Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Qawafel: 5 structures publiques tunisiennes au cœur de l’appui à l’internationalisation

Depuis février 2025, le projet Qawafel, financé par l’AFD et mis en œuvre par Expertise France, accompagne 5 structures publiques tunisiennes (GICA, PACKTEC, CTC, AFI et APII) dans le renforcement de leurs dispositifs d’appui à l’internationalisation des entreprises vers les marchés africains.

Ce programme s’inscrit dans une dynamique de coopération entre la Tunisie et la France, orientée vers une approche plus concrète du développement économique et de l’intégration régionale. Dans ce cadre, l’ambassadrice de France en Tunisie a souligné une relation bilatérale “dense et tournée vers l’avenir” et présenté Qawafel comme une initiative inspirée de l’image des caravanes, symbole de parcours partagés et de trajectoires multiples de développement.

Sur le plan opérationnel, un atelier de restitution a permis de présenter les actions menées auprès des structures relevant du Ministère de l’Industrie, notamment en matière d’assistance technique et de structuration des dispositifs d’accompagnement.

Le projet vise à soutenir l’expansion des startups et PME tunisiennes vers plusieurs pays africains, dont le Sénégal, la Mauritanie, la RDC et le Kenya, dans des secteurs tels que le BTP, la santé, l’enseignement supérieur, l’agroalimentaire et le numérique.

Selon Mazen Al Kassem, expert et chef de projet, plus de 250 acteurs publics et privés ont été sensibilisés dans le cadre de Qawafel. Il indique que les principaux freins concernent l’accès à l’information sur les marchés, la compréhension des besoins clients, ainsi que les contraintes réglementaires, logistiques, financières et bancaires, en plus d’un manque d’accompagnement structuré.

Pour y répondre, un travail est engagé avec la Chambre de commerce et d’industrie tunisienne afin de mettre en place une cellule de veille économique, appuyée par des outils d’intelligence artificielle générative, pour faciliter l’accès à l’information et renforcer l’appui aux PME. L’objectif est de toucher un large éventail d’acteurs et d’assurer la pérennité des dispositifs au-delà de 2027, notamment à travers la formation des cadres des institutions concernées.

Dans cette même logique, la cheffe de cabinet du ministère de l’Industrie, Afef Chachi, présente le programme comme une initiative structurante visant à accélérer l’internationalisation des startups et des PME tunisiennes, en valorisant les atouts géographiques du pays et ses compétences locales. Elle souligne également que le projet répond aux ambitions de la jeunesse tunisienne, en favorisant la transformation de ses initiatives en opportunités à l’international.

Sur le terrain, Qawafel a permis un appui ciblé à plusieurs structures publiques. L’AFI a notamment été accompagnée dans une étude de faisabilité pour la création d’une structure internationale dédiée à la promotion du savoir-faire tunisien en matière de gestion des zones industrielles. Des actions de formation ont également renforcé les compétences de cadres au sein de PACKTEC et du CTC.

Par ailleurs, l’APII a bénéficié d’un appui pour établir un partenariat stratégique avec l’agence de promotion des investissements de la République démocratique du Congo, ouvrant de nouvelles perspectives de coopération. De son côté, le GICA a été accompagné dans une meilleure analyse des marchés africains, notamment pour les produits agroalimentaires et les conserves.

Enfin, le projet, d’une durée de 44 mois et doté d’un budget d’environ 3,8 millions d’euros, est placé sous l’égide du Ministère de l’Économie et de la Planification, en partenariat avec les acteurs publics et privés.

L’article Qawafel: 5 structures publiques tunisiennes au cœur de l’appui à l’internationalisation est apparu en premier sur Managers.

Tunisie: plus de 8 000 ingénieurs et 1 600 médecins quittent le pays chaque année…

La Tunisie enregistre une hausse continue et préoccupante des départs de ses cadres techniques et médicaux. Les données récentes montrent que les ingénieurs et les médecins quittent le pays à un rythme de plus en plus élevé, révélant une pression structurelle sur deux secteurs essentiels à l’économie et au système de santé.

Selon les chiffres de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, l’émigration des ingénieurs suit une trajectoire ascendante. En 2024, environ 6 500 ingénieurs quittent le pays chaque année. En 2025, ce chiffre dépasse les 7 000 départs annuels, et en 2026, les estimations dépassent les 8 000 départs par an si la tendance se poursuit. Sur une décennie, le phénomène prend une ampleur encore plus marquée puisque plus de 46 000 ingénieurs tunisiens auraient quitté le pays, soit une part importante d’un total d’environ 105 000 ingénieurs inscrits à l’Ordre. Cette évolution traduit une difficulté persistante à retenir les compétences hautement qualifiées face à des opportunités plus attractives à l’international, notamment en matière de salaires et de conditions de travail.

Le secteur médical connaît une dynamique similaire. Selon le Conseil national de l’Ordre des médecins, environ 1 300 médecins quittent la Tunisie chaque année en 2024, principalement vers la France, l’Allemagne et les pays du Golfe. En 2025, les départs dépassent les 1 400 médecins par an, et les estimations pour 2026 approchent les 1 600 départs annuels.

