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Tunisie: l’IFC prévoit de nouveaux financements pour les projets d’énergies renouvelables

La Tunisie veut accélérer sa transition énergétique et développer davantage les énergies renouvelables. Dans ce cadre, plusieurs projets et partenariats sont en cours avec des institutions financières internationales.

Jeudi 21 mai 2026, le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, a reçu une délégation de la Société financière internationale IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale. Cette délégation était conduite par David Tinel, en présence de Sarah Morsi et de représentants de la Banque mondiale. La réunion s’est tenue au siège du ministère.

Le directeur général de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), Abdelkader El Amidi, ainsi que plusieurs responsables du ministère, ont également pris part à la rencontre. Les discussions ont porté sur la coopération dans deux secteurs principaux: les mines et les énergies renouvelables. Ces secteurs sont considérés comme importants pour renforcer l’économie et la sécurité énergétique du pays.

Dans le détail, l’IFC a déjà participé au financement d’un projet de centrale solaire photovoltaïque à Sbikha-El Metbassta, dans le gouvernorat de Kairouan, d’une capacité de 100 mégawatts. L’institution prévoit aussi de financer de nouveaux projets dans les énergies renouvelables dans les prochaines années, dans le cadre du régime des concessions.

De manière générale, ces échanges montrent la volonté de la Tunisie d’attirer davantage d’investissements internationaux pour développer les énergies propres et réduire la dépendance aux énergies fossiles.

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La piscine olympique d’El Menzah rouvre ses portes aujourd’hui

 

La piscine olympique d’El Menzah reprend ses activités ce vendredi 15 mai 2026 à partir de 16h, après l’achèvement des travaux de maintenance et de réparation. L’administration de l’établissement a annoncé que l’ensemble des activités sportives et d’entraînement seront de nouveau accessibles aux nageurs et aux abonnés dès la réouverture. Fermée temporairement pour permettre des interventions techniques, la piscine a bénéficié de travaux visant à améliorer les conditions d’accueil et de pratique sportive. La direction a remercié les usagers pour leur patience et leur compréhension durant la période de fermeture.

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Les plages de Sousse désormais nettoyées : 60 % des interventions de protection financées par le Fonds des zones touristiques

Le ministère du Tourisme accélère les préparatifs pour la saison estivale à Sousse. Lors d’une réunion de travail tenue le 13 mai 2026 au siège du ministère, il a été annoncé des indicateurs positifs concernant le rythme des réservations touristiques, signe d’une demande stable pour la destination.

réunion de travail tenue le 13 mai 2026 au siège du ministère

Cette réunion, organisée dans le cadre du suivi des décisions issues du Conseil régional du tourisme du 11 mars 2026, s’est déroulée en présence du gouverneur de Sousse, de représentants de plusieurs municipalités touristiques, ainsi que de responsables régionaux et nationaux du secteur.

Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des préparatifs pour le pic de la saison estivale, avec un accent mis sur l’amélioration de la qualité des services, des conditions d’accueil et de la préparation des espaces et infrastructures touristiques. Le ministère a également insisté sur le développement d’un tourisme “haut de gamme” et alternatif à Sousse, tout en renforçant les campagnes de contrôle et d’inspection afin d’améliorer la sécurité, la propreté, la qualité des prestations et l’accueil des visiteurs. La priorité accordée au tourisme intérieur a aussi été soulignée, le ministère le considérant comme un pilier essentiel de la dynamique du secteur.

Sur le plan environnemental, les autorités ont annoncé la signature d’environ 50 conventions dans le cadre du programme de “parrainage vert”. Le directeur général de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral a indiqué que plusieurs interventions de nettoyage des plages et de protection du littoral ont été financées à hauteur de 60 % par le ministère du Tourisme à travers le Fonds de protection des zones touristiques.

