La Tunisie a pris part à AfroSicilia 2026, une rencontre consacrée à la coopération économique entre l’Afrique et la Sicile, organisée le 26 mai à Monreale. L’événement a rassemblé des représentants institutionnels, diplomatiques et économiques venus de plusieurs pays africains ainsi que des acteurs du secteur privé italien.
Aux côtés de délégations du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de la Zambie, les représentants tunisiens ont participé à des échanges portant sur les perspectives de coopération dans plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, les infrastructures et les technologies innovantes.
La délégation tunisienne comprenait le consul de Tunisie à Palerme, Mohamed Ali Mahjoub, ainsi que les représentants de FIPA-Tunisia et du Cepex à Milan. Au cours des discussions, les participants ont examiné les possibilités de développement de partenariats entre entreprises africaines et italiennes et les moyens de favoriser les investissements de part et d’autre de la Méditerranée.
Intervenant lors de la rencontre, le représentant de FIPA-Tunisia a présenté les caractéristiques de l’environnement d’investissement tunisien, mettant en avant la position géographique du pays, son ouverture sur les marchés internationaux et les compétences disponibles dans plusieurs filières industrielles et de services.
Les échanges ont également porté sur les opportunités de collaboration entre opérateurs économiques tunisiens et siciliens, en particulier dans les activités liées à la transformation industrielle, à l’agroalimentaire et aux secteurs à plus forte valeur ajoutée.
Parallèlement aux sessions de travail, plusieurs rendez-vous d’affaires ont permis aux entreprises présentes d’identifier des domaines d’intérêt commun et d’explorer de nouvelles possibilités de coopération commerciale.
Cette participation a enfin offert à FIPA-Tunisia l’occasion de promouvoir les opportunités d’investissement en Tunisie auprès des partenaires présents et de présenter les principaux événements économiques prévus dans le pays au cours des prochains mois.
La 4 ème édition des Tunisia Retail Days sera organisée les 17 et 18 juin, réunissant les acteurs commerce et du retail autour des transformations majeures du secteur en Tunisie. L’événement proposera deux journées dédiées aux nouvelles dynamiques du marché, avec un programme combinant conférences, workshops et rencontres professionnelles, ainsi qu’un espace d’exposition dédié aux solutions innovantes.
Placée sous le thème « Les nouveaux leviers de croissance du retail tunisien », cette édition mettra en lumière les opportunités liées à la technologie, à la data, à l’intelligence artificielle ,la RSE et à l’expérience client pour accompagner la performance des acteurs du secteur.
Le programme prévoit:
12 conférences,6 workshops et 2 panels animés par des experts nationaux et internationaux
Un espace BtoB Business Space dédié aux rencontres ciblées entre décideurs et prestataires de solutions,
Des formats exclusifs tels que CEO’s Vision et Retail Innovation Showcase, permettant de valoriser les visions stratégiques et les innovations du secteur.
L’événement s’adresse aux professionnels souhaitant s’informer sur les tendances du retail, échanger avec des experts et développer leur réseau.
1967: la date paraît lointaine. Elle l’est. C’est l’année d’un monde sans plateformes de paiement instantané, sans actifs numériques, sans freelances connectés à des clients sur trois continents, sans startups SaaS qui paient leurs serveurs en devises et vendent leurs services à l’étranger. Et pourtant, pendant trop longtemps, c’est encore avec cette horloge-là que la Tunisie a demandé à ses entrepreneurs de concourir dans l’économie mondiale.
