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Les Oscars excluent les œuvres générées par intelligence artificielle de leurs compétitions

L’Académie des Oscars a officialisé une nouvelle orientation concernant l’usage de l’intelligence artificielle dans la création cinématographique. Les productions reposant entièrement sur des contenus générés par IA ne seront désormais pas éligibles aux récompenses. 

“Dans les catégories réservées aux acteurs, seuls les rôles crédités au générique officiel du film et dont il peut être démontré qu’ils ont été joués par des êtres humains avec leur consentement seront considérés comme éligibles”, a précisé l’Académie, d’après les propos relayé par Le monde.

Cette mise à jour des règles intervient alors que les technologies génératives s’intègrent de plus en plus dans les processus de production, notamment pour l’écriture, la création visuelle ou la reproduction de voix.

Selon les nouvelles dispositions, la participation humaine demeure un critère central dans l’évaluation des œuvres. Les personnages virtuels entièrement créés par des systèmes automatisés ainsi que les scénarios conçus sans intervention humaine significative sont exclus des catégories compétitives.

L’Académie entend ainsi préserver la reconnaissance des métiers créatifs traditionnels, en particulier ceux des scénaristes, réalisateurs et interprètes.

Une décision dans un contexte de transformation technologique

L’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans l’industrie du divertissement suscite des débats sur la transformation des métiers artistiques. Certains y voient une opportunité d’innovation, tandis que d’autres redoutent une substitution progressive du travail humain.

Face à ces enjeux, les Oscars cherchent à établir un cadre de référence clair pour différencier les œuvres humaines des contenus générés par algorithmes.

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Hannibal Lease fixe un dividende de 0,450 DT par action pour l’exercice 2025

La société Hannibal Lease a indiqué que son Assemblée générale ordinaire, réunie le 28 avril 2026, a approuvé la distribution d’un dividende au titre de l’exercice 2025.

Le montant fixé s’élève à 0,450 dinar par action, sans application de retenue à la source.

Selon la société, la date de détachement des dividendes a été arrêtée au mardi 26 mai 2026, tandis que le paiement interviendra deux jours plus tard, soit le jeudi 28 mai 2026.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des résolutions adoptées lors de l’assemblée générale ordinaire, qui a examiné les comptes de l’exercice 2025 et validé la politique de distribution proposée.

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L’UIB affiche un bénéfice net de 101 millions de dinars malgré la pression réglementaire

L’Assemblée générale ordinaire de l’Union Internationale de Banques (UIB) a présenté son bilan 2025 qui confirme la solidité de la banque privée. Et ce lors de la présentation de son AGO le 30 avril 2026.

Ainsi les résultats annuels affichent une  progression, avec un bénéfice net individuel de 101 millions de dinars pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, en hausse de 17 à 18 % sur un an. L’assemblée générale ordinaire, réunie avec 63,46 % du capital représenté, a également acté l’entrée en fonction de Pierre Le  Run, nouveau Directeur Général de l’UIB.

Un bénéfice en hausse malgré un PNB en recul

La performance nette contraste avec un produit net bancaire (PNB) en recul de 2 %, établi à 529 millions de dinars au niveau consolidé. Ce repli est directement imputable à la loi 2024-21 portant plafonnement des taux des crédits à la consommation, dont l’impact est chiffré à 27 millions de dinars sur la seule marge d’intérêt. Cette marge a reculé de 5,6 %, une contraction que la direction présente comme contenue au regard du secteur des banques privées, dont le recul dépasse 13 %. Les commissions ont progressé de 2,5 % et les revenus de portefeuille de 3,4 %, atténuant partiellement la pression sur le PNB.

C’est la maîtrise des charges qui a permis de préserver la rentabilité. Les charges opératoires n’ont progressé que de 5 %, un niveau aligné sur l’inflation et nettement inférieur à la moyenne des banques privées tunisiennes, établie à 8,6 %. Le résultat brut d’exploitation ressort à 243 millions de dinars, en recul de 9 %, mais une politique de provisionnement rigoureuse et des efforts de recouvrement ont permis de dégager un résultat net final de 101 millions. Le conseil d’administration propose un dividende de 1 dinar par action, représentant 20 % de la valeur nominale du titre.

Une activité commerciale qui surperforme le secteur

En 2025, les dépôts de la clientèle de la banque ont atteint 7 241 MDT, soit  une progression de 5,6 % par rapport à 2024.  De ce fait, cette progression  lui procure le  4e rang des banques privées en matière de dépôts de la clientèle. La base de clientèle dépasse 400 000 clients actifs particuliers et professionnels, avec 39 000 nouvelles relations établies dans l’exercice. Le segment entreprises compte 2 200 relations actives dont 200 nouvelles, et le segment premium regroupe environ 108 000 clients. Le taux de créances classées s’établit à 9,1 %, avec un taux de couverture de 75,2 %.

Les dépôts à vue atteignent 2 112 MDT. Ce qui représente une hausse de 12,1 % sur un an. A cet effet,  l’UIB figure au 7e rang des banques privées sur ce segment. Ils représentent 29,2 % du total des dépôts, contre 41,5 % pour les six autres grandes banques privées et 37,9 % pour l’ensemble des neuf grandes banques.

Par ailleurs, les dépôts d’épargne atteignent  2 718 MDT, soit une évolution  de 8,8 % par rapport à 2024. L’UIB se classe 4e banque privée sur ce segment, avec une part de 37,5 % du total des dépôts, contre 30 % pour les six autres grandes banques privées et 33 % pour les neuf grandes banques.

