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La multinationale indienne KPIT lance un nouveau centre d’ingénierie à Sfax avec un investissement de 1,2 million de dollars

Il y a près d’un an, la Tunisie accueillait déjà le premier centre d’expertise en Afrique de KPIT Technologies dans le domaine de la mobilité internationale.

Aujourd’hui, la multinationale indienne KPIT a annoncé un nouvel investissement de 1,52 million de dollars pour la création d’un nouveau centre d’ingénierie logicielle à Sfax.

Cette nouvelle implantation confirme la montée en puissance de la Tunisie comme hub régional dans les secteurs de l’innovation, du développement logiciel et des technologies automobiles. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à attirer davantage d’acteurs internationaux de la tech et de l’ingénierie.

Le nouveau centre se concentrera sur le développement de solutions de mobilité intelligente. Il devrait également contribuer à l’accompagnement des constructeurs automobiles internationaux, notamment en Europe et sur d’autres marchés clés.

En effet, le groupe est présent en Europe, aux États-Unis, au Brésil, au Japon et en Chine, en plus de son implantation en Inde.

KPIT Technologies Ltd travaille depuis plus de 20 ans avec de grandes entreprises de l’automobile en Europe. Avec son développement en Tunisie, elle renforce ces relations et améliore sa présence dans le monde, notamment en Europe, en Amérique et en Asie.

Au-delà de l’aspect technologique, ce projet devrait permettre la création d’opportunités pour les talents tunisiens dans des métiers à forte valeur ajoutée, en particulier dans l’ingénierie logicielle et l’innovation automobile.

Source: Embassy of India, Tunis.

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Des bancs de l’ENIT, de l’ISG… à un expert au cœur des systèmes intelligents aux États-Unis. Qui est le Tunisien Makram Soui?

Dans sa newsletter Bridge, le magazine Managers poursuit sa série consacrée aux compétences tunisiennes à l’étranger. Cette édition met le cap sur les États-Unis, où un expert tunisien s’impose dans le domaine de l’intelligence artificielle et des systèmes intelligents.

Le parcours de Makram Soui commence en Tunisie. Il obtient une licence en informatique de gestion à l’ISG de Tunis, puis poursuit avec un mastère en informatique à l’ENIT. Très tôt, il fait ses premières armes dans le monde professionnel à travers des missions d’expertise et de consultance dans le secteur bancaire.

Une étape décisive s’ouvre ensuite en Europe. Il rejoint la France pour préparer un doctorat en informatique à l’Université Polytechnique de Valence. Pendant deux ans, il s’investit dans la recherche et renforce son positionnement académique dans les technologies avancées.

Ce parcours académique l’amène ensuite aux États-Unis. Il rejoint Oakland University, où il enseigne pendant deux ans.

Aujourd’hui, installé dans l’État du Michigan, à Flint, Makram Soui dirige aujourd’hui un laboratoire spécialisé en systèmes intelligents au sein du College of Innovation and Technology de l’Université du Michigan–Flint. Un poste qui couronne un parcours académique et scientifique construit autour de la recherche et de l’innovation technologique. Progressivement, son parcours s’est imposé dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’analyse de données et des technologies avancées.

Son profil s’est également enrichi de plusieurs certifications internationales, couvrant des domaines complémentaires comme l’intelligence artificielle, le cloud computing, la business intelligence, l’analytique prédictive et le développement web. Une polyvalence qui nourrit une approche globale des technologies numériques.

Sur le plan scientifique, le chercheur tunisien affiche une production académique importante. Il compte plus de 30 publications dans des revues internationales, environ 40 communications dans des conférences scientifiques et plusieurs chapitres d’ouvrages. Ses travaux couvrent des thématiques variées allant de l’intelligence artificielle à l’interaction homme-machine, en passant par l’accessibilité numérique et les technologies éducatives.

Au-delà de la recherche théorique, Makram Soui travaille également sur des applications concrètes de l’intelligence artificielle. Il a développé des modèles de prédiction utilisés dans des domaines comme le risque financier, la fidélisation client ou encore la détection de faillite. Il s’intéresse aussi à l’amélioration de l’expérience utilisateur et à la performance des plateformes numériques.

