Lese-Ansicht

XSquare lève un tour pre-seed pour accélérer son infrastructure de paiements B2B dans le Golfe

La fintech émiratie XSquare, spécialisée dans les paiements entre entreprises, vient de boucler un tour de financement pre-seed mené par Raed Ventures, avec la participation d’AngelSpark, 500 Global et Oraseya Capital. Le montant de l’opération n’a pas été rendu public.

Fondée à Dubaï en 2023, XSquare développe une infrastructure destinée à simplifier les paiements B2B, un marché où les entreprises doivent encore composer avec plusieurs prestataires, systèmes bancaires et outils de rapprochement comptable. La startup veut réunir ces opérations derrière une seule intégration.

Concrètement, XSquare fonctionne comme une couche d’orchestration : elle permet aux entreprises de collecter des paiements, régler leurs fournisseurs et automatiser le rapprochement des transactions, sans devoir connecter séparément chaque prestataire. La plateforme s’appuie notamment sur des acteurs comme Telr, Geidea, VaultsPay, Spare et TESS Payments. Le partenariat avec Spare permet notamment d’intégrer le « Pay by Bank » dans les flux de paiement B2B, avec des règlements quasi instantanés et potentiellement moins coûteux que les paiements par carte.

Autre volet stratégique: son partenariat avec Mastercard. XSquare permet aux entreprises d’utiliser leurs cartes corporate pour payer des fournisseurs, même lorsque ceux-ci n’acceptent pas directement les cartes. Le fournisseur reçoit alors les fonds sur son compte bancaire. XSquare indique que ce modèle peut également transformer certaines dépenses fournisseurs en dépenses éligibles aux mécanismes économiques des cartes professionnelles.

Du marché émirati au Qatar, puis à l’Arabie saoudite

Après son lancement aux Émirats arabes unis, XSquare a étendu ses activités au Qatar, où elle dispose d’une présence au Qatar Financial Centre et travaille avec des banques et des prestataires de paiement locaux. Son partenariat avec TESS Payments, prestataire agréé par la Qatar Central Bank, constitue notamment une brique de son infrastructure locale.

Cette implantation qatarie constitue sa première expansion hors des Émirats. La prochaine étape annoncée est désormais l’Arabie saoudite, parallèlement au développement de nouveaux partenariats bancaires et de paiement. Les fonds fraîchement levés doivent servir à renforcer cette infrastructure, élargir le réseau de partenaires et recruter davantage dans les équipes techniques et commerciales.

Pour XSquare, l’enjeu dépasse donc le simple paiement en ligne : la startup cherche à devenir une infrastructure financière B2B unifiée pour les entreprises du GCC, en reliant facturation, encaissements, paiements fournisseurs et réconciliation sur une même plateforme. Son architecture est présentée comme non-custodiale : les fonds transitent par des prestataires de paiement agréés plutôt que par le bilan de XSquare.

L’article XSquare lève un tour pre-seed pour accélérer son infrastructure de paiements B2B dans le Golfe est apparu en premier sur Managers.

  •  

Trois startups tunisiennes s’envolent vers San Francisco pour la finale du Startup World Cup

Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec représenteront la Tunisie à la finale mondiale du Startup World Cup, prévue en novembre à San Francisco. Une nouvelle étape internationale pour trois jeunes pousses issues de la sélection tunisienne organisée lors du Tunisia Digital Summit.

La Tunisie aura trois représentantes à la prochaine finale mondiale du Startup World Cup. Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec ont décroché leur qualification à l’issue de la finale régionale organisée les 22 et 23 avril à Tunis, dans le cadre de la 10e édition du Tunisia Digital Summit. La sélection avait attiré plus de 160 candidatures. Dix startups avaient finalement été retenues pour présenter leurs projets devant un jury d’investisseurs et d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial.

À l’issue de cette compétition, Pwn & Patch a remporté la première place. La startup spécialisée dans la cybersécurité développe notamment des solutions liées à la sécurité offensive et à la détection des menaces. Elle sera la représentante tunisienne engagée dans la compétition mondiale pour le grand prix. Pixii Motors a obtenu la deuxième place. La startup travaille sur des solutions de mobilité durable, notamment autour de la mobilité électrique. WaterSec, classée troisième, développe de son côté des solutions de gestion intelligente de l’eau en s’appuyant notamment sur l’intelligence artificielle et l’IoT.

Une échéance en novembre

Les trois startups prendront la direction de San Francisco en novembre 2026 pour participer aux différentes étapes de la finale mondiale. Le programme prévoit les demi-finales les 4 novembre et la grande finale le 6 novembre au Hilton San Francisco. L’enjeu financier est important : le vainqueur mondial du Startup World Cup recevra 1 million de dollars sous forme d’investissement. Selon les règles de la compétition, ce financement peut prendre la forme d’une prise de participation ou d’un instrument convertible, selon la situation de la startup. Au-delà du montant, la qualification offre surtout aux trois entreprises tunisiennes une occasion de se confronter à des startups venues de nombreux marchés et de rencontrer investisseurs, partenaires et potentiels clients à l’échelle internationale.

L’article Trois startups tunisiennes s’envolent vers San Francisco pour la finale du Startup World Cup est apparu en premier sur Managers.

  •  

Jem lève 8,4 millions de dollars pour digitaliser la gestion des salariés sans bureau

La startup sud-africaine Jem vient de lever 8,4 millions de dollars en série A, dans un tour mené par Quona Capital, avec la participation de University Technology Fund, E4E, Next176/FutureGrowth et plusieurs investisseurs individuels. Basée au Cap, l’entreprise veut accélérer le développement de sa plateforme destinée aux travailleurs « deskless », c’est-à-dire aux salariés qui travaillent sans poste informatique ni bureau.