Le paradoxe est cruel. Nous voulons des startups exportatrices, des PME internationales, de jeunes talents capables de vendre au monde, des fintechs innovantes, des services digitaux compétitifs. Mais nous leur imposons souvent des règles conçues pour une époque où la finance circulait lentement, où les frontières économiques étaient plus épaisses, où le numérique n’avait pas encore bouleversé notre manière de payer, d’épargner, d’emprunter, d’investir et de commercer. La fintech, justement, est venue fissurer cette ancienne architecture. Elle n’est plus une curiosité technologique, c’est un paiement mobile qui remplace une file d’attente, une plateforme qui permet à un commerçant, un artisan, un freelance ou une startup d’entrer dans la circulation réelle de l’économie mondiale. C’est là que se trouve son importance. La fintech ne modernise pas seulement les services financiers. Elle élargit leur périmètre. Elle donne de la profondeur aux marchés. Elle rend les flux plus lisibles, plus rapides, parfois plus transparents. Les travaux du FMI le rappellent: les fintechs peuvent contribuer à atténuer certains risques financiers en renforçant la décentralisation, la diversification, l’efficience et la transparence dans la prestation de services. Mais il faut éviter l’enthousiasme facile. Toutes les fintechs ne se valent pas du point de vue de l’inclusion. Certaines fluidifient les paiements. D’autres améliorent l’épargne. D’autres encore facilitent le crédit. Les plus inclusives restent souvent les plus simples en apparence: le paiement numérique et l’épargne digitale. Ce sont elles qui ouvrent la première porte, celle qui permet d’exister financièrement. En Afrique subsaharienne, le signal est puissant. Le lending fintech destiné aux micro et petites entreprises est passé de 13 à 88% du financement fintech total entre 2020 et 2023. Mais une fintech ne pousse pas dans le sable. Elle a besoin de fondations solides, de cadre institutionnel, de profondeur financière et d’infrastructure numérique, d’accès mobile fiable, d’identité digitale, d’interopérabilité des paiements et de protection réelle du consommateur. C’est ici que commence la vraie difficulté. La régulation. Trop peu de règles, et l’innovation devient une zone grise. Le risque cyber peut se propager. Le système peut absorber des fragilités qu’il ne voit pas venir. Trop de règles, et l’innovation meurt avant d’avoir atteint son marché. Les entrepreneurs contournent. Les talents partent. Les investisseurs hésitent. Les solutions utiles restent au stade de promesse. La régulation devient alors moins un garde-fou qu’un plafond. Tout se joue donc à l’échelle du curseur. Ce point d’équilibre fragile entre protection et ouverture. Une bonne régulation doit permettre d’avancer sans tomber. Car la matière première de la fintech, au fond, n’est pas la technologie, c’est la confiance. Sans confiance, pas d’usage. Et sans usage, pas d’inclusion. Pour la Tunisie, cette question n’est plus théorique, elle est existentielle. Notre pays dispose de talents, d’ingénieurs, de développeurs, de fondateurs. Mais trop souvent, ces talents avancent dans une économie numérique lestés de chaînes administratives aux chevilles. Ils ne demandent pas un privilège. Ils demandent simplement les outils normaux de la compétition mondiale. Or, pendant qu’ils attendent, le monde avance. C’est pourquoi le nouveau code des changes, aujourd’hui en examen à la commission des finances de l’ARP, est probablement l’un des textes les plus structurants pour les fintechs et, au-delà, pour l’ensemble de l’économie tunisienne. Ce texte peut changer le quotidien de milliers d’acteurs économiques: startups, PME exportatrices, freelances, investisseurs. Le nouveau texte, attendu, ouvre des perspectives décisives: encadrer juridiquement les plateformes de paiement internationales comme PayPal ou Stripe, permettre sous conditions la déclaration et la détention d’actifs numériques, faciliter le rapatriement des bénéfices et des revenus de cession, faire évoluer l’accès aux comptes en devises pour les résidents exerçant une activité économique. Ces avancées envoient un signal, celui d’un pays qui dit enfin à ses entrepreneurs: nous allons adapter nos règles à cette réalité. Au fond, la question est simple: voulons-nous que nos entrepreneurs créent ici, grandissent ici, exportent d’ici? Ou acceptons-nous qu’ils imaginent en Tunisie mais structurent ailleurs parce que le cadre local ne suit pas la vitesse de leur ambition?
Le vendredi 22 mai 2026, Alpha Hyundai Motor a réuni l’ensemble de son réseau de distribution à l’Hôtel Marriott Sousse, The Pearl Resort & Spa, pour sa Convention Réseau annuelle. Placée sous le slogan fédérateur “One Goal, One Team!”, cette édition 2026 a célébré les performances de l’année 2025, récompensé les agences les plus méritantes et tracé les ambitions de la marque pour l’année en cours.
UN BILAN 2025 À LA HAUTEUR DES AMBITIONS
Dans un contexte automobile en pleine mutation, Hyundai Tunisie confirme une dynamique de croissance soutenue. La convention a été l’occasion pour les équipes d’Alpha Hyundai Motor de dresser un bilan complet de l’exercice 2025: performance commerciale sur les véhicules neufs et le segment premium, activité pièces de rechange, satisfaction client et engagement marketing.
La marque a également présenté un retour approfondi sur son plan de développement réseau en Tunisie, illustrant sa stratégie de couverture territoriale et sa volonté de renforcer la proximité avec les clients à travers l’ensemble des régions du pays.
LES OBJECTIFS 2026: CAP SUR L’EXCELLENCE COLLECTIVE
Au-delà du bilan, la Convention Réseau 2026 a constitué un moment privilegié pour communiquer en détail les ambitions de l’année en cours. Les objectifs commerciaux, qualitatifs et de développement ont été présentés dans un esprit de transparence et de mobilisation collective, en cohérence avec le slogan de l’événement: “One Goal, One Team!”.