Cette évolution simultanée dans l’ingénierie et la médecine met en évidence un phénomène structurel de mobilité des compétences. Il ne s’agit plus de départs isolés, mais d’un flux régulier qui impacte directement la capacité du pays à répondre à ses besoins en expertise technique et en soins de santé. Les conséquences sont multiples, avec une pression accrue sur les établissements publics, une perte de compétences formées localement et une dépendance grandissante aux systèmes étrangers pour absorber une partie de ces talents.

L’article Tunisie: plus de 8 000 ingénieurs et 1 600 médecins quittent le pays chaque année… est apparu en premier sur Managers.

Après plusieurs années d’arrêt, la Siphat relance la production de médicaments liquides

La société tunisienne des industries pharmaceutiques Siphat poursuit sa relance industrielle. Le ministère de la Santé a annoncé la remise en service de la chaîne de production des médicaments liquides, restée à l’arrêt pendant plusieurs années.

Cette reprise concerne notamment la fabrication de médicaments sous forme de sirop, dont Hexabain, ainsi que des antiacides et plusieurs autres produits pharmaceutiques. Selon le ministère, cette relance doit permettre d’améliorer la disponibilité des médicaments essentiels sur le marché tunisien et de renforcer les capacités nationales de production. Les autorités précisent que cette remise en marche a été réalisée conformément aux normes internationales de qualité et de sécurité pharmaceutique.

Cette nouvelle étape intervient après la reprise progressive de plusieurs autres lignes de production au sein de la Siphat, notamment celles des formes sèches, des suppositoires et du sérum physiologique. Le gouvernement cherche ainsi à redonner à cette entreprise publique son rôle stratégique dans l’industrie pharmaceutique tunisienne. Dans son communiqué, le ministère de la santé a également salué les efforts des cadres, techniciens et ouvriers de l’entreprise, mettant en avant leur engagement dans ce processus de redressement. Créée pour soutenir la souveraineté pharmaceutique du pays, la Siphat tente aujourd’hui de retrouver progressivement sa place parmi les principaux acteurs nationaux du secteur du médicament.

L’article Après plusieurs années d’arrêt, la Siphat relance la production de médicaments liquides est apparu en premier sur Managers.

La multinationale indienne KPIT lance un nouveau centre d’ingénierie à Sfax avec un investissement de 1,2 million de dollars

Il y a près d’un an, la Tunisie accueillait déjà le premier centre d’expertise en Afrique de KPIT Technologies dans le domaine de la mobilité internationale.

Aujourd’hui, la multinationale indienne KPIT a annoncé un nouvel investissement de 1,52 million de dollars pour la création d’un nouveau centre d’ingénierie logicielle à Sfax.

Cette nouvelle implantation confirme la montée en puissance de la Tunisie comme hub régional dans les secteurs de l’innovation, du développement logiciel et des technologies automobiles. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à attirer davantage d’acteurs internationaux de la tech et de l’ingénierie.

Le nouveau centre se concentrera sur le développement de solutions de mobilité intelligente. Il devrait également contribuer à l’accompagnement des constructeurs automobiles internationaux, notamment en Europe et sur d’autres marchés clés.

En effet, le groupe est présent en Europe, aux États-Unis, au Brésil, au Japon et en Chine, en plus de son implantation en Inde.

KPIT Technologies Ltd travaille depuis plus de 20 ans avec de grandes entreprises de l’automobile en Europe. Avec son développement en Tunisie, elle renforce ces relations et améliore sa présence dans le monde, notamment en Europe, en Amérique et en Asie.

Au-delà de l’aspect technologique, ce projet devrait permettre la création d’opportunités pour les talents tunisiens dans des métiers à forte valeur ajoutée, en particulier dans l’ingénierie logicielle et l’innovation automobile.

Source: Embassy of India, Tunis.

L’article La multinationale indienne KPIT lance un nouveau centre d’ingénierie à Sfax avec un investissement de 1,2 million de dollars est apparu en premier sur Managers.

Frais de visa: l’OTIC dénonce des tarifs “excessifs”

Les frais appliqués pour la prise de rendez-vous, le dépôt des dossiers ou encore les services administratifs liés aux demandes de visa sont devenus, dans plusieurs cas, excessifs par rapport aux prestations fournies. C’est ce qu’a dénoncé, mardi, l’Organisation Tunisienne pour Informer le Consommateur (OTIC), selon les propos relayées par l’agence TAP, qui s’inquiète aussi de l’absence de garanties suffisantes concernant la qualité du service, les délais de traitement et la protection des données personnelles et biométriques des demandeurs.

L’organisation pointe particulièrement les pratiques de certaines sociétés intermédiaires chargées du traitement des dossiers de visa. Selon elle, plusieurs dépassements ont été relevés en matière de transparence, de concurrence loyale et de respect des données personnelles.

Face à cette situation, l’OTIC appelle à soumettre ces sociétés à un contrôle juridique, financier et fiscal plus strict. Elle demande également la réalisation d’un audit complet afin de vérifier leur conformité avec la législation tunisienne.

L’organisation estime que la délégation d’une partie des procédures de visa par des chancelleries étrangères a favorisé l’installation d’un système coûteux en Tunisie, malgré une valeur ajoutée jugée limitée pour les citoyens.

