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Rapport international: où se situent les principales places financières africaines?

Un centre financier désigne une place urbaine concentrant les principales fonctions financières: intermédiation bancaire, marchés de capitaux, services d’investissement, assurance et sièges régionaux d’institutions financières. À l’échelle internationale, New York et Londres constituent les références structurelles du système financier mondial. Dans son 39 édition publiée le 26 mars 2026, le Global Financial Centres Index met en évidence une recomposition progressive de la hiérarchie mondiale des places financières.

En effet, le Global Financial Centres Index est un classement international bisannuel qui évalue la compétitivité des principales places financières mondiales. Il analyse les villes selon leur capacité à accueillir des activités financières telles que les banques, les investissements et les services financiers liés à la technologie. D’ailleurs, pour cette édition, le classement est dominé par New York, suivie de Londres et Hong Kong. Et du nouveau? Dubaï réalise l’une des progressions les plus marquantes de l’édition et intègre le top 10 mondial, à la 7ème place, devant plusieurs grandes places américaines. 

Par ailleurs, si on parle de l’Afrique, le rapport confirme que le paysage financier est en pleine mutation porté par 2 pôles, à savoir Casablanca et Johannesburg. Les deux villes progressent mais sur des dynamiques différentes.

Casablanca reste le premier centre financier africain et se classe 4e dans la zone Moyen-Orient et Afrique, derrière Dubaï, Abu Dhabi et Doha. La ville enregistre une forte progression dans la FinTech, avec plus de 20 places gagnées dans ce segment. C’est la principale évolution mise en avant par le rapport. La région Moyen-Orient et Afrique affiche une baisse moyenne de 1,23%. Casablanca progresse donc surtout en comparaison avec ses concurrents régionaux, portée par les activités financières digitalisées.

Johannesburg gagne 14 places au classement mondial. Elle fait partie des rares centres financiers de la région à voir sa notation globale augmenter, avec Doha et Koweït City. Le mouvement est plus large que celui de Casablanca, avec une amélioration sur plusieurs indicateurs.

Classement africain du GFCI 

Casablanca (Maroc): 1er en Afrique (49ème mondial). Elle conserve son statut de leader continental et se classe 4ème dans la région globale Moyen-Orient & Afrique.

Maurice (République de Maurice): 2ème en Afrique (50ème mondial). Elle gagne deux places par rapport à l’édition précédente.

Kigali (Rwanda): 3ème en Afrique (72ème mondial). Bien qu’elle occupe le podium africain, elle a reculé de 7 places au niveau mondial.

Johannesburg (Afrique du Sud): 4ème en Afrique (80ème mondial). Elle signe la plus forte progression du continent avec un bond de 14 places au classement mondial.

Le Cap (Afrique du Sud): 5ème en Afrique (96ème mondial). Elle enregistre un recul de 4 places.

Nairobi (Kenya): 6ème en Afrique (114ème mondial). Elle a reculé de 9 places par rapport à la version précédente.

Lagos (Nigeria): 7ème en Afrique (118ème mondial). Elle progresse légèrement d’une place au classement mondial.

Rappelons que le rapport est produit par le Z/Yen Group à Londres et le China Development Institute à Shenzhen. Il s’appuie sur une combinaison de 147 indicateurs issus de sources internationales (Banque mondiale, OCDE, Nations Unies) et sur plus de 34 000 évaluations fournies par environ 5 200 professionnels de la finance à travers le monde.

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Quatre opérations en quelques semaines, BlueFive Capital change-t-il d’échelle au Moyen-Orient?

BlueFive Capital a annoncé ces dernières semaines une série d’opérations couvrant plusieurs secteurs clés dans le Golfe, allant de la technologie aux infrastructures, en passant par la mobilité et la finance islamique. L’ensemble de ces transactions s’inscrit dans une stratégie de développement progressive dans la région.

Le fonds a mené un tour de table de 250 millions de dollars dans CargoX, une société spécialisée dans les solutions de livraison autonome. L’entreprise développe des véhicules et robots de livraison déjà testés à Abu Dhabi et Dubaï. Cette opération intervient dans un contexte de montée en puissance des technologies logistiques dans les pays du Golfe. CargoX est dirigée par Tomaso Rodriguez, ancien CEO de Talabat.

BlueFive Capital a poursuivi sa stratégie de consolidation avec l’acquisition de LeasePlan Emirates, après celle de Massar Solutions. L’ensemble renforce la présence du fonds dans le leasing automobile aux Émirats arabes unis, un marché en évolution sous l’effet des transformations des usages et des flottes de véhicules.

Le groupe a également finalisé une opération avec Sidra Capital, donnant naissance à BlueFiveSidra, une entité dédiée à la gestion d’actifs conformes à la finance islamique. Cette plateforme couvre plusieurs classes d’actifs, dont les sukuk, l’immobilier et le private equity, avec une orientation vers les marchés du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud-Est.

Enfin, BlueFive Capital a acquis une participation majoritaire dans Gulf Cobla LLC, une entreprise spécialisée dans le dragage et la récupération de terres. Gulf Cobla a participé à plusieurs projets d’infrastructures dans la région, notamment le port de Jebel Ali et l’aéroport de Malé. Cette opération marque l’entrée du fonds dans le segment des infrastructures lourdes.