Alpha Hyundai Motor réaffirme ainsi sa vision d’un réseau soudé, performant et pleinement aligné autour d’une ambition commune : placer Hyundai parmi les marques automobiles de référence en Tunisie.
PALMARÈS DES DISTINCTIONS 2025
La cérémonie de remise des trophées a constitué le temps fort de la soirée, récompensant les agences et partenaires les plus performants de l’année 2025 dans plusieurs catégories:
Un trophée de Bienvenue a également été remis à la Société Sfar Mohamed Ali, La Manouba, saluant ainsi l’intégration d’un nouveau membre dans la famille Hyundai Tunisie.
TotalEnergies a également pris part à cette célébration en récompensant les deux meilleurs agents qui se sont distingués par leur engagement exceptionnel. Ainsi, le prix du Meilleur Partenaire 2025 a été décerné à Grand Garage, Mnihla ainsi qu’à Ste Services Sfar Auto, Mahdia.
“Cette convention est le reflet de l’engagement et de la cohésion de notre réseau. Ensemble, nous avons construit les succès de 2025 et nous sommes déterminés à aller encore plus loin en 2026, animés par un seul objectif, une seule équipe”, selon la direction générale, Alpha Hyundai Motor.
Dr George Elombi, président et directeur général d’Afreximbank et Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil de la République du Togo.
La troisième édition du forum Biashara Afrika se tient à Lomé, au Togo, du 18 au 20 mai 2026. Co-organisée par le gouvernement togolais et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), elle a été ouverte officiellement le 18 mai par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’événement réunit des décideurs africains pour discuter du commerce et de l’intégration économique en Afrique, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
En marge du forum, des échanges ont eu lieu entre les autorités togolaises et une délégation d’Afreximbank. Les discussions ont porté sur les priorités de la ZLECAf, comme l’industrialisation, l’énergie, les transports et la logistique. Ces secteurs sont importants pour faciliter le commerce entre les pays africains.
“Nous avons eu des échanges sur la création de richesse à travers la transformation des produits de base togolais. Nous avons particulièrement parlé du phosphate, de la production d’énergie pour les zones industrielles et d’autres sujets relevant entièrement de la transformation des matières premières dans les pays africains, et de la nécessité d’avoir davantage de valeur ajoutée”, déclare le président du Conseil. Pour sa part, Dr George Elombi a réitéré la volonté de l’institution de soutenir la zone de libre-échange et de travailler aux côtés du Togo pour renforcer son développement industriel. Il a souligné l’importance de mobiliser des financements adaptés et d’attirer des partenaires techniques capables d’accompagner la mise en œuvre des politiques industrielles du pays.
De manière générale, la ZLECAf vise à renforcer les échanges en Afrique et à réduire les barrières commerciales. Pour cela, plusieurs institutions comme Afreximbank mettent en place des outils financiers. Parmi eux, on trouve le système de paiement panafricain et un fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars destiné à accompagner les économies africaines dans leur transition vers le libre-échange.
Ce mécanisme de financement est déjà opérationnel à travers plusieurs investissements concrets dans des secteurs stratégiques, ce qui illustre bien la volonté de stimuler la compétitivité du continent. Par exemple, un financement de 10 millions de dollars a été accordé à Telecel Global Services Ltd, afin de développer ses activités de télécommunications au Ghana et au Libéria. Ces investissements visent à améliorer la connectivité et à renforcer les infrastructures numériques en Afrique de l’Ouest. De surcroît, dans le secteur minier, un investissement de 300 millions de dollars a été annoncé dans la plateforme Africa Minerals and Metals Processing Platform (A2MP). Cette structure travaille sur la transformation de plusieurs ressources comme l’or, la bauxite, le manganèse et le minerai de fer. Elle développe aussi des centres de traitement pour les minéraux essentiels utilisés dans les batteries et les technologies modernes. Rappelons aussi que, basée au Caire, Afreximbank s’est structurée en un groupe comprenant la Banque, le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA) et AfrexInsure
Ainsi, ces initiatives montrent une volonté de développer l’industrie en Afrique, de transformer les matières premières sur le continent et de créer plus de valeur ajoutée localement.
Cérémonie d’ouverture du Biashara Afrika 2026 à Lomé (Togo).
Après plusieurs grands rendez-vous économiques sur le continent, dont l’Africa CEO Forum 2026 à Kigali qui a réuni plus de 2 800 participants issus de 77 pays, et la 12ᵉédition du forum pour l’investissement et le commerce tenue le 09 mai 2026 à Alger, l’Afrique enchaîne les espaces de dialogue économique.
Cette fois, c’est à Lomé (Togo) que se tient du 18 au 20 mai 2026 la 3ᵉ édition de Biashara Afrika. Un forum d’affaires continental dédié au commerce, à l’investissement et surtout à l’intégration économique africaine.
