C’est bénéfique pour eux mais aussi pour l’ensemble de l’écosystème.” 

L’aventure entrepreneuriale n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille.Il essuie trois refus de visa successifs et doit attendre près de six mois avant de pouvoir finaliser son installation et s’installer à Dubaï. “Cela a probablement été l’une des périodes les plus difficiles de mon parcours”, reconnaît-il.

L’adaptation de sa famille à un nouvel environnement, notamment anglophone, représente également un défi. Mais il souligne la facilité d’intégration offerte par une ville où la majorité des habitants sont des expatriés venus des quatre coins du monde. Deux ans après le lancement de son entreprise, Protel Consulting compte une dizaine de collaborateurs et poursuit sa croissance. Pour Mehdi Gharbi, cette trajectoire reste avant tout le résultat d’un travail de longue haleine. “La persévérance, le réseau professionnel, la curiosité et la patience et KAUST ont joué un rôle essentiel dans mon parcours”, résume-t-il.

Une philosophie qui l’accompagne toujours aujourd’hui, alors qu’il continue de développer des projets à l’intersection des télécommunications, de l’intelligence artificielle et de l’innovation, avec une conviction intacte; les talents tunisiens ont toute leur place dans les grandes transformations technologiques mondiales.

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TunPay, TPE, e-commerce… Les Tunisiens paient autrement

Le paiement digital poursuit sa montée en puissance en Tunisie au premier trimestre 2026, selon le Bulletin n°16 de la Banque centrale de Tunisie (BCT). L’écosystème affiche une croissance simultanée des portefeuilles mobiles, de l’e-paiement et des paiements de proximité.

Le label national de paiement mobile TunPay enregistre une progression marquée. Les portefeuilles électroniques atteignent 477 000 wallets actifs, en hausse de 67,1% sur un an. L’écosystème compte désormais 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5%).

Le volume global atteint 2,7 millions de transactions pour une valeur de 487,6 millions de dinars. Les paiements dominent les usages avec 57,5% des opérations, devant les transferts (16%), le cash-in (13,5%) et le cash-out (13%), confirmant une évolution vers des usages plus réguliers et moins centrés sur le retrait. Deux signaux renforcent cette dynamique : le paiement des inscriptions scolaires via USSD/wallet et l’unification progressive de l’expérience utilisateur sous le label TunPay.

E-paiement

Le commerce en ligne accélère nettement. Les transactions d’e-paiement atteignent 5,2 millions au T1 2026, en hausse de 28,4% sur un an. En valeur, elles progressent encore plus vite, à 382,7 millions de dinars (+34,8%). Cette différence entre volume et valeur indique une hausse du panier moyen, traduisant des achats en ligne plus importants et une confiance accrue dans le paiement numérique.

Le nombre de sites marchands actifs progresse également de 28,2% pour atteindre 1 288 plateformes, confirmant la montée en puissance simultanée de l’offre et de la demande.

Le numérique s’installe dans le quotidien

Les paiements par TPE restent le pilier du paiement électronique physique. Ils enregistrent 11,7 millions de transactions (+21,4%) pour 1,38 milliard de dinars (+19,7%). Le parc atteint environ 45 000 terminaux (+4,4%). La croissance plus rapide des volumes que des valeurs montre une diffusion du paiement par carte dans des transactions du quotidien : petits commerces, cafés ou services de proximité. Le déploiement du projet White-EMV devrait renforcer cette dynamique en améliorant l’interopérabilité des terminaux et en facilitant l’usage des cartes locales et internationales.

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Selon TUI, la plus belle plage du monde se trouve en Tunisie, à Yasmine Hammamet

Yasmine Hammamet arrive en tête d’un classement international des plus belles plages du monde pour 2026, confirmant l’attractivité de la destination tunisienne sur la scène touristique mondiale. La plage de Yasmine Hammamet a obtenu la meilleure note dans le « Beautiful Beach Index » élaboré par le groupe touristique TUI. Avec un score de 8,10 sur 10, elle devance des plages situées en Turquie, à Sainte-Lucie, en Grèce, à Malte, en Égypte et à Chypre. L’étude repose sur une analyse d’images satellites réalisée à l’aide d’outils de traitement d’images et d’intelligence artificielle. Les chercheurs ont évalué plusieurs critères, dont la couleur et la luminosité de l’eau, la qualité visuelle du sable, l’équilibre du paysage côtier et le niveau d’urbanisation visible. Selon TUI, Yasmine Hammamet s’est distinguée par ses eaux turquoise, son sable doré et un environnement côtier relativement préservé. S’étendant sur près de quatre kilomètres, la plage est particulièrement prisée des familles et des amateurs d’activités nautiques. Si la Turquie est le pays le plus représenté dans le Top 10 avec quatre plages classées, aucune destination n’a dépassé la station balnéaire tunisienne. La plage d’İçmeler Bay, à Bodrum, arrive en deuxième position avec une note de 7,87 sur 10, devant Reduit Beach à Sainte-Lucie (7,83). Le classement met également en lumière la présence de l’hôtel TUI Magic Life Africana, implanté à Yasmine Hammamet. L’établissement figure parmi les cinq resorts du groupe situés sur des plages classées dans le Top 10 mondial. À l’heure où les voyageurs préparent leurs vacances de 2026, cette distinction offre une nouvelle visibilité internationale à la destination tunisienne et renforce la position de Yasmine Hammamet parmi les stations balnéaires les plus attractives du bassin méditerranéen.