Son champ de recherche s’étend également à l’éducation. Il développe des systèmes d’apprentissage intelligents capables de s’adapter aux besoins des apprenants. L’objectif est de rendre les environnements éducatifs plus personnalisés, plus accessibles et plus efficaces.

Interrogé sur son parcours, il met en avant la persévérance, la discipline et la passion pour la recherche. Il insiste aussi sur le travail en équipe, l’adaptabilité et la curiosité scientifique. Il souligne également le rôle essentiel de son entourage familial, “en particulier celui de mon épouse”, qu’il considère comme un soutien déterminant dans son évolution. 

Aujourd’hui, Makram Soui porte aussi une réflexion plus large sur le lien entre la diaspora tunisienne et l’écosystème technologique en Tunisie. Selon lui, les compétences tunisiennes à l’étranger représentent un levier stratégique pour le transfert de savoir et de technologies, notamment dans l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la transformation digitale.

Il plaide également pour le renforcement des collaborations entre universités, le développement de programmes de recherche communs et la mobilité académique. À travers ces échanges, il voit une opportunité de rapprocher les écosystèmes et de stimuler l’innovation.

Enfin, son message aux jeunes ingénieurs et chercheurs est clair: “investir dans les fondamentaux, multiplier les projets concrets et cultiver les compétences humaines”. Pour lui, la réussite repose autant sur la maîtrise technique que sur la capacité à collaborer, apprendre et innover.

À travers ce parcours, Bridge met en lumière une nouvelle génération de chercheurs tunisiens de par le monde, acteurs de l’intelligence artificielle et bâtisseurs de ponts entre recherche mondiale et écosystème tunisien.

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Baromètre EY 2026: pourquoi l’IA peine encore à décoller dans les entreprises tunisiennes

Présenté ce jeudi 7 mai 2026 au siège d’Ernst & Young, le baromètre EY 2026 met en lumière les freins structurels à l’adoption de l’IA par les entreprises tunisiennes, bien plus que des obstacles temporaires. Ces barrières incluent un manque de compréhension de l’IA, l’absence de budgets dédiés, une gouvernance des données faible et des difficultés à concrétiser les projets en résultats tangibles.

Deux attentes majeures ressortent du baromètre. La première est économique et sociale: il faut créer davantage de richesse. C’est ce qu’a souligné Sarra Masmoudi du groupe Kilani, en déclarant: “Pour survivre, il faut investir”. Or, la croissance, proche de 2,6%, a surtout été tirée par la consommation locale, tandis que le déficit commercial a freiné la progression globale. Sans cette contrainte, la croissance aurait pu être plus élevée. La seconde attente concerne le climat d’investissement, encore jugé insuffisant. Celui-ci dépend non seulement des textes réglementaires et des incitations fiscales, mais aussi de la confiance, de la visibilité et de la stabilité des règles du jeu.

Le premier blocage est culturel: l’IA est souvent vue comme un outil technique ou un luxe, sans transformation profonde du pilotage managérial. Sans engagement des directions et implication des métiers, les initiatives restent superficielles.

Le deuxième concerne le socle essentiel de l’IA, selon l’experte internationale Dr Nozha Boujemaa, en affirmant: “Une IA responsable est une question maîtrisée”. Les entreprises manquent d’investissements dans leur collecte, structuration et qualité, courant vers l’IA sans préparer le terrain.

Le troisième est budgétaire: un tiers des organisations n’allouent aucun fonds à l’IA, ni pour tester ni pour déployer, traduisant une prudence qui relègue cet outil au rang de non-priorité stratégique.

Le quatrième frein est le retour sur investissement: des outils achetés sans stratégie claire ou cas d’usage précis génèrent peu de valeur, l’IA ne devenant rentable qu’intégrée à des besoins métiers concrets.

Le cinquième est la pénurie de compétences, non seulement techniques mais aussi en vision stratégique, conduite du changement et lien avec les priorités business.

Enfin, le contexte économique – pression fiscale, instabilité, créances bancaires élevées – accentue ces freins, reléguant l’IA derrière des urgences immédiates.

Malgré une perception plus positive des dirigeants dans un climat géopolitique incertain, l’IA reste émergente en Tunisie. Une enquête récente confirme que l’adoption dépend de prérequis internes: manque de compétences (20%), contraintes budgétaires (18%), qualité/disponibilité des données (13%) et cybersécurité/protection des données (11%). La cybersécurité inquiète moins que les défis humains.