Dans ce contexte, l’OTIC rappelle que la loi tunisienne relative à la concurrence et aux prix permet aux autorités d’intervenir en cas de pratiques provoquant des augmentations injustifiées des tarifs. Elle réclame aussi une révision du cadre réglementaire afin de mieux protéger les demandeurs de visa, notamment à travers la possibilité d’obtenir un remboursement total ou partiel des frais de service en cas de rejet de la demande. Selon elle, plusieurs pays appliquent déjà des mécanismes plus équitables.

Par ailleurs, l’organisation appelle à la mise en place, au sein du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, d’un mécanisme officiel et transparent chargé de recevoir et traiter les réclamations des demandeurs de visa.

 

 

L’article Frais de visa: l’OTIC dénonce des tarifs “excessifs” est apparu en premier sur Managers.

Tunisie : examen de cinq projets de lois pour des centrales photovoltaïques

La séance plénière consacrée au vote de cinq projets de lois relatifs à des accords de concession pour la production d’électricité à partir de centrales photovoltaïques a été ouverte ce mercredi 13 mai 2026. Selon le communiqué officiel du Conseil national des régions et des districts, les projets de lois portent sur des accords de concession pour cinq centrales photovoltaïques. Ils concernent la production d’électricité à partir de l’énergie solaire dans différentes régions du pays.

Les projets de lois sont les suivants:

  • Projet de loi n°01 de 2026 : approbation de la convention de concession pour la production d’électricité et le contrat de location du site de la centrale photovoltaïque à El Khabna.
  • Projet de loi n°02 de 2026 : approbation de la convention de concession pour la centrale photovoltaïque à Mezouna, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.
  • Projet de loi n°03 de 2026 : approbation de la convention de concession pour la centrale photovoltaïque à El Ksour.
  • Projet de loi n°04 de 2026 : approbation de la convention de concession et du contrat de location pour la centrale photovoltaïque à Sagdoud  
  • Projet de loi n°05 de 2026 : approbation de la convention de concession pour la centrale photovoltaïque à Menzel El Habib.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre du développement des énergies renouvelables et du renforcement de la production électrique nationale à partir de sources propres.

L’article Tunisie : examen de cinq projets de lois pour des centrales photovoltaïques est apparu en premier sur Managers.

Trafigura investit jusqu’à 900 millions de dollars dans une nouvelle fonderie d’aluminium en Égypte

Le géant du négoce de matières premières Trafigura a lancé des négociations exclusives avec l’entreprise publique égyptienne Egyptian Aluminium Company (Egyptalum) et la holding publique Metallurgical Industries Holding Company (MIH) pour développer une nouvelle fonderie d’aluminium primaire en Égypte. Le projet représente un investissement estimé entre 750 et 900 millions de dollars.

Selon le communiqué officiel publié par Trafigura, les trois partenaires prévoient de créer une nouvelle société chargée de construire, détenir et exploiter une fonderie d’une capacité annuelle de 300.000 tonnes, accompagnée d’une usine d’anodes de 150.000 tonnes par an. Le complexe sera implanté à Nag Hammadi, dans le sud de l’Égypte, au sein du site industriel existant d’Egyptalum. Une fois opérationnel, le projet permettra quasiment de doubler la capacité de production actuelle du groupe égyptien, qui atteindrait alors près de 600.000 tonnes par an.  Dans cette future structure, Trafigura interviendra comme investisseur minoritaire, mais aussi comme partenaire financier et acteur clé de l’approvisionnement en matières premières ainsi que de l’achat à long terme de la production d’aluminium.  Le groupe singapourien est présent en Égypte depuis plus de vingt ans et figure déjà parmi les principaux fournisseurs du pays en alumine et en gaz naturel liquéfié (GNL). Cette nouvelle alliance marque une étape supplémentaire dans sa stratégie mondiale de sécurisation des approvisionnements en métaux industriels.

L’article Trafigura investit jusqu’à 900 millions de dollars dans une nouvelle fonderie d’aluminium en Égypte est apparu en premier sur Managers.

Investissement, paiements numériques, devises… Voici les priorités des entrepreneurs pour la réforme du change

La future réforme du Code des changes pourrait faciliter l’accès des entreprises tunisiennes aux paiements internationaux, aux comptes en devises et aux services financiers numériques. C’est l’un des principaux messages ressortis de la séance d’audition organisée lundi 11 mai par la commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), consacrée aux propositions de l’Organisation nationale des entrepreneurs.

Cette réunion est dans le cadre de réflexion nationale sur la modernisation du système de change tunisien, alors que les startups, les entreprises technologiques et les investisseurs réclament un cadre plus adapté à l’économie numérique et aux échanges internationaux. Lors des discussions, les représentants de l’organisation ont estimé que les règles actuelles du change sont devenues un frein au développement des entreprises innovantes. Ils ont notamment pointé les difficultés liées à l’ouverture de comptes en devises, aux transferts financiers vers l’étranger et à l’accès aux plateformes bancaires internationales. Selon eux, ces contraintes pénalisent particulièrement les startups exportatrices et les entreprises opérant dans les services numériques, qui ont besoin de transactions rapides et d’une interaction continue avec les plateformes mondiales.