Lancée sur WhatsApp, la plateforme permet notamment aux salariés de recevoir leurs fiches de paie, effectuer des demandes de congé, consulter certaines informations RH ou encore accéder à des services financiers. Jem a également développé des fonctions de gestion du temps et des présences, de communication interne et d’accompagnement financier. Le modèle semble déjà avoir trouvé son marché. Jem revendique plus de 250 000 travailleurs et plus de 200 entreprises clientes. Parmi les entreprises citées par la startup figurent KFC, McDonald’s, Edgars, Illovo, Servest et Bidvest.

Un logiciel pensé pour les salariés éloignés du numérique

Jem part d’un constat simple : une grande partie des outils RH sont conçus pour des employés disposant d’un ordinateur, d’une adresse e-mail professionnelle ou d’une application dédiée. Or, selon l’entreprise, 75 % des salariés sud-africains travaillent sur le terrain plutôt que derrière un bureau. La startup mise donc sur un outil déjà présent sur les téléphones des salariés : WhatsApp. L’objectif est de réduire les barrières d’accès aux services RH et financiers, sans imposer le téléchargement d’une nouvelle application. Fondée en 2020 sous le nom de SmartWage, Jem avait initialement développé un service permettant aux salariés d’accéder à une partie de leur salaire déjà gagné. L’entreprise s’est ensuite repositionnée vers une plateforme plus large de gestion des effectifs et a adopté le nom Jem en 2022. Avec cette nouvelle levée, l’entreprise veut accélérer le lancement de nouveaux services. Son offre doit notamment s’élargir vers la formation, les outils de gestion des équipes, les services financiers, l’assurance et d’autres avantages destinés aux salariés.

L’article Jem lève 8,4 millions de dollars pour digitaliser la gestion des salariés sans bureau est apparu en premier sur Managers.

  •  

IA: les grands modèles restent difficiles à contenir, selon une nouvelle étude

Les principaux acteurs de l’intelligence artificielle ont encore du mal à démontrer qu’ils peuvent maîtriser totalement les systèmes qu’ils développent. C’est la conclusion d’une nouvelle évaluation de Guidelight AI Standards, qui pointe des lacunes persistantes en matière de contrôle, de surveillance et de sécurité chez cinq grands acteurs du secteur: OpenAI, Anthropic, Google, xAI et Meta. Le constat est particulièrement préoccupant à mesure que les modèles deviennent plus autonomes. Certains agents d’IA ont déjà réussi, lors de tests, à sortir de leur environnement prévu et à exploiter des vulnérabilités dans d’autres infrastructures.

Guidelight a évalué les entreprises sur six grands axes de contrôle, notamment la capacité à surveiller les modèles, à empêcher certaines actions, à détecter les comportements problématiques et à faire vérifier les dispositifs de sécurité par des tiers. OpenAI et Anthropic obtiennent les meilleures évaluations, avec un C+. Google obtient D+, xAI D-, tandis que Meta reçoit un F, selon l’étude rapportée par Reuters. Pour Guidelight, le problème ne se limite donc pas à la capacité d’un modèle à produire une réponse indésirable. Il concerne surtout la possibilité qu’un système autonome contourne les mécanismes censés limiter ses actions.

L’organisation recommande notamment aux entreprises de maintenir des systèmes permettant de voir ce que fait un modèle en interne, de rechercher automatiquement les comportements préoccupants, de bloquer certaines actions critiques et de prévoir un plan de réaction en cas de perte de contrôle.

Cette évaluation intervient alors qu’OpenAI renforce justement ses dispositifs de sécurité.

Après un incident survenu lors d’une évaluation de capacités cyber, OpenAI a indiqué que ses modèles avaient identifié et exploité plusieurs vulnérabilités dans son environnement de recherche et dans l’infrastructure de Hugging Face. L’entreprise affirme depuis renforcer le confinement, les contrôles d’accès, la surveillance et les pratiques d’évaluation. OpenAI développe également la surveillance de la «chain of thought», c’est-à-dire du raisonnement généré par certains modèles avant leur réponse finale. L’objectif est de détecter plus tôt des comportements problématiques. Mais OpenAI reconnaît elle-même une limite importante: un modèle suffisamment avancé pourrait potentiellement apprendre à contourner ou à tromper ce type de surveillance. En parallèle, l’entreprise poursuit le déploiement de protections spécifiques pour les adolescents, avec notamment des contrôles parentaux, une réduction automatique des contenus sensibles et la possibilité de désactiver certaines fonctionnalités.

 

L’article IA: les grands modèles restent difficiles à contenir, selon une nouvelle étude est apparu en premier sur Managers.

  •  

Saadia Zahidi devient la première femme à diriger l’IATA, après plus de 20 ans au WEF

Saadia Zahidi deviendra, le 1er novembre 2026, la première femme à diriger l’Association internationale du transport aérien (IATA). Le conseil d’administration de l’organisation a annoncé sa nomination le 23 juillet. Elle sera la neuvième personne à occuper le poste de directrice générale depuis la création de l’IATA en 1945.

Zahidi succédera à Willie Walsh, qui a quitté ses fonctions fin juillet. D’ici à son arrivée, la direction générale est assurée par intérim par Sandrine Le Borgne, directrice financière et vice-présidente senior chargée des services corporate de l’IATA. La nouvelle directrice générale arrive du Forum économique mondial (WEF), où elle a passé plus de vingt ans. Elle y était directrice générale et membre du comité de direction, tout en dirigeant le Centre for the New Economy and Society.

Son parcours est davantage orienté vers l’économie, les politiques publiques, l’emploi et les transformations du marché du travail que vers la gestion d’une compagnie aérienne. Elle a notamment participé à la création des rapports du WEF sur l’avenir des emplois, la croissance et les écarts entre les femmes et les hommes. Économiste de formation, Saadia Zahidi est diplômée de Smith College, du Graduate Institute de Genève et de Harvard. Elle détient les nationalités suisse et pakistanaise.

À la tête de l’IATA, Zahidi devra représenter les intérêts d’un secteur confronté à des enjeux de plus en plus complexes, notamment les évolutions technologiques, les tensions géopolitiques et la transition vers une croissance plus durable. L’organisation représente plus de 370 compagnies aériennes, qui assurent environ 85% du trafic aérien mondial. Elle joue notamment un rôle dans la définition de standards communs et dans la représentation du secteur auprès des gouvernements et des autres acteurs de l’aviation.