L’événement est co-organisé par le gouvernement togolais et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Elle regroupe 55 pays de l’Union africaine et représente un marché de plus de 1,4 milliard de personnes.
En ouverture, les organisateurs rappellent l’objectif commun! “Accélérer le commerce intra-africain et transformer les économies du continent”. Environ 1 500 participants sont présents à Lomé, entre décideurs publics, investisseurs et chefs d’entreprise. Les échanges portent sur des sujets clés, comme industrialisation, logistique, commerce numérique, et financement du commerce.
Une intégration encore incomplète mais en progression
La ZLECAf avance, mais lentement. Aujourd’hui, environ 49 pays ont ratifié l’accord. Le continent reste pourtant marqué par une réalité simple! Les échanges entre pays africains ne représentent qu’environ 15 % des exportations.
Sur place, plusieurs experts insistent sur un point; “le potentiel existe, mais les barrières restent fortes”. Coûts de transport élevés, infrastructures insuffisantes et difficultés de financement freinent encore les entreprises, surtout les PME.
Le Togo veut jouer un rôle de hub
Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, met en avant l’ambition du pays. Il déclare en substance que le Togo veut devenir un point stratégique du commerce africain. Il insiste sur les atouts du pays, citant le port en eau profonde de Lomé, les réformes économiques et l’amélioration du climat des affaires. Pour lui, l’Afrique a tout pour réussir. “Un grand marché, des ressources, une jeunesse dynamique et un cadre commun avec la ZLECAf”, souligne-t-il. “Le problème n’est plus le potentiel, mais l’efficacité des politiques publiques”, résume-t-il.
Une vision d’unité africaine
De son côté, l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou défend une vision forte de l’intégration. Il affirme directement: “Il n’y a pas deux Afriques”. Selon lui, le continent doit être vu comme une seule entité économique. Il rappelle que la ZLECAf repose sur plusieurs protocoles; commerce des biens et services, investissements, numérique, propriété intellectuelle, et inclusion des femmes et des jeunes. Il appelle les États africains à accélérer la mise en œuvre de ces textes dans leurs lois nationales pour rendre l’accord pleinement opérationnel.
Jeunesse et ressources: deux leviers majeurs
Issoufou insiste sur deux forces majeures du continent. D’abord la jeunesse, environ 400 millions de personnes âgées de 15 à 35 ans. Il explique que cette génération peut devenir une classe moyenne solide, moteur de croissance. Ensuite, les ressources naturelles. Il parle d’un “scandale géologique”, en rappelant que l’Afrique exporte encore beaucoup de matières premières sans transformation. Il donne des exemples concrets:
Le cacao africain représente environ 70 % de la production mondiale, mais une très faible part des revenus reste sur le continent.
Le coton et les minerais stratégiques offrent aussi un fort potentiel industriel.
Industrialisation et grands projets
Pour lui, l’Afrique doit changer de modèle. Il propose de développer des chaînes de valeur locales à savoir transformer les matières premières sur place, créer des industries et renforcer les échanges régionaux. En outre, il évoque de grands projets d’infrastructures comme les lignes ferroviaires entre capitales africaines, barrages énergétiques, et zones économiques spéciales. Le Togo est cité comme exemple avec la Plateforme industrielle d’Adétikopé. En effet, la Plateforme située à une trentaine de kilomètres au nord de Lomé, constitue un port sec, c’est-à-dire une infrastructure logistique intérieure jouant le rôle d’extension du port maritime. À ce titre, elle traite plus de 300 conteneurs par jour destinés aux pays de l’hinterland, des pays sans accès direct à la mer, notamment le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Elle facilite les opérations douanières sur place et contribue ainsi à désengorger le Port autonome de Lomé. Et ce, en proposant des services de soutien aux entreprises, y compris des incitations fiscales, des facilités douanières et un environnement réglementaire favorable pour encourager l’investissement et la croissance des activités industrielles. Grâce à son intégration verticale (contrôle de plusieurs étapes de la chaîne de valeur dans un même système), son régime fiscal incitatif et son guichet administratif unique, elle attire de nombreuses entreprises et favorise la création de chaînes de valeur au service du développement économique du Togo. Pour info, la plateforme est géré par Le groupe indien Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP). Et pour rappel, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) contribue à hauteur de 20 000 millions FCFA, soit environ 24% du coût total dans ce projet.
Sécurité et financement: conditions de réussite
Le message est aussi plus préoccupant. L’ancien président alerte sur les défis sécuritaires, notamment le terrorisme en Afrique de l’Ouest. Il affirme que sans sécurité, il n’y a ni commerce ni développement. Il lance un appel: “Nous devons faire taire les armes d’ici 2030”. Sur le plan financier, il estime que l’Afrique aura besoin d’environ 9 000 milliards de dollars pour financer son développement dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il propose la création d’institutions financières africaines fortes, comme une banque centrale continentale ou un fonds monétaire africain.