Au niveau consolidé, un résultat de groupe en bond de 31%

Les états financiers consolidés du groupe UIB, intégrant quatre filiales, affichent un résultat net de 94,2 millions de dinars contre 71,9 millions en 2024, soit une progression de 31 %. Les capitaux propres consolidés progressent à 1 095 millions de dinars contre 1 030 millions l’exercice précédent. La liquidité a reculé de 7 %, passant de 1 354 à 1 200 millions de dinars, un mouvement présenté par la direction comme le résultat d’un rééquilibrage du modèle de financement engagé depuis 2021.

Parmi les filiales, la société de recouvrement IRC gère un portefeuille de 61 000 dossiers totalisant 283 millions de dinars, avec un résultat bénéficiaire de 1,2 million. La société d’intermédiation en bourse affiche une croissance annuelle de plus de 10 % et un résultat bénéficiaire de 1,3 million. UIB Assurance, en activité depuis 2021, enregistre des revenus propres de 19 millions de dinars, en progression de plus de 9 %.

a articulé la trajectoire de la banque autour de quatre axes : le développement commercial, la modernisation technologique, le renforcement du capital humain et la maîtrise des risques. Il a indiqué que le PNB de la banque devrait renouer avec une évolution positive dès 2026, à mesure que s’atténuera l’effet de la loi 2024-21 sur les taux plafonnés.

Un bilan de résilience

Avec des dépôts en hausse, des crédits en progression et une rentabilité globalement préservée, l’UIB signe en 2025 une année de consolidation et de résistance. La banque confirme ainsi son rang parmi les établissements privés les plus solides du marché bancaire.

Il convient de noter par ailleurs que la mise en paiement du dividende, fixé à 1 dinar par action ou certificat d’investissement, interviendra le 2 juin 2026. Le règlement s’effectuera auprès des intermédiaires en Bourse et des teneurs de comptes dépositaires des titres via Tunisie Clearing.

Un engagement environnemental formalisé

L’UIB a intégré pour la première fois un reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) dans ses états financiers individuels, en application d’une circulaire du Conseil du marché financier (CMF) publiée en décembre 2025. La banque a par ailleurs participé, aux côtés de trois autres établissements tunisiens, au financement d’une centrale solaire pour un montant de 30 millions de dinars, présentée comme la première centrale de grande envergure en Tunisie intégralement financée par des capitaux bancaires locaux. L’installation est destinée à alimenter deux cimenteries en électricité, réduisant ainsi leur empreinte carbone. La notation climatique du portefeuille de crédit de l’UIB est présentée comme proche de zéro en matière d’exposition aux risques de transition, bénéficiant des standards du groupe Société Générale appliqués depuis plusieurs années.

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Monoprix lance un appel à candidatures pour le poste d’administrateur indépendant

La société Monoprix a annoncé l’ouverture d’un nouvel appel à candidature en vue de la désignation d’un administrateur indépendant. Le mandat concerné s’étendra sur une période de trois ans, couvrant les exercices 2026, 2027 et 2028.

Les candidats intéressés doivent répondre à plusieurs critères au moment du dépôt de leur dossier. Ils doivent notamment être titulaires d’au moins une maîtrise ou d’un diplôme équivalent.

Une expérience professionnelle d’au moins dix ans est également requise, dans des domaines liés à la grande distribution, au commerce ou à la logistique. Les profils issus d’autres spécialités sont aussi admissibles, notamment en gouvernance d’entreprise, management ou ingénierie (agroalimentaire, industrielle ou informatique).

Par ailleurs, les candidats doivent avoir déjà exercé en tant que membre d’un conseil d’administration, condition essentielle pour ce type de mandat.

Modalités de dépôt des candidatures

Les dossiers de candidature doivent être transmis ou déposés au siège social de la société, par tout moyen laissant une trace écrite. La date limite de réception est fixée au vendredi 15 mai 2026 à 17h.

Tout dossier incomplet ou soumis hors délai ne sera pas pris en considération.

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Louis Vuitton poursuit son expansion et s’offre une nouvelle adresse

La maison de luxe Louis Vuitton poursuit son expansion au cœur de la capitale française en s’implantant dans un emplacement hautement stratégique du 8e arrondissement de Paris.

Présente dans plus de 60 pays, la marque prévoit l’ouverture d’une nouvelle boutique située au 30 rue François-Ier, à proximité de plusieurs galeries d’art contemporaines, dont Hauser & Wirth. Ce nouvel espace sera principalement consacré au prêt-à-porter féminin.

Selon plusieurs sources du secteur, cette installation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la visibilité de la marque dans les quartiers les plus prestigieux de Paris, où se croisent univers du luxe, de la mode et de l’art contemporain.

Cette nouvelle ouverture illustre la dynamique d’expansion du groupe LVMH, qui multiplie les initiatives pour consolider sa présence dans les zones les plus influentes de la capitale française.

Il va sans dire que Paris demeure un territoire clé pour le groupe, qui y concentre une partie importante de ses investissements, en particulier dans les secteurs du retail haut de gamme et des expériences de marque. Dans la continuité de cette stratégie, le groupe dirigé par Bernard Arnault prépare également un projet d’envergure dans l’hôtellerie de luxe.

En 2026, un établissement estampillé Louis Vuitton devrait voir le jour sur les Champs-Élysées. Ce futur hôtel, d’une superficie estimée à plus de 6 000 m², comprendra des suites exclusives ainsi qu’un espace bien-être de près de 1 500 m², renforçant ainsi la diversification de la marque vers de nouveaux segments du luxe.

Dans ce contexte de croissance continue, la maison poursuit également le renforcement de ses équipes à l’échelle internationale. Plusieurs postes sont actuellement ouverts, offrant des opportunités de carrière au sein d’un environnement exigeant et fortement internationalisé, où innovation et savoir-faire occupent une place centrale.