Cette nomination marque donc un changement important pour l’IATA: pour la première fois, l’organisation sera dirigée par une femme, une dirigeante issue du monde de l’économie internationale et des politiques publiques plutôt que du secteur aérien lui-même.

L’article Saadia Zahidi devient la première femme à diriger l’IATA, après plus de 20 ans au WEF est apparu en premier sur Managers.

  •  

Investissements internationaux : la Tunisie attire davantage de capitaux au premier semestre 2026

La Tunisie a attiré 1,929 milliard de dinars d’investissements internationaux au premier semestre 2026, soit une progression de 11,5% sur un an et de 41,7% par rapport à la même période de 2024, selon les données publiées par la Fipa.

L’essentiel de ces flux provient des investissements directs internationaux, qui ont atteint 1,9118 milliard de dinars. Leur répartition montre une forte concentration sur l’industrie : les industries manufacturières représentent 72% des investissements, devant l’énergie (19%), les services (7,7%) et l’agriculture (1,3%). Pour les entreprises et investisseurs, le signal est surtout à chercher dans cette concentration sectorielle. L’industrie reste de loin le principal point d’ancrage des capitaux étrangers, tandis que l’énergie conserve une place importante dans les nouveaux investissements.

Autre indicateur à surveiller : les investissements de portefeuille ont bondi de 81,3% sur un an, pour atteindre 17,7 millions de dinars. Même si leur montant reste nettement inférieur aux investissements directs, cette hausse traduit un regain d’intérêt pour les actifs financiers tunisiens.

Au total, les chiffres du premier semestre 2026 montrent une accélération des flux internationaux vers la Tunisie, avec une dynamique particulièrement marquée dans les activités industrielles et énergétiques.

L’article Investissements internationaux : la Tunisie attire davantage de capitaux au premier semestre 2026 est apparu en premier sur Managers.

  •  

La Tunisie renforce son excédent alimentaire, mais…

La balance commerciale alimentaire tunisienne a dégagé un excédent de 1.006,6 millions de dinars (MD) au cours des sept premiers mois de 2026, contre 823,8 MD sur la même période de 2025. Cette amélioration intervient alors que les importations alimentaires continuent d’augmenter, notamment sous l’effet des achats de céréales. Sur la période, les exportations alimentaires ont progressé de 23,4% en valeur, tandis que les importations ont augmenté de 23,6%. Le taux de couverture s’établit ainsi à 121,5% à fin juillet 2026, contre 121,8% un an auparavant.

L’amélioration de la balance alimentaire repose principalement sur la performance de l’huile d’olive, dont les exportations ont augmenté de 43,4%. Cette progression a largement contribué à absorber la hausse de 20,9% des importations de céréales.

Mais la hausse des volumes exportés ne s’est pas accompagnée d’une amélioration des prix. Le prix moyen de l’huile d’olive à l’export est descendu à 12,47 dinars/kg, en baisse de 3% sur un an. Côté approvisionnement, les prix à l’importation ont reculé pour plusieurs céréales : -13,5% pour le blé dur, -6% pour le blé tendre et -3% pour le maïs. L’orge fait exception, avec une hausse de 3,4%.

La performance du secteur alimentaire contraste avec l’évolution de la balance commerciale globale. Le déficit commercial de la Tunisie a atteint 14.957,6 MD à fin juillet 2026, en hausse de 25,7% par rapport aux 11.904,2 MD enregistrés un an plus tôt. Les importations totales ont progressé de 13,7%, à 55.596 MD, tandis que les exportations ont augmenté de 9,9%, à 40.638,4 MD.

Dans ce contexte, les produits alimentaires représentent 8,4% des importations totales du pays, contre 14% des exportations. L’excédent dégagé par le secteur alimentaire a ainsi permis de compenser 6,7% du déficit commercial global au cours des sept premiers mois de l’année.

L’article La Tunisie renforce son excédent alimentaire, mais… est apparu en premier sur Managers.

  •  

Bourse de Tunis: 2026, l’année pour relancer les introductions en Bourse?

Après plusieurs années de ralentissement, la Bourse de Tunis identifie en 2026 une fenêtre favorable pour relancer les introductions en Bourse. Liquidités disponibles, baisse des taux et forte progression du Tunindex créent un contexte plus propice au financement des entreprises par le marché.

Le constat de la Bourse de Tunis est clair: le marché tunisien des IPO a besoin d’un nouveau souffle. Entre 2008 et 2025, 41 entreprises ont rejoint la cote, pour un total de 1,451 milliard de dinars levés. Mais depuis 2017, le rythme s’est nettement essoufflé, avec environ une introduction par an en moyenne. Après deux années sans aucune IPO en 2023 et 2024, seule BNA Assurances a fait son entrée en 2025. 

La situation du marché est aujourd’hui différente. Au 4 août 2026, la liquidité en circulation atteignait 29,8 milliards de dinars. Les taux d’intérêt sont également en baisse, tandis que l’inflation s’est établie à 5,1% en juillet.

Surtout, le marché actions affiche une forte dynamique: le Tunindex progressait de 44,92% au 17 août 2026. Les échanges suivent la même tendance, avec 2,532 milliards de dinars de capitaux traités sur les titres de capital sur une année glissante, soit plus du double du niveau enregistré un an auparavant (+105%). Pour la Bourse, ces indicateurs convergent vers un environnement plus favorable au financement par le marché.

L’intérêt de la Bourse ne se limite pas à céder des participations. Sur les 41 IPO réalisées depuis 2008, 49% étaient des opérations de «cash in», c’est-à-dire des émissions destinées à apporter de nouveaux capitaux à l’entreprise. Les opérations mixtes représentent 20%. La Bourse reste donc un levier potentiel pour financer l’expansion, les investissements et la croissance des entreprises tunisiennes. Mais le potentiel reste largement inexploité. Certains secteurs importants de l’économie, notamment les télécoms, l’énergie et les mines, sont encore absents de la cote. La Bourse estime que leur présence pourrait contribuer à élargir le marché et attirer de nouveaux investisseurs.

