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Baromètre EY 2026: pourquoi l’IA peine encore à décoller dans les entreprises tunisiennes

Présenté ce jeudi 7 mai 2026 au siège d’Ernst & Young, le baromètre EY 2026 met en lumière les freins structurels à l’adoption de l’IA par les entreprises tunisiennes, bien plus que des obstacles temporaires. Ces barrières incluent un manque de compréhension de l’IA, l’absence de budgets dédiés, une gouvernance des données faible et des difficultés à concrétiser les projets en résultats tangibles.

Deux attentes majeures ressortent du baromètre. La première est économique et sociale: il faut créer davantage de richesse. C’est ce qu’a souligné Sarra Masmoudi du groupe Kilani, en déclarant: “Pour survivre, il faut investir”. Or, la croissance, proche de 2,6%, a surtout été tirée par la consommation locale, tandis que le déficit commercial a freiné la progression globale. Sans cette contrainte, la croissance aurait pu être plus élevée. La seconde attente concerne le climat d’investissement, encore jugé insuffisant. Celui-ci dépend non seulement des textes réglementaires et des incitations fiscales, mais aussi de la confiance, de la visibilité et de la stabilité des règles du jeu.

Le premier blocage est culturel: l’IA est souvent vue comme un outil technique ou un luxe, sans transformation profonde du pilotage managérial. Sans engagement des directions et implication des métiers, les initiatives restent superficielles.

Le deuxième concerne le socle essentiel de l’IA, selon l’experte internationale Dr Nozha Boujemaa, en affirmant: “Une IA responsable est une question maîtrisée”. Les entreprises manquent d’investissements dans leur collecte, structuration et qualité, courant vers l’IA sans préparer le terrain.

Le troisième est budgétaire: un tiers des organisations n’allouent aucun fonds à l’IA, ni pour tester ni pour déployer, traduisant une prudence qui relègue cet outil au rang de non-priorité stratégique.

Le quatrième frein est le retour sur investissement: des outils achetés sans stratégie claire ou cas d’usage précis génèrent peu de valeur, l’IA ne devenant rentable qu’intégrée à des besoins métiers concrets.

Le cinquième est la pénurie de compétences, non seulement techniques mais aussi en vision stratégique, conduite du changement et lien avec les priorités business.

Enfin, le contexte économique – pression fiscale, instabilité, créances bancaires élevées – accentue ces freins, reléguant l’IA derrière des urgences immédiates.

Malgré une perception plus positive des dirigeants dans un climat géopolitique incertain, l’IA reste émergente en Tunisie. Une enquête récente confirme que l’adoption dépend de prérequis internes: manque de compétences (20%), contraintes budgétaires (18%), qualité/disponibilité des données (13%) et cybersécurité/protection des données (11%). La cybersécurité inquiète moins que les défis humains.

Seulement 4% des entreprises disposent d’une gouvernance IA pleinement intégrée, formant un noyau pionnier. En somme, l’IA exige une gouvernance des données solide, des normes de sécurité et une vision à long terme pour transformer les discours en impacts durables.

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Amen Bank: une année 2025 solide, portée par la performance et la transformation

Réunie ce jeudi 30 avril 2026 à son siège, l’Assemblée générale ordinaire d’Amen Bank a passé en revue les performances de l’exercice 2025 avec une forte présence des actionnaires. Au total, 158 participants étaient présents ou représentés, détenant 25,7 millions d’actions, soit 71,98 % du capital,  un niveau de quorum largement au-dessus des exigences réglementaires.

Sans surprise, les commissaires aux comptes ont validé les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025, confirmant leur conformité aux normes en vigueur. Aucun manquement notable n’a été relevé, ni sur le plan du contrôle interne ni en matière de règles comptables ou prudentielles.

Sur le plan opérationnel, la banque affiche des indicateurs en progression. Les dépôts de la clientèle ont atteint 8 720,4 MD, en hausse de 8,79 % par rapport à 2024, tirés principalement par la dynamique des dépôts à vue et de l’épargne. De leur côté, les crédits ont enregistré une croissance plus modérée de 3,26 %, pour s’établir à 7 537,8 MD.

Dans ce contexte, le Produit Net Bancaire s’est apprécié de près de 4,2 %, atteignant 590,1 MD, soutenu par une évolution favorable des revenus et une maîtrise relative des charges bancaires. Résultat: le bénéfice net ressort à 248,65 MD, en progression de 8,13 % sur un an. Les capitaux propres poursuivent également leur renforcement pour atteindre 1 707,4 MD, tandis que les ratios prudentiels demeurent confortablement au-dessus des seuils réglementaires, confirmant la solidité financière de l’établissement.