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Kerkennah, l’île qui doit s’adapter, sinon…

Face à la montée des eaux, l’archipel tunisien cherche son modèle de survie touristique et écologique.

À quelques encablures de Sfax, l’archipel de Kerkennah flotte entre deux destins. Ses eaux turquoise, ses chaussées romaines affleurant la mer, ses pêcheries traditionnelles en roseau: autant de cartes postales qui pourraient, sans intervention urgente, n’être plus que des souvenirs. Car ici, le changement climatique ne se conjugue pas au futur. Il est déjà là, palpable dans le recul du rivage, dans les sebkhas inondées à longueur d’année, dans la salinisation progressive qui ronge la végétation et jaunit les palmiers. Kerkennah est, selon les mots d’Amel Jrad, conseillère en environnement, «le canari dans la mine du littoral tunisien».

Le premier chiffre dit tout: l’altitude moyenne de l’archipel est inférieure à deux mètres. Dans un contexte de montée du niveau de la mer, Kerkennah ne peut pas se payer le luxe de l’inaction. L’étude d’évaluation de la vulnérabilité multidimensionnelle (MVA) conduite par ONU-Habitat Tunisie confirme l’ampleur des risques: érosion du littoral, stress hydrique croissant, submersions lors des tempêtes, avancée de la mer sur les terres cultivées. Si aucune mesure sérieuse n’est prise, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) n’exclut pas la disparition de plus de 60% de la superficie des îles d’ici à 2100.

«Il n’existe pas encore de chiffres publics précis pour 2035, reconnaît Amel Jrad, mais la tendance est déjà visible». D’ici cet horizon pourtant proche, elle affirme que l’on parlera «d’accentuation de l’érosion, de submersion lors des tempêtes, et de perte de plages». Un diagnostic sombre pour un territoire qui n’a, géographiquement parlant, aucune marge d’erreur.

Le dérèglement ne touche pas seulement le trait de côte. Sous la surface, le réchauffement des eaux et la modification de leur salinité perturbent en profondeur la biodiversité marine kerkennienne. Certaines espèces de poissons et d’oiseaux sont menacées de disparition locale, tandis que d’autres, invasives, s’installent. Le crabe bleu, espèce venue d’Amérique du Nord, en est l’exemple le plus frappant: présent désormais dans tout le bassin méditerranéen, il bouleverse les chaînes alimentaires et concurrence directement les pêcheurs locaux.

À terre, la salinisation détruit le couvert végétal. Les palmiers dépérissent. Les sebkhas voient leur végétation s’appauvrir sous l’effet d’inondations prolongées. Et au-delà du biologique, c’est le patrimoine immatériel qui s’effrite. Amel Jrad souligne à cet égard «l’érosion du patrimoine immatériel lié à la pêche traditionnelle», une perte culturelle qui s’ajoute aux destructions écologiques et qu’aucun indicateur économique ne sait vraiment mesurer.

Parmi les victimes silencieuses du dérèglement climatique, les chaussées romaines de Kerkennah occupent une place particulière. Ces levées de pierre qui courent dans la mer peu profonde, construites il y a deux millénaires pour faciliter la circulation sur l’archipel, constituent aujourd’hui l’un des attraits touristiques les plus singuliers de la Tunisie. Leur submersion progressive lors des épisodes de tempête n’est pas seulement une perte patrimoniale: c’est une perte économique directe. Amel Jrad est explicite sur ce point: «La perte de plages, c’est la perte de l’actif touristique numéro un». Et avec la submersion des chaussées romaines et des sites d’écotourisme, c’est toute la singularité de Kerkennah qui se trouve menacée.

Protéger sans bétonner 

Face à ce tableau, Amel Jrad plaide pour une approche hybride qui refuse l’opposition factice entre nature et infrastructure. D’un côté, les «solutions vertes»: restauration des herbiers de posidonie, ces prairies sous-marines qui font office de brise-lames naturels, piègent les sédiments et servent de nurseries aux poissons. De l’autre, des interventions ciblées: brise-lames submergés sur les tronçons les plus exposés, rechargement sableux raisonné sur les plages touristiques prioritaires, surélévation des chaussées d’accès aux sites patrimoniaux.

La restauration des charfia – ces pêcheries fixes en roseaux héritées de la tradition kerkennienne – illustre à merveille ce double dividende. Selon la conseillère, elles «cassent la houle et les fortes vagues» tout en constituant «un produit touristique en soi dans le cadre d’un programme de tourisme de pêche artisanale». «C’est exactement le type de solution que nous devons mettre en avant, affirme-t-elle. Elle protège, elle crée du revenu, elle préserve l’identité».

Mais aucune stratégie technique ne pourra fonctionner sans une gouvernance locale forte. Amel Jrad insiste: une planification stratégique «ne peut réussir sans une gouvernance locale efficace qui met en œuvre une approche pluridisciplinaire et systémique pour ne laisser personne pour compte». L’étude MVA le confirme: les acteurs locaux – pêcheurs, habitants, élus – doivent être associés à chaque étape.

De la plage à l’expérience…

Si la menace est réelle, elle n’est pas fatale. Et c’est peut-être dans la transformation du modèle touristique que réside la plus grande opportunité pour Kerkennah. Amel Jrad résume l’enjeu en une formule: il faut «passer du tourisme balnéaire subi au tourisme expérientiel maîtrisé». Le tourisme de masse, concentré sur les plages en été, est précisément le modèle le plus vulnérable et le plus destructeur pour les écosystèmes à préserver.