La réunion a aussi porté sur le soutien aux campagnes promotionnelles et marketing destinées à renforcer le rayonnement touristique de Sousse, ainsi que sur le suivi du développement des circuits touristiques et la valorisation des produits de l’artisanat tunisien afin de stimuler les exportations. Enfin, la délégation régionale du tourisme de Sousse prépare actuellement une application numérique de promotion touristique destinée à mettre en valeur la diversité de l’offre touristique de la région et à renforcer sa visibilité sur les marchés ciblés.

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Africa’s Fastest-Growing Companies 2026 : la Tunisie entre dans le Top 5 africain avec six entreprises classées

La Tunisie fait son entrée parmi les cinq pays africains les plus représentés dans le classement «Africa’s Fastest-Growing Companies 2026», publié par le Financial Times et Statista. Six entreprises tunisiennes figurent cette année dans le Top 130 des sociétés africaines ayant enregistré la plus forte croissance entre 2021 et 2024.  La Tunisie occupe ainsi la 5e place africaine en nombre d’entreprises classées, derrière l’Afrique du Sud (51 entreprises), le Kenya (17), le Nigeria (16) et l’île Maurice (12). Plus de 9 000 sociétés africaines ont été évaluées pour cette édition, mais seules 130 ont été retenues.

Le classement 2026 est largement dominé par les secteurs de la fintech, des services numériques et de la technologie. Parmi les entreprises arrivées en tête figurent notamment des sociétés égyptiennes, nigérianes, kényanes et sud-africaines spécialisées dans les paiements digitaux, les services financiers et les solutions technologiques.

Le Top 10 comprend notamment:

  1. Thndr (Égypte) – fintech
  2. Entreprise technologique sud-africaine
  3. Société kényane de services numériques
  4. Entreprise nigériane de fintech
  5. Groupe africain de services financiers
  6. Société technologique panafricaine
  7. Heirs Life Assurance (Nigeria)
  8. Entreprise spécialisée dans les paiements digitaux
  9. Société de services numériques
  10. Entreprise opérant dans les technologies financières

 

Six entreprises tunisiennes distinguées

Les entreprises tunisiennes retenues couvrent plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale, allant du numérique à l’industrie pharmaceutique.

Les six sociétés tunisiennes classées sont :

GOMYCODE (74e), spécialisée dans l’EdTech et la formation numérique ; Hannibal Lease (84e), active dans les services de leasing ; MS Solutions (92e), spécialisée dans les technologies de paiement ; Sotetel (99e), opérant dans les télécommunications ;  Unimed (103e), groupe pharmaceutique ;  Land’Or (111e), entreprise agroalimentaire.

Cette présence tunisienne illustre particulièrement la progression des entreprises technologiques et financières locales sur le marché africain. Trois des six sociétés tunisiennes classées évoluent dans les secteurs de la fintech, des technologies de paiement et de l’EdTech.

Pour établir ce classement, le Financial Times et Statista ont pris en compte les entreprises africaines indépendantes ayant enregistré une forte croissance organique de leur chiffre d’affaires, passé d’au moins 100 000 dollars en 2021 à plus de 1,5 million de dollars en 2024.

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La Tunisie adopte cinq projets renouvelables, le rôle de la Steg questionné

La Tunisie a approuvé 5 projets de centrales d’électricité renouvelable dans les régions de Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès. Ces projets, déjà validés par le Parlement, ont été définitivement adoptés par le Conseil national des régions et des districts.

L’objectif? Augmenter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030 et réduire la dépendance au gaz importé.

Le dispositif repose sur un partenariat public-privé. La Steg devra acheter toute l’électricité produite par les centrales privées.

Les investisseurs exploiteront les installations pendant environ 25 ans, avec des avantages fiscaux, avant un transfert à l’État.

Ce choix suscite des critiques. Syndicats et société civile craignent un affaiblissement du rôle de la Steg et une nouvelle forme de dépendance, cette fois liée aux marchés internationaux de l’électricité.