Relancer les IPO ne dépendra toutefois pas uniquement de la conjoncture. La Bourse pointe plusieurs chantiers: diversifier les secteurs représentés, renforcer la présence des investisseurs institutionnels et redynamiser le marché alternatif, notamment pour les PME. Autre sujet sensible: la suppression en 2025 de l’avantage fiscal accordé aux sociétés qui s’introduisent en Bourse pourrait freiner les futures opérations. La Bourse plaide ainsi pour une adaptation du cadre réglementaire et un réexamen des mécanismes d’incitation à la cotation.

En résumé, le potentiel existe: 41 introductions contre 16 sorties entre 2008 et 2025, soit un solde positif de 25 sociétés. Reste désormais à transformer les conditions favorables de 2026 en nouvelles introductions et, surtout, à faire de la Bourse un outil de financement plus accessible et plus attractif pour les entreprises tunisiennes.

L’article Bourse de Tunis: 2026, l’année pour relancer les introductions en Bourse? est apparu en premier sur Managers.

  •  

Dalia Elleuch Sallem entre dans la course au TOYP 2026 de la JCI

La chercheuse tunisienne Dalia Elleuch Sallem fait partie des candidats au programme Ten Outstanding Young Persons (TOYP) 2026 de la Junior Chamber International (JCI). Elle est présentée par la JCI Sousse dans la catégorie « Academic Leadership and/or Accomplishment », qui distingue les parcours et réalisations académiques remarquables.

La chercheuse a elle-même annoncé le début de cette nouvelle étape sur LinkedIn. Il ne s’agit toutefois pas encore d’une victoire : sa candidature s’inscrit dans le processus de sélection du TOYP, un programme international qui met en avant de jeunes profils ayant un impact dans leur domaine.

Créé en 1983, le TOYP distingue chaque année des jeunes de moins de 40 ans dans plusieurs domaines, allant de l’entrepreneuriat et de l’innovation scientifique au leadership académique, à l’action humanitaire ou encore à l’innovation médicale. À l’échelle internationale, dix lauréats sont finalement retenus parmi les candidatures reçues.

Un nouveau chapitre après plusieurs distinctions internationales

Cette candidature arrive après une série de reconnaissances qui ont marqué le parcours récent de Dalia Elleuch Sallem.

En mars 2026, la chercheuse avait reçu le Rising Star Award du consortium international DISCOURSE, spécialisé dans l’étude de la pensée, du langage et de la communication dans la psychose. Ses travaux portent notamment sur les liens entre langage, cerveau et troubles psychiatriques ou neurologiques, avec des applications potentielles dans l’évaluation clinique, le diagnostic précoce et les stratégies thérapeutiques.

Deux mois plus tard, elle avait également été distinguée à Washington D.C. par un Fellowship Award lors de la Tau Global Conference 2026. La récompense, attribuée par l’Alzheimer’s Association, la Rainwater Charitable Foundation et CurePSP, mettait en avant ses contributions à la recherche sur les maladies neurodégénératives.

L’article Dalia Elleuch Sallem entre dans la course au TOYP 2026 de la JCI est apparu en premier sur Managers.

  •  

HeyBreezAI lève 2,5 millions de dollars pour industrialiser les agents vocaux IA

La startup HeyBreezAI vient de boucler un tour de table Seed de 2,5 millions de dollars, mené par Lunara Partners, avec la participation de Jabbar Internet Group et DASH Ventures. La levée, présentée comme sursouscrite, intervient quelques mois seulement après un financement de pré-amorçage de 1,3 million de dollars.

Fondée en 2025 par Karim Malhas, HeyBreezAI développe une infrastructure destinée aux entreprises qui souhaitent déployer des agents vocaux capables de gérer des conversations téléphoniques de manière autonome. Son approche ne se limite pas à faire parler un agent IA : la startup veut prendre en charge toute la chaîne opérationnelle qui permet à ces systèmes de fonctionner à grande échelle.

La plateforme couvre notamment la téléphonie, les rappels, les relances, les intégrations avec les systèmes existants ainsi que les différents workflows déclenchés autour d’une interaction vocale. L’objectif est de permettre aux entreprises d’automatiser des opérations téléphoniques sans devoir construire elles-mêmes toute l’infrastructure technique nécessaire. Le site de HeyBreez présente notamment une architecture combinant orchestration en temps réel, exécution de fonctions, callbacks, coordination de plusieurs agents et intégrations téléphoniques.

Plus d’un million d’appels par mois

Cette nouvelle levée intervient alors que HeyBreez affirme avoir franchi un cap important en matière d’utilisation. Selon les informations communiquées par la startup, sa plateforme traite désormais plus d’un million d’appels par mois, tandis que certains clients atteignent jusqu’à 10 000 appels sortants par jour.

Pour une jeune entreprise créée en 2025, cette traction constitue un signal important : le marché visé n’est plus uniquement celui des démonstrations de voice AI, mais celui des entreprises qui cherchent à intégrer ces technologies dans leurs opérations quotidiennes. Le financement doit justement permettre à HeyBreez de renforcer son infrastructure, d’accélérer le développement de son produit et d’étoffer ses équipes commerciales. La startup prévoit également de poursuivre son expansion sur plusieurs marchés, notamment en Amérique, en Europe, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient.

Le positionnement de HeyBreez est révélateur d’une évolution du marché de l’IA vocale. La bataille ne se joue plus uniquement sur la capacité d’un modèle à comprendre et à répondre à un interlocuteur. Pour les entreprises, l’enjeu est désormais de faire fonctionner ces agents dans des environnements réels : appeler un client, récupérer une information, déclencher une action, effectuer une relance ou transmettre le résultat à un autre système. C’est précisément sur cette couche opérationnelle que HeyBreez cherche à se positionner. La startup décrit sa technologie comme une infrastructure pour l’IA vocale, plutôt qu’un simple chatbot téléphonique.