L’alternative qu’elle dessine est celle d’un tourisme ancré dans le territoire: sorties en mer avec les pêcheurs sur les embarcations traditionnelles, observation ornithologique sur les voies migratoires qui traversent l’archipel, accueil de chercheurs et d’universitaires venus étudier les herbiers ou documenter l’érosion, tourisme chez l’habitant pour valoriser la cuisine kerkennienne et son patrimoine social unique. Cette diversification permettrait aussi de désaisonnaliser une destination qui se vide hors juillet-août, en misant sur les douceurs d’avril-mai ou de septembre-octobre.

L’idée la plus audacieuse est peut-être celle-ci: faire du changement climatique lui-même un argument touristique. Amel Jrad propose de créer un circuit «mémoire du climat» pour «expliquer l’élévation du niveau, montrer les ouvrages de protection» et transformer chaque visiteur en témoin engagé. Elle suggère également un label «Destination résiliente» qui permettrait de «communiquer sur les actions de restauration de posidonie, sur la charfia» et de faire du touriste «un acteur de la préservation». Une manière de retourner la menace en récit, et le récit en attractivité.

La résilience de Kerkennah a un coût. Et il ne peut pas être supporté par les seuls habitants de l’archipel ni par le seul budget de l’État tunisien. Amel Jrad est sans ambiguïté sur ce point: «L’adaptation nécessitera beaucoup de temps, de moyens techniques et de ressources financières, avec un engagement ferme de l’État».

Les sources de financement existent néanmoins, à condition de savoir les activer. À l’international, ONU-Habitat, qui a déjà financé l’étude MVA via le programme Soumoud/Rise Up avec l’appui de la coopération espagnole, est un partenaire naturel pour la suite. Le Fonds vert pour le climat et le GEF financent précisément les projets d’adaptation dans les zones côtières vulnérables. Selon Amel Jrad, «Kerkennah coche toutes les cases», et l’étude MVA «sert justement à monter des projets bancables». L’Union européenne, via son programme Environnement-Énergie doté de 33 millions d’euros, constitue un autre levier à prolonger.

Du côté privé, des pistes innovantes émergent. Les hôtels et tour-opérateurs pourraient cofinancer la restauration des herbiers de posidonie, qui protègent précisément leurs plages, une logique de paiement pour services écosystémiques qui aligne intérêts économiques et préservation environnementale. La conseillère propose également un «Fonds Kerkennah 2050» alimenté par «un euro par nuitée reversé, géré localement, pour financer replantation et brise-lames»: un mécanisme simple, transparent, et directement connecté aux enjeux du territoire.

Un laboratoire pour le monde

Ce qui se joue à Kerkennah dépasse les frontières de l’archipel. Amel Jrad le souligne avec conviction: «L’archipel de Kerkennah et le changement climatique, c’est un véritable cas d’école et d’expérimentation pour les solutions d’adaptation et de résilience». Et d’ajouter: «Ce qui sortira de notre territoire est très valorisant et sera très impactant». Des centaines d’îles à travers le monde – Maldives, Kiribati, Tuvalu, mais aussi des dizaines d’autres en Méditerranée – font face aux mêmes défis, souvent dans des conditions encore plus précaires. Kerkennah, choisie comme territoire pilote par ONU-Habitat, peut devenir pour elles un modèle de référence.

À condition, bien sûr, de ne pas attendre, car selon Amel Jrad, une conclusion s’impose avec clarté: «Kerkennah n’est pas condamnée, mais elle est le canari dans la mine du littoral tunisien. Sa survie touristique dépendra de sa capacité à transformer la menace climat en produit touristique: venir voir l’île qui s’adapte».

Le temps, justement, est la ressource la plus rare.

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Amen Bank: une année 2025 solide, portée par la performance et la transformation

Réunie ce jeudi 30 avril 2026 à son siège, l’Assemblée générale ordinaire d’Amen Bank a passé en revue les performances de l’exercice 2025 avec une forte présence des actionnaires. Au total, 158 participants étaient présents ou représentés, détenant 25,7 millions d’actions, soit 71,98 % du capital,  un niveau de quorum largement au-dessus des exigences réglementaires.

Sans surprise, les commissaires aux comptes ont validé les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025, confirmant leur conformité aux normes en vigueur. Aucun manquement notable n’a été relevé, ni sur le plan du contrôle interne ni en matière de règles comptables ou prudentielles.

Sur le plan opérationnel, la banque affiche des indicateurs en progression. Les dépôts de la clientèle ont atteint 8 720,4 MD, en hausse de 8,79 % par rapport à 2024, tirés principalement par la dynamique des dépôts à vue et de l’épargne. De leur côté, les crédits ont enregistré une croissance plus modérée de 3,26 %, pour s’établir à 7 537,8 MD.

Dans ce contexte, le Produit Net Bancaire s’est apprécié de près de 4,2 %, atteignant 590,1 MD, soutenu par une évolution favorable des revenus et une maîtrise relative des charges bancaires. Résultat: le bénéfice net ressort à 248,65 MD, en progression de 8,13 % sur un an. Les capitaux propres poursuivent également leur renforcement pour atteindre 1 707,4 MD, tandis que les ratios prudentiels demeurent confortablement au-dessus des seuils réglementaires, confirmant la solidité financière de l’établissement.

Fort de ces performances, l’Assemblée a approuvé la distribution d’un dividende de 3,600 dinars par action, correspondant à un taux de distribution de 50,56 %.

Au-delà des chiffres, AMEN BANK entend consolider son rôle dans le financement de l’économie, en particulier en direction des PME. Tout comme elle poursuit sa stratégie de diversification, en développant ses activités en banque d’affaires, conseil stratégique, restructuration et ingénierie financière. En parallèle, elle accentue son engagement dans la transition énergétique, en accompagnant les projets liés à la décarbonation et aux énergies renouvelables.