Seulement 4% des entreprises disposent d’une gouvernance IA pleinement intégrée, formant un noyau pionnier. En somme, l’IA exige une gouvernance des données solide, des normes de sécurité et une vision à long terme pour transformer les discours en impacts durables.

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Amen Bank: une année 2025 solide, portée par la performance et la transformation

Réunie ce jeudi 30 avril 2026 à son siège, l’Assemblée générale ordinaire d’Amen Bank a passé en revue les performances de l’exercice 2025 avec une forte présence des actionnaires. Au total, 158 participants étaient présents ou représentés, détenant 25,7 millions d’actions, soit 71,98 % du capital,  un niveau de quorum largement au-dessus des exigences réglementaires.

Sans surprise, les commissaires aux comptes ont validé les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025, confirmant leur conformité aux normes en vigueur. Aucun manquement notable n’a été relevé, ni sur le plan du contrôle interne ni en matière de règles comptables ou prudentielles.

Sur le plan opérationnel, la banque affiche des indicateurs en progression. Les dépôts de la clientèle ont atteint 8 720,4 MD, en hausse de 8,79 % par rapport à 2024, tirés principalement par la dynamique des dépôts à vue et de l’épargne. De leur côté, les crédits ont enregistré une croissance plus modérée de 3,26 %, pour s’établir à 7 537,8 MD.

Dans ce contexte, le Produit Net Bancaire s’est apprécié de près de 4,2 %, atteignant 590,1 MD, soutenu par une évolution favorable des revenus et une maîtrise relative des charges bancaires. Résultat: le bénéfice net ressort à 248,65 MD, en progression de 8,13 % sur un an. Les capitaux propres poursuivent également leur renforcement pour atteindre 1 707,4 MD, tandis que les ratios prudentiels demeurent confortablement au-dessus des seuils réglementaires, confirmant la solidité financière de l’établissement.

Fort de ces performances, l’Assemblée a approuvé la distribution d’un dividende de 3,600 dinars par action, correspondant à un taux de distribution de 50,56 %.

Au-delà des chiffres, AMEN BANK entend consolider son rôle dans le financement de l’économie, en particulier en direction des PME. Tout comme elle poursuit sa stratégie de diversification, en développant ses activités en banque d’affaires, conseil stratégique, restructuration et ingénierie financière. En parallèle, elle accentue son engagement dans la transition énergétique, en accompagnant les projets liés à la décarbonation et aux énergies renouvelables.

Enfin, l’intelligence artificielle s’impose comme un axe clé de transformation, avec pour objectif d’optimiser les processus internes, affiner la gestion des risques et améliorer l’expérience client. Sur le plan extra-financier, l’établissement continue de renforcer son engagement RSE, récemment salué par de nouvelles distinctions.

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Huile d’olive: vous pensez à l’export! Voici une opportunité

La Tunisie exporte encore majoritairement son huile d’olive en vrac. Selon la délégation de Union européenne en Tunisie, 88,4% des volumes quittent le pays sans conditionnement, contre seulement 11,6% emballés et commercialisés localement. Cette situation limite la création de valeur ajoutée et réduit la capacité du produit tunisien à se positionner sur les marchés haut de gamme.

Face à ce constat, des rencontres professionnelles B2B se tiendront le 5 mai 2026 au Palais des Congrès de Tunis. L’événement réunira des producteurs, des exportateurs, des designers et des artisans. Les participants chercheront à développer des solutions de conditionnement innovantes et à créer de nouveaux partenariats.

Le programme prévoit une exposition de plus de 30 bouteilles en céramique. Ces créations associent design moderne et savoir-faire artisanal. Les organisateurs proposeront aussi des sessions de networking pour encourager la coopération entre les acteurs du secteur.

L’événement est organisé par Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi). Il se déroule en partenariat avec plusieurs institutions nationales, dont le Centre de promotion des exportations (Cepex). L’initiative s’inscrit dans le projet “Creative Tunisia”, soutenu par l’Union européenne et l’AICS, dans le cadre du programme “Tounes Wijhetouna”.

 

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