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Quand l’impression 3D s’invite au bloc opératoire. La promesse de ZCare en Tunisie

À 34 ans, Haythem Zouaoui a décidé de ne plus laisser de place au hasard derrière le scalpel. Le CEO de Zcare propose une innovation qui permet littéralement de toucher du doigt la solution avant même d’entrer au bloc opératoire. Sa startup ne se contente pas de fournir du matériel, elle offre une véritable répétition générale grâce à l’impression 3D.

Longtemps limités à des clichés en deux dimensions pour planifier leurs gestes, les chirurgiens passent désormais à une ère physique. En transformant les données d’un scanner ou d’une IRM en un organe palpable, Zcare permet aux médecins de s’exercer sur une réplique exacte du patient. Cette approche sur mesure change la donne pour des interventions complexes, notamment dans la chirurgie tumorale où l’anatomie est souvent imprévisible. Le gain n’est pas seulement technologique, il est aussi vital pour le patient car cette préparation millimétrée réduit considérablement le temps passé sous anesthésie. La précision obtenue permet de minimiser les risques d’infection et de limiter les pertes sanguines durant l’acte. Pour illustrer ce saut qualitatif, une opération ainsi anticipée peut nécessiter seulement deux poches de sang au lieu de trois habituellement. Sur le plan économique, Zcare marque aussi des points en évitant aux structures de santé des investissements colossaux. Contrairement à des systèmes de neuronavigation qui coûtent entre trois et quatre millions de dinars, cette aide chirurgicale est accessible sans achat de matériel lourd par les cliniques ou les hôpitaux. Cette agilité permet à la startup de s’imposer comme pionnière dans la région MENA, avec des collaborations déjà actives en Égypte et en Arabie Saoudite. L’entreprise mise également sur une sécurité exemplaire avec une certification ISO 13485 garantissant l’anonymisation et l’archivage des données médicales sur plus de dix ans. Alors que Zcare lorgne désormais sur le marché européen, l’équipe investit massivement dans la recherche et le développement pour passer des maquettes physiques aux hologrammes grâce à la réalité virtuelle.

Au-delà de la performance commerciale, Haythem Zouaoui voit dans cette réussite un enjeu de souveraineté nationale. En développant ces dispositifs médicaux localement, la Tunisie réduit sa dépendance aux importations et renforce son autonomie sanitaire. Zcare ne se contente donc pas de suivre la technologie, elle dessine les contours d’une médecine tunisienne plus sûre et plus indépendante.

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Africa’s Fastest-Growing Companies 2026 : la Tunisie entre dans le Top 5 africain avec six entreprises classées

La Tunisie fait son entrée parmi les cinq pays africains les plus représentés dans le classement «Africa’s Fastest-Growing Companies 2026», publié par le Financial Times et Statista. Six entreprises tunisiennes figurent cette année dans le Top 130 des sociétés africaines ayant enregistré la plus forte croissance entre 2021 et 2024.  La Tunisie occupe ainsi la 5e place africaine en nombre d’entreprises classées, derrière l’Afrique du Sud (51 entreprises), le Kenya (17), le Nigeria (16) et l’île Maurice (12). Plus de 9 000 sociétés africaines ont été évaluées pour cette édition, mais seules 130 ont été retenues.

Le classement 2026 est largement dominé par les secteurs de la fintech, des services numériques et de la technologie. Parmi les entreprises arrivées en tête figurent notamment des sociétés égyptiennes, nigérianes, kényanes et sud-africaines spécialisées dans les paiements digitaux, les services financiers et les solutions technologiques.

Le Top 10 comprend notamment:

  1. Thndr (Égypte) – fintech
  2. Entreprise technologique sud-africaine
  3. Société kényane de services numériques
  4. Entreprise nigériane de fintech
  5. Groupe africain de services financiers
  6. Société technologique panafricaine
  7. Heirs Life Assurance (Nigeria)
  8. Entreprise spécialisée dans les paiements digitaux
  9. Société de services numériques
  10. Entreprise opérant dans les technologies financières

 

Six entreprises tunisiennes distinguées

Les entreprises tunisiennes retenues couvrent plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale, allant du numérique à l’industrie pharmaceutique.