Une dynamique encore à accélérer
Enfin, les participants reconnaissent que les résultats restent en dessous des attentes. La croissance tourne autour de 4%, loin des objectifs initiaux. Mais le ton reste volontaire. L’idée générale est simple: l’Afrique avance, mais elle doit accélérer. Dans ce contexte, Biashara Afrika 2026 apparaît comme un moment clé. Un espace où les dirigeants répètent le même message! La ZLECAf est une opportunité historique, mais elle doit maintenant devenir concrète.
Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAf (AfCFTA).
Après deux premières éditions tenues en Afrique de l’Est, le Forum Biashara Africa change de cap et s’installe pour la première fois en Afrique de l’Ouest. La ville de Lomé, au Togo, accueille ainsi cette troisième édition. Lancé le 18 mai 2026, l’événement fait de la capitale togolaise un véritable point de convergence des ambitions d’intégration économique du continent.
Devant un parterre de plus de 1 500 décideurs, S.E. Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAf, a dressé un bilan ambitieux et sans concession des progrès réalisés, tout en appelant à une mobilisation générale du secteur privé.
Accueilli par le président Faure Gnassingbé, Wamkele Mene a tenu à souligner que l’intégration africaine n’est plus une simple vision théorique, mais une “réalité opérationnelle”. Avec 50 États parties ayant désormais ratifié l’Accord, l’engagement politique atteint un niveau sans précédent sur le continent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: le commerce intra-africain a atteint 220 milliards de dollars en 2024, soit une progression de 12,5 % en un an, et les projections tablent sur 230 milliards de dollars d’ici 2027. “Nos détracteurs nous disaient que l’Afrique n’avait pas la détermination nécessaire pour affronter sa fragmentation ; nous leur prouvons le contraire”, a martelé le Secrétaire général.
50
C’est le nombre d’États parties ayant ratifié l’Accord à ce jour.
26
C’est le nombre d’États parties qui commercent déjà activement sous les règles préférentielles de la ZLECAf.
L’industrie et le secteur privé au cœur de la stratégie
Le forum de Lomé met l’accent sur une mutation structurelle de l’économie africaine. On observe une hausse significative de la part des produits manufacturés et agroalimentaires dans les échanges, signe d’une sortie progressive de la dépendance aux matières premières. Wamkele Mene a notamment lancé un appel pressant aux constructeurs automobiles (OEM) pour qu’ils investissent massivement sur le continent, s’appuyant sur des règles d’origine désormais robustes pour favoriser la création d’emplois locaux.Toutefois, le Secrétaire général a rappelé une vérité fondamentale! Si les gouvernements créent le cadre réglementaire, ce sont les entreprises qui font le commerce. C’est pourquoi la ZLECAf multiplie les outils de facilitation:
Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui permet de commercer en devises locales.
Le Fonds d’ajustement de la ZLECAf, doté d’un capital initial d’un milliard de dollars pour soutenir les acteurs économiques.
La numérisation des échanges, avec l’introduction prochaine du certificat d’origine électronique.
Au-delà des discussions, des chiffres montrent que la dynamique commerciale est déjà en marche. En 2025, Le Togo a autorisé 457 produits au total à bénéficier d’un avantage fiscal appelé Taxe Préférentielle Communautaire (TPC). Ces produits sont fabriqués par 65 entreprises togolaises. Parmi ces entreprises, 25 ont effectivement exporté une partie de leurs produits.Et au total, 282 produits ont réellement été exportés grâce à 1 973 certificats d’origine. A dire vrai, ces exportations, destinées notamment au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Bénin, ont généré une valeur cumulée de plus de 37,3 milliards de FCFA. Une illustration concrète des échanges intra-africains en progression, dans l’esprit de la ZLECAf.
Construire une souveraineté
Le discours a également pris une dimension géopolitique forte. Dans un contexte de turbulences mondiales et de montée du protectionnisme, Wamkele Mene a déploré l’affaiblissement du système commercial multilatéral, cédant la place à ce qu’il qualifie de “loi de la jungle commerciale”. Face à ces vents contraires, l’intégration africaine devient un impératif de survie. “Ces externalités nous obligent à éliminer notre dépendance excessive à la demande extérieure pour construire notre propre résilience économique et notre souveraineté”, a-t-il affirmé.
Des défis persistants à relever
Malgré cet optimisme, le forum n’ignore pas les obstacles. Les déficits d’infrastructures, les coûts logistiques élevés et le manque de financements commerciaux pour les PME restent des freins majeurs qu’il faudra lever pour transformer l’essai.