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Tunisie: la carte bancaire révèle de fortes disparités territoriales

Avec environ 55 agences pour 100 000 adultes à Tunis, contre seulement 7 à 8 dans des gouvernorats comme Kasserine ou Sidi Bouzid, l’écart est net et traduit de fortes disparités territoriales dans l’accès aux services bancaires. C’est ce que souligne la dernière note de Melqart Insights, la division de recherche du cabinet de conseil, Melqart Partners, qui analyse le secteur bancaire tunisien sous l’angle de l’allocation territoriale du capital.

Cette différence, qui signifie que la densité bancaire à Tunis, c’est-à-dire le nombre d’agences pour 100 000 adultes, est près de 8 fois supérieure à celle de certaines régions de l’intérieur, ne relève pas d’un simple déséquilibre local mais traduit une organisation plus profonde du système financier. À l’échelle nationale, cette concentration apparaît encore plus clairement puisque le Grand Tunis et le Centre-Est regroupent près de 67 % du réseau bancaire, laissant une large partie de l’intérieur du pays en situation de sous-dotation structurelle.

Pour Dhia Ahmed, Fondateur et Managing Partner de Melqart Partners: “La véritable histoire de la finance tunisienne ne se lit pas uniquement dans les bilans comptables, elle s’inscrit sur la carte. L’asymétrie que nous observons entre le littoral et l’intérieur n’est pas une fatalité géographique, mais le stigmate d’un modèle de développement hérité qui concentre le capital là où la valeur est déjà acquise. Pour nos institutions, le redéploiement territorial n’est plus un sujet de conformité ou de responsabilité sociale, mais un impératif stratégique de croissance et de pérennité pour la prochaine décennie.”

Cette répartition du réseau ne s’est pas construite de manière aléatoire. Elle s’inscrit dans une trajectoire économique ancienne. Depuis les années 1970, le développement tunisien s’est concentré sur le littoral, tourné vers l’industrie, les services et les activités d’exportation. Les banques ont suivi ces pôles déjà dynamiques, en s’installant là où les flux économiques étaient les plus visibles et les risques les plus maîtrisés.

Avec le temps, cette logique d’adaptation a produit un effet cumulatif: la finance s’est consolidée là où elle était déjà présente. Les zones côtières concentrent désormais l’essentiel de l’activité bancaire, tandis que l’intérieur reste en retrait, avec un accès plus limité aux services financiers, au crédit et à l’investissement.

Ce déséquilibre n’est pas seulement spatial, il devient économique et social. Les régions les mieux dotées en agences bancaires sont aussi celles où l’activité est la plus dynamique, tandis que les zones moins bancarisées cumulent souvent chômage plus élevé et fragilité économique.

 

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Pont de Bizerte, hôpitaux, autoroute Tunis-Jelma… Le gouvernement met la pression pour accélérer les chantiers

Le gouvernement hausse le ton sur les projets publics. Réuni le 4 juin, un conseil ministériel, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé à accélérer la réalisation des grands chantiers en cours et à lever les obstacles qui retardent leur exécution.

Les autorités ont passé en revue l’avancement de plusieurs projets structurants dans les secteurs de la santé, des transports, de l’énergie, de l’eau, du numérique et de l’éducation. Parmi les dossiers suivis figurent le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, le Réseau ferroviaire rapide, l’interconnexion électrique Tunisie-Italie ELMED ainsi que plusieurs hôpitaux régionaux et universitaires en construction.

Le gouvernement mise sur ces investissements pour soutenir la croissance, améliorer les services publics et stimuler l’emploi dans les régions. Une attention particulière a été accordée aux retards de réalisation, avec un appel à renforcer le suivi sur le terrain et à accélérer les procédures administratives. L’exécutif a également mis en avant les réformes en cours pour améliorer le climat de l’investissement, notamment la révision de certains textes réglementaires, la réduction des délais de traitement des dossiers, la simplification des autorisations administratives et le développement des services numériques de l’administration.

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