Les débats sont aussi alimentés par le projet d’interconnexion ELMED avec l’Italie, perçu par certains comme une ouverture stratégique, et par d’autres comme un risque de dépendance accrue.

Une étude du “Groupe de travail pour la démocratie énergétique” remet en question le coût réel de l’électricité solaire privée, estimant que la Steg supporte des charges supplémentaires liées à l’intermittence de la production, selon l’agence TAP. À l’inverse, certains experts estiment que ce modèle est nécessaire pour attirer les investissements que l’État ne peut pas financer seul.

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Djerba, Kerkennah, Zembra : les îles tunisiennes au cœur de la nouvelle stratégie touristique

La Tunisie accélère sa stratégie pour transformer son littoral et ses îles en moteurs du tourisme durable et de l’économie bleue. C’est le message porté par le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, lors de l’ouverture du colloque national sur «le tourisme côtier durable dans l’espace méditerranéen», organisé mardi 12 mai 2026.

Devant des représentants de plusieurs ministères, des acteurs du secteur maritime et des experts du tourisme et de l’environnement, le ministre a affirmé que la Tunisie possède tous les atouts nécessaires pour développer un modèle intégré de tourisme côtier durable, grâce à sa position stratégique en Méditerranée et à la richesse de son patrimoine naturel et culturel.

Le ministère mise notamment sur les 1.300 kilomètres de côtes tunisiennes pour créer une nouvelle dynamique économique et touristique. L’objectif est de faire de chaque région un pôle touristique et de développement capable de valoriser ses spécificités naturelles, culturelles et maritimes, tout en renforçant le lien entre les zones côtières et l’intérieur du pays. Parmi les chiffres mis en avant lors du colloque, la Tunisie compte actuellement six grandes marinas offrant plus de 2.930 anneaux d’amarrage. Le pays dispose également d’un réseau important de centres de thalassothérapie et de tourisme de bien-être à dimension internationale, ce qui lui permet de conserver sa place parmi les destinations mondiales les plus reconnues dans ce secteur.

Les îles tunisiennes occupent aussi une place centrale dans cette vision. Djerba a été présentée comme un exemple de combinaison entre tourisme, culture et durabilité. Le ministre a également évoqué les opportunités offertes par les îles Kerkennah, Kneiss et Zembra pour développer l’écotourisme, le tourisme scientifique et les activités liées à l’économie maritime locale. Le ministère du Tourisme veut désormais faire des îles tunisiennes des laboratoires d’innovation pour le tourisme durable, à travers le développement des énergies renouvelables, du transport maritime durable et de la gestion intelligente des ressources. Les autorités souhaitent également encourager davantage les initiatives locales et les projets portés par les jeunes investisseurs.

 

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Les avocats tunisiens annoncent une série de grèves dans les tribunaux à partir du 18 mai

Le Conseil de l’Ordre national des avocats de Tunisie a annoncé une série de mouvements de protestation dans plusieurs tribunaux du pays, en dénonçant la dégradation des conditions de travail dans les juridictions tunisiennes et l’absence de réponse du ministère de la Justice à leurs revendications.

Dans un communiqué publié le 13 mai 2026, l’Ordre des avocats a indiqué que ces actions interviennent après les discussions tenues lors de la session périodique du Conseil ainsi qu’à la suite de la mobilisation observée lors de l’assemblée générale exceptionnelle du 1er mai 2026. Les avocats estiment que les tribunaux connaissent une détérioration importante liée notamment au manque d’infrastructures, à l’absence d’équipements adéquats et à la pénurie de ressources humaines dans plusieurs juridictions. Le communiqué évoque également des difficultés touchant le fonctionnement du service judiciaire et les conditions d’exercice de la profession.

L’Ordre national des avocats affirme avoir privilégié le dialogue afin de trouver des solutions pour réformer le service public de la justice, mais considère que ses demandes n’ont pas obtenu de réponse concrète. Face à cette situation, une série de grèves régionales a été décidée. Les avocats porteront également le brassard rouge dans les tribunaux à partir du lundi 18 mai 2026 pour exprimer leur rejet de ce qu’ils qualifient de « marginalisation des revendications de la profession».