D’un autre coté, les intervenants ont également plaidé pour une modernisation des moyens de paiement internationaux, avec davantage de souplesse pour les paiements électroniques, les portefeuilles numériques et les plateformes financières en ligne. Ils ont proposé un système de contrôle davantage basé sur le suivi numérique et l’analyse des flux financiers plutôt que sur les autorisations administratives préalables.  Autre point important pour les investisseurs: la réforme pourrait revoir le régime des sanctions liées aux infractions de change. Les représentants de l’organisation ont estimé que certaines dispositions actuelles créent un climat de prudence excessive chez les entrepreneurs et limitent les opérations internationales. Ils ont appelé à des sanctions plus graduelles et à des mécanismes de régularisation volontaire. Les débats ont aussi porté sur la clarification des notions de “résident” et “non-résident”, un sujet sensible pour les investisseurs étrangers, les Tunisiens résidant à l’étranger et les entreprises internationales implantées en Tunisie. Les participants ont demandé une définition juridique unifiée afin de réduire les zones d’incertitude réglementaire. En fait, plusieurs députés ont indiqué que cette réforme vise à accompagner la transition vers une économie plus ouverte, plus numérique et plus compétitive. Ils ont notamment défendu le principe d’un passage progressif d’un contrôle préalable à un contrôle a posteriori, considéré comme plus adapté aux standards économiques internationaux. Les échanges ont enfin mis l’accent sur l’intégration explicite des startups, de la fintech, de l’intelligence artificielle et de l’économie numérique dans le futur Code des changes, ainsi que sur l’importance de renforcer les échanges financiers et commerciaux de la Tunisie avec les marchés africains.

L’article Investissement, paiements numériques, devises… Voici les priorités des entrepreneurs pour la réforme du change est apparu en premier sur Managers.

Assemblée générale 2026 : BNA Assurances poursuit son accélération stratégique

Réunie le 08 mai 2026 au siège de la compagnie, l’Assemblée Générale Ordinaire de BNA Assurances a permis de mettre en lumière les avancées majeures réalisées au cours de l’exercice 2025, une année marquée par une accélération de la transformation de la compagnie et par la consolidation de ses fondamentaux financiers.

L’année 2025 a notamment été marquée par une étape stratégique majeure avec l’opération de rebranding et le changement de dénomination de la compagnie, devenue officiellement BNA Assurances en février 2025. À travers cette nouvelle identité visuelle et ce nouveau positionnement, la compagnie a affirmé sa volonté de renforcer sa proximité avec ses clients, de moderniser son image et d’accompagner les évolutions du marché de l’assurance.

Dans cette continuité, BNA Assurances a poursuivi son évolution à travers une stratégie axée sur l’innovation, la modernisation de ses services et le renforcement de sa proximité avec ses clients et partenaires. Cette dynamique s’est traduite par le déploiement de plusieurs projets structurants visant à améliorer l’expérience client, développer les services digitaux et moderniser le réseau commercial de la compagnie.

L’année 2025 a également été marquée par une étape importante dans l’histoire de la compagnie avec son introduction à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT), concrétisée en août 2025. Cette opération stratégique vient soutenir les ambitions de développement de BNA Assurances et renforcer sa visibilité sur le marché financier tunisien.

Sur le plan des performances, la compagnie a enregistré une croissance soutenue de son activité avec un chiffre d’affaires atteignant 190,5 millions de dinars, en hausse de 10 % par rapport à 2024. Le résultat net s’est établi à 17 millions de dinars, confirmant la capacité de la compagnie à maintenir une trajectoire de croissance solide dans un environnement économique en mutation.

Les équilibres techniques et financiers de la compagnie demeurent robustes, avec un ratio de représentation des provisions techniques de 103,6 % ainsi qu’un ratio de solvabilité de 208 %, traduisant la solidité de ses engagements et la maîtrise de ses équilibres prudentiels.

Dans le cadre de sa vision de développement durable, BNA Assurances a également poursuivi le renforcement de sa démarche ESG en intégrant progressivement les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance au sein de ses pratiques et de ses processus internes.

À cette occasion, Faker Rais Directeur Général de la BNA ASSURANCES a affirmé que l’année 2025 représente une étape déterminante dans le développement de la compagnie, portée par une stratégie de transformation ambitieuse, une gouvernance renforcée et une volonté continue d’innovation au service des assurés et des partenaires.

L’année 2026 s’inscrit ainsi dans la continuité des orientations stratégiques engagées, avec pour ambition de concrétiser les choix de transformation opérés, d’accélérer le développement de la compagnie et de renforcer durablement son positionnement sur le marché de l’assurance

L’article Assemblée générale 2026 : BNA Assurances poursuit son accélération stratégique est apparu en premier sur Managers.

Voici ce que la Tunisie a importé durant les quatre premiers mois de 2026

Les importations tunisiennes ont atteint 30,2 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de 2026, en hausse de 7,9% par rapport à la même période de 2025, selon les dernières données publiées par Institut national de la statistique.