Les six sociétés tunisiennes classées sont :

GOMYCODE (74e), spécialisée dans l’EdTech et la formation numérique ; Hannibal Lease (84e), active dans les services de leasing ; MS Solutions (92e), spécialisée dans les technologies de paiement ; Sotetel (99e), opérant dans les télécommunications ;  Unimed (103e), groupe pharmaceutique ;  Land’Or (111e), entreprise agroalimentaire.

Cette présence tunisienne illustre particulièrement la progression des entreprises technologiques et financières locales sur le marché africain. Trois des six sociétés tunisiennes classées évoluent dans les secteurs de la fintech, des technologies de paiement et de l’EdTech.

Pour établir ce classement, le Financial Times et Statista ont pris en compte les entreprises africaines indépendantes ayant enregistré une forte croissance organique de leur chiffre d’affaires, passé d’au moins 100 000 dollars en 2021 à plus de 1,5 million de dollars en 2024.

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LegalPlace lève 70 millions d’euros et rachète Legalstart pour accélérer sa domination

La legaltech française LegalPlace vient de lever 70 millions d’euros et de racheter son concurrent historique Legalstart. Cette double opération marque un tournant majeur dans la structuration du marché des services juridiques aux entrepreneurs en France.

Dix ans après sa création, la plateforme, spécialisée dans la création et la gestion d’entreprises, attire des investisseurs de premier plan, dont XAnge, Eurazeo et Move Capital. Il convient de noter que cette levée intervient quatre ans après un précédent tour de table de 20 millions d’euros, traduisant une accélération nette de sa trajectoire.

L’acquisition de Legalstart permet au nouvel ensemble de couvrir près de 20% des créations d’entreprises en France, positionnant LegalPlace comme un acteur incontournable, à un niveau comparable à celui de Qonto sur le segment des services aux PME et indépendants. Ce rapprochement s’inscrit dans une dynamique de consolidation face à une concurrence de plus en plus structurée. À travers cette opération, LegalPlace ambitionne de devenir un véritable guichet unique de l’entrepreneur, en intégrant l’ensemble des services administratifs, juridiques et à terme comptables au sein d’une seule plateforme.

Fondée en 2016 par Racem Flazi, Mehdi Ouchallal et Samuel Goldstein, l’entreprise compte désormais près de 500 collaborateurs et vise un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros dès 2026. Pour y parvenir, elle prévoit d’enrichir sa plateforme avec de nouvelles fonctionnalités, dont un service de création d’entreprise instantanée et un agent basé sur l’intelligence artificielle capable de gérer comptabilité et formalités.

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Startups Mena: 150 millions de dollars levés en avril 2026

Après une forte baisse en mars, le financement des startups au Moyen-Orient et en Afrique du Nord repart à la hausse en avril 2026. Les levées de fonds atteignent 150 millions de dollars à travers 27 opérations. Cela représente une hausse importante d’un mois à l’autre. Mais sur un an, le recul reste marqué avec une baisse de 42%.

Cette situation montre une reprise, mais elle reste fragile. Les investisseurs reviennent, mais ils restent prudents. Une grande partie des financements se fait sous forme de dette. Ce type de financement permet de réduire les risques. Les investisseurs évitent encore les engagements trop importants en capital.

L’activité reprend, mais elle reste limitée. Les investissements se concentrent sur quelques opérations importantes. Les jeunes startups continuent d’attirer des financements, mais avec des montants plus faibles. Les grandes levées de fonds deviennent rares.

Les Émirats arabes unis confirment leur place de leader dans la région. Ils attirent plus de la moitié des investissements. L’Arabie saoudite et l’Égypte suivent. D’autres marchés comme Oman, Bahreïn et le Qatar montrent aussi des signes de reprise.

La fintech reste le secteur le plus attractif. Elle attire la majorité des financements. Le e-commerce revient après une baisse en mars. Les services en ligne et la foodtech continuent d’intéresser les investisseurs.

Les startups B2B dominent le marché. Elles attirent plus de capitaux que les startups B2C. Les investisseurs préfèrent les modèles avec des revenus stables et prévisibles.

Les startups fondées par des femmes réapparaissent dans les levées de fonds. Mais leur part reste faible. L’écart avec les startups fondées par des hommes est encore important.

Au final, le marché ne montre pas une vraie reprise. Il se stabilise. Les investisseurs continuent d’investir, mais avec prudence. Les financements vont vers des projets solides et moins risqués. Cette tendance pourrait continuer dans les prochains mois.

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