Dans l’ensemble, ces transactions traduisent une diversification du portefeuille de BlueFive Capital sur plusieurs classes d’actifs et secteurs, avec une présence renforcée dans des segments considérés comme stratégiques dans la région du Golfe.

 

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Le monde financier se réorganise: qui gagne, qui décroche dans le classement du GFCI?

Le Global Financial Centres Index 39 (GFCI 39), publié le 26 mars 2026, est l’un des principaux indices mondiaux pour l’évaluation de la compétitivité des places financières. Coproduit par le Z/Yen Group à Londres et le China Development Institute (CDI) à Shenzhen, il classe 120 centres financiers. Sa méthodologie rigoureuse combine 147 facteurs instrumentaux provenant d’organismes comme la Banque mondiale ou l’ONU, avec plus de 34 400 évaluations de professionnels de la finance.

En effet, le GFCI 39 ne raconte pas seulement un classement. La finance mondiale n’est plus centrée uniquement sur l’axe Atlantique. L’Asie-Pacifique domine désormais le sommet du classement avec six centres dans le top 10 mondial. 

Dubaï en mode “game changer”

C’est le fait marquant de ce printemps 2026. Dubaï s’impose à la 7e place mondiale du classement. Une progression nette, presque brutale. Ce n’est pas qu’un symbole. C’est un signal économique. Plus une ville grimpe, plus elle attire les flux financiers, les sièges régionaux et les investisseurs internationaux.

Dans le même mouvement, Chicago et Los Angeles sortent du top 10. Et le message est clair: les équilibres historiques ne sont plus garantis.

L’Asie prend la main (et structure l’avenir)

Pendant que certains reculent, l’Asie-Pacifique consolide sa domination avec 6 centres dans le top 10. Au sommet, Hong Kong reprend l’avantage sur Singapore pour la 3e place mondiale, derrière New York City et Londres. Mais le point clé n’est pas seulement le classement, c’est la nature de la compétition. Les hubs asiatiques dominent désormais sur la FinTech et l’innovation, avec Shenzhen en exemple. Autrement dit, la finance se déplace là où la technologie accélère!

Par ailleurs, l’attractivité financière mondiale s’érode. Pour la première fois depuis longtemps, la note moyenne de presque toutes les régions est en baisse. L’Amérique du Nord enregistre une chute de 1,8% de sa notation moyenne, New York étant la seule ville de la région à ne pas voir sa note baisser. L’Europe de l’Ouest recule de 1,6%, avec seulement Londres et Madrid parvenant à améliorer leur score. L’Amérique latine et les Caraïbes subissent la plus forte baisse, avec un retrait de 2,5%. 

Le GFCI 39, basé sur 147 critères (stabilité, infrastructures, innovation, transparence…) montre que les places qui montent ne gagnent pas seulement des points. Elles captent des flux.

 

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De Sfax à l’une des plus anciennes universités d’Europe: la nouvelle nomination de Sarhan Dhouib

Le philosophe tunisien Sarhan Dhouib a été nommé titulaire de la Chaire de Philosophie interculturelle de la religion à l’Université de Vienne. Il prendra ses fonctions en septembre 2026, rejoignant l’une des universités les plus prestigieuses d’Europe et la plus ancienne du monde germanophone, fondée en 1365.

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours d’un universitaire dont les travaux se situent au croisement de la philosophie occidentale et de la pensée arabo-islamique. La chaire qu’il dirigera est dédiée à l’étude des traditions philosophiques et religieuses dans une perspective comparative et interculturelle, un champ de recherche devenu stratégique face aux enjeux contemporains liés au pluralisme, aux droits humains et au dialogue entre les cultures.

Formé à l’Université de Sfax puis à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sarhan Dhouib a obtenu en 2008 son doctorat à l’Université de Brême, avec une thèse consacrée à la philosophie de l’identité du philosophe allemand Friedrich Wilhelm Joseph Schelling. En 2011, il reçoit le Prix Jeunes Chercheurs en philosophie du Goethe-Institut pour ses travaux sur le débat des droits humains dans la philosophie politique arabe contemporaine.

Source: AGYA

Ses recherches portent principalement sur l’idéalisme allemand, la philosophie arabo-islamique, la philosophie politique, la philosophie des droits humains et la philosophie interculturelle. Au fil de sa carrière, il s’est imposé comme l’un des spécialistes des échanges intellectuels entre les traditions philosophiques européennes et arabes.

Au-delà de ses travaux académiques, Sarhan Dhouib s’est distingué par son engagement dans la coopération universitaire internationale. Depuis 2011, il pilote, dans le cadre du programme de partenariat du DAAD (Office allemand d’échanges universitaires), un réseau de dialogue associant des universités d’Algérie, d’Égypte, du Liban, du Maroc et de Tunisie autour des questions de démocratie, de justice, de tolérance et de droits humains. Entre 2013 et 2015, il a également dirigé un groupe germano-arabe de jeunes chercheurs consacré à la responsabilité, à la justice et à la mémoire collective.

Ancien membre de l’Arab-German Young Academy of Sciences and Humanities (AGYA) entre 2013 et 2018, il enseignait jusqu’à présent à l’Institut de philosophie de l’Université de Kassel et poursuivait ses recherches comme project fellow à l’Institut de recherche en philosophie de Hanovre.