Le calendrier annoncé prévoit :

  • Une grève générale présentielle dans les tribunaux du Grand Tunis, Nabeul et Zaghouan le mardi 19 mai 2026.
  • Une grève dans les tribunaux de Bizerte, Béja, Jendouba, Le Kef et Siliana le jeudi 21 mai 2026.
  • Une grève dans les tribunaux de Sfax, Gafsa, Tozeur et Sidi Bouzid le lundi 25 mai 2026.
  • Une grève dans les tribunaux de Médenine, Gabès, Kébili et Tataouine le lundi 1er juin 2026.
  • Une grève dans les tribunaux de Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan et Kasserine le lundi 8 juin 2026.

L’Ordre des avocats a également annoncé une grève nationale générale dans l’ensemble des tribunaux de la République le jeudi 18 juin 2026, avec un rassemblement prévu au Palais de justice de Tunis.

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Tunis : plusieurs routes fermées cet après-midi autour de la Kasbah

Le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé des perturbations de circulation prévues ce jeudi 14 mai 2026 dans plusieurs axes du centre de Tunis et autour de la Kasbah.

Dans un communiqué publié mercredi 13 mai, le ministère a précisé que la circulation de tous les types de véhicules sera interdite à partir de 16h00 dans plusieurs rues et avenues de la capitale. Sont concernés par ces restrictions l’avenue du 2 Mars en direction de la place de la Kasbah ainsi que toute l’avenue Bab Jedid, l’avenue Sidi El Béchir en direction de la place de la Jazira à partir de la place Bab Alioua, la rue de la Jazira à partir de la place de la Victoire ainsi que l’avenue Jamel Abdel Nasser à partir de la place de l’Indépendance. Le ministère a également indiqué que les automobilistes souhaitant rejoindre la banlieue ouest pourront emprunter l’avenue Habib Bourguiba puis l’avenue de Carthage. Par ailleurs, l’arrêt et le stationnement ont été interdits depuis mercredi soir sur l’avenue Bab Jedid, dans sa portion comprise entre la place de la Jazira et la rue Souk El Asr au niveau de la Banque Amen. Les autorités appellent les usagers de la route à respecter le Code de la route ainsi que les consignes des agents de la circulation afin d’assurer la sécurité de tous et de limiter les perturbations du trafic.

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Tunisie–UE: mobilité circulaire, visas et financement au cœur des échanges

Lors d’une conférence de presse organisée à la veille de la Fête de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a évoqué le principe de “mobilité circulaire”. Ce dispositif vise à permettre à des travailleurs tunisiens de se former en Tunisie, d’acquérir une expérience professionnelle en Europe, puis de revenir au pays avec de nouvelles compétences.

Sur la question des visas, il a rappelé que leur délivrance relève exclusivement des États membres de l’Union européenne. Il a toutefois précisé que l’UE travaille actuellement à la digitalisation et à l’accélération des procédures consulaires.

De son côté, le chef de la section commerce de la délégation européenne, Thierry Béranger, a détaillé le fonctionnement du “partenariat pour les talents”. Ce dispositif européen vise à répondre aux pénuries de main-d’œuvre dans certains secteurs, notamment le tourisme et l’hôtellerie.

Selon les responsables européens, plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de Tunisiens auraient déjà bénéficié de ces programmes de mobilité professionnelle. Ils reconnaissent toutefois la persistance de plusieurs obstacles, notamment la reconnaissance des diplômes, les lourdeurs administratives et l’insuffisance du dialogue avec le secteur privé.

Concernant l’assistance macrofinancière de 900 millions d’euros prévue dans le mémorandum d’entente signé en 2023 entre la Tunisie et l’Union européenne, Giuseppe Perrone a confirmé que cette enveloppe reste suspendue en l’absence d’accord entre Tunis et le Fonds monétaire international.