Cette progression concerne l’ensemble des grandes catégories de produits importés par la Tunisie, avec une hausse particulièrement marquée des produits alimentaires et énergétiques. Dans le détail, les importations de produits alimentaires ont augmenté de 18,3% entre janvier et avril 2026. Les produits énergétiques ont, eux aussi, enregistré une forte hausse de 13,7%. Les biens d’équipement, utilisés notamment par les entreprises et l’industrie, ont progressé de 8,9%, tandis que les biens de consommation ont augmenté de 7,7%. Les importations de matières premières et demi-produits ont, de leur côté, évolué plus légèrement avec une hausse de 2,2%.

L’Union européenne reste le principal fournisseur de la Tunisie. Les importations en provenance des pays européens ont atteint 13,75 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de 2026, soit 45,5% du total des importations tunisiennes. Les achats tunisiens ont notamment augmenté avec la France (+24,7%) et l’Italie (+10,7%). En revanche, ils ont diminué avec la Bulgarie (-19,3%) et la Grèce (-6,4%). Hors Union européenne, la Tunisie a importé davantage depuis la Turquie (+8,1%) et l’Inde (+32,1%). À l’inverse, les importations ont reculé depuis la Russie (-57%) et la Chine (-3,7%). Selon l’INS, cette hausse des importations a contribué à creuser le déficit commercial du pays, qui s’est établi à 7,5 milliards de dinars à fin avril 2026, contre 7,29 milliards un an auparavant. Le déficit énergétique continue de représenter la principale source du déséquilibre commercial tunisien. À lui seul, il a atteint 4,19 milliards de dinars durant cette période.

L’article Voici ce que la Tunisie a importé durant les quatre premiers mois de 2026 est apparu en premier sur Managers.

Le groupe allemand LAPP recrute 120 ingénieurs et cadre en Tunisie

Le groupe allemand LAPP a inauguré, mardi 12 mai 2026, un centre de recherche et développement technologique en Tunisie. Le projet a été lancé par le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh. Le centre emploie actuellement une trentaine de jeunes ingénieurs et cadres tunisiens. L’effectif devrait atteindre 150 personnes d’ici l’année prochaine.

Installé à Sousse, ce centre développera des solutions technologiques destinées aux clients du groupe à travers le monde. Le ministère de l’Économie considère cette implantation comme un signal fort de confiance dans les compétences tunisiennes, notamment dans les métiers liés à l’innovation et aux nouvelles technologies. Selon le communiqué, le groupe allemand prévoit également de créer prochainement une unité de production en Tunisie. Les autorités tunisiennes ont affirmé leur disposition à accompagner le projet dans toutes ses étapes, en particulier la future phase industrielle. Lors de son intervention, le ministre a souligné que le choix de lancer d’abord un centre de recherche avant une usine de production permettra de former une base solide de compétences locales. Il a également mis en avant les principaux atouts de la Tunisie pour attirer les investissements étrangers, notamment les ressources humaines qualifiées, la position géographique et la stabilité du pays. Le groupe LAPP figure parmi les leaders mondiaux de l’industrie des câbles industriels, électriques et électroniques. L’entreprise propose près de 50.000 produits fabriqués dans 27 unités de production réparties entre l’Europe, l’Asie et les Amériques, pour environ 6.000 emplois dans le monde. L’inauguration s’est déroulée en présence de représentants régionaux, de responsables de l’entreprise, de l’ambassade d’Allemagne en Tunisie ainsi que de la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce AHK Tunisie.

L’article Le groupe allemand LAPP recrute 120 ingénieurs et cadre en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

Microcred récompensée par le prix de “la gouvernance responsable” aux CSR Power Awards 2026

Microcred SA est fière d’annoncer sa consécration lors des CSR Power Awards 2026, en remportant le Prix de la Gouvernance Responsable, décerné en marge du Forum International de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), tenu les 5 et 6 mai 2026 en Tunisie.

Cette distinction, attribuée à l’issue d’un concours évalué par un jury de référence composé d’experts reconnus dans le domaine de la RSE et du développement durable en Tunisie, vient saluer l’engagement concret et continu de Microcred en faveur d’une microfinance responsable, inclusive et durable.

Cette reconnaissance constitue une étape importante dans le parcours de transformation de Microcred et consolide l’ensemble des initiatives mises en œuvre pour promouvoir une finance à impact positif au service du développement économique et social de la Tunisie.

À travers sa démarche « Agir pour une microfinance inclusive, durable et résiliente au service d’un développement équitable », Microcred intègre les critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) dans l’ensemble de son processus d’octroi de financement. Cette approche vise à soutenir des activités durables, préserver les ressources naturelles et protéger les clients contre les risques de surendettement.

Chaque financement accordé par Microcred est ainsi pensé comme un véritable levier d’impact économique, social et environnemental, contribuant à renforcer l’inclusion financière et à accompagner les populations les plus vulnérables, notamment dans les régions de l’intérieur et les zones rurales.

En tant qu’institution de microfinance 100 % tunisienne, Microcred place l’engagement sociétal et environnemental au cœur de sa stratégie et de sa mission. L’institution œuvre quotidiennement pour favoriser l’autonomisation économique des entrepreneurs, encourager les activités responsables et contribuer à une croissance plus inclusive et durable.