Avec près de 90 000 étudiants, l’Université de Vienne figure parmi les principaux pôles européens de recherche en sciences humaines. L’arrivée de Sarhan Dhouib à la tête de cette chaire renforce son positionnement dans un domaine où les questions d’interculturalité, de philosophie de la religion et de dialogue entre les traditions intellectuelles occupent une place croissante dans les débats académiques internationaux.

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Enquête: pourquoi les entreprises allemandes continuent-elles de miser sur la Tunisie?

Les entreprises allemandes implantées en Tunisie restent confiantes dans le potentiel du pays.

C’est le principal enseignement de l’enquête annuelle sur le climat des affaires présentée par la Chambre Tuniso-Allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie). Malgré un contexte international incertain, la majorité des investisseurs prévoient de maintenir, voire d’accroître leurs investissements en 2027.

Les résultats montrent que 82% des entreprises interrogées envisagent de conserver ou d’augmenter leurs investissements. Dans le même temps, 44% prévoient de recruter davantage, signe d’une stratégie de développement qui s’inscrit dans la durée.

La Tunisie passe du “low cost” au “best cost”

Le principal changement mis en avant par l’enquête concerne les critères d’attractivité du pays. Pour la première fois, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée devient le premier facteur d’implantation, devant le coût de production et la proximité avec l’Europe.

Lors de la présentation de l’étude, plusieurs entreprises ont souligné que le site tunisien figure aujourd’hui parmi les meilleurs au sein de leurs groupes internationaux. Cette évolution traduit un changement de modèle. A dire vrai, la Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination compétitive en termes de coûts, mais comme une plateforme offrant des compétences techniques et industrielles à forte valeur ajoutée.

Cette montée en gamme se reflète également dans la nature des investissements. Plusieurs groupes allemands développent désormais des centres de recherche et développement (R&D) en Tunisie, tandis que chaque entreprise dispose d’un centre d’excellence, chargé de développer des expertises spécifiques pour l’ensemble du groupe.

Une activité en progression

L’année 2025 a confirmé cette dynamique. Près de 67% des entreprises ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires par rapport à 2024, tandis que plus d’une entreprise sur deux a renforcé ses effectifs.

Par ailleurs, pour 2027, 92% des répondants anticipent une activité bonne ou satisfaisante. Par ailleurs, 71% estiment que la situation économique tunisienne restera stable ou connaîtra une amélioration.

Une porte d’entrée vers l’Afrique

Au-delà du marché tunisien, les investisseurs voient également le pays comme une base de développement régional. Selon l’enquête, 79% des entreprises considèrent la Tunisie comme un futur hub pour leurs activités en Afrique.

Cette perception confirme le positionnement croissant du pays comme plateforme industrielle et logistique reliant les marchés européens et africains.

En filigrane, l’enquête 2026 de l’AHK Tunisie montre que la compétitivité du pays repose désormais moins sur le coût du travail que sur la qualité de ses compétences, son expertise industrielle et sa capacité à accueillir des projets technologiques à forte valeur ajoutée. C’est cette évolution qui nourrit aujourd’hui la confiance des investisseurs allemands.

 

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Après une panne électrique, la Bourse de Tunis réactive l’ensemble de ses services

La Bourse de Tunis a annoncé, jeudi, le retour à la normale de l’ensemble de ses activités, après avoir finalisé les travaux de remise en service de son centre informatique principal, perturbé par une panne d’origine électrique survenue le 28 juin dernier.

L’institution précise également que son site internet est de nouveau entièrement opérationnel. Les données de marché, les communiqués et les autres services en ligne sont à nouveau accessibles, d’après communiqué.

De son côté, le Conseil du Marché Financier (CMF) indique que les équipes techniques sont intervenues dès la détection de l’incident afin de rétablir les systèmes dans les meilleurs délais.

Le régulateur ajoute qu’une enquête technique est toujours en cours pour identifier l’origine exacte de la panne. L’objectif est de tirer les enseignements nécessaires et, si besoin, de renforcer les dispositifs de sécurité et de résilience des infrastructures informatiques.

En attendant le retour complet du centre principal, la BVMT a activé son Plan de Continuité d’Activité (PCA) en basculant les opérations vers son site de secours les 29 et 30 juin ainsi que le 1er juillet. Cette solution a permis d’assurer la continuité des échanges sans interruption.

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Yasmine Hammamet: l’ONAS dément un rejet d’eaux usées, un épisode qui rappelle les défis des villes côtières face aux pluies extrêmes

Les images d’un écoulement observé sur la plage de Yasmine Hammamet, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité de nombreuses interrogations sur une éventuelle pollution des eaux de baignade, en pleine saison estivale.

Face à la polémique, l’Office national de l’assainissement (ONAS) a tenu à clarifier l’origine de cet écoulement. Dans un communiqué publié par le ministère de l’Environnement, l’office affirme que les eaux visibles dans la vidéo ne proviennent pas du réseau d’assainissement, mais correspondent à des eaux pluviales évacuées par un exutoire naturel à la suite des récentes précipitations. Selon les vérifications effectuées par la direction régionale de l’ONAS à Nabeul, les installations d’assainissement desservant la zone touristique de Yasmine Hammamet fonctionnent normalement et aucune fuite ni défaillance n’a été constatée.