Enfin, l’intelligence artificielle s’impose comme un axe clé de transformation, avec pour objectif d’optimiser les processus internes, affiner la gestion des risques et améliorer l’expérience client. Sur le plan extra-financier, l’établissement continue de renforcer son engagement RSE, récemment salué par de nouvelles distinctions.

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Deux députés tunisiens accèdent à des postes stratégiques au Parlement africain à Midrand

Deux députés tunisiens ont été élus à des fonctions clés au sein du Parlement africain, lors de la session extraordinaire tenue à Midrand, en Afrique du Sud, du 26 avril au 6 mai 2026.

Le député Yosri Baoueb a été élu président du groupe de l’Afrique du Nord. Il s’agit d’un poste important dans la coordination régionale, qui permet de renforcer la concertation entre les pays de la sous-région au sein de l’institution parlementaire africaine. De son côté, la députée Awatef Cheniti a été désignée vice-présidente du réseau des femmes parlementaires, une instance dédiée à la promotion de la participation féminine dans la vie politique et parlementaire sur le continent. Ces élections interviennent dans le cadre du renouvellement des structures du Parlement africain, supervisé par l’Union africaine. Elles traduisent une présence tunisienne active dans les instances de gouvernance de l’institution.

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53 pays africains n’auront plus à payer de droits de douane pour exporter à partir de cette date

Depuis le 1er mai 2026, la Chine applique une mesure qui change la donne pour le commerce africain. Pékin a supprimé les droits de douane sur les produits provenant de 53 pays du continent. L’information a été rapportée par Xinhua, qui y voit un signal fort en faveur de l’ouverture économique dans un contexte mondial tendu.

Dans les faits, les exportateurs africains peuvent désormais accéder plus facilement au marché chinois. Cette décision intervient alors que les échanges entre les deux partenaires atteignent des niveaux records. Le commerce entre la Chine et l’Afrique continue de progresser, porté par les matières premières mais aussi par une montée en puissance des produits agricoles.

Derrière cette politique, la Chine poursuit aussi ses propres intérêts. Le continent africain représente un marché en pleine croissance et une source stratégique de ressources. Selon CGTN, les partenariats se multiplient et s’inscrivent dans la durée. Le cas du Zimbabwe illustre cette dynamique. Ce pays a récemment exporté du lithium transformé localement grâce à un projet porté par l’entreprise Zhejiang Huayou Cobalt. D’après la même source, les échanges entre les deux pays ont progressé en 2025 et le Zimbabwe a même enregistré un excédent commercial. Les exportations agricoles, comme les noix de macadamia, trouvent aussi leur place sur le marché chinois, ce qui reflète une demande plus diversifiée.

Sur le terrain, ces évolutions touchent directement les producteurs. Des agriculteurs africains voient leurs produits gagner en visibilité. Certains accèdent pour la première fois à un marché international stable. Selon ladite source, la Chine a mis en place un dispositif appelé “canal vert” pour accélérer les procédures d’importation. Ce mécanisme facilite l’entrée des produits agricoles et réduit les délais liés aux contrôles.

Cette ouverture s’appuie sur plusieurs cadres de coopération. Le Forum sur la coopération sino-africaine joue un rôle central dans le renforcement des échanges. D’autres initiatives, comme l’initiative “belt and road initiative” ou la Zone de libre-échange continentale africaine, accompagnent cette dynamique et encouragent l’intégration économique.

Au final, la Chine cherche à consolider sa présence en Afrique tout en stimulant sa propre économie. De leur côté, les pays africains disposent d’une opportunité pour diversifier leurs exportations et renforcer leur production locale. L’enjeu reste désormais de transformer cette ouverture en croissance réelle sur le terrain.

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Vos vieux téléphones ont de la valeur. Détails

Près de 700 millions de téléphones portables restent inutilisés dans les foyers de l’Union européenne, soit près de deux appareils par habitant. L’alerte a été lancée par la Commission européenne, qui appelle à recycler ces équipements pour récupérer des matériaux essentiels.

Cette accumulation représente un enjeu économique et industriel majeur. Les smartphones contiennent des ressources stratégiques comme le cobalt, le lithium et le graphite, indispensables à la fabrication de batteries. Ils renferment également des terres rares utilisées dans les aimants, ainsi que des métaux comme l’indium, le gallium et le germanium, essentiels pour les écrans et les semi-conducteurs. Selon la Commission, leur non-recyclage freine la récupération de ces matières critiques et renforce la dépendance de l’Europe aux importations. L’objectif est clair : améliorer la collecte et le recyclage des déchets électroniques afin de sécuriser l’approvisionnement en matières premières. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie européenne visant à renforcer l’autonomie industrielle et à faire face aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.

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Après 34 ans d’activité, cette compagnie aérienne annonce sa faillite et l’arrêt immédiat de toutes ses opérations

La compagnie aérienne américaine Spirit Airlines a officiellement annoncé sa faillite et l’arrêt immédiat de toutes ses opérations après 34 ans d’activité. Tous les vols sont annulés et l’entreprise a engagé une liquidation ordonnée, marquant un choc majeur dans le secteur aérien low-cost.

Cette décision s’explique par une accumulation de difficultés financières. La compagnie n’a pas réussi à obtenir un plan de sauvetage du gouvernement américain ni l’accord de ses créanciers, malgré plusieurs tentatives. Elle faisait face à des pertes massives (plus de 2,5 milliards de dollars depuis 2020) et à un endettement élevé, aggravés par la hausse des prix du carburant liée au contexte géopolitique, notamment la guerre en Iran.  D’autres facteurs ont accentué la crise : un marché aérien devenu très concurrentiel et saturé, la difficulté à maintenir un modèle ultra low-cost rentable, ainsi que l’échec de projets stratégiques comme son rachat par JetBlue, bloqué par la justice américaine.  Les conséquences sont immédiates : environ 17 000 emplois sont menacés et des milliers de passagers se retrouvent sans solution de rechange, même si des remboursements sont prévus. À plus long terme, la disparition de Spirit pourrait réduire la concurrence et entraîner une hausse des prix des billets, notamment pour les voyageurs à petit budget.