À travers cette distinction, Microcred réaffirme sa volonté de poursuivre ses efforts pour construire une finance inclusive à impact, capable de répondre aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques de demain.

À propos de Microcred SA

Microcred SA qui est l’unique institution de microfinance à capitaux 100% tunisiens, se prévaut d’un capital humain de près de 400 collaborateurs, et d’une expérience de plus de onze ans dans l’accompagnement et le financement de plus de 29 000 micro-entrepreneurs domiciliés auprès d’un réseau commercial de 20 agences réparties sur tout le territoire tunisien.

Résolument engagée dans sa mission inclusive, Microcred SA s’emploie à délivrer accompagnement et financement de projets durables notamment dans le cadre de l’économie circulaire, à impact direct sur l’emploi, sur l’économie des ressources hydriques et énergiques, et la protection de l’environnement, ainsi que l’accès équitable à la santé, la culture, les activités sportives et la recherche & développement. Haut du formulaireBas du formulaire

L’article Microcred récompensée par le prix de “la gouvernance responsable” aux CSR Power Awards 2026 est apparu en premier sur Managers.

Santé : partenariat tuniso-français pour renforcer le diagnostic et le traitement du cancer

L’Institut Salah Azaïz a signé, ce mardi 12 mai 2026, un partenariat avec Gustave Roussy, l’un des principaux centres mondiaux spécialisés dans la lutte contre le cancer. L’accord vise à renforcer la prise en charge des cancers rares et complexes en Tunisie entre 2026 et 2029.

Cette convention a été conclue dans le cadre des efforts du Ministère de la Santé pour moderniser le système national de lutte contre le cancer et améliorer la qualité des soins, de la formation médicale et de la recherche scientifique. Selon le ministère, ce partenariat prévoit un renforcement de la coopération entre les équipes tunisiennes et françaises dans plusieurs domaines, notamment le diagnostic et le traitement des cancers complexes, le développement de la recherche clinique, la formation des équipes médicales et l’utilisation de technologies avancées comme la biologie moléculaire et la médecine de précision. L’accord prévoit également un échange d’expertises entre les deux institutions ainsi qu’un appui aux réunions multidisciplinaires afin d’améliorer le parcours du patient, du diagnostic jusqu’au suivi médical. Le ministre de la Santé a déclaré que cette convention représente “une étape concrète” pour permettre aux patients tunisiens d’accéder à des expertises et techniques avancées sans que le recours aux soins à l’étranger soit la seule option pour les cas complexes.

L’article Santé : partenariat tuniso-français pour renforcer le diagnostic et le traitement du cancer est apparu en premier sur Managers.

La France va investir dans ATIDI, l’assureur panafricain des risques en Afrique

La France va entrer au capital de African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI), l’assureur multilatéral panafricain spécialisé dans la couverture des risques politiques, souverains et commerciaux en Afrique. L’annonce a été faite par Emmanuel Macron lors de la clôture du Business Forum de Nairobi.

Cette initiative, portée par Sidi Ould Tah, président de la BAD, s’inscrit dans la création d’un mécanisme de garantie de «première perte» destiné à encourager les investissements privés dans les économies africaines jugées plus risquées. Le dispositif devrait être présenté au sommet du G7 d’Évian en juin. Selon Emmanuel Macron, plusieurs pays africains souffrant d’une dégradation de leur notation souveraine restent exclus des mécanismes classiques de garantie proposés par les banques multilatérales. L’objectif serait donc d’utiliser ATIDI comme outil capable d’absorber les premiers niveaux de risque afin de rassurer banques et investisseurs. Basée à Nairobi et soutenue par la Banque africaine de développement depuis 2013, ATIDI compte aujourd’hui 24 États africains membres. L’institution affirme avoir soutenu plus de 93 milliards de dollars d’opérations commerciales et d’investissement sur le continent depuis sa création en 2001. L’annonce française intervient quelques semaines après celle de l’Allemagne, devenue récemment actionnaire d’ATIDI via un investissement de 32 millions de dollars porté notamment par la banque publique allemande KfW.

L’article La France va investir dans ATIDI, l’assureur panafricain des risques en Afrique est apparu en premier sur Managers.

Le Centre national du cuir et de la chaussure décroche une accréditation internationale pour ses laboratoires jusqu’en 2031

Le Centre national du cuir et de la chaussure (CNCC) a obtenu une certification d’accréditation pour ses laboratoires d’analyses et d’essais, conformément à la norme tunisienne NT 110-200 et à la norme internationale ISO/IEC 17025 dans leur version 2017.

Cette accréditation, accordée selon les critères du Conseil national d’accréditation, couvre la période allant de mai 2026 à avril 2031. Le CNCC estime que cette reconnaissance confirme le niveau de compétence de ses laboratoires ainsi que son engagement en faveur de la qualité et de l’amélioration continue des services proposés aux professionnels du secteur du cuir et de la chaussure en Tunisie.

L’article Le Centre national du cuir et de la chaussure décroche une accréditation internationale pour ses laboratoires jusqu’en 2031 est apparu en premier sur Managers.