Au-delà de cette mise au point, l’épisode met en lumière une problématique à laquelle sont confrontées de nombreuses villes côtières. Lors de fortes pluies, les eaux de ruissellement peuvent entraîner vers la mer des sédiments, de la boue, des déchets ou des matières organiques, donnant parfois l’impression de rejets d’eaux usées alors qu’il s’agit de systèmes destinés à évacuer les eaux pluviales.

Dans son sixième rapport d’évaluation, le GIEC identifie le bassin méditerranéen comme une zone particulièrement vulnérable (“climate change hotspot”) aux impacts du changement climatique, avec une augmentation des risques de précipitations extrêmes et d’inondations soudaines, susceptibles de mettre sous pression les infrastructures urbaines.

La Tunisie, située sur le littoral méditerranéen, n’est d’ailleurs pas un cas isolé. En juin 2026, la commune française de Saint-Laurent-du-Var, près de Nice, a interdit temporairement la baignade sur plusieurs plages après de fortes pluies ayant provoqué un important ruissellement vers la mer. Quelques mois plus tôt, Antibes et Juan-les-Pins avaient également fermé plusieurs plages par mesure de précaution à la suite d’orages, le temps de réaliser des analyses de la qualité des eaux. En Italie, la ville balnéaire de Rimini a engagé depuis plusieurs années un vaste programme de modernisation de son réseau d’assainissement afin de limiter les débordements et les rejets vers le littoral lors des épisodes pluvieux.

Pour les destinations touristiques, ces situations dépassent la seule question technique. À l’heure des réseaux sociaux, une vidéo devenue virale peut rapidement alimenter les inquiétudes et affecter l’image d’une station balnéaire avant même que les autorités n’aient achevé leurs vérifications. Elles soulignent aussi l’importance d’investir dans des infrastructures adaptées aux phénomènes météorologiques extrêmes et de renforcer les dispositifs de surveillance de la qualité des eaux de baignade afin de préserver à la fois l’environnement et l’attractivité du littoral.

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Caisse enregistreuse obligatoire: ce que prévoit la loi en cas de non-respect

L’utilisation de la caisse enregistreuse s’impose progressivement comme un outil clé dans la lutte contre la fraude et la sécurisation des transactions commerciales. En enregistrant en temps réel les ventes et prestations de services, elle devient un véritable levier de transparence pour l’administration fiscale, tout en renforçant la traçabilité des opérations économiques.

À partir du 1er juillet 2026, un nouveau cap sera franchi en Tunisie: toutes les entreprises de consommation sur place, équipées de systèmes homologués par les services compétents du ministère des Finances, devront obligatoirement utiliser une caisse enregistreuse, conformément à la réglementation en vigueur, a indiqué le ministère des Finances. D’ailleurs, le ministère met à la disposition du public la liste des fournisseurs agréés.

En clair, fini les zones grises: toute manipulation, suppression ou falsification des données enregistrées expose désormais les contribuables aux sanctions prévues par l’article 94 du Code des droits et procédures fiscaux.

Mais alors, quelles sont exactement ces sanctions?

Dans ce cadre, la question du non-respect des obligations de facturation devient centrale. L’article 94 prévoit des sanctions particulièrement lourdes pour toute personne tenue d’émettre des factures et qui ne s’y conforme pas, ou qui émet des documents comportant des montants minorés. Les peines vont d’un emprisonnement de 13 jours à 3 ans, accompagné d’une amende comprise entre 1 000 et 50 000 dinars. L’acheteur peut également être concerné lorsqu’il est légalement soumis à l’obligation de facturation.

La loi vise aussi les factures fictives, utilisées pour réduire frauduleusement l’impôt ou obtenir des avantages fiscaux indus. Dans ces cas, le cadre juridique reste ferme et applique les mêmes sanctions, confirmant la volonté des autorités de renforcer la discipline fiscale.

 

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Tunisie: plus de 3 000 démarches administratives seront disponibles en ligne à partir de cette date

La Tunisie prévoit de lancer, en septembre 2026, la plateforme nationale des procédures administratives “Dalil”, un portail numérique appelé à devenir la référence officielle pour les démarches administratives des citoyens et des entreprises. Le projet est aujourd’hui achevé à 70%, a indiqué la Directrice générale des réformes et de la prospective administrative à la Présidence du gouvernement, Olfa Souli Ouertani, selon l’agence TAP.

Le portail regroupera 3 197 procédures administratives recensées à travers les différentes administrations publiques. D’après les données présentées lors du lancement du projet, une procédure sur deux concerne les entreprises, tandis que les particuliers sont concernés par un quart des démarches, le reste étant commun aux deux catégories.

Au-delà d’un simple annuaire administratif, “Dalil” est le résultat d’un vaste chantier de rationalisation. Selon l’agence TAP, 2 255 procédures, soit plus de 71% du total, ont déjà été simplifiées grâce à la réduction des documents exigés, au recours aux services numériques et à une réorganisation des circuits administratifs. 177 procédures ont, quant à elles, été supprimées après avoir été jugées obsolètes ou sans fondement juridique.

L’analyse réalisée dans le cadre du projet montre également que 63% des démarches sont fréquemment sollicitées, 16% présentent un niveau élevé de complexité et 43% nécessitent encore l’interaction de plusieurs organismes publics, illustrant l’ampleur des marges de simplification.