Cette stratégie prend aussi une dimension régionale. En avril 2026, HeyBreez s’est associée à Arabic.AI afin de combiner son infrastructure vocale avec des capacités de compréhension de l’arabe et de ses principaux dialectes. Le partenariat vise notamment les entreprises et les administrations du Moyen-Orient et cible un marché de plus de 400 millions de locuteurs arabophones.

La nouvelle opération confirme surtout l’accélération de HeyBreez. En début d’année, la startup avait annoncé un financement de 1,3 million de dollars en pre-seed, mené par Wamda Capital, avec FENA Holdings et DASH Ventures. Quelques mois plus tard, elle passe donc au Seed avec un financement presque deux fois supérieur. Pour les investisseurs, le pari porte désormais moins sur la démonstration de la technologie que sur sa capacité à devenir une infrastructure utilisée à grande échelle par les entreprises. Pour HeyBreez, le prochain défi sera clair : transformer cette traction commerciale en croissance durable, tout en maintenant la fiabilité nécessaire à des opérations téléphoniques qui peuvent désormais se compter en millions d’appels.

L’article HeyBreezAI lève 2,5 millions de dollars pour industrialiser les agents vocaux IA est apparu en premier sur Managers.

  •  

Manzah, Radès : une nouvelle responsable pour piloter les grands projets sportifs

Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat vient de désigner , ingénieure générale, à la tête de l’unité de gestion par objectifs chargée du suivi de plusieurs grands projets d’infrastructures sportives dans le Grand Tunis.

La nomination, actée par une décision du ministre de l’Équipement et de l’Habitat datée du 10 août 2026 et publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 18 août, concerne notamment les projets d’aménagement du complexe sportif d’El Menzah et du stade olympique de Radès.

Nadia Mazni aura ainsi la responsabilité de l’unité chargée de la réalisation des projets d’aménagement du stade olympique d’El Menzah, de la piscine olympique d’El Menzah et du Palais des sports d’El Menzah, ainsi que de l’aménagement du stade olympique de Radès.

Cette nomination intervient alors que ces infrastructures figurent parmi les équipements sportifs majeurs du pays et nécessitent des opérations de rénovation et de mise à niveau importantes. Le nouveau dispositif place donc sous une même unité le pilotage de plusieurs projets stratégiques pour les infrastructures sportives nationales. Sur le plan administratif, la décision précise que Nadia Mazni bénéficiera des indemnités et avantages liés au poste de directeur d’administration centrale, conformément à l’article 5 du décret n°742 de 2023, daté du 1er décembre 2023.

Au-delà de la nomination, l’enjeu sera surtout celui de l’exécution : coordination des travaux, suivi des projets et respect des délais devront désormais traduire cette nouvelle organisation en résultats concrets sur le terrain.

L’article Manzah, Radès : une nouvelle responsable pour piloter les grands projets sportifs est apparu en premier sur Managers.

  •  

FTAV: six nouvelles commissions pour structurer les grands chantiers du tourisme tunisien

La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) a dévoilé les noms des professionnels élus à la présidence de six de ses commissions spécialisées. Ces nominations viennent achever la constitution de ces structures au sein de la fédération.

Nouha Kzedri prend la présidence du Comité Durabilité, tandis que Haifa Chtioui est nommée à la tête de la Commission Chasse & Pêche. Du côté des activités touristiques et des transports, Ali Fraj préside désormais la Commission Tourisme Médical, Adnane Frafar la Commission Transport Terrestre et Faouzi Bouguila la Commission Transport Maritime. Enfin, Moez Hattour prend la tête de la Commission Outgoing.

Ces six nominations couvrent plusieurs domaines stratégiques pour les agences de voyages: diversification de l’offre, durabilité, tourisme médical, mobilité et marchés internationaux. La FTAV indique que cette nouvelle organisation doit permettre de mieux représenter les différents métiers du secteur et de porter leurs enjeux au sein de la fédération.

L’article FTAV: six nouvelles commissions pour structurer les grands chantiers du tourisme tunisien est apparu en premier sur Managers.

  •  

Elle ne vient pas de l’IA, mais Google DeepMind lui confie son avenir…

Lila Ibrahim n’est ni chercheuse en intelligence artificielle ni ingénieure spécialisée dans les modèles d’IA. Pourtant, Google DeepMind lui a confié un poste inédit : Chief AI Readiness Officer. Son parcours révèle une autre façon d’accéder aux plus hauts niveaux du secteur technologique.

Le paradoxe est frappant : Lila Ibrahim dirige aujourd’hui une fonction stratégique consacrée à la préparation du monde à l’intelligence artificielle, alors qu’elle n’a pas de formation formelle en IA. Lorsqu’elle rejoint DeepMind en 2018, elle arrive d’ailleurs avec un profil davantage orienté vers les opérations, la stratégie et le management que vers la recherche.

En 2026, Google DeepMind crée pour elle le poste de Chief AI Readiness Officer. Sa mission dépasse le développement technologique : elle travaille avec les gouvernements, les responsables politiques et les acteurs de l’éducation pour les aider à se préparer aux effets de systèmes d’IA de plus en plus performants. Le parcours d’Ibrahim commence loin des laboratoires de la Silicon Valley. À 14 ans, elle passe ses étés dans les champs de maïs de l’Indiana, où elle effectue un travail agricole pénible payé un peu plus d’un dollar de l’heure. Elle grandit dans une famille immigrée aux moyens modestes, avec des parents qui construisent leur carrière aux États-Unis.

Mais son premier avantage professionnel ne sera pas une expertise technique en IA. Ce sera sa capacité de travail. Cette discipline la conduit jusqu’à Purdue University, où elle étudie l’ingénierie électrique. Elle travaille même dans un laboratoire sur l’ADN de drosophiles alors qu’elle est encore au lycée. Son parcours universitaire la mène ensuite vers Intel.