Pendant trois jours, les discussions à Lomé s’attacheront à transformer ces défis en opportunités, avec pour horizon ultime l’Agenda 2063 de l’Union africaine: “une Afrique industrialisée, connectée et prospère”.
Le président du Conseil, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé.
À peine le forum “Biashara Afrika 2026” terminé, le Togo passe à l’action. Le gouvernement togolais a annoncé la suppression du visa d’entrée pour tous les citoyens africains munis d’un passeport valide. Une décision qui marque un tournant dans la politique d’ouverture du pays.
L’annonce a été faite le lundi 18 mai 2026 par le ministre de la Sécurité, le Colonel Calixte Batossie Madjoulba. Désormais, les voyageurs africains pourront entrer au Togo sans visa pour des séjours allant jusqu’à trente jours.
Cette mesure arrive dans la continuité des échanges menés lors du forum “Biashara Afrika 2026”, organisé à Lomé du 18 au 20 mai. Les échanges de cette rencontre consacrée à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) autour du thème central: “Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf”. Pendant plusieurs jours, responsables politiques, entrepreneurs et acteurs économiques africains ont discuté des obstacles qui freinent encore le commerce intra-africain. Parmi les principaux défis évoqués: les difficultés de circulation entre les pays du continent.
En levant cette barrière administrative, le Togo veut faciliter les déplacements des investisseurs, hommes d’affaires, touristes et porteurs de projets africains. Le pays cherche ainsi à renforcer son attractivité économique et son rôle stratégique en Afrique de l’Ouest.
Cette orientation s’inscrit dans la vision du Président du Conseil, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, qui mise sur l’intégration régionale et le développement des échanges africains.
Toutefois, cette exemption ne signifie pas une entrée totalement libre. Les voyageurs doivent obligatoirement remplir une déclaration de voyage en ligne avant leur départ, via la plateforme officielle https://voyage.gouv.tg. Une fois cette étape effectuée, un bordereau de voyage est délivré. Ce document devra être présenté aux points d’entrée du territoire, qu’ils soient terrestres, aériens ou maritimes.
Dans ce cadre, le Togo rejoint les pays africains qui accélèrent l’application des principes de la ZLECAf, à l’image du Rwanda. Tout en ouvrant davantage ses frontières, les autorités rappellent que les exigences de sécurité nationale et de santé publique restent pleinement en vigueur.
Microcred SA est fière d’annoncer sa consécration lors des CSR Power Awards 2026, en remportant le Prix de la Gouvernance Responsable, décerné en marge du Forum International de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), tenu les 5 et 6 mai 2026 en Tunisie.
Cette distinction, attribuée à l’issue d’un concours évalué par un jury de référence composé d’experts reconnus dans le domaine de la RSE et du développement durable en Tunisie, vient saluer l’engagement concret et continu de Microcred en faveur d’une microfinance responsable, inclusive et durable.
Cette reconnaissance constitue une étape importante dans le parcours de transformation de Microcred et consolide l’ensemble des initiatives mises en œuvre pour promouvoir une finance à impact positif au service du développement économique et social de la Tunisie.
À travers sa démarche « Agir pour une microfinance inclusive, durable et résiliente au service d’un développement équitable », Microcred intègre les critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) dans l’ensemble de son processus d’octroi de financement. Cette approche vise à soutenir des activités durables, préserver les ressources naturelles et protéger les clients contre les risques de surendettement.
Chaque financement accordé par Microcred est ainsi pensé comme un véritable levier d’impact économique, social et environnemental, contribuant à renforcer l’inclusion financière et à accompagner les populations les plus vulnérables, notamment dans les régions de l’intérieur et les zones rurales.
En tant qu’institution de microfinance 100 % tunisienne, Microcred place l’engagement sociétal et environnemental au cœur de sa stratégie et de sa mission. L’institution œuvre quotidiennement pour favoriser l’autonomisation économique des entrepreneurs, encourager les activités responsables et contribuer à une croissance plus inclusive et durable.
À travers cette distinction, Microcred réaffirme sa volonté de poursuivre ses efforts pour construire une finance inclusive à impact, capable de répondre aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques de demain.
À propos de Microcred SA
Microcred SA qui est l’unique institution de microfinance à capitaux 100% tunisiens, se prévaut d’un capital humain de près de 400 collaborateurs, et d’une expérience de plus de onze ans dans l’accompagnement et le financement de plus de 29 000 micro-entrepreneurs domiciliés auprès d’un réseau commercial de 20 agences réparties sur tout le territoire tunisien.