L’ambassadeur n’a toutefois pas exclu d’autres formes de soutien financier via des mécanismes alternatifs. Il a rappelé que ces financements prennent la forme de prêts à conditions avantageuses et restent liés à des garanties de stabilité économique et de mise en œuvre de réformes.

 

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Migration, justice, commerce: l’Union européenne fait le bilan de son engagement en Tunisie

À la veille des célébrations de la Fête de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté la nouvelle version de la cartographie en ligne des projets de coopération européens en Tunisie. L’occasion lui a également permis de dresser un bilan chiffré de l’engagement européen dans le pays, d’évoquer l’état de mise en œuvre du mémorandum d’entente de 2023 et de répondre aux questions sur des dossiers sensibles: migration, transparence des financements, visa, appui aux médias et à la justice, et politique étrangère européenne.

L’ambassadeur Perrone a annoncé le lancement de la version entièrement repensée de la cartographie en ligne de la coopération européenne en Tunisie, accessible sur le site de la délégation de l’Union européenne. Cet outil, qui existe depuis 2022, a été intégralement refondu dans sa forme et dans son contenu afin d’offrir une navigation plus intuitive et une meilleure accessibilité à l’information. La plateforme recense l’ensemble des projets de coopération bilatérale en cours, organisés par thématique; agriculture, environnement, santé, éducation, recherche, infrastructures, entre autres, et localisés sur une carte interactive du territoire tunisien. Chaque fiche projet détaille le montant engagé, les objectifs, les partenaires de mise en œuvre, les cofinancements éventuels, l’actualité des activités et les contenus visuels produits. Le site est mis à jour régulièrement et conserve les projets jusqu’à un an après leur clôture. Au moment de la conférence de presse, la plateforme recensait environ 87 projets en cours, un chiffre appelé à évoluer au fil des nouvelles signatures annuelles. L’ambassadeur a présenté cet outil comme un instrument de transparence destiné aux journalistes, aux chercheurs, au monde académique et à l’ensemble du public.

1,35 milliard d’euros de projets en cours…

Le volume total des projets de coopération actuellement en cours en Tunisie s’élève à environ 1 milliard 350 millions d’euros, sans inclure les prêts des institutions financières européennes. Par ailleurs, selon des données récemment reçues par la délégation, quelque 350 000 entreprises européennes sont établies en Tunisie, générant 480 000 emplois directs et indirects. L’ambassadeur a également rappelé que 70 % du commerce extérieur tunisien s’effectue avec l’Union européenne, et que la balance commerciale bilatérale de la Tunisie avec l’UE est excédentaire, à l’inverse de celle avec la Chine, qualifiée de “lourdement déficitaire”. Il a précisé que l’accord d’association de 1995 est à l’origine de 1,3 % du PIB tunisien et d’environ 3 % de la progression des niveaux de salaires, soulignant le rôle déterminant que ce cadre a joué dans la modernisation et l’intégration de l’industrie tunisienne dans les chaînes de valeur européennes. Enfin, près de 90 % des grands projets d’investissement en Tunisie proviendraient de l’Union européenne.

Un mémorandum d’entente aux résultats contrastés selon les axes

Interrogé sur l’état d’avancement du mémorandum d’entente signé en 2023 avec la Tunisie, premier accord de ce type conclu par l’Union européenne avec un pays de la région méditerranéenne, l’ambassadeur Perrone a indiqué qu’une mission d’évaluation venue de Bruxelles avait conduit, le mois précédant la conférence, un exercice périodique d’évaluation de sa mise en œuvre. Il a décrit une situation “non uniforme” selon les cinq axes du mémorandum : l’assistance financière, le commerce, la mobilité, les relations entre les peuples et l’énergie.