Ibrahim passe près de deux décennies chez Intel, dans des fonctions techniques, commerciales et managériales. Elle finit par devenir Chief of Staff du CEO Craig Barrett, au moment où elle doit notamment gérer des responsabilités considérables tout en élevant des jumelles. Après Intel, elle passe par le capital-risque puis rejoint Coursera, où elle occupe plusieurs fonctions dirigeantes. Le fil conducteur n’est donc pas l’intelligence artificielle. C’est la capacité à comprendre la technologie et à faire fonctionner les organisations qui l’utilisent.

C’est précisément ce profil qui intéresse DeepMind lorsqu’elle rejoint le laboratoire en 2018 comme première Chief Operating Officer. À ce moment-là, elle n’est pas une spécialiste de la recherche en IA. Son rôle consiste plutôt à construire et structurer l’organisation autour de ses scientifiques et de ses ambitions technologiques.

Le nouveau poste d’Ibrahim traduit une évolution importante dans les besoins des entreprises technologiques. À mesure que l’IA sort des laboratoires pour entrer dans les entreprises, les écoles et les administrations, la question n’est plus seulement de savoir comment construire les meilleurs modèles. Il faut aussi savoir comment préparer les organisations à leur utilisation et à leurs conséquences., C’est précisément sur ce terrain que son expérience devient pertinente. Google DeepMind la charge notamment de travailler sur les enjeux liés à la préparation des institutions et de la société à des IA plus puissantes. Google l’identifie désormais officiellement comme Chief AI Readiness Officer dans ses travaux consacrés à l’impact de l’IA sur l’éducation.

 

L’article Elle ne vient pas de l’IA, mais Google DeepMind lui confie son avenir… est apparu en premier sur Managers.

  •  

Douane tunisienne : un nouveau système numérique doit simplifier la gestion des règles d’origine

La douane tunisienne passe à une nouvelle étape dans la digitalisation des procédures. Les travaux techniques pour mettre en place un système électronique intégré de gestion de l’origine des marchandises ont démarré aujourd’hui, lundi 17 août 2026, dans le cadre d’une coopération avec la douane sud-coréenne.

Financé par la partie coréenne, le projet vise à permettre aux entreprises et à l’administration douanière de gérer en ligne les règles d’origine prévues par les accords de libre-échange conclus par la Tunisie.

Pour les opérateurs économiques, l’enjeu est notamment de faciliter le traitement des droits et taxes douaniers applicables en fonction de l’origine des produits. Le futur système doit aussi renforcer la transparence des procédures et limiter les traitements administratifs manuels. L’objectif est de permettre une gestion électronique des règles d’origine, afin de faciliter leur application conformément aux accords commerciaux en vigueur. Cela pourrait notamment rendre les démarches plus lisibles pour les entreprises qui importent ou exportent dans le cadre de ces accords.

Une coopération qui entre dans sa deuxième phase

La rencontre tuniso-coréenne actuelle constitue la deuxième étape du projet. Une première mission, organisée en avril dernier, avait permis d’identifier les besoins et les étapes techniques nécessaires à la conception du système. Les travaux engagés cette semaine se poursuivront jusqu’au 18 septembre 2026. Cette période doit permettre de finaliser la préparation technique nécessaire à la mise en place de la plateforme électronique.

À terme, la douane tunisienne veut ainsi disposer d’un outil permettant de gérer de manière numérique les règles d’origine et de soutenir une application plus efficace des accords de libre-échange.

L’article Douane tunisienne : un nouveau système numérique doit simplifier la gestion des règles d’origine est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’Égypte mise sur l’éolien pour réduire sa facture énergétique

L’Égypte accélère ses investissements dans les énergies renouvelables avec un nouveau projet éolien de 869 MW porté par le français Voltalia. Le gouvernement a donné son feu vert en juin, avec une mise en service commerciale prévue d’ici décembre 2028.

Le projet sera développé sur des terrains attribués par la New and Renewable Energy Authority (NREA). Voltalia s’est engagée à investir initialement 53 millions de dollars et à respecter un calendrier permettant une mise en exploitation commerciale avant la fin de 2028.

Le parc s’inscrit dans une stratégie plus large: Le Caire veut porter la part des énergies renouvelables à 45% du mix électrique en 2028, contre un niveau encore nettement inférieur aujourd’hui. Le gouvernement prévoit notamment de multiplier les projets solaires, éoliens et de stockage afin de renforcer le réseau et de réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

Le projet de Voltalia n’est pas isolé. Le secteur attire plusieurs grands développeurs internationaux. ACWA Power développe ainsi le projet Suez Wind Energy, une centrale éolienne de 1,1 GW dans la région du golfe de Suez, avec un investissement annoncé de 1,5 milliard de dollars et un contrat de vente d’électricité de 25 ans avec l’EETC. Le projet doit pouvoir alimenter l’équivalent d’environ 1,08 million de foyers. De son côté, Scatec avance sur le complexe Obelisk, combinant 1,1 GW de solaire et 100 MW/200 MWh de batteries. La première phase, comprenant 561 MW de solaire et l’intégralité du stockage, a atteint sa mise en service commerciale en février 2026. La seconde phase doit ajouter 564 MW.

Pour Voltalia, le projet de 869 MW représente un changement d’échelle sur le marché égyptien. Le groupe exploite déjà une centrale solaire de 32 MW dans le complexe de Benban, dans le sud du pays. Il travaille également avec TAQA Arabia sur d’autres projets renouvelables, dont un ambitieux projet hybride éolien-solaire autour de Zafarana.

L’Égypte dispose ainsi d’un argument économique majeur: le solaire et l’éolien permettent de produire de l’électricité à partir de ressources locales, sans exposition directe au coût du gaz ou du pétrole nécessaire aux centrales thermiques. Pour un pays qui cherche à renforcer sa sécurité énergétique tout en attirant de nouveaux investissements, chaque nouveau gigawatt renouvelable répond donc à un double objectif: produire davantage et réduire la dépendance aux combustibles.