Inscrite dans le programme national de réforme administrative 2020-2027, la plateforme vise à uniformiser les procédures entre les administrations, améliorer leur mise à jour et faciliter l’accès à une information officielle unique. Pour le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, cité par l’agence TAP, cette initiative constitue un nouveau jalon dans la transformation numérique de l’administration tunisienne, avec le développement des échanges de données entre organismes publics et la généralisation des services à distance.

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Tunisie: caisses enregistreuses obligatoires dès demain pour ces structures

À partir de ce 1er juillet 2026, le secteur de la restauration en Tunisie entre dans une nouvelle phase de contrôle fiscal avec la généralisation de l’usage des caisses enregistreuses.

Concrètement, toutes les structures de consommation sur place, cafés, restaurants, salons de thé et activités similaires, devront désormais enregistrer toutes leurs transactions avec les clients via des équipements certifiés, dans le cadre de la digitalisation progressive des flux fiscaux. Et ce, conformément aux dispositions de l’article 48 de la loi des finances 2016.

Cette étape marque l’extension d’un dispositif déjà testé dans certaines catégories du secteur touristique et vise à renforcer la traçabilité des transactions et limiter les pratiques informelles.

Le calendrier de déploiement prévoit ensuite une extension graduelle. Selon l’arrêté de la ministre des finances du 14 Octobre 2025, dès le 1er juillet 2027, l’obligation s’étendra aux personnes physiques soumises au régime réel et déclarant leurs revenus de manière mensuelle, élargissant ainsi le champ d’application au-delà des seules entreprises. Enfin, à partir du 1er juillet 2028, la mesure deviendra encore plus large et concernera l’ensemble des autres exploitants individuels proposant des services de consommation sur place.

Toutefois, toute personne qui ne respecte pas les dispositions de l’article 59 ter du Code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, ou qui modifie une caisse enregistreuse, ou encore qui détruit ou falsifie les données qui y sont enregistrées, peut exposer le contribuable à des pénalités et des sanctions.

Comment fonctionne le système de caisses enregistreuses NACEF en Tunisie?

Il sied de rappeler que le système de caisses enregistreuses NACEF repose sur une architecture composée de plusieurs éléments complémentaires. Il s’agit d’abord d’une caisse installée directement chez les prestataires de services de consommation sur place.

Homologuée par les services compétents du ministère des Finances, cette caisse intègre un module de saisie permettant d’enregistrer l’ensemble des opérations réalisées par l’entreprise, ainsi qu’un module de sécurisation des données fiscales, chargé de protéger les informations collectées et de les transmettre de manière sécurisée.

Le dispositif est complété par une plateforme centrale de gestion, mise à disposition des services du ministère des Finances. Celle-ci permet de recevoir, stocker et analyser les données transmises par les caisses installées chez les professionnels.

Qui plus est, la caisse enregistreuse devra générer automatiquement un rapport électronique quotidien de clôture des comptes ainsi qu’un rapport financier récapitulant les recettes et les ventes enregistrées au cours de la journée.

Note importante…

La caisse enregistreuse est conçue comme un système sécurisé qui empêche toute modification ou suppression des ventes une fois enregistrées, protège les données des produits pendant la transaction et conserve une trace complète des opérations et du logiciel utilisé, avec un dispositif d’alerte en cas de fraude ou de manipulation suspecte.

 

 

 

 

 

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Tunisie: dernier jour pour déclarer l’impôt sur la fortune

La Direction générale des impôts (DGI) a rappelé que ce mardi 30 juin 2026 est le dernier délai pour déposer la déclaration de l’impôt sur la fortune, pour les personnes concernées par ce nouveau dispositif, mis en place par la loi de finances 2026.

Cette obligation s’appuie sur l’article 88 de la loi de finances et fait l’objet d’une note générale n°13 publiée par le ministère des Finances, précisant les modalités d’application du dispositif et ses règles de déclaration, selon l’administration fiscale.

L’impôt vise directement les personnes physiques dont la valeur nette totale des actifs et biens atteint ou dépasse 3 millions de dinars tunisiens, calculée sur la base de la valeur réelle au 1er janvier de l’année d’imposition, selon la DGI. En effet, le barème est progressif: 0,5% entre 3 et 5 millions de dinars, et 1% au-delà de 5 millions de dinars.

 

L’impôt sur la fortune, entré en vigueur en 2026, remplace l’ancienne taxe sur la fortune immobilière instaurée en 2023. Il élargit désormais son champ aux différents types de patrimoine, au-delà des seuls biens immobiliers.

Il sied de rappeler aussi que cette réforme s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation du système fiscal tunisien et d’élargissement de l’assiette de l’impôt, engagé par les autorités publiques.

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L’Égypte ouvre le capital de 4 entreprises publiques, dont trois du secteur pétrolier

Le gouvernement a approuvé l’introduction en Bourse de quatre entreprises publiques, dont trois opérant dans le secteur pétrolier, une décision qui marque une nouvelle étape dans l’ouverture de pans stratégiques de son économie au capital privé. L’information a été annoncée par le gouvernement égyptien et relayée par Reuters.