Les avancées les plus nettes ont été enregistrées sur les volets migratoire et énergétique. En matière de commerce, l’ambassadeur a reconnu un certain retard. Il a présenté le mémorandum comme un cadre donnant une nouvelle structuration à une relation bilatérale déjà établie, et non comme un instrument créant des obligations ex nihilo. Les projets encadrés par ce mémorandum sont consultables sur la cartographie en ligne. Il a renvoyé vers le site de la direction générale pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord de la Commission européenne.

Transparence des fonds: décisions publiques, audits et droit d’accès

En réponse à des questions sur la destination et le contrôle des financements européens, Thierry Béranger, chef de la section commerce de la délégation, a apporté des précisions détaillées sur les mécanismes en vigueur. Il a rappelé que toute décision de financement est arrêtée par la Commission européenne et rendue publique, après examen par un comité réunissant les représentants des États membres à Bruxelles, qui donnent leur aval. Les enveloppes allouées à la Tunisie sont ensuite définies en concertation avec les autorités tunisiennes, au premier rang desquelles le ministère de l’Économie et du Plan. Le choix du partenaire de mise en œuvre, celui qui gère le budget et conduit les activités, s’effectue dans le cadre de ce processus de formulation. Tous les projets sont systématiquement audités et évalués, et une partie de ces évaluations est rendue publique. Les journalistes disposent par ailleurs du droit de demander l’accès aux rapports, en vertu de la législation européenne sur l’accès aux documents.

À titre d’illustration des résultats concrets, il a cité le programme Creative Tunisie, récemment clôturé, dédié à la structuration de la filière artisanale. Grâce à l’intervention de l’ONUDI, financée par l’Union européenne, les potiers de Moknine ont doublé leur chiffre d’exportation en 5 ans; les producteurs de fibres végétales du sud du pays ont quant à eux entre doublé et triplé leurs chiffres d’affaires et d’exportation.

Projets judiciaires…

Interpellé sur le bilan d’un programme d’appui à la réforme du système judiciaire doté d’une enveloppe avoisinant les 100 millions d’euros, Thierry Béranger a retracé l’historique de ce soutien, conduit sur plus de 10 ans à travers 3 générations de programmes.

Les deux premières générations ont principalement porté sur l’appui aux infrastructures judiciaires, notamment la rénovation de tribunaux en régions et la digitalisation du système, dont certains résultats ont été repris et intégrés par le ministère de la Justice tunisien. La troisième génération a pris la forme d’un appui budgétaire, mécanisme par lequel des décaissements directs au Trésor public tunisien étaient conditionnés à l’atteinte d’indicateurs convenus d’un commun accord. Les grands indicateurs politiques, notamment l’indépendance de la justice, le Conseil supérieur de la magistrature et la mise en place des instances constitutionnelles, n’ont pas été atteints en raison d’une évolution de la trajectoire politique nationale. En revanche, des indicateurs plus techniques relatifs aux conditions d’incarcération des femmes et à la séparation des mineurs des adultes en détention ont été réalisés. Thierry Béranger a conclu que le succès de tels programmes dépend inévitablement de la volonté politique du moment, susceptible d’évoluer entre le lancement et la clôture d’un projet.

 

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Tunisie–UE: 1,35 milliard d’euros de projets financés et lancement d’une nouvelle plateforme de suivi

Une nouvelle plateforme en ligne, sur le site de la délégation de l’Union européenne, dédiée aux projets financés par l’Union européenne en Tunisie a été lancée jeudi 7 mai à Tunis. Elle permet de consulter les détails des projets, leur niveau d’avancement ainsi que leurs données financières et techniques. L’objectif est de renforcer la transparence et le suivi des actions européennes dans le pays.

Cette initiative a été présentée par l’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Giuseppe Perrone, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la Journée de l’Europe. D’après communiqué, le montant total des projets financés par l’Union européenne en Tunisie est estimé à environ 1,35 milliard d’euros.