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Allani Electrofroid: 60 ans d’engagement auprès des foyers tunisiens

Il est des marques qui traversent le temps. Et puis, il y a celles qui s’ancrent dans la mémoire collective.

Tout commence à Bab Souika, en 1966, portée par la vision de Abdelwaheb Allani: rendre l’électroménager accessible et améliorer le quotidien des familles tunisiennes. Dès ses débuts, il introduit le paiement par traites, permettant à des milliers de foyers de s’équiper plus facilement et de concrétiser leurs projets. De cette ambition naît une signature devenue emblématique: “علاني لتحقيق الأماني”.

Aujourd’hui, Allani Electrofroid ouvre un nouveau chapitre de son histoire, en affirmant sa volonté de préserver son héritage tout en s’inscrivant pleinement dans son époque. Car si les rêves restent les mêmes, la manière de les réaliser évolue.

Avec la signature “clicحقق أمانيك… ب  ”, Allani Electrofroid amorce sa transformation digitale. Le site officiel www.allani.com.tn devient ainsi une extension naturelle de l’expérience client, offrant un accès simple aux produits, aux offres et aux activations, avec des services adaptés aux nouveaux usages, notamment la livraison à domicile.

Pour célébrer ses 60 ans, la marque déploie une campagne nationale mêlant spot radio, affichage urbain, film de marque et activation digitale. Au cœur de cette expérience, un jeu interactif en ligne autour d’une roue de la fortune permet aux participants de tenter leur chance et de remporter de nombreux cadeaux, ainsi que des bons de réduction.

À travers cette initiative, Allani Electrofroid renforce sa proximité avec ses clients et réaffirme son engagement à évoluer avec eux.

Soixante ans après sa création, la marque continue d’avancer avec la même conviction: réaliser les rêves des Tunisiens, aujourd’hui comme demain.

Le public est invité à découvrir cette nouvelle expérience sur www.allani.com.tn, à participer au jeu en ligne et à se rendre dans les points de vente Allani Electrofroid pour vivre pleinement cet anniversaire.

Allani Electrofroid

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12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable: l’Afrique presse le pas pour réaliser ses objectifs de développement

À Addis-Abeba, la 12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD-12), tenue du 28 au 30 avril 2026, s’est ouverte sur un appel convergent des dirigeants africains et partenaires internationaux en faveur d’une accélération urgente et coordonnée de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Placée sous le thème “Inverser la tendance: actions transformatrices et coordonnées pour le Programme 2030 et l’Agenda 2063”, cette rencontre annuelle réunit ministres, hauts responsables gouvernementaux, représentants d’institutions régionales, agences onusiennes, secteur privé, société civile et partenaires au développement, dans un format hybride visant à renforcer la concertation continentale avant les grandes échéances mondiales sur le développement durable.

Dès l’ouverture, le secrétaire général adjoint des Nations unies et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a appelé à un changement profond de paradigme dans l’approche du développement du continent. Il a estimé que les principaux cadres stratégiques africains existent déjà, mais que le véritable défi réside dans leur mise en œuvre effective et à grande échelle. Il a ainsi plaidé pour un passage d’approches sectorielles fragmentées à une vision systémique fondée sur la cohérence des politiques publiques, l’action concrète et une mobilisation accrue des ressources.

Un appel urgent à accélérer la mise en œuvre des agendas africains et mondiaux

Dans cette optique, Claver Gatete a présenté cinq priorités structurantes qu’il juge essentielles pour accélérer la transformation de l’Afrique. Il a notamment insisté sur la nécessité de considérer les services essentiels tels que l’eau, l’énergie et les infrastructures comme de véritables actifs économiques, de combler le déficit de financement des infrastructures par des partenariats publics et privés, de faire des villes africaines des moteurs de croissance et d’emplois, d’accélérer simultanément les transitions numérique et écologique et de renforcer la gouvernance à travers les données, des institutions solides et une coopération régionale accrue.

Abordant le contexte mondial, le secrétaire exécutif de la CEA a souligné que le continent évolue dans un environnement marqué par le ralentissement économique, la montée des inégalités, les tensions géopolitiques et l’intensification des chocs climatiques. Il a toutefois estimé que ces contraintes ne doivent pas conduire à une réduction des ambitions africaines, mais plutôt à leur transformation en opportunités d’innovation et de coopération.

Dans la même dynamique, il a relevé que ces défis prennent une dimension encore plus critique en Afrique, où les transitions démographiques, urbaines et climatiques se superposent à des fragilités structurelles persistantes. Il a ainsi rappelé que les secteurs de l’eau, de l’assainissement, de l’énergie, des infrastructures et des villes constituent les fondations de la transformation économique du continent, dans la mesure où ils conditionnent la croissance, la création d’emplois et la réduction des inégalités.

Le secrétaire exécutif de la CEA a également salué l’expérience de l’Éthiopie, pays hôte du Forum, et les efforts de son Premier ministre Abiy Ahmed, notamment en matière de reforestation, d’énergies renouvelables et d’agriculture durable, tout en soulignant l’importance de l’organisation prochaine de la COP32 à Addis-Abeba comme levier de renforcement de la coopération climatique mondiale.