Les entreprises concernées sont Engineering for Petroleum & Process Industries (ENPPI), Egyptian Linear Alkyl Benzene (ELAB) et Petroleum Marine Services (PMS), trois acteurs principaux de l’industrie pétrolière et parapétrolière. Elles seront rejointes par Maamoura for Reconstruction and Tourism Development, spécialisée dans le développement immobilier et touristique. Selon Reuters, ces sociétés feront d’abord l’objet d’une cotation avant une ouverture progressive de leur capital aux investisseurs.

Cette opération s’inscrit dans un programme de privatisation beaucoup plus vaste. D’après Ahram Online, Le Caire prévoit d’introduire en Bourse 30 entreprises publiques, dont 10 relevant du secteur pétrolier, afin de renforcer la participation du secteur privé dans l’économie.

L’objectif est autant financier que structurel. Selon Reuters, cette stratégie répond aux engagements pris par l’Égypte dans le cadre de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI), qui encourage le pays à réduire le poids de l’État dans l’activité économique, attirer davantage d’investissements privés et améliorer l’efficacité des entreprises publiques.

En ouvrant progressivement le capital d’entreprises opérant dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, l’Égypte adresse également un signal aux marchés : celui d’une économie qui mise davantage sur les investisseurs pour financer sa croissance, dans un contexte de fortes pressions sur les finances publiques et de besoin accru en devises.

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Sotumag décide un dividende de 0,580 dinar par action

La Société Tunisienne des Marchés de Gros (Sotumag) passe à l’acte sur sa politique de rémunération des actionnaires. Réunie en Assemblée Générale Ordinaire le 10 juin 2026, l’entreprise a décidé la distribution d’un dividende de 0,580 dinar par action.

Dans le calendrier communiqué par le CMF, les actionnaires devront retenir trois dates clés.

Le détachement du dividende interviendra le 8 juillet 2026, suivi de la mise en paiement fixée au 10 juillet 2026.

Derrière cette décision, SOTUMAG confirme la continuité de sa politique de distribution, dans un contexte où les entreprises cotées cherchent à maintenir l’attractivité de leurs titres auprès des investisseurs institutionnels comme des particuliers.

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Transition verte: l’Égypte attire un nouveau pari de 5 milliards de dollars de Scatec

On ne parle pas d’un petit ajustement stratégique. On parle d’un pari massif.

Le groupe norvégien Scatec, déjà bien installé dans les renouvelables en Afrique, prévoit jusqu’à 5 milliards de dollars d’investissements en Égypte dans les prochaines années, principalement sur les énergies propres et l’économie verte, d’après l’agence ecofin. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion entre les dirigeants de l’entreprise et le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly.

Concrètement, l’argent doit aller là où l’Égypte pousse fort depuis quelques années : solaire, éolien, stockage d’énergie, hydrogène vert, dessalement et infrastructures “green”. L’idée est simple: produire plus d’énergie propre, mais aussi construire autour un écosystème industriel complet.

Et ce n’est pas un coup d’essai.

Scatec est déjà présent dans le pays avec des projets solaires de grande taille, dont des centrales combinant production photovoltaïque et batteries de stockage. L’un des projets phares, “Obelisk”, symbolise bien la stratégie : produire de l’électricité à grande échelle tout en intégrant des solutions de stockage pour stabiliser le réseau. À terme, il affichera une capacité de 1,1 GW de production solaire associée à 200 MWh de stockage par batteries. La première phase est déjà opérationnelle, tandis que la seconde doit entrer en service prochainement.

Ce que ça raconte vraiment (au-delà du chiffre)

Le chiffre de 5 milliards n’est pas juste une annonce d’investissement. Il confirme une tendance plus large. L’Égypte est en train de se positionner comme hub énergétique régional.

Pourquoi elle attire autant ? Parce qu’elle coche plusieurs cases en même temps :

  • un potentiel solaire énorme

  • des terrains disponibles en zone désertique

  • une position stratégique entre Afrique, Europe et Moyen-Orient

  • et surtout une volonté politique claire de devenir un exportateur d’énergie propre

Résultat: les grands acteurs internationaux ne viennent plus seulement produire de l’électricité pour le marché local. Ils viennent préparer un futur marché d’exportation d’énergie verte et de molécules (hydrogène, ammoniac).

Lecture globale

Ce deal Scatec s’inscrit dans un mouvement plus large. La course aux infrastructures vertes en Afrique du Nord. L’Égypte joue une carte “agressive”: attirer des milliards maintenant pour verrouiller sa place dans la chaîne de valeur énergétique mondiale de demain.

Et derrière, une idée assez simple se dessine. L’énergie ne sera plus seulement un enjeu de production… mais un enjeu de position géopolitique et industrielle.

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Le Tunisien Seddik Houimli rejoint le Forbes Africa 30 Under 30 2026 avec SupplyzPro

À 27 ans, Seddik Houimli franchit une étape symbolique. Le fondateur tunisien de SupplyzPro figure dans la promotion 2026 du prestigieux classement Forbes Africa 30 Under 30, qui distingue chaque année les jeunes entrepreneurs les plus influents du continent. Une reconnaissance individuelle, certes, mais qui met surtout en lumière une startup tunisienne positionnée sur l’un des marchés les plus stratégiques du moment : les logiciels de gestion dopés à l’intelligence artificielle.