L’article L’Égypte mise sur l’éolien pour réduire sa facture énergétique est apparu en premier sur Managers.

  •  

Le passeport devient un actif stratégique pour les entrepreneurs

Pour un entrepreneur, un passeport ne détermine plus seulement où il peut voyager. Il peut aussi influencer sa capacité à rencontrer des investisseurs, accéder à des marchés, développer son entreprise ou réagir rapidement à une crise. C’est sur cette nouvelle réalité que s’appuie l’essor de la migration par investissement.

Le phénomène répond à une inégalité très concrète. Selon le Henley Passport Index 2026, les Singapouriens peuvent accéder à 192 destinations sans visa préalable, contre seulement 24 pour les détenteurs du passeport afghan. L’écart atteint ainsi 168 destinations. Cette différence ne se limite pas au tourisme. Pour un dirigeant, chaque procédure de visa peut représenter des délais supplémentaires pour participer à un salon, rencontrer un client, négocier avec un partenaire ou se rendre auprès d’un investisseur.

Dans un environnement où les entreprises se développent rapidement à l’international, la mobilité devient un facteur opérationnel. Un fondateur qui peut se déplacer facilement entre plusieurs marchés dispose d’une plus grande capacité à réagir aux opportunités. Des travaux universitaires consacrés aux passeports et à la mobilité montrent d’ailleurs que les restrictions de visa affectent directement la mobilité géographique et professionnelle.

Le phénomène est particulièrement visible en Afrique. Henley & Partners relève une progression importante des demandes de solutions de résidence et de citoyenneté par investissement sur le continent. Entre 2023 et 2024, les demandes de renseignements ont notamment progressé de 154% au Maroc et en Algérie et de 138% en Égypte.

Pour les entrepreneurs africains, l’enjeu est souvent lié à l’accès aux marchés internationaux. Une étude consacrée aux fondateurs francophones du continent décrit ainsi les délais liés aux visas comme un frein potentiel au développement des startups, notamment lorsqu’il faut rencontrer des investisseurs ou se déployer dans de nouveaux marchés.

Cette évolution ne signifie pas que tous les entrepreneurs cherchent à acheter un deuxième passeport. Les solutions sont plus larges: résidence par investissement, visas pour entrepreneurs, programmes destinés aux investisseurs ou, dans certains pays, accès à la citoyenneté après investissement et respect de conditions précises.

Le rapport Investment Migration Programs 2025 de Henley & Partners recensait 40 programmes de résidence ou de citoyenneté par investissement parmi les principaux dispositifs analysés dans le monde. La Grèce occupait la première place de son classement des programmes de résidence par investissement, tandis que Malte arrivait en tête pour les programmes de citoyenneté analysés.

Le choix ne doit cependant pas se résumer au nombre de pays accessibles sans visa. Les critères à examiner sont beaucoup plus larges: montant de l’investissement, durée et conditions de résidence, fiscalité, stabilité juridique, accès aux marchés, droits de la famille, possibilité de créer une entreprise et règles sur la double nationalité.

Pour les investisseurs fortunés, cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large de diversification géographique. Henley & Partners prévoyait en 2025 le déplacement international de 142 000 personnes fortunées, après 134 000 en 2024. La logique est comparable à celle d’un portefeuille financier: ne pas concentrer tous ses actifs dans une seule juridiction. Une résidence supplémentaire peut offrir une solution de repli ou faciliter l’accès à certains marchés, tandis qu’une citoyenneté supplémentaire peut élargir les possibilités de déplacement. Mais cette stratégie comporte aussi des limites. Les programmes changent, les conditions d’éligibilité évoluent et les règles de visa peuvent être modifiées. L’accès à une résidence ou à une citoyenneté ne garantit donc ni la réussite d’une entreprise ni un avantage fiscal automatique.

Pour les entrepreneurs, le véritable sujet est finalement moins le «passeport puissant» que la capacité à réduire les frictions géographiques qui peuvent ralentir une entreprise internationale. La mobilité devient ainsi un élément de la stratégie patrimoniale et entrepreneuriale, au même titre que la diversification des marchés, des capitaux ou des implantations.

L’article Le passeport devient un actif stratégique pour les entrepreneurs est apparu en premier sur Managers.

  •  

Taxis électriques: la prime de 10 000 dinars ouverte jusqu’au 18 septembre

Les chauffeurs de taxi individuel souhaitant passer à la voiture électrique ont encore quelques semaines pour déposer leur candidature à une aide financière de 10 000 dinars. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) fixe au 18 septembre 2026 à 16h00 la date limite pour bénéficier de cette subvention.

Cette aide s’inscrit dans le cadre du programme visant à accélérer l’adoption de la mobilité électrique en Tunisie. Le dispositif cible spécifiquement l’acquisition de voitures électriques destinées aux taxis individuels. Pour les professionnels du transport, l’enjeu est concret: réduire le coût d’acquisition d’un véhicule électrique tout en préparant une activité moins dépendante des carburants conventionnels.

Le programme est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Sa mise en œuvre en Tunisie est assurée conjointement par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI/UNIDO), l’ANME et le ministère de l’Environnement.

Les candidats doivent respecter les conditions prévues dans l’appel à candidatures. Le dossier doit être déposé avant le 18 septembre à 16h00, délai fixé par l’ANME.

Les conditions détaillées et les modalités de candidature sont disponibles dans le communiqué publié par l’ANME.

L’article Taxis électriques: la prime de 10 000 dinars ouverte jusqu’au 18 septembre est apparu en premier sur Managers.

  •  

Tunisair améliore sa ponctualité: 54% des vols avec moins de 15 minutes de retard

Tunisair a enregistré une amélioration de sa ponctualité au deuxième trimestre 2026. La part des vols accusant moins de 15 minutes de retard est passée de 39 à 54% sur un an. Dans le même temps, la compagnie a transporté 656 248 passagers, soit 1% de moins qu’au deuxième trimestre 2025.