Déficit commercial: la Tunisie affiche 7,5 milliards de dinars à fin avril 2026

Les échanges commerciaux de la Tunisie ont poursuivi leur progression durant les quatre premiers mois de 2026, mais le déficit commercial reste élevé. Selon les données publiées par Institut national de la statistique, les exportations tunisiennes ont atteint 22,7 milliards de dinars à fin avril 2026, contre 20,7 milliards de dinars durant la même période de 2025, soit une hausse de 9,5%.

Dans le même temps, les importations ont progressé de 7,9% pour atteindre 30,2 milliards de dinars, contre 28 milliards de dinars un an auparavant. Cette évolution a entraîné un déficit commercial de 7,5 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de l’année, contre 7,3 milliards de dinars à la même période en 2025. Malgré cet écart, le taux de couverture des importations par les exportations s’est légèrement amélioré, passant de 74% à 75,1%. Ces chiffres traduisent une dynamique positive des exportations tunisiennes, mais montrent également que le rythme des importations continue de peser sur la balance commerciale du pays.

L’article Déficit commercial: la Tunisie affiche 7,5 milliards de dinars à fin avril 2026 est apparu en premier sur Managers.

Kairouan: plusieurs projets d’assainissement avancent, dont une station d’épuration à 80%

Le ministère tunisien de l’Environnement a annoncé l’avancement de plusieurs projets environnementaux dans le gouvernorat de Kairouan, notamment dans l’assainissement, les espaces verts et la gestion des eaux usées.

Selon le ministère, un plan environnemental a été présenté, s’inscrivant dans le programme de développement 2026-2030. Parmi les projets les plus avancés figure la modernisation de la station d’épuration de Kairouan. Les travaux, qui portent sur les équipements et le système d’aération, ont atteint 70% d’avancement.  Le ministère a aussi annoncé plusieurs chantiers liés au réseau d’assainissement. Cela concerne notamment le raccordement des quartiers Torhouni et République à travers 7 kilomètres de canalisations, ainsi que la poursuite des travaux dans les zones d’El Allem et Dalloussi. À Menzel Mehiri, la construction d’une station d’épuration a atteint 80% d’avancement. Des réseaux d’assainissement sont également en cours de réalisation à Nasrallah et Menzel Mehiri. Le ministère a également évoqué le projet “Kairouan, ville durable”, qui vise à encourager la construction écologique et l’efficacité énergétique dans les municipalités. Les autorités souhaitent aussi soutenir le secteur de la brique traditionnelle pour promouvoir des bâtiments plus écologiques. Côté aménagement urbain, un nouvel espace vert a été achevé à Kairouan. Des travaux sont aussi programmés pour réhabiliter le parc El Menchia et le jardin Sidi Aarfa. À Bouhajla, une autre zone verte est en cours d’aménagement, avec une opération parallèle d’enlèvement des déchets de construction abandonnés.

L’article Kairouan: plusieurs projets d’assainissement avancent, dont une station d’épuration à 80% est apparu en premier sur Managers.

Journalistes et chercheurs tunisiens réunis pour transformer la recherche économique en information utile au public

La Fédération tunisienne des directeurs de journaux, en partenariat avec Savoirs Éco, Expertise France et l’Union européenne, a organisé, le 30 avril 2026 à l’Hôtel Kyriad Prestige Tunis, un atelier de co-création réunissant journalistes et chercheurs autour d’un objectif commun: faire sortir la recherche économique de son cercle académique pour la rendre plus accessible, plus lisible et plus utile au débat public.

Animée par Karim Benamor, cette journée a réuni des journalistes, des éditeurs, des économistes, des enseignants-chercheurs, des doctorants et des producteurs de données publiques. Elle a permis de rapprocher deux univers qui se croisent souvent, mais qui ne travaillent pas toujours ensemble dans des conditions claires: celui de la recherche et celui des médias.

En ouverture de la journée, Taieb Zahar, président de la FTDJ, a rappelé l’ambition de l’initiative: «Aujourd’hui, on passe à l’action. Il s’agit de mettre en relation le monde de la recherche, souvent confiné dans ses laboratoires, avec le monde des médias». Pour lui, l’enjeu est clair: «Rendre la recherche accessible au plus grand nombre» et l’orienter vers une production «plus appliquée» et «publiable».

La journée a été structurée autour d’un principe simple: un policy brief, une étude ou un article académique ne doivent pas rester enfermés dans un PDF. Ils peuvent devenir un article, une infographie, une vidéo explicative, un débat radio, un reel, un podcast ou un format long. Les participants ont travaillé sur des sujets économiques concrets: informalité, dette publique, climat des affaires, chômage des jeunes, transformation digitale, intelligence artificielle, paiement mobile, concurrence bancaire, export, consommation responsable, géoéconomie ou encore développement régional.

Sofien Rejeb, membre de la FTDJ et directeur-rédacteur en chef du Point TN, a présenté le travail déjà engagé sur douze policy briefs produits dans le cadre de Savoirs Éco: transformation des PDF en documents exploitables, résumés en français, traduction en arabe et préparation de formats plus facilement utilisables par les journalistes. «L’objectif est de faciliter le travail du journaliste, pour qu’un policy brief puisse devenir un article, une vidéo ou un sujet lisible», a-t-il expliqué.