« Je suis extrêmement honoré de figurer dans la promotion 2026 du Forbes Africa 30 Under 30. Cette reconnaissance ne représente pas seulement une étape personnelle, elle récompense également le parcours de SupplyzPro, le travail de notre équipe et la confiance de nos clients », a réagi l’entrepreneur.

Derrière cette distinction se cache une idée née d’un problème très concret. Ayant grandi en Tunisie, Seddik Houimli observe que de nombreuses PME peinent moins par manque d’ambition que par manque d’outils adaptés. Gestion des stocks, suivi des ventes, achats, prise de décision… autant de tâches qui reposent encore sur des processus fragmentés ou largement manuels.

Ses études en Allemagne lui ouvrent alors un autre horizon. Au contact de l’intelligence artificielle et de la business intelligence, notamment lors d’expériences chez Microsoft et Siemens, il découvre la puissance des technologies utilisées par les grandes entreprises. Mais c’est en analysant les difficultés rencontrées par l’entreprise familiale de son futur cofondateur que le projet prend véritablement forme. Face à des systèmes dispersés et des données cloisonnées, une conviction s’impose : le problème n’est pas seulement celui des logiciels, mais aussi de leur complexité.

C’est ainsi qu’est née SupplyzPro. La startup développe une plateforme ERP qui mise sur l’intelligence artificielle conversationnelle pour simplifier la gestion des entreprises. L’idée est de permettre aux dirigeants de gérer leurs ventes, leurs stocks ou leurs achats aussi simplement qu’ils échangent avec un assistant numérique, par écrit ou à la voix.

« Lorsque nous avons lancé SupplyzPro, notre vision était simple : rendre les logiciels de gestion performants accessibles à toutes les PME grâce à l’intelligence artificielle conversationnelle », résume Seddik Houimli.

Aujourd’hui, la plateforme accompagne des entreprises dans plusieurs pays, avec l’ambition de démocratiser des outils longtemps réservés aux grandes organisations. En réduisant la complexité des ERP traditionnels, SupplyzPro s’inscrit dans une nouvelle vague de startups qui utilisent l’IA non pas comme une fin en soi, mais comme un levier pour résoudre des problématiques opérationnelles.

Selon Forbes Africa, la fortune estimée de Seddik Houimli s’élève à 1,6 million de dollars, reflet de la valorisation croissante de son entreprise. Au-delà de ce chiffre, son entrée dans le Forbes Africa 30 Under 30 envoie un signal positif pour l’écosystème technologique tunisien, qui voit émerger une génération de fondateurs capables de développer depuis la Tunisie des solutions destinées à un marché international.

Pour le jeune entrepreneur, cette reconnaissance marque surtout le début d’une nouvelle étape. « Cette distinction nous motive à voir encore plus grand et à travailler encore plus dur », affirme-t-il, avec l’ambition de faire de SupplyzPro une référence mondiale des ERP conversationnels alimentés par l’intelligence artificielle.

 

 

 

 

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Tunisie: l’administration publique adopte son nouvel horaire d’été 2026

À compter du 1er juillet et jusqu’au 31 août 2026, la Tunisie met en œuvre son traditionnel horaire administratif d’été au sein des administrations publiques, des collectivités locales ainsi que des établissements publics à caractère administratif.

Cette mesure a été annoncée par la Présidence du gouvernement.

Selon le communiqué officiel, les horaires seront organisés comme suit:

  • Du lundi au jeudi : de 08h00 à 14h30

  • Le vendredi : de 08h00 à 13h30

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À partir du 1er juillet, ces deux solutions d’identité numérique structurent désormais l’accès aux services du RNE

À partir du 1er juillet 2026, le Registre national des entreprises (RNE) assurera l’ensemble de ses prestations exclusivement en ligne, marquant une étape supplémentaire dans la modernisation de l’environnement des affaires.

Cette évolution concerne l’ensemble des démarches réalisées auprès du registre, des déclarations aux différentes formalités administratives. Pour y accéder, les entreprises devront disposer d’un identifiant numérique, désormais indispensable pour se connecter à la plateforme du RNE et effectuer leurs opérations à distance.

Pour les personnes morales, le dispositif repose sur DIGIGO, un certificat d’identité numérique qui permet de s’authentifier de manière sécurisée et de signer électroniquement les documents. L’objectif est de réduire les délais de traitement, de limiter les déplacements et de renforcer la fiabilité des échanges numériques.

Les particuliers pourront, de leur côté, accéder aux services du registre via l’application E-Houwiya. En renseignant leur numéro de carte d’identité nationale, ils pourront effectuer leurs démarches en ligne dans un environnement sécurisé.

Au-delà de la digitalisation des procédures, cette réforme traduit une évolution plus profonde de l’administration économique tunisienne. La généralisation de l’identité numérique constitue désormais l’un des piliers des interactions entre les entreprises et les organismes publics. Le RNE avait d’ailleurs annoncé ces dernières semaines que l’obtention de cet identifiant devenait une condition incontournable pour accéder à ses services.

Cette transition s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique de l’administration tunisienne, où l’identité numérique et la signature électronique sont appelées à devenir des standards pour les relations entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics. Pour les entreprises, l’enjeu dépasse le simple changement d’outil: il s’agit d’adopter de nouveaux modes de gestion administrative, plus rapides, plus sécurisés et entièrement dématérialisés.