Par ailleurs, les relations économiques entre les deux parties restent solides. Plus de 3 500 entreprises européennes sont actives en Tunisie et contribuent à la création de plus de 480 000 emplois.

Sur le plan de la coopération, l’Union européenne a réaffirmé son engagement à poursuivre le dialogue avec la Tunisie et à renforcer les partenariats existants. Elle a également exprimé sa disponibilité à examiner les propositions tunisiennes dans le cadre des accords de coopération. Concernant la migration irrégulière, les deux parties ont confirmé leur volonté de travailler ensemble. Elles misent sur une coopération renforcée pour lutter contre ce phénomène et développer des voies de migration légale et mieux encadrée.

 

 

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Bizerte: un terrain dédié à la création d’un village artisanal à Sejnane

Un terrain a été dédié à la création d’un village artisanal à Sejnane, dans le cadre des décisions annoncées lors du Conseil régional du tourisme tenu mercredi 6 mai 2026 au gouvernorat de Bizerte, sous la présidence du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya.

Le projet sera réalisé en coordination avec les ministères concernés, les services des domaines de l’État et les autorités régionales. Le ministre a également annoncé la réalisation de dix kiosques modèles au profit de 30 artisanes de la région afin de soutenir leur intégration économique et d’améliorer la valorisation des produits artisanaux locaux. Sofiane Tekaya a aussi indiqué que les travaux de réaménagement de l’espace d’exposition relevant du commissariat régional de l’artisanat à Bizerte ont été achevés.

Lors de cette réunion, le ministre a insisté sur l’importance du développement régional et de la valorisation des spécificités locales, notamment dans les zones intérieures. Il a souligné que la région de Sejnane dispose d’un potentiel important dans le domaine de l’artisanat et du tourisme alternatif. De son côté, le gouverneur de Bizerte a affirmé que le gouvernorat possède plusieurs atouts naturels, culturels et historiques capables de renforcer l’attractivité touristique de la région, notamment à travers le développement du tourisme écologique, rural et culturel.

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Visteon prépare de nouveaux investissements en Tunisie et renforce ses activités dans l’automobile

La société américaine Visteon, spécialisée dans les composants automobiles, envisage de nouveaux projets d’extension en Tunisie et la création de nouveaux emplois dans les prochaines années.

Son vice-président exécutif, Joao Paulo Ribeiro, a confirmé cette orientation lors d’une rencontre tenue le 5 mai au siège du ministère de l’Industrie, en présence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé par intérim de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari.

L’entreprise a réaffirmé son intérêt pour le site tunisien et sa volonté de continuer à développer des solutions électroniques intelligentes pour l’industrie automobile, en s’appuyant sur les compétences locales.

Implantée en Tunisie depuis 2005, Visteon emploie actuellement environ 560 personnes. L’entreprise est active dans les systèmes électroniques embarqués, la climatisation et l’éclairage automobile.

Plus largement, le groupe est un acteur mondial du secteur automobile, avec 14 sites de production et 18 centres de recherche et développement à travers le monde, et plus de 10 000 emplois à l’échelle internationale.

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Amen Bank: une année 2025 solide, portée par la performance et la transformation

Réunie ce jeudi 30 avril 2026 à son siège, l’Assemblée générale ordinaire d’Amen Bank a passé en revue les performances de l’exercice 2025 avec une forte présence des actionnaires. Au total, 158 participants étaient présents ou représentés, détenant 25,7 millions d’actions, soit 71,98 % du capital,  un niveau de quorum largement au-dessus des exigences réglementaires.

Sans surprise, les commissaires aux comptes ont validé les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025, confirmant leur conformité aux normes en vigueur. Aucun manquement notable n’a été relevé, ni sur le plan du contrôle interne ni en matière de règles comptables ou prudentielles.