Fort de ces performances, l’Assemblée a approuvé la distribution d’un dividende de 3,600 dinars par action, correspondant à un taux de distribution de 50,56 %.

Au-delà des chiffres, AMEN BANK entend consolider son rôle dans le financement de l’économie, en particulier en direction des PME. Tout comme elle poursuit sa stratégie de diversification, en développant ses activités en banque d’affaires, conseil stratégique, restructuration et ingénierie financière. En parallèle, elle accentue son engagement dans la transition énergétique, en accompagnant les projets liés à la décarbonation et aux énergies renouvelables.

Enfin, l’intelligence artificielle s’impose comme un axe clé de transformation, avec pour objectif d’optimiser les processus internes, affiner la gestion des risques et améliorer l’expérience client. Sur le plan extra-financier, l’établissement continue de renforcer son engagement RSE, récemment salué par de nouvelles distinctions.

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Scatec et Aeolus déploient 120 MW solaires à Tozeur et Sidi Bouzid

Même si la transition énergétique mondiale est irréversible, la Tunisie met les bouchées doubles pour viser 30 à 35 % d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans son mix électrique d’ici 2030, et potentiellement 50 % d’ici 2035.

Cet objectif répond à une urgence économique et à un enjeu de souveraineté : chaque mégawatt produit réduit la dépendance aux importations, allège les charges de compensation et attire les investissements.

Dans ce cadre s’inscrivent les centrales solaires de Tozeur et de Sidi Bouzid, chacune d’une capacité de 60 MW, portées par Scatec (leader norvégien, coté SCATEC à Oslo, 6,2 GW gérés mondialement) et Aeolus SAS (filiale de Toyota Tsusho).

Attribuées via appel d’offres compétitif en 2019 et validées en 2021, elles entrent en exploitation commerciale en mars 2026. Leur production annuelle atteint 288 GWh d’électricité propre, alimentant des dizaines de milliers de foyers. Soutenues par un PPA de 30 ans avec la STEG, elles sont financées par des prêts sans recours de la BERD et de Proparco, des fonds concessionnels (Fonds pour les technologies propres, FEM) ainsi que des crédits carbone japonais (JCM).

Lors de l’inauguration à Tozeur (investissement de 135 millions de dinars), la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a célébré le lundi 20 avril 2026 un projet qui renforce la sécurité énergétique nationale. Elle a déclaré à cette occasion : « L’énergie illumine nos vies, mais seules les énergies renouvelables sont propres et abordables. Imaginez un jour sans électricité : impossible ! La Tunisie avance avec fierté, de Kairouan à Tataouine, de Sidi Daoud à Gabès. Ce jalon à Tozeur fait de la région un modèle environnemental, alliant croissance et préservation. »

La ministre a mis en avant le rôle des investisseurs Scatec et Aeolus, des institutions tunisiennes, notamment la STEG, ainsi que des équipes impliquées, saluant leur professionnalisme. Elle a ajouté : « Vous, pionniers, transformez les idées en actes. »

Pour sa part, Maha Ben Hmidane, directrice de Scatec Tunisia, a présenté la centrale solaire de Tozeur (60 MW), couvrant la consommation de près de 40 000 personnes sur 100 hectares avec 95 000 panneaux, pour un investissement de 135 millions de dinars (norvégien-japonais). Elle a insisté sur le transfert de compétences aux talents tunisiens, contribuant au développement d’une expertise locale dans les énergies renouvelables.

Scatec inaugurera par ailleurs dans la journée du 21 avril 2026 la centrale de Sidi Bouzid (60 MW) et a été sélectionné pour deux centrales photovoltaïques de 100 MW (Tataouine et Sidi Bouzid) ainsi qu’une éolienne à Al-Fahs.

Le groupe emploie actuellement 90 personnes en Tunisie, avec un pic à 450 lors de la construction de Tozeur (sur une durée de 1 à 1,5 an), suivi d’environ 20 postes en exploitation et maintenance par projet, en plus des emplois indirects générés.

Sur le plan économique, ces projets permettent une réduction estimée à 13 millions de dollars des importations de gaz naturel (soit 1,2 % des volumes) et environ 8 millions de dollars d’économies en frais d’exploitation pour la STEG.

Ces premières réalisations de Scatec et Aeolus en Tunisie contribuent ainsi au développement de l’économie locale à travers la création d’emplois, le renforcement des infrastructures et la promotion du développement durable.

Avec d’autres projets en préparation à Gafsa ou Sidi Bouzid, la Tunisie entend s’appuyer sur une nouvelle vague d’investisseurs pour consolider sa position en matière de durabilité énergétique dans la région.

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