L’atelier a également permis de lancer plus concrètement la dynamique Passerelle Média. Pour Khaled Aouij, membre de la FTDJ, «aujourd’hui, c’est le début de Passerelle Média» et le début «d’une belle histoire» appelée à s’inscrire «sur le moyen et le très long terme». Il a rappelé que la FTDJ entend jouer un rôle de point focal pour relayer, accompagner et conseiller les chercheurs dans leurs relations avec les médias. En clôture, il a insisté sur la nécessité de «continuer» et de «bâtir des liens».

Au-delà de la diffusion, la crédibilité a été au cœur des échanges. Hédi Hamdi, membre du bureau directeur de la FTDJ, a souligné que les médias apportent aux chercheurs un élément essentiel: «la crédibilité». Dans un environnement saturé par les réseaux sociaux, il a rappelé que le travail journalistique reste indispensable, y compris dans la presse spécialisée, qui «ne fait pas du volume, mais de la qualité». Il a aussi invité les chercheurs à investir des sujets d’intérêt public encore insuffisamment documentés, comme le tourisme, l’Open Sky, l’importation automobile ou le modèle économique des médias.

La problématique soulevée par Habib Zitouna, président de l’ASECTU, a donné lieu à un débat de fond sur les conditions mêmes de la vulgarisation scientifique. Il a rappelé que la recherche académique n’a pas toujours le grand public comme cible naturelle, que les chercheurs ne sont pas formés à parler aux médias, et que la vulgarisation est «une discipline» à part entière. Il a également insisté sur les risques de confusion entre position personnelle, position institutionnelle et résultats scientifiques. Pour lui, médias et chercheurs doivent mieux comprendre leurs contraintes respectives, notamment lorsqu’il s’agit de chiffres, de nuances, de langue et d’interprétation.

La séquence consacrée à l’intelligence artificielle a constitué un autre moment fort de la journée. À partir d’exemples concrets, Karim Benamor a montré comment des outils comme NotebookLM, ChatGPT, Claude, Gemini ou Perplexity peuvent aider à comprendre une étude, repérer des chiffres, générer des pistes d’angles, préparer des questions ou produire des formats pédagogiques. Mais le débat a aussi rappelé les limites de ces outils: confidentialité des données, risques d’hallucination, vérification obligatoire des chiffres, perte de la voix éditoriale et inquiétudes des chercheurs face aux détecteurs d’IA. La règle discutée est claire: l’IA peut accélérer le travail, mais elle ne remplace ni la rigueur scientifique ni le jugement éditorial.

L’atelier s’est achevé par des exercices de production en binômes chercheurs-journalistes. Plusieurs groupes ont transformé des sujets de recherche en propositions éditoriales concrètes: vidéos courtes, articles explicatifs, séries radio, reels, infographies et formats web. Certains groupes ont même produit un premier prototype vidéo en moins d’une heure, illustrant le potentiel immédiat de la co-création.

Cette journée marque ainsi une étape importante dans la construction d’un espace de collaboration entre médias et chercheurs. L’objectif n’est pas seulement de publier davantage, mais de produire une information économique plus fiable, plus compréhensible et plus utile aux citoyens, aux entreprises et aux décideurs publics.

 

L’article Journalistes et chercheurs tunisiens réunis pour transformer la recherche économique en information utile au public est apparu en premier sur Managers.

Diplômes, emploi, retraite… ce que le Canada prépare pour les Tunisiens

La Tunisie et le Canada veulent renforcer leur coopération sur plusieurs dossiers qui touchent directement les Tunisiens installés ou souhaitant partir au Canada. C’est ce qui ressort d’une réunion tenue au Bardo entre Brahim Bouderbala, président de l’Assemblée des représentants du peuple, et Francis Scarpaleggia, président de la Chambre des communes du Canada.

Le point le plus marquant concerne la communauté tunisienne au Canada, estimée à plus de 40.000 personnes. Les députés tunisiens ont évoqué plusieurs difficultés rencontrées par cette diaspora, notamment la reconnaissance des diplômes, les lenteurs administratives et l’accès au marché du travail. Le côté canadien a affirmé vouloir faciliter l’intégration des compétences étrangères, surtout dans les secteurs médical et paramédical où le pays fait face à un manque de main-d’œuvre. Des discussions ont également porté sur l’accélération des procédures d’équivalence des diplômes. Autre dossier important: l’accord de sécurité sociale entre les deux pays, toujours non activé. Cet accord doit permettre une meilleure protection sociale des Tunisiens vivant au Canada, notamment pour la retraite, la couverture santé et l’invalidité. Les deux parties ont aussi parlé de renforcer les bourses universitaires pour les étudiants tunisiens, de développer les vols directs entre la Tunisie et le Canada et d’encourager davantage d’investissements canadiens en Tunisie. Le Canada a également affiché son intérêt pour les énergies renouvelables en Tunisie, notamment l’hydrogène vert et l’énergie solaire, ainsi que pour les produits agricoles tunisiens comme l’huile d’olive et les dattes.

L’article Diplômes, emploi, retraite… ce que le Canada prépare pour les Tunisiens est apparu en premier sur Managers.

❌