Résolument engagée dans sa mission inclusive, Microcred SA s’emploie à délivrer accompagnement et financement de projets durables notamment dans le cadre de l’économie circulaire, à impact direct sur l’emploi, sur l’économie des ressources hydriques et énergiques, et la protection de l’environnement, ainsi que l’accès équitable à la santé, la culture, les activités sportives et la recherche & développement. Haut du formulaireBas du formulaire
À la veille des célébrations de la Fête de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté la nouvelle version de la cartographie en ligne des projets de coopération européens en Tunisie. L’occasion lui a également permis de dresser un bilan chiffré de l’engagement européen dans le pays, d’évoquer l’état de mise en œuvre du mémorandum d’entente de 2023 et de répondre aux questions sur des dossiers sensibles: migration, transparence des financements, visa, appui aux médias et à la justice, et politique étrangère européenne.
L’ambassadeur Perrone a annoncé le lancement de la version entièrement repensée de la cartographie en ligne de la coopération européenne en Tunisie, accessible sur le site de la délégation de l’Union européenne. Cet outil, qui existe depuis 2022, a été intégralement refondu dans sa forme et dans son contenu afin d’offrir une navigation plus intuitive et une meilleure accessibilité à l’information. La plateforme recense l’ensemble des projets de coopération bilatérale en cours, organisés par thématique; agriculture, environnement, santé, éducation, recherche, infrastructures, entre autres, et localisés sur une carte interactive du territoire tunisien. Chaque fiche projet détaille le montant engagé, les objectifs, les partenaires de mise en œuvre, les cofinancements éventuels, l’actualité des activités et les contenus visuels produits. Le site est mis à jour régulièrement et conserve les projets jusqu’à un an après leur clôture. Au moment de la conférence de presse, la plateforme recensait environ 87 projets en cours, un chiffre appelé à évoluer au fil des nouvelles signatures annuelles. L’ambassadeur a présenté cet outil comme un instrument de transparence destiné aux journalistes, aux chercheurs, au monde académique et à l’ensemble du public.
1,35 milliard d’euros de projets en cours…
Le volume total des projets de coopération actuellement en cours en Tunisie s’élève à environ 1 milliard 350 millions d’euros, sans inclure les prêts des institutions financières européennes. Par ailleurs, selon des données récemment reçues par la délégation, quelque 350 000 entreprises européennes sont établies en Tunisie, générant 480 000 emplois directs et indirects. L’ambassadeur a également rappelé que 70 % du commerce extérieur tunisien s’effectue avec l’Union européenne, et que la balance commerciale bilatérale de la Tunisie avec l’UE est excédentaire, à l’inverse de celle avec la Chine, qualifiée de “lourdement déficitaire”. Il a précisé que l’accord d’association de 1995 est à l’origine de 1,3 % du PIB tunisien et d’environ 3 % de la progression des niveaux de salaires, soulignant le rôle déterminant que ce cadre a joué dans la modernisation et l’intégration de l’industrie tunisienne dans les chaînes de valeur européennes. Enfin, près de 90 % des grands projets d’investissement en Tunisie proviendraient de l’Union européenne.
Un mémorandum d’entente aux résultats contrastés selon les axes
Interrogé sur l’état d’avancement du mémorandum d’entente signé en 2023 avec la Tunisie, premier accord de ce type conclu par l’Union européenne avec un pays de la région méditerranéenne, l’ambassadeur Perrone a indiqué qu’une mission d’évaluation venue de Bruxelles avait conduit, le mois précédant la conférence, un exercice périodique d’évaluation de sa mise en œuvre. Il a décrit une situation “non uniforme” selon les cinq axes du mémorandum : l’assistance financière, le commerce, la mobilité, les relations entre les peuples et l’énergie.
Les avancées les plus nettes ont été enregistrées sur les volets migratoire et énergétique. En matière de commerce, l’ambassadeur a reconnu un certain retard. Il a présenté le mémorandum comme un cadre donnant une nouvelle structuration à une relation bilatérale déjà établie, et non comme un instrument créant des obligations ex nihilo. Les projets encadrés par ce mémorandum sont consultables sur la cartographie en ligne. Il a renvoyé vers le site de la direction générale pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord de la Commission européenne.
Transparence des fonds: décisions publiques, audits et droit d’accès
En réponse à des questions sur la destination et le contrôle des financements européens, Thierry Béranger, chef de la section commerce de la délégation, a apporté des précisions détaillées sur les mécanismes en vigueur. Il a rappelé que toute décision de financement est arrêtée par la Commission européenne et rendue publique, après examen par un comité réunissant les représentants des États membres à Bruxelles, qui donnent leur aval. Les enveloppes allouées à la Tunisie sont ensuite définies en concertation avec les autorités tunisiennes, au premier rang desquelles le ministère de l’Économie et du Plan. Le choix du partenaire de mise en œuvre, celui qui gère le budget et conduit les activités, s’effectue dans le cadre de ce processus de formulation. Tous les projets sont systématiquement audités et évalués, et une partie de ces évaluations est rendue publique. Les journalistes disposent par ailleurs du droit de demander l’accès aux rapports, en vertu de la législation européenne sur l’accès aux documents.