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Visas Schengen: l’UE impose de nouvelles restrictions pour les ressortissants de ce pays

Le Conseil de l’Union européenne a acté, fin juin 2026, une restriction temporaire des conditions de délivrance des visas Schengen pour les citoyens somaliens, dans un contexte de tension croissante autour des politiques migratoires et de réadmission.

Ce que prévoit concrètement la réforme

Les nouvelles dispositions introduisent plusieurs changements significatifs dans le traitement des demandes de visa :

  • Fin de la délivrance des visas Schengen à entrées multiples pour les citoyens somaliens

  • Renforcement des exigences documentaires, avec moins de flexibilité dans l’examen des dossiers

  • Possible suppression des facilités accordées aux passeports diplomatiques et de service

  • Allongement des délais de traitement pouvant aller jusqu’à 45 jours, contre environ 15 jours auparavant

A dire vrai, la décision est officiellement présentée comme temporaire et réversible. Elle pourra être réévaluée si la coopération entre Bruxelles et Mogadiscio s’améliore, notamment sur les procédures de retour des personnes en situation irrégulière.

Un petit rappel! L’Union européenne a déjà sorti ce type de carte plusieurs fois ces dernières années. La Gambie fait partie des premiers exemples en 2021, avec un durcissement des visas Schengen dans le cadre de ce mécanisme de réadmission. Même logique pour l’Éthiopie en 2024, où “Bruxelles” a serré les conditions d’octroi des visas avant de revenir en arrière en 2026, après une amélioration de la coopération avec Addis-Abeba.

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Émirats arabes unis: un visa à l’arrivée élargi, mais réservé aux voyageurs “premium”

Les Émirats arabes unis continuent d’affiner leur politique d’attractivité internationale en élargissant leur programme de visa à l’arrivée à six nouveaux pays. Une ouverture qui, derrière son apparente simplicité, reste hautement sélective. 

D’après communiqué, sont désormais concernés: l’Indonésie, le Viet Nam, la Thaïlande, les Philippines, le Kenya et l’Afrique du Sud. Mais contrairement à un assouplissement classique des visas touristiques, la mesure repose sur un filtre supplémentaire. Seuls les voyageurs disposant déjà d’un titre de résidence valide dans des pays considérés comme “références migratoires” peuvent en bénéficier.

Autrement dit, il ne suffit pas d’être ressortissant d’un de ces six pays. Il faut aussi être résident légal des États-Unis, du Royaume-Uni, d’un pays de l’Union européenne, du Canada, du Japon, de la Corée du Sud, de Singapour, de l’Australie ou de la Nouvelle-Zélande.

Deux options de séjour sont proposées :

  • 14 jours, avec possibilité d’une prolongation unique sur place

  • 60 jours, non renouvelable

Les frais d’entrée sont fixés à 100 dirhams émiratis pour 14 jours et 250 dirhams pour 60 jours, soit une politique tarifaire modulée selon la durée et l’impact attendu sur le tourisme. En cas de dépassement, une pénalité de 50 AED par jour est appliquée, un dispositif dissuasif qui confirme la volonté des autorités de maintenir un contrôle strict des séjours.

En fait, les Émirats figurent parmi les passeports les plus puissants au monde, avec un accès facilité à plus de 180 destinations pour leurs propres citoyens, et des accords d’entrée sans visa ou simplifiés avec plus de 80 nationalités.

 

 

Source: Ministère émirien des Affaires étrangères.

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Un consortium mené par Amen Bank mobilise 160 millions de dinars pour Enda Tamweel

Le financement des petites activités franchit un nouveau cap en Tunisie. Un consortium bancaire conduit par Amen Bank vient de mettre en place une enveloppe de 160 millions de dinars au profit d’Enda Tamweel, acteur central de la microfinance dans le pays.

Signée le 25 juin 2026, l’opération rassemble plusieurs établissements bancaires, Amen Bank, la BIAT, l’ATB et la BTK, autour d’un même objectif: renforcer les capacités de financement d’un acteur qui irrigue une large partie de l’économie informelle et des micro-projets.

Derrière ce montage, l’enjeu est surtout d’élargir l’accès au crédit pour des profils souvent exclus du financement classique. Micro-entrepreneurs, jeunes porteurs de projets, femmes en zone urbaine ou rurale : Enda Tamweel pourra appuyer davantage de bénéficiaires grâce à cette nouvelle ligne de ressources.

Pour les banques impliquées, ce type de syndication traduit une évolution du rôle du secteur financier, de plus en plus orienté vers des mécanismes de coopération plutôt que des financements isolés. L’objectif affiché est de soutenir l’activité économique à petite échelle, là où les besoins restent les plus importants.

Ce financement devrait également permettre à Enda Tamweel de stabiliser sa structure de financement et de poursuivre son développement dans un contexte où la demande de microcrédit reste élevée.

Au-delà des chiffres, l’opération illustre une tendance plus large: celle d’un rapprochement progressif entre banques commerciales et institutions de microfinance, avec un impact direct sur l’inclusion financière et la création d’activités génératrices de revenus.

Dans un contexte économique marqué par la recherche de relais de croissance, ce type d’initiative confirme que le financement des petites initiatives devient un axe de plus en plus stratégique pour le secteur bancaire tunisien.

 

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