De son côté, la Première ministre de l’Ouganda et présidente du Bureau de l’ARFSD-11, Robinah Nabbanja, a insisté sur l’urgence de traduire les engagements en résultats concrets et mesurables. Elle a rappelé qu’il ne restait que quatre années avant l’échéance de 2030, appelant ainsi à une mobilisation immédiate autour de la science, de la technologie, de l’innovation, de l’intégration régionale, du financement innovant et de partenariats solides. Elle a également mis en avant les avancées réalisées sous la présidence ougandaise, notamment l’adoption de la Déclaration de Kampala et le renforcement du suivi des engagements à travers plusieurs réunions du Bureau.

La cheffe du gouvernement ougandais a indiqué que des progrès ont été enregistrés dans l’alignement des plans nationaux sur les Objectifs de développement durable, l’amélioration des systèmes de données, la coordination des politiques et l’accélération de la mise en œuvre. Elle a toutefois averti que les déficits de financement, la vulnérabilité climatique et la nécessité d’intensifier l’innovation demeurent des obstacles majeurs. Elle a également souligné le rôle central de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), des infrastructures de transport, de l’énergie abordable et de la réduction des coûts des affaires dans la compétitivité du continent.

Dans une déclaration lue au nom du président de la Commission de l’Union africaine, la vice-présidente Selma Malika Haddadi a salué le leadership de l’Ouganda dans la conduite du processus et son engagement dans les instances internationales. Elle a estimé que la session se tient à un moment décisif, alors que les progrès réalisés restent insuffisants pour atteindre les Objectifs de développement durable d’ici 2030.

Elle a précisé que les travaux du Forum portent cette année sur cinq priorités majeures : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, l’énergie propre et abordable, l’industrie et l’innovation, les villes durables et les partenariats pour le développement. Selon elle, ces domaines constituent des leviers essentiels pour accélérer la transformation structurelle du continent et s’inscrivent pleinement dans les ambitions de l’Agenda 2063.

La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine a également indiqué que plusieurs États membres progressent dans l’alignement de leurs politiques nationales sur le plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’intégration régionale et de la transformation numérique, en lien avec des initiatives comme la ZLECAf.

Elle a néanmoins alerté sur la persistance de défis majeurs, en particulier le financement du développement, le chômage des jeunes, les effets du changement climatique et les inégalités. Elle a enfin insisté sur l’importance du partenariat entre l’Union africaine et les Nations unies, renforcé par un accord signé en 2018, comme cadre structurant pour améliorer la coordination et l’efficacité des programmes de développement.

Au terme des travaux, les participants sont appelés à formuler des recommandations concrètes visant à renforcer la voix unifiée de l’Afrique dans les processus mondiaux et à accélérer la mise en œuvre des deux agendas aux niveaux national, régional et continental. La Commission de l’Union africaine a réaffirmé, à cet effet, son engagement à travailler avec l’ensemble des partenaires afin de « bâtir une Afrique prospère, inclusive et durable » en inversant durablement la tendance actuelle.

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Concours externe: la RNE annonce un nouveau délai

Le Registre national des entreprises a annoncé, dans un communiqué publié ce jeudi 30 avril 2026, les résultats de la sélection préliminaire du concours externe de recrutement d’agents permanents au titre de l’année 2024. L’institution précise que les candidats retenus figurent sur les listes publiées dans le communiqué du 8 avril 2026. Elle invite les personnes concernées à compléter leurs dossiers de candidature dans les délais impartis.

Par ailleurs, le Registre national des entreprises indique la prolongation du délai de dépôt des dossiers. La nouvelle date limite est fixée au 8 mai 2026. Cette mesure vise à offrir aux candidats davantage de temps pour finaliser leurs dossiers dans de meilleures conditions.

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Huile d’olive: vous pensez à l’export! Voici une opportunité

La Tunisie exporte encore majoritairement son huile d’olive en vrac. Selon la délégation de Union européenne en Tunisie, 88,4% des volumes quittent le pays sans conditionnement, contre seulement 11,6% emballés et commercialisés localement. Cette situation limite la création de valeur ajoutée et réduit la capacité du produit tunisien à se positionner sur les marchés haut de gamme.

Face à ce constat, des rencontres professionnelles B2B se tiendront le 5 mai 2026 au Palais des Congrès de Tunis. L’événement réunira des producteurs, des exportateurs, des designers et des artisans. Les participants chercheront à développer des solutions de conditionnement innovantes et à créer de nouveaux partenariats.

Le programme prévoit une exposition de plus de 30 bouteilles en céramique. Ces créations associent design moderne et savoir-faire artisanal. Les organisateurs proposeront aussi des sessions de networking pour encourager la coopération entre les acteurs du secteur.

L’événement est organisé par Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi). Il se déroule en partenariat avec plusieurs institutions nationales, dont le Centre de promotion des exportations (Cepex). L’initiative s’inscrit dans le projet “Creative Tunisia”, soutenu par l’Union européenne et l’AICS, dans le cadre du programme “Tounes Wijhetouna”.

 

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Tunisie : la circulation de billets et monnaies bondit de 19 % en 2025

La banque centrale de Tunisie vient de publié ses états financiers de l’exercice 2025. Selon ce document, les billets et monnaies en circulation ont augmenté de 19 % en un an, passant de 22,6 à 26,9 milliards de dinars. Ce rythme est bien supérieur à celui de l’année précédente (8,4 %).     