Sur le plan opérationnel, la banque affiche des indicateurs en progression. Les dépôts de la clientèle ont atteint 8 720,4 MD, en hausse de 8,79 % par rapport à 2024, tirés principalement par la dynamique des dépôts à vue et de l’épargne. De leur côté, les crédits ont enregistré une croissance plus modérée de 3,26 %, pour s’établir à 7 537,8 MD.

Dans ce contexte, le Produit Net Bancaire s’est apprécié de près de 4,2 %, atteignant 590,1 MD, soutenu par une évolution favorable des revenus et une maîtrise relative des charges bancaires. Résultat: le bénéfice net ressort à 248,65 MD, en progression de 8,13 % sur un an. Les capitaux propres poursuivent également leur renforcement pour atteindre 1 707,4 MD, tandis que les ratios prudentiels demeurent confortablement au-dessus des seuils réglementaires, confirmant la solidité financière de l’établissement.

Fort de ces performances, l’Assemblée a approuvé la distribution d’un dividende de 3,600 dinars par action, correspondant à un taux de distribution de 50,56 %.

Au-delà des chiffres, AMEN BANK entend consolider son rôle dans le financement de l’économie, en particulier en direction des PME. Tout comme elle poursuit sa stratégie de diversification, en développant ses activités en banque d’affaires, conseil stratégique, restructuration et ingénierie financière. En parallèle, elle accentue son engagement dans la transition énergétique, en accompagnant les projets liés à la décarbonation et aux énergies renouvelables.

Enfin, l’intelligence artificielle s’impose comme un axe clé de transformation, avec pour objectif d’optimiser les processus internes, affiner la gestion des risques et améliorer l’expérience client. Sur le plan extra-financier, l’établissement continue de renforcer son engagement RSE, récemment salué par de nouvelles distinctions.

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Voici le nouveau SMIG en Tunisie

Publié ce mercredi au Journal Officiel, le décret n°67 de 2026 fixe les nouveaux montants du salaire minimum garanti (SMIG) dans les secteurs non agricoles. Une revalorisation en trois étapes, immédiatement applicable et rétroactive au 1er janvier dernier. Pour les salariés payés au mois et soumis au régime de 48 heures hebdomadaires, le SMIG passe à 554,736 dinars dès janvier 2026, puis à 582,400 dinars en 2027, pour atteindre 611,520 dinars en 2028. Les salariés au régime de 40 heures ne sont pas oubliés: leur plancher grimpe à 470,251 dinars cette année, avant de progresser jusqu’à 517,571 dinars en 2028. Pour les travailleurs payés à l’heure, le taux horaire minimum s’établit à 2,667 dinars en régime 48 heures et à 2,713 dinars en régime 40 heures, des montants qui évolueront également chaque année jusqu’en 2028. Sur l’ensemble de la période, la progression totale avoisine 10%.

                                                                                                                                

Qui est concerné ?

Le décret s’applique à tout salarié âgé d’au moins 18 ans dans les secteurs non agricoles soumis au Code du travail. Les travailleurs rémunérés à la pièce, à la tâche ou au rendement sont également inclus : leur employeur est tenu de compléter leur rémunération pour atteindre le nouveau plancher légal. Deux catégories restent cependant à l’écart. Les travailleurs de moins de 18 ans ne peuvent percevoir moins de 85% du SMIG adulte. Quant aux salariés dont la rémunération globale — salaire de base, primes et indemnités confondus — dépasse déjà le nouveau minimum, ils ne peuvent prétendre à une augmentation supplémentaire au titre de ce décret. Cette hausse du SMIG se répercute automatiquement sur les pensions versées par la CNSS. Les retraités dont la pension est indexée sur le salaire minimum verront donc leur allocation revalorisée dans les mêmes proportions.

Par ailleurs, les employeurs qui ne respecteraient pas ces nouveaux planchers s’exposent aux sanctions prévues par l’article 3 du Code du travail. Le décret abroge par ailleurs toutes les dispositions antérieures contraires, mettant fin à tout flou juridique sur les anciens montants.

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