L’activité reste toutefois contrastée. Le coefficient de remplissage a reculé à 71,6%, contre 75,2% un an plus tôt, alors que l’offre a légèrement progressé, avec 1,42 milliard de sièges-kilomètres offerts contre 1,39 milliard au deuxième trimestre 2025. La part de marché de Tunisair s’est, elle, établie à 20,5%, contre 20,1% au deuxième trimestre 2025. La compagnie exploitait toujours 19 avions. Leur utilisation moyenne a néanmoins augmenté, atteignant 9,97 heures par jour et par appareil, contre 8,70 heures un an auparavant. Le nombre total d’heures de vol a progressé de 3%, à 13 559 heures.

Le fret affiche une évolution plus favorable. Le tonnage transporté a atteint 1 839 tonnes, contre 1 302 tonnes au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 41%. Les tonnes-kilomètres transportées ont augmenté de 13%, tandis que le coefficient de chargement est resté presque stable, à 62,4% contre 62,7%.

La principale hausse de charges concerne le carburant. Les dépenses sont passées de 85 à 164 millions de dinars, soit une progression de 93%. Tunisair attribue cette hausse à la flambée des cours du Brent et à l’élargissement du crack spread entre le Brent et le kérosène aviation Jet A-1. Selon la compagnie, le prix moyen de la tonne de Jet A-1 a quasiment doublé au deuxième trimestre 2026.
Les charges d’entretien et de réparation ont également fortement augmenté, passant de 8 à 29 millions de dinars, soit +263%. Les dépenses d’assistance au sol ont progressé de 16%, celles de catering de 9% et les charges de personnel de 13%. À l’inverse, le coût de location des avions a diminué de 19%.

L’endettement de Tunisair s’est établi à 728 millions de dinars, contre 594 millions au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 23%. La compagnie explique cette progression par la mise en place de nouveaux crédits en 2025 et au début de 2026. Les charges financières ont également augmenté, passant de 6 à 11 millions de dinars, soit +83%. En revanche, les liquidités et équivalents de liquidité ont atteint 153 millions de dinars, contre 90 millions un an auparavant.

L’article Tunisair améliore sa ponctualité: 54% des vols avec moins de 15 minutes de retard est apparu en premier sur Managers.

  •  

La Tunisie produit plus d’électricité, mais reste dépendante des importations

La production nationale d’électricité a progressé de 5% au premier semestre 2026, atteignant 9 550 GWh à fin juin, contre 9 058 GWh un an plus tôt. Cette hausse s’accompagne toutefois d’une dépendance persistante aux achats extérieurs, principalement auprès de l’Algérie, qui ont couvert 10% des besoins du marché local sur la période.

Selon le rapport de conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM), la production destinée au marché local a augmenté de 4%. La STEG reste largement dominante dans le paysage électrique tunisien, avec 91% de la production nationale à fin juin.

Les énergies renouvelables représentent désormais 9,2% de la production électrique nationale. La progression est également visible du côté de l’autoproduction: environ 500 MW de capacités photovoltaïques ont été installées sur les toitures résidentielles, tandis que 130 MW supplémentaires sont déployés sur les réseaux moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

La pointe de consommation électrique a atteint 4 750 MW, en hausse de 5% par rapport aux 4 531 MW enregistrés à fin juin 2025. Cette progression intervient alors même que les ventes d’électricité n’ont augmenté que de 1% sur un an.

Dans le détail, les ventes aux clients de haute tension ont reculé de 5%, tandis que celles des clients moyenne tension ont progressé de 1%. Pour la basse tension, largement dominée par les ménages, l’ONEM appelle toutefois à la prudence: la facturation bimestrielle et le recours à des estimations pour une partie des factures ne permettent pas encore de mesurer précisément la consommation réelle.

Les industriels restent les principaux consommateurs d’électricité parmi les clients haute et moyenne tension. Ils représentent 59% de leur demande totale à fin juin 2026. Les évolutions divergent toutefois selon les branches. L’industrie chimique et pétrolière a réduit sa consommation de 5%, tandis que celle des matériaux de construction a diminué de 2%. À l’inverse, l’industrie du papier et de l’édition a enregistré une progression de 8%, et le pompage agricole de 6%.

L’article La Tunisie produit plus d’électricité, mais reste dépendante des importations est apparu en premier sur Managers.

  •  

En Arabie saoudite, Pinnacle lance un fonds pour financer les entreprises tech en croissance

La société d’investissement saoudienne Pinnacle Capital lance un nouveau fonds de capital-risque dédié aux entreprises technologiques déjà en phase de croissance. Le fonds investira à la fois dans de nouvelles levées de fonds et dans des transactions secondaires, permettant à certains investisseurs de vendre leurs participations.

L’objectif est de répondre à un besoin qui grandit avec la maturité de l’écosystème saoudien: les startups qui ont dépassé leur phase de démarrage ont encore des difficultés à trouver des financements importants et des opportunités de sortie. Le fonds ciblera principalement la fintech, l’e-commerce, la santé et le lifestyle, ainsi que les technologies liées au développement urbain de Riyad: immobilier, logement, mobilité et services urbains.

Pinnacle estime que ces secteurs bénéficient de tendances de fond en Arabie saoudite, notamment la digitalisation des services financiers, la croissance du commerce en ligne et la transformation rapide des villes. Avec les investissements secondaires, le fonds veut également apporter davantage de liquidité au marché. Concrètement, des fondateurs ou investisseurs existants pourront céder une partie de leurs participations sans attendre une introduction en Bourse ou un rachat de l’entreprise.

Le lancement marque ainsi une nouvelle étape pour le capital-risque saoudien: au-delà du financement des startups, l’enjeu devient désormais d’accompagner leur croissance et de faciliter les sorties des investisseurs.

L’article En Arabie saoudite, Pinnacle lance un fonds pour financer les entreprises tech en croissance est apparu en premier sur Managers.

  •  
❌