Dans le détail: L’encours des billets et monnaies en circulation a poursuivi sa trajectoire haussière observée au cours des exercices précédents, enregistrant une progression annuelle de 4.282,1 MDT, pour s’établir à 26.876,8 MDT à la clôture de l’exercice 2025, contre 22.594,7 MDT à fin décembre 2024. Les billets continuent de constituer la composante prépondérante de la circulation fiduciaire, représentant près de 98 % de l’encours total. Il est à noter que le rythme annuel de croissance de la circulation fiduciaire s’est sensiblement accéléré d’un exercice à l’autre, atteignant 19 % sur la période allant

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Voici le nouveau SMIG en Tunisie

Publié ce mercredi au Journal Officiel, le décret n°67 de 2026 fixe les nouveaux montants du salaire minimum garanti (SMIG) dans les secteurs non agricoles. Une revalorisation en trois étapes, immédiatement applicable et rétroactive au 1er janvier dernier. Pour les salariés payés au mois et soumis au régime de 48 heures hebdomadaires, le SMIG passe à 554,736 dinars dès janvier 2026, puis à 582,400 dinars en 2027, pour atteindre 611,520 dinars en 2028. Les salariés au régime de 40 heures ne sont pas oubliés: leur plancher grimpe à 470,251 dinars cette année, avant de progresser jusqu’à 517,571 dinars en 2028. Pour les travailleurs payés à l’heure, le taux horaire minimum s’établit à 2,667 dinars en régime 48 heures et à 2,713 dinars en régime 40 heures, des montants qui évolueront également chaque année jusqu’en 2028. Sur l’ensemble de la période, la progression totale avoisine 10%.

                                                                                                                                

Qui est concerné ?

Le décret s’applique à tout salarié âgé d’au moins 18 ans dans les secteurs non agricoles soumis au Code du travail. Les travailleurs rémunérés à la pièce, à la tâche ou au rendement sont également inclus : leur employeur est tenu de compléter leur rémunération pour atteindre le nouveau plancher légal. Deux catégories restent cependant à l’écart. Les travailleurs de moins de 18 ans ne peuvent percevoir moins de 85% du SMIG adulte. Quant aux salariés dont la rémunération globale — salaire de base, primes et indemnités confondus — dépasse déjà le nouveau minimum, ils ne peuvent prétendre à une augmentation supplémentaire au titre de ce décret. Cette hausse du SMIG se répercute automatiquement sur les pensions versées par la CNSS. Les retraités dont la pension est indexée sur le salaire minimum verront donc leur allocation revalorisée dans les mêmes proportions.

Par ailleurs, les employeurs qui ne respecteraient pas ces nouveaux planchers s’exposent aux sanctions prévues par l’article 3 du Code du travail. Le décret abroge par ailleurs toutes les dispositions antérieures contraires, mettant fin à tout flou juridique sur les anciens montants.

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Hausse des salaires en Tunisie: tous les travailleurs concernés, voici les chiffres

La hausse des salaires en Tunisie est désormais officielle. Dans son édition du 30 avril 2026, le Journal officiel de la République tunisienne publie une série de décrets instaurant une augmentation progressive des rémunérations entre 2026 et 2028, touchant à la fois la fonction publique, les entreprises publiques et le secteur privé.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi de finances 2026. Elle repose sur plusieurs textes réglementaires distincts qui fixent les modalités de revalorisation selon les catégories professionnelles. L’objectif affiché est d’ajuster les revenus face aux évolutions économiques, tout en étalant l’impact budgétaire sur trois ans.

Dans le détail, les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics administratifs bénéficieront d’augmentations via des primes spécifiques. Ces hausses peuvent atteindre jusqu’à 120 dinars par mois, selon les grades et les fonctions, et seront appliquées progressivement à partir de janvier 2026, puis reconduites en 2027 et 2028.

Les agents des entreprises publiques ne sont pas en reste. Des augmentations sont également prévues selon les catégories professionnelles, avec des montants variables pouvant aller jusqu’à 120 dinars mensuels pour les cadres, tandis que les agents d’exécution et de maîtrise bénéficieront de montants inférieurs. Dans le secteur privé, la revalorisation suit une logique différente. Les salaires de base dans les activités encadrées par des conventions collectives augmenteront de 5% par an entre 2026 et 2028. En parallèle, le salaire minimum garanti (Smig) est relevé. À titre indicatif, il est fixé à plus de 550 dinars par mois pour un régime de 48 heures dès 2026, avec des augmentations prévues les années suivantes.

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160 quartiers sociaux à aménager : le comité de pilotage du PRIQH2 fait le point

L’accélération des travaux d’aménagement des lots sociaux destinés à la construction figure désormais parmi les priorités du gouvernement. Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a insisté sur la nécessité de hâter la cadence afin de limiter l’expansion de l’habitat anarchique et faciliter l’accès à des terrains équipés pour les familles à revenu limité.

Cette orientation a été annoncée lors d’une réunion du comité de pilotage du programme de réhabilitation et d’intégration des quartiers d’habitation, tenue le 29 avril 2026. La rencontre s’est déroulée en présence des principaux acteurs publics, ainsi que des partenaires financiers internationaux, notamment l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement et l’Union européenne, qui contribuent au financement du programme. Dans le détail, la deuxième génération de ce programme (PRIQH2) prévoit l’aménagement de 160 quartiers pour un coût global estimé à 852 millions de dinars. L’objectif est de proposer des terrains viabilisés, dotés d’infrastructures de base, afin de permettre aux ménages de construire des logements dans un cadre légal et structuré. Plusieurs obstacles ont toutefois été relevés, notamment les demandes de financements complémentaires formulées par certaines municipalités et les lenteurs liées à la coordination entre les différents intervenants. Le ministre a ainsi appelé à une meilleure organisation, à l’accélération du traitement des dossiers fonciers et à la finalisation rapide des procédures de passation des marchés. Le programme accorde une attention particulière aux projets ayant un impact direct sur le quotidien des citoyens, dans une logique de réduction des inégalités régionales et de promotion du droit à un logement décent. Par ailleurs, la réunion a permis d’évaluer les résultats de la première phase du programme, afin d’en tirer des enseignements pour la mise en œuvre actuelle et les futurs projets inscrits dans le plan de développement 2026-2030.

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