À titre d’illustration des résultats concrets, il a cité le programme Creative Tunisie, récemment clôturé, dédié à la structuration de la filière artisanale. Grâce à l’intervention de l’ONUDI, financée par l’Union européenne, les potiers de Moknine ont doublé leur chiffre d’exportation en 5 ans; les producteurs de fibres végétales du sud du pays ont quant à eux entre doublé et triplé leurs chiffres d’affaires et d’exportation.
Projets judiciaires…
Interpellé sur le bilan d’un programme d’appui à la réforme du système judiciaire doté d’une enveloppe avoisinant les 100 millions d’euros, Thierry Béranger a retracé l’historique de ce soutien, conduit sur plus de 10 ans à travers 3 générations de programmes.
Les deux premières générations ont principalement porté sur l’appui aux infrastructures judiciaires, notamment la rénovation de tribunaux en régions et la digitalisation du système, dont certains résultats ont été repris et intégrés par le ministère de la Justice tunisien. La troisième génération a pris la forme d’un appui budgétaire, mécanisme par lequel des décaissements directs au Trésor public tunisien étaient conditionnés à l’atteinte d’indicateurs convenus d’un commun accord. Les grands indicateurs politiques, notamment l’indépendance de la justice, le Conseil supérieur de la magistrature et la mise en place des instances constitutionnelles, n’ont pas été atteints en raison d’une évolution de la trajectoire politique nationale. En revanche, des indicateurs plus techniques relatifs aux conditions d’incarcération des femmes et à la séparation des mineurs des adultes en détention ont été réalisés. Thierry Béranger a conclu que le succès de tels programmes dépend inévitablement de la volonté politique du moment, susceptible d’évoluer entre le lancement et la clôture d’un projet.
Les banques chinoises restent en tête du classement mondial des 100 plus grandes banques par actifs, selon le dernier rapport de S&P Global Market Intelligence (2026). Le secteur est également marqué par de nombreux mouvements liés aux fusions et acquisitions.
La Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) conserve en 2026 sa place, en tête de peloton.
L’établissement affiche 7,646 trillions de dollars d’actifs fin 2025. Elle compte plus de 14,7 millions de clients entreprises et 782 millions de clients particuliers.
Les banques chinoises occupent les quatre premières places du classement mondial. Elles confirment leur domination avec une forte présence dans le top 100, où 21 banques sont basées en Chine. A noter que les 3 autres grandes banques chinoises (derrière ICBC), à savoir Agricultural Bank of China, China Construction Bank et Bank of China, occupent toujours les places 2 à 4, sans changement par rapport à l’année précédente. Cette performance s’explique notamment par “une hausse des investissements publics et une forte activité de financement dans des secteurs stratégiques comme la technologie, la finance verte et les infrastructures”, explique S&P.
Le top 10 mondial des banques en 2026?
Industrial and Commercial Bank of China (ICBC)
Agricultural Bank of China
China Construction Bank
Bank of China
JPMorgan Chase (États-Unis)
Bank of America (États-Unis)
BNP Paribas (France)
HSBC (Royaume-Uni)
Crédit Agricole (France)
Mitsubishi UFJ Financial Group (Japon)
BNP Paribas devient la première banque européenne
En Europe, le classement a changé sous l’effet des fusions-acquisitions. La banque française BNP Paribas dépasse désormais HSBC pour devenir la première banque européenne et la 7e mondiale. HSBC recule à la 8e place, dans un contexte de réduction d’actifs et de recentrage de ses activités. De son côté, BNP Paribas a renforcé sa position grâce à plusieurs acquisitions, notamment dans la gestion d’actifs et la banque privée.
Les États-Unis toujours présents mais…
Les États-Unis comptent 12 banques dans le classement, mais aucune n’a progressé dans le ranking. JPMorgan Chase reste 5e mondiale, suivie de Bank of America en 6e position.La faiblesse du dollar face aux autres grandes devises a également influencé les classements, pénalisant plusieurs banques américaines malgré la croissance de leurs actifs.
Par ailleurs, le rapport souligne que le classement est fortement influencé par deux facteurs principaux : les fusions-acquisitions et les variations des devises. En 2025, le secteur bancaire a enregistré 532 opérations de fusions et acquisitions, ce qui a eu un impact direct sur les positions des banques, notamment en Europe. Par ailleurs, les fluctuations des taux de change ont également joué un rôle important. La valeur des actifs, une fois convertie en dollars, a varié en fonction de la performance des monnaies, ce qui a modifié le classement final.